Skip to main content

Full text of "Glossaire des parlers du Bas-Maine, Département de la Mayenne"

See other formats


-w^^n^ 


.    J -.4  ^  ' 

5 

Wf-i% 

A»  1 

j^^KFw^'^ 

'7 

^^'^m  > 


A^,.^';*-»  ,■ 


-■«^^v'^^r^i 


^^ 


#Hf  ■.' 


*Ni^ 


>  .^  '4^^ 


I  ;  fv 


#^.    4t 


^-1.>Jl 


i    Nr 


-'•a    .;  ^îî::^ 


COMMISSION   HISTORIQUE  ET  ARCHEOLOGIQ.UE  DE  LA  MAYENNE 
Supplément  au  Bulletin  no  ^p 

GLOSSAIRE 

DES   PARLERS 

DU 

BAS-MAINE 

(DÉPARTEMENT     DE     LA    MAYENNE) 

PAR 

GEORGES     DOTTIN 

Professeur-adjoint  à  l'Université  de  Rennes, 

Membre  Correspondant 

de  la  Commission    Historique   et   Archéologique 

de  la  Mayenne. 


-    PARIS 

H.      WELTER,      ÉDITEUR 

59,  RUE  BONAPARTE,   59 

1899 
Même  Maison  à  Leipzig,  Salomonstrasse,  16. 


GLOSSAIRE 


DES 


PARLERS   DU   BAS-MAINE 


MAÇON,    PROTAT   FRÈRES,  IMPRIMEURS 


C^iaoï^r 


COMMISSION    HISTORIQUE   ET   ARCHEOLOGIQUE  DE  LA   MAYENNE 
Supplcmcnl  au  Bulletin  no  ^p 

GLOSSAIRE 

DES   PARLERS 

DU 

BAS-MAINE 


(DÉPARTEMENT    DE    LA    MAYENNE) 

PAR 

GEORGES     DOTTIN 

Professeur-adjoint  à  l'Université  de  Rennes, 

Membre  Correspondant 

de  la  Commission    Historique   et   Archéologique 

de  la  Mayenne. 


PARIS 

H.      WELTER,      ÉDITEUR 

59,  RUE  BONAPARTE,   59 

1899 
Même  Maison  à  Leipzig,  Salomonstrasse.  16. 


/ 


ï 


Pc 

2  957 


A 
MONSIEUR 

MICHEL    BRÉAL 

HOMMAGE     RESPECTUEUX 


PRÉFACE 


I 


Par  un  arrêté  du  24  août  1866,  le  ministre  de  l'Instruc- 
tion publique  avait  institué  un  prix  de  1.500  francs  qui 
devait  être  décerné  à  celle  des  Sociétés  savantes  des  dépar- 
tements qui  produirait  le  meilleur  Glossaire  du  patois  ou 
langage  rustique  et  populaire  d'une  région  ou  d'une  localité 
déterminée  de  la  France.  Les  manuscrits  devaient  être 
déposés  avant  le  i*""  décembre  1868. 

La  section  des  lettres,  sciences  et  arts  de  la  Société  de 
l'Industrie  de  la  Mayenne,  réorganisée,  en  1865,  par 
M.  Jules  Le  Fizelier,  sous  le  nom  de  Société  d'archéologie, 
sciences,  arts  et  belles-lettres  de  la  Mayenne,  voulut  tenter 
le  travail  proposé  par  le  ministre.  Pendant  un  an,  elle 
recueillit  les  mots  et  les  idiotismes  qui  lui  furent  signalés. 
On  s'occupa  surtout  des  arrondissements  de  Laval  et  de 
Mayenne,  l'arrondissement  de  Château-Gontier  ayant  tait 
autrefois  partie  de  l'Anjou  et  se  trouvant  par  conséquent 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire,  i 


II  PRHPAŒ 

en  dehors  de  l'ancien  Bas-Maine  '.  Une  commission  spé- 
ciale fut  ciiargée  de  rédiger  le  glossaire.  Elle  comprenait  : 
MM.  Jules  Le  Fizelier,  Camille  de  Chalais,  D'  Souchu- 
Servinière,  Henri  de  la  Broise,  Louis  Bretonnière,  Paul 
Le  Breton.  Le  travail  existe  en  entier,  écrit  de  la  main 
de  M.  J.  Le  Fizelier.  C'est  le  ms.  1098 1  de  la  Biblio- 
thèque de  Laval.  La  lettre  A  a  seule  été  publiée,  à  titre 
d'essai,  et  surtout  pour  taire  appel  à  de  nouveaux  ren- 
seignements {Bulletin  de  la  Société  de  l'Industrie  de  la 
Mayenne,  section  des  lettres,  sciences  et  arts,  t.  III  (1866), 

p.  II3-I7))- 

Au  mois  de  décembre  1868,  le  dictionnaire  n'étant  pas 
terminé,  la  Société  demanda  au  ministre,  par  l'intermédiaire 
de  l'inspecteur  d'Académie,  une  prorogation  de  délai. 
Cette  prorogation  fut  refusée  (9  décembre  1868)  parce 
que  le  Comité  des  travaux  historiques  devait  se  réunir  le 
4  janvier  1869  pour  l'examen  des  documents.  La  Société 
d'archéologie,    sciences,   arts    et    belles-lettres   garda   son 

I.  Nous  prenons  Bas-Maine  dans  le  sens  que  lui 
donnent  :  le  Dictionnaire  universel  de  la  France  ancienne  et 
moderne,  Paris,  1726,  3  vol.  in-fol.;  Moréri,  Le  grand  dic- 
tionnaire historique,  Paris,  1759,  10  vol.  in-fol.;  J.  Peuchet, 
Dictionnaire  universel  de  la  géographie  commerçante,  Parisj 
an  VIII,  5  vol.  in-4";  Girault  de  Saint-Fargeau,  Diction- 
naire géographique,  Paris,  1845,  3  vol.  in-fol.  D'après  ces 
auteurs,  le  Bas-Maine  comprend  la  partie  voisine  de  la  Bre- 
tagne, c'est-à-dire  les  arrondissements  de  Laval  et  de 
Ma  venue. 


1 


.•; 


PREFACE  III 

manuscrit;  le  prix  institué  par  le  ministre  fut  décerné  à 
l'abbé  Lalanne  pour  son  Glossaire  du  patois  poitevin,  et  le 
vocabulaire  du  Bas-Maine  resta  inachevé. 

M.  J.  Le  Fizelier  mourut  le   lo  avril  1883.  Il  légua  ses 
manuscrits,  au  nombre  desquels  se  trouvait  le  Vocabulaire 
du  Bas-Maine,  à  la  Bibliothèque  de  Laval.  Le  11  février  1885, 
à  une  séance  de  la  Commission   historique  et  archéolo- 
gique qui,  créée  en  1878,   avait  remplacé  la  Société  des 
lettres,  sciences  et  arts,  M.  L.   Garnier  rappela  le  travail 
commencé  et  proposa  de  le  continuer.  La  Commission 
approuva  la  proposition  de  M.   Garnier,  fît  recopier  sur 
fiches    le    manuscrit   de    J.    Le    Fizelier   et    rédiger    par 
MM.  de  Martonne,  Richard  et  Savary  une  circulaire  qui 
devait  être  distribuée  dans  tout  le  département  et  provo- 
quer   de    nouvelles  recherches.    On    adjoignit   aux  trois 
membres  cités  plus    haut  :    MM.    Perrot,  de   la  Broise, 
E.  Moreau  et  C.  du  Brossay.  M.  Salles  envoya  à  la  Com- 
mission un  long  mémoire  qui  contenait  un  exposé  très  net 
et  très  précis  des  progrès  récents  et  des  exigences  actuelles 
de  la  philologie  des  patois.  Ce  rapport  eut  un  effet  salutaire; 
il  détourna  la  Commission  d'entreprendre  une  publication 
analogue  au  Vocabulaire  du  Haut-Maine,  de  M.  de  Mon- 
tesson,  qui,  remarquable  à  l'époque  où  il  a  été  composé 
(1857),  n'était  plus  en  1885  au  courant  des  progrès  de  la 
science.  Pendant  quelque  temps,  on  crut  que  MM.  Salles 
et  Grosse-Duperron  se  chargeraient  de  la  rédaction  du  dic- 
tionnaire. Mais  leurs  occupations  multiples  les  retardèrent, 
bien  qu'ils  eussent  eu   plusieurs  conférences.    Enfin,   les 
nouveaux  matériaux  recueillis  en  1885,  après  l'envoi  de  la 


IV  PREI-ACE 

circulaire,  vinrent  grossir  la  masse  des  autres.  Ils  devaient 
dormir  encore  une  dizaine  d'années. 

Quand,  au  mois  d'octobre  1894,  j'acceptai  la  mission  de 
publier  le  Vocabulaire  du  Bas-Maine,  aux  documents  réunis 
par  la  Commission  vinrent  s'ajouter  cinq  recueils  considé- 
rables. Ce  furent  : 

1°  Un  dictionnaire  du  patois  bas-manceau,  contenant 
7.000  fiches,  rédigé  par  feu  Honoré  Godbert,  éditeur  à 
Laval,  de  1840  à  1860'.  Ce  manuscrit  fut  acheté  vers 
1880  par  la  Société  historique  et  archéologique  du  Maine, 
qui,  sur  la  demande  de  M.  E.  Moreau,  consentit  fort  gra- 

I.  M.  E.  Moreau  me  communique  les  renseignements 
suivants  sur  les  Godbert.  La  famille  Godbert  est  originaire 
de  Chailland  (Mayenne).  Le  grand-père  de  l'auteur  du 
dictionnaire  était  intendant,  pour  la  forêt  de  Mayenne,  de 
la  duchesse  de  Valentinois.  Le  père  de  H.  Godbert  vint 
vers  le  commencement  de  la  Révolution  à  Laval  où  il 
s'établit  comme  épicier.  Honoré  Godbert  fit  des  études 
pour  entrer  au  séminaire,  mais  ne  donna  pas  suite  à  son 
projet.  Il  devint  libraire  en  1837  avec  Sauvage-Hardy 
pour  associé.  En  1840,  il  s'associa  à  un  pharmacien 
nommé  Pommereul  pour  créer  une  imprimerie  typogra- 
phique et  lithographique.  Tous  les  livres  d'histoire  locale 
qui  furent  publiés  à  Laval  de  1840  à  1860  sortirent  de  ses 
presses.  Il  était  imprimeur-libraire  de  l'évêché.  Il  vendit 
son  imprimerie  en  septembre  1860  à  M.  Mary-Beauchène, 
puis  se  retira  à  Andouillé  près  Laval.  Il  ne  tarda  pas  à  aller 
retrouver  ses  enfonts  à  Paris,  où  il  mourut  vers  1880,  Agé 
de  plus  de  quatre-vingts  ans. 


PREFACE  V 

cieusement  à  le  prêter  à  la  Commission  historique  et  archéo- 
logique de  la  Mayenne  (janvier  1895)'.  ^^  dictionnaire  est 
l'œuvre  d'un  homme  intelligent,  assez  au  courant  de  l'his- 
toire de  la  langue  et  préoccupé  de  l'exactitude  des  défini- 
tions. M.  Godbert  semble  s'être  servi,  pour  les  mots  com- 
muns au  Haut-Maine  et  au  Bas-Maine,  du  dictionnaire  de 
R.  de  Montesson  auquel  il  fait  de  fréquents  emprunts. 

2°  Un  dictionnaire  de  3.500  mots  provenant,  pour  la 
plupart,  du  pays  de  Pail,  par  M.  Catois,  directeur  de  l'école 
primaire  de  Sainte-Gemmes-le-Robert.  Ce  dictionnaire  con- 
tient de  nombreux  rapprochements  avec  l'ancienne  langue. 

3°  Un  vocabulaire  de  2.500  mots,  rédigé  par  M.  l'abbé 
Lardeux,  licencié  es  lettres,  professeur  au  petit  séminaire 
de  Mayenne,  et  se  composant  en  partie  de  mots  recueillis 
par  M.  l'abbé  Gendry,  né  en  1833,  professeur  de  sciences 
au  même  petit  séminaire,  1857-1869,  mort  en  1869.  Ce 
vocabulaire  comprend  un  très  grand  nombre  de  mots 
anciens,  inconnus  maintenant;  la  traduction  française 
manque  malheureusement  pour  quelques-uns,  qui  n'ont 
pu  pour  cette  raison  prendre  place  dans  notre  Glossaire. 

4°  Un  vocabulaire  de  2.000  mots  et  une  classification 
scientifique  -  des  plantes  de  la  Mayenne  avec  leurs  noms 

1.  La  Commission  historique  et  archéologique  de  la 
Mayenne  m'a  chargé  d'adresser  ici  ses  remerciements  à  la 
Société  historique  et  archéologique  du  Maine,  spécialement 
en  la  personne  de  son  président,  M.  le  comte  de  Bastard 
d'Estang,  et  de  son  vice-président,  M.  Robert  Triger. 

2.  Les  noms  scientifiques  sont  tirés  de  Boreau,  Flore  du 
centre  de  la  France^  Paris,  1840. 


VI  PRÉl  ACE 

vulgaires  et  les  traditions  populaires  qui  s'y  rapportent, 
par  M.  le  D""  Lambert,  de  Laval.  M.  Lambert  a  utilisé  les 
collections  de  noms  de  plantes  de  MM.  de  Villiers  (Vaiges), 
Duclaux  (Château-Gontier),  Trillon  (Andouillé). 

5°  Un  vocabulaire  d'environ  2.000  mots,  de  nombreux 
renseignements  sur  le  tolklore  et  la  botanique,  dus  à 
M.  Lucien  Daniel,  docteur  es  sciences,  et  provenant  de  La 
Dorée,  Hercé  et  Château-Gontier;  la  plupart  de  ces  mots 
m'ont  été  communiqués  de  vive  voix. 

On  trouvera  plus  loin  l'indication  des  manuscrits  moins 
importants  que  l'on  m'a  envoyés  en  1895-1896.  Un  grand 
nombre  sont  dus  à  des  élèves-maîtres  de  l'École  normale 
d'instituteurs.  Je  ne  saurais  trop  remercier  ici  M.  Hagnus, 
directeur  de  l'École  normale  de  Laval,  de  la  bonne  grâce 
qu'il  a  mise  à  m'aider  dans  mes  recherches. 

Étant  donné  le  nombre  des  documents  mis  à  ma  disposi- 
tion, j'ai  dû  entreprendre  d'abord  un  travail  de  critique  sur 
la  valeur  des  sources.  J'ai  laissé  à  Godbert  la  responsabilité 
de  formes  intéressantes  dont  je  n'ai  pu  trouver  d'exemple 
maintenant  et  que  J'ai  fiiit  suivre  de  l'indication  (G.).  Je 
n'ai  admis  aucun  mot  dont  l'existence  ne  m'eût  été  démon- 
trée. J'ai  pu  aussi  mettre  à  profit  la  connaissance  que  j'avais 
du  parler  de  Montjean,  où  j'ai  passé  plusieurs  mois  chaque 
année  pendant  quelque  trente  ans. 

TI 

Le  travail  qui  m'était  proposé  présentait  quelques  diffi- 
cultés. Il  est  relativement  flicile  de  composer  le  glossaire 


PREFACE  VII 


d'une  personne  ou  même  d'un  village.  Dans  le  parler 
d'une  personne,  en  effet,  un  mot  donné  n'a  en  général 
qu'une  forme;  dans  le  parler  d'un  village,  un  mot  n'a  guère 
qu'un  petit  nombre  de  formes  différentes,  et  encore  est-il 
possible  d'en  éliminer  quelques-unes  si  l'on  tient  compte 
de  l'âge  et  de  l'origine  des  sujets  étudiés.  Mais  si  l'on  prend 
pour  objet  d'études  une  province  même  peu  étendue 
comme  le  Bas-Maine,  il  est  presque  impossible  d'atteindre 
à  une  précision  vraiment  scientifique. 

Si  l'on  est  justement  préoccupé  de  noter  exactement  les 
nuances  des  sons,  on  ne  trouvera  point  de  mot  qui  ne  pos- 
sède une  multitude  de  variantes  selon  les  villages  où  il  est 
en  usage.  Si  l'on  tient  à  préciser  la  signification  de  chaque 
mot,  il  taudra  tenir  compte  des  variations  nombreuses  de 
sens  qui  existent  souvent  d'une  commune  à  l'autre.  Enfin, 
si  l'on  veut  déterminer  l'extension  géographique  de  chaque 
terme,  il  faudra  faire  une  enquête  portant  sur  tous  les  mots 
et  tous  les  lieux  du  Bas-Maine. 

On  peut  concevoir  un  dictionnaire  de  ce  genre.  Mais 
on  ne  l'exécutera  jamais,  toutes  les  fois  du  moins  que 
l'on  voudra  appliquer  cette  méthode  à  une  étendue  de 
414.000  hectares.  Il  est  évident,  en  effet,  qu'un  seul  homme 
n'en  saurait  venir  à  bout,  même  en  cent  ans.  Il  est  mal- 
heureusement trop  vrai,  d'autre  part,  que  l'on  ne  pourrait 
trouver  dans  chaque  commune  un  homme  suffisamment 
préparé  à  recueillir  et  à  noter  exactement  les  sons,  qui  con- 
sentît à  se  charger  d'une  telle  tache.  A  part  de  rares 
exceptions,  ceux-là  mêmes  qui  sembleraient  devoir  s'inté- 
resser à  l'histoire  de  la  langue  française  et  qui  pourraient  se 


VIII  PRÉFACE 

servir  des  patois  pour  fliirc  apprendre  le  français  paraissent 
avoir  pris  à  cœur  de  détruire  tout  vestige  des  anciens  par- 
1ers.  D'autres,  qui  n'ont  pourtant  point  de  préoccupations 
pédagogiques,  croient,  encore  aujourd'hui,  que  le  patois 
n'est  que  du  français  défiguré  à  plaisir,  et  ne  connaissant 
pas  les  travaux  entrepris  dans  les  trente  dernières  années  sur 
les  parlers  de  France,  font  profession  de  mépriser  des  études 
qu'ils  ignorent.  Il  était  donc  chimérique  de  songer  à  réunir 
le  nombre  de  travailleurs  nécessaires  pour  mener  à  bien  la 
confection  d'un  lexique  complet  du  Bas-Maine.  Il  est  sûr 
que  la  méthode  proposée  était  une  erreur,  puisqu'elle  ne 
pouvait  pas  aboutir.  Un  lexique  comprenant  toutes  les 
formes  usitées  sur  une  vaste  étendue  géographique  pourrait 
être  formé  en  combinant  un  certain  nombre  de  monogra- 
phies restreintes  à  un  lieu  ou  à  un  homme.  Mais  ces  mono- 
graphies qui  demandent  chacune  un  effort  considérable 
sont  et  seront  toujours  rares,  et  les  patois  auront  disparu 
qu'il  n'y  en  aura  pas  encore  un  nombre  suffisant  pour  for- 
mer un  lexique  complet  des  parlers  du  Bas-Maine. 

A  l'époque  où  la  Section  des  arts  et  des  lettres  de  la 
Société  de  l'industrie  de  la  Mayenne  entreprit  son  diction- 
naire (1866),  on  était  préoccupé  du  sens  et  de  l'étymologie 
plutôt  que  de  la  prononciation,  et  jamais  on  n'aurait  songé 
à  recueillir  pour  chaque  mot  les  moindres  variantes 
de  sons.  Tout  au  plus,  dans  les  préfaces,  les  auteurs 
accordent-ils  quelques  pages  ou  quelques  lignes  à  la  pro- 
nonciation locale.  Les  préoccupations  orthographiques, 
singulièrement  déplacées  lorsqu'il  s'agit  de  dialectes  parlés 
et  non  écrits,  empêchaient  de  noter  exactement  les  mots. 


PREFACE  IX 

On  écrivait  les  mots  tantôt  d'après  la  prononciation,  tan- 
tôt d'après  l'analogie  superficielle  ou  réelle  des  mots  fran- 
çais qui  semblaient  apparentés  aux  mots  patois,  et  il  n'était 
pas  rare  qu'une  cacographie  ne  déguisât  à  tout  jamais  le 
terme  en  question.  D'excellents  glossaires  comme  le  Glos- 
saire du  centre  de  la  France  de  Jaubert,  et  le  Vocabulaire  du 
Haut-Maine  de  R.  de  Montesson,  ne  sont  pas  exempts  de 
ce  défaut.  Ainsi  Jaubert  écrit  :  parderie  (perdrix),  paumuer 
(changer  de  peau),  ondin  (andain),  pée  (père);  —  R.  de 
Montesson  :  tenter  (tondre),  euet,  net,  uit  (œil),  qiiiousiau 
(closeau),  quianche  (clenche),  plumas  (plumail),  nain 
(haim,  hameçon),  W(^(maie),  lumat  (limas),  guette  (diète), 
guêtron  (laiteron),  gournas  (gournail),  frii  (fruit),  cinton 
(séton),  châe  (chaleur),  j"6'nrt^  (cenail),  ^r«  (bruit). 

L'étymologie,  quelque  réduite  que  soit  la  place  qu'elle 
occupe  dans  ces  glossaires,  y  tient  encore  une  place  dispro- 
portionnée à  son  importance,  si  l'on  songe  combien  sont 
fragiles  les  hypothèses  qui  ne  reposent  pas  sur  une  connais- 
sance complète  de  tous  les  dialectes  de  la  France.  Or,  cette 
science,  qu'il  n'était  pas  possible  d'acquérir  à  l'époque  de 
Jaubert  et  de  R.  de  Montesson,  n'est  pas  encore  accessible 
aujourd'hui;  nous  sommes  loin  de  posséder  pour  tous  les 
dialectes  de  la  France  des  monographies  comme  celles 
qu'avaient  commencé  à  recueillir  la  Revue  des  patois  gallo- 
roîJians  et  la  Revue  des  patois  \  dont  le  Bulletin  des  Parlers 
du  Calvados,  pour  la  Normandie,  et  les  Annales  de  Bretagne, 

I.  La  Revue  des  Patois  a  été  continuée  par  la  Revue  de 
philologie  française  et  provençale. 


X  PRÉFACE 

pour  la  Haute  Bretagne,  sous  l'inspiration  de  la  Société  des 
parlers  de  France,  s'efforcent  de  continuer  l'œuvre  utile  et 
malheureusement  trop  tôt  interrompue. 

Il  ne  semble  pas,  d'autre  part,  que  Jaubert  et  R,  de 
Montesson  aient  cherché  i\  délimiter  géographiquemcnt 
d'une  manière  précise  l'usage  de  chaque  mot.  Ils  se  sont 
sans  doute  bientôt  rendu  compte  que  les  échanges  de  termes 
entre  villages  voisins  ne  sont  pas  rares  et  que  les  coïnci- 
dences dans  l'acception  d'un  mot  entre  deux  communes 
séparées  l'une  de  l'autre  par  une  zone  où  le  terme  en  ques- 
tion est  inconnu  sont  des  plus  fréquentes. 

De  nos  jours,  les  philologues,  préoccupés  avant  tout  de 
noter  exactement  le  parler  qu'ils  étudient,  se  bornent,  pour 
être  précis  sans  compliquer  à  l'infini  leur  travail,  à  une 
étendue  très  restreinte  de  pays.  L'unité  linguistique  étant 
l'individu,  —  et  l'individu  à  uii  moment  donné  de  son  exi- 
stence, —  un  glossaire  scientifique  devrait  se  limiter  au 
parler  d'un  homme.  Les  lexiques  entrepris  avec  une  sûre 
méthode  et  qui  nous  ont  servi  de  modèles,  le  Lexique  Saint- 
Polois,  de  M.  E.  Edmond,  et  \e  Glossaire  du  parler  du  Boiir- 
nois,  de  M,  Ch.  Roussey,  répondent  en  grande  partie  à  cette 
exigence;  ils  n'embrassent,  en  tout  cas,  qu'une  ville  de 
3.700  âmes,  Saint-Pol,  ou  un  village  de  395  habitants, 
Le  Bournois.  M.  Roussey  n'a  pas  eu  X  se  préoccuper  de 
déterminer  l'extension  géographique  de  chaque  mot;  il  n'a 
eu  qu'à  marquer  les  différences  entre  le  parler  des  gens 
âgés  et  des  jeunes  gens.  M.  Edmond  a  distingué  au  moyen 
de  signes  les  mots  usités  à  Saint-Pol-ville  des  mots  usités 
dans  les  faubourgs.   Quant  â    l'étymologie,  M.   Edmond 


PREFACE  XI 

comme  M.  Roussey  l'ont  avec   raison  proscrite  de  leurs 
dictionnaires. 


III 


Sans  pouvoir  prétendre  à  la  précision  qu'ont  atteinte 
MM.  Edmond  et  Roussey,  j'ai  tâché  de  tirer  le  meilleur 
parti  possible  des  matériaux  réunis  pour  le  Glossaire  du  Bas- 
Maine.  J'ai  en  général,  et  surtout  pour  les  monosyllabes, 
noté  à  part  toutes  les  variantes  importantes  que  j'avais  pu 
vérifier,  en  renvoyant  aux  différentes  formes  du  même 
mot.  Cependant,  pour  éviter  d'inutiles  répétitions  et  ne 
pas  allonger  outre  mesure  le  glossaire,  j'ai  dû  laisser  indé- 
terminées certaines  terminaisons  et  noter  en  abrégé  cer- 
taines variantes  : 

1°  La  terminaison  de  l'infinitif  des  verbes  de  la  première 
conjugaison,  en  français  -er,  est  notée  uniformément  e;  elle 
a  en  réalité,  selon  les  lieux,  une*des  prononciations  :e,œ,a; 

2°  La  terminaison  des  féminins  en  é  a  été  uniformément 
notée  é,  bien  qu'elle  présente  les  variantes  œ,  a  ; 

3°  La  terminaison  -ào,  fr.  -au  est  notée  â(o)  toutes  les 
fois  que  sa  variante  â  a  été  constatée  par  moi  ;  -âo  dissi- 
mule aussi  la  variante  -a-w; 

4°  Le  groupe  /  +  /  consonne  a  été  d'ordinaire  unifor- 
mément noté  k,  bien  qu'il  subsiste  sous  la  forme  ty  dans  le 
nord-ouest  de  la  Mayenne; 

5°  Quand,  à  l'intérieur  d'un  mot,  un  son  constaté  dans 
quelques  parlers  a  disparu  dans  d'autres,  je  donne  seule- 


XII  PREFACE 

ment  la  torme  la  plus  complète  du  mot  en  mettant  entre 
parenthèses  le  son  caduc; 

6°  La  graphie  uniforme  à  dissimule  diverses  diphtongues 
nasales  :  ro,  ûà; 

7°  La  graphie  uniforme  œ  dissimule  toute  une  série  de 
sons  intermédiaires  entre  œ  et  è,  œ  et  à,  œ  et  a; 

8°  /',  ç,  ne  notent  régulièrement  k,  g  palatals  que  dans  le 
cas  où  ils  représentent  cl,  gJ,  ty,  dy  Iy,y,  la  palatalisation  de 
k,  q  dans  les  autres  cas  étant  variable  selon  les  dialectes. 

Ce  défaut  de  précision,  volontaire  et  inévitable,  est 
racheté,  en  partie  au  moins,  par  l'introduction  où  j'ai  étu- 
dié et  déterminé  par  moi-même,  le  plus  exactement  pos- 
sible, le  traitement  des  voyelles  et  des  consonnes  dans 
quelques-uns  de  nos  parlers.  Je  ne  pouvais  songer  à  rame- 
ner au  même  dialecte  les  formes  variées  qui  avaient  été 
recueillies;  ce  procédé,  rigoureux  en  apparence,  serait  au 
fond  l'inexactitude  même  et  l'opposé  d'une  méthode  scien- 
tifique. Il  ne  faut  donc  point  s'étonner  des  nombreuses 
divergences  de  détail  que  l'on  pourra  trouver  pour  la  nota- 
tion du  même  mot  à  divers  endroits  du  dictionnaire.  Je 
n'ai  point  cherché  à  être  plus  systématique  que  la  réalité  et 
à  réduire  à  une  spécieuse  et  mensongère  unité  la  complexité 
des  fiiits  et  des  lois  phonétiques. 

QjLiant  à  la  notation  des  sons,  j'ai  adopté  le  système  de  tran- 
scription dû  à  MM.  Gilliéron,  professeur  à  l'École  pratique 
des  Hautes-Études,  et  l'abbé  Rousselot,  directeur  du  labo- 
ratoire de  phonétique  expérimentale  au  Collège  de  France; 
ce  système  a  l'avantage  d'être  très  facile  pour  les  Fran- 
çais qui  n'ont  à  apprendre  que  quelques  signes  nouveaux, 


PREFACE  XIII 

une  fois  qu'ils  sont  bien  pénétrés  du  principe  que  chaque 
son  est  représenté  par  un  signe,  et  par  un  seul.  L'aspect  un  peu 
singulier  du  texte  en  transcription  phonétique  ne  pourra 
rebuter  les  travailleurs  auxquels  le  glossaire  est  spécialement 
destiné.  Quant  à  ceux  qui  auraient  à  utiliser  le  glossaire 
dans  un  intérêt  pratique,  s'ils  veulent  bien  consacrer  une 
demi-heure  à  étudier  la  clef  mise  à  la  fin  de  la  préface 
(p.  xxxiv)  ils  Hront  ensuite  sans  la  moindre  difficulté. 

Quoi  qu'il  en  soit,  depuis  plus  de  vingt  ans,  les 
études  sur  les  patois,  tant  en  France  qu'en  Allemagne,  se 
font  exclusivement  en  transcription  phonétique,  et  il  n'est 
pas  possible  maintenant  de  songer  à  faire  autrement. 
Un  système  plus  rapproché  encore  de  l'orthographe  fran- 
çaise que  le  système  de  M.  l'abbé  Rousselot,  s'il  ne  présen- 
tait pas  de  graves  inconvénients  pour  les  patois  de  l'Ouest, 
ne  saurait,  en  tout  cas,  se  plier  à  la  transcription  de  n'im- 
porte quel  parler;  de  plus,  il  est  fâcheux  qu'on  multiplie  les 
systèmes  de  transcription;  cela  compHque  inutilement  la 
tâche  des  travailleurs  sans  profit  pour  personne.  Il  était 
plus  simple  pour  moi  d'employer  le  système  adopté  par  la 
Revue  des  patois  gallo-romans,  le  Bulletin  de  la  Société  des  par- 
ler s  de  France,  et  les  glossaires  de  MM.  Edmond  et  Roussey. 

L'étymologie  ne  tient  aucune  place  dans  le  Glossaire  des 
parlers  du  Bas-Maine.  Toutes  les  hypothèses  que  l'on 
pourrait  proposer  maintenant  seraient  trop  provisoires  pour 
qu'elles  pussent  ajouter  quelque  intérêt  et  quelque  utilité 
à  un  ouvrage  déjà  suffisamment  étendu.  D'autre  part, 
la  transcription  phonétique  expose  à  de  nombreuses  con- 
fusions étymologiques  :  des  mots  originairement  différents, 


XIV  PRÈI-ACI-: 

confondus  dans  la  prononciation,  se  trouvent  réunis  dans 
le  même  article;  de  plus,  quand  la  traduction  du  mot 
patois  n'est  pas  le  mot  français  correspondant,  on  peut  ne 
pas  être  frappé  du  rapport  qui  existe  entre  les  deux  mots, 
l'un  patois,  l'autre  français,  originairement  identiques  et 
qui  ne  sont  différenciés  que  par  la  prononciation.  Pour 
éviter  cet  inconvénient,  nous  avons  fait  suivre  la  tran- 
scription phonétique  d'une  transcription  orthographique 
toutes  les  fois  que  nous  avons  pu  constater  une  forme 
écrite  du  mot,  ailleurs  que  dans  les  rares  manuscrits  en 
patois  du  Bas-Maine.  Un  grand  nombre  de  ces  formes  ont 
plus  qu'une  existence  graphique;  elles  sont  employées  par 
les  bourgeois  des  campagnes  qui  ont  francisé  les  termes 
patois  dont  il  n'y  avait  pas  d'équivalent  exact  en  français. 
Nous  devons  ajouter  que  ce  relevé  est  forcément  incom- 
plet et  que  nous  n'avons  attaché  qu'une  importance  relative 
à  ces  rapprochements. 

Il  eût  été  important  de  pouvoir  déterminer  l'extension 
géographique  des  mots  principaux.  Le  programme  de  la 
Commission  historique  et  archéologique  comprenait, 
m'a-t-on  assuré,  la  détermination  des  localités  où  chaque 
mot  était  en  usage.  Il  ne  fallait  pas  songer  à  faire  ce  tra- 
vail pour  toutes  les  communes  du  département;  nous 
avons  dit  pourquoi.  D'autre  part,  si  l'on  restreignait  volon- 
tairement le  champ  d'observation,  les  enquêtes  bornées  à 
quelques  points  de  repère  n'auraient  donné  aucun  résultat 
important;  comment  choisir  ces  points  de  repère?  un  mot 
connu  dans  une  région  assez  étendue  peut  être  inconnu 
dans  quelques  villages  de  cetre  région  et  employé  au  con- 


PRÉFACE  XV 

traire  à  une  très  grande  distance.  Comment  enfin,  dans 
l'état  actuel  du  patois,  distinguer  les  mots  importés  de  vil- 
lages voisins,  des  mots  connus  de  tout  temps  dans  le  pays, 
et  les  mots  propres  à  une  famille,  les  mots  d'un  usage  plus 
général,  si  l'on  ne  fait  pas  dans  cliaque  village  une  enquête 
approfondie?  Il  suffit  d'exposer  ce  plan  scientifiquement 
concevable  pour  montrer  comme  il  est  cliimérique  et  irréa- 
lisable. 

Il  pouvait  être  important  de  distinguer  les  mots  usités 
dans  l'arrondissement  de  Château-Gontier,  qui  faisait  par- 
tie de  l'Anjou,  des  mots  usités  dans  les  arrondissements  de 
Laval  et  de  Mayenne.  Toutes  les  fois  qu'un  mot  signalé 
dans  l'ancien  Anjou  ne  nous  a  pas  été  signalé  également 
dans  le  Bas-Maine,  nous  l'avons  fait  suivre  de  l'indication 
de  la  localité  où  il  a  été  constaté.  Quant  au  Bas-Maine, 
nous  avons  tenu  compte  des  indications  géographiques  qui 
nous  ont  été  fournies.  Mais  elles  n'ont  qu'une  valeur  rela- 
tive. Quand  j'ai  écrit  qu'un  mot  était  usité  dans  un  pays, 
je  n'ai  pas  prétendu  dire  qu'il  n'était  pas  usité  ailleurs, 
mais  simplement  indiquer  qu'il  ne  m'avait  pas  été  signalé 
dans  d'autres  régions.  Les  mots  qui  ne  sont  suivis  d'aucune 
indication  sont  d'un  usage  général  dans  le  Bas-Maine. 
Dans  une  certaine  mesure,  ces  mots  peuvent  être 
archaïques  :  les  recueils  de  Godbert  et  de  l'abbé  Gendry 
remontent  à  une  cinquantaine  d'années.  La  génération  de 
maintenant  désapprend  rapidement  le  patois  et  la  pronon- 
ciation se  modifie  sous  l'influence  du  français. 

Le  choix  des  mots  à  introduire  dans  le  Glossaire  semble 
avoir  vivement  préoccupé  tous  ceux  qui  se  sont  occupés  du 


X\I  PREFACE 

parler  du  Bas-iMaine.  La  plupart  ont  pensé  qu'il  ne  fallait 
relever  que  les  mots  propres  au  Bas-Maine  et  qu'on  devait 
proscrire  sévèrement  les  déformations  du  français  et  les 
mots  d'argot. 

Déterminer  les  mots  propres  au  Bas-Maine  est  prématuré 
et  impossible.  En  supposant  que  les  travaux  que  nous  pos- 
sédons actuellement  sur  les  parlers  de  France  permettent 
d'entreprendre  ce  travail,  il  est  clair  qu'il  sera  aussi  intéres- 
sant de  constater  l'emploi  d'un  mot  dans  le  Bas-Maine  que 
son  emploi  exclusif  dans  le  Bas-Maine. 

Sous  le  nom  de  déformations  du  français,  on  comprend 
deux  catégories  différentes  de  mots  :  i°  des  mots  remon- 
tant  directement  au  latin,  mais  a^^ant  subi  par  suite  des  lois 
particulières  aux  parlers  du  Bas-Maine  une  évolution  pho- 
nétique qui  les  a  nettement  différenciés  du  français;  ces 
mots  très  anciens  sont,  semble-t-il,  assez  peu  nombreux 
dans  nos  patois,  où  il  faut  tenir  compte  de  l'influence 
constante  des  formes  françaises  sur  les  formes  patoises; 
2°  des  mots  empruntés  à  différentes  époques  au  français 
et  ayant  obéi  aux  lois  de  transformation  phonétique  posté- 
rieures à  l'emprunt.  Parmi  ces  mots,  il  y  en  a  qui  ont  été 
défigurés  sous  l'influence  d'une  étymologie  populaire.  Ce 
ne  sont  pas  les  moins  intéressants.  Il  est  évident  que  pour 
l'histoire  des  parlers  du  Bas-Maine  et  pour  la  phonétique 
générale  ces  deux  catégories  de  mots  sont  d'une  grande 
importance. 

Quant  aux  mots  d'argot,  on  peut  se  demander  ce  que 
l'on  rassemble  d'ordinaire  sous  ce  mot  Je  ne  comprends  pas 
pourquoi  on  exclut  de  l'histoire  de  la  langue  des  mots  dont 


PREFACE  XVII 

l'existence  est  constatée  dès  le  moyen  âge  et  qui  n'ont 
d'autre  tare  que  leur  emploi.  Est-ce  parce  que  la  plupart 
de  ces  mots  ont  une  origine  obscure?  Mais  c'est  aussi  le 
cas  d'un  grand  nombre  de  mots  français  très  usités  et  très 
français.  Est-ce  parce  qu'ils  sont,  à  l'origine,  des  forma- 
tions individuelles?  Mais  quel  mot  n'est  pas,  à  l'origine, 
une  formation  individuelle? Parmi  ces  formations,  les  unes 
restent  spéciales  à  un  homme  et  meurent  avec  lui ,  les 
autres  sont  adoptées  par  la  foule  et  passent  dans  la  langue 
de  tout  le  monde.  Est-on  sûr  d'ailleurs  que  l'argot  des 
casernes,  qui  fournit  maintenant  un  grand  nombre  de  mots 
aux  parlers  de  nos  campagnes,  ne  provienne  pas,  pour  une 
part  considérable,  des  parlers  provinciaux?  J'ai  admis  dans 
le  Glossaire  ceux  des  mots  d'argot  qui  me  semblaient  pré- 
senter quelque  intérêt,  soit  parce  qu'ils  ont  dans  le  Bas- 
Maine  une  autre  acception  que  dans  le  dialecte  parisien, 
soit  parce  qu'ils  ne  sont  pas  isolés  dans  nos  parlers  et  qu'ils 
se  rattachent  à  une  famille  nombreuse. 

Les  seuls  mots  que  j'ai  exclus  de  mon  dictionnaire  sont 
les  mots,  assez  rares  d'ailleurs,  identiques  au  français  ou 
qui  lui  ont  été  empruntés  sans  aucune  modification  de 
sens  ou  de  forme.  J'ai  quelquefois  fait  exception  pour  des 
mots  de  métier  qui  figurent  au  dictionnaire  de  Littré,  mais 
dont  il  peut  être  intéressant  de  constater  l'usage  dans  le 
Bas-Maine. 

D'ailleurs,  j'accepte  volontiers  le  reproche,  qu'on  me  fera 
sans  doute,  d'avoir  admis  dans  mon  dictionnaire,  sans 
choix  et  sans  discernement,  tout  ce  dont  j'ai  pu  constater 
et  vérifier  l'emploi  dans  le  Bas-Maine.  Ce  n'est  pas  à  ceux 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire.  II 


xviii  PRi;r.\ci-, 


qui  recueillent  les  matériaux  à  supprimer  comme  inutile 
tout  ce  qui  ne  répond  pas  au  goût  du  moment.  Tel  fait 
que  j'aurais  négligé  de  parti  pris  parce  qu'il  ne  rentre 
point  dans  les  études  que  je  poursuis  pourra  acquérir  de 
l'importance  un  jour  où  l'attention  sera  attirée  sur  des 
phénomènes  dont  on  néglige  maintenant  l'observation.  Je 
devais  seulement  donner  les  moyens  d'opérer  le  triage 
entre  ces  éléments  divers.  La  grammaire  qui  précède  le 
dictionnaire  permettra  de  laire  ce  travail. 

Je  n'ai  donné  d'exemples  que  dans  le  cas  où  la  traduc- 
tion française  ne  suffisait  pas  à  préciser  le  sens  d'un  mot 
ou  lorsque  je  pouvais  citer  une  phrase  familière,  une  locu- 
tion proverbiale  ou  un  dicton  caractéristiques  de  l'état 
d'âme  de  nos  paysans. 

Je  n'ai  point  ramené  à  un  seul  dialecte  les  formes  citées 
dans  les  exemples.  J'ai  conservé  la  leçon  que  me  fournis- 
saient mes  correspondants,  toutes  les  fois  que  cette  leçon 
ne  coïncidait  pas  exactement  dans  les  termes  ou  la  tour- 
nure avec  le  parler  de  Montjean,  Quand  il  n'y  avait  de 
différence  que  dans  la  phonétique,  je  n'ai  pas  hésité  à  tran- 
scrire avec  précision  dans  mon  dialecte  des  variantes  notées 
sans  grande  exactitude.  L'Introduction  permet  de  détermi- 
ner à  quel  dialecte  appartient  tel  ou  tel  exemple. 

Les  quelques  chansons  manuscrites  que  l'on  m'avait 
communiquées  et  les  noëls  contenus  dans  le  manuscrit 
10979  de  la  Bibliothèque  de  Laval  m'ont  fourni  aussi  un 
certain  nombre  d'exemples  que  j'ai  laissés  sans  transcription 
phonétique,  et  qui  sont  imprimés  en  petits  caractères.  J'ai 
noté,  en  renvoyant  aux  pages  de  l'édition  Godbcri,  l'emploi 


PREFACE  XIX 

par  Le  Doyen  de  tel  ou  tel  mot.  J'ai  recueilli  aussi  toutes 
les  indications  de  coutumes  et  de  traditions  populaires  qui 
m'ont  été  transmises,  en  les  fiiisant  suivre  des  initiales  des 
collaborateurs  qui  me  les  ont  communiquées.  Les  quelques 
renseignements  d'histoire  ou  de  géographie  locale  que  j'ai 
insérés  sans  indication  de  source  proviennent  du  ms.  10981 
de  la  Bibliothèque  de  Laval.  Un  index  détaillé,  placé  à  la 
fin  de  l'ouvrage,  permettra  aux  folkloristes  de  relever 
rapidement  dans  le  Glossaire  les  renseignements  qui  peuvent 
les  intéresser  ^ 

Quel  que  soit  le  nombre  de  mots  recueillis,  environ 
douze  mille,  je  ne  me  dissimule  pas  que  je  suis  loin  d'avoir 
épuisé  mon  sujet,  et  que  le  glossaire  que  je  viens  de  termi- 
ner n'est  qu'une  ébauche.  Les  érudits  du  Bas-Maine  auront 
maintenant  une  base  pour  poursuivre  l'étude  de  leurs  par- 
1ers,  et  si  chacun  y  mettait  quelques  efforts,  dans  dix  ans 
on  pourrait  publier  une  édition  définitive  cette  fois,  autant 
que  peuvent  l'être  les  choses  humaines.  Les  larges  marges 
du  dictionnaire  ont  été  disposées  à  l'effet  de  recevoir  des 
notes.  Il  suffirait  de  centraliser  les  corrections  et  les  addi- 
tions de  chacun  pour  rendre  plus  précis  et  plus  exact  le 
recueil  de  faits  que  je  livre  aux  travailleurs. 

Je  dois  remercier,  en  terminant,  les  collaborateurs  assidus 
qui  m'ont  assisté   pendant  l'impression  du  dictionnaire  : 

I.  Le  folklore  du  Bas-Maine  ne  paraît  avoir  été  jus- 
qu'ici l'objet'd'aucune  étude.  Méhtsinc  n'en  parle  point,  et 
les  quelques  traditions  du  Maine,  relevées  dans  la  Revue  des 
traditions  populaires,  ont  trait  au  Haut-Maine. 


\\  IRÉPACF. 

M.  Lucien  Dan'ul,  qui  a  bien  voulu  revoir  toutes  les 
épreuves  et  qui  a  mis  à  ma  disposition  sa  science  éprouvée 
de  botaniste;  M.  l'abbé  Lardeux,  qui  m'a  fourni  d'utiles 
additions  au  Supplément  et  les  résultats  de  ses  enquêtes 
phonétiques,  et  M.  Emile  Moreau,  président  de  la  Com- 
mission historique  et  archéologique  de  la  Mayenne,  à  la 
persévérante  initiative  de  qui  est  due  la  publication  de  ce 
glossaire.  Enfin,  si  j'ai  pu  terminer  en  trois  ans  un  aussi 
long  travail,  je  le  dois  à  la  collaboration  de  ma  femme. 

Rennes,  le  2  janvier  1898. 


BIBLIOGRAPHIE 

DES    PARLERS    DU     BAS-MAINE 


GRAMMAIRES  ET  DICTIONNAIRES 


IMPRIMES 


Verger,  Notice  sur  Jublains,  2^  éd.,  Nantes,  1835.  Une 
liste  alphabétique  de  vieux  mots  en  usage  dans  le  départe- 
ment de  la  Mayenne  est  contenue  aux  pages  167-195  de 


cet  ouvrage. 


MoxTESSOX  (C.  R.  de),  Vocabulaire  des  fnots  usités  dans  le 
Haut-Maine,  Paris,  1857,  in-i8;  2^  édition,  1859,  in-8°. 

Du  Peyroux  (A.),  Les  Alpes  Mancelles,  Le  Mans,  Loger 
et  Boulay,  1861,  in-8°.  Cet  ouvrage  contient  une  courte 
liste  de  mots  patois  dans  le  chapitre  intitulé  :  «  Philologie 
des  Coëvrons.  » 

Chardon  (Henri),  Étude  sur  les  dialectes  et  les  patois  dans 
la  langue  française  et  spécialement  sur  le  dialecte  et  le  patois  du 
Maine  (Bulletin  de  la  Société  d'agriculture,  sciences  et  arts  de 
la  Sarthe,  2^  série,  t.  XI,  p.  722).  Dissertation  d'une  portée 
générale. 

GôRLiCH,  Die  fiord'westlichen  Dialehe  der  Langue  d'oïl 
(Bretagne,  Anjou,    Maine,   Touraine),  Heilbronn,    1886, 


XXII  lilHLlOGKAPllUi 

dans  le  tome  \'  des  Fran:^isische  Studien  de  Kôrting  et 
Kosclnvitz.  En  ce  qui  concerne  le  Maine,  les  chartes  étu- 
diées, au  nombre  de  42,  sont  tirées  de  :  i"  Histoire  généa- 
logique de  la  maison  de  Moniniorency  et  de  Laval,  par  André 
Du  Chesne,  Paris,  1624,  Preuves,  p.  386-388;  2°  Carlu- 
laire  des  abbayes  de  Saint-Pierre  de  la  Coulure  et  de  Saint 
Pierre  de  Solesnies,  publié  par  les  bénédictins  de  Solesmes, 
Le  Mans,  1881,  p.  304-371;  3°  CartuJaire  de  V abbaye  cis- 
tercienne de  Perseigiie,  précédé  d'une  notice  historique, 
publié  par  Gabriel  Fleury,  Mamers,  1880,  p.  69-183; 
4°  Chariularinin  iiisignis  ecclesiae  Cenomanensis  quod  dicitur 
Liber  albiis  capituli  (Institut  des  provinces  de  France, 
2"  série,  t.  II,  Le  Mans,  1869,  p.  193-437).  La  plupart  de 
ces  chartes  appartiennent,  comme  on  le  voit,  au  Haut- 
Maine.  Elles  se  placent  entre  1265  et  1487. 

Bellée,  Du  dialecte  manceau,  avec  pièces  justificatives, 
(Congrès  archéologique  de  France  au  Mans  et  à  Laval, 
XLV^  session,  1878,  p.  383-395).  Les  pièces  justificatives 
sont  quatre  chartes  inédites,  datées  de  1272  et  1273. 

Dagnet  (a.),  Ix  patois  manceau  tel  qu'il  se  parle  entre 
Le  Mans  et  Laval,  Laval,  Bonnieux,  1891,  in-8'',  xiii- 
180  p.  Cet  ouvrage  contient  une  grammaire,  un  vocabu- 
laire et  deux  histoires  en  patois  manceau.  Il  m'a  fourni  de 
nombreux  exemples  pour  déterminer  l'emploi  des  mots. 

DoTTix  (G.),  Notes  sur  le  patois  de  Montjcan  {Mnyennc^ 
{Revue  des  patois  gallo-romans,  t.  T,  p.  172-173). 


BIBLIOGRAPHIE  XXIII 

MANUSCRITS 

Dictionnaire  Lavallois,  on  liste  des  locutions  particulières 
au  pays  de  Laval,  et  qui  ne  se  trouvent  pas  dans  Je  dictionnaire 
de  r Académie,  destiné  à  être  envoyé  à  V Académie  celtique  pour 
en  constater  les  étymologies  et  pour  en  tirer  de  savantes  inductions 
pour  l'origine  des  habitants.  Manuscrit  contenant  environ 
250  mots,  en  la  possession  de  M.  Quéruau-Lamerie.  Il  est 
précédé  d'une  épître  dédicatoire  à  M.  l'abbé  Chéhère,  curé 
de  la  Trinité  (1806-1829),  chanoine  de  l'Eglise  du  Mans, 
signée  Artémise  et  datée  de  Laval,  9  novembre  18 10. 
M.  E.  Quéruau-Lamerie  a  entendu  dire  que  ce  dictionnaire 
était  l'œuvre  de  M""  Duçhemin  de  Villiers,  la  sœur  de 
l'auteur  des  Essais  historiques  sur  la  ville  et  le  pays  de  Laval. 
M.  E.  Moreau  m'a  appris  que  M.  Duçhemin  de  Villiers 
aurait  composé  un  Dictionnaire  Lavallois,  ou  locutions  particu- 
lières au  pays  de  Laval  ^  accompagné  d'une  petite  pièce  de  vers,  par 
M.  Charles  Picquois.  Ce  manuscrit  n'a  pas  été  retrouvé.  Ne 
peut-il  pas  être  identifié  avec  le  manuscrit  de  M.  Quéruau- 
Lamerie? 

Honoré  Godbert,  Dictionnaire  du  Bas-Maine,  ms.  com- 
posé d'environ  7.000  fiches,  en  la  possession  de  la  Société 
historique  et  archéologique  du  Maine,  au  Mans. 

Vocabulaire  des  mots  populaires  et  rustiques  usités  dans  le  Bas- 
Maine,  par  MM.  les  Membres  de  la  section  des  lettres, 
sciences  et  arts  de  la  Société  de  l'Industrie  de  la  Mayenne. 
Manuscrit  de  501  feuillets,  conservé  à  la  bibliothèque  de 
Laval,  n°  1098 1  (ancien  H.  L.  420^).  La  lettre  A  a  été 
imprimée  dans  le  Bulletin  de  la  Société  de  rindustrie  de   la 


X\1V  BIBLIOGRAPHIE 

Mayenne,  section  des  lettres,  sciences  et  arts,  t.  III,  p.  1 13- 
175.  Ce  vocabulaire  contient  environ  5.000  mots. 

L'enquête,  commencée  par  la  Société  de  l'industrie  de  la 
Mavenne  et  continuée  par  la  Commission  historique  et 
archéologique  du  département  de  la  Mayenne,  a  abouti  à 
l'envoi  de  nombreux  vocabulaires  que  j'ai  mis  à  profit. 
Voici  par  ordre  alphabétique  la  liste  de  mes  nombreux  et 
zélés  collaborateurs  avec  l'indication  approximative  de 
l'étendue  de  leurs  travaux  : 

MM. 

Anis  (l'abbé),  licencié  es  lettres,  membre  de  la  Com- 
mission, curé  de  Vaiges  (Mayenne),  une  liste  de  200  mots; 

Augustin,  élève-maître  à  l'Ecole  normale  de  Laval,  une 
liste  de  100  mots  provenant  d'Andouillé; 

Barbé,  directeur  de  l'école  primaire  de  la  Poôté,  une 
liste  de  200  mots  (Montaudin)  avec  de  nombreux  exemples 
dans  lesquels  la  prononciation  est  exactement  notée; 

Bodard  (de),  une  liste  de  500  mots  (Craonnais); 

Catois  (G.),  directeur  de  l'école  primaire  de  Sainte- 
Gemmes-le-Robert,  un  dictionnaire  de  3.500  mots(Pail); 

Chalais  (C.  de),  de  Laval,  une  liste  de  500  mots; 

Chambois  (l'abbé  E.  L.),  curé  de  Courcehœufs  (Sarthe), 
une  liste  de  100  mots; 

Chaudet,  à  Montsûrs,  une  liste  de  50  mots; 

Chevallier,  instituteur  à  Port-Brillet  en  1867,  mort  en 
1897,  une  liste  de  120  mots; 

ChomereaLi,  membre  de  la  Commission,  mort  à  Laval, 
en   1893,  une  liste  de  quelques  mots; 


BIBLIOGRAPHIE  XXV 

Cornée,  membre  de  la  Commission,  une  liste  de  quelques 
mots; 

Ernou,  maire  deNeau,  une  liste  de  quelques  mots; 

Fortin  (C),  à  Saint-Aubin-du-Désert,  deux  listes  conte- 
nant ensemble  250  mots; 

Gadbin  (René),  membre  de  la  Commission,  Château- 
Gontier,  plusieurs  listes  contenant  ensemble  700  mots; 

Gérault,  élève-maître  à  l'Ecole  normale  de  Laval,  une 
centaine  de  mots  (Saint-Aubin-Fosse-Louvain)  ; 

Guérin-Brochardière,  adjoint  au  maire,  Montjean, 
200  mots; 

Guétron  (l'abbé),  licencié  es  lettres,  vicaire  à  Montjean, 
200  mots; 

Guiller  (l'abbé),  membre  de  la  Commission,  mort  en 
1882,  une  liste  de  quelques  mots; 

Guilloux,  élève-maître  à  l'Ecole  normale  de  Laval,  une 
liste  de  70  mots,  en  collaboration  avec  M.  Morel  (Landivy); 

Hairy,  élève-maître  à  l'Ecole  normale,  une  liste  de 
150  mots  (Ambrières); 

Jallier,  instituteur  à  Montjean,  50  mots; 

Joûbert(A.),  membre  de  la  Commission,  mort  en  1891, 
500  mots  '  ; 

Lamberdière,  à  Montourtier,  200  mots; 

Lambert  (D^),    un   vocabulaire   de  2.000  mots  prove- 


I.  Voir  la  bibliographie  des  œuvres  de  A.  Joûbert,  Bul- 
letin de  la  Commission  historique  et  archéologique  de  la  Mayenne, 
t.  IV,  p.  154-157- 


NWI  Rim.ioc-.KAriiiii 

nant  de  Lival,  Ernéc,  Bais,  et  un  dictionnaire  des  noms 
vulgaires  de  plantes,  où  se  trouvent  fondues  les  collections 
de  MM.  de  Villiers  (Vaiges),  Duclaux  (Cliâteau-Gontier), 
Trillon  (Andouillé); 

Lardeux  (l'abbé),  licencié  es  lettres,  membre  de  la  Com- 
mission, un  vocabulaire  de  2.300  mots,  formé  en  partie 
des  mots  recueillis  par  M.  l'abbé  Gcndry,  ancien  professeur 
au  petit  séminaire  de  Mayenne; 

Laurin,  archiviste  de  la  Mayenne,  quelques  mots  tirés  de 
pièces  des  xvir'  et  xyu!*-'  siècles; 

Le  Jariel  (feu  Augustin),  propriétaire,  à  Ernée,  une  liste 
de  50  mots; 

Lesaint,  élève-maître  à  l'Ecole  normale  de  Laval, 
80  mots  (Gorron); 

Lhuissier  (C.),  élève-maître  à  l'Ecole  normale  de  Laval, 
100  mots  (Vautorte); 

Mautaint,  instituteur  à  Marigné-Peuton,  une  liste  de 
200  mots; 

Moreau  (E.),  président  de  la  Commission,  un  grand 
nombre  de  suppléments  au  Vocabulaire  du  Bas-Maine; 

Morel,  élève-maître  à  l'École  normale,  une  liste  de 
70  mots,  en  collaboration  avec  M.  Guilloux  (Landivy); 

Morisset,  instituteur  \  Montflours,  mort  en  1889,  une 
liste  de  100  mots; 

Piednoir,  président  de  la  Chambre  de  Commerce  de 
Laval,  une  liste  de  mots  relatifs  au  tissage  à  la  main; 

Pigeon,  instituteur  à  Ampoigné,  deux  listes  contenant 
ensemble  300  mots; 

Quéniau-Lamerie  (lùnile),  membre  de  la  Commission, 


BIBLIOGRAPHIE  XXVII 

quatre  listes  contenant  environ  1.700  mots  qui  proviennent 
pour  la  plupart  du  sud  du  département; 

Roquet,  élève-maître  à  l'École  normale,  150  mots  (Vil- 
laines-la-Juhel)  ; 

Sablé,  élève-maître  à  l'École  normale,  une  liste  de 
150  mots  (Saint-Thomas-de-Courceriers); 

Salles,  professeur  agrégé  au  lycée  Montaigne,  membre 
de  la  Commission,  une  liste  de  200  mots  (La  Poôté); 

Tirard,  membre  de  la  Commission,  àErnée,  une  liste  de 
200  mots; 

Vadis,  directeurde  l'école  primaire  d'Ernée,  une  centaine 
de  mots  (Ambricres); 

Vadis,  ancien  économe  à  l'École  normale  de  Laval, 
professeur  à  l'école  primaire  supérieure  de  Granville,  un 
vocabulaire  de  400  mots  provenant  de  Gorron,  Ernée, 
Landivy,  Laval; 

Vallée  (A.),  élève-maître  à  l'Ecole  normale  de  Laval,  une 
liste  de  100  mots  (Izé); 

Vannier,  avocat  à  Laval,  mort  en  1893,  une  liste  de 
quelques  mots; 

Védier,  professeur  au  lycée  de  Laon,  une  centaine  de 
mots  (Ahuillé). 


TEXTES 

IMPRIMÉS 


Les  textes   en    dialecte  du    Bas-Maine  sont    rares.   On 
trouve  quelques  mots  patois  dans  : 

Le  Doyen,  Annales  et  chronicques  du  pais  de  Laval  et  par- 


xxMii  bibi.iographiïï: 

tics  circonvoisuies  depuis  l'an  de  J.-C.  1480  jusqu'à  Tannée 
1537.  Cette  chronique,  rimée,  a  été  publiée  d'une  manière 
assez  peu  correcte,  par  M.  H.  Godbert,  avec  des  notes  et 
éclaircissements  de  M.  Louis  la  Beauluère,  Laval,  1859.  Sur 
la  chronique  de  Le  Doyen,  voir  un  article  de  M.  Eugène 
de  Certain,  Bibliothèque  de  l'École  des  Chartes,  série  C, 
tome  III  (1852),  p.  361-393,  et  GitiUauuie  Je  Doyen, 
notice  biographique,  par  M.  l'abbé  A.  Angot,  in-S",  Laval, 
A.  Goupil,  1882. 

Le  xvii'^  siècle  nous  offre  un  ouvrage  important  pour 
l'étude  des  patois  du  Maine,  que  nous  ne  pouvons  omettre 
ici,  bien  qu'il  appartienne  au  Haut-Maine,  c'est  le 

Dialogue  de  trois  vignerons  du  pays  du  Maine  sur  les 
misères  de  ce  temps,  par  Jean  Sousnor,  sieur  de  la  Nichilière 
(Jehan  Rousson,  curé  de  Chantcnay),  huitième  édition,  à 
Rouen,  chez  François  Oursel,  1734,  petit  in-8'',  154  p. 
La  première  édition,  publiée  sans  indication  de  lieu,  est  de 
1624.  Un  des  trois  vignerons  ne  parle  que  manceau.  La 
prononciation  est  exactement  transcrite;  mais  les  fautes 
d'impression  sont  nombreuses. 

Les  Cahiers  de  plaintes  et  doléances  des  paroisses  de  la  pro- 
vince du  Maine  pour  les  États  généraux  de  ijSp,  publiés  par 
MM.  Bf.llhk  et  Duchemin,  Le  Mans,  188 1- 189 3,  sont 
pour  la  plupart  rédigés  en  français;  quelques  cahiers  con- 
tiennent un  petit  nombre  de  formes  et  d'expressions 
patoises,  par  exemple  ceux  d'Olivet  (t.  III,  p.  261-265), 
Préval(t.  III,  p.  441-443),  Chantrigné  (t.  IV,  p.  297-309). 

Au  xix^  siècle  on  ne  peut  guère  citer  que  : 

Richard  (A.  M.),  Là'ènenient  de  Pontmaiu,  Laval,  Chail- 


BIBLIOGRAPHIE  XXIX 

land,  1884,  in- 16,  viii-87  p.  La  première  partie  de  ce  petit 
livre  contient  quelques  piirases  en  patois  de  Pontmain. 

Dagnet  (a.),  Histoires  et  légendes  des  Coëvrons,  Laval, 
1883,  in-16.  Cet  ouvrage  renferme  cinq  petits 'récits  des 
Coëvrons  en  patois  manceau  (p.  153-174). 

Le  bonhomnie  Sartbois,  journal  hebdomadaire  paraissant  au 
Mans,  publie  chaque  semaine  depuis  le  6  septembre  1896 
une  chronique  en  patois  manceau,  reproduite  depuis  1897 
dans  le  Journal  de  Laval. 

MANUSCRITS 

L  Manuscrit  de  la  bibliothèque  de  Laval,  n°  10979,  ^^^' 
tenant  des  noëls,  des  chants  populaires  et  des  légendes  du 
département  de  la  Mayenne,  écrits  pour  la  plupart  en  fran- 
çais. Voici  les  pièces  qui  appartiennent  en  tout  ou  en  par- 
tie au  patois  du  Bas-Maine  : 

i)  f'^  1-27. 

Extraits  d'un  recueil  manuscrit  et  inédit  de  noëls  inan- 
ceaux,  par  Jehan  Lavoye  (1507),  Mathieu  Roynel,  Jean- 
Pierre  Gaudinaux,  appartenant  à  M.  L.  Garnier,  de  Laval. 

Parmi  ces  noëls,  ceux  de  Gaudinaux  et  de  Roynel  con- 
tiennent de  nombreuses  expressions  appartenant  au  patois 
du  Bas-Maine.  Ce  sont  : 

a)  f°  22  r""  —  23  r°,  le  Noël  de  Jacquot  et  de  ses  trois  voisins 
Juliot,  Gcrvais et  Gnyaume,  commençant  par  :  Ça  ça,  Jacquot, 
sus  bout,  sus  vite,  et  finissant  par  :  Et  youp  nau  nau  \  Noël  | 
pour  l'Enunaiiut'L 


XXX  nilUJOr.RAPHIF. 

b)  t"^  26  r"  —  27  v°,  le  Noël  des  provinces  tic  Fra)ict\  com- 
mençant par  :  A  In  creschc  ifiin  povre  cnfanl ,  et  finissant  par  : 
Ordonne  adoncqiie  au  grand  Aposire  \  les  recepvoir  \  Amen. 
Noël,  No^l. 

2)  f"  32  —  33,  113  —  II),  Noël  national  pour  le  Comté  et 
Élection  de  Laval,  imprimé  souvent,  mais  avec  de  nombreuses 
incorrections,  en  particulier  dans  le  Mémorial  de  la  Mayenne, 
t.  l\,  p.  203,  et  dans  la  Bibliographie  de  DQS.portQs,  p.  522. 
M.  P.  de  Farcy  a  publié  une  rédaction  de  ce  noël  avec 
quelques  variantes  (Connn.  hist.  el  arch.,  t.  IV  (1884-1885), 
p.  224-232).  M.  Le  Fizelier  donne  dans  notre  ms.  une  tran- 
scription correcte  des  premières  strophes.  Ce  Noël  est 
encore  conservé  à  la  bibliothèque  de  Laval,  n°  403,  dans 
un  magnifique  manuscrit  de  la  première  moitié  du 
xvii'^  siècle,  avec  dessins  enluminés,  dû  à  un  bourgeois  de 
Laval,  nommé  Leballeur.  Ce  noël  commence  par  :  Pastou- 
reaux et  pastourelles  ;  il  finit  par  :  Qu'il  garde  à  jamais  de 
mal  I  tout  le  comté  de  Laval. 

3)  f"  54  r°  —  5)1'",  A^c)('7,  par  Vadé,  en  12  strophes  de 
8  vers,  commençant  par  :  Oiiairouscomm\;a  mesgas,  et  finis- 
sant par  :  Noël  Noël,  le  Roy  des  Dieux  \  qui  vient  nous  ouvrir 
les  deux.  Une  rédaction  plus  développée  de  ce  noël,  en 
25  strophes,  commençant  par  :  Ous  qu  ou:;^alle^  donc  comme 
ça,  et  finissant  par  :  Et  dans  ce  jour  solennel  \  chantons  tous 
noël,  noël  !  a  été  publiée  sous  le  titre  de  Pastorale,  dans  le 
Mémorial  de  la  Mayenne,  t.  IV,  1844,  p.  369. 

4)  f°  59  r° —  59  v°,  Noël  en  langage  paysan,  commençant 
par  :  Boutons  note  habit  le  plus  biau,  et  finissant  par  :  Ils  sont 
préis  à  loul  faire. 


BIBLIOGRAPHIE  XXXI 

5)  f°   140  r°  —  140  v°,  La  bique,  chanson  des  environs 
d'Ernée,  commençant  par  :  //  était  une  bique  \  qu'avait  Je 
cônet  blanc,  et  finissant  par  :  Tous  les  jours  \  faire  la  ribotte  \ 
sans  argent  \  bien  pauvrcineut.  Cf.  Decombe,  Chansons  popu- 
laires d'Ille-ct-Vilaine,  p.  98. 

6)  f°  141  r°,  Chanson  du  pays,  commençant  par  :  Un  jour 
ou  sorti  d'  réalise,  et  finissant  par  :  Je  cheuyis  sur  ma  pou- 
chette  1  je  greniis  tous  mes  pruniaus.  Refi-ain  :  Ohf  que 
l's  amours  font  de  la  peine  \  Ohl  que  Ts  amours  font  de  man. 
Cf.  Decombe,  Chansons  populaires  d'Ille-et-FHaine,  p.  73-79; 
A.  de  la  Borderie,  Revue  de  Bretagne,  de  Vendée  et  d'Anjou^ 
XII,  334. 

7)  f°  157  v°,  Chanson  rustique,  commençant  par  :  Ne 
prene?^  point  femme  dans  le  mois  de  Mai,  et  finissant  par  : 
Nout'  femme  et  nouf  vache  sont  tout'  deux  cont'  inei.  Refrain  : 
J'entends  le  coucou,  mai,  mai  (bis).  Cf.  Decombe,  Chansons 
populaires  d'Ille-et-V Haine,  p.  124. 

8)  f°  182  r°,  Chanson  de  la  Gerbe  du  pays  de  Laval,  com- 
mençant par  :  Trois  fleurs  d'amour  je  cueillis,  et  finissant 
par  :  Quand  rebattrons-nous  ici  \  le  blé  de  ce  riche  homme?  Cf. 
Mémorial  de  la  Mayenne,  t.  II,  p.  10 1;  Grosse-Duperron, 
La  Chanson  de  la  Gerbe  du  Horps  (Bulletin  de  la  Commission 
historique  et  archéologique  du  département  de  la  Mayenne,  t.  II, 
1890,  p.  147-15 1),  commençant  par  :  Par  un  matin  mi  levé 
et  finissant,  incomplète,  par  :  s'  i  l'  reçoit,  grand  joie  j'auré), 
à  ces  noc  là  où  fi  ré. 

9)  f°  200  r°  —  202  r°.  Comment  fut  découvert  l'usage  des 
faux  au  pays  d'Ernée,  légende. 


XXXII 


BIBLIOGRAPHIE 


II.  ClKinsons  coinuiuniquccs  par  M.  Le  Jaricl,  J'Ernée. 

1 .  Chanson  de  Gerbe  : 

Sur  les  ponts  d'Avignon  j'ai  ouï  chanter  la  belle 
Q.ui  dans  son  chant  disait  une  chanson  nouvelle. 
Il  ùiut  brider  Moriau  et  lui  boutre  la  selle, 
Lui  donner  de  l'éperon  jusqu'au  lit  de  la  belle. 

Cf.  Romania,  X,  387. 

2.  Au  dessert,  j'eumes  des  prunes; 
J'étions  cinq,  j'en  avions  une; 
La  mariée  eut  le  noyau, 
Laguinguette  et  laguingo. 

3.  Dialogue  entre  deux  amies  sortant  de  la  messe  le 
dimanche.  Cf.  Decombe,  Chansons  populaires  iflUe-ct- 
Filai)h',  p.  195  : 


—  Bonjour,  Julie. 

—  Bonjour,  Marie. 
Comment  qu'ça  va? 

—  Ah!  dit  Julie, 
Ma  pauv'  Marie 
Ça  va  comm'  ça. 
J'eus  la  migraine, 
Tout'  l'aut'  semaine; 
C'est  un  rud'  mau  ! 
Ce  qui  m'  désole 

Je  sei  comme  folle 
Quand  j'ai  c'  mau  là. 

—  Ah!  la  migraine 
Est  ben  maleine 

Je  l'eus  l'aut'  jour 
Quand  j'  l'ai  je  crie 
Ma  pauv"  Julie 
Ça  m' tient  partout. 


—  Et  nout'  gas  Pierre 
Qu'est  tout  de  même 

I  fait  pitié; 

II  a  s'  pauv'  meine, 

Y  a  ben  trois  s'maines 
Qu'i  n'a  mangé. 
— ■  Pour  ça  le  noutre 
Est  comm'  le  voutre; 
I  r'geint  toujours; 
C  qu'i  y  a  d'étrange 

I  boit  et  mange 
Aussi  ben  qu'  nous. 

—  Et  vout'  bonhomme 
Dites-mei  donc  comme 
Va  sa  santé? 

—  Pour  ça,  ma  bonne, 
L'  boa  Dieu  y  a  donne 

II  est  ben  gai. 


—  Et  ma  filleule 
Va  t'  è  tout'  seule? 

—  Ah!  pour  ça  oui  ! 
Et  pour  son  âge 
Son  p'tit  langage 

Est  ben  gentil. 

—  Ça,  dit  Julie, 
Ma  pauv'  Marie 
V'nez  donc  la  va  ; 
La  pau'  p'tit'  fille 
Est  si  gentille 
Qu'è  n'  vivra  pas. 

?  —  Adieu  Julie. 

—  Adieu  Marie, 
Une  bonne  santé. 
Je  se  charmée 

Qu'  vout"  maisonnée 
Se  port"  mieux  qu'  mei. 


BIBLIOGRAPHIE  XXX[II 

IV.  Ronde,  communiquée  par  M.  Tirard,  d'Ernée  : 

Margot,  si  tu  voulas  nremer, 

J'ai  cinq  arpents  de  terre 

Et  un  biau  lit  dans  quei  coucher 

De  droguet  d'Angleterre, 

J'ai  quat'  biaus  bœufs  et  un  pourciau. 

■n  r    ■     \  Margot,  pour  tei  qu'  j'endure  d'  maus 
l  Margot,  pour  tei  qu'  j'endure. 

J 'avons  un'  bell'  pair'  de  seuliers 

Q.ui  est  de  piau  d'anguilles 

Que  je  ne  portas  qu'au  dimanche 

Pour  fair'  danser  les  filles; 

J'  faisons  des  sauts  comm'  des  carpiaus. 

J'avons  un  aut'  plus  biau  chapiau 
Que  r  sien  qu'est  su  ma  tête 
Que  je  ne  portas  qu'au  dimanche 
Et  aux  grands  jours  de  fête 
Et  quand  1'  soleil  est  dans  son  haut. 

Si  j'  savions  deus'  tras  mots  d'  latin 

Je  serais  benteut  prêtre  ; 

Je  berais  de  bons  coups  de  vin 

Tout  en  disant  la  messe  ; 

Je  mangerais  de  bon  pain  chaud. 

Mon  père  qui  a  vu  le  rei 
M'a  dit  que  j'ii  ressemble 
Et  que  je  pourrions  ben  aller 
Tous  deux  de  pair  ensemble, 
Encor'  que  je  seras  1'  pus  biau. 

C'est  une  variante  d'une  chanson  bien  connue.  Cf. 
Decombe,  Chansons  populaires  d'Ille-et-Vilaine,  p.  70; 
Sébillot,  Littérature  orale  de  la  Haute-Bretagne,  p.  294. 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire.  m 


SONS    ET    SYSTÈME    GRAPHiaUE 


Ordre  alphabétique  :  a,  à,  b,  €,  d,  ê,  œ,  œ,  e  Çc,  <'),  ê,  f,  g 
(g),  ^h  ùj,  f^  Q),  h  '",  ",  0  (à,  à),  d,p,  r,  5,  1,  H,  u,  v,  w, 
w,  y,  i. 

Les  lettres  a,  i,  o,  u,  h,  d,  f,  h,  j,  h,  1,  m,  n,  p,  r,  t,  v, 
;;;  ont  la  même  valeur  qu'en  français. 

Voyelles  : 

2^  =  ou  :  fou. 

rt;  =  eu  moyen  ou  indéterminé. 
è  =  Q  \  me,  te  (tombe  souvent). 

g  =  e  moyen    (ni  ouvert  ni  fermé),  ou  indéterminé 
(tantôt  ouvert,  tantôt  fermé). 
0  =  o  moyen  ou  indéterminé. 

Les  voyelles   (ouvertes)  nasales  sont   surmontées  d'un 
tilde  : 

à  =  an,  en  :  enfant. 

ê  =  ain,  ein,  in  :  main,  sein,  fin. 

ô  =  on  :  bon. 

œ=  un,  eun  :  un,  jeun. 

Les  voyelles  à  demi  nasales  sont  surmontées  d'un  ~:  ô",  ^. 
Les  voyelles  fermées  sont  marquées  d'un  accent  aigu  : 

à  =a  :  pas. 
é  =  é  :  été. 


XXXVI  SONS    ET    SYSTHMF.    GRAPIIIQLT. 

ô  =-à,  au,  eau  :  nôtre,  faux,  eau. 
œ  ^=^  eu  :  pou. 

Les  voyelles  ouvertes  sont  marquées  d'un  accent  grave  : 

rt  =  a  :  Paris. 

è  =  è,  ai  :  près,  fait. 
à  =  o  :  notre, 
fp  =  eu  :  leur. 

L'accent  tonique  est  indiqué  par  un  trait  vertical  au-des- 
sous de  la  voyelle  accentuée  :  haer. 

Les  voyelles  longues  sont  surmontées  d'un  trait  :  à;  les 
voyelles  brèves,  d'un  demi-cercle  :  à. 

Consonnes  : 

^  =:  ch  :  chat. 

^  =  g  dur  :  gars,  gué. 

h  =  k  devant  i  :  qui  Çk  palatal). 

^  =  g  dur  devant  i  :  gui  (<;  palatal). 

n  =  gn  :  digne. 

5  =  s  dur,  ss  :  as,  fasse. 

uf=  ou  consonne  :  oui. 

w=  u  consonne  :  huit. 

y  =  i  consonne  :  yeux,  pieu. 

h  =h  aspiré  français. 

On  a  mis  entre  parenthèses  les  consonnes  ou  les  voyelles 
qui,  conservées  dans  quelques  parlers,  sont  tombées  dans 
d'autres. 

Les  lettres  en  petit  caractère  indiquent  des  sons  à  l'état 
naissant  ou  en  voie  de  disparition  :  ûô,  êô. 


SONS    ET    SYSTEME    GRAPHIQJJE  XXXVII 

Deux  lettres,  dont  l'une,  en  petit  caractère,  est  placée 
immédiatement  au-dessus  (ou  au-dessus  et  à  droite)  de 
l'autre,  indiquent  un  son  intermédiaire  entre  les  deux  sons 
marqués  par  les  lettres  prises  isolément  :  œ'^  indique  un 
son  intermédiaire  entre  œ  et  é  mais  plus  proche  de  œ;  n  un 
son  intermédiaire  en  il  et  o  mais  plus  proche  de  u. 

Les  différents  sens  d'un  mot  sont  séparés  par  des  — . 

Les  mots  en  transcription  phonétique  mis  entre  paren- 
thèses à  la  suite  du  mot  en  vedette  doivent  être  lus  avant  ce 
mot. 

Au  contraire,  les  mots  mis  entre  parenthèses  dans  le 
texte  français  doivent  être  lus  à  leur  place. 

Sauf  indication  particulière,  le  genre  des  mots  patois  est 
le  même  que  celui  du  mot  français  cité  le  premier. 

Pour  mettre  le  lecteur  à  même  de  s'assimiler  rapidement 
notre  système  de  transcription  et  de  se  rendre  compte  des 
avantages  qu'il  présente,  je  donne  ci-après  le  texte  et  la 
transcription  juxtalinéaire  d'une  courte  histoire  que 
M.  Morisset  avait  écrite  en  orthographe  mi-traditionnelle, 
mi-phonétique,  en  1885,  et  envoyée  à  la  Commission 
historique  et  archéologique. 

C'est  un  dialogue  entendu  à  Colombiers  : 

Jean  ?  —  Q_uai?  —  Viens  don  par  là  que  j'  te  conte  eune 
Jâ  ?  —    Kè  ?  —    Fyc      dô  par  la    kè  j   tè     hôt      œn 

affer.  —  Que  m  voulons,  Franças?  —  Eh  ban!  à  la  gran 
afèr.  —     kè     m  vul     u  ,    Fràsa  1  —    E     bà!  a  la  Grà 

Gauberyère    y    m'   avint    demandé    pour    allé  battre   leu 
Gqohèryèr      i     m      ave        dmàdé       pnr     aie      bat      lœ 


XXXVIII  SONS    ET   SVSTH.MIi    GRAPHiaUE 

carrabin  aux   fiots.   —  C   est  vrai,    ton  l'x  ans   v'z  avez 
harahc      ô      fyô.    —   Se     vrè ,     tu    Z:^     à      v^    avé 

r  habitude  de  liallé.  — Eh  bau  !  tu  n'  devinerais  pas  queu 
/      abiiitd     dt    Mlle.   —    h    hà  !  tu  n      d^vinrè      pa     kœ 

tour  qu'i  m'  ont  joué?  Le  jour  deleu  battrie  y  n'  me  n'  ont 
/■//;■  h    i  ni    ô     jiué}  L  jnr   dû   lœ    batri,  i  n    m  tnn  ô 

point  r'causé  et  je  n'  se  pas  pour  quai  Eh 

pwè    rkqo:(ê   é  jù  n  se  pa  pur  kè. . .  (après  réflexion)   É 

ban  !  tu  n'  se  pas  c'  que  j'  voudrais?..  Si  j'  étais  le  bon  Yeu, 
bà!   lu  n  se  pa  s     hù  j     vndrè    ?..  Si  j    été     l    bô   Yd' 

je  frais  v'ni  un  oraige,  mai  un  oraige  comme  jemin  on 
je    frè      uni    d'il     orèj,      nie    œn     orèj        koin       jèniè     ô 

n'n'  a  vu  un  pour  que  toute  1'  erée  et  1'  carrabin  s'  n'  irint 
nn   a  vu   à-,   pur     kt      tut    l    éré    é  l     karabl    s   n    irl 

avau  r  iau.  Et  pé  mai  je  m' trouvrais  a  la  barrière  de  l'aire 
avqo  l  ygo.    É  pé  mè  je  m     Ir-uvrè    a  la  barycr  de  l   cr 

avec  la  puissance  de  pouvai  tout  arrêté.  Y  viérint  m'  dire  : 
avek  la    pivisâs    dû    pîivè      tut    arèté.     I    vyére    m    dir  : 

Oh!  j'  vous  en  prie,  Franças,  mettez  don  voûte  pied  là  pour 
«  Ô  j    vu:^    à  pri,    Fràsa,     nuHé      dô     init      pyê  la  piir 

arrêté  noute  carrabin.   Eh    ban!  tu  n  se  pas  c'  que  j'  trais? 
arête     mit     karabè.  »   E     bà,     tu  n  se  pa    s     kâ  j    frè  ? 

Nenni,  Franças.  — Eh  ban!  tian  r'garde,  j'  frais  ça. 
—    Nâni,    Frâsa.    —  E     bà,    tyà,    rcjard,  j  frè    sa     (Et 
en  même  temps  il  levait  le  pied  le  plus  haut  possible  pour 
manifester  qu'il  aurait  laissé  passer  le  carabin  avec  plaisir). 


SONS    ET    SYSTEME    GRAPHIQUE  XXXIX 

Voici  un  spécimen  d'un  des  parlers  les  mieux  conservés 
du  nord-ouest  de  la  Mayenne.  Le  texte  est  aussi  intéres- 
sant pour  le  folkoriste  que  pour  le  linguiste.  La  légende 
qu'il  raconte  est  d'origine  récente;  elle  est  encore  admise 
dans  ses  moindres  détails  par  les  habitants  du  pays. 

LA    BÊTE    DE   MILVAIN 

PARLER   DE   LA    DORÉE,    CANTON    DE   LANDIVY 

5  étœ^  à  kmàsmà  d  NapoléÔ,  y  avà''  à  Milvè  a  la  Duré  la 
famiy  Lêfœv  u  i:(  été  dé  gâ  éœnfiy,  n  avœ''  k  la  fiy  de  inaryé  ô 
môsyœ  La^ri;  il  te  rû;  l  éiiœ''  étœ<'  môr  dèdpé  déjà  Idth,  kèô  l 
dàxyém  ki  6  àplœ^  môsyœ  gusté  tôbi  mal  ad;  hom  i  n  le  piuè 
maryœf"  s  t(i^  madœhn  Là^ri  ki  dvà''  éritœ''  d  tù.  mé  môsyœ 
gustê  avà''  dâ  l  idé  d  dônàè  ô  ké"  avè  œ  vikêr  a  la  Doré  pas  k  i 
n  avà^  k  œn  mes  dà  s  ta  la,  s  ky  été''  bè  jénèô  paskè  lé  jèô  été 
forsœ^  d  alS  a  la  prèniyœ^r  mes  a  Fujrol,  é  pê  i  vlœ''  dônœ^ 
ètu  œ  lœ^  a  l  ôpita.  il  avœ''  di  a  sô  fêrmycr'  l  gâ  Mêle  d  alà^ 
kri  l  noter  pnr  fèr  d:(  afér,  me  madœhn  Lâ:(ri  n  vulà  pwe  wi 
kâoxiv'^  d  sa  é  défàdi  ô  gâ  Mélè  dé  s  dèrâjà'^  si  n  vida  piué  et 
fntii  a  la  part  apré  la  môr  dé  môsyœ  gusté.  l  gâ  Mêlé  il  u  pœ, 
é  môsyœ  gustê  i  mnri  sa  avè  ré  fè,  apré  avè  di  a  sôfermyà''  k  i 
6  â  rpàtiràK 

n  avœ''  pa  trwa  jû  ké  inàsyœ  gusté  étà^  àtérœ''  kè  l  gâ  Mêlé 
véyà"''  la  bét  dé  Milvè.  s  tœ''  dâ  l  ta  d  la  batri  d  karâo  é  l  gâ 
Mêlé  i  kîi^à'è  dà  sa  sartrJ  pur  garda  sa  gré  d  pœ  dévôlœ.  ôsitœ 
Is  il  tœ^  kîi€à^  la  bét  é  vmv'^,  é pé  é  U  tirœ  sô  dra  é  sa  fé^à'^  kom 
sa  tut  la  nœ',  l  pâv  gâ  n  œ^à''  bujce'',  é  i  muré''  d  pœ. 

kàt  i  sôrté^  l  sèr  œ pti  kè"'  baser,  la  bét  è  l  syœvé'^  déryér  H 


XL  SONS    ET    SYSTEME    GRAPHIQUE 

kàm  œ  gru  €ye  c  5  Je  i  y  avi¥  dpu  drôl,  s  c  ko  n  avœ''  k  li  a  la  va. 
lé  Jèô  ô  ki  Jç  i  kdo:^(b''  n  la  vcyl  pwè,  yœ.  sût  bét  la,  sa  pérnà'^  tut 
sort  de  for  m,  y  aiurè  dé  fc  kê  s  /à"'  kom  ci  gru  ^yè,  d  dot  fè  s  t&« 
œn  venu  lô. 

McJè  ô  sèr  savœ<'  bl  kàt  èl  aW  arivé'',  lé  simtér  ùtœ^  su  la 
rut  de  la  Tâonyce^r,  é  Milvl  su  la  rut  de  Lèvarè.  àt  lé  simtér  é 
l  vihv'j  dû  Mih'è  y  avœ''  l  viWj  dé  la  Bigdtyœ-'r  u  y  avœ^  dœ 
gru  €yl.  kàt  i  s  métê  a  yab(b'yà'^',  la  bét  arivà'^  tu  t  syœt  apré  a 
Milvl.  Mêle  kônésà''  bc  sa,  kàt  iiuayœf  lé  cyè  abœ"yœ^  idi^à^  : 
via  la  bét  Ici  vyè  du  simtér  c  ki  pas  a  la  Bigotyœh-,  é  va  bètœ 
et  là,  é  cl  arivœ''  tu  t  syœt. 

y  avœ''  œ  kurœ  a  la  Duré,  ki  n  avœ''  pwè  frœH  ô;(  yd',  il  avœ^ 
étà^  soldar;  é  il  alœ<^  tuju  a  jva  ô  yœ  pistolè  dà  sô  gusè;  i  vli 
va  s  kè  s  ta'''  k  sa,  é  il  ali  dœ  u  be  trwafê  du  hitœ^  d  Milvê  ô 
sèr,  me  (d'un  ton  effrayant  et  mystérieux  :  )  i  11  di  jème  s  k 
il  avà'''  vu. 

i  parœè  k  la  bét,  kàt  él  avœ^  bl  àbétœ^  Mêle  juek  a  trwa  u 
katr  à'r  du  mate  s  à  rturnœ'^  par  lé  bur  de  la  Doré  u  dmœrà^ 
madœèm  Lazj'i  é  alà'^  a  sa  part,  mé  é  di:(œè  k  s  étœ  pwe  vrœ^  é 
é  n  vulàè  pwe  wi  kdo:(œ^  d  sa . 

l  gà  Mêle  étœ^  vnu  li  dir  pu  d  œn  fè  ski  véyœ  se  li;  madànn 
La^ri  li  di  kè  sa  y  étà'é  œ  bèdïùdo  k  i  véyœ^  kàm  sa,  é  k  é  l  frà'^ 
tivà'è;  cl  î'vili  léjàdarm  dt  la  Tâonyœ^r  é  tu  lé  €asœ  d  la  Doré 
pur  lé  tivà''-.  i  ver  à  tus  œji  se  ré  é  madéhn  Lâ^ri  él  avà'''  fè 
apôrtœ^  du  ve  é  d  l  yào  d  vi  pur  lé  régal œK  y  avà'è  déjà  œ  pti 
mômà  k  i:{  été  a  bœr  kà  l  gà  Mélè  l^  apli,  i  luayœ*'  lé  eyc  d  la 
Bigotyà''r.  i  vèrà  tusdà  la  eartrl  ô  yœfuii.  a  kœtœ<'d  la  mrtrî, 
y  avà''  dé  pyèô£  dû  £hbr  Ici  vue  ju^k  a  la  hé^  de  l  cr.  lé  ^asu  i 
vurà  bétcé  lé  €èôbr  ki  bràlœ'\  pc  la  bét  Ici  pasœ''  tu  l  là  d  la  bé:(, 


SONS    ET    SYSTEME    GRAPHIQUE  XLl 

sa  y  été''  œn  venu  lôé  sa  y  avà^  œngrèo  hœ;  i  tir  ira  tu  dsu  a  la 
fc  nié  i  n  arétirà  re,  la  bét  s  n  ali  sa  s  présœK  kà  lé  easœ  i  viirà 
sa,  la  pœ  lé  prè  é  i  s  an  alirâ  a  rkulô  d  la  eartri  dà  la  méxp  é 
y  un  u  pwc  œ  sœl  dé  yœ  a  œxàè  s  n  aW  avèo  la  pwèt  du  jnr,  i 
burà  tilt  la  nœ^'  é  s  sulirà  koni  dé  kôed.  ô  mate  i  furà  va  eyu  k 
/:{  avè  tirœ^  pur  va  s  q  ave  yu  du  pè  é  s  i^  avê  hyèsœ^  la  bét.  lé 
batô  d  la  héx_  ete  kupà'\  mè  i  n  y  avœi-  ni  pè  ni  sèô.  i  n  vurà  pivè 
d  pa  nd  pu  malgrœ^  k  il  u  pyu  dà  la  nœ<^  é  k  œn  bét  ordinœ^r  n 
ôrœ^  pwè  pu  pasœè  sa  lésœ^  d  tré.  U  €èàbr  par  iiyu  el  tœ^'  vnu, 
n  etm'  pwe  fnlœf  ni  kasœ^  nô  pu.  st  afér  la  sa  yà  fi  du  bru  dà  l 
pè.  pèrson  n  œ:(œ^  pu  pasS'  1  sér  par  la. 

y  avà''  a  s  mômà  la  a  la  Doré  œ  gâ  Labœè  ki  dmérà^'  dà  l 
ba  d  la  Doré;  il  tœ/  fbr  ko  m  œ  jva.  kàt  i  ivi  kâoiœ^  d  sa,  i  di  : 
«  y  vyœ  va  s  ké  s  é  k  sa;  j  te  la  débônrœ'^  be,  mè.  »  //  ali  œ  sér 
a  la  Doré,  bu  œ  pti  pô  d  yâo  d  vi  se  1  gâ  Ubèr  é  pé  i  di  :  «  5  va 
va  s  kè  s  é  »  ;  é  pé  lé  via  parti  vèr  Milvl.  tu  1^  dot  gâ  rye  d  U. 
an  œr  apré  i  rpasi,  il  tœè  byèô  kom  œ  lej  ;  i  ràtri  se  l  gâ  Ubèr 
é  lé  jêô  ki  été  la  i  U  dmàdirà  s  k  il  avœ''  ;  i  n  puvœ'^  snià  pa 
kdo^œ^  telmâ  il  avde^  yu  pœ  :  il  avœ^  vu  la  bét  ki  l  avœè  syu 
dcdpé  Milvè  juek  a  la  Doré,  é  é  n  l  avœ^  kitœ^'  k  a  l  àtré  du  bur. 
i  rbu  œ  pti  pô,  é  i  s  n  ali.  ô  ba  du  bur,  la  bét  se  rme  a  l 
syœvœfi  é  é  U  rmtni  juské  se  U.  U  gâ  Labœ^  il  avœ''  yu  tclmà 
pœ,  k  ifu  oblijœè  de  s  ku-eœ^  an  arivèôé  il  à  mûri  ibi  jur  apré. 

sa  kmàsi  a  fér  pœ  a  madœ^m  La:{ii  ;  é  truvà''  k  sa  n  iurnœè 
piué  bé;  èl  ali  truvœ^  l  kurœK  l  kurà'e  U  di  kè  sa  n  sesrœ''  kè 
kà  èl  èrœ«  fé  s  kè  s5  frà^r  i  vulœK  mè  é  n  vuli  pwe  wi  kâo-^œc 
d  sa  é  é  di  6  kurœ''  k  é  n  H  donrœ^  ren  à  tu.  l  diméôc  d  apré,  l 
kuràè  i  pré-ei  ladsu;  mé  niadœhn  Là'^ri  s  fa^i,  é  U  di  dé  béti^^. 
kom  le  purbilèr  é  la  mé:{ô  d  madœhn  Là^ri  s  tueè,  é  kè  d  se 


XI  II  SONS    ET    SYSTEME    GRAPHIQUE 

kiua''^^ ô  vijà'''  dâ  l  jardrè  du  l'urà'',  niadu'<m  IJi:[ri fé:^œf  vni  du 
môd  pur  rir  du  kurà'''  kât  i  s  purmèmv''  aprc  dinà'<\  U  kurœ''  l 
obUji  a  griyà;'-  se  fuctr,  c  pê  madà'm  Ui::ji,  tu  lé  sâiiuli  ô  5cr  c  fi 
vni  se  hy'  dé  gà  ^i  jwe  du  vyoJô  é  d  la  klérinct  ;  tu  lé  gà  c  lé 
fiy  ki  iiilè  vni  ave  s  ^  i  vule  a  bà'r  é  a  màjà'f  é  i  dàsè  tut  la 
nà'';  sa  yàpé^cy  l  kurà''  d  dormi,  tu  sa  n  sési  kù  kh  l  gâ  Mélè 
i  lési  la  ter  dû  Milvè  pur  fer  valè  wn  ptit  ter  t)  bur  de  la  Doré. 
dùdpé  S  ta  la,  ô  n  a  j unie  lui  rkâo:^(i'''  d  rè.  lé  syœ  Jçi  n  intdrè  pwê 
kn^'r  sa,  i  n  sre  pwc  je,  kar  /:(  myè  nn  ave  bé  vu  d  dot,  yœ,  s 
tà'<'  pivc  rar  dà  s  ta  la  d  va  ôiur  dé  krwa  dé  miitô  n  d  âot  bét 
Ici  s  u  aie  dvà  vu  é  kâ  i^  arivè  dà  lé  vilœy  i  s  méte  a  môti^  dà 
le  nn^ô  u  bè  dà  Z:^  arbr.  faim'  pwè  l:^  ékèniy'.  nié  a  st  œrô  n  vè 
pli  rè  d  koni  sa,  j  sa''  pa  pur  kè'K 

(Conté  par  M.  Lucien  Daniel, 
de  la  Bigottière  en  La  Dorée.) 


ABRÉVIATIONS 


a.  adjectif, 
adv.  adverbe. 
Ah.  Ahuillé. 
Amb.  Ambrières. 
An.  Andouillé. 
As.  Assé  le  Bérenger. 
Ba.  Bazougers. 
c.  conjonction. 

C.  M.  Cattois. 
Ch.  Champéon. 

Cf.  renvoie  à  un  synonyme. 
Ci.  Cigné. 

D.  M.   Dagiiet,    Le  patois 
manceau. 

Dict.    Lavallois    ms.    Qué- 

ruau-Lamerie. 
Dr.  L.     M.  le  D^  Lambert. 

E.  M.     M.  Emile  Moreau. 
Er.  Ernée. 

Ev.  Evron. 

f.  nom  féminin. 

Fo.  FougeroUes. 


Fr.  Fresnay-sur-Sarthe. 
G.     H.  Godbert. 
G.  D.     G.  Dottin. 
Ge.  Gesvres, 
Go.  Gorron. 
Gr,  Grazay. 
H.  Hercé. 
i.  Izé. 

I.  interjection. 
L.  Landivy. 
La  D.  La  Dorée. 
La  P.  La  Poôté. 
La   S.   La  Selle-Craonnaise. 
Lav.  Laval.  • 

L.  D.     M.  L.  Daniel. 
Le.  Levaré. 

Le  D.     Chronique  de  Guil- 
laume Le  Doyen. 
Le  R.  Le  Ribay. 
Lr.  M.  l'abbé  Lardeux. 
Ls.  Lassay. 
M.  Mayenne. 


XI.IV  AHKUVI 

m.  nom  masculin. 

Md.  Montaudin. 

Mo.  Montjean. 

Ms.  Montsûrs. 

ms.  manuscrit  de  la  biblio- 
thèque de  Laval,   10979. 

n.  nom. 

P.  Pail. 

p.  participe. 

pastorale.  Mémorial  de  la 
Mayenne,  t.  IV,  p.  369. 
Les  chiffres  indiquent  les 
vers. 

Pi.     M.  Pigeon. 

pi.  pluriel. 

pr.  préposition. 

s.  singulier. 


ATIONS 

S.     A.     Saint-Aubin-Fosse- 

Louvain. 
S.     D.     Saint-Denis-d'Or- 

ques. 
S.    Geo.     Saint-Georges-le- 

Gautier. 
S.    G.     Saintc-Gemmes-le- 

Robert. 
S.     M.     Saint-Martin -de- 

Connée. 
S.  S.  Sainte-Suzanne. 
S.     T.      Saint-Thomas-dc- 

Courceriers. 
V.  Villaines-la-Juhel. 
\'o.    Vocabulaire    du    Bas- 
Maine. 


INTRODUCTION 

A   L'ÉTUDE   DES    PARLERS   DU   BAS -MAINE 


Voici  ce  qui  frappe  au  premier  abord  un  observateur  des 
patois  du  Bas-Maine  : 

1°  La  prédominance  du  son  à  qui  répond  à  la  fois  à  é,  è 
(lat.  a  libre);  oi  (iat.  ê,  /libre);  i  (lat.  c  suivi  de  palatale); 
ui  (lat.  ô  suivi  de  palatale); 

2°  u  =  eu  (lat.  ô  libre); 

^o  è,  œ  =  ien  (lat.  -en-y, 

4°  ao,  aw  =  al,  au  (lat.  -al-},  ya,  yao,  yaw  =  el,  eau 
(lat.  -ellimi); 

5°  è,  ky,  g,  gy,  hy,  py,  fy  remplaçant  cl,  gl,  bl,  pi,  fl; 

6°  je  ou  ô  pour  nu  sujet  ; 

7°  Les  troisièmes  personnes  du  pluriel  en  -à  (-ent),  -è 
(-aient)  ; 

8°  Le  subjonctif  en  /; 

9°  Le  prétérit  en  i  dans  la  première  conjugaison. 

L'ensemble  de  ces  neuf  phénomènes  donnerait  donc  aux 
parlers  du  Bas-Maine  leur  physionomie  particulière  et  ser- 
virait à  les  caractériser  d'une  manière  générale  et  superfi- 
cielle. 


XLVI  INTRODUCTION 

Si,  d'autre  part,  on  considère  scparcinent  ciiacun  de  ces 
phénomènes,  on  voit  qu'ils  ne  sont  pas  tous  exclusivement 
propres  aux  parlers  du  Bas-Maine  et  qu'on  en  trouve  la 
plupart  dans  d'autres  parlers  français  '  : 

œ  =a  À  Courtisols  (Marne); 

œ  =ê,  ï  en  messin  et  en  wallon  ;  à  Chézard  (Neuchàtel)  ; 

ce  =  ô  suivi  de  palatale,  en  Anjou,  Poitou,  Lorraine, 
Franche-Comté; 

u  =ô  se  rencontre  dans  tout  l'Ouest  et  en  Lorraine. 

t  =  en  à  Crépainville  (Eure-et-Loir),  Couffy  (Loir-et- 
Cher),  Lezay  (Deux-Sèvres)  ^; 

-yaiu  =  -elliitn  a  été  constaté  à  l'embouchure  de  la 
Somme,  à  Athis  fOrne)  5  ;  -yd  dans  la  partie  de  la  Basse- 
Normandie  qui  appartient  au  versant  de  la  Manche^  et 
en  bourguignon . 

La  palatalisation  des  groupes  dont  le  second  élément  est 
/  a  été  constatée  dans  le  canton  de  Vaud,  en  Lorraine,  en 
Anjou,  en  Saintonge,  dans  le  Houlme  (Normandie)». 

je  pour  mi  s'emploie  dans  tous  les  parlers  du  Nord,  à  en 
picard. 

1.  Les  indications  géographiques  sans  références  sont 
tirées  de  W.  Meyer-Lùbke,  Grainiitairc  des  Iniii^^Ncs  romanes, 
traduction  française. 

2.  Revue  des  patois  gallo-romans,  l,  135,  202;  II,  107. 

3.  Revue  des  patois  gallo-romans,  I,  35;  II,  284. 

4.  Joret,  Des  caractères  et  de  rextension  du  patois  nor- 
mand,  p.  112. 

5.  Joret,  ibid.,  p.  164. 


INTRODUCTION  XLVII 

La  désinence  -à  est  usitée  dans  l'Est,  le  Poitou  et  la 
Saintonge,  -e  à  Orléans. 

Le  subjonctif  en  /  est  connu  dans  les  parlers  de  la  Ven- 
dée. 

Le  prétérit  en  /  à  la  première  conjugaison  se  trouve  en 
Bourgogne,  Franche-Comté,  Poitou,  Normandie. 

Il  n'est  possible  de  caractériser  avec  précision  les  parlers 
du  Bas-Maine  qu'en  les  comparant  aux  parlers  voisins. 

La  comparaison  des  parlers  du  Bas-Maine  avec  les  parlers 
voisins  ne  peut  pas  être  faite  avec  la  même  exactitude  pour 
tous;  les  renseignements  sur  le  Haut-Maine,  la  Basse- 
Normandie,  l'Anjou  et  la  Haute-Bretagne  sont  de  valeur 
et  d'étendue  très  inégale. 

Pour  le  Haut-Maine,  nous  sommes  réduits  aux  remarques 
sur  la  prononciation  que  M.  de  Montesson  a  mises  en  tète 
de  son  Vocabulaire  du  Haut-Maine. 

Pour  le  sud  de  la  Normandie,  nous  pouvons  consulter  : 
Joret,  Des  caractères  et  de  V extension  du  patois  normand,  étude 
de  phonétique  et  d'ethnographie,  suivie  d'une  carte.  Paris, 
i883,in-8°. 

Pour  l'Anjou,  le  Glossaire  angevin  de  M.  Ménière  est 
notoirement  insuffisant.  Nous  n'avons  pas  encore  le  glos- 
saire préparé  par  M.  F.  Berthelot,  professeur  à  l'Ecole  nor- 
male de  Melun. 

Pour  la  Haute-Bretagne,  les  documents  sont  plus  nom- 
breux et  plus  précis.  Nous  avons  utilisé  : 

J.  GiLLiÉRON,  Patois  de  Louvigné-de-Bais  (Revue  des 
patois  gallo-romans,  t.  I,  p.  174-176);  —  F.  Berthelot, 
Notes  sur  quelques  patois  d'Ille-et- Vilaine  (Cancale,  Roz, 


XLVIII  INTRODUCTION* 

Songeai,  Trans,  Le  Ferre)  et  du  sud  de  la  Manche  (Mont- 
martin-sur-nier,  Beauvoir,  Curey,  Savigny-le-Vieux), 
Annales  de  Bretagne,  t.  X,  p.  82-105;  —  Cii.  Fougères, 
Le  parler  et  les  traditions  populaires  de  Gennes-sur-Seiche 
(Ille-et-Vilaine),  An)i.  de  Brel.,  t.  XI,  p.  415-441;  — 
F.  Dlixe,  Étude  sur  le  patois  de  Dol,  Ann.  de  Bret.,  t.  XII, 
p.  551-603.  Il  tant  joindre  à  ces  études  imprimées  le 
relevé  encore  inédit  des  parlers  :  de  Pléchâtcl  (lUe-et- 
Vilainc),  dont  je  prépare,  en  collaboration  avec  M.  Lan- 
gouët,  un  glossaire  complet;  —  de  Saint-Marcel,  canton 
de  Malestroit  (Morbihan),  Langueux  (Côtes-du-Nord),  La 
Sellc-en-Cogles  (lUe-et-Vilaine),  que  j'ai  recueillis  moi- 
même;  —  de  Créden  (Morbihan),  qui  a  été  relevé  par 
M.  Langouët;  —  de  Saint-Pern,  Landujan,  Monterfil 
(lUc-et-Vilaine),  que  M.  l'abbé  Pichot  a  présenté  comme 
thèse  de  licence  à  la  Faculté  des  Lettres  de  Rennes. 

Les  observations  de  M.  de  Montesson  sur  la  prononcia- 
tion du  Haut-Maine  pourraient  toutes  s'appliquer  au  Bas- 
Maine. 

Parmi  les  phénomènes  que  M.  Joret  donne  comme  carac- 
téristiques des  patois  normands,  il  en  est  plusieurs  que  Ton 
retrouve  dans  le  Bas-Maine.  Tels  sont  : 

1°  (',  i  =  c  tonique  libre; 

2°  yâ  =  lat.  -elhini; 

3°  er  =:  ar  en  syllabe  initiale. 

Le  patois  du  Houlme  en  particulier  offre  de  plus  les 
phénomènes  suivants  constatés  dans  le  Bas-Maine  : 

1°  (•;  è=o  +  c; 


INTRODUCTION  XLIX 

2°  yœ  =  è  -}-  c  OU  g  -\-  H  ; 

3°  h'  s)'^  py^  h  =  ^^^  i^^  P^'  ^'> 

4°  â  à  la  terminaison  de  l'imparfait. 

Mais  aucun  parler  du  Bas-Maine  ne  présente  les  traits  sui- 
vants propres  aux  dialectes  normands  : 

1°  k  =  c  devant  a; 

2°  £  =c  devant  e,  i; 

3°  /^  comme  article  féminin; 

4°  /^  =  k  devant  yœ,  yé,  u,d; 

<y°  0  =^  a  tonique  libre. 

Les  parlers  français  de  la  Haute-Bretagne  nous 
paraissent  encore  plus  prochement  apparentés  aux  parlers 
du  Bas-Maine  que  les  parlers  normands.  Les  phénomènes 
qui  ne  sont  pas  communs  à  la  Haute-Bretagne  et  au  Maine 
sont  (autant  que  les  relevés  dont  je  dispose  m'ont  permis 
de  le  constater)  en  très  petit  nombre.  Ce  serait  pour  le 
vocalisme  : 

ay  =^  ô  sous  l'influence  d'une  palatale. 

é=  lat.  -ellum. 

èyn  =  lat.  -ïnam. 

Quant  aux  phénomènes  indiqués  par  Gôrlich  comme 
caractéristiques  du  dialecte  breton,  ou  bien  ils  sont  com- 
plètement inconnus  dans  les  patois  haut-bretons  que  j'ai 
recueillis,  ou  bien  ils  se  retrouvent  dans  le  Bas-Maine. 

Au  contraire,  il  y  a  accord  entre  les  deux  groupes  de 
dialectes  pour  le  traitement  de  la  plupart  des  voyelles  et 
"des  consonnes,  et  même,  ce  qui  est  encore  plus  concluant, 

DoTTiN.  —    Glossaire.  .    iv 


L  INTRODUCTION* 

il  y  a  accord  dans  la  variétt:  de  représentation  d'une  même 
voyelle  latine  dans  un  seul  parler.  Le  tableau  ci-après,  qui 
ne  comprend  qu'un  petit  nombre  des  phénomènes  com- 
muns, permet  de  s'en  rendre  compte  si  on  le  compare  aux 
notes  grammaticales  sur  le  Bas-Maine  (p.  lx). 

VOYELLES    TONIQUES 

a  Ça,  à  latins) 

œ  =  a  libre  à  Dol,  Roz,  Songeai,  Trans,  Le  Ferré,  Lou- 
vigné,  Gennes,  Saint-iMarcel,  Pléchàtel,  Créden,  Langueux, 
La  Selle,  Landujan,  Monterfil,  Saint-Pern. 

d  =  il  +  y ,  à  Dol,  Beauvoir,  Roz,  Le  Ferré. 

cen  =  -anam,  à  Dol. 

aw,  ao=al  +  es.,  à  Dol,  Sougéal,  Roz,  Trans,  Beauvoir, 
Le  Ferré,  Louvigné,  Gennes,  Saint-Marcel,  Pléchàtel^  Cré- 
den, Langueux,  La  Selle,  Landujan,  Saint-Pern,  Monterfil. 

yœ  =^-ariuin,  à  Dol,  Beauvoir,  Le  Ferré,  Gennes,  Saint- 
Marcel,  Pléchàtel,  Créden,  Langueux,  La  Selle,  Landujan, 
Monterfil,  Saint-Pern. 

yà'r  =  -ariam,  à  Dol,  Saint-Marcel,  Pléchàtel,  Créden, 
Langueux,  La  Selle,  Landujan,  Monterfil,  Saint-Pern. 

é  =  a  libre,  fr.  è,  à  Roz,  Sougéal,  Trans,  Le  Ferré, 
Beauvoir,  Curey,  Savigny-le-Vieux. 

a  =  -allum,  à  Roz,  Sougéal,  Trans,  Le  Ferré,  Beauvoir, 
Curey,  Savigny-le-Vieux,  Saint-Marcel. 

/;/-:=  baise,  à  Gennes. 

aô  z=:  a  -{-  nasale  entravée,  à  Langueux,  La  Selle,  Plé- 
chàtel. 


INTRODUCTION  LI 

é  (ë,  t  latins) 

we  =d;  libre,  à  Saint-Marcel,  Pléchâtel,  Créden. 

à  =  é  libre,  à  Dol,  Sougéal,  Roz,  Beauvoir,  Trans, 
Le  Ferré,  Pléchâtel,  La  Selle,  Landujan,  Monterfil,  Saint- 
Pern. 

è  =  g' libre,  à  Dol,  Gennes,  Saint-Marcel,  Pléchâtel,  Cré- 
den, Landujan,  Saint-Pern. 

ay  =  é  Ubre,  à  Dol,  Saint-Marcel,  Pléchâtel,  Créden, 
La  Selle,  Trans,  Cancale. 

à  =  é  libre,  cà  Dol,  Sougéal,  Roz,  Beauvoir,  Le  Ferré, 
Pléchâtel,  Créden. 

é  =  é  libre,  à  Dol,  Cancale,  Curey,  Savigny,  Montmar- 
tin,  Gennes,  Langueux. 

è  =  -iculmn,  à  Saint-Marcel. 

ay  =  -iculum,  à  Beauvoir,  Roz,  Sougéal,  Trans,  Le  Ferré, 
Saint-Marcel,  Pléchâtel,  La  Selle. 

fï=  foin,  à  Dol,  Savigny,  Cancale,  Sougéal,  Roz,  Trans, 
Beauvoir,  Le  Ferré,  Gennes,  Pléchâtel,  La  Selle,  Langueux, 
Landujan,  Monterfil,  Saint-Pern. 

an  =  -enam  à  Dol,  Cancale,  Roz. 

fum  =  femme,  à  Le  Ferré. 

é  =  é  sous  l'influence  d'une  palatale,  à  Curey,  Savigny, 
Trans,  Le  Ferré. 

è  (e  latin) 

yœ^=  è  tonique,  à  Roz,  Trans,  Beauvoir,  Dol,  Le  Ferré, 
Gennes,  Saint-Marcel,  Pléchâtel,  Créden,  La  Selle,  Lan- 
gueux, Landujan,  Saint-Pern,  Monterfil. 


LU  INTRODUCTION" 

yaw ,  yao  =  -ellum ,  à  Dol,  Gcnnes,  Saint-Marcel,  Plc- 
châtel,  Crédcn,  Lingueux,  La  Selle,  Landujan,  Montertil, 
Saint-Pcrn. 

à  =  è  suivi  de  palatale,  à  Dol,  Beauvoir,  Roz,  Sougéal, 
Trans,  Le  Ferré,  Gennes,  Saint-Marcel,  Pléchàtel,  Créden, 
La  Selle,  Landujan,  Monierfil,  Saint-Pern. 

ê^  ce  =  è  libre  suivi  de  ;/  final,  à  Gennes,  Saint-Marcel, 
Pléchàtel,  Langueux,  La  Selle,  Landujan,  Montcrfil, 
Saint-Pern. 

ô  ((',  û  latins) 

11^=0  libre,  à  Dol,  Le  Ferré,  Trans,  Sougéal,  Roz, 
Louvigné,  Saint-Marcel,  Pléchàtel,  Créden,  La  Selle,  Lan- 
dujan, Monterfil,  Saint-Pern. 

u  ■=  à  libre  devant  n  non  final,  à  Dol,  Beauvoir, 
Le  Ferré,  Créden,  La  Selle. 

wè,  wé  =  à  suivi   de  palatale,    à  Dol,  Gennes,  Saint- 
Marcel,  Pléchàtel,  Créden. 

pwé  =  ipou,  à  Dol,  Montmartin,  Saint-Pcrn,  Landujan. 

ôy  =  -ucuhmi,  à  Pléchàtel,  Langueux. 

b  {o  latin) 

é  ^=  à  suivi  de  palatale,  à  Dol,  Louvigné,  Gennes,  Saint- 
Marcel,  Créden,  Langueux,  Landujan,  Monterfil,  Saint- 
Pern. 

à:  =  à  suivi  de  palatale,  à  Dol,  Beauvoir,  Le  Ferré, 
Louvigné,  Gennes,  Saint-Marcel,  Pléchàtel,  Créden,  la 
Selle,  Landujan,  Monterfil,  Saint-Pcrn. 


INTRODUCTION  LUI 

^  =  ô  -f-  /,  à  Roz,  Beauvoir,  Le  Ferré,  Gennes,  Landu- 
jan,  Monterfil, 

le  =  loin,  à  Dol,  Beauvoir,  Roz,  Le  Ferré,  Gennes, 
Pléchâtel,  Landujan,  Monterfil,  Saint-Pern. 

à  =  on,  à  Le  Ferré. 

u  (m  latin) 

u  =  u  suivi  de  palatale,  à  Dol,  Beauvoir,  Gennes,  Plé- 
châtel, Créden,  La  Selle,  Landujan,  Monterfil,  Saint-Pern. 

œ,  œ  =  u  suivi  de  n  non  final,  à  Soûgéal,  Beauvoir, 
Gennes,  Saint-Marcel,  Créden,  Langueux,  Landujan, 
Monterfil,  Saint-Pern. 

buii=  buis,  à  Saint-Marcel,  Landujan,  Monterfil,  Saint- 
Pern. 

au 

je  ==  joue,  à  Dol, Saint-Marcel,  Pléchâtel,  Créden,  Lan- 
gueux, La  Selle. 

ku  =  queue,  à  Dol,  Beauvoir,  Monterfil. 


CONSONNES 

k=  k  devant  œ,  à  Dol,  Pléchâtel,  Créden. 

è  =  fy,  â  Dol,  Roz,  Sougéal,  Trans,  Le  Ferré,  Gennes, 
Monterfil,  Landujan,  Saint-Pern. 

^,  ^3'=  f/ initial,  à  Dol,  Louvigné,  Gennes,  Saint-Pern. 

kér  =  cr,  à  Dol,  Le  Ferré,  Curey,  Sougéal,  Roz,  Beau- 
voir, Gennes,  Landujan,  Monterfil,  Saint-Pern. 


LIV  INTRODUCTION 

k  =  cl  final,  à  Savigny,  Gincalc,  Sougcal,  Roz,  Trans, 
Beauvoir,  Le  Ferré,  Landiijan,  Monterfil,  Saint-Pern. 

y  =.  gl  initial,  à  Dol,  Curey,  Sougcal,  Roz,  Beauvoir, 
Montmartin. 

g  =  gl  final,  à  Cancale. 

jv  =  €v,  à  Curey,  Roz,  Le  Ferré,  Gennes. 

by  =  hl  initial,  à  Sougéal,  Le  Ferré. 

b  =hl  final,  à  Curey,  Savigny,  Cancale,  Roz,  Beauvoir, 
Sougéal,  Trans,  Gennes,  Pléchâtel,  Créden,  Langueux, 
La  Selle,  Landujan,  Monterfil,  Saint-Pern. 

py  =  pl^  à  Sougéal,  Le  Ferré,  Pléchâtel,  Créden,  La 
Selle. 

n  =  ny,  à  Le  Ferré,  Gennes,  Landujan,  Saint-Pern, 
Monterfil. 

vlè  =  venin,  à  Dol,  Savigny,  Cancale,  Sougéal,  Roz, 
Trans,  Beauvoir,  Le  Ferré. 

Nous  ne  nous  étendrons  pas  davantage  sur  ces  compa- 
raisons qui  ne  conduiraient  qu'à  des  conclusions  provi- 
soires ou  contestables,  les  documents  nécessaires  pour 
résoudre  la  question  n'étant  pas  encore  assez  nombreux. 

Les  parlers  du  Bas-Maine,  assez  bien  conservés  dans  le 
Nord,  où  les  paysans  se  moquent  encore  de  ceux  d'entre  eux 
qui  emploient  des  mots  français,  sont  dans  le  Sud  de  plus 
en  plus  pénétrés  par  la  langue  littéraire.  A  Montjean,  les 
vieilles  gens  seules  parlent  encore  le  patois;  les  jeunes 
modifient  leur  parler  pour  le  rapprocher  de  plus  en  plus  des 
formes  françaises.  Les  divers  dialectes  se  sont  faits  de  nom- 
breux emprunts.    Une  même  voyelle  latine  est  dans  un 


INTRODUCTION  LV 

même  village  traitée  de  trois  ou  quatre  manières.  Cette 
diversité  de  traitement  provient  sans  doute  aussi  des 
emprunts  faits  à  toutes  les  époques  au  français  littéraire.  Il 
sera  possible,  lorsqu'on  connaîtra  mieux  tous  les  dialectes 
de  l'Ouest,  de  faire  le  triage  entre  toutes  ces  formes  d'ori- 
gine et  de  date  différente.  Je  me  suis  contenté  d'ajouter,  en 
petit  texte,  aux  résultats  de  mes  enquêtes,  les  formes  inté- 
ressantes, tant  pour  la  phonétique  que  pour  la  morpholo- 
gie, que  j'ai  extraites  de  l'étude  de  Gôrlich  sur  les  chartes 
du  Maine  et  du  Dialogue  des  trois  vignerons,  de  Jehan 
Rousson.  Ces  rapprochements  faciliteront  l'étude  historique 
de  nos  parlers. 

Les  notes  grammaticales  donneront  une  idée  suffisam- 
ment précise  des  parlers  du  Bas-Maine.  Elles  ne  dispensent 
pas  le  lecteur  de  relever  dans  le  cours  du  dictionnaire 
toutes  les  particularités  de  phonétique,  de  morphologie 
et  de  syntaxe  qu'il  renferme.  J'ai  tenu  à  distinguer  nette- 
ment les  renseignements  recueillis  depuis  près  de  quarante 
ans  d'abord  par  H.  Godbert,  puis  par  les  membres  de  la 
Commission  historique,  enfin  par  mes  nombreux  collabo- 
rateurs, des  résultats  des  enquêtes  grammaticales  entre- 
prises et  dirigées  par  moi  depuis  trois  ans.  Les  notes 
grammaticales  ne  contiennent  rien  qui  ne  soit  vivant 
aujourd'hui;  le  Glossaire  contient,  au  regard  de  l'usage 
actuel,  de  nombreux  archaïsmes. 

Pour  la  rédaction  de  ces  notes,  j'ai  pris  pour  modèle 
l'étude  sur  le  patois  de  Bourberain,  de  E.  Rabiet. 

J'ai  relevé  moi-même  les  particularités  phonétiques  inté- 
ressantes des  parlers  de  : 


I.VI  INTRODUCTION 

M.  Lucien  Daniel  (La  Dorée),  qui  m'a  fourni  aussi 
quelques  formes  de  Hercé  qu'il  avait  recueillies. 

M.  Delaisis,  étudiant  à  la  Faculté  des  Lettres  de 
Rennes  (Bazougers). 

M.  Launay,  élève  au  lycée  de  Rennes  (Landivy). 

MM.  les  Élèves-maîtres  de  l'École  normale  de  Laval  : 
Agin  (Saint-Georges-le-Gautier);  —  Boudier  (Sainte- 
Gemmes-le-Robert);  —  Chanteloup  (Saint-Denis- 
d'Orques);  —  Dugué  (Lassay);  —  Fléchard  (Champéon); 
—  Gablin  (Le  Ribay);  —  Méricnne  (Cigné);  —  Mézicres 
(Montsûrs);  —  Rocton  (Assé-le-Bérenger);  —  Sablé 
(Saint-Thomas-de-Courceriers). 

De  plus,  j'ai  utilisé  les  enquêtes  faites  par  M.  l'abbé 
Lardeux  au  petit  séminaire  de  Mayenne  sur  quelques  points 
importants. 

Les  conjugaisons  des  principaux  verbes  m'ont  été  four- 
nies par  les  mêmes  collaborateurs  et  de  plus  par  : 

M.  E.  Moreau,  président  de  la  Commission  historique 
et  archéologique. 

M.  Catois,  directeur  de  l'école  de  Sainte-Gemmes-le- 
Robert. 

MxM.  les  Élèves-maîtres  de  l'École  normale  de  Laval  : 
Augustin  (Andouillé);  —  Blottière  (Évron);  —  Chariot 
(Gorron);  —  Chevillé  (Lcvaré);  —  Collet  (Grazay);  — 
Gallienne  (Mayenne);  —  Gaultier  (Sainte-Suzanne);  — 
Gérault  (Saint-Aubin-Fosse-Louvain);  —  Guillou  (Lan- 
divy); —  Hairy  (Ambrières);  —  Jehan  (Fougcrolles);  — 


INTRODUCTION  LVII 

Launay  (Saint-Martin-de-Connée);  — Lelée  (Pré-en-Pail); 
Lesaint  (Gorron);  —  Lhuissier  (Ernée);  —  Morel  (Lan- 
divy); —  Quentin  (Ambrières);  —  Recton  (Mayenne);  — 
Roquet  (Villaines-la-Juhel);  —  Saint  (Ernée);  — Vaillant 
(Gesvres);  —  Vallée  (Izé). 

J'ai  mis  souvent  à  profit  les  renseignements  fournis  par 
M.  Dagiiet,  dans  son  étude  sur  Le  dialecte  manceau. 


NOTES  GRAMMATICALES 
SUR    QUELQUES    PARLERS   DU   BAS-MAINE 


PHONÉTIQUE 

VOYELLES 

Les  voyelles,  libres  ou  entravées,  subissent  comme  en 
français  l'action  des  palatales  et  des  nasales  voisines.  L'ac- 
tion des  nasales  s'est  exercée  même  quand  la  nasale  n'était 
pas  finale. 

Dans  les  syllabes  terminées  en  français  par  une  consonne, 
les  voyelles,  généralement  ouvertes  en  français,  sont  le 
plus  souvent  fermées  dans  nos  patois. 

L'étude  des  mots  empruntés  au  français  et  la  comparai- 
son de  nos  parlers  avec  la  langue  des  chartes  et  du  Dialogue 
des  trois  vignerons^  permettent  de  déterminer  quelques  points 
de  l'histoire  des  sons.  Ainsi  les  voyelles  de  la  série  e  tendent 
vers  à\  celles  de  la  série  o  vers  œ  («;)  om  u;  e  ti  à  tendent 


I.  Les  numéros  renvoient   aux  pages  de    la    huitième 
édition. 


LX  NOTES    GRAMMATICALES 

vers  à,  à;  la  voyelle  latine  ('  suivie  de  pahualc  est  devenue 
e  >  œ  >  a. 

a 

a  libre  : 

>  é  :  pré  prairie,  )ucr  (Mo.)  mère,  pér  père,  paire  (La 
D.),  /vV  clair  (Ch.,  As.). 

è  :  byè  blé,  seigle  (Ah.,  Mo.). 

œ  :  <25rt?  assez,  fœv  haricot,  hv  clef,  ^w  clair,  prœ  pré, 
/'jyô?  blé  (Ch.,  S.   G.),  /)vir  frère,  (;œ  gué,  /^àr  père  (L.). 

é^  :  /Jrt^r,  /ra"';-  (La  D.). 

a  :  ^rt  clef  (S.  Geo.),  Mtà  côté,fihà  fossé  (Mo.). 

a  -f  h  >•  ô  :  jô  joue  (La  D.  Ba.). 

apud  >»  d  avec. 

a  +  a  >  &'')'  :  il  abœ'y  il  aboie. 

a  +  1  >>  rt'  :  ^wÀ"  quelque  (La  D.),  kœkd'  quelqu'un. 

a  +  1  >>  rto  :  7ndo  mal;  >>  att'  :  maio  (La  S.). 

a  +  1  !>  ^  :  wa  mal  (La  D.),  cf.  Lava  Laval  (La  D.). 

-atem  >  é  :  bôté  bonté  (S.  D.,  Ci.,  As.);  >  c  (La  Selle- 
Craonnaise);  >>  e  :  bâte  (S.  Geo.);  >  à?  :  bdtœ  (S.  T., 
Ch.,  S.  G.,  Ms.,  Le  R.);  >  a  :  bôla  (Ls.,  Mo.). 

-are  >  à'  en  général  :  màtœ  chanter  (M.,  Ah.,  Ls., 
Ch.,  S.  G.,  Ci.,  Ms.,  LeR.,  As.);  >  é  :  ^aàlé  (US.,  H., 
S.  T.,  S.  Geo.);  >  il  :  fûctâ  (Mo.). 

-atum  >>  ir,  en  général  :  ^a>ità'  chanté  (M.,  S.  T.,  Ls., 
Ch.,  S.  G.,  Ci.,  Ms.,  Le  R.,  As.);  >  c  :  fûàlc  (La  S., 
S.  Geo.,  S.  D.);  >  a  :  €aôta  (Mo.,  Ah.);  >  c  :  ctè,  àveyè, 
donc,  aie  (Er.). 


NOTES   GRAMMATICALES  LXI 

-a  ta  m  >>  é^  en  général  :  eaàté  chantée  (Ah.,  Ls.,  Ch,, 
S.  Geo.,  S.  D.,  Ci.,  Ms.,  As.,  M.);  >  œ  :  elbià  (L.), 
eabtœ  (S.  G.,  Le  R.),  -à  (S.  T.). 

-atis  ^  é  w  €aàté  vous  chantez. 

eau  se  dit  ydo  (Mo.,  S.  T.,  S.  G.);  yaia,ya  (La  D.,  Ls., 
Ch.,  Ci.,LeR.);3'àKMs.,  As.),yô(Ls.,  C,  S.  D.,LeR.). 

Dialogue  :  tieul  143,  tel;  —  quere  8  car;  — cheux  33  chez; 

—  qiiiaeuque  6  quelque  ;  — -06  avec. 

Chartes  :  nieire,  peires,  queiles,  desqueilx,  telle  ;  —  personal, 
officiai,  officiau,  herifaument,  herltamment,  journal,  joiirnel,  real; 

—  ayve  eau. 

a  entravé  par  1  +  consonne  : 

>•  âo  :  (lot  autre,  €âo  chaud,  pâom  paume,  jvâo,  jibâo 
chevaux  (La  D.) 

aw  :  jvaiu  (La  Selle-Craonnaise). 
A  La  Dorée  on  dit  :  vœ^e  vache. 

Dialogue  :  gendermes  143  gendarmes. 

a  suivi  de  nasale  entravée  : 

<  ad  :  €aô  champ  (Mo.),  di^^ctô  disant  (As.). 

àô  :  €àô  champ  (L.,  S.  T.,  Ls.,  Ch.). 

aà  :  ma  champ  (M.,  La  S.,  S.  Geo.,  S.  D.,  S.  G.,  Ci., 
Ms.,  LeR.). 

h  :  €èd  champ,  hj  ange,  6dô  sang  (La  D.),  kèô  quand  (La 
D.). 

Cette  diphtongaison  de  an  qui  n'est  notée  ni  dans  les 
chartes  ni  dans  le  Dialogue  est  signalée  par  le  grammai- 
rien manceau  Péletier  dans  son  Dialogue  de  l'ortografe  é 
prononciacion  françoèse,    1550,    p.   123  :    «  Vrèi  et    qu'an 


LXII  NOTES    GRAMMATICALES 

Normandie  c  ancous  an  Bretagne,  an  Anjou  é  an  votre 
Meine  iz  prononcet  !'</  devant  /;  un  peu  bien  grossement 
é  quasi  comme  s'il  i  auoèt  aun  par  diftongue,  quand  iz 
diset  :  Normaund,  Nauntes,  Aungers,  le  Mauns,  graund 
chère.  » 

a  suivi  d'une  nasale,  laquelle  subsiste  en  français  : 

>  à'  :  làii  laine. 

è  :  Un  (Le  R.,  Go.,  Ls.),  kapitcn  capitaine  (La  Bazouge). 

a,  suivi  d'une  nasale  qui  tombe  en  français  après  avoir 
nasalisé  la  voyelle  précédente  : 

>  ce  :  péê  pain,  €cê  chien  (Go.,  Colombiers,  Le  Pas). 
lôn  :  mcôn  main,  fèà»i  faim. 

Chien  se  dit  ec  (Mo.),  eyl  (S.  D.),  ^yœ  (Ci.).   On  dit 
eyey  chiens ,  à  Champéon . 

Dialogue   :  chen  chien  99;  plenâre  33,  piaudrc  57,   plaindre. 
Chartes  :  Julian,  Julianne,  deaiie,  Johan,  Joheii,  Jouenne,  Joeiuie. 

a  influencé  par  une  palatale  : 
"^  à  :  hâ  haie,  je  srâ  je  serais. 
éy  :  pêy  pays,  pêy  (La  D.). 
é  :  lés,  laisse, /é/';(^'fresaie  (Ba.). 
é  :  rêj  rage,  erê€  arrache. 

à^  :  ràfj  (La  D.),  sà'^j  sache,    €atà'''n  châtaigne,  kà'''j 
cage,  marec^  marché. 
l  :  bïi,  baise,  embrasse. 

La  terminaison  de  la  T"-"  pers.  sing.  du  futur  est  généra- 
lement ^^(As.,  M.,  La  S.,  H.)  :  €aàtrà\ 
-arium  ^ yày  yà^  :  prùmyœ  premier. 


NOTES   GRAMMATICALES  LXIII 

-aria m  '!;>  yàr,  yà^r,  coùdyàfr  chaudière  (La  D.),  rivyœr 
rivière. 

-iacum  dans  les  noms  de  lieux  >>  œ,  à,  é  :  Kdsé,  Kdsà, 
Kàsé. 

-alium,  aclum  '>e"y  :  travé^y  travail  (L.);  >  rt/(M., 
Mo.)  traval  travail,  portai  portail,  cf.  bal  bail,  béstyal, 
bétail;  >  â  :  pyèmâ  (La  D.)  plumail,  beslyâ  bétail  (La  D.), 
gurnd  gournail,  snâ  senail  (La  D.),  travâ  (La  D.,  H.,  S. 
D.,  Ci.);  >  a  :  trâva  (La  S.). 

-aticum  >  aêj  :  leyaéj  (La  S.);  >■  éj  :  veyéj  (Ls.);  >> 
èj  :  ■y^^'^y  (Ch.,  S.  D.,  S.  G.,  Ci.,  As.);  >  àj  :  veyàj 
(S.  T.,  S.  Geo.,  Le  R.);  >  œ'j  :  veyà^j  (La  D.). 

Dialogue  :  engaige  21  engage,  sauvaiges  116  sauvages,  équi- 
paige  119  équipage,  chergent  99  chargent;  premieux  47  premier. 

Chartes  :  graice,  hommaige,  chaufaige,  domaiges;  —  haillé, 
bailler,  baillée,  adjugées,  derechef,  meité,  assignées,  obligé,  empes- 
cher,  cher;  —  saiente,  doaiere,  saeint;  —  premere,  -ier,  -iere. 


é  libre  : 

>  ae  ifaer  foire  (Mo.),  baer  boire  (Mo.),  avaé  (La  S.), 
avaer  (M.,  As.)  avoir,  maé  (La  S.)  moi,  6aé  (La  S.)  soif, 
krçer  croire  (Mo.),  paer  poire  (Mo.),  vtd^é  vouloir,  apèr- 
stuaé  apercevoir  (La  S.). 

é  :  vè  voie  (Ba.),  vér  voire  (La  D.),  d  (Mo.)  choir,  avé 
avoir  (Ch.,  S.  Geo.,  Mo.),  avér  (Amb.),  mé  moi  (Ls.,  Le 
R.),  syœvé  suivre  (Ls.,  Ch.,  Le  R.),  se  soif  (L.),  vè  voir 
(Mo.). 


LXIV  NOTKS   GRAMMATICALES 

u'é  :  niu-è  moi  (S.  D.). 

wè  :  mwè  mois  (L.),  aviver  (Ls.). 

è  :  viè  moi  (M.,  Ch.,  S.  Geo.,  Ci.,  As.),  pè  poil,  /^  foi 
(La  D.),  avè  avoir  (H.,  Ci.,  Le  R.,  La  D.),  avcr  (Ls., 
S.  D.),  hc  quoi  (Mo.),  dvè  devoir,  falc  falloir  (La  D.),  Jt* 
soif  (La  D.,  H.,  Ci.),  €cr  (P.)  choir,  ve  (M.,  Ah.),  a'  (M., 
H,,  Ah.);  sycevè  suivre  (Ch.,  S.  Geo.,  S.  D.),  ee  choir 
(La  S.). 

^"'  :  }nc",fè\  avê"r,diHu'",fnh"r,pc"r  (Ba.),ké"  (La  D.). 

à  :  ma  (S.  T.,  S.  G.,  Ms.),  awz  (M.),  ta  toi  (Ah.),  aiv'/r 
(L,  S.  T.,  S.  G.,  Ms.,  Ev.),  sa  soif  (Ls.),  syœvàr  suivre 
(S.  T.,  S.  G.,  Ms.,  As.). 

â  :  ma  mois,  va  voie  (S.  T.,  La  D.),  trà  trois,  ////il 
futaie,  ۉr  (La  P.)  choir,  va  voir  (H.),  M  quoi  (Mo.). 

é  :  5^^  soif  (Ba.,  M.,  Mo.,  Ah.,  S.  T.,  S.  Geo.,  S.  D., 
S.  G.,  Ms.,  L.). 

œ  :  krœr  croire  (La  D.),  bœr  boire,  pœr  poire,  rœd  raide, 
avà  2iVo\r  (Ah.),  p-nvœ  pouvoir  (Ah.,  L.),  mœ  moi  (Ah.), 
bœ  bois  (Ah.),  sœ  soif  (Ls.,  Ci.,  Le  R.),  sàf  (Ch.)  syiwœ 
suivre  (Ci.). 

à''  :  fœ!'r  (La  D.),  bS'r  boire,  pœ^r  poire. 

La  terminaison  de  l'imparfait  et  du  conditionnel  est  géné- 
ralement t' (Ci.,  Ms.,  M.,  La  S.).  On  trouve  aussi  a  (M., 
Ls.,  Ch.,  Ge.)  surtout  aux  deux  premières  personnes; 
à  surtout  à  la  troisième  (Ls.,  Ch.,  Ci.,  Le  R.);  c  (H.,  S. 
T.,  S.  Geo,  S.  D.,  S.  G.).  On  trouve  au  conditionnel  -èy 
à  Champéon. 

Dialogue  :  may  moi,  tay  7  toi,  fay  9  foi,  quay  80  quoi,  ray 
14  roi,  frt_y89vois,  Jay  125  dois, —  imrc  26  voire,  tonlesfais  30 


NOTES   GRAMMATICALES  LXV 

toutefois,  poûair  35  pouvoir,  bcilre  57  boire,  sairs  125  soirs, 
trais  140  trois,  sçavair  144  savoir;  —  dormiras  5  dormirais,  étas 
5  étais,  feras  30  ferais,  z;a_yiïjf  6  voyais,  vivâs  7  vivais,  t'a^  6  voir, 
/ra5  30  trois;  —  paes  116  pois;  —  frede  134  froide,  crert;  59 
croire,  set  134  soit. 

Chartes  :  d'ordinaire  on  a  ^  ou  ei;  —  monnaie,  hairs  héritier, 
pouaif,fay;  —  monnaee. 

é  entravé  : 

>>  é  :  mé6  messe. 

à  :  tràfy  trèfle, /ce/'}'  faible  (S.  T.,  Ls.,  S.  Geo.,  S.  G., 
Ci.,  Ms.,  Le  R.,  As.). 
a  :  trafyÇLa  D.). 
Wlam  ^  él,âl  devant  voyelle;  >>  é,  â  devant  consonne. 

Chartes  :  z;/r^e  vierge. 

é  +  nasale  : 

1°  ^  en  :  min  moins  (La  D.). 

l  :  me  moins, /^ foin  (Mo.,  Ls.,  S.  D.,  Ci.,  Le  R.,  As.), 
pye,  plein  (Mo.,  Lav.,  Château-Gontier). 
éè  :  fée  foin  (Ba.). 

œ  :  pyœ  plein  (Ah.,  L.),  fœ  foin  (Ah.  Ch.). 
ly  :  fey  (S.  T.,  S.  G.,  Ms.). 
l^y  ■.fè^''y(S.G.). 
Imi  :  frêôn  (rQm,pyêcn  plein  (Le  R.,  Go.,  Ls.). 

2°  >  (g  :  avœn  avoine,  alœn  haleine, /d'w  femme  (L.,  S. 
Geo.),  pyœn  pleine  (Ah.,  S.  T.,  Ls.,  Ch.,  S.  G.,  Le  R., 
Château-Gontier) . 

ê  :  alen  haleine,  pyhi  pleine  (Ms.,  As.), pèn  peine  (Le  R., 
Go.,  Ls.). 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire.  V 


LXVI  \'OTi:S    C.RAM.MATICALKS 

()  :  fàni  kmmc  (M.,  S.   T.,  Ls.,  Ch.,  S.  D.,  S.  G.,  Ci., 
Ms.,Lc  K.,  As.), 
ô  :  fôm  femme. 
7/  :  /f/;//  femme  (Ls.). 

Dialogue  :  mains  141   moins,  niaiiidres  29  moindres;  avaine 
143  avoine  ;  —  pyermes  116  pleines. 
Chartes  :  femme,  feme,  fennie,  famé. 

c  suivi  ele  palatale  : 

>  îy^  :  nc't'  roi,  hvc  loi. 

g'  :  krét  croître  (Mo.). 

è  :  pê  poix,  kôsê  conseil  (Ba.,  La  D.),  (//v  droit,  /"/v  froid, 
de  doigt,  5<7  seille  (Mo.),  seigle  (S.  T.). 

œ^  :  sœ^g  seigle  (La  D.),  sa''' y  seille  (La  D.). 

ca  :  pê"'  poix,  ^('"  doigt  (Ba.). 

aé  :  Jrtt;)'  seille  (La  S.). 

à  :  dâ  doigt  (Mo.). 

icLilum  <;  né  :  snlac  (La  S.)  soleil,  paraé  pareil  (La 
S.);  >  a' y  :  jo/rt'';'  (Ms.);  >  è  :  /)^//v',  Wt-  (fî.);  >  é  : 
50/^' (Ch.,  Le  R.);  >  ày  :  parày  (L.);  >  a  :  sula  (Mo,, 
k\\.'),sc>la  (S.  T.,  Ls.,  L.). 

tuile  se  dit  lyœl  (La  D.,  Ci.),  /vi/  (Hercé),  /av7  (La  S.). 

Dialogue  :  orailïc  43  oreille;  —  dret  122  droit;  eiidrels  134 
endroits;  c7re//e  69  étroite. 

Chartes  :  .v<;/^/^,  scgîe,  seigle,  siiegJe,  sueigle,  seigle  ;  —  olraie, 
loniays,  olraenl  ;  —  lournaeys. 


NOTES    GRAMMATICALES  LXVII 


è  libre,  è  suivi  d'une  entrave  romane  : 

>>  yé  :  pyér  pierre  (La  D.,  Mo.). 

yœ  :  yœr  hier  (La  D.,  L.),pyœ  pied  (La  D.),  fyœv  fièvre, 
lyœv  lièvre,  pyœj  piège,  pyœs  pièce  (Ba.),  tyœci  (Ch.,  Le  R., 
La  D.),  jyfHr  suivre  (Ba.,  M.,  L.). 

ge  :  gér  lierre  (Ba.),  gér  hier  (Ba.). 

yâ  devant  r  :  Py^r  Pierre  (Lav.), 

ya  :  pya  pied  (Mo.). 

Chartes  :  fié,  fies,  fé,  fieu,  fief;  De,  Dieu;  sevré  suivre,  enseut 
ensuit. 

è  entravé  : 

>>  à  :  gœr  guerre  (L.). 

é  :  mél  (Mo.,  Ci.,  Ms.,  L.)  merle,  mél  nèfle,  gép  guêpe, 
vépr  vêpres,  pré6  presse,  tét  tête. 

yè  :  inyèl  (H.),  merle. 

yé  :  myél  merle  (S.  T.,  Ls.,  Ch.,  Le  R.,  As.,  La  D.). 

ya  :  niyal  merle  (S.  D.). 

à  :  5^;'/)  serpe,  rtrZ'  herbe  (Lav.). 

-ellum  >  jy^ïa  :  nuvyào  (Mo.,  S.  T.,  Ls.)  nouveau, 
pursyâo  porc;  >■  yo  :  nnvyô  ÇL.^;  >•  }'^  :  wwi'j'cî  (As.);  >> 
^'flsti'  :  nuvyaw  (La  S.);  >  j'û^iy  :  niivya-w  (Ah.,  S.  G»);  >• 
ya  :  nuvya,  pursya  (La  D.),  kbrbya,  corbeau,  pierre  en 
saillie  sur  une  cheminée  (La  D.);  >  ào,  a  dans  s'iT^io 
ciseaux,  cjvao  écheveau,  bâo  (Mo,,  S.  Geo.,  S.  G.,  Ms.),  ba 
(La  D.,  Ci.)  beau.  A  La  Dorée  on  dit  ba  à  la  fin  d'une 
phrase,  bâo  devant  une  consonne,  bel  devant  une  voyelle. 


LXVIIl  NOTES   GRAMMATICALES 

On  dit  byâo  à  Lassay,  bô  \  Assc,  hô  à  Chanipéon,  Le  Ribay. 
Fléau  se  dit  fy/i  (H.  Ci.),  Jyaiv  (La  S.),  fyào  (S.  Geo., 
S.  D.,  S.  G.,  Le  K.),fyà  (S.  T.,  Ls.,  Ch.,  As.,  L.). 

Chartes  :  clair,  ceist,  icciU;  — chaslcl,  sacl,  anncl;  —  chasteau, 
chastca,  cisteaux,  joiicaiix,  sceau. 

è  +  nasale  simple  : 

1°  >  S  :  bê  bien,  rc  rien,  Ixè  tiens  (Mo.,  Lav,,  Château- 
Gontier). 

œ"  :  rœ"  rien  (Le  R.). 

è'^  :  ri^  (La  D.),  bè''  bien  (La  D.). 

êùn  :  rcàij,  bèdij  (Le  R.,  Go.,  Ls.). 

yœ  :  myœ  mien,  M'  tien,  5yœ  sien,  celui  (La  D.,  Ba.), 

}'ê  :  Â;éy  z^y?/  (Mo.)  que  je  vienne. 

Devant  une  consonne,  l'adverbe  «  bien  »  se  dit  bé  à 
La  Dorée  :  bé suvà  bien  souvent. 

2°  >>  yà  :  myœn  mienne. 

è  +  nasale  entravée  subit  le  même  traitement  que 
a  +  nasale  entravée  :  vylôd  viande  (La  D.),  vyaôd  (Mo.). 

Dialogue  :  hcns  7  biens,  camhen^G  combien;  — rain  9,  49  rien. 
Chartes  :  couvant,  commendemant,  âeffandre,  dimanche,  dinienche, 
prandre. 

è  influencé  par  une  palatale  : 

>û\  là  lit  (L.). 

àp  :  yà'Py  vieille  (Mo.). 

Dialogue  :  desmes  33  dîmes,  eguiese  33  église. 
Chartes  :  sei\,  deix,  déisme,  preis,  igleise;  —  dei,desme,  me,  seXy 
yglese;  —  lie,  vielles. 


NOTES    GRAMMATICALES  LXIX 


6  libre  : 

<C  œ  :  voici  voleur,  gœl  gueule,  lœ  leur,  pœ  peur,  6œ 
seul  (Ls.,  Ci.,  Le  R.,  La  D.). 

n  :  giil  gueule,  borbu  bourbeux,  p^t,  peur  (Mo.),  mur 
mûre  (fruit). 

En  général  -orem  devient  œ  et  -osum,  «;  on  dit  cepen- 
dant màtn  et  màtœ  menteur,  eer-eu  chercheur. 

Dialogue  ;  malhours  7  malheurs,  loui\  Ions  8,  61  leur,  milloiir 
119,  meillour  14  meilleur,  servitours  29,  84  serviteurs,  suoiir 
115  sueur,  collitour  116  collecteur, /owrowi  141  jureurs,  confcs- 
sour  33  confesseur,  péchours  33  pécheurs,  scandalouse  57  scanda- 
leuse, dangeloux  66  dangereux,  malheurouse  97  malheureuse, 
haichoux  114  bêcheur;  —  irtt7/.v  6  deux,  ^ô^e/o'  122  peur. 

Chartes  :  religions,  lours,  lour,  vendeour,  deous  deux  ;  —  promc- 
teors,  prometoors,  seiguor,  lors,  lor,  procurator,  executors,  monsei- 
gnor,  vendoors,  fauchoors  ]  —  leur,  successeurs. 

à  entravé  : 

>>  œ  :  âyœ  ailleurs  (Ba.). 

0  :  rbt  sentier;  >>  ô  :  ?d  tout  (La  S.). 

Chartes  :  0  tx  ou  :  0  prédomine  jusqu'en  1290;  ou  à  partir  de 
1 290  ;  —  priul,  juste. 

à  +  nasale  : 

>>  w  :  pum  pomme,  /  snm  je  sommes  (Mo.). 

0  :  poin,  j  sont  (Mo.). 

6  influencé  par  une  palatale  : 
>>  îve  :  biue  bois  (Mo.). 


L\X  NOTHS    C.KAMMATlCALtS 

c  :  krc  croix  (Ba.,  La  S.). 

œ  :  krœ  croix  (La  D.). 

-u  eu  lu  m  >-  ày  :  kùtwy  quenouille  (La  D.,  La  S.);  >- 
wc  :  piué  pou  (S.  T.,  S.  Geo.,  S.  D.,  As.);  >  wa'  :  jùniua' 
genou  (La  D.);  >  ivœ  :  pivœ  pou  (Ls.,  Ch.,  S.  G.,  Ci., 
Ms.);  >  u'à"'  :  pu'tf  pou  (Le  R.). 

-ôrium  a  donné  wœr,  luœ  :  îurnwctr  tournoir,  Javiuœ 
lavoir. 

puits  se  dit  pivi  (S.  D.);  pibir  (La  D.);  pi  (S.  T.,  Ls., 
Ch.,  S.  Geo.);  pyœ  (Ci.). 

pluie  se  dit  pyc  à  peu  près  partout;  pyè  (S.  T.). 

Dialogue  :  geiioiuiis  46  genoux. 


6  libre  : 

>  œ  :  rœ  roue,  hœ  bœuf;  rœ  (La  S.,  Mo.). 

yœ  :  ;  vyâ  je  veux. 

Chartes  :  nof;  —  pouciil;  —  poel,  proeve;  —  piiet,  priieve;  — 
seitr,  vciiloil,  vciist;  —  vell,  veil,  viel  veux;  —  ayclle  aïeule. 

ô  entravé  : 

>-  (i  :  kô)i  corne. 

œ  :  tœ  tôt,  pœs  pouce,  grœ  gros. 

'//  :  11(5)  os,  mit  notre,  tàhi  tantôt,  gni  gros. 

Dialogue  :  cosiic  134  corne;  — voutrc  11  votre;  — gracus 
116  gros,  paeuccs  43  pouces,  faeux  95  fous,  caeiippc  93  coupe 
(verbe),  aiimeiisiie  8  aumône,  Uu-iist  9  tôt. 

Chartes  :  iiiimobUs,  niables;  —  iiiiniocblcs,  inoeblcs;  —  imiiiiicbks, 


NOTES    GRAMMATICALES  LXXI 

muehles',    —    iinmeibks,    meibles;    —   inimoibles;    —    inimesbles, 
tnesbJes;  —  notistre,  nous,  groiis. 

o  +  nasale  : 

1°  >>  rt  :  rt  on. 

è  :  le  loin. 

2°  >  ^^  :  dâ'.''in  (La  D.)  dame. 

n  :  iini  homme,  bun  bonne  (Mo.). 

0  :  ont,  bon  (Mo.). 

Dialogue  :  en  45  on,  men  115  mon. 
Chartes  :  demme. 

6  influencé  par  une  palatale. 

è  :  é pé  et  puis  (L.),  k's  cuisse  (H.),  è  œil  (La  D.),  kêr 
cuire  (Ch.),  trè  truie  (S.  T.,  Ls.,  Ch.,  La  D.,  La  S.). 

é  :  tré  truie  (Mo.  Ah.,  S.  Geo.,  S.  D.,  S.  G.),  kés  (Ch., 
S.  Geo.,  S.  D.,  Ci.,  Le  R.,  La  S.),  pé  (La  D.). 

^œ  :y,i«'^,  feuille  (La  D.). 

œ  :  ênœ  aujourd'hui,  nd'  nuit  (La  D.),  dœQ)  deuil,  kœr 
cuire  (Ci.),  €èvrœl  chevreuil,  orsœ  orceuil,  vase. 

œ  :  JaWieuil,  ^^yrœ  chevreuil,  ^^r/cé  cerfeuil  (S.  D.,  Ci.). 

if  :  tra^  truie  (Le  R.). 

a  :  tra  truie  (M.,  Ci.). 

/  :  kis  cuisse  (Ms.),  pi  puis  (Ba.). 

ô  de  focum  :  '^  a  :  fa  feu  (S.  T.),  cf.  y^  jeu  (S.  T.); 
>  aè:faê  (S.  G.);  >  è  :  fé  (As.);  >  a"^  :  fœ'-  (S.  D.);  > 
tt'  :  fœ  (Ci.,  Le  R.,  La  D.,  L.),  ci.  jœ  jeu,  lyœ  lieu  (L.). 

Dialogue  :  nel,  nect,  é,  115,  nuit,  quiets  116  cuits,  quiesces  116 
cuisses,  /)É'5  33  puis,  /)C55('  89  puisse,  pesques  14  puisque;  —  Juin 
loin. 


LXXII  NOTES    GRAMMATICALES 

Chartes  :  oicl,  noire;  —  oel;  —  oiwil;  —  uy,  puisse,  puis;  — 
lou;  —  ku,  iiiileu;  —  lieu;  —  paroeisse. 


On  trouve  la  vieille  forme  fû  fils  (La  D.);  la  forme 
ordinaire  de  ce  mot  est  //. 

/  combiné  avec  n  donne  : 

1°  >  cè  :  Icrj  linge  (La  D.). 

cij  :  !èn  lin,  lèijj  linge  (Le  R.,  Go.,  Ls.). 

èôn  :  eèmlbn  chemin,  vè:m  vin,  Ihn  lin,  6èôn  cinq,  malcou 
malin  (M.,  Amb.,  Ci.,  Le  R.,  Go.,  Ls.). 

2°  >-  in  :  Dialin  maligne. 

i  eu  la  m  >  iy  :  kôniy  corneille. 
Chartes  •.fiiili,fuis,fi{i:^  fils. 

u 

u  libre  : 

>  œ  :  dœr,  dé  dur,  mœr  mûr,  sœ  su,  €iv  chu  (L.),  dœdù. 
œ"  :  )nœ"r  mûr  (Ba.). 

-aturam  est  devenu  -cr  :  kasêr  (S.  T.)  cassure,  âc€irèr 
(S.  T.),  déchirure. 

u  +  nasale  : 

>>  ôc  :  làn  lune,  pyàm  plume  (S.  T.,  Ls.,  Ch.,  S.  D., 
S.  G.,LcR.). 

œ  :  lœn,  pyœm,  prcvn  prune,  œn  une  (Mo.). 
■  b  :  pybm  (Ci.,  As.). 


NOTES    GRAMMATICALES  LXXIII 

u  influencé  par  une  palatale  : 

>  u  :  fru  fruit  (Mo.,  Ba.,  L.). 

i  :  fri  (S.  T.,  Ls.,  Ch.,  S.  Geo.,  S.  D.,  S.  G.,  Ms.),  U 
lui. 

wi  :  bîvihuls  (Mo.,  Ls.). 

-û  eu  la  m  >  uy  :  éguy  aiguille  (La  D.). 
Dialogue  :  asseure  8  assure. 

au 

^  aw  :  a  kaiu/^  à  cause?  pourquoi? 

4o  :  a  kâoz^  (Mo.). 

à  :  €œ^  chose  (Ci.,  La  D.),  kœ  clos. 

aœ  :  €aœ:{  chose  (Mo.). 

à  :  pœ,  peu. 

u  :  ^?/:^,  /)«z^r  pauvre,  hl  queue  (H.,  Ls.). 

û  :  €iiz^  (Mo.). 

Dialogue  :  paeuvres  7  pauvres,  chaeuse  33  chose,  repaes  114 
repos;  — poy  5  peu. 
Charte  :  choiise,  clous. 

VOYELLES     PROTONÎQ.UES     INITIALES 

a 

>  e  :  €erbô  charbon,  €erjœ  charger,  €éru  charrue,  émi  ami, 
émiké  amitié,  néjœ  nager  (Ba.),  évi  avis,  éndo  agneau  (Ba.), 
reiô  raison,  re^^è  raisin  (La  D.). 

è  :  pênyœ  panier,  êmo  agneau,  pépa  papa  (Ls.,  Ch.,  Ci., 


I.XIV  NOTES    GRAMMATICALES 

Le  R.,  As.),  ft'nyà  fainéant  (La  D.),  pi'yœ  payer,  cî'yar  choir 

(Ev.). 
œ  :  ç,œri  guérir  (Cii.). 
tombe  :  jvà  ciieval,  emè  chemin,  eià'  jeter. 

>  0  :  àrtè  orteil,  nbjà'  nager  (La  D.),  dt)mï-''j  dommage 
(La  D.). 

a  :  y  saré  je  saurai,  /  are  j'aurai. 

'u  :  pitpa  papa  (Ls.,  Ch.,  S.  G.,  Ms.,  As.). 

7  :  iijâo,  agneau  (Mo.). 

an  entravé  >*  èô  :  dhnœ,  damner  (La  D.). 

al  entravé  >  aw  :  faweœ,  fiuicher,  eaivdyœr  chaudière. 

Dialogue  :  era  157  aura,  yVr^o»  11  jargon;  — cakhel  116 
cachait;  airas  7  auras;  aini  57  aurait;  — ■  oussi  8  aussi;  —  oiicorcs 
oucorcs  7,  né  encore. 

Chartes  :  graaiitemeut;  —  gaigicrs;  —  saigiioiir;  —  oncores, 
onquores,  enquores. 

/      1 

e  e 

>  é  :  )kyà'  noyer,  mùtyœ,  iiiékœ  moitié,  ki^rvà  crever,  bârbi 
brebis,  fênœ  faner,  uni  hennir  (La  D.),  dêsur  dessous,  l'ua' 
enhui,  aujourd'hui,  viycj  voyage,  ç/iur  (Ch.),  c/iic  (Ls.), 
ytnê  (Le  R.),  glaner,  fimi'  faner. 

tombe  :  dvè  devoir  (Le  D.),  /?;;<i'  peser,  phi'  peler,  d:^ir(V 
désirer,  Ivœ  lever,  sniœ  semer,  vni  venir,  kri  quérir,  iiiléri 
métairie,  mtéyœ  métayer,  rsyœ  reçoit,  simvn  semaine,  rc/n 
rétabli. 

>>  a.'  :  laésyà'  tessier,  tisserand  (La  D.). 

ê  :  peso  poisson  (Mo.),  kréscô  croissant  (La  D.),  ncyiv 
(Mo.)  noyer  (verbe),  c/nc  glaner  (S.  Geo.,  S.  G.,  As.). 


NOTES    GRAMMATICALES  LXXV 

c  :  gêne  glaner  (S.  T.,  S.  D.,  Ms.). 

è"  ipè'^sô  (Ba.). 

lué  :  vzuétur  voiture  (Mo.). 

à  devant  r  :  sàrpâ  serpent,  sârvi  servir,  màreœ  marché, 
ôArfày  cerfeuil,  jârine  germain. 

yœ  :  syœvè  suivre  (La  D.,  H.). 

i  :  miyœ  meilleur. 

y  :  6yu  suivi  (La  D.,  S.  M.,  Fr.). 

H  :  fumél  femelle,  femme,  iispré  exprès,  uspér  expert 
(Mo.). 

è  après  ni  :  mèkërdi  mercredi. 

Dialogue  :  vêla  9  voilà;  fredist  137  froidit;  —  vaisins  53  voi- 
sins, maitié  144  moitié,  baichoux  114  bêcheur;  —  meUlour  116, 
millour  119  meilleur;  —  trasiesnies  133  troisièmes. 

Chartes  -.prandront,  saignour,  saigneur,  signor. 


0  0 


>  è  :  kènoy  quenouille. 

tombe  :  kmàie  commencer;  kmôd  commode,  hnà  com- 
ment, vJar  vouloir  (Gr.),  A-m))'^' quenouillée  (La  D.). 

>>  u  :  fuyœ  foyer,  5ulê  soleil  (Ba.),  f-usœ  fossé,  bnsyào 
boisseau,  kutœ  côté,  dunà  donner,  furmà  froment  (Ba.); 
funnœj  fromage  (Ba.),  miyœ  noyer  (arbre),  iiiiyaiu  noyau 
(La  S.). 

lue  :  wend  oignon  (Le  D.),  kiueye  coyer  (L.),  pwexp  poi- 


son 

0 


îî  :fihâ  fossé  (Mo.),  kûtcî  côté  (Mo.). 
d^  :  œfri  offrir  (Mo.). 


LXXVl  KOTES    GRAMMATICALES 

Dialogue  :   croecifh\  123  crucifier;  —  romùgmkls  68  rossi 
gnols,  voulaiilc  1 19  volonté  ;  —  aeustei  28  ôter,  caeusteiii  côtés, 
scuuUers  46  souliers;  —  canihen  46  combien,  raiiipu  123  rompu; 

—  Jegis  90  logis,  quemnsset  45  connaissait,  velentiers  9  volontiers, 
de7iret  141  donnerait. 

Chartes  :  premct,  demoyseau;  — pramist,  pramislrcnt,prametent; 

—  juste,  mitnbrce  ;  —  oitivcs. 


>>  «  :  luniâ  limas;  ///;/t)  linot,  subyœ  siffler. 

^'  :  x;^;^^,  voisin. 

aë  :  vac\e  voisin  (Mo.). 

Dialogue  :  stihjets  123  sifflets. 

u 

>>  œ  :  dœrœ  durer. 
y  :  5)'œr  sueur  (Mo.,  Ah.). 
é  :  pêrnél  prunelle  (Mo.). 
tombe  :  eké  la  jusque  là. 

Dialogue  :  piume  144  plumé,  rcdement  153  rudement;  — jou- 
tous  141  jureurs. 

au 

>>  œ  :  ^:{yAo  closeau. 

u  :  n^œostr,  ii:(^yœ  osier,  cf.  rw//  rôti. 

wa  :  wa:(yao  oiseau,  îf^~ô  oison  (La  D.,  Ba.). 

e  prothétique. 

>-  <'  :  driÇr)  écrire. 

Un  c  prothétique  s'est  ajouté  à  :  ekrc  crin,  esïOè  suint. 


NOTES  GRAMMATICALES  LXXVII 


VOYELLES    PROTONIQUES    NON    INITIALES 


a 


â  :  avalâ^ô  avalaison,  pente  (H.). 
é  :  donéxp  donation. 

Dialogue  :  arraiché  50  arraché;  —  équierei  59  éclairer. 
Chartes  :  dounoison  donation. 


a  devant  r  :  dîvartî  divertir. 
é  :  àvéyœ  envoyé. 

Dialogue  :  coUitour  né  collecteur,  vermeniers  10  vermine. 
Chartes  :  appeulé;  —   ensevant  ensuivant;   —   ensivant; 
demoyseau. 


u  :  apnt€œ  approcher. 

Dialogue  :  aprechei  122  âpT^rocher ;  paressiens  80  paroissiens; 
-  voulante  119. 
Chartes  :  requenut,  requenurent ;  —  renuncans,  priurte. 


U 


àrœniœ  (La  D.),  âryœmé  (H.^  enrhumé. 
Dialogue  :  éciiîc  né  écuellée. 


LXXVin  NOTRS    GRAMMATICALES 


LA    VOYKLLH   è 


Dans  nos  dialectes  comme  dans  le  français  de  Paris,  Vu 
(«•muet  français)  tombe  assez  régulièrement;  il  n'est  guère 
conservé  que  dans  deux  cas  : 

I"  quand  sa  chute  laisserait  en  contact  trois  consonnes 
ou  davantage  (Voir  M.  Grammont,  La  loi  des  trois  con- 
sonnes, dans  les  Mémoires  de  la  Société  de  linguistique  de 
Paris,  t.  VIII,  p.  53-90).  Les  lois  de  la  chute  de  è  dans 
le  dialecte  manceau  ont  été  bien  étudiées  par  M.  Dagiiet 
(^Le  patois  mameau,  p.  3 1-33),  auquel  nous  avons  emprunté 
quelques  exemples. 

I.  Groupe  de  deux  consonnes  :  è  tombe  toujours. 

h  vîil  vu?  Que  voulez-vous? 

il  s  et  i  le  il  é l  gâ?  Où  c'est-il  qu'il  est,  le  gars? 

/  5  sdavi  b?  vitnià.  Il  se  sauva  bien  vite. 

/  si  hèn  ûrœ  d  n  avè  pivè  d  mâo.]c  suis  bien  heureux  de  n'avoir 

[point  de  mal. 
t'^  avé  lé  jvœ  tu  fè  nèr.  \'ous  avez  les  cheveux  tout  à 

[fait  noirs. 
6  tu  vyœ.  Si  tu  veux. 

kà  s  et  i  (i  i  vd  vni?  Quand    c'est-il     qu'ils     vont 

[venir? 
y  se  Ipu  graô.  Je  suis  le  plus  grand. 

fâorè  h  n  ô  s  n  âj.  Il  fluidrait  qu'on  s'en  aille. 

n.  Groupe  de  trois  consonnes;  on  conserve  un  é  entre  la 
première  et  la  seconde  ^cs  trois  consonnes  : 


NOTES    GRAMMATICALES  LXXIX 

kàt  al  vu  mè  l  ràr?  Quand  allez-vous  me  le  ren- 

[dre? 
je  l  pre.  Je  le  pris. 

di yi  ké  j  vye.  Dis  lui  que  je  viens. 

5  é  ma  Ici  té  1  di.  C'est  moi  qui  te  le  dis, 

Aorèfalu  kè  v:(  aljyé.  Il  aurait  fallu  que  vous  alliez, 

i  m  di  de  n  pwl  vni.  Il  me  dit  de  ne  point  venir. 

6ti  la  dô  ké  j  vu  kâo:(^.  Celui  dont  je  vous  cause. 

lavé  l:(  âot  vér.  Lave  les  autres  verres. 

è  di^è  hé  s  îcpiuè  vrè.  Elle  disait  que  ce  n'était  point 

[vrai . 

je  n  pœ  kôprârê  l  gà  €U7^,  Je  ne  peux  comprendre  le  gars 

[Chose. 

tupœ  pràré  st  dot  la.  Tu  peux  prendre  cet  autre-là. 

kà  5  et  i  ké  5  té?  Quand  était-ce? 

III.  Groupe  de  quatre  consonnes  ou  davantage;  on  con- 
serve deux  é  :  l'un  entre  la  première  et  la  seconde,  l'autre 
entre  la  troisième  et  la  quatrième  : 

kà  vyœ  tu  kè  j  té  l  don?  Quand  veux-tu  que  je  te  le 

[donne? 

kè  ké  V  dit  dé  stêfumél  la  ?         Que  dites-vous  de  cette  femme- 

[là  ? 

k  vat  i  kbr  férè  6té  bétà  là?        Que    va-t-il  encore   faire  ce 

[bêta-là? 

Particularités  relatives  à  r.  Il  ne  subsiste  jamais  à'é 
entre  r  et  la  consonne  suivante.  Ainsi  : 


LXXX  NOTES    GRAMMATICALES 

Quand  Kl  picniicrc  des  consonnes  est  un  ;■,  !'<'  se  pince 
ciitre  hi  deuxième  et  la  troisième  consonne  : 

vyct  ikôr  mè  kri  anwi?  Vient-il  encore  me  quérir  au- 

[jourd'hui? 

Quand  la  troisième  consonne  d'un  groupe  de  cinq  con- 
sonnes est  un  ;■,  le  second  è  est  conservé  devant  Vr  : 

hàt  al  Vit  iHc'  lu  nnùnœ?  Quand  allez-vous  me  le  rame- 

[ner? 

Quand  la  cinquième  consonne  d'un  groupe  de  six  con- 
sonnes est  r,  on  conserve  un  troisième  è  devant  IV  : 

atà  kèj  tê  le  rmuj.  Attends  que  je  te  le  remue. 

Par  analogie,  quelques  verbes  commençant  par  re- 
prennent  dans  certains  dialectes  tV,  même  au  commence- 
ment d'une  phrase  ou  après  une  voyelle  :  èrsœp  recèpe, 
recommence;  vycé  tu  èrsàpà  v^vch-xm  recommencer? 

2°  Quelquefois,  à  la  fin  d'une  phrase,  en  particuUerdans 
les  noms  désignant  des  personnes,  quand  on  laisse  traîner 
cette  fin  de  phrase.  Dans  ce  cas,  on  prononce  pérê^  mèrèy 
frén\  Jaiictê  en  mettant  un  accent  de  hauteur  sur  l'avant- 
dernière  syllabe. 

REMARQ.UE  SUR   LA   NASALISATION 

La  nasalisation  complète  ou  partielle  d'une  voyelle  est 
assez  fréquente  dans  le  voisinage  d'une  nasale. 


NOTES    GRAMMATICALES  LXXXI 

Une  voyelle  suivie  d'une  double  nasale  se  résout  en 
voyelle  nasale  +  n  :  an  Anne,  nàiiêt,  nàno,  Nanette,  Nanon. 

Une  voyelle  suivie  d'une  nasale  ét3^mologiquement  simple 
est  souvent  nasalisée  :  lœn  lune  (Mo.),  bon  bonne  (Mo.), 
poni  pomme  (Mo.),  kordônyœ  cordonnier,  Ônô  oignon; 
ti^âfn  tisane  (La  D.). 

La  nasalisation  s'est  parfois  introduite  :  i°  après  une 
nasale  :  mekérdi  mercredi  (Ba,),  mexp  maison,  me  ké  mais 
que,  aussitôt  que,  jèml  jamais;  2°  ou  même  sous  l'influence 
de  la  voyelle  nasale  delà  syllabe  suivante  :  r^-J  raison  (L.), 
sc:^ô  saison;  3°  par  analogie  avec  des  mots  contenant  une 
voyelle  nasale  :  jœdi  jeudi  (Marcillé). 

l'hiatus 

L'hiatus  serait  assez  fréquent  dans  nos  parlers  où  les 
consonnes  finales  sont  tombées  plus  régulièrement  qu'en 
français.  On  l'évite  assez  soigneusement  entre  deux  mots 
étroitement  unis  par  le  sens.  Dans  ce  cas,  pour  que  deux 
voyelles  appartenant  à  deux  mots  différents  ne  soient  pas 
en  contact,  on  élide  la  première  de  ces  voyelles  ou  on 
sépare  les  deux  voyelles  par  une  consonne. 

i)  Élision.  L'élision  suit  les  mêmes  lois  qu'en  français. 

2)  Litroduction  d'une  consonne,  souvent  analogique. 

y. 

y  a  pa  le  a  yalà  il  n'y  a  pas  loin  à  aller  ;  ;  y  é  di  de  yi 
donà  je  lui  ai  dit  d'y  donner;  /  gà  Ynjén  du  Yu  le  gars 
Eugène  du  Houx;  ;  é  yu  j'ai  eu;  k  lu  yay  (Ge.)  que  tu 

G    DoTTiN.  —  Glossaire.  vi 


LXXXII  NOTKS    (IRAMMATICAI.F.S 

ailles;  im  yalô,  iv/  ytilc  ik)lis  allons,  vous  allez;  môtô  \i 
montons-y;  c  yii?  et  où?  (Mo.),  sa  V(-7<r  c'était  (La  D.), 
pwê  œ  sà'l  dû  yd\  pas  un  seul  d'eux,  d'entre  eux. 

j  é  (jii  j'ai  eu  (S.  T.,  S.  Geo.,  S.  D.,  S.  G.,  Ci.,  Ms., 
LcR.,  As.),  é  ffii  ?  et  où?  (Mo.). 

/  : 

la  Jujdèycr  la  Huchedéyère;   l  c/i  Jujdc  le  gars  Huchedé. 

Il  : 

■y^  aie  11(1  pràr  si  v  vnlc  vous  allez  en  prendre  si  vous 
voulez;  atrap  nà  attrapes-en;  /  nâ  perdi  1  abitud  il  en  perdit 
l'habitude;  j  ô  t  i  un  du  pyt^i  avons-nous  eu  du  plaisir! 
(La  S.),  d'après  j  Cm  u  nous  avons  eu;  /  anc  d  a  napnié 
l'année  d'après  (La  S.);  a  )i  œ  inclr  à  un  mètre;  dé  n  ordi- 
ner  d'ordinaire;  se  ne  ses  haims,  ses  hameçons. 

t  : 

/  avô  t  i  yii  du pyé:^i  !  avons-nous  eu  du  plaisir! 
(' //  /  Aosit  et  lui  aussi.  On  dit  de  même  isit  ici. 

h- 

sak  é  bâo  c'est  beau  (ça  qui  est  beau). 
6ah  a  gâta  ça  a  gâté,  coulé. 

^  : 

sè:{  om  cinq  hommes,  sà:{^  om  cent  hommes. 

fâo  la'^  amnœ  faut  l'amener,  don  nià:^  à  donne-m'en. 

y  ïd\  i  é  di  je  leur  ai  dit. 

y  d'^  u  j'ai  eu. 

œn  dêmii  ^"'^  une  demie-année,  une  année  moyenne. 

pdx  cl  pœ  peu  à  peu. 


NOTES    GRAMMATICALES  LXXXIII 


CONSONNES 


Dans  nos  parlers,  le  k  est  d'ordinaire  palatal  devant  : 

œ  :  kœr  cœur  (M.,  Ah.,  La  D.),  hœlî  quelque,  kœtà 
quêter  (L.). 

u  :  kiirà  curé  (M.,  Ah.,  La  D.). 

é  :  lés  cuisse  (M.),  hér  cuire  (M.),  hétœ  quêter  (Ah.). 

è  :  hètœ  quêter  (M,,  La  D.),  bukè  bouquet  (M.),  mais 
à  Landivy  :  bukœ. 

l  :  hèt  quinte  (M.). 

œ  :  £aliœ  chacun,  mais  kœkœ  quelqu'un, /é  nn  é  k  œ  je  n'en 
ai  qu'un. 

Comme  on  le  voit,  on  peut  regarder  la  palatalisation 
devant  i,  œ,  u,  e,  ê,  œ  comme  régulière.  M.  l'abbé  Lardeux, 
qui  a  fait  une  étude  approfondie  de  la  palatalisation  dans  le 
dialecte  de  Mayenne,  a  dressé  une  liste  des  mots  qui 
offrent  le  k  vélaire.  Ce  sont  :  i°  les  formes  françaises  ou 
patoises  de  tous  les  verbes  en  -ke,  à  l'infinitif,  au  participe 
passé  et  à  l'imparfait.  Les  noms  de  la  même  racine  que  ces 
verbes  ont  au  contraire  la  palatale.  On  dit  klake,  mais  kJaJsèt  ; 
eike,  mais  sikèt;  kroke,  mais  krol^è,  krokèt;  parke,  mais  parkè; 
plake,  mais  plakêt;  pike,  mais  pikc,  pikèt;  roke,  mais  rokè; 
sake,  mais  sakè;  take  mais  takè;  trake,  mais  traJsê;  turke, 
mais  tiir^ê,  turkét.  Les  verbes  en  kete  ont  toujours  la  pala- 
tale :  parkète,  palîète,  traJcéte. 

2°  les  adjectifs  en  -œ  dérivés  de  verbes  :  krakœ,  €ikœ, 


LXXXIV  N'OTHS    GRAMMATICALES 

plakiv,  pikâ'.  Si  on  prononce  la  terminaison  œr  au  lieu  de 
ci  on  palatalise  ou  non  le  k  :  krakàr  et  krakàr,  éikàr  et 
£iJçiYr,  plakivr  et  plakœr,  pikàr  et  plkch'.  Remarquons  que 
les  noms  en  Içà'r  au  contraire  ont  toujours  la  palatale  : 
li^dr,  ^ivr. 

Au  contraire  de  ce  qui  se  passe  devant  a,  le  k  n'est 
jamais  palatal  devant  i\ 

c  >>  ^  :  €erfœ  cerfeuil. 

€  est  devenu  j  :  ajvà'  achever,  jvâo  cheval,  jvc  chevet, 
jvœ  cheveu,  rvàj  revanche,  ajliv  acheter. 

€  est  devenu  s  dans  se  chez  (L.). 

ev  >>  jil'  :  àjil'in  angevine,  jiviy  cheville,  j-iva  cheval 
(La  D.),  jil'd'  cheveux  (La  D.,  La  S.). 

c  intervocalique  a  disparu  dans  :  /  dyà  ils  disent,  i  dyè  il 
disait. 

Un  k  s'est  introduit  dans  :  ;///-  nid. 

cr  est  devenu  çr  :  sgrè  secret. 

Dialogue  :  diant  22  disent. 

Chartes  :  dissaiis;  —  segretaiu,  segretaiiwrie. 


Le  g  est  palatal  dans  les  mêmes  cas  que  k,  c'est-à-dire 
devant  : 

é  :  cféri  guérir. 

è  :  gê  gai,  drogè  droguet,  bogê. 

œ  :  làgd'r  langueur. 

Il  est  vélaire  à  l'infinitif,  au  participe  passé  et  à  l'impar- 
fait des  verbes  en  ge,  à  l'exception  de  kôjugc  et  ûlage.  Ce 


NOTES    GRAMMATICALES  LXXXV 

dernier  prend  la  palatale  devant  ê,  é,  e,  à,  ô.  D'après 
M.  Lardeux,  g  est  encore  vélaire  dans  la  terminaison  des 
adjectifs  en  -eur  prononcée  œ  :  blagœ,  bastrègœ;  palatal  ou 
vélaire  dans  cette  même  terminaison  prononcée  œr  :  bastrè- 
gœr,  bastrëgœr,  blagœr,  bJagœr.  Mais  les  noms  en  gœr  ont 
toujours  la  palatale  :  rigœr,  ligàr,  làgàr. 

g  n'a  pas  persisté  dans  rel  règle,  à  re  en  règle,  en 
moyenne. 

X 

>  6  :  Alesàdr  Alexandre,  uspér  expert  (M.),  a  l  uspré 
exprès  (M.). 

t 

t  suivi  de  i  consonne  se  combine  avec  lui  pour  donner 
k  :  kè  tiens,  Jçéd  (S.  T.,  Ms.),  kœd  (S.  D.,  Ci.)  tiède, 
méJsœ  moitié,  bikao  couteau, pikœ  pitié,  kèr  tiers  (Ah.),  katr 
théâtre  (H.).  Ce  phénomène  ne  se  produit  pas  à  La  Dorée, 
Saint-Thomas,  Champéon,  Saint-Georges,  Le  Ribay,  Assé, 
où  l'on  dit  :  tyê,  iyœ,  tyô^n  tien,  tienne. 

tn  >>  kii  :  knay  tenaille. 

Chartes  :  ressons,  servige. 

d 

d  suivi  de  i  consonne  se  combine  avec  lui  pour  donner 
g  :  gaby  diable,  gœ  Dieu. 

Ce  phénomène  ne  se  produit  pas  à  La  Dorée  :  dyab. 
d  +  c  >  /  :  nijœ  nicher,  denijœ  dénicher. 


LWXVI  NOTES    GRAMMATICALES 


Sîl)  >>  £Û>  :  €ûùr;  >>  sx  :  s\(vr  (Ah.),  sueur  (L.). 
sk  >>  ck  :  jnek  jusque. 

Chartes  :  sisses,  chausses,  dcsus,  ussé;  — pramistretit,  protnislretit; 
—  jusche  que. 

\. 
z  >>  y  dans  jijyé  gésier. 

P 

p  se  change  en  h  devant  :^  :  b:{œ  peser,  ab::àti  appesantir, 
^^a"  pesant. 

p  +  i  consonne  a  donné  /  dans  soefj  sache  (La  D.),  sans 
doute  sous  l'influence  des  subjonctifs  en  /. 

b 

>  p  :  pck,  f.,  bec. 
b  subsiste  :  eàbr  chanvre. 
hn  >>  mn  :  ninityir',  bénitier  (La  D.). 
b  intervocalique  est  tombé  dans  :  dcr  devoir,  j  dire  je 
devrai. 

b  final  tombe  :  sû'i  suif  (La  D.). 

Chartes  :  or/c/z/Y  octobre,  sabmedv,  sahiiindi  samedi. 

V 

V  intervocalique  tombe  :  niivc,  ntici'i  niau\ais,  i  pivà  ils 
peuvent. 


\OTES    GRAMMATICALES  LXXXVII 

Dialogue  :  poiiaint  6  pouvaient,  poûair  35  pouvoir,  poiïet  45 
pouvait. 

V  final  tombe  :  uti  chétif,  bœ  bœuf,  nœ  neuf  (nombre), 
ksi  lessif. 

m 

m  est  conservé  dans  :  nul  nèfle. 

n 

n  combiné  avec  i  consonne  devant  une  voyelle  a  donné 
n  :  pènœ  panier,  dènœ  a  gœ  denier  à  Dieu,  pritnœ  prunier,  ne 
niais,  ne:(œ  niaiser,  foire  des  niaiseries,  manér  manière. 

Il  s'est  ajouté  à  l'initiale  de  quelques  mots  commençant 
par  une  voyelle  :  cfn  e,  U  ni  un  haim,  le  haim,  œn  as,  la 
nàs,  une  anse,  l'anse;  nô,  nà  on;  nàveyœ  renvoyer,  nàportœ 
emporter,  œn  inâo,  le  ninào,  un  agneau,  l'agneau. 

nd  >•  n  :  /  reponâ  ils  répondent,  /  reponè  je  répondais. 

Dans  les  verbes,  le  groupe  nr  ne  souffre  pas  l'intercala- 
tion  d'un  d  :  tàr  tendre,  hrèr  craindre  (Ba.),y  lîré  je  vien- 
drai et,  par  analogie  :  pràr  prendre,  atàr  attendre,  kôpràr 
comprendre,  mais  on  dit  :  di{  pè  tàdr. 

gn  est  souvent  réduit  à  n  :  sinœ  signer,  asinœ  assigner. 

Il  en  est  de  même  de  en  :  sinar  cygne. 

n  >>  /  :  ■y/è  venin,  limero  numéro,  àvlimœ  envenimer. 

Chartes  :  proloiiigmée;  —  conipeiion,  seinor;  —  tesmoin;  —  inig, 
îieng;  —  reuoicierenf,  renoice  renonce;  —  arme  àme,  Estienuvre 
Etienne. 


LXXXVlll  NOTES    GRAMMATICALES 

/ 

/  final  tombe  :  /  il,  avri  avril,  siilc  soleil,  varvic  vermeil, 
mite  a  myc  mouche  à  miel,  nivè  (Ba.),  }nva  (La  D.)  Noël, 
^(r  deuil,  jva,  jiva  cheval  (La  D.),  sœ  seul,  6œ  sel  (La  D.), 
fyè  fiel  (La  D.). 

Dans  les  groupes  dont  le  second  élément  est  /,  /  est 
devenu  y  dans  presque  tous  les  dialectes. 

M  initial  ou  intérieur  >>  hy,  employé  concurremment 
avec  h  à  La  Selle-Craonnaise  et  à  Montjean. 

>  h  :  kàr,  clair  (La  D.),  ^r  (M.),  h^  clos  (La  D.),  hô, 
^aclef(M.,Ls.,  S.  G.,  Ci.,  Le  R.),  ^V(Ba.,  S.  T.,  S.  D., 
Ms.,  As.),  ha  (S.  Geo.),  Im  clou  (La  D.),  àhuin  enclume 
(Ba.,  La  D.). 

kl  final  ^  k  :  ôk  oncle,  à  La  Dorée. 

gl  initial  ou  intérieur  >>  gy,  employé  aussi  bien  que  g 
à  Montjean. 

>■  g  :  sâgà'f  sanglier,  ganœ'',  génœ^,  gœnce''  glaner  (La  D.), 
ga-o  gland,  gas  glace. 

gl  final >>ç  :  ôg  ongle,  à  La  Dorée; ailleurs  ôg  (Ba.,Mo.). 

gl  >  V  (Ah.)  :  ày,  cf.  scy  seigle  (S.  T.)  yamv,  yaô,  yaé 
(Ch.,  S.  Geo.,  S.  D.,  S.  G.). 

gl  subsiste  devant  /  :  glisœ  glisser  (Ah.). 

pi  initial  ou  intérieur  >>  py  :  pyas  place,  pyè  plein,  pycï'u 
pleine  (M.),  pyœiii  plume,  pyé  pluie,  àpyi  emplir  (Ba., 
La  S.),pyn  plu,  pyeyœ  plier  (H.),  pyé:^i  plaisir. 

/)/ subsiste  devant  /  :  pliyà'  plier. 

>»  p  devant  u  :  pu  plus,  cï.  punuï  plumail  (Md.);  — 
devant  /  :  àpi  emplir  (La  D.). 


NOTES    GRAMMATICALES  LXXXIX 

pi  final  '> p  :  eg^àp  exemple  à  La  Dorée;  >  py  :  eg:(àpy 

(La  S.). 

bl  initial  ou  intérieur  >•  by  :  byœ  blé,  tnibyœ  troubler, 
iiuby  double,  àsàby  ensemble,  prtvaby  probable,  sàbyaby 
semblable,  subyœ  sifiler,  byà  blanc,  byàmœ  blâmer. 

bl  est  conservé  à  Cigné  et  Le  Ribay  dans  blœ  blé,  blœ  bleu. 

bl  final  >  b  :  àsàb,  fœb  à  La  Dorée;  ailleurs  fœby. 

fi  initial  ou  intérieur  >/;'  :/yœr  fleur,  fyétri  flétri,  ^ô/j'ffe- 
gonfler,  rt/)'à'  enÛQr,fyàb  flamme, /)'^  fléau  (H.,  Ci.),  fyâo 
(S.  Geo.,  S.  D.,  S.  G.,LeR.),/_yô(S.  T.,  Ls.,  Ch.,  As.), 
fyutrûùtQ(S.D.,  Ms. ),  fyœt  (Ls.,  Ch.),fyœtr  (S.  G.,  Ci., 
As.). 

fi  final  >•/  :  trcv''/  à  La  Dorée,  ailleurs  ti'œfy. 

Dialogue  :  peantei  50  planter,  heanu'i  56,  p^flce  89  place, 
heanches  116  blanches;  —  avoguies  78  aveugles,  piétines  né 
pleines,  eqmere\  59  éclairer,  (j;//V/:J  59  clefs,  ^f«/j  68  plaisir, 
quîochei  139  clocher,  boiter,  pmm^  144  plume,  eguiese  33  église, 
endiabées  106  endiablées. 

l'^  r  :  artyœ''r,  litière  (La  D.). 

/  >-  n  :  nànmà  nullement  (La  S.). 

/  initial  se  combine  avec  /  consonne  suivi  d'une  voyelle 
pour  donner  y,  g  :  ô  yœ  dé  au  lieu  de  (Mo.),  gœvr  lièvre,  à 
côté  de  yà'vr,  gér  lierre,  gèt  layette,  tiroir.  Ce  phénomène 
ne  se  produit  pas  à  La  Dorée  :  lyér,  lyèt,  lyœv. 

Entre  a  et  une  consonne,  /  s'est  vocalisée  en  0  ou  en  w  : 
âof,  aiut  autre;  nuvyâo  nouveau, /mo  chevaux. 

A  La  Dorée,  il  n'y  a  pas  de  trace  de  /  au  singulier  de 
noms  en  -allum,  -ellum  :  nuvya,  jva.  Ailleurs,  le  singu- 
lier a  été  refait  sur  le  pluriel  :  nuvyâo,  jvâo. 


XC  NOTFS    GRAMMATICALES 

Apres  une  voyelle  autre  que  a  et  devant  une  consonne, 
/  vocalisé  se  combine  avec  la  vovellc  précédente  :  pœs 
pouce,  jvâ'  cheveux,  fû  fils. 

Dialogue  :  paeuces 4-^  pouces,  faeux  95  fous. 
Chartes   :  Jiu:^,  fi'il\,  f^il,  f'^ys,  fuis,  fili,  fix,  fils;  desquex, 
quexque,  lesqiwx,  desquex;  —  heritammeul. 

Le  groupe  //■  n'intercale  point  de  i  :  /  vâorè  il  vaudrait, 
i  fâorè  il  faudrait. 

Un  /  final  s'est  introduit  dans  cstomal  estomac. 


REMARdUE  SUR  LES  CONSONNES  PALATALES 

La  palatalisation  des  consonnes,  qui  est  caractéristique 
d'un  grand  nombre  de  nos  parlers,  est  plus  générale  dans 
le  nord  (arrondissement  de  Mayenne)  que  dans  le  sud 
(arrondissement  de  Laval),  ainsi  qu'il  résulte  des  enquêtes 
entreprises  par  M.  l'abbé  Lardeux  et  dont  voici  le  résultat  : 

Nord  '.  Sud  ^ 

/}'  ;  tyœ,  mortyœ,  marlyâo         h  :  kœ,  nwrhœ,  marhào 
dy  :  dyàb,  dyàbmà  y  :  yàb,  yàbmà 

1.  Mayenne,  Parigné,  Saint-Baudelle,  Martigné,  La 
Bazouge-des-Alleux,  Aron,  La  Bazoge-Montpinçon,  Mar- 
cillé-la-Ville,  Ambrières,  La  Haie-Traversaine,  Belgeard, 
Saint-Georges-Buttavent,  Chatillon-sur-Colmont,  Oisseau, 
Ernée,  Lassay,  Sainte-Marie-du-Bois,  Montaudin,  Javron, 
La  Chapelle-au-Riboul,  Hardanges,  La  Dorée,  Gorron. 

2.  L'arrondissement    de   Chàteau-Gontier    en    général, 


NOTES    GRAMMATICALES  XCI 

ny  :  panyà',  kordônyœ  n:  pene(^-œ),  korddne{jœ) 

ly  :  lyur,  lyèt,  èmlye  y  :  yur,  yêt,  emyœ 


r  est  r  guttural,  particulièrement  à  la  fin  des  mots. 

r  final  tombe  :  ^é  choir,  kœ  cœur  (L.),  êg  aigre,  €er£u 
chercheur,  volé  voleur,  abèrzvœ  abreuvoir,  pic  peur,  lœ 
leur,  avê  avoir,  mêg  maigre,  tort  tordre,  kônét  connaître, 
krèd  craindre  (La  D.),  met  maître,  marb  marbre,  ^yô'^'  fièvre, 
kîilà'v  couleuvre,  jfi  jour. 

Dialogue  :  les  infinitifs  en  -er  sont  terminés  en  -e^;  les  infini- 
tifs en  -ir,  -oir  sont  terminés  en  -îs,  -ii;  -ais,  -aii. 

r  est  tombé  devant  n  dans  :  kâiiiy  corneille,  kcvi  corne; 
devant  w  :  kwa  croix  (Ba.),  iiua,  twe  trois  (La  S.),  kwa-^^é 
croisée  (La  D.);  devant  ib  :  fibi  fruit  (Le  R.). 

Chartes  :  tnaicredi,  herbergemeni. 

Un  r  s'est  introduit  dans  :  €âbr  chanvre,  pèr  (Ba.,  Mo.), 
pér  (La  D.),  pis;  piOir  puits  (La  D.),  fyutr  flûte  (S.  D., 
Ms.),  w'rMr  verrue  (La  D.),  iiiirtr  myrte,  gàdr  glande. 

r  '^  l  :  rai  rare,  ralmà  rarement,  glatrd  gratteron. 

Dialogue  :  dangeloux  66  dangereux. 

chaise  se  dit  ێr,  et  chaire  quelquefois  ێ:(^. 

Les  groupes  dont  le  second  élément  est  r,  placés  devant 


Laval,  Changé,  Saint-Berthevin-lès-Laval,  Louverné,  Saint- 
Jean-sur-Mayenne. 


XCII  NOTES    GRAMMATICALKS 

une  consonne  ou  une  semi-voyelle,  développent  souvent  un 
<'  devant  ;•  et  suppriment  la  voyelle  qui  suit  r. 

ki\>  kùr  :  hrtyè  chrétien,  nich'rdi  mercredi,  h'rsd  cresson, 
chrwel  éc rouelles. 

^v  >>  (/tV  :  gùrnyœ''  grenier  (La  D.),  gùnjiv  (Ba.),  cjùrmiy 
grenouille,  gèr:^i  grésil,  gânï'ào  gruau,  gi^rlotœ  grelotter, 
agèryà  agréer. 

îr  >  ter  :  iùryœ  lÙQr  ;  à  la  fin  des  mots  :  àiùr  entre,  y^  n 
krè pà  ki  l  môtâr,  Je  i  y  tiVi^r  je  ne  crois  pas  qu'il  le  montre, 
qu'il  lui  ouvre  (Mo.). 

dr  >>  dèr  :  dêrsœ  dresser,  vàd^rdi  vendredi. 

pr  >■  pur  :  apùr^œ  approcher,  pèrn  vu  prenez-vous? 
pùrycr  prière. 

br  >  bêr  :  h'rtd  breton,  bênvet  brouette,  pêryœ  prier, 
bi^rbi  brebis. 

fr  ^  fèr  :  fùr^a  fresaie  (La  D.),  fèr^é  (Ba.). 

vr  >>  vùr  :  fèvèryà  février. 

fro  >>  fur  :  fnrmâ  froment,  fiirmej  fromage. 

Dans  les  groupes  ;-;■,  s-r,  on  introduit  un  /  :  iortr,  tort 
tordre,  kîitr  coudre,  5itr  cidre. 


/;  a  en  général  la  même  valeur  que  17;  aspiré  français; 
c'est-à-dire  que  les  mots  commençant  par  /;  sont  traités 
comme  s'ils  commençaient  par  une  consonne,  bien  que  leur 
initiale  soit  vocalique;  ainsi  on  emploie  devant  ces  mots 
les  formes  de  l'article  li\  la  et  non  /. 


NOTEb    GRAMMATICALES  XCIII 

On  prononce  un  /;  initial  analogue  à   17;  allemand  à 
Montsûrs  dans  hâ  (haie). 


MORPHOLOGIE   ET  SYNTAXE 

GENRE 

Les  noms  suivants,  masculins  en  français  moderne,  sont 
féminins  dans  plusieurs  de  nos  parlers  : 

ahr  arbre.  gradgra.de. 

bol  bol.  gà  gland. 

€ênvè  chenevis.  legum  légume. 

ég:(àpy  exemple.  orèj  orage. 

erjà  argent.  pwe^ô,  pé^ô  poison. 

éspas  espace.  pèk  bec. 

étà  étang.  sâodr  saule. 

frè,  frœ  froid.  iàtim  centime. 

Les  noms  suivants,  féminins  en  français  moderne,  sont 
masculins  dans  plusieurs  de  nos  parlers. 

/rômî  fourmi.  rel  règle. 

l^à€  clenche.  ruy  rouille. 

ksi  lessive.  gid  guide  (harnais). 

Formation  du  féminin. 

Des  adjectifs  correspondant  à  des  adjectifs  latins  de  la 
troisième  déclinaison  et  qui  n'ont  qu'une  seule  forme  pour 


XCIV  NOTES    GRAMMATICALHS 

le  masculin  et  le  féminin,  il  ne  subsiste  dans  nosparlcrs  que 
qrà  :  œn  ijniô  rôh;  la  pu  ç/ûô  1er  dû  la  kôlrc. 
Voici  quelques  féminins  remarquables  : 

ènya  agneau.  fém.  hiyet. 

byœ  bleu.  byœv. 

parqé  pareil.  parqéy  (La  S.). 

pye  plein.  pyœn  (La  D.),pyen  (Ba.),  pycn. 

vyœ  vieux.  vœy  (La  D.,  Mo.),  vyœy  (Ba.). 

nqc  noir.  nqér  (La  S.). 

NOMBRE 

Formation  du  pluriel. 

En  général,  le  pluriel  ne  se  distingue  pas  du  singulier. 
A  Hercé  et  à  La  Dorée  : 

les  mots  en  iV  font  leur  pluriel  en  é  : 

trenyc^  traînier,  vagabond.         pluriel  trènyé. 

bûrêlyœ''  bourrelier.  Inirùlyê. 

mdùlyc^  chandelier.  €âdùlyc. 

gêrnyà'''  grenier.  gùrnyé. 

earpàtyà^  charpentier.  €arpàtyé. 

liuràf  curé.  ]iiiré. 

batwà^  battoir.  battue. 

les  mots  en  a  (al,  eau,  au,  ail)  font  leur  pluriel  en  qo  : 

/m  cheval.  \i\\inc\  jvâo. 

pursya  pourceau.  ptirsyào. 

tiua  tuyau.  tïviio. 


NOTES    GRAMMATICALES  XCV 

ma  mal.  pluriel  mâo. 

ha  bail.  bâo. 

portai  portail.  pàrtAo. 

Les  monosyllabes  qui  ont  au  singulier  une  voyelle 
ouverte  ont  au  pluriel  une  voyelle  fermée  : 

ko  coup.  pluriel  ko. 

boe^  bœuf.  hœ. 

à  œuf.  œ. 

jvœ  cheveu.  jvœ,jwœ. 

pè  poil,    fait  au  pluriel      pèy. 

eyl  chien.  eyèy  (Ch.). 

Dans  la  plupart  des  mots,  le  pluriel  est  identique  au  sin- 
gulier :  pwœ  pou,  pi.  pwœ-y  jènwa^  genou,  pl.jênwa'';  jœ  jeu, 
pi.  jà'y  €u  chou,  pi.  €u\  péeœ  pêcheur,  pi.  -œ;  hônbm  bon- 
homme, paysan,  pi.  hônàm. 

Emploi  du  singulier  au  lieu  du  pluriel. 

Le  singulier  répond  au  pluriel  français  dans  :  œ  gaj  des 
gages,  œ  gid  des  guides  (harnais). 

COMPOSITION 

Noms  composés. 

Les  noms  composés  sont  fort  nombreux,  en  particulier 
pour  désigner  les  plantes.  Ce  sont  : 

1°  deux  noms  a)  juxtaposés  :  erb  se  José  herbe  Saint- 
Joseph,   Sedum  reflexum;    niorjvâo   mors-cheval,  Ranun- 


XCVI  \OTKS    GRAM.MATIC\LES 

culus  bulbosus;  pycsàt  pied-sente,  sentier; /nr^/  pied-poul, 
pourpier;  rakwe  rat-couet,  queue-de-rat. 

3)  unis  par  Jû  :  Jsœ  d  pwcl  queue  de  poêle,  têtard  de 
grenouille;  c,iiJ  dû  gùrnà  gueule  de  grenier,  engrangeoir; 
jval  d  ('/•  cheval  d'or,  cétoine  dorée;  dm  d  n  hommes  d'août, 
moissonneurs;  oin  dû hnlô  \\on\mQ  de  boulon,  ivrogne. 

y)  unis  par  a  :  erb  a  nijè  herbe  à  rouget,  Polygonum 
aviculare,  m/V  n  hohi  miche  ;\  coucou,  coucou  (plante). 

2°  un  nom  et  un  adjectif  :  huténi  cul-terreux,  possesseur 
de  terre,  fœsAovej  feu-sauvage,  gale;  kufitreœ  cul-fourché, 
perce-oreille;  làcifort  langue-forte,  bavard. 

ou  un  adjectif  et  un  nom  :  fornavyâo  fort-naveau,  Bryo- 
nia  dioica;  plabasc  plat-bassin,  vase  plat;  byàefal  blanche- 
fale,  fauvette  à  gorge  blanche. 

3°  un  verbe  et  un  nom  :  hi:(ku  baise-cul,  échalier; 
arkébœ  arquebeuf,  Ononis  spinosa;  férc  fait-rien,  foinéant; 
î7Wtjà  monte-gens,  sorte  d'escabeau;  sersu'i  serre-souil,  pelle 
à  main;  vidbus  vide-busse,  ivrogne;  vidhibé  vide-buée, 
pot  à  lessive;  €âofpye  chauffe-pied,  chaufferette;  paspye 
passe-pied,  petit  sentier. 

4°  un  verbe  et  un  adverbe  :  Jçèbà  tiens-bon,  farine  de 
fèves;  sàpartu  sent-partout,  fureteur;  pasparhi  passe- 
partout,  sorte  de  pioche;  hircipye  court-à-pied,  homme 
qui  court  en  marchant. 

Adjectifs  composés. 

On  forme  des  locutions  adjectives  au  moyen  d'une  pré- 
position et  d'un  nom  : 


NOTES    GRAMMATICALES  XCVII 

a  fars  à  farces,  farceur,  de  inàk  de  manque,  manquant; 
dé  ràkôtr  de  rencontre,  d'occasion;  et  du  vis  être  du  vice^ 
être  vicieux  ;  cH  dé  krèi  être  de  crainte,  risquer  d'être  dété- 
rioré; et  dé  sort  être  de  sorte,  être  convenable;  et  bé  d  tra- 
val  être  bien  de  travail,  bon  travailleur;  ci  dé  pti  fè  être  de 
petit  fait,  faire  peu  de  besogne. 

Quelques  adjectifs  sont  composés  de  deux  substantifs  : 
buhik  bouc-bique,  hermaphrodite. 

D'autres  sont  formés  d'un  adverbe  et  d'un  adjectif  :  mal- 
poli malpoli,  impoli;  piuèfè  point-fin,  imbécile. 

FORMES    IRRÉGULIÈRES 

Les  mots  savants  empruntés  au  français  ont  subi  de  nom- 
breuses déformations. 

Par  exemple,  les  noms  de  maladie  :  èpopodr  perclus,  é:^ipcr 
érésipéle,  fycïv  tifoli,  mutœz,  fièvre  typhoïde,  muqueuse  ; 

les  noms  de  remède  :  éUnim  quinine,  ïvil  d  àri  sèk  huile 
de  ricin; 

les  noms  de  plante  :  kalàmni  camomille,  trefy  eferna  trèfle 
incarnat,  sèrtifi  salsifis. 

Les  mots  qui  entrent  dans  les  jurons  ont  été  rendus 
méconnaissables  : 

ma  Jet,  ma  fik  ma  foi  ! 

à  kôsist,  à  kôstibi,  à  kôstibinol,  à  kôstibinoU,  en  conscience  ! 

safrèj  sar€e  sacré  ! 

g† diable  ! 

DoTTiN.  —    Glossaire.  Vîl 


XCVIII  NOTES   GRAMMATICALES 


SUPERLATIF 


Le  supcrhitif  s'indique  en  plaçant  devant  l'adjectif  un  des 
adverbes  suivants  : 

a  ki  src  1  pu  :  a  ki  src  l  pu  hâo  à  qui  serait  le  plus  beau. 

hc  :  bè  bâo  bien  beau. 

bnilà'  :  bnihr  su  brûlé  soûl,  bruhv  bct  brûlé  bête. 

dré  :  dré  le  droit  laid. 

œn  venu  :  n'ii  vtnu  bà  une  venue  beau. 

Isàdye  :  èsàdyc  su  incendié  soûl. 

fèryà  :  fèryà  nœ  friand  neuf. 

fijii  :  fini  bâo  fini  beau. 

kom  n  avè  pà  pu  :  kom  n  avè  pA  pu  bâo  comme  il  n'y  avait 
pas  plus  beau. 

kom  par  déri:{yo  comme  par  dérision. 

kom  piuc  :  il  c  fc  kom  pivc  il  est  fin  comme  [il  n'v  en  a] 
point. 

koiiiè  l  gab,  kom  si  l  gab  comme  le  diable,  comme  si  le 
diable. 

knpe  :  kupe  ba  coupé  beau. 

perdu  -.perdu  su  perdu  soûl. 

sufye  :  sufye  bâo  soufîlc  beau. 

tu  fèryà  :  lu  firyà  nœ  tout  friand  neuf. 

tu  fèrxjyà  :  tu  fùr:(iyà  mv  tout  frésillant  neut. 

tu  Je  :  tu  fl  pye  tout  fin  plein. 

tu  fl  drè  :  tu  fc  dré  bâo  tout  fin  droit  beau. 

tufc  kaà  :  tu  fè  kaci  mv  tout  fin  qu'en  neut. 

tuné  :  tune  bà  tout  nci  beau. 


NOTES   GRAMMATICALES  XCIX 

tu  pyè  :  Ui  pyê  bâo  tout  plein  beau. 

vrè  :  safévrè  bè  cela  fait  vrai  bien,  tout  à  tait  bien. 

Pléonasme. 

Les  formules  pléonastiques,  que  l'on  peut  rattacher  au 
superlatif,  sont  assez  nombreuses  dans  nos  patois. 

bè  pu  pir  bien  plus  pire,  bien  pire. 

du  ku  a  l  œr  du.  coup  à  l'heure,  sur-le-champ. 

d  œr  é  d  ta  d'heure  et  de  temps,  à  l'heure  dite. 

du  paré  à  mém  du  pareil  au  même,  tout  à  fait  pareil. 

a  la  jl  de  fe  à  la  fin  des  fins,  enfin. 

é  tu  et  tout  :  //  âorœ  bè  maôjœ  asyét  é  tu  de  s  k  il  avœ  graô 
fc  il  aurait  bien  mangé  assiette  et  tout,  de  ce  qu'il  avait 
grand  faim;  /  s  kee  à  sô  li  têt  é  tu  kàt  sa  ton  il  se  cache  dans 
son  lit  tête  et  tout  quand  il  tonne. 

a  dé  6  ku  la  pâ  mé!  ah  de  ce  coup-là  pas  moins,  ah  par 
exemple  ! 

ô  jur  d  anwi,  ô  jur  d  âj'urdwi  au  jour  d'enhui,  au  jour 
d'aujourd'hui,  aujourd'hui. 

sœr  é  sértè  sûr  et  CQna'm. 

si  kôtrémà  si  contremont,  si  :  y  biskè  si  kôtrèmà  dur  ! 

si  tèlmà  si  tellement,  tellement. 

d  sort  é  d  mener  ké  de  sorte  et  de  manière  à  ce  que. 

la  vérité  vrê  h  vérité  vraie,  toute  la  vérité. 


XOTF.S    G  R  A  M  M  ATI  C  A  LFS 


PRONOMS    PERSONNELS 


Cas  sujet 


devant 

;  le 

verbe 

après  le  verbe. 

devant  consonne. 

devant  voyelle. 

je 

j>  i^ 

; 

tu 

tu 

/ 

tu 

il 

i 

il 

• 

t 

elle 

c,  a 

cl,  al 

è 

nous 

j,  cl,  à 

j,  on,  an] 

vous 

V,  vu 

VI 

Vil,   U 

ils 

i 

il,  /- 

• 

l 

elles 

e,  œ 

q,  à'I 
Cas  régime 

è,  œl 

atone. 

tonique. 

me 

m 

moi 

ma,  me 

te 

t 

toi 

ta,  te 

le 

l 

le 

U 

la 

là',  la;  , 

k-. 

(devant  voyelle) 

la 

là',  la 

lui 

/',  i;  h'^ 

y 

(devant  voyelle) 

lui 

l'>  J'>  9^ 

yi,  ^i 

elle 

la,  le,  lœ 

nous 

nu,  mil 

nous 

nu 

vous 

V,  VI 

,vous 

vu 

les 

U,Ui 

les 

lé 

leur 

lœ,  lœi 

(d< 

:vant 

voyelle) 

eux. 

leur,  yœ,  gœ 

yœ,  yœi, 

gœ  gœ:^] 

;  Aj'</ 

elles 

yà'l,  çà'l 

NOTES    GRAMMATICALES  CI 

Le  pronom  mi  est  inusité  au  cas  sujet;  on  se  sert  de  ô 
on,  ou  de  /  je,  à  peu  près  indifféremment  dans  tous  les 
patois  que  j'ai  étudiés. 

lu,  lui,  était  employé  à  La  Dorée  il  y  a  une  trentaine 
d'années. 

vu  se  réduit  à  ?/  dans  :  asyu  asseyez-vous;  vuîn  voulez- 
vous?;  v^  se  réduit  souvent  à.  \_:  \^  ctvé  vous  avez  (Pail). 

Pour  exprimera»  on  se  sert  de  /,  //  :  /  di^à  kom  6a  lit...  on 
dit  comme  cela  que...  ;  ou  de  /  moà  :  l  môd  disà  kom  sa  ké. 

Qiiand  le  sujet  est  un  nom,  on  emploie  souvent  le  pro- 
nom de  la  troisième  personne  devant  le  verbe  :  lé  fiy  ê  6ô 
vnu  a  d  sêr;  l  gà  Rnào  i  di  i'uju. 

Les  formes  nu,  vu  s'emploient  quelquefois  comme  sujets 
devant  le  verbe,  par  imitation  du  français.  Dans  ce  cas,  si  le 
verbe  commence  par  une  voyelle,  on  évite  l'hiatus  au 
moyen  de  y  :  nn  yalô,  vu  yalé  (S.  G.)  nous  allons,  vous 
allez. 

y  s'emploie  très  souvent  au  lieu  de  li  :  fâo  k  tu  y  bbcyij 
il  faut  que  tout  lui  obéisse. 

Dialogue  :  a  lu  1 14  à  lui,  yl  ont  115  ils  ont,  /'/  en  sont  147. 
Chartes  :  ils  avoent,  eus,  eux  n'est  oient  pas,  connue  eux  aient. 


devant  le  verbe.            après  le  verbe, 

après  consonne,  après  voyelle. 

en  devant  voyelle    énn  mi           ] 

,             -  .     1  nà,  à 

devant  consonne  a  na           ) 

y  devant  voyelle        y  ] 

devant  consonne       i  ) 


cil  NOTES   GRAMMATICALES 


PRONOMS    COMPOSES. 


m'en 

ma::^à,  mù^  à 

y  en  (lui  en) 

yià,  yà,  gà 

y  la  (lui  la) 

ya 

y  les  (lui  les) 

9^'  (P-) 

leur  en 

hr^  à,  yœ-  à 

y  ^^^ 

y  l'un,  yà 

n'en  (devant  voyt 

;11. 

0 

un 

le  lui 

9i  (P-) 

Emploi  des  pronotns  personnels. 

La  possession  indiquée  en  français  par  à  s'exprime  par 
d  a  devant  un  pronom  :  a  ki  k  s  et  i?  s  é  da  ma. 

Les  pronoms-sujets  de  la  première  personne  ne  se 
mettent  jamais  après  le  verbe  :  y  va  i  i,j  alô  t  /,  vais-je? 
allons-nous? 

De  deux  pronoms  consécutifs^  l'un  complément  direct, 
l'autre  complément  indirect,  le  pronom  complément  indi- 
rect se  place  le  premier  :  dô)i  nui  It  donne-le  moi,  don  ya 
donne-la  lui,  don  gé  donne-les  lui,  y  y/  /  don  je  le  lui 
donne,  y  \i  l  é  dônâ'  je  le  lui  ai  donné. 

La  forme  atone  remplace  la  forme  tonique  dans  :  sa  1  é  bè 
c'est  bien  lui». 

Le  pronom  complément  direct  It  n'est  point  exprimé 
dans  :  don  yi  donne-le  lui;  don  lœ  donne-le  leur. 

Le  pronom  atone  se  met  avant  l'auxiliaire  :  y  tù  va  bé:^v. 


NOTES    GRAMMATICALES 


cm 


ADJECTIFS-PRONOMS    DEMONSTRATIFS 


devant  consonne 

:.                devant  vovelle. 

ce,  cet 

cJ 

st 

cette 

stè 

st 

ces 

se 

sé^ 

cela 

sa 

sak 

celui 

l  syœ,  sli 

celui-ci 

sti  si 

celui-là 

stila 

celle 

la  syœn 

celle-ci 

stêsi,  sœsi 

celle-là 

stèla,  set  la,  sœla 

ceux 

lé  syœ,  syœ,  lé  se 

ceux-ci 

stœsi^^  syœsi 

ceux-là 

stœla,  sœxja,  syœla 

celles 

lé  syœn,  sœl,  sœla,  sœsi 

On  renforce  l'adjectif  démonstratif  au  moyen  du  suffixe 
isi,  fr.  -ci  :  dà  s  ta  isi. 

Le  pronom  s,  st  ne  se  met  jamais  après  le  verbe  :  s  et 
i  mê  c'est-il  moi,  est-ce  moi  ? 

On  emploie  les  formes  françaises  sélwi,  sel  ou  les  formes 
patoises  lé  syœ,  la  syœn  pour  désigner  un  fermier  ou  une 
fermière  :  sèlïOi  du  Hu  celui  du  Houx,  sek  d  la  Jnjdeyér 
celle  de  la  Huchedéière. 

Dialogue  :  siciix  99,  130  ceux. 

Chartes  :  cesles,  cil,  icfius,  iceliii;  ceu,  ce;  cens. 


CIV 


NOTES   GRAMMATICALES 


ADjECTirS-PROKOMS    POSSESSIFS 


mon 

ma 

ton 

ta 

son 

sa 

notre 

votre 

leur 

mes 

tes 

ses 

nos 

vos 

leurs 


devant  consonne. 
mô 
ina 
tô 
ta 

6Ô 

sa 

mit 

Vîlt 

Id',  lu 

mé 

té 

se 

nu 

vil 

h,  lœ 


devant  voyelle. 
mon 
mon 
ton 
ton 
son 
son 
nutr 
vîitr 
lœ^ 
mé:( 
/é( 
sé:( 
nu:{ 
vuz 


lœi 


Le  possessif  s'emploie  souvent  là  où  le  français  emploie 
l'article  dans  des  phrases  comme  :  //  a  mâo  dà  sô  :{yœ,  il  a 
mal  à  l'œil. 


le  mien 
le  tien 
le  sien 
le  nôtre 
le  vôtre 
le  leur 


/  myœ,  mô  syœ 
I  lyd',  tô  syœ 
l  syœ,  sô  syà' 
l  mit,  mit  5)'â' 
/  iHit,  Vîlt  syœ 
l  lœr,  lœ  syœ 


les  miens 
les  tiens 
les  siens 
les  nôtres 
les  vôtres 
les  leurs 


lé  myœ 
lé  tyœ 
lé  syœ 
lé  mi  fi- 
lé Viitr 
lé  lœr 


NOTES   GRAMMATICALES 

la  mienne    la  myœn,  ma  syœn 

la  tienne 

la  sienne 

la  nôtre 

la  vôtre 

la  leur 


la  tyœn,  ta  sycen 
la  syœn,  sa  syàn 
la  mit,  mit  sycen 
la  vui,  imt  syàn 
la  lœr,  lœ  syœn 


CALES 

cv 

les  miennes 

lé  myœn 

les  tiennes 

lé  tyden 

les  siennes 

lé  syàn 

les  nôtres 

lé  mit 

les  vôtres 

lé  vut 

les  leurs 

lé  lœr 

PRONOMS    RELATIFS 


qui 

¥,  k^  h 

que 

kè,  k 

quoi 

kè,  kà 

où 

uyu,  eyu 

dont 

dôké 

Après  ki  précédé  d'une  proposition  on  emploie  quelque- 
fois kè,  k  :  lé  jab  ô  ki  k  i  kâo:{ê. 

L'emploi  de  où  est  rare  :  œ  eme  kè  n  a  piul  d  ônyàr  àèdà 
un  chemin  où  il  n'y  a  point  d'ornières,  s  é  dé  etf^  kè  person 
ne  yi  kôprà  re  c'est  des  choses  où  personne  ne  comprend 
rien  ;  via  la  pyér  kôt  kà  j  buti  voilà  la  pierre  contre  laquelle 
j'ai  buté,  via  l  asyét  dà  kè  j  é  niàje  ma  sitp  l'assiette  dans 
laquelle  j'ai  mangé  ma  soupe. 

Chartes  :  doin. 


ADJECTIFS-PEONOMS    INTERROGATIFS 

qui  ki,  dèki 

quoi  kà,  kè,  dèkà,  dèkè,  dèdkà,  dèdkè 


CVI  NOTI-:S   GKAMiMATICALES 

que  hè,  k,  dikù,  dt'k 

quel,  quelle  ^d'  (devant   une   consonne),  hœl 

(devant   une  voyelle), 

lequel  A'^vr,  h'kvl 

laquelle  Icihéy  lajçœl 

lesquels  kjiœ 

lesquelles  lehœl 

duquel  dukii' 

de  laquelle  dlakœl 

desquels  dékœ 

desquelles  déjiœl 

auquel  ào^à 

à  laquelle  aJakœl 

auxquels  âokœ 

auxquelles  Aokœl 

Les  pronoms  interrogatifs  sont  souvent  suivis  de  kù,  ki  : 
/•/  s  cl  i  ou  k  i  k  s  c  qui  est-ce?,  kc  k  ô  yi  dire  bc  qu'est-ce 
qu'on  lui  dirait  bien?,  lùkd'  k  s  è  lequel  est-ce?,  /.■/  k  c  vnii 
qui  est-ce  qui  est  venu?  a  ki  k  tu  kào:{  à  qui  causes-tu?  ^vr 
jvâo  ki  t  a  été  a  bà  quel  cheval  t'a  jeté  à  bas?/V  n  se  pa  dùk 
5  é  k  s  é  ]e  ne  sais  pas  ce  que  c'est. 

ARTICLE 

devant  consonne.  devant  vovelle. 

le  /  / 

la  la  l,  In  y 

les  lé  h 


NOTES    GRAMMATICALES 

du 

du  (du) 

dl 

de  la 

dla 

dl,  dla^ 

des 

dé 

dK 

au 

do 

a  l 

à  la 

a  la 

al 

aux 

âû 

4o\ 

en  le 

u 

à  l 

en  la 

à  la 

àl 

en  les 

è,  u 

/a,    'ilK^ 

CVII 


Dialogue  :  rain  dou  tout  112  rien  du  tout. 
Chartes  :  dou,  deu,  do;  as. 

Les  très  vieilles  gens  disent  encore  du  à  la  Selle-Craon- 
naise. 

Lé,  la  s'emploient  devant  les  prénoms  employés  absolu- 
ment, lorsqu'ils  ne  sont  pas  au  vocatif  :  /  Kôstà,  lé  Rnao, 
la  Joiffin,  la  Site. 

è  s'emploie  encore  à  La  Dorée  dans  l'expression  :  êfwar 
aux  foires. 

Il  est  d'un  emploi  très  fréquent;  il  est  synonyme  de  do 
qui  est  peu  usité  :  /  va  u  mareœ. 

L'union  intime  de  l'article  et  du  nom  a  donné  naissance 
à  de  nouveaux  mots.  La  voyelle  a  de  l'article  féminin  est 
devenue  l'initiale  de  arl\œ''r  (la  r/yrt"^r)  litière,  artel  (la  fiel), 
nielle,  Lychnis  githago.  Un  a  initial  a  été  pris  pour  Va  de 
l'article  féminin  :  lên  alêne. 

L'/  de  l'article  est  devenu  l'initiale  de  làs  (l  as)  anse, 
làdè  (l  àde)  andain,  livisye  (l  iuisyé)  huissier.  Au  contraire, 
on  dit  itani  (l  itani)  litanie. 


CVllI  XOTLS    GRAMMATICALES 


A DJLCTirS- PRONOMS    INDEFINIS 


un,  une 

(V,  œn 

aucun 

âokœ 

aucune 

âokirn 

aucuns 

d  âokœ 

aucunes 

d  âokœn 

chaque 

ۉk 

chacun 

£àk 

quelque 

kœk 

quelqu'un 

kœkœ 

quelqu'une 

kœkœn 

quelques-uns 

kd'kœ 

quelques-unes 

kœkœn 

quelque  chose 

]sœk€n::^,  dtkà,  dèkè 

rien 

rè 

un  peu 

œ  pti  kà  (ké^,  œ  pti  €n 

autre 

âol,  âotr 

tout,  tous 

tii,  ter  tu 

toute,  toutes 

tnt,  tùrtiit 

plusieurs 

pu:^yœr 

beaucoup 

bè 

même 

nié  m,  mhn 

on 

i,  il;  I  màd;  œn  jâ 

Chartes  :  l'en;  chascun,  chacun. 

chescun  ;  mesnie,  nuesme. 

NOMBRES    CARDINAUX 


œ,  œn,  f.  œn,  dd',  trâ,  kat  (dev.  cons.)  kat::^  (dev.  vov.) 
si  (jè'O,  si  (j/Oj  ^^  (^''0'  "'■'-'^  (^'■''0}  '^'^'  C"'^'*^')'  ''''  ('^'\)>  '^v 


NOTES   GRAMMATICALES  CIX 

du:(,  tré:^,  katot\,  ke:{,  5é:{,  dise,  di:(iOi,  di:(_nœ,  z'è,  tràt,  karàt, 
sèkât,  swesât,  swesàt  di,  katérvè,  katérvèdi,  sa,  mil. 

Chartes  :  dos,  cinc. 

ORDINAUX 

pèrmyœ,  dœ^yem,  tre:^ye}n,  hatcryem,  s'eketn,  5i:(yem,  setyem, 
■iuityem,  nœvyem,  di:{yem. 

Chartes  :  sisieme;  octieve,  oictîeves,  oitives. 

JOURS 

mékêrdi,  mèkêrdi;  jœdi,  vàdêrdi. 

Chartes  :  maicrcdi;  joedy,  geody;  semadi,  sahinady,  sahmedy. 

MOIS 

Chartes  :  Odoure. 

LE   VERBE 
FORMATION    DES   TEMPS    ET    DES   MODES 

Présent  de  l' indicatif. 

V^  p.  pi.  Il  y  a  quelques  années,  on  trouvait  encore  des 
formes  en  -om  :  j  savôm  nous  savons,  j  fàm  nous  faisons, 
;  rnetom  nous  mettons,  /  pôni  nous  pouvons;  /  Ô,  j  fô,  j  vô. 

2^  p.  pj.  On  dit  iHi  met  vous  mettez,  et  au  contraire 
V  fè^é  vous  faites,  v  di:(é  vous  dites  ;  vu  n  ê  vous  n'avez 
(La  S.). 


ex  NOTF.S   GRAMMATICALHS 

3''  p.  pi.  La  désinence  est  toujours  à  et  porte  l'accent  : 
i  fini  sa  ils  finissent,  i\i'mà  ils  aiment,  i  Jé~â  ils  font,  /^  clà 
ils  sont  (C),  /  liià  ils  tiennent,  /  Inrvà  ils  boivent. 

Dialogue  :  ouait  68  entend;  je  (aimes  58  nous  fiiisons;;V  ue 
hevon  14  nous  ne  buvons;  vous  diei  104  vous  dites;  poiiaut  7 
peuvent;  âiaiit  22  disent;  vayaiit  51  voient;  ;V  sommes  16. 

Chartes  :  yV  J<'i;  sigiiijion  c  testifioii;  nous  voulans  e  greans;  g'ey 
j'ai,  somes,  je  puis,  vell. 

Passé  défini. 

La  tormation  en  -/  est  la  iormation  vivante  :  y  cnii  j'ai- 
mai, y  li:^i  je  lus,  j  fe~i  je  fis,  /  kreyi  je  crus,  /  di::^i  je  dis, 
j  déni  je  donnai,  ;  iniiri  je  mourus,  i  paryi  il  paria. 

On  trouve  quelques  restes  de  parfaits  forts  :  /  prc  il  prit. 

Dialogue  :  vouli  éi  voulus;  appeUit  114  appela;  mengiraut 
143  mangèrent;  haichirant  115  bêchèrent,  trouviranl  115,  /ro/ï/- 
?•<////  143  trouvèrent;  priudrant  143  prirent;  tr/Va»/  143  virent. 

Chartes  :  je  doiiei  ;  misrent  ;  promirent,  pramiitrent  ;  promislrent  ; 
prinl,  aquisreiil;  s'eslraindrenl;  vousl  voulut. 

Futur. 

I""*  p.  pi.  On  trouve  quelques  formes  en  -oni  :  ;  firom 
nous  ferons,  j  pàdroni  nous  prendrons  (G.),  yV  j;/»///  nous 
serons  (La  S.). 

La  syllabe  qui  précède  r  a  disparu  dans  :  Icrc  lairai,  lais- 
serai, ^J;-i'  donnerai,  syœré  sm\ï^\,  paré  pourrai,  dèré  devrai. 

Dialogue  :  je  ne  grolere  122  je  ne  bougerai,  n  iera  137  n'y 
aura. 

Chartes  :  donra,  orrimt. 


NOTES   GRAMMATICALES  CXI 

Imparfait. 

Au  singulier,  on  trouve  les  désinences  è,  é  aux  trois  per- 
sonnes, a  surtout  aux  deux  premières,  à  surtout  à  la  troi- 
sième. 

3^  p.  pi.  La  désinence  est  è  :  i:(  éme  ils  aimaient. 

i'"'^  p.  pi.  On  trouve  dm  :  /  étybm  nous  étions  (Dr.  L.). 

La  i'"''  et  la  2^  personnes  des  verbes  en  ke  présentent  la 
forme  suivante  :  j  trèkkô,  v  trèkké. 

Dialogue  :  /  étas  5  j'étais;  vayas  6  voyais;  caichet  [19  cachait, 
avet  4^,  poilef  45  pouvait, /a//g/  139  fallait;  venaint  6  venaient, 
poiiaint  6  pouvaient,  élaint  7  étaient. 

Conditionnel. 

Au  singulier,  on  a  les  mêmes  désinences  qu'à  l'impartait, 
et  de  plus  4y  à  Champéon. 

y  p.  pi.  La  désinence  esté  :  /fuiraient,  vyére  viendraient. 

Dialogue  :  je  dormiras  5  je  dormirais,  troûret  46  trouverait  ; 
airet  57  aurait;  denret  141  donnerait;  je  n'aurain  21  nous  n'au- 
rions; je  naeiiserïon  29  nous  n'oserions;  sçairion  125  saurions; 
seraint  22  seraient,  oiraint  57  entendraient. 

Chartes  :  pourriet. 

Présent  du  subjonctif. 

La  caractéristique  ordinaire  du  subjonctif  est  ;  :  /  sœj  je 
sois,  y  bœv  je  boive,  /  dôj  je  donne,  /  dij  je  dise,  j  flnij  je 
finisse,  /  tyej  je  tienne,  i  pyœj  il  pleuve,  /  mœrj  je  meure, 
y  a€â'vj  j'achève. 

Les  désinences  sont  celles  du  présent  de  l'indicatif.  A  la 


ex II  NOTES   GRAMMATICALES 

V  et  II  la  2'  p.  pi.  on  trouve  -/.v<',  -jyc  aussi  fréquemment 
que  -/(■>,  -je,  et  à  la  3'  p.  pl.,yV'  est  plus  fréquent  que  jà. 

Dialogue  :  oilcnje  11  entende  ; /flv/V  33  fasse;  dije  m  dise; 
pesse  21  puisse;  serviaut  2$  servent;  ayanl  51  aient;  mhil  84 
soient. 

Chartes  :  teiige,  vaiige,  demeurgeul,  dcmorge;  revieiignent,  saie 
sois;  soint  soient. 

hnparfail  du  subjonctif. 

Ce  temps  est  très  peu  usité,  à  lexception  de  la  3*^  p.  pi. 
qui  se  termine  en  isyè. 

On  le  remplace  par  le  conditionnel  :  /  vudrè  h  i  frè  je 
voudrais  qu'il  fit,  ou  par  le  passé  défini  :  /  vudrè  h  i  fitrà 
la  je  voudrais  qu'ils  fussent  là. 

Dialogue  :  je  ne  parlissious  50  nous  ne  parlassions,  regardissious 

71- 

Chartes  :  traissont,  soustenisseni,  requisions,  voulsist,  voulissions, 

vousissoiis;  vausisl  valût. 

Infinitif. 

r)  -are  a  donné  œ  :  ^nsœ  chasser,  h'ryà'  crier,  pleurer, 
pliyœ  plier. 

é  :  £aâté  chanter. 

Dans  leN.  O.  de  la  Mayenne,  aux  environs  d'Ernéc,  on 
a  dit  quelquefois  -es  :  oties  aimer,  dvines  deviner,  kojes 
coger,  forcer,  tu:^e5  touser,  tondre.  Ce  serait,  à  ce  que  m'ap- 
prend M.  Moreau,  une  variante  individuelle  due  à  un  fer- 
mier de  M.  Le  Fizelier.  Cette  variante  a  été  introduite  dans 
le  Vocabulaire  rédigé  par  les  membres  de  la  Société  de 
l'Industrie  de  la  Mayenne.  Elle  s'emploie  encore  çà  et  là. 


NOTES    GRAMMATICALES  CXIII 

par  plaisanterie,  comme  l'a  constaté  M.  l'abbé  Lardeux. 
On  ne  peut  la  rapprocher  de  la  graphie  -ez  =:  -er,  constante 
dans  le  Dialogue  des  trois  vignerons,  mais  qui  représente  é. 

2)  -ire  a  donné  -ir  et,  après  chute  de  l'r,  /  :  fini  finir, 
véVi  véquir,  vivre,  guti  goûter.  L'r  ne  subsiste  guère  que 
dans  les  villes. 

3)  -ère  a  donné  eV,  é,  è,  aer,  ar,  a,  œ.  Voici  un  tableau 
(page  cxiv)  qui  permet  d'étudier  la  répartition  et  le  mé- 
lange de  ces  désinences. 

4)  -ère  a  donné  r  :  pràr  prendre,  kraer,  krcr,  krér  croire; 
baer,  bér,  bèr  boire. 

est  tombé  :  ràd  rendre. 

Chartes  :  prindre. 

Le  verbe  répondant  au  français  suivre  appartient  : 

à  la  conjugaison  en  -ire  :  syœvi  (Ernée); 

à  la  conjugaison  en  -ère  :  syœvar  (Assé-le-Bérenger, 
Saint -Thomas);  syœva  (Grazay);  syœvê  (Montjean, 
Ambrières,  Saint-Aubin-Fosse-Louvain). 

à  la  conjugaison  en  -ère  :  syœvr  (Villaines,  Landivy, 
Bazougers,  Lassay). 

Participe  passé. 

0 
fort  :  prions,  te  tenu,  âpre  appris.  Le  féminin  de  ces  par- 
ticipes se  fait  généralement  en  t,  d'après  l'analogie  des  par- 
ticipes tels  que^S,  pet. 

faible  en  -/(  :  muni  mort,  rcponii  répondu,  syu,  sgn 
(S.  T.)  suivi,  apersyii  aperçu  (An.),  oyu  eu  (La  S.),  €U 
chu,  féminin  £Ht. 

DoTTiN.  —  Glossaire.  v!n 


ex  IV 


NOTES    GRAMMATICALES 


S  -«  -%>  "Si  "^  'îy 
^    1   â   ^  ^   ^ 


Ç      "5      ÇJ      "3      Q      Q 


'3'3'3Ç:Q'5'3"3^r2 


o 

> 

0» 

u 

>-• 


S 

^ 

^ 


^.  ^  ^ 

^  C  ^ 

•£-  -^^^  -^ 

"3  •=:  "3 


I 


1^ 


s 

^ 

^ 


o       Si 


~     "^>    Ci  -v>   ^«u  '<M  -îo  'v> 

H»       <^       Vg       V(>       ^i       V^  V^i 


o 


'^ 


'55 


?>     ?>     5>     ?>     ?> 


H 


V 
"^ 


Ci 
5> 


■§1 


5^ 


I    'g 


-^    -^    "^ 

;^    Pi    5> 


u 

'S 

s»      -«k 


V) 

(U 

a 

s 

E 

S 
o 
U 


c 

.Si 

c 
o 


Ci      ?i      ?>      ?i 


— i  •"»»  "^  "«s    Q  "^^  "-^  "^-i  ■--• 
»*     »^     s-      5â    "***     <>*     53     5*      tï- 


tr, 

oj  "O  Oi  -^ 


n 


«   .Q 


s-" 


'^Ô 


3     G 


^     r^ 


P   i2   ;^  n,  u,  ^-' 


_    o 

y;     CJ     S     t- 

>  ^  H  :s 


(U  r3 


:^ujJJ<:JcjJjC)û:a; 


(U 

o 

I 

1) 


*-*    *-'     r! 

co  00  H^ 


c 


t/5 

CJ 

(U 

;« 

^1> 

r^ 

1 

o 

CJ 

T 

o 

(U 

V2 

V-i 

4-> 

(/î 

> 

00 

< 

'  T  T 

oo 

3 


fi 


00 


;^    3 

u^   o 

CJ      X 


'3 


'j-  ce  <î 


i 


NOTES   GRAMMATICALES  CXV 

faible  en  -/  :  véki  (Amb.,  An.)  vécu,  syœvi  suivi  (Amb., 
L.). 

Chartes  :  prins. 

Participe  présent. 

Le  participe  présent  s'emploie  souvent  au  sens  passif  : 
malé:{à,  malaisé;  —  au  sens  factitif  :  sufrà  douloureux,  qui 
fait  souffrir. 

TEMPS   COMPOSÉS 

Les  temps  composés  de  l'actif,  du  passif,  et  du  réfléchi  se 
forment  comme  en  français  au  moyen  des  auxiliaires  avoir, 
être,  aller. 

Quelques  verbes  intransitifs  ou  réfléchis  prennent  l'auxi- 
liaire avoir  au  lieu  de  l'auxiliaire  être. 

i)  Verbes  intransitifs  : 

sa  k  a  alœ,  ça  est  allé  ; 

jévmi,  je  suis  venu  (S.  M.,  S.  T.). 

//  a  muni,  il  est  mort; 

il  a  tôbà,  il  est  tombé; 

//  ô  réstœ,  ils  sont  restés. 

2)  Verbes  réfléchis  : 

i  6  a  fè  du  mâo,  il  s'est  fait  du  mal; 
/  m  e  byésœ,  je  me  suis  blessé. 

Conjugaison  imper ative  et  interrogative. 

Quand  le  pronom  vu  est  placé  après  le  verbe,  au  présent 
de  l'indicatif  et  de  l'impératif,   la  2"  p.   pi.   n'a  jamais  la 


CXVl  NOTES    GRAMMATICALES 

désinence  c  :  l'ut  i-it,  i^iil  u  voulez-vous?  al  iii  allez-vous? 
p>?ii  Vit  prenc/.-vous?  y/^/n  vu  tlnissez-vous?  vèu  ihi  venez- 
vous?  on  l'ii  aimez-vous?  asi:^  vu  asseyez-vous,  al  vu-  à 
allez-vous  en,  vu  rpàt  v-ii  vous  repentez-vous? 

Dialogue  :  vay  vous  123  voyez-vous. 

A  la  conjugaison  interrogative,  la  i"-'  p.  a  la  forme  sui- 
vante :  /  va  t  i  vais-je?/  alô  t  i  allons-nous?  j  fé  t  i  fais-je? 
/  /i?^Ô  t  i  faisons-nous?  /  lii  t  i  dis-je?/  di~ô  t  i  disons-nous  ? 
/  prà  t  i  prends-je  ?  7  pêrnô  t  i  prenons-nous  ? 

Au  lieu  de  est-ce  on  emploie  toujours  s  cl  i  :  5  él  i  li? 
s  c  t  i  vu  ? 

LES    VOL\ 

Verbes  transitifs  et  intransitifs. 

Quelques  verbes,  transitifs  en  français,  sont  intransitifs 
dans  nos  parlers  :  ésèy  yi,  essaie-le;  fer  ahùrvœ  abreuver. 

Il   se  produit   une   interversion  entre  les  compléments 
dans  : 
jù  t  garàti  d  œn  €u:(  je  te  garantis  une  chose. 

Quelques  verbes,  réfléchis  en  français,  sont  intransitifs  : 
y  n  é pa  asi  d  lajurné  je  ne  me  suis  pas  assis  de  la  journée. 

Verbes  réfléchis. 

Quelques  verbes,  transitifs  en  français,  sont  réfléchis  : 
i  6  mareàd  de  vae  il  se  marchande  de  vaches,  il  fait  le  com- 
merce de  vaches;  /  s  krc  d  H  il  se  craint  de  lui,  il  le  craint. 

Un  grand  nombre  de  verbes  intransitits  sont  réfléchis 
dans  le  Bas-Maine  : 


NOTES    GRAMMATICALES  CXVII 

qct  VU  bè  de  mnà'  du  bru  guettez-vous  bien  (prenez  bien 
garde)  de  mener  du  bruit; 

né  t  sivèn  pâ  d  sa,  ne  te  soigne  (ne  t'inquiète  pas)  de  ça. 

i  5  é  uior,  il  est  mort;  /  s  pàsi,  il  pensa^  i  5  a  parti  il 
partit. 

Le  réfléchi  employé  au  lieu  de  l'intransitif  marque  sou- 
vent une  action  peu  naturelle  :  se  parlât  se  parler,  parler 
avec  affectation;  se  viar^œ,  se  démareà,  se  marcher,  se 
démarcher,  marcher  avec  prétention. 

Verbes  réciproques. 

La  formation  des  verbes  réciproques  au  moyen  du  pré- 
fixe àt,  entre,  est  très  vivante  :  s  àtsavè  s'entresavoir,  être 
de  connivence;  s  àtét  bo  être  bons  l'un  pour  l'autre;  s  àtdir 
se  dire  l'un  à  l'autre;  s  àtdœrœ  s'entredurer,  se  supporter 
nmtuellement. 

Verbes  impersonnels. 

n  a  pa  d  vir  il  n'y  a  pas  de  vire,  il  n'est  pas  possible; 

y  a  pîuè  de  il  n'y  a  point  de,  il  est  inutile  de; 

5  é  ràl  hc  il  est  rare  que,  il  est  douteux  que; 

s  é  d  a,  s  n  é  pa  d  a,  c'est  à,  ce  n'est  pas  à; 

sa  yi  pœ  ça  y  peut,  ça  peut  y  être  contenu; 

/  n  yifè  pwe  grâ  il  n'y  fait  pas  gras,  il  n'y  fait  pas  bon. 

sa  ton,  sa  pyœ,  sa  k  éJsêr,  il  tonne,  il  pleut,  il  éclaire. 

i  s  à  vè  il  s'en  voit,  on  en  voit. 


CXVIII 


NOTES    GRAMMATICALES 


EXEMPLES     DES    CONJUGAISONS 


Verbes  irréguliers. 


ait',  aller 


Indicatif  présent 


/  va 
tu  va 


î  va 

j  alô,  -dm 

v^  aie 

il,  i\  alâ,  i  vô 


Imparfait 


y  aie,  -à 
t  aie,  -à 
il  aie,  -œ 
j  alyô 
v^  alyé 
il,  /~  aie 


Passe  défini 


/  ali,  tu  ju 
il  ali,  i  fil 


j  ali  m,  fil  m 
v:{  alit,  v  fut 
i^  alirà,  i  fitrà 

Futur 

y  ire,  -d',  -a,  je  gire  ' 

/  ira,  tu  gira 

il  ira,  i  gira 

y  irô,  je  girô 

v^  iré,  v  giré 

Z:^  irô,  i  girô 

Conditionnel 

y  ire,  -œ,  je  girè 
t  irè,  tu  girè 
il  irè,  -à',  i  girè 
y  iryô,  jt  giryô 
v:{  iryé,  v  giryé 
ix  ire,  i  girè 


I.   S.  S. 


NOTES    GRAMMATICALES 


CXIX 


Impératif 


va 

alô 

aie 


Subjonctif  présent 


k  j  âj\  al"",  aJj  5 ,  ayj 4,  vaj ^ 
k  t  àj,  al,  alj,  ayj,  tu  vaj 
k  il  àj,  al,  alj,  ayj,  i  vaj 
k  j  àjyô,  aljô,  -yô,  ayjô,  vajyô 
ké  VI  âjyé,  aljé,  -yé,  ayjé,  vajyé 
k  i:^  àjl,  aljè,  ayjà,  i  vajà 


Subjonctif  imparfliit 

k  j  alis 
k  t  alis 
k  il  ali 
k  j  alisyô 
kè  vx_  alisyé 
k  il  aliiè,  -syl  ^ 

Participe  présent 
alà  * 

Participe  passé 
ite,  -a,  -à 


étQ)  qètr^  être 


Indicatif  présent 


/  sé^,  6œ'^,  61^° 

t  é,  tu  se  '  ' 

il  é,  i  se 

j  sàm,  j  snm  '^ 

v^  et 

i  60,  /;(  étà  '5 


Imparfait 


/  ètè,  -à,  tè 

t  été,  -à 

il  été,  -à,  tè 

j  ùtyô  (étyom^  clôm'^),  èkô 

v:(  ètyé,  éké 

i^  ètè,  il  tè 


I.  S.  M.,  S.  T.,  Fr.,  P.,  I.,  Ch.  —  2.  Mo.  —  3.  Mo. 

—  4.  Mo.  —  5.  Gr.,P.  —  6.  P.  —7.  As.  —8.  As.,  P. 

—  9.  Ge.,  S.  M.,  S.  T.,  Ls.  —  10.  Mo.  —  11.  S.  S.  — 
12.  Mo.  —  13.  Vo.  —  14.  Vo. 


CXX                                    NOTES    GRAMMATICALES 

Passe  défini 

seyô 

j  fu,SH\seyi' 

seyé 

tu  fil,  sii,s(yi 

Subjonctif  présent 

i  fil,  Ml,  seyi 
j  juin,  siim,  scyini] 
'v  fut,  sut,  scyil] 
i  ftirn,  surà,  seyirà 

Futur 

kèj  séj^,  sA'j  5,  se^^  sey  '  sày  * 

[seyj  9 
k  tu  séj,  sà'j,  se,  sey,  sày,  seyj 
k  i  séj,  sà'j,  se,  sey,  sày,  seyj 
kè  j  stjyô,  sùyô,  -dm,  seyjô 

/  sr(^  -œ 

kè  V  sùjyé,  sèyê,  seyjé 

tu  sra 

k  i  sùjè,  se,  se,  sèy,  styl,  -a. 

i  sra 

[seyjè,  -à 

je  srô 

V  sèré,  Vil  sré 

i  srô 

Conditionnel 

Subjonctif  imparfait 

\kè  j  fu,  fus,  sus 
]/e  tufu,  fus,  sus^ 
\li  i  fu,  fus,  sus 

j  srè 
tu  srè 

\kè  j  furyô,  fusyô,  susyô 
\ké  V  furyé,  fusyé,  siisyé 

i  srè,  -œ 
i  sèryô 
V  sùryé 

k  i  furc  '°,  fusyè  ",  susyè  '^ 
Participe  présent 

i  srè 

et  à  '',  seyâ'"^ 

Impératif. 

Participe  passé 

se,  sœ,  sa  "> 

été,  -a,  -œ 

I.  s.  M.,  S.  T.,  Ls.,  Ev.  —  2.  An.  —  3.  P.  —  4.  As., 
S.  M.,  Le  R.,  S.  T.,  P.  —  5.  D.  -  6.  Gc,  Fr.,  Er.  — 
7.  An.,  Ls.,  P.,  Am.  —  8.  D.  —  9.  Vo.  —  10.  Mo.  — 
II.  As.,  Fr.,  P.,  S.  G.  —  12.  Ls.  —  13.  As.  —  14.  An. 


NOTES   GRAMMATICALES 


CXXI 


Verbes  réguliers. 


aveye,  avèy 

e,  envoyer 

Indicatif  présent 

Futur 

;  àvey  \  àvày^ 

y  àveyre,  àvêyre 

t  àvey,  àvœy 

t  âveyra,  àvéyra 

il  àvey,  àvœy 

il  àveyra,  àvêyra 

j  àveyô,  àvéyô 

y  àveyrô,  àvêyrô 

v^  àveyé,  àvêyé 

vz,  àveyré,  àvêyré 

il  àveyà,  àvéyà 

i:{  àveyrô,  àvêyrô 

Imparfait 

Conditionnel 

y  àveyê,  àvèyê 

y  àveyrê,  àvêyré 

t  àveyê,  àvèyê 

t  àvey  ré,  àvêyré 

il  àveyê,  -à,  àvêyé 

il  àveyré,  àvêyré 

j  àveyyô,  àvèyyo 

y  àveyêryô,  âvêyêryô 

vx^  àveyyé,  àvêyyé 

v^  âveyêryé,  âvêyêryé 

i:(  àveyè,  àvêye 

/;(  àveyré,  àvêyre 

Passé  défini 

Impératif 

j  àveyi 
t  àveyi 
il  àveyi 
j  àveyim 

àvey,  àvœy,  àvé 
àveyô,  àvêyô 
àveyê,  àvêyé 

Subjonctif  présent 

VI  àveyit 

k  y  àvey,  -œy 

iX_  àveyirà 

k  t  àvey,  -œy 

r.  As.,  Ge.,  S.  M.  —  2.  Ci. 


CXXII  NOTES    GRA 

k  il  àvcy,  -ày 
k  j  àveyjô  ' 
ké  l'X^  àveyjc 
k  /;{  àvexjc 

Subjonctif  imparniit 

k  j  àvcyis 
k  t  àvcyis 
k  il  àveyi 


MMATICALES 


k  j  àvcyisxô 

kt^  v^  àveyisyc 

k  ;;^  àveyisyè  %  -syà 


aveya 


aveye 


Participe  présent 


Participe  passé 


donc,  donc,  dune,  donner 


Indicatif  présent 

Passé  défini 

y  don,  dàm  ' 

y  doni 

tu  don,  dœn 

tu  doni 

i  don,  dàm 

i  doni 

j  donô,  dênô 

y  donim 

V  doué,  dùné 

V  donit 

i  donà,  dènà 

i  donirà 

Impariait 

Putur 

;  donc,  -a,  dùnc^ 

y  dôrc''>,  -a,  dùnre^ 

tu  donc,  -a,  dênè 

tu  dora,  dènra 

i  donè,  -œ,  dènè 

i  dora,  dùnra 

y  donyô,  dênyô 

j  dôrô,  dùnrô 

V  do7iyé,  dênyé 

V  doré,  dénré 

i  donè,  dènè 

!  dôrô,  dénrô 

I.  As.  —  2.  As.,  P.,  Ev.,  S.  G.  —  5.  Gc. 
-  ).  Ls.,  P.  —6.  Ge. 


4- 


NOTES    GRAMMATICALES  CXXIII 

Conditionnel  kc  j  dôjyô,  donjô,  dènyô 


j  dôrè,  dènrè 
tu  dôrè,  dènrè 
i  dôrè,  dènrè 
j  dôryô,  dénêryô 
V  dôryé,  dènèryé 
i  dore,  dènrè 

Impératif 
don 
donô 
donc 

Subjonctif  présent 

kè  j  dôj^,  donj,  dœn^ 
k  tu  dôj,  donj,  dœn 
k  i  dôj,  donj,  dœn 


kè  V  dôjyé,  donjé,  dènyé 
k  i  donjè,  dènà 

Subjonctif  imparfait 

kè  j  donis 

k  tu  donis 

k  i  dont 

kè  j  donisyd 

kè  V  donisyé 

k  i  donisyl  ',  -syà 

Participe  présent 
donà,  dènà 

Participe  passé 

done^  dène 


5  astr,  5  aser,  asyer,  s  asseoir 


Indicatif  présent 

/  m  ash,  asyœ  ^ 

tu  t  asi,  asyœ 

i  5  asi,  asyœ 

j  nu^  asîxp  ^,  asyd'^ 

vu  v:(  asi^é,  asyé 

i  s  asi'xà,  asèya,  asyà 


Imparfait 

y  m  asixè,  asèyè 
tu  t  asi^è,  asèyè 
i  s  asi^è,  asèyè,  -à 
j  nu:{  asi^'ô,  asèyyô 
iHi  l'X,  asi'^'é,  asèyyé 
i  s  asi:(è,  asèyè 


r.  P.  —  2.  Ge.  —  3.  As.,  P.,  S.  G.  —  4.  As.,  Ge., 
S.  M.,  Fr.  —  5-  I-  —  6.  As.,  Ge.,  Fr.  —  7.  L.,  Go. 


CXXIV 


NOTHS   GRAMMATICALES 


Passé  défini 

;  m  asyi  ',  aseyi  %  asi:;}  '> 
tu  t  asyi,  aseyi,  asi:^i 
i  s  asyi,  aseyi,  nsiii 
j  mt:^  asyim,  aseyi  m,  asi:(im 
vu  v^  asyit,  aseyit,  asi:;jt 
i  s  asyirà,  aseyirà,  asi:;irà 

Futur 

j  m  asire'^,  -œ,  aseyre  '>,  asyùrc 
tu  t  as  ira,  aseyra,  asyùra 
i  6  asira,  aseyra,  asyèra 
j  nui  cisirô,  aseyra,  asyèrd 
vu  i';^  asiré,  aseyré,  asyèré 
i  s  asirô,  aseyrô,  asyùrô 

Conditionnel 

;  m  asirc,  aseyré,  asyêrê 
tu  t  asiré,  aseyré,  asyt'ré 
i  s  asiré,  aseyré,  asyèré 
j  nu^  asiryd,  aseyùryà,  asyùryô 
vu  v^  asiryé,  aseyèryé,  asyèryé 
i  s  asirè,  aseyré,  asyêrê 

Impcratii' 

a  si  te,  asyœ  te,  aséy  te 


asiyô  nu,  asyô  nu,  aséô  nu 
asi:^(é)  vu,  asyéi^u,aséy(J')  vu, 

\asyu 

Subjonctif  prcsent 

ké  j  m  asii  ^,  asij  < 

h  tu  t  asi~,  asij 

k  i  s  asi::^,  asij 

kû  j  nu:;^  asi^jÔ,  asijyô 

k  vu  v^  asi^yc,  asijyc 

k  i  s  asixyè,  asijè,  aseyjà,  -je  * 

Subjonctif  imparfiit 

kù  j  ni  asixjs,  aseyis 
k  tu  t  ûsi::^is,  aseyis 
k  i  s  asi:{^i,  aseyi 
kè  j  nu~  asi^isyà,  aseyisyô 
k  vu  f -  asi:^isyé,  aseyisyé 
k  i  s  asisye,-syà,  asirè,  asi:^isyè 

[aseyisyé 

Participe  présent 
asèyà^,  asi:(à'°,  asyà  " 

Participe  passé 
aseye  '-,  a  si 


I.  P.  —  2.  P.  —  3.  As.,  S.  M.,  S.  T.  —  4.  P.  - 
5.  P.  —  6.  An.,  P.  —  7.  As.,  Le  II.,  S.  T.,  Am.,  Ch. 

—  8.  P.,  I.  —  9.  Ci.  —  10.  S.  M.,  S.  T.,  Pr.  —  11.  L. 

—  12.  Gr. 


NOTES    GRAMMATICALES 


CXXV 


véki(y] 

,  vivre 

Indicatif  présent 

/  vékira 

y  véki^ 

y  vékirô 

tu  véki 

V  vékire 

i  véki 

i  vékirô 

y  vékisô 

Conditionnel 

V  vékisé 

y  véki>-é 

i  vékisà. 

vivà 

tu  vékire 

y  vékisè 

Imparfait 

i  vékire 
y  vékiryô 

tu  vékisé 

V  vékiryé 

i  vékisé 

i  vékire 

y  vékisyô 
V  vékisyé 
i  vékisè 

Prétérit 

Impératif 
véki 
vékisô 
vékisé 

y  véki 

Subjonctif  présent 

tu  véki 

kêj  vékij  "-,  vékis 

i  véki 

k  tu  vékij,  vékis 

y  vékim 

k  i  vékij,  vékis 

V  vékit 

• 

kê  j  vékijyô,  vékisyô 

i  vékirà 

kè  V  vékijyé,  vékisyé 

Futur 

k  i  vékijà,  -je,  vékisè 

y  vékire, 

-œ 

Subjonctif  imparfait 

tu  vékira 

k  i  vékisyé,  -à  ' 

I.  As.,  S.  M.,  Le  R.,  Mo.,  Fr.  —  2.  P.  —  3.  P. 


CXXVI 


NOTKS   GRAMMATICALES 


Participe  prcscnt 

Participe  passé 

vékisà,  vivà 

véki  ',  véku 

/;//, 

txî'dr,  tenir 

Indicatif  présent 

V  tèt,  tùnut 

;  tye  (^0 

i  ter  à,  tnurà 

///  tyl  Qè} 

Futur 

i  tyè  Q?) 

/  tyère  "> ,  -à  (keré) 

je  tlW 

tu  tyèra  (kèrd) 

V  tùné,  Vil  tné 

i  tyèra  Qèra) 

i  tnâ 

i  tycrô  Qèro) 

Imparfait 

V  tyère  (hère) 
i  tyèrà  (Ixèrô) 

je  tnê 

Conditionnel 

tu  tné 

i  tné,  -œ 

j  tyèrê  Qèrê) 

7 

j  tènyô 
V  tènyé 
i  tnè 

tu  tyèrê  Qèrê) 
j  tyèrê  Qèrè) 
j  tyèryô  Qèryo) 
V  tyèryé  Qèryé) 

Passé  défini 

i  fyêrè  Qèrè) 

y  tê,  je  tnu  ^ 

Impératif 

tu  tè,  tnu 

tyè  Qè) 

i  tè,  tnu 

Ind 

j  tèm,  je  tnum 

tné 

I.  L.,  An.   —   2. 

As. 

,  S 

.  G.        3.  As.,  Gc,  Le  R., 

P.,I. 


NOTES   GRAMMATICALES 


CXXViI 


Subjonctif  présent 

kitè 

kè  j  tyèj  '  (À'ty  ) 

kè  j  tesyô 

k  tu  tyèj  Qèj) 

kè  V  tèsyé 

k  i  tyèj  Qèj) 

k  i  têsyè  ^ 

kêj  tyèjô,  -yô  (kèjo) 

kè  V  tyèjé,  -yé  (kèjé) 

Participe  présent 

k  i  tyèjè  Qèjè) 

tnà,  tyèdà^,  tycnà"^ 

Subjonctif  imparfait 

kè  j  tes 

Participe  passé 

k  tu  tes 

tè^,  t 

muri,  1 

Tiourir 

Indicatif  présent 

V  muryé 

y  mœr 

i  mure 

tu  mœr 

Passé  défini 

i  mœr 

j  muri  ^ 

j  murô 

tu  muri 

V  muré 

i  muri 

i  mura 

j  murim 

Imparfait 

V  mûrit 

/  muré,  -a 

i  mûrira 

tu  muré,  -a 

Futur 

i  muré 

y  murire 

j  muryô 

tu  mûrira 

i.LeR.,P.--2.  P.  — 3.  I 

\n.  — 4.  An.  —  5.  S.  T.,  P. 

—  6.  Ls. 

CXXVIII 

/  mur  ira 
j  mnriro 
V  tnurirc 
i  mûrira 


Conditionnel 

y  mil  rire 

tu  mur  ire 

i  vmrirè 

j  miiriryô,  murûryô 

V  muriryé,  nmrùryé 

i  murirè 

Impératif 

mœr 

murô 

muré 

Subjonctif  présent 

kè  j  mœrj  ^ 


NOTES   GRAMMATICALES 

/;  îii  mœrj 

k  i  mœrj 

kc  j  mœrjô,  murjyô 

hù  V  màrjé,  mnrjyé 

k  i  mœrjè,  miirjà 


Subjonctif  imparHiit 

hù  j  muris 

k  tu  mûris 

k  i  mûri 

kù  j  mnrisyô 

kè  V  murisyé 

k  i  muris,  murusyà,  -c  ^ 

Participe  présent 
murisâ 


Participe  passé 


muru 


vni,  zyêiir,  venir 


Indicatif  présent 


;  vyê 
tu  vyê 
i  vyê 
je  vnô 


V  vèné,  vu  vnc 
i  vnà 

Imparfiiit 

yV  vue,  -a 
tu  vue,  -a 


I.    L.,  P.  —  2.    P 


NOTES    GRAMMATICALES                               CXXIX 

i  vnè,  -à 

Impératif 

j  vùnyô 

vye 

V  vènyé 

vnô 

i  vue 

vue 

Passé  défini 

Cl*                    •  P              * 

bubjonctit  présent 

/  vè,  je  vnu  \  vni  ^ 

tu  vè,  vnu,  vni 

kè  j  vylj  4,  vlj  5 

i  vè,  vnu,  vni 

k  tu  vyèj,  vèj 

j  vèm,  je  vnum,  vni  m 

k  i  vyèj,  vèj 

V  vit,  vu  vnut,  vnit 

ké  j  vyljô,  vènjô  ^ 

i  vlrà,  vnurà,  vnirâ 

kè  V  vyèjè,  vlnjé 

Futur 

k  i  vyljè,  -jà,  vènjà 

/  vylre  ^,  -à 

Subjonctif  imparfait 

tu  vylra 

kè  j  vis 

i  vylra 

k  tu  vis 

j  vylrô 

k  i  vl 

V  vylrc 

ké  j  vèsyô 

i  vylrô 

kév  vlsyè 

Conditionnel 

k  i  vesyà  ' 

/  vylrè 

tu  vylrè 

Participe  présent 

i  vylrè 

vnà,  vyenà  ^ 

j  vylryô,  vyldèryô 

V  vylryé,  vyldèryé 

Participe  passé 

i  vylre 

vnu 

I.  As.,  S.  G.  —  2.  Mo.  —  3.   As.,  Ge.,    Ls.,  S.  G. 
—  4.  As.,  P.  —  5.  Mo.  —  6.  Mo.  —  7.  P.  —  8.  An. 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire.  ix 


cxxx 


KOTFÎS    GRAMMATICALES 


avar,  avé(r),  nvivcr,  avqcr,  avoir 


Indicatif  prcscnt 

/  e,  œ  ' 

/  a 

il  a ,  /'/  c 

j  à-,  j  avô 

v:^  avé,  ;^  '  ave 

i^  d,  avà  ^ 

Imparfait 

/  ave,  -a 
t  ave,  -a 
il  avé  y  -œ 
j  avyô 
■y;^  avyé 
iX  ave 

Passe  défini 

/  u,  ;>  y  H 
t  M,  ///  \u 
il  u,  i  \u 
[j  uni,  jù  yni}î\ 
\v:^  ut,  vu  yiit\ 
i:^  urâ,  i  yurâ 


Futur 

/  m- >,    ùre*",  are',   -œ,    ara 

t  éra,  èra 

il  cm,  cTû, 

j  crô,  êrô 

f -^  éré,  ùrc 

It^  êrô,  ùrô 

Conditionnel 

/  érè,  ère 
t  ère,  ère 
il  érè,  ère 
j  èr\ô,  èryô 
v:;^  cryè,  èryé 
/^  ère,  ère 


Impératif 


a,  ey  ^ 

cyô 

èxé 


I.  Gc,  S.  M.,  S.  T.  —  2.  S.  M. 
5.  Ge.,  S.  A.,  P.  —6.  As.,  P.,  Gr. 


3.  P.  —  4.  Mo. 
7.   D.  —  8.  Mo. 


NOTES   GRAMMATICALES 

Subjonctif  présent 

h  j  ej  \  à'j  -,éy"> 

k  t  ej,  œj,  éy 

h  il  ej,  œj,  éy 

k  j  ejô,  -jyô,  éyô,  eyjô 

kè  V/^  ejé,  -jyé,  éyé,  eyjé 

k  i:{  ejè,  eyï,  ej,  éy,  eyjà,  -c 

Subjonctif  imparfait 

[k  j  n,  us\ 
\k  t  u,  lis] 


CXXXI 


[k  il  u,  us] 

[k  j  uryo,  usyd] 

[ké  v:(_  uryé,  usyé] 

k  i:{  ure  ^,  usye  ">,  tisyà  '° 


eya 


Participe  présent 


Participe  passé 


u,  yu,  gu  '  ,  oyu 
eè,  €é,  €œyar,  eàyaé,  £èr,  eâr,  ea,  eœr,  choir 


Indicatif  présent 

j  £œ  ■*,  €è  \  €ey  ^ 
in,  eœ,  eè,  eey 
i  €&,  £c,  eey 
j  €œyô 
V  €œyé 
i  eœyà 

Imparfait 

/  eàyi  "•  eeyé,  -a 
tu  eœyè,  eeyè,  -a 


i  €œye,  eeye,  -œ 
j  eœyyô,  myyô 
V  eœyyé,  eeyyé 
i  €œye,  eeyl 

Passé  défini 

/  en,  €eyi  '%  eœyi  ^^ 
tu  eu,  eeyi,  eœyi 
i  eu,  eeyi,  eœyi 
[j  euiii,  eeyim,  eœyim 


I.  S.  M.,  P.,  I.  —  2.  S.  T.,  Gr.  —  3.  Ge.,  An.,  P., 
Mo.  —4.  Mo.  —  5.  As.,  P.  —  6.  P.  —  7.  S.  T.  — 
8.  As.,  S.  M.,  Le  R.,  Le.  —  9.  Ge.,  S.  T.,  Fr.  — 
10.  P.  —   II.  As.,  Ge.  —  12.  Ge.  —  13.  Ev. 


CXXXII       '  NOTES   GRAMMATICALES 

[v  €ut,  fcyit,  eœyit 
i  €iirà,  eeyirà,  €œyirà 

Futur 

/  €œre  ',  eèyre  %  eere  ',  -œ 
tu  £à'ra,  ecyra^  eera 


i  eœra,  €cyra,  eera 
j  eœrô,  eèyrô,  eerà 

V  €œré,  eèyré,  €eré 
i  eœrô,  eèyrô^  eerô 

Conditionnel 

/  €œrèy  €cyrt 
tu  €œrè,  €èyrè 
i  eœrè,  eèyrè 
j  sœrèryô,  €èyéryô 

V  €œrèryé,  eèyèryé 
i  eœrl,  €crl 

Impératif 

eà,  €cy,  et 

€œyô 

€œyé 


Subjonctif  présent 


hù  j  mj  •♦,  {-èj  î,  €éy  *,  €œy^ 

k  lu  mjj  fi'j,  féy,  eœy 

k  i  eœjy  eèj,  eèy,  £œy 

kù  j  eœjyô,  £cjyô,  eîyyô,  eàyyô 

kè  V  eœjyc,  €ejyé,  €êyyé,  sœyyé 

k  i  £œjè,  €ejyà,  £èye,  sœye 


Subjonctif  imparfait 
[fe/  €cyi5\,  eus 

[/c  tu  €Cyis\,  €U6 

[k  i  £eyis],  £ù 

[kè  j  £eyisyd\,  eusyô 

SJiè  V  euyé,  eeyisyc]  eusyé 

k  i  €ujc^,  £tyisè9,  €usyê  '°,  -à 

Participe  présent 
eœyâ,  cèyà 

Passé 
€u,  t;  €é^^;  €œ,  f  '  -  ;  £ute 


I.  P.  —  2.  I. —  3.  Ge.  —  4.  As.,  Fr.,  Ch. —  5.  S.  M., 
S.  T.  —  6.  Gc,  Le  R.,  Er.,  P.  —  7.  S.  S.,  Ev.  —  8.  As. 
—  9.  Ev.  —  10.  P.  —  II.  An.  —  12.  L. 


NOTES   GRAMMATICALES 


CXXXIII 


rséve,  rsêver,   rsèvar,  recevoir 


Indicatif  présent 

i  r sevra,  il  tr sevra 

je  ne  \  -œ  %  rsaè  ^ 

je  rsèvrà 

tu  Vie,  -œ,  t  érse,  êrsgè 

vu  rsévré,  v^  érsèvré 

i  rse,  -œ,  il  une,  tnqè 

i  rsèvrô,  i^  èrsèvrô 

je.  rsévd 

vu  rsèvé,  v^  èrsévé 

Conditionnel 

i  rsùvà,  il  ênèvâ 

je  rsêvrè 

Imparfait 
je  r6èvé 

tu  rsévè,  t  érsêvè 
i  rstvè,  il  ênèvè 
je  rsèvyô 

tu  rsêvrê,  t  êrsévré 

i  rsévrê 

je  rsévêryô 

vu  rsèvéryé,  v^  êrsèvéryé 

i  rsèvrè,  i:{  érsèvrè 

vu  76èvyé,  î^;(  ènèvyé 

Impératif 

i  nêvè,  i^  érsêvè    . 

Passé  défini 

êrse,  èrsœ 
èrsèvô 

je  rsu 

érsévé 

tu  rsu,  t  érsu 

i  rsu,  il  érsu 

Subjonctif  présent 

je  rsum 

vu  rsut,  v^  érsut 

i  rsurà,  /;(  érsurà 

k  je  rsej  ^,  rsœj  > ,  rsev  ^ 
h  t  èrsej,  érsœj,  érsev 
k  il  èrsej,  érsœj,  érsev 

Futur 

kjé  rséjyÔ,  rsèvjô 

je  rsêvré 

kè  V7^  èrséjyé,  érsévjé 

t  êrsêvra 

k  i^  érséje,  érstuje 

2.  P.  —  3.  D.  —4.  p.  —  5.  p.  —  6.  P. 


CXXXIV 


NOTES    GRAMMATICALES 


Subjonctif  imparfait 

k  ji  rsu 
k  tu  rsu 
k  i  rsu 
k  je  rsusyô 
ké  X':^  trsusyé 
k  q  ùrsusye  ' 


Participe  présent 


hsh'à 


Participe  passé 
trsu,  rsu,  rs\u  (La  D.). 


apêrsiK'éÇr),  apt'rsi^'ar,  npùrstviuer ,  apercevoir 


Indicatif  présent 

j  apèrse^,  -à-  %  apèrsyà  -* 
t  apèrse,  -à,  apêrsyœ 
il  aphse,  -à',  apùrsyœ 
j  apèrstvô,  apùrsytvô 
v:{  apêrsè-vé,  apêrsyèvé 
i^  apèrsùvà,  apèrsyèvà 

Imparfait 

y  apèrsèvè,  -a,  apèrsyèvè 
t  apèrsèvè,  -a,  apêrsyèvé 
il  apèrsèvè,  apêrsyèvé 
j  apèrsèvyô,  apèrsyèvyô 
v^  apèrsêiyé,  apèrsyèvyé 
Z:^  apèrsèvè,  apêrsyèvé 


Passé  défini 

;  apèrsyu  5 ,  apèrsèvi  '' 
l  apèrsyu,  apèrsèvi 
il  apèrsyu,  apèrsèvi 
j  apèrsyu  m,  apèrsèvi  m 
■y^  apèrsyut,  apèrsèvit 
i:{  apèrsyurâ,  i:^  apèrsurà,  apèr- 
[sœrà  ',  apèrsèvrà 

Futur 

y  apèrsyèvre,  apèrsèrc  ^,  -serc  ^ 
t  apèrsyèvra,  apèrsèra,  apèrsera 
ilapèrsyèvra,  apèrsèra,  apèrsera 
j  apèrsyèvrô,  apèrsèrô,  apèrsera 
■i'^  apèrsyèvré,  apèrsèrc ,  apèrseré 
i^  apèrsyèvrô,  apèrsèrô,  apèrsera 


I.  P.  —  2.  P.,  V.  —  3.  As.,  S.  iM.,  S.  T.,  Fr.,  P.  — 
4.  An.,  Le.  —  5.  As.,  An.,  Le.  —  6.  Ge.  —  7.  Mo.  — 
8.  Ge.,  Fr.,  Ls.  —  9.  V. 


NOTES   GRAMMATICALES 


Conditionnel 

y  apùr sevré,  -a,  apcrscrè 

t  aph'Stvrê,  -a 

il  apèrsèvrè 

j  apèrsèvéryô  ' 

v:^  apèrsévéryé 

ÏTi  apèrsèvrè 

Impératif 

apèrsœ,  apèrsyœ,  apérsè 
apérsèvô,  apèrsyèvô,  apèrsèyô 
apèrsévé,  apèrsyévé,  apèrsèyé 

Subjonctif  présent 

k  j  apêrsèj  %  apèrsœ  j  >  -syœj  +, 

\^sœv  >,  -syœv  ^ 

h  t  apêrsèj,  -sœj,  -syœj,  -sœv, 

\^syœv 


cxxxv 

k  il  apêrsèj,  -sœj,  -syœj,  -sœv, 

[-syœv 
k  j  apêrsèjyô,  apèrsévô 

kê  v:(  apèrséjyé,  apêrsèvyé 

k  i:{  apèrsêjè,  apèrsèvc 

Subjonctif  imparfait 
k  j  apèrsèvis,  apèrsyus  7 
k  t  apèrsèvis,  apèrsyus 
k  il  apêrsèvi,  apèrsyn 
k  j  apêrsèvisyô,  apêrsyusyô 
kê  vx^  apêrsêvisyé,  apèrsyusyé 
k  /-;  apêrsêvisyé,  apêrsytisyè 

Participe  présent 
apêrsyèvà  ^ 

Participe  passé 
apêrsyu  ^ 


syœvayr,  syœva{r),  syœvi,  syœver,  syœv^r),  syœvé,  syœdr,  suivre 


Indicatif  présent 


;  syœ  '° 
tu  syœ 
i  syœ 
j  syœvo 


v  syœve 
i  syœvà 


Imparfait 


;  syœve,  -a 
tu  syœvè,  -a 


[.  S.  M.,  S.  T.  —  2.  P.  —  3.  As.,  P.  —  4.  I. 
5.  Ge.,  Er.,  S.  G.  —  6.  An.  —  '7.  An.  —  8.  An. 
9.  An.  —  10.  As.,  Ge.,  S.  M.,  Le  R.,  Fr.,  P.,  Ch. 


CXXXVI 


NOTES   GRAMMATICALES 


/  syair,  -ir 
j  iyœvyô 
V  syœvyé 
i  syœvc 

Passé  défini 

;  6yu  ',  6yœvi  - 

tu  syu,  syœvi 

i  syit,  syœvi 

[J  syum,  syœvim] 

[v  syut,  syœvii] 

i  syiirâ,  slciirà',  syœi'irà 

Futur 

/  iyœrc,  -rî' ♦,  syiwre  ',  -œ 

tu  syœra,  syœvra 

i  syœra,  sycnra 

j  syœrô,  sxœirô 

v  syœré,  syœvré 

i  syœrô,  syœvrô 

Conditionnel 

;  syœrè,  syœvré    . 
lu  syœré,  syœvré 
i  syœré,  syœvré 


j  syœryà,  syœrôryô,  syœvéryô 
V  syœryc,  syœrùryé,  syœvèryé 
i  syœrè,  s\œvrc 

Impératif 
syœ 
syœvô 
syœvé 

Subjonctif  présent 

hè  j  syœj  ^,  syœv  7 

Z-  lu  syœj,  syœv 

k  i  syœj,  syœv 

kéj  syœjô,  -jyô,  sya^v,  -vyô 

kê  V  syœjé,  -jyé,  syœvé,  -vyé 

k  i  syœje,  syœvà,  syœvjè,  -jà 

Subjonctif  imparfait 

[  kè  j  syus,  syœvis] 

I  k  tu  syus,  syœvis^ 

\k  i  syus,  syœvï] 

[kù  j  syœvisyô] 

\kù  V  syœvisyé^ 

k  i  syus  ^,  syœvisé  ',  syœi'isyc  '° 


I.  S.  M.,  Le  R.,  Fr.,  Ls.,  P.,  Gr.,  Cli.  —  2.  As., 
Gc,  S.  A.,  Le.  —  3.  S.  T.  —  4.  As.,  S.  M.,  S.  T.,  Fr., 
P.,  Le.,  Ch.  —  5.  Ge.,  Ls.  —  6.  As.,  Le  R.,  S.  T., 
Fr.,  P.,  Ch.  —  7.  Ce.,  S.  M.,  An.,  Go.,  P..  Gr.,  Le., 
Fo.  —  8.  Ls.,  P.  —  9.  As.  —  10.  P. 


NOTES    GRAMMATICALES 


CXXXVII 


Participe  présent 


syœva 


Passé 
6yu  ',  sku  ^,  syœvi  ' 


vîtlîver,   vulè(j-^,  vnlar,  vJar,  vouloir 


Indicatif  présent 

y  vyœ  + 

tu  vyœ 

i  vyœ 

i  vulô,  je  vlô  5 

V  vulé,  vu  vlé 

i  vulà,  vyœl  ^,  vlà 

Imparfait 
y  vulê,  -a,  je  vlè  "' 
tu  vuU,  -a,  vlè 
i  vulê,  -œ,  -a,  vlœ 
y  vulyô,  vèlyô 

V  vulyé,  vclyé 
i  vull,  vie 

Passé  défini 

y  vulu,  vuli  ^,  je  vlii  9,  vli  '° 
tuvulu,  viili,  VI H,  vli 
i  vulu,  vîili,  vlu,  vli 


j  viiliiDi,  vulini,  je  vlmn,  vUtn 
V  vîilut,  vulit,  vu  vlut,  vlit 
i  vuliirà,  vulirà,  vlurà,  vlirà 


Futur 


;  vudre,  -à 
tu  vu  dm 
i  vudra 
y  vudrô 
V  vudré 
i  vudrô 


Conditionnel 


y  vudrè,  -a 
tu  vudrè,  -a 
i  vudrè,  -œ 
j  vudèryÔ  ^^ 
V  vudéryé 
i  vudrè 


I.  As.,  Ge.,  S.  M.,  Fr.,  An.,  P.,  Fo.  —  2.  S.  T.  — 
3.  Er.,  Am.  —  4.  As.,  S.  M.,  S.  T.,  Fr.,  L.  —  5.  Ch. 
—  6.  L,  Ev.  —  7.  Ch.  —  8.  Ge.  —  9.  Ch.  —  10.  La 
D.  —  II.  As.,Ge.,  V.,  Ch. 


CXXXVllI  NOTES    GRAMMATICALES 

Impératif 

vyœ,  vii 

iftlô 

iitlé 

Subjonctif  présent 
kù    j     vyœj  ',    Vivj  -,    và'l  \ 
\vyœy  •*,  vyœl  5 
k  tu   vyaj,    vaj,  vœl,   lyay, 

[vyœl 
k  i  vyœj,  vœj,  vœl,  vyœy,  vyœl 
kê  j  vyœjô,  -jyô,  vœjyô,  vœlyô 

[vîilyô 
kè  V  vyœjc,  jyc,  vœjyc,  vœlyé, 

[indyé 
k  i  vyœjc,  vœjc,   vœlà,  vœyjc, 

\-jà,  vyœl 


Subjonctif  imparfait 
/iV  /  iiilus,  iitlis 
k  tu  iHilus,  imlis 
k  i  viilu,  viilis 
kù  j  iHilu5\ô,  iHilisyô 
ki^  V  zHilusyc,  iHilisyc 
k  i  iHilusxè  ^,  Vil  lis  ' 

Participe  présent 
vil  là,  vœyà  ^,  vlà  ' 

Passé 
•imlu,  vlu  '°,  vyu  " 


vc,  ve,  ver,  va,  var,  voir 

Indicatif  présent 

j  vè  "^,  vœ  ^\  vqc  '■♦ 
tu  vè,  vœ,  vqè 
i  vc,  vàj  vqè 


)  veyô,  vqcyô 
V  veyc,  vqêyé 
i  veyà,  vqéyà 


I.  As.,  S.  M.,  S.  T.,  Am.,  Ch.  —  2.  Fr.,  P.  — 
3.  Ev.,  S.  G.  —  4.  L.,  I.  —  5.  Ls.  —  6,  As.,  P.  — 
7.  Ls.  —  8.  An.  —  9.  Gr.  —  ro.  Gr.  —  11.  S.  A.  — 
12.  Le  R.,  P.,  Gr.,  Le.  -  13.  Ge.,  S.  M.,  S.  T.,  P. 
—  14.  As.,  Ch. 


Imparfait 


y  veyè,  vqèyè  ' 
tu  veyè,  vqèyè 
i  veyè,  vqèyè 
j  vcyyô,  vqèyyô 
V  veyyé,  vqèyyé 
i  veyl,  vqèye 


NOTES   GRAMMATICALES  CXXXIX 

Conditionnel 

/  vèrè,  veyrè 

tu  vèrè,  veyrè 

i  vèrè,  veyrè 
j  vèryô,  veyéryô 

V  vèryé,  veyèryé 
i  vèrè,  veyre 


Passé  défini 

y  va  %  veyi  ^ 
tu  vu,  veyi 
ivu,  veyi 
j  vum,  veyim 
vu  vut,  veyit 
i  vurà,  veyirà 

Futur 

y  vère^,  viuare  '>,  -œ 
tu  vèra,  vwara 
i  vèra,  vwara 
y  vèrd,  vwarô 
V  vèrè,  viuaré 
i  ver  à,  vwarô 


Impératif 


ve,  vœ,  vqe 
veyô,  vqèyo 
veyè,  vqèyè 


Subjonctif  présent 

hèjvej^,  vœj7,  vqèj^,  vey^, 

\vœy  '° 
\  tu  vej,  vœj,  vqèj,  vey,  vœy 
k  i  vej,  vœj,  vqèj,  vey,  vœy 
kê  y  vêjyô,  -jô,  vqèjyô,  vèyyô 
kè  V  vèjyé,  -je,  vqèjyé,  véyyé 
k  i  vèje,  vqèje,  vèyjl 


I.  As.  —  2.  As.,  S.  M.,  Le  R.,  S.  T.,  Fr.,  L.,  P., 
Gr.  —  3.  Ls.,  Am.  —  4,  P.  —  5.  S.  S.,  Ev.  —  6.  Le 
R.,  L,  Gr.,  Mo.,  Ch.  —  7.  S.  T.,  Fr.,  P.  —8.  As.  — 
9.  Ge.,  Er.,  Ls.,  P.,  S.  S.,  Am.  —  10.  L. 


CXL 


Subjonctif  imparfait 

/V  y  vn6,  iryis 
k  tu  vus,  veyis 
k  i  VU5,  veyi 
kù  j  vusyô,  veyisyô 
kê  V  vusyc,  vcyisyé 
k  i  vnsyl  ' ,  veyiô  ^ 


Indicatif  présent 
j  di 
tu  di 
i  di 

jdyô^,  di:(ô^ 
vdyé,  di^é 
i  dyà,  gà  ',  di~à 

Imparfait 

;  dyè^,  -a^,  di:(ê 
tu  dyc,  -a,  di::;c 
i  dyc,  -â',  di::^è,  -à' 
j  diyyô,  di^yô 
V  diyyé,  di^yé 
i  dyê,  di^ 


NOTES    GRAMMATICALES 

Participe  présent 


veya,  vacya  ' 


Participe  passé 


vu,  vœ  ^ 


dii\   dire 


Passé  défini 

y  di,  di:ii  ■°  dyè  " 
tu  di,  di^i,  d\a 
i  di,  di^i,  dya 
[y  dinf\,  dxani 
[v  dit],  dyat 
i  dira,  di^irà,  dyer 

Futur 

y"  dire,  -œ 
tu  dira 
i  dira 
y"  dira 
V  dire 
i  dira 


I.  As.,  P.  —   2.  Ls.  —  3.  As.  —  4.  L.  - 
S.  M.,  Le  R.,  S.  T.,   Pr.,   Ls.,  Gr.,   Ch.  ■ 
7.  Ls.  —  8.  Ge.,  S.  M.,  Le  R.,  Am.,  Ch. 
10.  As.,  Le  R.,  S.  T.,  P.,  Ch.  —  ii.  Vo. 


5.  As.,  Ge., 

6.  Hv.    — 

-  9.    Ls.  — 


NOTES   GRAMMATICALES 


CXLl 


Conditionnel 

Subjonctif  présent 

;  dire,  -a 

ké  j  dij  ' 

tu  dire,  -a 

k  tu  dij 

i  dire 

k  i  dij 

j  diréryd 

kè  j  dijô,  -jyô,  di^yô 

V  dirèryé 

kê  V  dijé,  -jyé,  di^yé 

i  dire 

k  i  dijè,  -jà,  dixà 

Subjonctif  imparfait 

] 

mpératif 

k  i  disje  ^ 

di 

Participe  présent 

dyô 
dyé,  di^é 

dyà  5,  di'^à 

Passé 
di 

bèr,  bwer,  baèr,  bœr,  boire 


Indicatif  présent 

/  à' 4,  M' 5,  biue  ^,  bqè  7 

///  bè,  bœ,  biue,  baè 

i  bè,  bœ,  bwe,  bqè 

j  bevô,  bàvô 

V  bevé,  bœvé 

i  bevà,  bœvà,  buvà,  bév 


Imparfait 

y  bœvé  ^,  bèvè9 
tu  bœvè,  bèvè 
i  bœvè,  -œ,  bèvè 
j  bœvyÔ,  bèvyô 
V  bœvyé,  bèvyé 
i  bœvè,  bèvè 


I.  M.  —  2.  Mo.  —  3.  Ge.,Le  R.,  S.  T.,  Fr.,Ch. — 
4.  As.,  S.  M.,  Le  R.,  Gr.  —  5.  Ce.,  S.  T.,  Fr.,  P.  — 
6.  Fr.,  V.  —  7.  As.  —  8.  As.,  Ce.,  S.  T.  —  9.  S.  A.,  Le. 


CXLII  NOTES   GRAMMATICALES 

Passé   dcfini 


/  bu  ' ,  bà-vi  * 
lu  h  H,  bœvi 
i  bu,  bà'vi 
\j  bu  m  I  bà'viin 
\v  biit\  bà'vit 
i  burà,  bœvirà 

Futur 

j  bcre',  bqêre  4,  bœvre  5,  bà're  ^ 
tu  bèra,  baèra,  bœvra,  bœra 
i  bèra,  bcièra,  bœvra,  bœra 
j  bèrô,  baèrô,  bœvrd,  bœrà 

V  bêré,  baèré,  bœvré,  bœrc 
i  bcrà,  bcfcrô,  bœvrd,  bœrà 

Conditionnel 

y  bêrê,  baêrè,  bœvré,  bœrè 
tu  bèrè,  baèré,  bœvré,  bœré 
i  béré,  baèré,  bœvré,  bœrè 
j  bèryo,  baèryô,  bài'éryô,  bœryô 

V  bèryé,  baèryé,  bà-vêryé,  bœryé 
i  bèrè,  bqére,  bœvre,  bœrè 


Impcratit 

bè,  bu'c,  bac,  bœ 

bœvô 

bœvé 

Subjonctif  présent 

hù  j  bœj  ' ,  bcj  ",  bèv^,  bœv  '° 

\bqi'j  '  ■ 
k  tu  bœj,  bèj,  bèv,  bœv,  baèj 
k  i  bœj,  bèj,  bèv,  bœv,  baèj 
kù  j  bœjyô,  bèjyô,  bœvyô,  bqèjyô 
kè  V  bœjyé,  bèjyé,  bàtyé,  bqèjyé 
k  i  bœjè,  -à,  bèjè,  bœvl,  baèjè, 
[bœvjè,  -jà 

Subjonctif  imparfait 

[kê.  j  bus] 
[k  tu  bus] 
\k  {  bus\ 
\kéj  bu5yd\ 
[ké  V  busyè] 
k  i  busyc  '^ 

Participe   présent 
bà'và,  bèvà 

Passé 

bu 


I.  Ge.  —  2.  Mo.  — 3.  S.  S.,  Ev.,  Ch.  —  4.  As.  — 
5.  P.  —  6.Ge.,  P.  —  7.  LeR.,S  T.,  Fr.,  P.  —  8.Gr., 
Ch.,  Ev.  —  9.  S.  A.,  An.,  S.  S.  —  10.  Ge.,  L.,  P.,  I. 
—  II.  As.  —  12.  As. 


NOTES   GRAMMATICALES 


CXLIII 


krèr,   krér,   kraer,   croire 

Indicatif  présent 

Futur 

y  kré  \  h'à  ^ 

y  krère  >,  krére  ^ 

tu  kré,  krœ 

tu  krêra,  kréra 

ikré,  krœ 

i  krèr  a,  kréra 

j  kreyd 

y  krérd,  krérô 

V  kreyé 

V  krèré,  kréré 

i  kreyà 

i  krèrô,  krérÔ 

Imparfait 

Conditionnel 

y  kreyè  ' 

y  krérè,  krérè 

tu  kreyè 

tu  krèrè,  krérè 

i  kreyè,  -à 

i  krèrè,  krérè 

y  kreyyo 

y  krèryô,  kréryo 

V  kreyyé 

V  krèryé,  kréryé 

i  kreye 

i  krère,  krérè 

Passé  défini 

Impératif 

y  kru,  kreyi  + 

krè,  krœ 

tu  kru,  kreyi 

kreyà 

i  kru,  kreyi 

kréyé 

y  krum,  kreyim] 

Subjonctif  présent 

V  krut,  kr^yit] 

kè   y    kréj  \    krœj^,    krey"^. 

i  krurâ,  kreyirâ 

[krœy  '°,  kre  '' 

I.  As.,  Ge.,  S.  M.,  S.  T.,  Fr.  —  2.  Le  R.,  Gr.,  Le., 
Ch.  —  3.  As.,  Ge.,  S.  M.  —  4.  Vo.  —  5.  P.  —  6.  S. 
M.  —  7.  As.,  P.,  Ch.  —  8.  S.  T.,  Gr.  —  9.  An.,  Ls., 
P.,  S.  S.,  Le.  —  10.  L.  —   II.  Ge. 


CXLIV  NOTES    GRA 

/>•  In  krcj,  kràj,  kir\,  krà'y,  kre 
k  i  krcj,  krà'j,  krcy,  krà'y,  krc 
kù  j  krejô,  kri^jô,  -jyô,  kreyyô, 

[krâyyà 
ki^  V  krcjc,  kn^jé,  -jyc,  kreyyc, 

[krèyyé 

k  i  krejî',  krCjc,  kreyè,  -â,  krcyjè, 

[-jà  ',  krdy 

Subjonctif  impartait 

[kl'  j  krcyis] 
[k  tu  kréyis] 


MMATICALES 

[k  i  krcyisl 
{kl'  j  krcyisyô] 
[  kê  V  krcyisyé] 

k  i  kréyise  ',  -sye  -,  -à  \  krii- 

[sye  4 


Participe  présent 


kreyà  5 


km 


Passé 


pràr,    prâd,    prendre 


Indic 

atif  présent 

/  pèriw 

jprà 

V  pèrné 

tu  prà 

i  pèrnc 

i  prà 
j  pèrnô  ^ 

Passé  défini 

V  pèrné 
i  pèrnà 

Imparfait 

/  prè" ,  pèrni  ^ 
tu  prè,  pèrni 
i  prè,  pèrni 

/  pèrnè,  -a 

j  prèm,  pèrnim 

tupôrné,  -a 

V  prêt,  pèrnit 

i  pèrnè,  -à 

i  prcrà,  prirà,  pèrnirà 

I.  Mo.  —  2.  p.,  Le.  —  3.  P.  —  4.  As.  —  5.  As., 
Ge.,  S.  M.,  Le  R.,  S.  T.  —  6.  P.  — 7.  Gc,  S.  M., 
S.  T.,  An.  Ls.,  S.  S.,  Le.  —  8.   M. 


NOTES 

GRAMMATICALES                               CXLV 

Futur 

Subjonctif  présent 

y  pràre  ^ 

-œ 

kè  j  pràj  "■,  prœn  5 

tu  pràra 

h  tu  pràj,  pràn 

i  pràra 

k  i  pràj,  prœn 

y  pràrô 

lié  y  pràjyô,  pérnjyô 

V  pràré 

hé  V  pràjyé,  pérnjyé 

i  pràrô 

k  i  pràje,  pèrnjè,  pren 

Conditionnel 

Subjonctif  imparfait 

y  pràrè 

kè  y  prè6 

tu  pràrè 

k  tu  près 

i  pràrè 

k  i  pre 

j  pràryô 

kéj  presyô 

V  pràryé 

kè  V  presyé 

i  pràre 

k  i  près  4,  prêsyè  ^,prîsyè  ^ 

Impératif 

Participe  présent 

prà 

pêrnà 

pèrnô 

Participe  passé 

pùrné 

prè,  5,  t  7 

Conjugaison 

interrogative. 

Verbe  êmœ  aimer 

Indicatif  présent 

êm  t  i  ? 
y  èmô  t  i  ? 

y  èm  t  i  ? 

ém  vu,  v:(_  êmé  t  i  ? 

êm  tu  ? 

èmàt  i  ? 

I.  As.,  Ge.,  S.  M.,  S.  T.,  Fr.,  P.,  S.  S.,  Le.  — 
2.  S.  M.,  S.  T.,  Fr.,  S.  A.,  P.,  Le.  —  3.  Ge.  —  4.  Ls. 
—  5.  Ls.,  Ge.  — 6.  As.,  S.  G.  —  7.  S.  M.,  S.  T.,Fr,,  An. 


CXLVI 

Imparfait 

/  ùniê  t  i? 
ht  II'  tu  ? 
ùmèt  i? 
j  ùmyd  t  i? 
vz^  ùmyc  t  i? 
ùmèt  i? 


Passé  défini 

y"  h}!!  t  i? 
t  ùmi  t  i? 
ùmit  i? 
j  ùmim  t  i  ? 
émit  vu? 
ùmirât  il 


Futur 


y  ùmre  t  i? 
èmra  tu  ? 


XOTF.S    GRAMMATICALES 

ùmrat  i? 
j  ùinrô  t  i? 
t'^  ùmrc  l  i? 
hnrô  t  i? 

Conditionnel 

/  ùtiirc  t  i  ? 
ùinrc  tu  ? 
ùmrèt  i? 
j  ùmèryà  t  i? 
i\  èmèryé  t  i  ? 
èmrèt  i? 

Passé  indéfini 

j  e  t  i  l'mœ  ? 
a  tu  ùmœ  ? 
at  i  èmœ? 
j  5  t  i  èmà? 
av  vu  èniàl 
avàt  i  èmà? 

Adverbes. 


Adverbes  de  lieu  : 

isit  ici;  la  là;  /Moin;  làJè  là-bas;  uyu,  tyu  où;  àsu  dessus; 
dsur  dessous;  ^Jà  dedans;  àhor  dehors;  à  en;  yi  y. 

Adverbes  de  temps  : 

am,  amb,  èmv,  aniui  aujourd'hui;  astœr,  astœrsi  i\  pré- 
sent; tu,  tœ  tôt;  tàtu,  tàtœ  tantôt;  bètu,  bèlœ  bientôt;  jùmc 
jamais,  tèrju  toujours,  dmè  demain,  yà'r  hier. 

Adverbes  de  quantité  : 

asœ  assez,  byè  beaucoup,  ç;cr  beaucoup,  jwa,  jiue  assez 
(avec  une  négation), /)/«  plus,  me  moins,  kâbc  combien. 


NOTES    GRAMMATICALES  CXLVII 

Adverbes  d'affirmation  et  de  négation  : 

sûr,  sœr  assurément,  ver  oui,  îuihè  certainement. 
nàni  non. 

Renforcements  de  la  négation  et  de  l'affirmation  : 

pn  SDià  (VU  myet,  pas  seulement  une  miette;  pa  dé  mas, 
pas  des  masses,  pas  beaucoup;  ôlasi,  âla  nô;  sa  n  fè  jwa 
cela  ne  fliit  joie,  cela  ne  fait  pas  assez. 

La  négation  ne  est 'souvent  supprimée  quand  piuè  est 
exprimé  :  sa  fè  pwe  bè. 

Adverbes  de  manière  : 

en  ma  :  vitmà,  vikrnà  vite;  smà  seulement. 
Un  grand  nombre  d'adverbes  et  de  locutions  adverbiales 
se  forment  au  moyen  des  prépositions  a,  dé,  à. 

On  joint  a  : 

1°  à  un  adjectif  :  a  dœr  à  dur,  durement;  a  bô  à  bon, 
bon  Çsâtir  a  bo);  a  Jjer  a  clair,  clairement. 

2*^  à  un  substantif  :  a  résyé  cet  après-midi;  a  maté,  a  s 
maté  ce  matin;  a  bon  œr  à  bonne  heure,  de  bonne  heure; 
n  ht  à  cul;  a  tu  ku  à  tout  coup,  assurément. 

On  trouve  quelquefois  a  d  (à  de)  :  a  d  résyé,  a  d  sa  ce 
soir,  dé:(  adsa  dès  ce  soir,  a  d  bo  pour  de  bon. 

3°  à  une  locution  verbale  :  a  vé  ni  gut  à  vois  ni  goutte, 
à  tâtons;  a  kroedéh  croche  doigt,  en  entrelaçant  les  doigts. 

On  joint  dé  : 

1°  à  un  adjectif  :  dé  ba  de  bas,  à  bas;  dé  for  de  fort, 
fortement,  péniblement;  dé  vrc  de  vrai,  vraiment; 

2°  à  un  substantif:  de  min  de  mine,  de  mauvaise  grâce  ; 
de  maté  de  matin,  au  matin;  dé  siue  de  soir,  le  soir;  dé  fè, 

au  foi  t. 


CXLVIll  NOTES    GKAMMATICALKS 

On  joint  à  : 

r'  A  un  adjectif  :  à  hào  en  haut,  à  haute  voix;  à  tvr  vrai- 
ment. 

2"  à  un  substantif  :  à  ré  en  règle,  en  moyenne;  ù  drc- 
tiir  en  droiture,  franchement; 

3*^  à  un  adverbe  :  an  aprc  en  après,  ensuite;  à  cleryer  en 
derrière,  par  derrière. 

Prépositions. 

a  à;  di^  de;  dpi,  dùdpi,  dùnpc  depuis;  àl(^r^,  àtùr  entre; 
pa{r)  par, /)■/<(/•)  pour,  sii{r')  sur,  ô,  ové,  ave,  dô  avec  (repos), 
kàtè,  kàté,  akôtèiwec  (mouvement);  amô  en  remontant  par, 
sur;  avâo  en  descendant;  àviiv  vers,  rapor  a,  rapporta,  à 
cause  de;  d&và  avant,  aprc  avec,  autour  de  ;  àtor  autour  de; 
€œ,  se  chez;  ^ka  jusqu'à. 

Conjonctions. 

Conjonctions  de  coordination  : 

é  et;  «,  iibè  ou,  etn  aussi,  ^âi  mè  tout  de  même,  pourtant. 

Conjonctions  de  subordination  : 

paské  parce  que,  piské  puisque,  kà  quand,  uic  Zv  dès  que, 
jusqu'à  ce  que,prt^inyœ  ké  premier  que,  avant  que;  knià  ki\ 
comment  que,  comment;  an  atàdi  kc  tandis  que;  si\  s  si. 

Interjections. 

;;/()  (menace),  bô  sa  d  aiiiur  (surprise),  Ji  d  put?,  Jî  d 
pusye  (surprise),  élà  (douleur,  surprise),  s  et  i  i;à'  posiby 
(étonnement  et  douleur),  bc  d  vicke  (souhait),  pa  d  mckc 
(souhait  négatif),  (5  ça;  (douleur,  surprise), /;a;ïf/  (encoura- 
gement), tùn  tenez,  dam  (affirmation). 

On  fiiit  généralement  précéder  les  injures  de  ijrâ,  cspés 
dû. 


GLOSSAIRE 


DES   PARLERS   DU    BAS-MAINE 


a 


a 

a,  de  :  la  nyès  a  mit  kuré; 
—  à  la  recherche  de  :  aie  à 
nu:;^iy,  aller  aux  noisettes  ;  aie 
6  pè,  aller  chercher  du  pain, 
aller  mendier;  —  a  suivi 
d'un  adjectif  ou  d'un  nom 
forme  de  nombreuses  locu- 
tions adverbiales  :  a  bô,  bon  : 
sàtir  a  bô;  a  bon  œr ,  de 
bonne  heure;  a  d  rêsye,  cet 
après-midi  ;  a  d  sa,  a  d  6zue, 
ce  soir;  a  dœr,  ben  adœr,  du- 
rement, avec  force;  aju,  her- 
métiquement; a  hôte,  avec; 
a  kroptô,  à  cropetons,  ac- 
croupi; a  kiibyet,  les  jambes 
autour  du  cou  de  quelqu'un; 
a  la  bon,  parfaitement,  très 

G.  DoTTiN.   —   Glossaire. 


aba 

bien;  a  la  bon  da,  sans  pré- 
tention, sans  façon  :  al  e  hit 
a  la  bon  da;  a  la  ^aod,  à 
l'improviste;  a  ker,  a  clair, 
distinctement  :  àtàrbln  a  ker; 
a  mate,  ce  matin  ;  a  rèsye,  cet 
après-midi;  a  s  mate,  ce 
matin;  a  ta,  à  tas,  abon- 
damment; a  tujur,  toujours. 

a,  elle  (devant  les  con- 
sonnes) :  a  vyera  a  d  swar. 

aba,  abat,  abattis,  ragoût 
fait  avec  les  extrémités  d'un 
animal  de  boucherie  ou  d'une 
volaille  :  /  n  avô  a  v^  œfri 
k  déx^  aba  d  tué  e  l  resta  d  œn 
€afèn  dé  vyâo. 

abafé,  abat-foin,    endroit 


abœ 


abe 


(Je  retable  où  l'on  jette  le  foin 
du  grenier. 

abaliinii(r\  abrutir,  ren- 
dre stupidc,  hébété. 

abnobane,  abobinc,  rendre 
bàobè,  abrutir;  — s  a  bobine, 
s'abrutir. 

abâobéye,  abâobiÇr'),  abau- 
beyer,  abaubir,  déconte- 
nancer, étourdir,  hébéter. 

abasœre,  se  mettre  en  route 
trop  tard  de  façon  à  n'arriver 
que  de  nuit  (Bais).  Voir 
basœr. 

abâtiÇr),  dompter  ;  —  met- 
tre la  main  sur,  prendre,  tenir 
(Pré  en  Pail)  :  a  tu  vu  l  gâ  ? 
ma  fê  nô,  j  n  c  pa  pu  l  abâtir. 

abàiie,  faire  bande  avec 
d'autres. 

abèrjc,  abrégé,  se  dit  du 
grain  qui  n'a  pas  achevé  de 
mûrir. 

abérvu'e,  abreuvoir. 

abérya,  abri,  abri-vent. 

abùrye,  abrier,  abriter,  ca- 
cher, vêtir;  — sabùrye,six\)X\- 
ter,  se  garantir,  se  cacher. 

abèryet,  abriette,  abri, 
refuge. 

abiî'lolc ,    mettre    en     tas. 


Voir  bœlo. 

abœmi,  chagrin,  altéré  par 
la  douleur. 

abœrve,  abreuver. 

abd'lc,  abutter,  garnir  de 
terre  le  pied  d'un  arbre.  Cf. 
abuie. 

abœvênue,  abreuvoir. 

abœvre,  abreuver. 

abc,  abbé,  vicaire  d'une 
paroisse. 

abè,  aboi,  aboîment;  — 
appât  (pour  la  pèche). 

abccc,  v.,  abécher,  donner 
la  becquée. 

abé€é,  n.  becquée. 

abégâode(s),  devenir  bégào. 

abèke,  abecquer,  mettre 
bout  à  bout;  —  s'abege, 
s'abèke,  regarder  fixement  : 
biigréd  gâ,  a  hè  t  abèk  tu  ko  m 
sa  ?  t  iivr  d'il  fiirgan  uyu  Jure 
inô  sûbâ. 

abékite,  s'enfuir  à  cheval. 

abckle,  regarder  un  objet 
avec  tant  d'attention  qu'on 
n'est  distrait  par  rien. 

abêyâo,  séminariste,  jeune 
abbé. 

abeyàs,  abéance,  action 
d'attendre  quelqu'un. 


abô 

aheye,  aboyer;  —  désirer 
vivement,  attendre  avec  im- 
patience; —  étudier  pour 
devenir  abbé,  être  au  sémi- 
naire. 

abeyniâ,  aboiement. 

abibôfe,  abiboter,  nourrir 
au  biberon. 

abiye,  habiller,  préparer 
(de  la  filasse,  une  motte  de 
beurre);  —  tuer  (un  cochon 
ou  un  autre  animal)  et  en 
préparer  la  chair. 

ablativ ,  tas ,  amoncelle- 
ment avec  confusion  et  dé- 
sordre. 

abolini:(e,  prendre  le  bien 
d'autrui. 

abôminaby ,  abominable , 
considérable,  grand,  fort  : 
6t  ane,  j  ôrô  dé  pwn  kâm  par 
déri^yô;  y  an  a  dà  l^  àt  dé 
kàtité  abôminaby.  Cf.  fœryœ, 
masakr,  qui  sont  moins  forts. 
•il!  mit  jœn  métrés,  kômè  i'^ 
avé  krésii  é  àbâni,  vz^  et  dèvnn 
abôminaby. 

abôminabyèmà ,  abomina- 
blement, beaucoup, en  grand 
nombre. 

abomine,  abominer,  abhor- 


a^r 


3 


rer,  exécrer;  —  injurier. 

abôniÇr^,  abonir,  rendre 
meilleur. 

abônôme,  abonhommer, 
prendre  les  habitudes,  la 
tournure  d'un  bonhomme; 
—  se  faire  vieux  :  dpïL'i  dœ^^ 
à,  nut  pér  s  e  bên  abônôme. 

abôr,  abord,  heu  sur  le 
bord  d'une  rivière  ou  d'un 
ruisseau,  disposé  pour  laver 
le  linge  ;  —  grande  quantité  : 
un  abord  de  marchandises. 

ab(j-\  arbre  (de  moulin, 
de  rouage);  —  pommier 
(Saint-Thomas). 

ahrayc    (5),     s'abrailler. 


s'écrier. 


abra^e,  abraser,  brûler, 
chauffer;  —  blesser.  Au  figu- 
ré :  vyœ  bé  sa  se,  Ô  vè  be  kè  stê 
yer  Icfdi,  t  è  kor  abra^e,  vieux 
boit  sans  soif,  on  voit  bien 
que  c'était  hier  lundi,  tu  es 
encore  abrasé  ;  —  s  abraxç, 
se  brûler,  se  blesser. 

abra:^mà,  abrasemenr,  em- 
brasement, incendie. 

abrœvmâ ,  abreu  vemen  t , 
abreuvage,  action  d'abreuver. 

abrêje,   abriter,    défendre. 


4  abr 

ahrclc,  a.,  arbreté,  éc,  qui 
s'attache  à,  qui  ne  quitte 
pas  :  lu  pti  gâ  é  si  abrète  apré 
vie  depibi  ÂV  /  //  don  a  tête,  k  i 
n  vyœ  pivè  m  Jâ€e;  —  /  gà 
Rnà  e  si  abrète  apré  la  Jiy  a  la 
Rên,  k  i  n  kit  pa  la  Jiwiél. 

abrevye,  abrevier,  abréger. 

abrèye,  entourer  (un  jeune 
arbre)  d'épines  pour  l'abri- 
ter contre  les  atteintes  des 
bestiaux.  Cf.  abrèje. 

abrigàde,  abrigander,  ren- 
dre mauvais  sujet,  entraîner  à 
une  mauvaise  conduite;  — 
s  abrigàde,  se  dissiper,  fré- 
quenter de  mauvaises  com- 
pagnies :  la  ptit  et  abrigàde  a 
kiir  par  lé  emê. 

abrikokâo,  abricoteau,  in- 
strumentde  tissage,  bois  ser- 
vant à  soutenir  les  lissures  et 
les  foules  pour  lever  et  abais- 
ser la  chaîne. 

abriye,  abrier,  abriter,  vêtir 
chaudement  :  Viit  gâ  n  éjiuè 
abriye.  Cf.  abérye. 

Bien  le  saichicz,  chrcsticns  fidèles 

qui  la  donra 
Charité  soubs  ses  grands  aëles 

'abrycra.  nis.  i6 


abii 

s  abriye,  s'abriter. 

abroke,  abroquer,  attaquer 
par  des  paroles,  des  injures. 

abulole ,  mettre  en  bulô. 
Cf.  abœlote. 

abute,  abuter,  garnir  de 
terre  le  pied  d'un  arbre  ou 
une  plante;  —  atteindre  le 
but;  —  lancer  la  boule  ou 
le  palet  vers  un  but  pour 
déterminer  qui  jouera  le 
premier;  —  s' abute,  viser, 
avoir  un  but,  approcher  du 
but. 

alnitle,  mettre  en  biityào; 

—  lancer  la  boule  ou  le 
palet  vers  un  but  pour  déter- 
miner qui  jouera  le  premier. 

abu-yô,  abusion,  erreur  : 
y  krê,  mit  met,  à  v  rcspektà,  kè 
v:^  et  dà  l  abu^yô. 

abîieone,  mettre  en  bou- 
chon, tortiller,  friper;  — 
s  abii-eone,  se  friper  :  me  rob  s 
almeonà  têrtitt  dà  l  ormiver. 

abide,  apporter,  donner; 

—  tirer  son  argent  de  sa 
poche,  payer  vite;  —  tra- 
vailler avec  ardeur. 

aburne,  évaluer;  la  châ- 
tellenie  de  Ruillé  devait  au 


aea 

seigneur  d'Entramnes  une 
paire  d'éperons  blancs  abor- 
nés  à  8  s. 

ahise  (5),  se  courber  par 
l'âge  :  "/  5  aveyot  hè,  i  s  e  hit 
abuse. 

abutâ,  t,  ennuyeux,  qui 
met  à  bout  de  patience  ;  — 
aboutissant,  qui  touclie  par 
un  ou  plusieurs  bouts,  au 
propre  et  au  figuré  :  lé  tuà 
é  I:(^  ahità. 

abiite,  abouter,  terminer, 
finir  :  /  n  ahuirô  jamè  a  nu^^ 
àtàr;  —  aboutir  :  la  rot  ahit 
a  mil  gràpyês. 

ahive,  mettre  au  joug  de 
jeunes  bœufs,  des  bouvards. 

ahiueye,  aboyer.  Cf.  abeye. 

abîueymà,  aboiement.  Cf. 
abeymà. 

abyet,  ablette  (poisson) 
(Andouillé). 

ab:^àti(r),  appesantir. 

ab:(ptî(j),  écraser  (quel- 
qu'un) de  coups  ou  sous  un 
fardeau,  dompter. 

amlasyô,  ennui. 

asaky  V., ennuyer,  agacer  : 
5  é  bên  aealâ,  c'est  bien  en- 
nuyeux. 


a€e  5 

amie,  a.  :  i  n  è  pwè  a^ale 
pnr  6ôn  âj,  il  est  dégourdi 
pour  son  âge. 

a€ênâo,  aenâo,  achenal,  pe- 
tit chenal,  petit  canal. 

aeèviue ,  achevoir ,  terme 
(d'une  chose); — instrument 
de  tissage,  bois  et  cordes  re- 
liant la  fin  de  la  chaîne  à  la 
pivwer, 

â-eé,  n.  m.  f.,  lombric,  ver 
de  terre  dont  les  pêcheurs  se 
servent  comme  appât  :  œ  gru 
à€ê,  dé  bél:(^  àeé. 

a£e,v.  appâter  avec  Tachée. 

a^èy  achet,  achat.  Cf.  ajè. 

Entre  Nau  et  l'année 
C'est  les  jours  des  achets. 

D'après  une  tradition  lo- 
cale, la  température  des  six 
derniers  jours  de  l'année 
indique  la  température  pro- 
bable des  six  premiers  mois 
de  l'année  suivante.  La  tem- 
pérature du  lendemain  de 
Noël  indique  la  température 
de  janvier,  et  ainsi  de  suite 
(Ampoigné). 

a€è:^onœ,  délicat  dans  le 
boire  et  le  manger,  délicat 


adà 


aâh 


sous  le  rapport  de  la  pro- 
preté ;  se  dit  en  particulier 
de  celui  qui  ne  veut  pas 
boire  après  un  autre  dans  un 
verre  non  lavé  ;  —  qui  a  pitié  ; 

—  qui  appréhende. 
r/fQ);/f,appréhender,éprou- 

ver  du  dégoût  pour. 

a€è:{ô,  délicatesse  dans  la 
nourriture  ou  pour  la  pro- 
preté, dégoût,  ennui  :  vnt 
fennyer  é  si  mal  prop  ÀV  /  ôryô 
a€è:^ô  ci  ma  je  €C  lé;  —  pitié; 

—  appréhension. 

afètr,  large  haie.  Yoiv^èlr. 

aeope  (.5),  s'achopper,  s'as- 
soupir. 

aewexp,  achoison,  occa- 
sion. 

aâamèjye,  adamaiger,  en- 


dommager. 


adà ,  adv.,  adens,  sur  le 
ventre  ou  sur  les  dents;  — 
€6  aâà ,  c'est  tomber  sur  le 
ventre  ou  sur  les  dents;  — 
du  côté  de  l'orifice  en  par- 
lant d'un  objet;  —  courbé, 
penché  en  avant. 

adàte,  adenter,  mci\.xQadà, 
pencher  en  avant  (Pail)  :  adàt 
dô  l  pôt  a  Je  k  i  s  égut . 


adi^fye,  adefier,  planter(un 
jardin). 

ad(i':(e,  unir,  mettre  deux 
à  deux;  —  s  adœ::^:,  s'accou- 
pler en  parlant  des  animaux  ; 
—  se  mettre  deux  ensemble 
pour  faire  une  chose  quel- 
conque ;  —  vivre  en  concubi- 
naije. 

adé ,  adès,  adroitement, 
avec  soin,  complètement,  à 
net  :  y  ê  rama rc sa  hèu  adé,  j'ai 
ramassé  cela  bien  soigneuse- 
ment; y  soin  adé  bc;  fér  œn 
€ii^adé;  ■ —  aussitôt  ;  — beau- 
coup (Soulgé  le  Bruant). 

adùDiéhe,  adementiers  ;  — 
en  attendant,  tandis  que, 
pendant  que. 

adènése,  adnésc,  fliire  perdre 
le  temps,  empêcher  de  tra- 
vailler :  /  ;//  a  admise  plu  d\vn 
œr  (Gorron)  ;  —  5  adènése, 
s'arrêter  pour  bavarder  avec 
quelqu'un,  perdre  son  temps 
(Saint-Aubin)  ;  —  s'endor- 
mir, se  laisser  aller  à  la  pa- 
resse. 

adétre,  adestrer,  diriger. 

adbah\,  pousser  son  ha- 
leine sur  quelqu'un. 


adr 

adir  y  adiré,  différence, 
particulièrement  dans  un 
marché  :  ya  bè  d  l  adir  nous 
sommes  loin  de  nous  accor- 
der sur  le  prix, 

adiré,  adirer,  égarer,  per- 
dre. 

adléxj,  oisif,  qui  a  du  loi- 
sir :  lé  biirjwa  sô  bln  urœ  d 
et  tnju  adlêzi  kâm  sa  (Lan- 
divy);  —  maladroit,  qui 
se  blesse  maladroitement 
(Saint-Aubin-du-désert)  ;  — 
qui  fait  des  malices  par  dé- 
sœuvrement, espiègle. 

admêne,  amener. 

adinéne,  énervé,  méchant. 

admùnive,  éveillé,  espiègle. 

adnèsû'i,  ademeshui,  doré- 
navant, désormais. 

adole  (s),  s'affliger,  avoir 
deuil,  être  dolent. 

adomaje,  endommager.  Cf. 
adamêje. 

adoméee,  adomêcher,  cal- 
mer, apprivoiser;  —  sado- 
mèee,  se  calmer,  s'apprivoi- 
ser. Voir  domée. 

adré,  adroit. 

adrè,  pi.,  la  bonne  direc- 
tion, le  plus  court  :  //  a  pri 


afé  7 

par  le^  adrè.  Cf.  adres. 

adrè,  en  face  de  :  adrè  la 
port,  en  face  de  la  porte. 

adres,  n.  f.,  adresse,  che- 
min le  plus  court  :  knpe  a  l 
adr  es.  Cf.  r  adr  es. 

adrêse,  adresser,  redresser. 

adrèsye  (s),  se  diriger. 

adsa-yadla,  à  de  çà,  à  de 
là,  vaille  que  vaille. 

adswer,  ce  soir  :  dé:(_adswer, 
dès  ce  soir. 

adulwer  (j),  s'adouloir, 
se  chagriner. 

adumé^Cy  adoucir.  Cf.  ado- 
mé^e. 

adiin,  adonc,  alors,  pour 
lors. 

advale,  adevaler,  descen- 
dre. Cf.  dévale. 

advyer ,  adviendre,  adve- 
nir. 

aé:{,  aaise,  aise  :  si  j  resiyô 
isit,  j  sont  bln  a  mit  aé:(. 

aé^ye,  aaisier,  mettre  à 
l'aise. 

afàti,  attentif,  affairé. 

afèk,  hors  d'haleine, 
éreinté. 

afùryone,  affrionncr,  trai- 
ter avec  douceur. 


8 


afi 


afàiic,  préparé  et  cuit  nu 
bcuric. 

afèlardi^r),  affetardir,  ra- 
IcMitir,  retarder. 

afèlardi:;^,  ralentissement, 
relâchement. 

afctc,  ataiter,  terminer  en 
faîte;  —  parer  avec  soin, 
ajuster,  disposer  (Pail). 

afète,  rassasié,  repu;  — 
difficile,  dégoûté  ;  —  dressé, 
fliçonné,  expérimenté  ;  — 
paré  avec  recherche;  —  se 
dit  d'une  meule  de  paille  dont 
les  côtés  sont  bien  droits  ou 
d'un  bœuf  dont  les  côtés 
sont  trop  plats  (Château- 
Gontier). 

afétô,  m.  pi.,  mets  délicats 
et  recherchés. 

afcnic,  aflamé. 

ajîké,  affiquet,  petit  dé 
que  les  femmes  qui  tricotent 
s'attachent  à  la  poitrine  et 
au  fond  duquel  elles  appuient 
une  de  leurs  aiguilles  pen- 
dant leur  travail. 

afîlc,  v.  affiler,  aiguiser; 
—  mettre  en  train,  s'occu- 
per d'une  affaire  pour  en 
liàter  la  solution. 


afr 

a  flic,  n.,  affilée  •.d'a-nafilc; 
a  }  afilc,  en  file. 

afilii'cr ,  affiloire,  pierre 
schisteuse  servant  à  afiîler. 

afnnà,  grains  de  semence, 
semaille  ; —  préparation  quel- 
conque de  la  terre  pour  les 
semences  ou  les  planta- 
tions. Mot  assez  rare  dans  la 
Mayenne. 

afisle,  bien  ficelé,  bien  mis. 

afistolc,  parer,  orner. 

aflaki{i-)  (j),  s'afflaquir, 
devenir  flasque,  faible,  lan- 
guissant. 

aflije,  affligé,  ée,  contre- 
fait, difforme. 

afole,  affoler,  devenir  fou. 

afôdre,  enfoncersousTeau  : 
/  bat 6  afôdr ,  afôdre  œ  batà; 
—  accabler  :  piirka  H  dir 
sa?  v^  ah  l  afôdre  tut  afê;  — 
battre  (une  faux)  (Château- 
Gontier), 

afr,  aphte  ;  —  aff  re,  effi'oi  : 
sa  m  a  fé  œn  afr. 

afrâeiÇr^,  affianchir;  — 
graisser  une  marmite,  une 
poêle  neuve;  —  nettoyer  un 
vase  ou  une  barrique;  — 
châtrer. 


afu 

afràeiiœ,  afràsisu,  affran- 
chisseur,  celui  qui  dans  les 
campagnes  châtre  les  ani- 
maux. Par  extension,  le 
vétérinaire,  l'afFranchisseur 
s'occupant  en  général  de 
soigner  les  animaux,  et  quel- 
quefois les  gens. 

afrà-eismâ,  affranchisse- 
ment, action  d'affranchir. 

afréjîili,  frileux,  saisi  de 
froid,  qui  a  le  frisson.  Mot 
connu  dans  les  communes 
voisines  de  la  Sarthe. 

afriln^Cy  rendre  frileux. 

rt/rôte(r),affronteur  (Arch . 
de  la  May.  B  2824,  fol.  20 
v°),  cornard. 

afrôte,  affronter;  —  frap- 
per de  façon  à  blesser;  — 
6' afrôte,  se  blesser  (Pail). 

afru,  :(,  affreux,  -se,  très 
gros,  très  beau.  Cf.  abômi- 
naby;  —  rempli  d'aphtes. 

afrwife,  afruité,  ée,  plein 
de  fruits. 

afîi  :  d  afu,  d'affût,  bien 
aiguisé;  —  en  bon  état,  en 
bonne  disposition,  en  dispo- 
sition de  :  et  d'afu;  e  tu  d  afu 
d  dâse  ? 


afy  9 

afuMo,  affutiau,  outil  quel- 
conque; —  bagatelle. 

afute,  affûter,  aiguiser  des 
outils,  arranger,  disposer, 
mettre  en  état,  préparer  :  et 
vu  prêt?  —  vér,  j  sdni:^  afute. 

afu,  interjection  pour  exci- 
ter un  chien  à  se  jeter  sur 
un  homme  ou  sur  un  animal. 

afuré,  n.  f.,  action  d'afiire; 
—  grand  nombre. 

afure,  afuréje,  v.  afourer, 
distribuer  du  fourrage  aux 
bestiaux  (Bais);  —  afure  la 
mékanik,  passer  le  blé  dans 
la  machine  à  battre  (Saint- 
Aubin-du-Désert)  ; — i  afure, 
manger  de  grand  appétit. 

afiua,  promesse  non  te- 
nue; —  faire  afiua  à  un  en- 
fant, c'est  l'attraper,  en  lui 
donnant  quelque  chose  qui 
lui  plaît  pour  le  reprendre 
ensuite. 

afiue,  afouer,  faire  du  feu, 
souffler  le  feu;  — ■  exciter  : 
afiue  l  ۏ  su  li. 

afyàbe,  afflamber,  échauffer 
de  façon  à  faire  venir  le  sang 
à  la  figure. 

afyœ,  qui  prépare  la  terre. 


10 


aqa 


afye,  aiTier,  semer,  planter, 
préparer  la  terre. 

afyo)u\  afFlonner,  agacer, 
effrayer  (des  animaux).  \'oir 
niit€e.  Les  piqûres  des  mou- 
ches afyon  souvent  les  bes- 
tiaux. Quelques  paysans  pré- 
tendent que  ces  paniques 
subites  sont  dues  à  des  sor- 
ciers qui  jettent  aux  narines 
des  bestiaux  du  foie  de  loup 
réduit  en  poudre;  —  mettre 
en  colère,  irriter  (des  gens). 

(igaJe,  qui  aime  à  se  réga- 
ler, à  manger  des  friandises 
(Pail). 

agale,  agaler,  enlever  une 
gale. 

agàoniè,  a.,  gaucher. 

agarde,  regarder. 

agas,  agassc,  pie;  — crier, 
marcher,  se  prélasser  comme 
une  agasse  (Ernée). 

agasc,  agacer;  — crier  (en 
parlant  de  la  pie);  —  crier 
après  quelqu'un  avec  aigreur; 
— 5  agasedè,  se  tourmenter  à 
propos  de. 

agasya,  acacia. 

agasyâo,  arbre  fruitier  sau- 
vage. Cf.  agrasyâo. 


âgé 

agà,  gland.  Cf.  gCl. 

agàlœ ,  étrennes  du  jour 
de  l'an.  Cf.  vyc  m  swéle  la 
hou  aué  piir  a  va  ton  agàlœ  ;  — 
pi.  marguillers  faisant  leur 
quête  annuelle.  Cf.  ayàlœ. 

agùrgahy,  agréable. 

agôrye,  agréer. 

Daignez  aguerier  nos  présents 
Pour  nous  et  nos  chers  éfants. 

(Pastorale.) 

agd'  pa,  adieu  pas,  sans 
adieu,  au  revoir. 

agdxi(r),  devenir  gueux, 
être  ruiné,  s'appauvrir. 

âgé,  aillet  (allium  vineale). 
Cf.  ayè. 

rt!(5<',  aguet,  lieu  désigné  pour 
guetter;  —  d  agc,  à  l'impro- 
viste,  en  traître  :  et  su  /-  agè 
d  kœkœ,  être  sur  les  aguets  de 
quelqu'un,  l'ennuyer. 

agène,  guigner.  Cf.  agiijc. 

agêninâ ,  action  de  gui- 
gner, regard  en  dessous.  Cf. 
agi  net. 

agêri,  gai  (Pail). 

agénvâyc,  aguerroyer,  ha- 
bituer à  la  fatigue  :  /  gâ  s  è  bc 
agénvâye  ô  traval. 


aqo 


agête,  guetter,  épier,  ob- 
server. 

agibrè,  n.,  tout  ce  qui  est 
nécessaire  pour  faire  un 
voyage.  Ce  mot  vient  sans 
doute  du  nom  de  Guibray, 
près  de  Falaise.  Tous  nos 
petits  marchands  de  la 
Mayenne  allaient  autrefois 
à  la  foire  de  Guibray. 

agilà,  qui  a  le  coup  d'œil 
pénétrant,  à  qui  rien  n'é- 
chappe, vigilant. 

agine ,  aguigner,  épier, 
regarder  à  la  dérobée,  du 
coin  de  l'œil,  guigner  :  il 
agine  a  traver  la  lukani;  — 
vni?-  agine  a  la  port. 

aginet  (d),  à  la  dérobée,  en 
regardant  en  dessous. 

agiyàlœ,  étrenn  es .  Cf.  agàlœ. 

agiyô,  aiguillon. 

agi^e,  aiguiser. 

agnàje,  arranger  (Mon- 
tourtier). 

agniyone,  aguenillonner, 
friper. 

agobiy,  agobille,  outil.  Cf. 
afuMo. 

agogone,  apprivoiser  (Pail). 

agoni  (s),  s'agonir,  s'inju- 


agr  1 1 

rier,    se    couvrir    d'injures. 

agonise ,  accabler  d'in- 
jures. 

agra,  m.  pi.,  engrais 
(Pail). 

agrafe,  prendre,  voler;  — 
6  agrafe,  se  cramponner 
(Pail).  Cf.  agrife,  agri^e. 

agrafine,  agrafine,  égrati- 
gner  :  /  5  aroei  su  mè,  m  agra- 
fini  la  gui  e  m  mi  kàm  œn 
déeafr.  Cf.  egrafîne. 

agrape,  dérober.  Cf.  agrafe. 

agrasyâo,  pommier  ou  poi- 
rier non  greffé  qui  produit 
des  fruits  aigres  (Pail).  Cf. 
egrasyâo. 

agrave  (5),  s'endolorir, 
s'écorcher  les  pieds  ou  les 
mains.  Cf.  egrave. 

agréyaby,  agréable. 

agrée  (d),  avec  mauvaise 
humeur,  de  mauvais  gré,  en 
grincheux. 

agrljli,  ratatiné  (Pail).  Cf. 
ragrejli. 

agriee,  saisir  avec  les  dents  ; 
—  prendre  en  trichant,  dé- 
rober, obtenir  par  adresse  : 
n  l  miua  gà,  i  se  si  bln  agriee 
s  ki  vyœ  a  sô  grà  pér  ! 


12 


ahà 


aqri^onc,  mal  repasser  (du 
linge). 

ngrifc,  agritler,  obtenir  par 
adresse,  dérober. 

aç,ridt,  griotte,  cerise  à 
courte  queue,  grosse  et  noi- 
râtre. Cf.  dhnè€. 

agripi',  dérober  :  6  agripe, 
se  retenir  (à  quelque  chose 
dans  une  chute);  /'/  a  été  bèn 
urœ  d  6  agripc  a  la  lyiir  d  la 
earté,  sa  ha  i  ecyi  n'u  bon  pàsé. 

agripyone,  mal  repasser  (du 
linge). 

agu,  aigu. 

agît,  agout,  égoût,  canal. 

agi^iise,  agacer,  chercher  à 
fliire  rire,  taquiner  :  agnse  œn 
éfà. 

aha,  interjection  pour 
exciter  un  chien  à  chercher  : 
aha,  le  pti  €c,  aha,  aha! 

ahane,  ahéne,  ahœni\  ahan- 
ner,  se  fatiguer  :  j  avô  i  i 
ahane  pur  ramarc  mt:(  àrj. 

Quand  tout  tire,  ren  n'ahanne. 
(Dict.  Lavallois.) 

ahàfltœre  (s),  se  mettre  en 
retard.  Voir  bâolivr. 

ahà,  ahc,  alian,   fatigue. 


peine  :  /  n  avô  fè  mit  Tiisc  h 
a  gràt  ahà;  —  accident  ou 
crise  dans  une  grave  maladie; 
—  évanouissement  :  /  m  a 
pri  (vn  ahà  (Saint-Aubin). 
ahœri{r),  ahurir,  blesser. 

Hola,  comme  j'ai  le  hoquet 
Depis  que  j'ai  bu  de  l'iau  de  vie 
J'en  ai  prins  plein  mon  godet 
J'en  ai  la  bedaine  ahurie. 

(Pastorale  132.) 

ahôtîQ-),  ahontir,  faire 
honte  à  quelqu'un. 

ahupe,  appeler.  Cf.  jupe. 

ahuye,  prodiguer. 

a/;«y^,  a.,  affaissé, diminué. 

akide  {s),  se  courber. 

aJmlc,  lancer;  —  accou- 
tumer. 

ahiise,  courir  sur  quel- 
qu'un ;  —  pousser  devant 
soi,  chasser  (les  oiseaux,  les 
poules). 

almst,  i.,  honte! 

ahîiste,  faire  honte. 

almtc,  courber;  — s  ahutc, 
se  courber.  Cf.  ahiide,  hôte. 

aid,  aide. 

aide,  aider. 

âj ,  arrière-train  de  la 
charrue. 


aju 

ajàtiÇr),  agentir,    orner; 

—  agencer. 

ajêlyote,  accoutumer. 

ajénweye,  ajmuèye  (5), s'age- 
nouiller. 

ajête,  ajîe,  acheter  :  ajte  la 
brid  e  l  liku,  acheter  l'anneau 
et  la  chaîne  de  montre  des 
fiançailles. 

rt/œ,  enjeu,  pourboire,  pot- 
de-vin. 

ajè,  m.,  terre  rejetée  hors 
d'un  fossé  pour  former  le 
terre-plein  ;  —  achat,  acqui- 
sition (Montourtier)  :  d  a  je, 
acheté,  non  fabriqué  à  la  mai- 
son; —  pot-de-vin,    enjeu; 

—  Les  Agets,  nom  de  lieu. 
Cf.  aۏ. 

ajè,  petit  ajonc,  ulex  nanus 
(Larchamp). 

aji,  pot-de-vin,  ce  que  le 
vendeur  donne  en  sus  à 
l'acheteur.  Dans  la  Mayenne, 
il  est  d'usage  de  livrer  iioo 
pour  mille;  le  11* cent  forme 
les  agets.  Cf.  ajè. 

ajirone,  entourer,  envi- 
ronner. 

aju,  esprit,  finesse  :  ave  d 
l  aju. 


ala  1 3 

ajve,  achever. 

ajyô,  qui  gâte  les  enfants. 

aka,  enfin,  donc. 

aha,  amas,  flaque  d'eau, 
pluie  torrentielle  :  £é  aka,  d 
yào  a  l  aka,  tomber  à  verse  ; 
//  é  tdbe  d  resye  œn  aka  dyâo 
—  aprè  l  avers  6  été  dà  mit 
jardrè  kbm  œn  aka  ;  —  d  aka, 
beaucoup.  Cf.  laka. 

akale,  fatigué,  épuisé  par 
la  chaleur.  Cf.  a£ale. 

akalifureone ,  acalifour- 
chonner,  mettre  à  califour- 
chon. 

akaniye,  s  akaniye,  paresser 
(au  lit,  au  coin  du  feu);  — 
parler  du  nez  comme  une 
cane. 

akanarde  (s),  se  livrer  à  la 
fainéantise  ;  —  s'abattre,  s'af- 
faibhr. 

akàobi  (d  bon),  de  bon 
acabit,  de  bonne  humeur, 
accommodant  :  kê  niô  gà,j  ém 
ut  à  npiue  t  parle  anivi,  t  épwè 
d  œ  bon  akàobi. 

a  kaÔT^,  à  cause,  pourquoi  ? 
apnie  m;  —  a  kàozl  — pur 
m  avde  Ipane  k  e  su  l  ormiuér. 

a^ase  (Voutré),    alçasi(r) 


14 


akè 


(Pail),  aclasser,  aifaisscr, 
écraser  :  la  maladi  l  a  bcn 
akasc;  —  s  alxasiÇr),  s'écra- 
ser, s'artiiisscr,  avoir  une  te- 
nue nonchalante  et  négligée 
(Landivy)  :  l'rnmv  ic,  c  u  l 
akasi  piue  koin  sa. 

aka:^inc  {s),  s'engourdir, 
languir. 

aka:^e  (j),  s'acaser,  se  loger, 
se  retirer. 

akante,  aquant  et,  avec. 
Cf.  kàte. 

akante,  incliner  vers  la 
terre  la  partie  supérieure 
d'un  vase;  —  5  akàte,  se  pen- 
cher. 

akêniye,  akiiiye,  abattu, 
affaibli . 

akœri(r),  accourir. 

akàià,  accord,  conformité 
d'avis;  d  akedâ,  d'accord. 

a  kéfêr,  à  quoi  faire,  pour- 
quoi ? 

akèij ,  pleurard,  facile  à 
contrarier. 

akène,  taquiner,  agacer. 
Cf.  cJiéTie. 

akéri,  acquis  :  s  éskè  j avô 
akéri  lor  de  la  vâdisyô. 

akêle,  acheter  (un  immeu- 


akô 

ble)  :  //  c  rie,  il  a  kor  akcte  y 
a  à'  niive. 

akèyane,  fin,  rusé,  malin. 

akeyanc  (^'),  akeyene  (j), 
s'attarder  au  coin  du  feu, 
s'adonner  à  la  fainéantise. 

akêtle,  foire  des  quintaux 
de  treize  gerbes. 

akfye,  greffer;  —  fiancer. 
Cf.  adtfye. 

fl^'/yom',aquignonner,  met- 
tre les  gerbes  en  petits  tas 
dans  les  champs. 

akniasc,  remuer  un  objet 
en  le  détériorant  ;  —  travail- 
ler un  peu  partout  et  à  toute 
espèce  de  chose,  être  bon  à 
tout  foire. 

ahuàde,  accommoder  :  vn^ 
ahnodvii  d  inil  donu'stik? 

al'ole,  appeler  les  vaches. 
Voir  Iv. 

akome,  resteràne  rien  foire. 

akonétr,  reconnaître,  faire 
connaissance. 

akor.,  m.  pi.,  fiançailles  :  s 
met  par  akor,  se  mettre  par 
accord,  se  fiancer  par-devant 
le  curé  (Château-Gontier). 

akordà,  /,  d'accord,  conci- 
liant. 


ahr 

akôrdâs,  f.  pi.,  accordances, 
accordailles. 

akorti^,  accortise,  humeur 
accorte,  gracieuse. 

akota,  morceau  de  bois  que 
l'on  dresse  presque  vertica- 
lement pour  étayer  un  objet  : 
/  avô^  été  for  se  d  met  dé:{  akota 
a  tut  nn:(_  àt. 

akôte,  acoter,  étayer. 

akotiÇr),  éclabousser.  Cf. 
ko  tir. 

akô,  à-compte. 

akôparaje,  akôpare,  acom- 
parager,  comparer. 

akôté,  avec.  Cf.  kâté,  kôtê. 

ahrâ^e,  écraser,  abîmer, 
détériorer  :  il  é  tut  akrâ:(e  d 
la  mor  dé  6Ô  gà. 

akrâpe  (j'),  se  cramponner 
(Pail). 

akrœr,  âcreté  de  sang,  ai- 
greur (Château-Gontier). 

akrèee  (5),  s'habituer,  se 
mettre  en  train  ;  —  s'attabler  : 
œn  fakis  et  akréee  a  bâer,  i 
n  sor  de  l  doberj  k  kât  il  ê  brûle 
5u;  —  s'entêter  à  faire  quel- 
que chose.  Voir  krê£. 

akrér,  accroire  :  tu  vudrè 
bè  m  à  fer  akrér. 


aku  1 5 

akréte,  accrêter,  achever 
la  crête,  le  foi  te;  — •  orner, 
parer. 

akretr,  accroître. 

akrine  (s),  s'endormir  sur 
la  besogne. 

akroe,  f.,  occasion  de  s'ar- 
rêter. 

akropiÇi),  s'accroupir.  Cf. 
akuve. 

akropi^ô,  jeu  dans  lequel 
les  enfants  marchent  en  s'ac- 
croupissant.  Cf.  akroptô. 

akropieone  (s),  s'accroupir. 

akrô,  épine  de  l'églantier. 
Cf.  ekro,  nakrô. 

akruee,  accrocher.  Cf. 
âkru^e  ;  —  terminer  le  som- 
met d'une  meule  de  paille 
ou  de  foin.  Cf.  akuprone. 

akrupieone  (s),  s'accroupir. 

aksidâte,  affligé  d'une  infir- 
mité, malade. 

aksyoïie,  actionné,  em- 
pressé, affairé,  actif. 

aktrike,  prêt,  équipé,  garni 
de  tout  ce  qu'il  faut. 

aku,  adv.  ;  et  aku  se  dit 
d'une  charrette  qui  repose 
sur  sa  partie  postérieure,  les 
brancards  en  l'air;  —  être 


i6 


akit 


harassé,  rendu  :  hl  j  soin- 
nrive,  j  <'7yô;^  akii. 

akii,  culée,  le  pied  de  l'ar- 
bre coupé  et  resté  en  terre. 

ahtla,  tas  mal  foit,  peu 
élevé,  à  demi  renversé, 

akiile,  taire  tomber  sous  le 
fiiix;  —  éculer;  —  mettre 
une  charrette  a  ku,  c'est-à- 
dire  la  renverser  en  arrière 
pour  la  décharger. 

akiiprdnc,  rendre  pointu, 
disposer  en  forme  de  pointe 
(Sain t-Aubin-du- Désert)  : 
cât  harj  et  akiiprdnc.  \^on' 
kuprô. 

akitfle  (,$),  s'accroupir.  Cf. 
akitve. 

ahifya ,  accroupissement 
(Pail).  Cf.  akiiva. 

akurse,  achalander  ;  —  s'a- 
hirse,  s  ohtsc,  courir  après, 
se  jeter,  s'élancer  (  Saint - 
Berthevin)  :  mô  £è  s  ahirsi  su 
li  e  li  desafri  sa  haii  ;  —  se 
mettre  au  courant  (de  la 
vente). 

akurse,  a.,  bien  achalandé. 

ahirsri,  clientèle,  chalan- 
dise,  pratique. 

akursyére,  mettre  de  la  li- 


aku' 

tière  à  (I^^é).  Voir  kursycr. 

akiilrâ,  personne  bizarre- 
ment habillée  ou  de  mauvaise 
tenue  (Pail). 

ahitre,  accoutrer,"préparer 
(la  lessive). 

^Â'«/«mrt?/j,accoutumance, 
coutume,  habitude  :  s  c  pwc 
kùr  l  ahitumàs  par  eœ  nu. 

ahiva,    accroupissement. 

akuvé,  n .  f .  :  fer  ou  ni  pwl 
fer  tut  sc7^  akuvé,  c'est  accom- 
plir ou  ne  pas  accomplir  tous 
ses  désirs. 

akuve,  fléchir,  plier,  céder; 
—  mettre  une  poule  à  cou- 
ver; —  s  ahivc,  s'accroupir, 
se  baisser  en  pliant  les  ge- 
noux :  ;  m  été  akuve  dèryér 
œn  hà  pur  gâte  d  l  yâo. 

akuiine,  cousiner,  traiter 
de  cousin;  —  s  aku:;^ine,  se 
traiter  de  cousin,  se  cousiner. 

akwe,  accouer,  attacher  à 
la  queue  :  vafak  akive  la  pu- 
lo€  a  la  grà  jumà  byàe;  — 
accouver,  mettre  à  couver 
(une  poule). 

aku'é,  f.,  file  de  chevaux 
attachés  à  la  queue  l'un  de 
l'autre. 


ah 

akwere,  calmer. 

akwètaby,  accointable,  so- 
ciable. 

akiui{j-'),  affaisser,  ne  se 
dit  que  du  pain  mal  levé  ou 
affaissé. 

al,  elle  (devant  une  voyel- 
le) :  al  ém  myœ  reste  ô  mi  k 
d  aie  a  l  asàhyé. 

alà£Î(r),  défliillir,  tomber 
en  faiblesse. 

alastik,  élastique  de  bre- 
telle; ^caoutchouc. 

ala:(e,  perdre  haleine,  être 
oppressé. 

rt/^^-2/r/(r),alangourir,ren- 
dre  languissant;  —  s  alàgii- 
ri{t-^,  s'affaiblir,  s'alanguir. 

alàflQ),  ralentir,  rendre 
lent. 

aléné,  f.,  haleine. 

alœviQ-'),  alœvriÇr),  affa- 
mer comme  un  loup.  Cf. 
ahlviÇr'). 

alœie,  aloser,  flatter,  ama- 
douer :  si  vnâ  v^  alœ^e,  s  é 
pur  v:{  éboge  apré  (Ernée); 
—  s  alœ^e,  se  vanter,  se  faire 
valoir. 

aie  (d),  de  côté  et  d'autre, 
çà  et  là;  —  par  delà. 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire. 


ait  17 

alén,  lychnisgithago  :  aléii 
byàe,  artemisia  absinthium. 

aléyào,  aloyau,  morceau 
de  pain  bénit.  Ce  mot  n'est 
employé  que  dans  quelques 
paroisses  de  la  Mayenne,  voi- 
sines de  la  Sarthe. 

alêyar,   celui  qui  élague. 

alèye,  élaguer. 

ahyet,  petite  brindille  qui 
sert  à  composer  un  balai. 
(Pail). 

alê:(^ ,  alaise ,  grandeur , 
étendue. 

alé~e,  mesurer  une  chose 
qui  a  de  l'étendue  ;  —  être 
haletant  (Le  Bourgneuf). 
Cf.  alâ~L'. 

ûlèg{r),  allongé,  mince, 
maigre;  — •  élevé. 

alèje,  se  dit  de  la  toile  qui 
a  déjà  servi  et  dont  l'usage  a 
adouci  les  aspérités. 

alèii,  alêne. 

alfêsye,  Jean-Fesse,  mau- 
vais sujet  (Andouillé),  vaga- 
bond de  grande  taille  et  de 
mauvaise    mine;    —  niais. 

ali,  ^,  mal  levé  (pain).  Cf. 
ali:(e,  ali^one. 

Aliksàdr,  Alexandre. 


i8  ah 

alimàlcr,  alimentaire,  ali- 
ment, nourriture,  vivres. 

J'  partons  tous  comme  dos  nigauds 
Sans  songer  aux  alimentaires. 

(Pastorale  90.) 

alityerc,  mettre  de  la  litière. 

alivet,  angoisse. 

ali^e,  alis,  qui  n'est  pas 
levé  (pain). 

ali:(e,  régulariser  une  bor- 
dure ou  une  lisière. 

ali:^dne,  non  levé,  se  dit  du 
pain  et  de  la  pâte  qui  ne  sont 
point  levés.  Cf.  aH:^e. 

alkala,  vieux  objets  sans 
valeur.  Cf.  ar-eala. 

alkcr,   ûllycr,    litière.   Cf. 

r7/^//jé',  chasser  (quelqu'un) 
en  (le)  poussant.  Cf.  alp-tise. 

aliiu'l,  almelle,  lame  de 
couteau.  Le  Doyen,  p.  230. 
CLaluniél,nrnicl. 

alô,  travail,  besogne;  — 
soufflet.  Cf.  halo;  —  halot, 
bois,  bûche. 

alobe,  alober,  duper;  — 
regarder  fixement  un  objet 
sans  se  laisser  distraire;  — 
i  alobe,  être  sur  le  point  de 


alii 

s'endormir  :  /  {-d'ia  d  l  yc'io, 
le  bel  salobà. 

alojc,  aloger,  mettre  dans 
un  lieu  couvert. 

alote,  aller  çù  et  là,  aller 
faire  les  courses  et  commis- 
sions d'une  maison. 

aldjc  (5),  s'allonger,  tom- 
ber. 

alôjc,  f.  ;  iti  d  œn  alôjé,  sans 
incident,  sans  interruption. 

alpiise,  chasser  en  poussant. 
Cf.  alkme. 

allô,  laiton  :  //  d  allô,  fil 
de  laiton. 

alii€C,  alucher,  approvi- 
sionner, mettre  en  réserve  ; 
■ —  allécher. 

aluniel,  mauvais  couteau, 
lame  de  couteau.  Cf.  aliiicl, 
arnicl. 

aJuriij')  (j),  s'enhardir. 

aliirde,  alourder,  assom- 
mer, ennuyer;  —  battre, 
frapper,  rosser;  —  devenir 
fou  (Pontmain);  —  sahirdc, 
s'alourdir;  —  bayer  aux  cor- 
neilles. 

aUirdcyc,  étourdir;  — en- 
graisser :  ■//,  nui  met,  kù  i',^ 
ave  alitrdcye;  f:^  et  dù^vnu  âfrœ 


aly 

dpi  k  j  ô  yu  l  pyc:;j  d  un  vc. 

ahirdi(r),  ennuyer,  étour- 
dir :  al  Vil  bètœjîni?  vukniàse 
a  ni  ahirdi;  — j  àse  tutalur- 
di;  —  étonner. 

aluvi(f),  afîiimer  comme 
un  loup  :  imàjhoin  œn  aluvi. 
Cf.  ahui,  ûlœvi. 

alu^e,  louer,  donner  des 
louanges.  Cf.  alœ:{e. 

alvesye,  mauvais  sujet.  Cf. 
alfesye. 

alwar,  d,  mal  embouché, 
grossier  en  paroles  :  v  n  et  k 
œ  griisye  c  œn  alwar;  v-n  n 
savé  dir  k  dé  betî:(  ô  môd. 

alwe,  allouer,  prendre  à 
gages  un  domestique. 

alîuer,  jambes;  —  bâton 
que  l'on  met  en  travers  dans 
la  cheminée  et  auquel  on  at- 
tache les  jambons  ou  les  an- 
douilles  que  l'on  veut  fumer. 

ahuene,  aloigner,  éloigner, 
retarder. 

ahui,  alouvi,  gourmand. 

alïùete,  voler,  dérober 
(Pail).  Cf.  elwete. 

alye,  aller,  alizier  (sorbu.s 
torminaHs). 

alyéne,  her  les  animaux  à 


amâ  19 

leur  place  à  l'étable  ou  l'écu- 
rie. 

ama;  une  vache  d  ama  est 
une  vache  prête  à  vêler 
(Saint-Thomas).  Cf.  aimiyàt. 

ainakre  (5),  se  tasser  forte- 
ment. 

a?;w/rt^/(r),  amaladir,tom- 
ber  malade,  garder  le  lit  pour 
une  petite  indisposition. 

amar  (^d)  :  il  è  bô  d  aniar, 
il  est  âpre  au  gain,  légère- 
ment fripon. 

amare,  ramasser,  recueil- 
lir, serrer,  réunir,  rassem- 
bler :  y  ta€rô  d  amare  dmi  mit 
orj  ;  —  économiser,  rapiner  : 
//  a  amare  d  kà  pur  sé:{  éfà  ; 
—  préparer,  arranger  :  /  va 
amare  l  dine.  Cf.  r amare. 

amarje,   dompter,  mater. 

amasi,  amassis,  amas. 

amatine  (s),  se  lever  de 
grand  matin. 

amâde,  amendé  :  pê  amà- 
de,  pain  rendu  meilleur  par 
une  préparation  quelconque. 

amàdri(r)y  amoindrir,  di- 
minuer. 

amàdiuiÇr),  aller  chercher 
(Evron),  apporter,  rasseni- 


20 


aiiic 


ami 


hier,  faire  provision  (Saint- 
Aubin -du -Désert)  :  aie  dô 
amâdîvir  d  la  piisyô  pur  la 
viareadii  ;  —  mê  c,àrc  sô  si 
fiinik  h  ou  a  hc  du  mâo  a  Z;^ 
amâdivir;  — ////  auiâdwir  pur 
le  nos;  —  s'approprier  (Vil- 
laines-la-Juhel). 

amùue,  amne,  courbé,  voû- 
té par  l'âge  :  v^it  piiv  pér  c  tut 
amne. 

amùnîvc,  amnive,  amenevi, 
adroit,  habile,  qui  travaille 
bien;  — vif,  pétulant  (Pail). 

amùmiTJr,  amùn'ibi^e,  ren- 
dre menu. 

anu^nii'iie,  amhn:^e,  p.  , 
amaigri,  vieilli. 

auiè,  préparation. 

amè£,  accord,  complicité: 
et  d  amè€.  Cf.  nièe. 

amé^e,  gronder  fort,  battre  ; 
—  allécher,  amadouer;  — 
mettre  une  mèche. 

amène  (s),  s'apprêter  pour 
partir,  se  mettre  d  ame. 

amerveye{s),  s'amerveiller, 
s'émerveiller. 

amèse,  qui  a  entendu  la 
messe.  Cf.  âmese. 

a///('_)'a7-(?(j),  améliorer  (s'). 


amèye,  engraisser;  —  être 
sur  le  point  de  mettre  bas  : 
mit  ijt'â  vae  va  hèld'  ameye;  — 
œn  Jitmâ  ameyàt.  Cf.  aimiye. 

amèyer,  vache  prête  à 
mettre  bas  :  œn  ameyèr,  œn 
va€  ameyèr. 

aml\  adv. ,  à  main,  à  l'aise  : 
/  si  bèn  amê  (Saint-Aubin)  ; 
—  n.  m.,  position  du  corps 
pour  travailler  commodé- 
ment :  et  a  son  amê;  —  se 
bèn  a  mon  ame;  —  et  bè  d 
amè. 

amidone,  amadouer,  cares- 
ser, flatter,  traiter  en  ami. 

amikaby,  amical. 

a  m  ikabyèmà,  amicalement, 
à  l'amiable  :  j  firyô  bè  myœ  d 
mi:;^  âtàd  tùrtu  amikabyêmà. 

amike,  amitié. 

amiuc,  propre  à,  disposé 
à;  —  qui  est  à  main;  ainsi 
l'ouvrier  qui  tient  l'outil  de 
la  main  droite  dira  :  tu  n  è 
pa  aminé,  à  son  camarade 
qui  aura  l'habitude  de  tra- 
vailler avec  la  main  gauche. 

aiuiue(s),  se  préparer,  s'ap- 
prêter, se  foire  la  main. 

amiyarde,  cajoler, enjôler; 


amo 


amu 


21 


—  5  aininarde,  devenir  pares- 
seux, fainéant;  —  se  com- 
plaire, se  trouver  bien. 

aminonc,  apprivoiser,  ca- 
resser, calmer  :  /  fô  aminone 
lé  pu  m. 

amistiifye,  emmitouflé, em- 
béguiner,  envelopper  la  tête. 

amitone,  mitonner,  cares- 
ser, dorloter;  —  s  amitone, 
se  dit  du  pain  qu'on  laisse 
tremper  longtemps  dans  le 
bouillon. 

mulet,  omelette. 

amnèse  (5),  s'endormir,  se 
laisser  aller  à  la  paresse.  Cf. 
adnese. 

amo€one,  mettre  en  moche 
(le  beurre);  —  mettre  en 
meule  (Landivy)  ;  —  s  aiiio- 
€one,  se  mettre  en  grumeaux. 

amoeoné,  f. ,  bouillie  de  blé 
noir  mal  délayée  (Saint- 
Denis-de-Gastines). 

amo€onmà,    réunion     de 


grumeaux. 


amome,     engourdi,     en- 
dormi. 


amomsyo,  amoniisyo,  muni- 
Dns  de  gi 
che:  —  admonition. 


tions  de  guerre  ou  de  bou- 


amor^e,  battre. 

aiiioriyone,  mordre  dans 
un  fruit;  —  s  amoriyone,  se 
ratatiner,  se  rider. 

amotone,  réunir  en  tas 
pressé.  Cf.  amoeone. 

amd,  amont;  lepeyi  d  amo, 
la  région  du  Nord,  surtout 
la  Normandie  et  la  Beauce; 
—  le  long  de,  sur,  contre  : 
je  /:(  é  tritve  ki  6  pnniinè  amo 
la  facr;  —  u  l  pnv  gâ  il  a  œ 
vile  mâo  amd  li;  —  nie  5é:( 
atel  amd  l  mur;  —  tu  m  fè 
koti  du  biiyô  amôléjâb;  — par 
anw,  en  montant 

J'  descendrons  t  i  le  vallon 
Ou  si  j'irons  par  amont? 

(Pastorale  80.) 

amôte,  monté,  élevé,  par- 
venu. 

amulone,  faire  des  meules 
de  paille  ou  de  foin;  —  faire 
perdre  du  temps  ;  —  s  amu- 
lone, perdre  son  temps  à  des 
riens. 

anin:^e,  empêcher  de  tra- 
vailler, retarder  :  n  m  amuT^ 
piuè,  je  d  kà  afér,  ne  m'amuse 
pas,  j'ai  de  quoi  à  faire. 


1") 


ana 


ani 


amuT^ïL'cr,  ce  qui  sert  à 
amuser. 

amurct,  amourette,  briza 
média  (plante). 

onmtonc,  caresser,  appri- 
voiser un  animal  sauvage, 
le  rendre  doux  comme  un 
mouton;  —  s  amutotic,  se 
blottir,  paresser  :  s  aimitoue 
dà  5ô  li. 

aimiyàl ,  amouillante,  se 
dit  d'une  vacbe  prête  à 
vêler. 

aniityc,  être  sur  le  point 
de  vêler  (Pail).  Cf.  aiiicyc. 

ainiuctiÇr'),  amoitir,  rendre 
moite,  donner  de  l'humi- 
dité. 

amyâolc ,  amadouer,  ca- 
resser, flatter,  traiter  en  ami. 
Cf.  amidone. 

amyete,  émietter. 

aviyo)ic,  amignonner,  ca- 
resser, apprivoiser. 

an,  i.,  se  dit  pour  affirmer 
qu'une  chose  n'existe  pas, 
qu'on  n'a  pas  fait  une  action 
reprochée. 

anàje,  équiper. 

anâse,  a.,  sans  anse.  Cf. 
etiàse. 


ano'sc,  épier,  sur\'eiller. 

anœyer,  vache  stérile  ou 
qui  n'a  pas  encore  eu  de 
veau.  Cf.  am'iycr. 

niic,  n .  f. ,  récolte  annuelle, 
revenu  d'une  ferme,  d'une 
propriété  pendant  une  an- 
née :  y  erô  œn  bon  dùnii\  ané, 
nous  aurons  une  bonne  de- 
mi-année, litote  flimilière 
aux  paysans  pour  dire  que 
la  récolte  sera  très  bonne. 

auè ,  enhui,  aujourd'hui 
(Ernée).  Cf.  anwi. 

rt;/^/,  valeur,  produit  d'une 
terre;  —  terre  en  jachère. 

aiicrtc,  aucrtiÇr'),  enherter, 
mettre  en  jachère;  —  défri- 
cher, ensemencer  :  k  mil  ini 
donc  p-iir  aucrti  la  lad  t  la  mcl 
bè  d  afn  ? 

and,  m.,  fœniculum  offi- 
cinale. Cî.jancl. 

ancy,  béquille  :  /  n  mar€ 
pli  h  6  d:(  ancy.  Cf.  aniy;  — 
manivelle  (d'une  vannoire), 
frein  (d'une  voiture)  :  gâ,  scr 
I  ancy,  j  koniàsô  a  dvalc. 

ancxc  (s),  vieillir,  se  voû- 
ter :  /  .V  ('  bîii  ancyc  dpi  dœ^  à. 

An'uô,  Anichon,  Jean. 


am 

Père  Anichon,  marchez  devant 
J'allons  vous  sieuvre  à  l'instant. 
(Pastorale  15.) 

anijœ,  dénicheur;  —  anijœ 
d  pul,  homme  qui  passe  son 
temps  à  des  riens  :  iôn  nm  s 
n  e  ren  à  tu,  s  n  e  k  œn  anijœ 
d  pîil  c  if  périne. 

anije,  anicher,  faire  un  nid 
pour  les  poules;  —  6  anije, 
s'anicher,  se  faire  un  nid,  se 
blottir  :  i  n  e  pu  ta  d  s  anije 
ô  li. 

anijiueÇr),  l'œuf  (souvent 
en  plâtre)  qu'on  laisse  sous 
les  poules  pour  les  faire 
pondre. 

aniJde  (5),  perdre  ses  for- 
ces, s'abattre,  s'abandonner  : 
fâpa  t  anikle  par  sa  ;  —  s'en- 
dormir sur  la  besogne;  — 
se  ramasser  au  coin  du  feu, 
se  blottir  (Bierné). 

animâo,  animal. 

anive,  éveiller,  exciter  : 
via  œ  pti  gà  ki  riisira  bè,  il  e 
tt  a  fê  anive;  —  aniv  dô  Ifœ. 

ani(y),  béquille  :  i  prit  œn 
de  iéx_  aniy,  e  li  à  futi  par  la 
gui;  —  manivelle  d'un  mou- 
lin, d'un  rouet  (Montjean); 


âôb 


23 


—  L'Anille,  nom  de  lieu. 
Cf.  anèy. 


annn,  ennemi. 


anàblese,  anoblesser,  de- 
venir paresseux. 

ano€ ,  petite  souche  de 
bois  (Montourtier). 

anore,  honorer. 

anôbre,  nombrer,  calculer; 
—  iaire  des  quintaux  de 
gerbes  dans  les  champs.  Voir 
nôbr. 

amiyer,  anouillère,  vache 
qui  n'a  pas  eu  de  veau  dans 
l'année  :  œn  va-e  amiyer,  œn 
anuyer.  Voir  anœyer. 

anibi,  aujourd'hui  :  i  dé 
vnir  anibi  pu  l  rasâbyémà  d 
famiy;  —  ô  jur  d  anibi,  se  dit 
à  la  campagne;  ô  jur  d  ôjur- 
dibi,  à  la  ville.  Cf.  ané. 

anibite,  aller  jusqu'cà  la 
nuit,  s'attarder  jusqu'à  la 
nuit. 

anyeiir^s),  devenir  niais. 

aijâo,  anneau,  boucle. 

anel,  nielle,  lychnis  gi- 
thago.  Cf.  aîén. 

àobêt,  ôbet,  l'aube,  la  petite 
aube.  Cf.  orbet. 

àobfè,  âobufè,  aubefin,  bluet 


24 


âoii 


(Pail).  Cf.  blavc. 

âohir,  aiibour,  aubier. 

âolmni,  aubourcux,  plein 
d'aubier;  —  trompeur,  qui 
a    l'apparence    trompeuse. 

(îo^/V/,  audivit,  pouvoir  de 
se  faire  écouter,  de  dominer. 

àofaj,  aufage,  volage,  éva- 
poré; —  ombrageux,  flicile 
à  épouvanter.  Cf.  apersèvà. 

àognià,  augment,  augmen- 
tation, agrandissement. 

àogn,  heureux,  fier,  con- 
tent, glorieux  (Pail). 

(7t)/'rt',  ornières  plein  es  d'eau 
(Landivy). 

aokd',  aucun;  ci  âokœ,  d 
àoM'ti,  des  :  ôvc  d  àohvfi  jà  ki 
di:;à  ki  n  5  piue  /?,  e  ki  màjà 
kor  pu  kù  /;(  dot. 

âùmay ,  àniay  Çbet^),  au- 
maille,  bêtes  à  cornes. 

domer,  aumaire,  armoire. 
Cf.  ormwcr. 

do)niise,  se  dit  des  chiens 
et  autres  animaux  qui  flairent 
ou  éventent  en  levant  et  en 
plissant  le  nez. 

don,  aulne. 

doue,  auner,  battre,  frap- 
per. 


apa 

doiiip,  personne  sale  et 
déguenillée  (Landivy). 

dorJoj,  dorloj,  horloge. 

dosil,  pareillement,  aussi  : 
piirkà  ôsit  vyêt  i  mt:^  ckèije. 

dotivr,  auteur,  cause  :  la 
pyc  e  1  dotœr  kù  j  n  crô  gér  dé 
piini  si  aiic;  —  /  //  à  se  pa  I 
dotœr. 

dolfé,  autrefois. 

dol(^r\  autre  :  //  a  iùrj-u  de 
dviné  pive  koni  d  doir. 

dotryêr,  avant-hier;  — 
l'autre  jour,  l'autre  fois. 

dovà,  âvâ ,  auvent,  demi- 
porte  placée  contre  une 
grande  porte.  Cf.  kdtîi'i. 

dovè,  orvet.  Cf.  ovè,  àvè. 

apar  :  et  a  son  apar,  être 
à  son  apart,  être  à  son 
compte,  travailler  à  son 
compte  ;  —  an  apar,  en  par- 
ticulier; —  avcr  œn  apar,  ne 
point  être  traité  comme  tout 
le  monde. 

aparàtaj,  parenté. 

aparèje,  assortir,  apparier; 
—  comparer. 

a  paré  sa  s,  apparence  :  / 
;/  e  jwe  for,  i  n  n  a  k  I  apa- 
rèsâs;  —  indice  :  /  v?  d  vé  dcl 


apê 

nut  pré  dé  hard  ô  bôr  dé  l  yâo  : 
5  e  la  d^  nparésâs  ki  n  mé 
pyé^àpiœ  ;  —  belle  apparence 
des  récoltes  :  /  erô  œn  bon 
ané\  y  a  bè  d  l  aparesàs  dà 
nù  m. 

aparèse,  aparesser,  rendre 
paresseux  ;  —  5  aparèse,  deve- 
nir paresseux. 

apanyàs ,  appareillance , 
ressemblance. 

aparlye,  appareiller. 

aparsèvive,  apercevoir. 

apartêniÇr),  appartenir;  — 
être  dû  :  kôbè  k  i  t  apar- 
hè?  combien  t'appartient-il? 
combien  te  dois-je? 

apartenmà,  appartenance, 
dépendance. 

apaté,  f.,  enjambée  (Oli- 
vet)  :  //  éîarivé  à  dœ:(^  apâté. 

apâtle,  donner  la  pâtée  à 
un  oiseau. 

apàdàsé,  f.,  apendancée, 
réunion  de  plusieurs  objets 
suspendus  ensemble. 

apàse  (j),  s'apenser,  pen- 
ser. 

apàte,  apenter,  pencher 
(Ernée)  :  apàte  le  su  vii. 

apurée,  approcher. 


apt  2) 

apèrnà,  apprenant. 

apd'se,  forcer  à  payer. 

apermàte  (s),  regarder  en 
concentrant  toute  son  atten- 
tion (Pail). 

apêrsevà,  apercevant,  peu- 
reux, sujet  à  s'effrayer. 

apèrsyœvr,  apercevoir. 

apele,  demander,  Le  D., 
p.  262. 

apéti,  espèce  de  cive,  de 
ciboule. 

apibole,  amadouer.  Cf. 
apipè. 

apigô,  petite  douceur  pré- 
parée pour  amadouer  quel- 
qu'un; —  mets  appétissant, 
friandise. 

apigose,  nourrir  délicate- 
ment ;  — gratter  un  bouton. 

apigote,  attirer  par  des 
friandises. 

apigré,  f.,  personne  difficile 
à  nourrir,  d'une  santé  déla- 
brée, enfant  s'élevant  diffici- 
lement. Ce  mot  est  toujours 
précédé  de  l'adjectif  fniuai 
(Pail). 

apikfure,  attentif. 

aptpe,  apipote,  apiper,  api- 
poter,   inviter,    attirer;    — 


26  opr 

amadouer;  —  attirer  par 
ruse,  duper,  frauder  :  pn'ne 
hè  (;ard  df  v  lesc  apipc  par  li. 

apipri,  piperie,  tromperie, 
fraude. 

aplopè,  mendiant  de  mau- 
vaise mine,  galopin. 

apohjc  (5),  s'apotager,  se 
nourrir  très  bien,  avoir  une 
bonne  table. 

apolike,  hypothéquer. 

npôih-  (.<),  s'apondre,  s'ac- 
croupir; —  i  va  s  apôdr  à  d^ 
cher j y  e  pi  Mt  î  yè,  y  a  pu  meye 
d  l  amàdil'ir. 

apràr,  apprendre. 

aprâlif,  v,  apprentif,  ive, 
apprenti,  e. 

aprè,  après  :  fér  aprê, 
s'occuper  de;  — et  aprê,  s'oc- 
cuper de,  être  sur  le  dos  de 
quelqu'un  :  /  6ô  tnjur  aprê 
ma,  ils  me  taquinent  sans 
cesse. 

après,  appresse,  calamité, 
Le  Doyen,  p.  149. 

aprét ,  pi.,  osiers  fendus 
prêts  à  employer. 

aprc,  appris. 

aprivc,  apriver,  apprivoi- 
ser (Pail). 


ap»i 

aproprcyi,  rendre  propre, 
nettoyer,  mettre  en  ordre, 
approprier. 

apnie,  approche. 

apnifâ,  approchant,  ap- 
proximativement. 

aprii^e,  approcher  ;  —  fér 
apniec,  appeler  en  justice  : 
///  di  kê  j  si  œ  volœ,  ;V  /  frc 
apruec ,  mô  gâ  ;  —  s  apni€e , 
s'approcher. 

apsàte,  absenté,  disparu  : 
sel  mate  hù  j  èrniarhi  h  mon 
erjâ  et  et  apsàte. 

apsorbe,  v.,  absorber,  en- 
nuyer, impatienter,  impor- 
tuner. 

apsorbe,  n.,  homme  ou 
femme  ennuyeux  autant 
qu'ennuyé. 

apuye,  appuyer.  Cf.  apiveye. 

apiipine,  faire  une  grimace 
en  resserrant  les  lèvres  :  ^è 
kom  il  apîipin  du  bek. 

apitpO)ie  (j),  devenir  pou- 
pon, être  en  entance;  —  se 
pomponner. 

apiire,  appeuré,  effrayé. 

apnri'àde,  approvisionner 
(Pail). 

apiilr,  apôtre. 


ara 

apivri{j-)  (s),  s'appauvrir, 
devenir  pauvre. 

apîiye ,  apweye,  appuyer. 
Cf.  apnye. 

apweyet,  appui  ;  —  colonne 
de  bois  qui  supporte  les 
charpentes  des  loges  ou  des 
hangars. 

apivetîQr') ,  apointisser , 
tailler  en  pointe. 

apye,d.'Ç)\ti,  instrument  ara- 
toire; —  timon  qu'on  met 
entre  deux  bœufs. 

apyere,  chasser  à  coup  de 
pierre. 

apyéîaj,  outillage  agricole. 

apyïje,  faire  tremper  long- 
temps (le  linge,  le  chanvre, 
etc.). 

ara,  aroi,  rang,  ordre. 

ara  (d),  d'aras,  tout  près 
de  :  d  ara  ma,  tout  près  de 
moi  ;  —  des  sabots  d  ara  sont 
ceux  dont  le  dessous  est  usé 
de  façon  à  ce  qu'on  ne  dis- 
tingue plus  le  talon. 

arabét,  sinapis  arvensis 
(Saint-Pierre-des-Landes). 

arahy,  érable. 

arafye,  arafler,  égratigner 
légèrement,  écorcher. 


ard 


27 


aragote,  a. ,  ce  qui  ne  pousse 
pas. 

arami,  aramie,  colère,  fu- 
reur. 

aran,  araignée. 

aranœ,  hargneux. 

arâode,  arauder,  soutenir 
l'allure  des  bœufs  par  une 
chanson  (Bierné). 

ara^e,  araser,  mettre  de 
niveau;  —  s  ara^e,  s'eifa- 
cer  contre  un  mur  ou  une 
haie. 

aràda  (a  /),  adv.,  en  dé- 
sordre. 

aràde,  vagabonder. 

arh,  arbre;  —  herbe.  Cf. 
erh. 

arbalêtÇr^,  arbalète. 

arbc  (/),  se  garnir  d'herbes  : 
dpi  la  pyé,  lé  m  s  sô  bln  arbe. 

arborist,  herboriste. 

arborixe,  herboriser. 

armla,  vieux  objets  sans 
valeur.  Cf.  alkala. 

ardc,  ardoir,  brûler. 

ardêyô,  ardillon  ; — boucle. 

ardri,  brûlé,  desséché  par 
le  soleil. 

ardriy ,  ardiy ,  mortier , 
mélange  de  chaux  et  de  sable 


28 


arc; 


détrempe  avec  de  l'eau;  — 
mélange  de  foin  haché  et  de 
terre  argileuse  pour  enduire 
les  murs  ;  —  terre  argileuse, 
mêlée  de  sable  et  de  petits 
cailloux  ;  —  nom  de  lieu. 

ardr'iyœ,  argileux. 

aréeaJ,  archal  ;  —  fi  d  aré- 
€aJ,  fil  d'archal. 

arcee,  arracher  (Montour- 
tier). 

arènade,  arèuale,  rassem- 
bler (les  oies).  Cf.  arnâde. 

arèn,  araignée  dans  les 
deux  sens. 

arène,  araignée;  —  espèce 
de  crochet  formé  de  4  bran- 
ches de  fer  pointues  et  re- 
courbées en  forme  d'ancre, 
servant  à  retirer  les  seaux  et 
autres  objets  tombés  au  fond 
des  puits. 

arètmà,  arrètcment,  arrêt, 
action  d'arrêter. 

arèye,  enrayer, 

arî^one,  raisonner  (quel- 
qu'un), faire  des  remon- 
trances. 

argàsye,  églantier,  rosier 
sauvage;  —  arc-en-ciel. 

argùnn€c,  ranger    quelque 


chose  au-dessus  de  sa  tête 
(Montourtier). 

argô,  ergot. 

argiilé,  filet,  tronc  conique 
qui  se  met  à  l'entrée  des 
nasses  (Landiv}'). 

nri,{.,  petit  coin  de  champ 
non  cultivé  entre  les  sillons 
et  la  haie,  et  où  croissent  des 
ajoncs  et  des  épines.  Cï.^ctr; 

—  sommet  du  fossé  du  côté 
du  champ  :  6  €en  n  é  pwl  su 
la  hâ,  il  e  su  l  a  ri  du  fit  se; 

—  rive  d'un  cours  d'eau  sous 
laquelle  il  y  a  des  cavités  :  n 
la  gras  éhùrbie  !  a  vye  s  ka^e  la 
sii  l  ari;  —  partie  d'un  pré 
en  pente  qu'on  peut  arroser 
(Saint- Aubin-du -Désert)  : 
fê  d'ari,  foin  de  pré. 

aribu,  chandelle  de  résine. 
Cf.  or  Un. 

ariijé,  araignée. 

ariviueÇr'),  arrivoir,  en- 
droit d'une  rive  où  l'on 
aborde  facilement;  —  abreu- 
voir ;  —  lavoir. 

arjaUi(r),arjclêt(7),sch\ste 
argileux,  pierre  friable  et  sans 
consistance  :  /  ;/  avô  hor  tire 
kù  d  l  arjalct,  inc  j  krc  hc  k  j 


ark 

arivô  a  la  pycr  ^àofâod. 

arjalètrœ,  :(,  plein  d'argea- 
lêtre. 

arjêlet,  l'ensemble  des 
quatre  branches  qui  servent 
à  tendre  un  carrelet. 

arkaije,  individu  hargneux 
et  peu  sociable.  Cf.  arkeye. 

arkâsye,  arc-en-ciel;  — 
églantier.  Cf.  argàsye. 

arkébœ,  arque-bœuf,  espèce 
de  bugrande  ou  bugrane 
(ononis  spinosa),  ainsi  nom- 
mée parce  que  ses  racines 
traçantes  font  souvent  ob- 
stacle à  la  charrue  (Pail). 

arkèla,  objets  sans  valeur. 
Cf.  armia. 

arkèle,  travailler  pénible- 
ment. 

arJse,  artier,  seau  en  fer 
blanc  dans  lequel  on  reçoit 
le  lait. 

arkêbri,  fainéants. 

arkémi ,  hargneux  (Châ- 
teau-Gontier). 

arkér,  litière.  Cf.  alker. 

arkeye,  qui  a  une  mauvaise 
conduite,  qui  mène  une  vie 
déréglée;  —  individu  har- 
gneux; —  qui  exerce  divers 


arn  29 

petits  métiers.  Cf.  hcrkéye. 

arkèyit,  polisson,  mauvais 
sujet,  débauché. 

armana,  arména,  alma- 
nach. 

armèl,  f.,  lame  de  couteau, 
mauvaise  lame  de  couteau, 
le  petit  couteau  de  deux 
sous  que  les  enfants  de  la 
campagne  portent  attaché 
par  un  bout  de  ficelle  à  la 
boutonnière  de  leur  gilet  : 
el  è  fin  kom  l  armél  du  gah, 
elle  est  fine  comme  l'armelle 
du  diable;  —  femme  d'un 
caractère  décidé  et  tranchant, 
mauvaise  langue. 

armer,  armiuér,  armoire. 

arnâ,  cri  que  l'on  pousse 
pour  rassembler  les  oies. 

arnâde,  arnâfe,  rassembler 
(les  oies),  ramener  des 
champs  :  via  k  i  fè  bas  œr,  di 
do  a  la  Liisi  d  arnâde  /;(  zvè. 

arndode,  arnauder,  se  fâ- 
cher, se  mettre  en  colère, 
chercher  querelle. 

arnaye,  se  couvrir  de 
nuages,  devenir  incertain, 
se  dit  du  ciel  ou  du  temps 
(Saint-Berthevin)  :  via  l  ta 


^0 


arô 


kl  kniîts  a  aniayc.  Cf.    Imi- 
naye,  ernayc. 

aniye,  cheval. 

aro^e,  arochcr,  jeter  :  aroe 
mè  la  pal;  —  saroee,  se  jeter  : 
/  5  aroeî  su  me. 

aràl ,  foin  étendu  pour 
sécher  sur  la  prairie,  la  quan- 
tité nécessaire  pour  faire  une 
vey  (Andouillé).   Cf.    nrwi. 

ardle,  mettre  le  foin  en 
aràl. 

arase,  tailler  en  ros,  en 
émousse;  —  lasser,  épuiser, 
rendre  chétif;  —  s  arose,  se 
voûter. 

arosiÇ)-),  maigrir,  perdre 
des  forces. 

arotc,  mettre  en  route, 
chasser  :  atà  pti  miyào  j  té  va 
aràte;  —  mettre  en  branle, 
en  mouvement  :  /  orloj  et 
arête,  arot  la  dô-,  —  kà  s  éti 
k  la  maein  a  aràte  a  s  mate, 
quand  c'est  il  que  la  machine 
(à  battre)  s'est  mise  en  mou- 
vement ce  matin;  —  aràlc 
œn  éfà,  apprendre  à  marcher 
à  un  enfimt  (Andouillé); 
— s" aràte,  se  mettre  en  route, 
se  mettre  à  :  si  n  pyœ  pa  d 


art 

resyc,  j  nit:;^  aroirà  a  bat  tint 
karabc.  Cf.  anitc, 

arô:^Li'éré,  f,,  ce  qu'un  arro- 
soir peut  contenir  d'eau. 

arôd,  arondc,  hirondelle. 

arôdel,  arondelle,  hiron- 
delle :  via  l:^  arôdel  ki  vola 
ba,  6  é  d  la  pyé  pu  dmè;  — 
nom  de  danse  :  dà  mit  jœ- 
nés,  j  dàsyô  le  kat  kàtô,  l 
arôdel  e  lé  gab  à  l  cr;  — 
rondelle;  —  umbilicus  pen- 
dulinus,  perce-pierre. 

arpàii,  arpentif,  appentis. 

arsà'r,  arseur,  bouton  d'é- 
chauffaison,  démangeaison 
ardente. 

arsèt,  graisse  d'oie.  Cf. 
résct. 

arsi,  arsi,  sec,  desséché, 
brûlé  par  le  soleil. 

arsone,  arçonner,  cercler, 
entourer  un  objet  d'un  cercle 
qui  le  lie. 

arsuye,  battre,  rosser;  — 
mener  une  vie  de  débauche. 

^;'jz^^',  arsoir,  hier  soir. 

artiee,  éternuer. 

artres,  f.,  caboche,  clou  de 
sabot  ou  de  fer  à  cheval.  Cf. 
ertres. 


arw 

arusle,  faire  des  ruisseaux. 

arusmétik,  arithmétique . 

ani,  verse  (du  blé),  état 
des  tiges  de  blé  renversées  à 
terre  par  une  grande  pluie. 

anile  (s),  s'arouler,  s'ha- 
bituer, se  mettre  en  train  : 
l  gâ  se  hïn  arnh  a  l  ekol;  — 
s  e  ben  emeyà  d  aie  parmi  l 
môd  kà  ô  n  y  e  piuè  amie. 

arme,  tailler  en  émousse. 
Cf.  arase. 

arîisi(r) ,  maigrir  beau- 
coup :  //  et  anisi,  il  ne  grandit 
point.  Cf.  arôsi(r). 

aritte,  arouter,  mettre  en 
train  ;  — s  anite,  se  mettre  en 
route,  faire  route,  s'achemi- 
ner. Cf.  arôte. 

arutine,  habituer  à  faire 
toujours  la  même  chose. 

aru^e,  arroser. 

aruzwer,  arrosoir. 

arîi^wéré,  quantité  d'eau 
que  peut  contenir  un  arro- 
soir. Cf.  arôiwéré. 

arwa,  femme  braillarde  et 
grossière. 

arwe,  courber,  donner  ou 
prendre  la  forme  d'une  roue 
(Ernée)  :  la  pyé  a  lui  ariue  l 


asa  31 

grè\  —  mettre  le  foin  en 
anvi,  en  arol,  en  rô  :  si  j 
piivyô  smà  anue  mit  fè  e  l 
ramure  âme  (Larchamp)  ;  — 
lancer,  mettre  en  branle;  — 
s  anue,  s'arrouer,  s'élancer. 

ariuete,  donner  de  l'élan  ; 
—  chasser  avec  menaces  et 
coups  (Pail). 

arwene,  araignée. 

arwi,  Hn  mis  sur  les  prai- 
ries pour  le  broyer  plus  faci- 
lement; —  quantité  de  foin 
étendu  sur  la  prairie  avant 
d'être  mise  en  buttiau 
(Cossé). 

arya,  contrariété,  diffi- 
culté, désordre,  tumulte;  — 
personne  d'un  caractère  har- 
gneux; —  terrain  vague 
entre  les  sillons  et  la  haie 
(Saint  -  Pierre  -  des  -  Landes) . 
Cf.  ari. 

arye,  contrarier,  agacer 
vivement,  irriter.  Cf.  aye. 

asa,  m.,  averse  (Pail).  Cf. 
aha. 

asâo,  assaut,  chagrin, 
peine  ou  contrariété  très 
vive. 

asàose,  saucer,  mouiller;  — 


32  asê 

faire  de  bonnes  sauces, 

asasc,  asai?,  assassinat. 

asasinœ,  ;;,  assassin,  meur- 
trier :  /  jupe  su  nui  c  ni  aplc 
asasiiia  c  biiryâo. 

asày  assens,  rendu  en  na- 
ture convenu  pour  certains 
services. 

asàbyé,  assemblée. 

asàliÇr^,  sentir. 

asœlc,  a.,  asseulé,  isolé; 
—  qui  aime  à  être  seul. 

asd'le,  isoler,  laisser  seul. 

asœre,  poser  debout  (une 
gerbe)  pour  en  arrondir 
l'extrémité  opposée  aux  épis. 

asœre,  assurément. 

asCf  suffisance  (Pail)  :  av 
Vit  màje  a  vnt  a  se? 

asè,  essai. 

asejiQ-),  assagir,  apaiser, 
calmer. 

asene,  assener,  diriger;  — 
assigner;  —  su  bhi  asene, 
bien  rencontrer,  bien  tom- 
ber (Pail). 

asêrlene,  acertené,  certain, 
sûr. 

aseya,  siège.  Cf.  asiyâ. 

asèye,  essayer,  tenter. 

asè^onc,  choisir  la  saison, 


osn 

le  temps  convenable  pour 
faire  quelque  chose  :  assai- 
sonner une  vache,  c'est  la 
faire  saillir  en  temps  con- 
venable; assaisonner  une 
plante,  c'est  la  semer  en 
bonne  saison. 

asê^one,  se  dit  de  la  vache 
qui  a  été  saillie. 

asimà,  instruments  ara- 
toires. 

asiniàlc,  parachever;  — 
placer  à  l'endroit  le  plus 
convenable  (Pail). 

asinasyô,  assignation . 

asitw,  assigner. 

asir,  asseoir;  —  asir  la 
hïi'é,  asseoir  la  lessive  (Ciià- 
teau-Gontier).  Cf.  astyc, 
asyer;  —  s  asir,  s'asseoir  : 
asi:(^  Vil  dô. 

asitre,  rendre  une  futaille 
propre  à  recevoir  du  cidre; 
—  faire  du  cidre  (Pail).  Cf. 
si  Ire. 

asiyâ,  sorte  de  banc  gros- 
sier pour  s'asseoir. 

asiye,  asseoir. 

asm,  asthmatique. 

asnètr ,  asenètre,  mala- 
droit, gauche.  \'oir  ac,âo)nc. 


ait 

asoléje,  sécher,  chauffer  au 
soleil  :  via  du  fè  k  i  fôdra  kor 
asoléje;  —  soulager;  —  s 
asoléje,  se  chauffer  au  soleil. 

asome,  assommer,  assou- 
pir; —  faire  sommation. 

asor,  assort,  assortiment. 

asôre,  abasourdir. 

asorte,  assorter,  assortir  :  s 
e  bèn  asorte  a  l  éeàiiyô. 

asoti,  asotixe,  duper,  rendre 
sot,  tromper;  —  dire  des 
injures  ;  —  s  asoti(r),  s'abru- 
tir :  /  s  et  asoti  dpi  ki  s  e  mi  a 
baer;  —  j  à  resti  tut  asoti. 

aspergâo ,  asperge ,  per- 
sonne de  grande  taille  et  peu 
rusée,  ayant  l'air  hébété. 

asperjdè gœ,  jeunes  pousses 
de  houblon. 

aspike,  agacer,  piquer  par 
des  paroles,  calomnier. 

astœr,  astœrsi  (à  c't'heure), 
à  cette  heure,  maintenant  : 
n  kè  vz^  aie  a  st  œrl  —  ô  ta  d 
astœr,  à  présent. 

asticjdte,  astiquer,  tenir 
dans  un  état  constant  de 
propreté;  — taquiner. 

astik,  caoutchouc,  matière 
élastique.  Cf.  lastik. 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire. 


aia  33 

asnjète  (s),  s'assujettir. 

asiniw,  assommé. 

asnye,  mettre  de  la  litière 
fraîche  sous  un  animal;  — 
fouler  l'herbe  ou  la  paille 
dans  un  pré  ou  un  champ. 
Voir  siui. 

asuyone,  mettre  de  la  litière 
fraîche. 

asîvaje,  assouager,  soula- 


ger. 


aswiye,  faire  la  litière.  Cf. 
asnye,  asuyone. 

asyâo,  herminette. 
asyœta,  asyœtwe,  assietoir, 


siège. 


asyèr  (i),  s'asseoir. 

asyéte  (s),  sasyœte,  assié- 
ter  (s'),  s'asseoir. 

asyot,  siège. 

atak  (d),  d'attaque.  Etre 
d'attaque,  c'est  être  vaillant. 


courageux. 


atâopine  {s),  s'amonceler 
en  double,  faire  le  gros  dos 
en  se  rapetissant,  se  blottir  : 
u  l  gni  gevr  !  l  vey  vu  koin  i  s 
atàopin. 

atapiQ-)  (j),  s'atapir,  s'a- 
briter. 

ataponc,  chiffonner,  rouler 


34  "/' 

un  objet  de  façon  à  en  toi- 

mer  un  tampon  (Pail). 

tîtiisc,  atasser,  entasser, 
mettre  en  tas. 

atàdi,  an  atàdi,  en  atten- 
dant, tandis  que  :  an  atàdi  k 
q  arivjè. 

alàdri  (,î),  s'attendrir,  s'a- 
meublir (en  parlant  de  la 
terre). 

aUe,  attache;  —  boucle. 

atèee,  attacher. 

atèl,  atelle,  bois  destiné  au 
chauffage  ;  — broche,  grande 
aiguille  ;  — morceaux  de  bois 
qui  servent  à  maintenir  les 
rênes  et  à  fixer  les  traits,  dans 
un  collier  de  cheval. 

atète,  entêté  (Bierné). 

atèr,  atteindre. 

ati^e,  exciter  (un  chien). 

alifone,  attifer,  orner,  pa- 
rer avec  recherche. 

alifoiiiiiâ,  action  d'atti- 
foner,  de  parer  avec  recher- 
che, 

atifyào,  atiifyâo,  atours, 
toilette. 

atigoee,  agacer,  taquiner. 

alinû'à,  qui  demande 
grande  attention. 


air 

iitiiiivc,    attirer,    allécher. 

atinïl'C,  attentionné. 

atiyonc,  rendre  tiyô,  appri- 
voiser les  animaux,  ama- 
douer, caresser. 

atiT^ye,  attiser. 

atnàse,  atenancer,  apaiser 
la  gaîté  d'un  aniiîial  au 
moyen  d'une  entrave. 

atonii,  f.,  personne  ché- 
tive,  maigre  comme  un  sque- 
lette -.suc  pu  k  œn  atomi. 

alortiyone,  tortiller  (Pail). 

atrafii,  ensemble  d'instru- 
ments nécessaires  à  une  pro- 
fession, engins  de  pêche,  de 
chasse,  etc.  Cf.  ajiikâo. 

atrap,  tromperie. 

atràpa,  régulateur,  mo- 
dérateur; régulateur  d'une 
charrue  (Pail). 

alràpe,  changer  de  place 
V  atràpa;  —  modérer. 

atrâpcje,  tremper  la  soupe 
à  quelqu'un  ;  —  par  exten- 
sion, lui  préparer  ses  repas 
(Pail). 

alrcr,  atraire,  attirer;  — 
habituer;  —  s  atrèr,  se  plaire 
dans  un  lieu. 

atrike,  atrikte,   jeter    une 


ava 

trique  dans  un  arbre  pour 
abattre  des  fruits. 

atrimarde,  réunir,  rassem- 
bler. 

atrune,  attirer,  allécher  : 
al  a  grà  tor  d  atrime  ta  d  gà 
ee  le. 

atrote,  trotter. 

atîi,  atout,  coup. 

atii^  avec.  Cf.  eki. 

ature,  atouré,  orné,  dans 
ses  atours. 

aturne,  parer  avec  soin. 

anrse,  rendre  ours,  ren- 
dre méchant  en  parlant  des 
animaux,  surtout  d'un  chien 
de  garde  que  son  maître  veut 
rendre  féroce. 

autCy  appeler. 

ava-ei(r),  avachir,  rendre 
lâche,  paresseux,  sans  éner- 
gie. 

avalé  d  €art  fére,  avaleur 
de  charrettes  ferrées,  faux 
brave,  fanfaron,  bravache. 

avale,  avaler,  descendre, 
dévaller. 

avalé,  f.,  avalée,  descente, 
pente  :  ba:(  a  l  avalé,  bas  sur 
les  talons. 

avalèiô,  avalaison,  pente  : 


ava  3  5 

an  avalèxp,  en  pente  (Pail); 
—  pluie  torrentielle. 

aval  tu,  mange-tout. 

avalwer,  mangeoire,  auge 
où  mangent  les  chevaux.  Cf. 
oval  ;  —  pièce  du  harnais  des 
chevaux;  — -  œsophage. 

avào,  avau,  en  bas,  en 
descendant  le  long  de,  sur  : 
dégrole  avdo  l  eskaye  ;  Je  vnô  d 
nu  promne  avdo  la  fqér  ;  avdo 
l  mur,  contre  le  mur. 

avà,  avant;  —  bèn  avâ, 
très  profondément  (Châ- 
teau-Gontier). 

avàbra,  partie  de  la  jambe 
de  devant  du  bœuf  contre  la 
poitrine. 

avàse  (j),  se  venger. 

avàj  (d)  :  une  personne  est 
d'avange  quand  elle  avance 
au  travail;  une  denrée  est 
d'avange  quand  elle  dure 
longtemps. 

avàjœ,  avâju,  qui  suffit  à  sa 
tâche,  qui  travaille  beaucoup, 
vite  et  bien.  Cf.  avâtajœ. 

avàje,  suffire  à  la  demande  : 
œ  pc  de  d  si  liv  n  avàjra  piuè 
pur  s  kè  j  som  de  môd;  — 
avoir  le  travail  prompt  et  très 


3  6  avô 

actif  :  /  ;/  avc'ijà  piuct  a  la 
h:(i^li;  —  durer  longtemps  : 
/  traval  avâj.  Cf.  d  avâj. 

avàri,  avanrie,  jachère;  — 
nom  de  ferme  ou  de  pièce 
de  terre  :  L'Avanrie,  Les 
Avanries. 

avàlajœ,  avantageux,  qui 
avance  beaucoup  dans  son 
travail  :  imt  fiy  n  e  gér  avà- 
lajd'i  a  lahzp^  ;  —  s  traval  la 
n  e  ger  avant ajœ. 

avédé,  avdé,  épier,  surveil- 
ler ;  —  aveindre. 

avêiiâdi^,  avnàdi:;^,  avenan- 
dise,bonnegrâce,  gentillesse. 

avènàs,  avnàs,  qualité  de 
ce  qui  est  avenant. 

avèui(r),  avni{r),  avenir, 
convenir  :  sa  n  yi  avyè  pzvê. 

avèiiâo,  aveniaus,  pi., 
jeunes  gens  des  environs 
qui  viennent,  dans  une  noce, 
sans  être  invités,  prendre 
part  à  la  danse;  —  s.,  épui- 
sette,  petit  filet  dont  on  se 
sert  pour  amener  le  gros 
poisson  qui  pourrait  briser 
la  ligne  (Andouillé). 

avhjèr,  champ  semé  d'a- 
voine :  le  vey  v-ii  la  le  parmi 


ave 

l  avt\icr  ;  —  Avenières,  nom 
d'une  ancienne  commune  de 
la  Mayenne,  située  sur  la  rive 
droite  delà  rivière  dece  nom  : 
cette  commune  a  été,  il  y  a 
quelques  années,  réunie  à  la 
ville  de  Laval  dont  elle  forme 
l'un  des  faubourgs.  Elle  est 
aujourd'hui  la  paroisse  de 
N.-D.  d'Avenières. 

avCniol,  avrenolle,  objet, 
outil,  meuble  en  mauvais 
état,  usé  (Pail). 

avœ,  avec. 

avœgliÇr),  aveuglir,  aveu- 
gler. 

avé,  avoir,  ce  qu'on  pos- 
sède de  bien.  Dans  nos  cam- 
pagnes, ce  mot  est  souvent 
employé  pour  désigner  le 
bétail,  les  animaux  domes- 
tiques. Cf.  mareàdi~;  —  part 
du  colon  dans  le  prix  des 
bestiaux. 

avèn,  avoine  :  mi  fà  sot  an 
avèn, mi:(afér  vô  mal  (Ernée). 

avène,  donner  de  l'avoine; 
—  bien  soigner. 

avl'pré,  f.,  avèprée,  soirée. 

avc(r),  avoir. 

avéra,  volailles  (poules,  ca- 


avi 

nards,  oies)  d'une  ferme  : 
/  avô  œ  bel  avéra  (Saint-Au- 
bin); —  jeune  bête;  — 
avorton. 

averd^  avœrd,  averde,  acci- 
dent; —  semonce,  correc- 
tion corporelle. 

avêri,  jachère,  nom  de 
pièce  de  terre.  Cf.  avàri. 

avét,  abeille  :  y  ?/  avô  pu 
k  5è  résé  d  avét.  Quand  la 
mort  passe  dans  une  maison, 
on  met  un  ruban  noir  à  la 
ruche;  si  ce  ruban  n'était  pas 
mis,  les  avettes  abandonne- 
raient la  ruche  et  on  ne 
pourrait  plus  en  acclimater 
d'autres  dans  la  ferme  (Am- 
poigné). 

avéyase  (s),  avèyoteÇs),  s'a- 
veillasser,  s'aveilloter,  deve- 
nir vieux,  être  vieux  avant 
âge. 

avêye,  mettre  le  foin  en 
vcy. 

aven,  avoine.  Cf.  avèn. 

avi  :  7n  et  avi,  m'est  avis, 
je  pense. 

aviré,  avirée,  boutade,  ac- 
cès :  /  n  traval  ké  par  aviré; 
6a  1  prâ  par  aviré. 


ayà  37 

avire,  avirer,  donner  la 
vire,  la  bonne  direction. 

avivàde,  nourrir,  avitailler. 

avi:(é,  f.,  imagination, 
idée. 

avlâode ,  battre  violem- 
ment. 

avlàodé,  f.,  mauvaise  af- 
faire :  â  via  œn  bel  avlàodé. 

avokase,  avocasser,  parler 
beaucoup;  —  prononcer  des 
mots  sans  suite  (Pail). 

avole,  avoler,  donner  de 
l'élan. 

avri,  avril  1 ,  cri  poussé  par 
les  enfants  quand  ils  ont  eu 
la  joie  d'attraper  quelqu'un. 

avrone,  avironé,  infesté 
plein  de  (Ernée). 

aviige,  aveugler. 

av'uye,  aouiller,  arriver  en 
masse. 

aviueîr,  avoître,  enfant  na- 
turel non  reconnu. 

aviueye,  mettre,  remettre 
dans  le  droit  chemin,  dans 
la  bonne  voie. 

avyœ,  n.,  vieux  tronc  d'ar- 
bre, vieux  poteau. 

ayàlœ,  étrennes  (  Villaines- 
la-Juhel).  Cf.  gàlœ. 


38 


à  ha 


ayd',  ailleurs. 

ayœr,  précoce. 

aye,  contrarier,  agacer  vi- 
vement ;  —  exciter  :  //  a  ayc 
6ô  fyè  hôi  ma  (Pail). 

ayêr,  aillet,  ail  sauvage. 

fl-rt/-  {d),  de  hasard,  hasar- 
deux, entreprenant;  —  par 
hasard  :  si  â  a:^ar  l  grn  là  mi 


eayi 


â^i,  n.,  asil,  ce  qui  est  ai- 


gri, fermente. 


a 


â,  en  :  an  aprè,  après,  en- 
suite; à  deryèr^  par  derrière; 
à  cJrétur,  directement,  fran- 
chement ;  hncryér,  en  arrière  ; 
à  (jénvaj,  garwéj,  égaré;  à 
hâo,  à  haute  voix;  à  pyas  de, 
à  la  place  de  ;  à  kôsist,  en  con- 
science; à  rc,  en  moyenne; 
à  ;■()//»,  passablement,  assez; 
à  5é:^ô,  en  rut;  à  sivivà,  \  la 
suite;  à yœ  dé,  au  lieu  de. 

À,  on  (Landivy). 

nbahe,  empêtrer,  embar- 
rasser les  jambes  d'un  bâton 
(Pail).  \'oir  bahc. 


à  ha 

àhal,  emballe,  faiseur 
d'embarras  :  ;/  fc  dô  pa  d  ton 
àhal  !  —  et  el  àhal!  —  àhaJ 
dû  uni  savat! 

àhalc  (j),  avaler  les  ali- 
ments en  glouton,  avec  excès. 

àbânie,  endormir  (Craon- 
nais)  :  /  ;;/  a  àbanie  d  se  kôt  ; 
—  s  àbânic ,  s'endormir. 

àhâme,  a.,  alourdi  au 
réveil. 

àhàobe,  enjôler,  entortil- 
ler :  /  s  e  lèse  àbâohe  par  œn 
nnva^fmnel;  —  /  m  a  àhàobe 
d  se  kôt. 

àbara  :s  ê pa  1  àbara,  c'est 
pas  l'embarras,  locution  fa- 
milière employée  à  tout  pro- 
pos et  d'une  signification 
presque  nulle. 

àbarase,  v.,  embarrasser, 
enijrosser.  Se  dit  surtout 
d'une  fille  non  mariée. 

àbarase,  a.,  embarrassée, 
enceinte. 

àbarje,  fliire  une  meule  (de 
paille).  Voir  barj. 

àbarjej,  action  d'embarger. 

r//v/77///Z'()/f,  embarlificoter, 
embarrasser,  embrouiller. 

àbasadœr ,     ambassadeur , 


àbe 

garçon  parlant  haut  et  avec 
assurance  (Larchamp). 

àbêdîifye,  gaver;  —  s  àh^- 
dufye,  s'embedoufler,  se  ga- 
ver de  nourriture.  Cf.  àhôr- 
dîifye. 

àbédiije,  plein,  rassasié 
outre  mesure. 

àbêdwine  (s),  se  couvrir 
de  plusieurs  vêtements. 

àbèline,  embeliner,  en- 
jôler. 

àbérdiifye,  qui  a  l'estomac 
rempli,  gonflé.  Cf.  nbèdiifye. 

àbérmi-^c ,  embrenouser , 
tomber  dans  l'ordure; — em- 
barrasser, encombrer  (Pail). 

ûbégâode,  tromper  par  des 
contes. 

àbékasà,  contrariant. 

àbekase,  àbekasine,  embar- 
rasser :  //  a  la  gui  àbekase; 
—  ennuyer,  causer  de  l'en- 
nui. 

àberâode,  enjôler  ;  —  s  àbe- 
rdode,  s'ennuyer,  particuliè- 
rement en  entendant  des 
rabâchages. 

àberlâode,  àberline,  trom- 
per, capter  en  enjôlant  :  //  a 
àbèrldode  mit  fiy.  Cf.  àbdobe. 


àbô  3  9 

àberna^e,  prendre  dans  des 
liens,  embrouiller. 

àbéte,  ennuyer,  hébéter, 
embêter;  —  narguer. 

àbifiire,  tromper,  induire 
en  erreur, 

àbistruye,  embarrasser  for- 
tement (Pail). 

àbl  (par),  par  emble,  par 
surprise.   Le  Doyen,  p.  69. 

àblave,  emblaver,  encais- 
ser, remblayer;  —  entre- 
prendre trop  de  choses  à  la 
fois. 

àblavœ,  emblaveur,  hâ- 
bleur (Villaines-la-Juhel). 

àbhi:^e,  emblouser,  trom- 
per; —  ennuyer  (Landivy). 

àbobine,  àbobliiie,  envelop- 
per d'un  linge  un  membre 
malade,  envelopper  d'un 
voile  :  e  mi^  arivi  la  tét  grm 
koiu  œ  bîisyâo,  tut  àbobline  d 
nm^iver;  —  enjôler. 

àbânâ,  appareil  que  l'on 
met  sur  les  yeux  des  chevaux 
et  des  taureaux  méchants. 

àbône,  embonner,  mettre 
un  bandeau  sur  les  yeux  de. 
Au  figuré  :  a  nn  et  àbône, 
elle    en    est   coiffée;    àbône 


40  nhi 

kivkà',  tirer  les  vers  du  nez  A 
quelqu'un;  —  coiffer  trop 
en  avant. 

àkmi(r),  embonnir,  ainc- 
liorer  :  /  avô  hèii  îiboui  mit 
pré;  —  engraisser  :  hvn  v~ 
aVé  kresu  e  àhoiii,  v:{  et  dèvnn 
àfrœ!  —  la  tré  a  hcn  àboni 
dpi  6tè  sinèn. 

àborhe  (.<),  s'embour- 
ber. 

àbose,  cmbosser,  placer 
dans  une  àbosur.  Cf.  àbwese. 

àbosur,  enibossurc,  enve- 
loppe de  lit  de  plumes. 

àbrœk,  vêtir. 

àbrœ^e,  embroncher,  em- 
barrasser; —  trébucher. 

àbrà'Uy  fâché. 

àbrœne,  embrunir. 

àbrene,  embrener,  salir. 

àbrer,  Ambrières  (Bais). 

àbrikane,  àbrikaye,  enve- 
lopper dans  la  brikan  (Saint- 
Germain-le-Fouilloux);  — 
lier,  enchevêtrer;  —  5  àbri- 
kane, s'empêtrer. 

àhi,  pi.,  panneaux  qui  fer- 
ment aux  deux  bouts  une 
cliarrctte  munie  sur  ses  faces 
latérales  de  tcbùr\âo. 


àhy 

àhiklc ,  emboucler,  bou- 
cler. 

àlninùle,  mettre  (du  grain) 
d'un  boisseau  dans  un  sac 
(Saint-Thomas). 

àhirse,  envelopper  (Châ- 
teau-Gontier). 

àbii:;e,  embouser,  em- 
bourber; —  6  àhiiie,  s'em- 
bourber. 

àbiizjnà,  action  de  s'em- 
bouser. 

àbi(:{ô,  embarras. 

àl)-ii~o)h'  (5),  s'embrouiller, 
s'embarrasser  de  peu  de 
chose. 

àbiuese,  emboisser,  placer 
dans  une  emboissure. 

àbiuesiir,  enveloppe  de  ma- 
telas. Cf.  àbosur. 

àb\uui{r) ,  emblanchir , 
blanchir. 

àly\e,  anneau  fait  avec  un 
hart  de  bois  tordu,  courroie 
qui  sert  à  attacher  le  joug 
des  bœufs.  Cf.  àblc;  — 
euphorbe  (Andouillé). 

àbyet,  euphorbe,  herbe  h 
la  couleuvre  (euphorbia 
amygdaloides)  (Laval,  Chà- 
teau-Gontier). 


aey 

à£,  anche,  petit  conduit 
par  lequel  le  cidre  sort  du 
pressoir;  —   larynx  (Pail). 

à^âo  :  et  pyè  d  ctsào,  bâtir 
des  châteaux  en  Espagne. 

à^dosume,  enchaussumer, 
amender  la  terre  en  y  répan- 
dant de  la  chaux. 

à-earye,  qui  est  bien  en 
train. 

àearye,  charrier,  pièce  de 
grosse  toile  dans  laquelle  on 
met  la  cendre  pour  la  lessive. 
Cf.  sàdriye,  àeerye. 

aeàte,  enchanter,  enjôler, 
tromper  (Saint-Berthevin), 

à£erdi(r),  enchérir,  aug- 
menter de  prix  :  /  bestyal  a 
hor  àeerdi  a  la  faer  dé  Kosà. 

àeerje,  encharger,  charger 
de,  recommander;  —  s 
àurje,  se  charger  de. 

cutrye,  toile  dans  laquelle 
on  met  la  cendre  pour  une 
lessive. 

àelne,  enchaîner. 

àeifèrne,  enchifrené,  en- 
rhumé du  cerveau. 

aeyeriQ-),  enchérir,  deve- 
nir plus  cher. 

à£yerkmà,  enchérissement. 


àdi 


41 


àdàte,  pencher.  Cf.  adàtc. 

àdêmêne,    àdmène,    endé- 

mené,    décidé,   déterminé; 

—  sans  souci  ;  —  agité,  fai- 
seur d'embarras. 

àdèmène  :  se  fer  àdméne,  se 
faire  rabrouer. 

àdénièhe ,  àdêmètye ,  ende- 
mentiers,  cependant,  en  at- 
tendant. 

àdœre,  endurer,  supporter 
(avec  l'idée  d'un  bien-être 
résultant  d'une  souffrance 
évitée)  :  on  àdœr  be  l  fœ  dà  s 
ta  isi;  — -par  la  fré  h  i  fè,  on 
àdœr  bè  sô  jilè. 

àdœrsiÇr),  endurcir. 

àdène,  s'envenimer  :  mal 
ki  àdèn. 

àdève,   endêver,  enrager; 

—  àdève  kôt,  se  fâcher  contre 
(Saint-Aubin-du-Désert). 

Endêvé  !  marcheras  tu 
Pisque  ma  mère  l'a  voulu. 

(Pastorale  151.) 

àdè  d  fè,  andain  de  foin, 
foin  coupé  et  étendu  sur  le 
sol. 

àd'iTje,  faire  des  dizeaux 
(de  gerbes)  (Pail). 


42  àfà 

àdré,  m.  ,cndroit.  Le  paysan 
de  la  Mayenne  se  sert  fré- 
quemment de  ce  mot  en  par- 
lant de  son  village  et  même 
de  la  ferme  qu'il  occupe  et 
fliit  valoir  :  /  avô  kuêœn  àdré 
à  Kiirsite,  nous  avons  loué 
une  ferme  à  Courcité;  mit 
àdré  n  e  pwl  €à6v  pur  U  byà. 

àdrogc  :  1  fjoh  m  àdrog!  le 
diable  m'endrogue  (juron). 
Cf.  àpii. 

àdsye ,  en  attendant  que 
(Pail).  Cf.  àsye. 

àdiiïàti,  àdnliiri,  endou- 
lenti,  endolori. 

àdiiniaje,  endommager. 

àdiive  (5),  fléchir  (par 
exemple  un  toit  ou  une 
douve  de  tonneau). 

àdyc,  landier,  gros  chenet 
de  fer  servant  à  la  cuisine. 
Cf.  làge. 

àfale,  avaler  de  travers 
(Pail).  Voir /rt/. 

àfale,  a.,  se  dit  d'un  oi- 
seau, d'une  poule  ayant  la 
fal  trop  pleine  et  qui  ne 
peut  digérer. 

àfatniye,  embarrasser. 

àfàtè,     maladie     d'enfant 


àfô 

consistant  en  une  espèce  de 
croûte  qui  se  forme  sur  la 
tète.  Cf.  krê. 

àfœ,  caveau  pour  la  sépul- 
ture des  mons  d'une  famille. 

àfcr,  enfer,  lieu  bas,  val- 
lée étroite  ;  —  L'Enfer,  nom 
de  lieu. 

àferj,  entrave  de  fer. 

âferje,  mettre  des  fers  aux 
pieds.  Cf.  àforjc. 

àfcrmaye,  ferrer  le  grouin 
du  porc.  Cf.  àfroinayc. 

âféte,  entasser  des  objets 
jusqu'au  faîte  d'un  édifice. 

âféti:^,  enfantillage. 

àfétyào,  tuiles  formant  le 
taîte  des  toits  couverts  en 
ardoises  ou  en  tuiles. 

à/îld'  :  âfiUv,  -;(,  de  perl , 
enfileur,  -se,  de  perles,  celui 
ou  celle  qui  ne  s'occupe  d'au- 
cun travail  sérieux. 

àforje,  enforger,  mettre  des 
fers  aux  pieds.  Cf.  àferje. 

àforse,  forcer;  —  vio- 
lenter, violer. 

àforsi,  a.,  qui  a  pris  de  la 
torce. 

àforsi{r),  renforcer. 

âfôdre,  couler  :\  fond;  — 


agâ 

effondrer,  enfoncer,  briser. 
Cf.  afôdre. 

àfôsa,  pi.,  planches  fer- 
mant le  fond  d'un  lit  ou 
d'un  meuble. 

àfôsay,  enfonçure  de  bar- 
rique; —  et  dà  /;(  àfôsay,  être 
ruiné,  perdu,  engagé  dans 
une  très  mauvaise  affaire. 

àfrédiÇr^ ,  enfroidir,  re- 
froidir; —  s  àfrcdi(r),  se 
refroidir. 

àfrèle  :  vae  àfrèle,  vache 
pleine. 

àfroiiiaye,  ferrer  le  nez  des 
porcs.  Cf.  àfermaye. 

àfiije,  enfouir.  Voir  fitje. 

àfyàbe,  enflamber,  enflam- 
mer :  i^  aportirâ  œn  gràd  mok 
tîit  àfyàbe  (un  bol  de  punch). 

àfyœtn,  àfyimi,  àfum,  en- 
fleume,  enflume,  enflure, 
hydropisie. 

àfyœpi,  fané  ;  —  ennuyé  à 
la  maison. 

àfye,  enfler. 

àfyur,  enflure,  météorisa- 
tion  des  ruminants. 

àga,  marmelade  de  prunes 
(Pall). 

àgâee,  se   plaindre,   mur- 


■age  43 

murer  tout  haut  (Pail). 

àgame,  engamer,  engager 
quelqu'un  à  accomplir  une 
action  qui  lui  est  désavan- 
tageuse (Villaines-la-Juhel)  ; 

—  engager  plusieurs  affaires 
à  la  fois;  —  chercher  que- 
relle (Saint -Aubin -du -Dé- 
sert). 

àgarde,  engarder,  empê- 
cher; —  5  àgarde,  se  tenir 
sur  ses  gardes. 

àgarye,  a.,  embarrassé,  ne 
sachant  que  faire  (Saint-Ger- 
main-le-Fouilloux). 

àgarye,  angarier,  engager 
dans  une  mauvaise  affaire; 

—  contraindre,  vexer. 
àgàte,  gagner  ;  —  faire  en- 
trer  intimement   dans    une 
compagnie  (Pail). 


aga'ie,  âgœ^e. 


faire 


éprou- 


ver une  déception  d'argent; 
—  enjôler,  tromper  (Ernée). 

àgœ:(i(r),  rendre  gueux, 
appauvrir  :  a  la  mod  k  ô  di  : 
la  ^qo  àrki  l  pèr  e  àgé:(i  l  fi. 

âgede  (/),  s'enfoncer  dans 
la  boue  (Pail).  Y o'ir  gede. 

àgeje,  engager. 

àgèr,  os  du  nez. 


44  «Ç^ 

àijinàodc,  préparer. 

ilgine,  cnguigncr,  tromper, 
séduire  par  ruses. 

iJc;iy ,  anguille,  mouchoir 
roulé  en  forme  de  serpent  ou 
d'anguille  avec  lequel  les  en- 
fants se  donnent  des  coups 
en  jouant. 

âgiyet,  anguillette,  jeu 
d'enfants. 

àglobe,  enjôler. 

àgôdi,  engourdi. 

àgorinc,  (truie)  pleine  ;  — 
(femme)  enceinte. 

àgoruiiie,  qui  éprouve  quel- 
que embarras  dans  la  gorge. 

àgrave,  graver,   écorcher. 

àgrave,  p.,  gêné  par  les 
grains  de  sable  qui  se  sont 
introduits  dans  les  souliers  ; 
—  écorché.  Cf.  cgravc. 

àgràjiveÇr),  grande  lucarne 
ou  ouverture  par  laquelle  on 
engrange  les  fourrages. 

àgrèdine  (5),  corrompre, 
altérer,  gâter,  fréquenter  des 
gredins. 

agrêniie,  vent  qu'on  laisse 
échapper  à  l'église,  dans  une 
société,  partout  où  il  y  a 
inconvenance  à  le  faire  :  // 


àgii 

a  konii  l pcee  dàgihiu€. 

àgrem  (5),  lèse  s  (ïgreye, 
laisser  (un  mal)  faire  des 
progrès  rapides  et  inquié- 
tants. Cf.  àgrine,  âkrinc. 

îtgrcvc,  incruster  .Cf.  àgrave. 

ngrè,  engrais;  —  champs 
semés  en  céréales.  Quand 
nos  paysans  portent  leur 
grain  au  moulin,  ils  recom- 
mandent au  meunier  de  le 
mettre  dans  la  trémie  après 
un  bon  engrain,  c'est-à-dire 
après  la  mouture  de  grains 
de  très  bonne  qualité. 

âgriiie  {s),  s'agraver.  Cf. 
s  âgreije. 

tigripe,  agripper,  dérober. 

àgrosi{r),  engrossir,  gros- 
sir. 

àg-itjiiic,  qui  a  l'air  en- 
gourdi. Cf.  àgiirjiiic. 

àgnlc,  engouler,  avaler 
d'une  gorgée. 

àgiilifre,  manger  avec  avi- 
dité. 

àg-iirdôliy  engourdeli,  en- 
gourdi. 

âgitre,   tromper,  attraper. 

àgurjinc,  qui  a  l'air  en- 
gourdi. 


àhl 

àgurye  (5),  s'engouer,  être 
engoué. 

àgîiye  (5),  avaler  de  travers 
en  mangeant  avec  trop  de 
précipitation  :  n  màj  dô  pa  si 
fôr ,  tu  va  t  àffuye;  —  mtt 
vae  byàe  n  s  et  e  pa  àgiiye.  à 
màj  à  de  piiinf;  —  chanter 
faux. 

àhane,  enhanner,  ahanner  ; 
—  habiller  (quelqu'un);  — 
6  àhane,  s'habiller.  Voir  ahà 
et  han. 

àhœd,  corde  ou  courroie 
que  l'on  attache  à  deux  des 
pieds  d'un  cheval  pour  l'em- 
pêcher de  passer  d'un  champ 
dans  un  autre;  au  figuré  : 
/  va  koin  s  il  ave  œn  àhœd  à 
pat  (Landivy).  Cf.  hœd. 

àbœde,  enheuder,  mettre 
des  entraves  aux  pieds  d'un 
animal. 

àhœne,  faire  des  efforts.  Cf. 
àhane. 

àhéyi{i-),  enhaïr,  haïr. 

àher,  état  ou  produit  de  la 
terre. 

àherte,  enherter.  Cf.  anerte, 
ànarte,  ànerte. 

àhir,  enhir,   abandonner 


ajè 


45 


sa  couvée  (Château-Gon- 
tier)  :  niàhi,  nid  abandonné. 

àhnr,  monture  de  faux 
(Montourtier). 

àhurde,  mettre  en  ordre; 

—  disposer    à    (Pail);    — 

—  poursuivre;  —  provoquer 
à  faire  une  chose  impossible 
(Montsurs)  ;  — ennuyer. 

àhuyote,  habillé  :  et  mal 
àhuyote. 

âj  dé  imilè,  ange  de  mou- 
lin, âne  (Pail). 

âjabye,  réparer. 

àjake,    àjakte  (Landivy), 


engoncer, 


àjahi:^e,  enjalouser,  être 
jaloux. 

àjàse  (s),  s'engeancer, 
s'encanailler. 

àjéné,  àjnéf  f.,  chose  mau- 
vaise, désagréable. 

àjœl,  lange  (Ernée).  Cf. 
làjœl. 

àjétie,  geindre,  se  plaindre 
de  tout  :  mumà,  j  si  trô  sere 
dà  ma  rob,  dé:{agraf  mè  — 
alô  vye  isi  ptit  àjéne. 

à  je,  engin,  esprit. 

àjène,  engeigné,  trompé, 
surpris. 


46 


àka 


iljiiiœ,  engigneux,  ingé- 
nieux. 

iijivà,  instrument  quel- 
conque :  (V  drôl  d  àjivà 
(Mayenne). 

àjlœr,  engelure. 

àjlô,  angelot,  petit  enfont 
habillé  en  ange  ou  en  saint 
Jean-Baptiste,  avec  la  peau  de 
mouton,  et  qui  fait  partie  du 
cortège  de  la  procession  du 
Sacre;  —  enfant  de  chœur. 

â jobarde,  àjobline,  enjôler, 
caresser,  séduire.  Cf.  àbo- 
bliiie. 

àjvétre,  enchevêtrer. 

àjwc,  glacé. 

âjû.'in,  fête  de  la  Nativité 
de  la  Sainte  Vierge,  le  8  sep- 
tembre; —  la  foire  de  l'An- 
gevine est  la  plus  grande 
foire  de  Laval.  On  distingue 
la  grande  Angevine  qui  com- 
mence le  8  septembre,  et  la 
petite  Angevine  qui  com- 
mence le  i6  septembre.  Voir 
kii^  d  l  âjivin. 

àkabre,  enfouir  un  animal 
mort  (Château -Gontier). 
Cf.  àkave. 

(ikaijnose,  cadenasser. 


àko 

àkaJmrc,  en  gaîté,  enjoué 
(Ernée). 

àkajolc,  encageoler,  mettre 
en  prison. 

àkauiye ,  e n c h  i  fre n é . 

àkapotc  (.<),  se  couvrir 
d'une  capote. 

àkart,  entrave  mise  au  cou 
ou  aux  pieds  des  animaux. 

âkartt',  entraver,  mettre 
dans  une  situation  pénible; 
—  commencer  à  jouer,  po- 
ser la  première  carte  (Pail). 

àkave,  encaver,  enfouir, 
enterrer  (un  animal). 

àkavcj,  encavage,  enfouis- 
sement. 

àlmec,  embarrasser. 

àkine,  se  moquer  de,  ta- 
quiner, insulter. 

âkmàsc,  encommencer, 
commencer. 

rt/r7«Jc5wrz, commencement. 

àjxô,  enclos. 

âkôna,  extrémité  d'une 
charrette  supportant  les  éche- 
lons et  reliée  i\  la  kivct  par  la 
bahucr. 

àkordc,  encorder,  lier  avec 
une  corde;  —  mettre  (du 
bois)  en  corde. 


àkr 

àkordèlc,  encordeler,  lier 
avec  une  corde. 

àkoriÇr)  (s),  s'encourir, 
s'enfuir,  s'échapper;  —  cou- 
ler. 

âJsote,  encloter,  mettre  en 
lieu  clos  des  animaux  qu'on 
veut  séparer  des  autres;  — 
englober  (Landivy);  —  //  et 
àkote,  se  dit  d'un  lièvre  cerné 
au  gîte  par  les  chasseurs. 

àkdtinwe,  continuer. 

àkôt(j-),  encontre _,  au-de- 
vant, contre. 

àkôtre,  encontrer,  rencon- 
trer. 

àkrâode,  grimper,  escala- 
der ;  — •  ne  pouvoir  descendre 
d'un  arbre  (Château-Gon- 
tier). 

àkrèpe  (s),  se  régaler  de 
crêpes. 

àkrine  (J),  s'aggraver.  Cf. 
àgrene,  àgrine. 

àkritiuer,  écritoire,  en- 
crier. 

àkru  :  reste  àkru,  rester 
accroché;  —  ne  pas  croître. 

àkriue,  encrucher,  accro- 
cher, se  dit  par  exemple 
des  objets  jetés  en  l'air  qui 


àli  47 

s'embarrassent  dans  les  bran- 
ches d'arbres  :  kè  nw  daro  k 
e  reste  àkruse  aprè  I  patène. 

àkruete,  accrocher. 

àknœ,  àkruye,  encrouer, 
suspendre,  accrocher  un  ob- 
jet en  le  jetant  dans  les  bran- 
ches d'un  arbre,  sur  un  toit, 
etc. 

àkrwer,  croire. 

àhiie,  encuser,  accuser. 

àhiri(r^  (s),  s'encourir, 
se  mettre  à  courir,  s'en  aller. 

àkurtine  (s),  fermer  les 
rideaux  d'un  lit,  s'enfermer 
en  tirant  les  courtines.  Cf. 
àridèle. 

àkwente  (Pail),  àkiuète,  ac- 
culer dans  un  coin. 

àkiOi,  encuit,  mal  cuit. 

àlarjiÇr),  enlargir,  élargir, 
augmenter. 

àlarm,  f.  pi.,  terme  de 
pêche,  les  quatre  gaules  qui 
servent  à  tendre  le  carrelet 
et  qui  viennent  se  fixer  dans 
le  €iuà. 

àlàdibir ,  ramasser,  fliire 
provision  de.  Cf.  amàdibir. 

àline,  enligner,  aligner, 

àli:{e,  enliser,  embourber  : 


48 


aino 


anti 


j  avô  àli:^c  mil  i-ait  c  nul  jvâo 
à  fi\à  5ê  Jorj  ;  —  s  àli:^e, 
s'embourber. 

âliirdiÇr),        cnlourdir, 
étourdir. 

àmare  (s),  s'enfoncer  dans 
une  mare. 

àniàea,  toute  espèce  de 
choses. 

àinà€é,  f.,  invention,  idée 
saugrenue.  Cf.  dtvinc. 

àmà£e,  emmancher,  entre- 
prendre. 

àmàemà,  emmanchement, 
arrangements  bizarres  :  à 
via  cil  àmà€nià  ! 

àniàtle,  emmanteler,  cou- 
vrir d'un  manteau. 

àmè^e,  amadouer.  Cf. 
ajiicee. 

àméle,  àinéléye,  mêler  :  mit 
jninà  a  s  maté  a  tu  1^  ékrl 
àméle j  s  e  bc  su  lé  folè  k  a  fé 
6  hi  la. 

àmese,  qui  a  assisté  à  la 
messe.  Cf.  amese. 

àini,  emmi,  parmi  (Bier- 
né). 

ihiiitofie,  emmitonner,  en- 
velopper (Pail). 

àmo€one  (j),  se  mettre  en 


grumeaux 


Ct.  ainocone. 

à  mole  (.<) ,  àmolote  (s) , 
s'embourber.  Voir  mole. 

àmtiraye ,  emmurailler , 
emmurer  (Pail). 

ànarte,  mettre  une  terre  en 
valeur,  la  préparer  pour  l'en- 
semencer. Cf.  àmrte. 

àné,  année. 

àmgri(r),  enaigrir,  aigrir. 

àner,  état  de  la  terre,  pro- 
duit qu'elle  peut  donner; 
— fér  6ôn  ànêr,  ensemencer. 

ànerte,  ensemencer, 

ànikro€,  anicroche,  obs- 
tacle, arrêt. 

àno6e,  inviter  à  une  noce. 

ànoye,  ennuyé  :  //  c  bcn 
chioye  a  la  méiô.  Cf.  ànuyc. 

àntii,  non  plus  (Pail).  Voir 
tu. 

àimyabl ,  qui  cause  de 
l'ennui,  de  la  douleur. 

à)iuye,  ànweye,  ennuyer; 
—  s  àniiye  dû,  s'ennuyer  de, 
regretter,  désirer  :  /  ///  àniiy 
d  aie  ô  nos,  il  me  tarde  d'al- 
ler aux  noces;  — ;  m  àniiy 
be  d  ve  viejà;  —  nos  ànuy 
be  d  et  ô  prùmye  d  l  à.  Cf. 
ànoye. 


àpa 

ànuyu,  ennuyeux. 

àniui,  aujourd'hui  (Châ- 
teau-Gontier).  Cf.  anè , 
anwi. 

àpafe  (js),  se  rempHr  jus- 
qu'à la  gorge,  se  rassasier, 
manger  à  l'excès. 

àpagane  (/),  se  salir,  se  ta- 
cher. 

àpaje,  embarrasser.  Cf. 
àpeje. 

àpajmà,  empagement,  em- 
pêchement. 

àpanre,  empanerer,  mettre 
dans  un  panier. 

àpâom,  empaume,  empan, 
ce  que  mesure  la  main  ou- 
verte (terme  du  jeu  de  ca- 
nette). 

àpâome,  empaumer,  em- 
poigner (quelqu'un),  serrer. 

àpâom,  mettre  (du  linge) 
dans  h  paon,  la  cuve  à  lessive. 

àparle,  emparlé,  hardi  ;  — 
d'abord  facile  :  mit  htrjwe  e 
bln  àparle,  i  n  e  piue  fyer 
(Cource  bœufs). 

àparone,  mettre  la  paronne 
à  un  cheval. 

àpaté,  f.,  empattée,  en- 
jambée. 


àpê  49 

àpaîufye,  repus. 

àpat-Kye,  surcharger  quel- 
qu'un d'ouvrage,  de  manière 
à  ce  qu'il  ne  puisse  pas  en 
venir  à  bout. 

àpàdàse,  accrocher  (un  ob- 
jet) :  àpàdàse  de  sak  âpre  de  ht. 

àpàdàsé,  f.,  assemblage  de 
plusieurs  objets  de  même 
nature  suspendus  ensemble  : 
œn  àpàdàsé  d  bôdë,  d  sâosis. 

àpàse,  empenser,  penser 
sérieusement;  —  empanser, 
foire  manger  trop  d'aliments  ; 

—  manger  beaucoup,  se  rem- 
plir la  panse;  —  àpàse  (j), 
se  bourrer  de  nourriture. 

àpàsmà,  action  de  manger 
avec  excès. 

àpàsur,  action  d'empan- 
ser;  —  indigestion. 

àpeje,  empeser,  empoisser  ; 

—  embarrasser.  Cf.  àpaje. 
àpejmà,  action   de   s'em- 

poisser;  —  embarras. 

àpere,  empiré,  gâté  :  farin 
àpere  ;  —  se  dit  du  linge  taché 
par  l'humidité  (Montaudin). 

àpetarde,  donner  trop  à 
manger. 

àpétÇr),  empêtre,  entraves 

4 


50  àpr 

aux  jambes  des  bestiaux.  Cf. 
àhœd,  hœd. 

âpétre,  mettre  des  entraves 
à  (un  animal). 

àpctrej,  action  d'empctrer, 
entraver. 

îîpctHre,  peinturé, 

àpiràs,  empirement. 

àpleye,  employer. 

àpli(r),  emplir,  saillir,  té- 
condcr  en  parlant  des  ani- 
maux :  /  ioryào  n  a  pu'l  indu 
àpli  nnt  va€  gâr. 

àpliye,  emplier,  doubler, 
replier. 

àpo^e,  àpo€tone,  mettre  en 
sac;  —  remplir  jusqu'à  la 
gorge. 

àpol,  ampoule. 

àpole  (5),  s'ampouler,  s'é- 
corcher. 

àpopote,  tombé  en  enfance  ; 
—  endolori. 

àpotiee  (s),  se  remplir  la 
bouche  de  quelque  chose  de 
collant. 

àpd\ie,  empoigner. 

àpràr,  emprendre,  entre- 
prendre. 

àprè,  auprès,  après  ;  d'am- 
près,  Le  D.,  p.  45. 


are 

àpn  :  dyab  m  àpii,  le  diable 
m'empue!  (juron). 

à  pli  là  //(/■),  c  m  p  u  1  e  n  t  i  r , 
empuantir. 

àpunc::i{r),  empunaisir, 
empester,  empuantir. 

àpuste,  a.,  plein  de  puces  : 
œ  H  àpuste. 

àpiiiem  (5),  se  souiller. 

àpîilvene ,  a.,  qu'un  rien 
embarrasse. 

à^unie,  donner  trop  de 
pommes  à  manger;  —  5 
àpiime,  s'étrangler  en  avalant 
des  pommes  sans  les  mâcher 
(se  dit  des  animaux). 

àpweye,  employer. 

àpwèiie,  empoigner.  Cf. 
àpôiie. 

àpyât{r),  emplâtre. 

àpyâtre,  mettre  un  em- 
plâtre. 

npyœme  (J),  s'emplumer. 

ùpyoïie,  empionné,  ivre. 
Cf.  pyô  ;  —  vaincu . 

àraeinc,  enraciné. 

àrajye  (5),  s'enrager,  se 
mettre  en  colère. 

àrœme,  enrhumer. 

àrêje,  enrager. 

àrese,  arrêter  (iMontenay). 


aru 

àreye,  enrôler,  commen- 
cer (en  parlant  d'une  opéra- 
tion de  longue  haleine)  : 
y  alô  àreye  d  resye  a  écrive. 
Voir  rè.  Cf.  arute-y  —  pour- 
suivre quelqu'un;  —  sàrèye, 
s'élancer  (Ambrières);  —  se 
mettre  à  :  dpi  k  i  6  et  àreye  a 
bèr. 

àrese,  enroué  :  il  tè  grn  d 
la  kulas,  bâ  su  la  vil  e  la 
vwe  àrèse. 

àribane,  enrubanné. 

âridéle,  àridle,  fermer  un 
lit  avec  des  rideaux.  Cf.  àkur- 
tine. 

àrime,  enrhumer. 

àroee,  enrocher,  enfouir. 
Cf.  âkave. 

àrote  (s),  se  mettre  en 
route;  —  se  préparer,  se 
disposer  à. 

àrôse  (5),  se  prendre  dans 
les  ronces;  — biik àrôse,  bouc 
embarrassé  dans  les  ronces; 
//  ê  korn  œ  biik  àrôse,  se  dit 
d'un  homme  hargneux  (Lan- 
divy). 

àriiee,  faire  entrer  un  es- 
saim d'abeilles  dans  une 
ruche;  —  s  àruee,  s'enru- 


asé 


51 


cher,  entrer  dans  une  ruche. 

àrumase,  enrhumer. 

àriisiÇi-),  enroussir,  rous- 
sir. 

àrnye,  enrouiller,  rouiller. 

àruxine,  embarrassé  dans 
la  rédaction  d'un  écrit,  dans 
la  direction  d'un  travail 
ma  n  u  el .  Voir  nizin . 

àrwe^e,  enroiser,  mettre  le 
chanvre  ou  le  lin  à  rouir. 

àsabate,  ensabaté,  désa- 
gréable, maussade,  aimant  à 
faire  le  mal. 

àsabate,  àsablate,  ensorce- 
ler, enguignonner;  —  trou- 
bler profondément. 

àsaee,  ensacher,  tasser  un 
sac  plein. 

àsake,  tirer  par  saccades. 

àsâove  (s) ,  s'ensau  ver , 
s'enfuir. 

àsàby,  ensemble  :  i  s  sô 
partéje  d  àsàby,  ils  se  sont 
séparés. 

àsàbyémà ,  ensemblement, 
ensemble  :  ;  partira  tèrtu 
àsàbyémà. 

àsénaye,  àsnaye,  engranger, 
mettre  le  fourrage  au  gre- 
nier. Voir  séna. 


5  2  asiv 

àseple,  enccpelé  (Bais), 
bhi  àscple,  bien  embarrassé, 
ne  sachant  comment  faire. 

àser€t\  encercher,  cher- 
cher. 

âserkle ,  encercler ,  cer- 
cler. 

àscte,  enceinter,  engrosser. 

àsilraye,  griser  avec  du 
cidre;  — sàsitraye,  s'enivrer 
avec  du  cidre. 

âsmâ,  ensement,  ensem- 
ble, en  même  temps. 

àsmàse,  m.,  terrain  ense- 
mencé, ensemencement. 

àsorsom,  jeter  un  mauvais 
sort. 

àsukre,  mettre  du  sucre. 

àsîiby,  ensouble,  instru- 
ment de  tissage,  morceau  de 
bois  rond  sur  lequel  est  en- 
roulée la  chaîne  et  qui  est 
garni  d'un  rouet  pour  tirer 
les  éeàté.  Cf.  pivwer. 

àsîi^e,  bien  porter  un  coup 
(Pail). 

àsiiee,  immobile,  arrêté. 

àswene,  ensoigner,  soi- 
gner; —  s  àsweiie,  se  soigner. 

àsiuiye,  ensou illier,  enve- 
lopper d'une  Sîviy;  ne  se  dit 


àt 

que  de  ce  qui  compose  l'in- 
térieur d'un  lit. 

àsiviyur,  enveloppe  du  lit 
de  plumes;  —  taie  (d'oreil- 
ler). Cf.  swiy. 

àsibivà,  ensuivant,  à  la 
suite  :  /  asàbye  kmàs  €œ  }iii 
l  trivciyem  dimàe  apré  la 
Pàtknt  e  kôtiiin  le  tra  jur 
à&ibivà.  Cf.  Le  D.,  p.  195. 

àsivivr ,  ensuivre,  pour- 
suivre. 

àsyàte,  enscienter,  conseil- 
ler, diriger  (Pail). 

àsyœvr,  ensuivre,  pour- 
suivre. 

â6ye,  anciés,  en  attendant 
que  (Pail).  Cf.  âdsye. 

âsyè,  ancien,  âgé  :  mit  pér 
i'  ben  âsyè;  —  la  nier  àsyen 
la  ba. 

àt,  entre  (devant  une  con- 
sonne). Cf.  âtér,  àtr. 

àt,  ente,  pommier  :  et  dà 
œn  àt  de  pmm  dû  du,  être 
dans  un  ente  de  pommes 
de  doux,  être  bien  accueilli; 
—  les  Antes,  l'Ente,  les 
Entes,  nom  de  lieu;  — 
hante,  manche  de  faux,  de 
touet.  Cf.  inàtè. 


àtê. 

àtakre,  encrasser,  tacher 
profondément  :  v^  oré  bè  du 
dœl  a  àlve  6té  tae  la,  s  et 
àtakre  dà  l  étof;  —  œn  nap 
àtakre  d  ve. 

âtaye  (s),  s'entailler,  se 
quereller,  se  battre. 

àtà,  antan,  l'an  dernier  : 
du  6it  d  àtà  (Gorron,  Lan- 
divy). 

àtàdi,  entandis,  tandis, 
pendant. 

àtàdmà,  entendement,  ar- 
rangement, accord,  transac- 
tion. 

àtàduriret,  jeune  fille  qui 
écoute  secrètement  les  doux 
propos  de  deux  amants  à  la 
fois. 

àtàdiuer,  entendoire,  intel- 
ligence, esprit. 

àtàiif,  ententif,  attentif. 

àtènà,  poulain  de  i8  mois 
(Courcebœufs). 

àtèr,  par  àtêr,  entre  (à  la 
fin  des  phrases  ou  devant 
r,  t)  :  vey  vu  bè  l  fusa,  la 
grw^  émus,  e  l  àt  par  àtèr; 
—  àtèr  dœ,  adv.,  entre  deux, 
moyennement  :  la  truv  tu 
bè  bel?  —  àtèrdœ. 


àto  53 

àtèrgarde  (s) ,  s'entrere- 
garder,  se  regarder  l'un 
l'autre. 

àtèrtenmà,  entretenement, 
entretien,  conversation, 

àtœrt(r),  entortiller,  en- 
velopper (Landivy).  Cf. 
àtortÇr). 

àtèm,  entame  (du  pain) 
(Saint-Thomas). 

àterbaêe,  empêcher. 

àterej,  enterrage,  enterre- 
ment. 

àtème,  entamer. 

àtife,  exciter  une  personne 
contre  une  autre  (Château- 
Gontier). 

àtifle,  enticher,  enjôler. 

àtigu,  pain  d'antigou,  sorte 
de  pâtisserie  (Mayenne). 

àtimàsœ,  qui  entreprend 
des  bagatelles. 

àtimà^é,  f.,  entreprise  fri- 
vole. 

àtimàee,  v.,  entreprendre 
des  bagatelles.  Cf.  àmàee. 

àtkào:^e  (j),  s'entrecauser, 
se  causer  l'un  à  l'autre. 

àto,  déviation,  entorse. 

àtonwe,  entonnoir. 

àtor,  alàtor,  pr. ,  à  l'entour. 


54  àtr 

autour  :  ÂV  vi'n  vu  hor  ecrcc 
àtor  mè?  —  adj.,  entortillé  : 
//  ave  an  hord  à  tort  otiir  du 
kii;  —  de  travers. 

àtorleye,  entortiller. 

àtort(r),  entortiller,  enve- 
lopper dans  quelque  chose  : 
fôt  i  h  j  âtorj  tu  vot  fè  dà  l 
àeerye  ? 

àtô,  enton,  jeune  pom- 
mier. 

rt/(;),  entre;  préfixe  for- 
mant des  verbes  récipro- 
ques; —  i  5  àt  sô  hô  tu  dœ, 
ils  sont  bons  l'un  pour  l'au- 
tre. Cf.  àtèr. 

âtrâs,  entrance  (entrée  du 
fermier  dans  une  ferme)  : 
5  et  i  kè  v  n  avépwefè  d  mot  ré 
a  vut  àtràs  ? 

àt(r)bàje,         entremêler 
(Craon). 

àtrekrir  (5),  s'entr'écrire, 
s'écrire  l'un  à  l'autre. 

àtrède  (s),  s'entr'aider. 

àt{r)melr,  entremetier,  en- 
tremetteur. 

àt(r)mélmà,  mélange,  con- 
fusion, pêle-mêle. 

rt/rd»,chosedonton  ne  veut 
pas  dire  le  nom.  Cf.  libwen. 


àvè 

àtÇr^parlc  (.5),  s'cntrepar- 
1er,  se  parler  l'un  à  l'autre; 
—  être  fiancés  :  /  gâ  Jà  e  la 
Lioi\  6  àtparlà  dpi  bètœ  dœ 
6mèn. 

nt{r)prci,  entreprise. 

àt(r)savè{r)  (s) ,  s'entre 
savoir,  s'entendre,  être  de 
connivence  :  le  dœ  gà  n  s 
àtsavàt  i  pa,  n  sôt  i  pa  d  mèe. 

ât{r)tt'iu(r) ,  tenir  en- 
semble; —  6a  s  àttye  bê, 
c'est  plus  difficile  qu'on  ne 
pense. 

àtrur,  entrure,  sillon  creu- 
sé par  le  passage  de  la 
charrue. 

a/(/)i't;  (j),  s'entrevoir,  se 
voir  l'un  l'autre. 

àt(j-^vu,  partie  du  plafond 
située  entre  les  solives. 

àtîir  de  (a  /),  à  l'entour 
de,  autour  de. 

àtnrne,  entourner,  entou- 
rer, envelopper. 

àvaT^i,  envasi,  grossi,  en- 
graissé. 

àvèniQ'),  àvniQ-^  (5),  s'en- 
venir,  venir,  revenir  :  /  s  an 
et  àvnu  kàt  e  mè;  —  vyœ  tu 
bè  t  àvni,  pti  niàsu  ! 


avi 

àvœre  (5),  dévorer,  s'em- 
piffrer. 

àvek,  avec. 

àveye,  envoyer. 

àz'ejy/(r),  envieillir,  vieillir. 

àve':{e,  embarrasser. 

àve,  orvet,  petit  serpent 
non  venimeux  :  si  àve  veyè, 
si  sur  eyè,  si  bœ  hônésè  sa  fors, 
paz^  dm  ô  niôd  ne  vivre. 

àvi,  envie,  envie  de  vivre  : 
se  pti  gorl  la  a  bon  àvi. 

àvirà,  àvirô,  environ,  pr. , 
vers,  du  côté  de,  autour, 
chez,  sur;/^r  àvirà  l  bestyal, 
s'occuper  des  bestiaux.  Cf. 
âpre  ;  //  e  metnà  àvirà  œ  môsyœ 
d  Pari  ;  —  tu  le  syœ  d  ee  nu 


àwa  55 

sot  a  st  œr  avirô  l  fe;  —  s 
été  avirô  la  Tuse,  àvirô  la 
fânri;  —  i  s  aroei  su  ma  e 
resti  àviro  ma  pu  d  œ  kar  d 
œr;  —  et  àvirà  œn  €u:(,  s'oc- 
cuper d'une  chose.  Cf.  apré. 

àvirole  (s) ,  s'enviroler , 
se  mêler,  s'enrouler,  s'en- 
tortiller. 

àvlime,  envenimer  :  t  a  la 
œ  mwà  mao;  le  via  ki  hnàs 
a  àvlime;  —  empoisonner. 

avuye,  enfiler;  —  àvuye 
sô  £me,  se  sauver. 

àvweye,  envoyer.  Cf.  àveye. 


avya, 


invention   ou  idée 


bizarre. 
àiuane,  a.,  entêté. 


bab 


bah 


Ba,  Bais. 

ba,  bas,  région  du  Sud; 
—  ouest;  —  ba  €mè,  chemin 
d'exploitation  situé  dans  un 
bas-fond,  et  en  général  tout 
chemin  étroit  et  en  mauvais 
état. 

bâ,  beau  (Landivy).  Cf. 
bâo. 

baban,  femme  lente  et 
ennuyeuse. 

babi,  petit  enfant,  garçon 
ou  fille;  ne  se  dit  que  par 
mépris  et  équivaut  à  petit 
morveux. 

babin ,  moustache;  — 
barbe  d'un  animal,  par 
exemple  d'une  chèvre;  on 
désigne  aussi  sous  le  nom  de 
babin  les    appendices   infé- 


rieurs du  bec  des  coqs  et  des 
poules  (Landivy). 

bablào,  celui  qui  parle  à 
tort  et  à  travers  et  peu  dis- 
tinctement, qui  bablaude. 

bablâode,  parler  très  vite, 
beaucoup  et  peu  distincte- 
ment. 

babloear,  qui  ne  sait  point 
répondre  par  de  bonnes  rai- 
sons, qui  parle  inutilement 
pour  ne  rien  dire,  qui  n'a 
que  des  niaiseries  à  opposer 
aux  observations  qu'on  lui 
adresse. 

bablo€,  f.  pi.,  mauvaises 
raisons  données  à  quelqu'un, 
paroles  inutiles  et  qui  ne 
prouvent  rien. 

/'rtWt'^^,  parler  inutilement, 


bas 

à  tort  et  à  travers. 

bablot ,  bavarde  (Saint- 
Thomas  Je  Courceriers). 

bablote,  parler  vite  et  peu 
distinctement  (Pail). 

babwè,  gamin;  —  celui 
qui  parle  beaucoup  et  peu 
distinctement.  On  donnait 
autrefois  à  Laval  le  nom  de 
babouin  à  des  figures  qui 
jouaient  un  rôle  dans  la  pro- 
cession de  la  Fête-Dieu; 
c'étaient  des  têtes  de  bois  à 
mâchoire  mobile  mue  par 
des  ficelles  et  que  l'on  faisait 
jouer  au  passage  de  la  pro- 
cession. 

babivine,  babouiner,  action 
de  remuer  souvent  les  lèvres 
sans  parler  distinctement. 

babyol,  f.  pi.,  petite  espèce 
de  cerises. 

babyolye,  babiolier,  qui 
n'aime  que  les  babioles. 

bas,  espèce  de  filet  ou 
hotte  en  osier  de  forme  co- 
nique pour  prendre  le  pois- 
son; —  carrelet  pour  pren- 
dre le  poisson  (Montjean). 

hase,  pêcher  à  la  bâche;  — 
5  bâche,  s'habiller. 


baf  57 

basiko^e,  r,  chicanier,  ère. 

basikote,  chicaner  pour 
payer.  Cf.  basikote. 

basin,  bassinoire. 

basa,  espèce  de  filet  en 
osier  de  forme  conique  pour 
prendre  le  poisson.  » 

basdte,  pêcher  à  la  bâche. 

badèn,  grand  râteau  pour 
râteler  le  foin  (Mayenne). 
Cf.  rakol. 

badegwe6,\)2ià.\gomcQ,  joue, 
mâchoire. 

badgnl  :  danser  à  badg-ul, 
danser  aux  chansons  (Saint- 
Berthevin,  Loiron). 

badriye,  badriyu:{e,  tacher, 
sahr  (la  figure). 

badriyu,  sale. 

badwer,  bord  de  l'eau 
auprès  du  vieux  château, 
partie  du  Val  de  Mayenne  et 
de  la  Grande-rue,  à  Laval. 
Cf.  Duchemin  de  Villiers, 
Essais  historiques,  p.  310, 
424. 

baf,  baffe,  claque,  soufflet. 
Cf.  paf. 

bajurej ,  débris  de  four- 
rages restant  dans  les  gre- 
niers; —  vieilleries,  tas  de 


58 


bag 


guenilles,  d'objets  de  nulle 
valeur. 

baciio,  bavard. 

bage,  baguer,  passer  un  fil 
dans  les  bords  d'un  bonnet 
de  femme  pour  l'empêcher 
de^e  déformer  (Pail). 

bagè ,  lepiota  procera , 
champignon  comestible,  une 
des  rares  espèces  que  l'on 
mange  dans  les  campa- 
gnes, car  le  Mayennais  a 
horreur  des  champignons  en 
général. 

bagnâod,  les  plus  grands 
morceaux  du  swi,  des  or- 
dures :  j  n  e  pwe  l  ta  d  nèti 
6  gènje  la,  j  va  smà  îite  Je 
bagnâod  (Saint-Germain-le- 
Fouilloux). 

hagnâodri,  baguenauderie, 
discours  frivole. 

bagne,  menton. 

bagoryâo,  mélange  d'orge 
et  d'avoine. 

bagote,  articuler  mal;  — 
bavarder. 

bagu,  pi.,  bavardages,  sor- 
nettes, balivernes,  men- 
songes :  5  ké  vu  dit  la  6  e  dé 
bagu. 


bal 

baguJào,  bagular,  bavard. 

bagule,  bagouler,  dire  des 
balivernes ,  bavarder.  Cf. 
bargule. 

bagulmâ,  bavardage,  sor- 
nette, baliverne. 

bagnlyâo,  qui  ne  sait  dire 
que  des  sornettes. 

baguyar,  bavard.  Cf.  ba- 
gular. 

bajar,  pesant,  difficile  à 
monter  (Ernée);  —  homme 
peu  leste,  empêtré. 

bajarè,  bat- jarret,  palon- 
nier  (Landivy).  Cf.  baku. 

bajè,  petit  pain  fiit  avec 
de  la  farine  d'avoine;  — 
pâtisserie  de  Gorron,  même 
pâte  que  les  kône  ou  t ravivé. 
Cf.  simèryâo. 

baké,  petit  bâton  que  l'on 
fixe  au  cou  des  oies  pour  les 
empêcher  de  passer  à  travers 
les  clôtures. 

baku,  bat-cul,  palonnier, 
traverse  de  bois  que  l'on 
met  au-dessous  de  la  crou- 
pière, dans  le  harnais,  pour 
écarter  les  traits.  Cf.  bajarè. 

bal,  {.,  baie,  enveloppe  de 
l'avoine    (Landivy)   ou    du 


hal 

blé.  Cf.  pu,  epigô.  Au  figuré  : 
tô  kîikâo  i  n  vô  pa  àœ  6u,  s 
et  œ  hiMo  d  bal;  —  m.,  bail, 
œ  bal  de  trwe  sis  nœf. 

balade  (j),  flâner,  courir 
les  boutiques. 

balâode,  colporter  une  nou- 
velle. 

balà  :  aver  du  balà,  pen- 
cher, avoir  de  la  pente;  — 
don  vu  du  balà,  laissez-vous 
aller,  ne  vous  tenez  pas 
raide. 

balàdrè,  fainéant,  flâneur, 
traînant  sa  fainéantise  de 
côté  et  d'autre. 

balàsiuer,  balançoire,chose 
insignifiante. 

baie,  pendre,  être  sus- 
pendu, flotter  en  l'air  :  / 
meta  tu  lé  jur  lœ  drapyâo 
mer  du  a  bah  dvà  ma  fnétr; 

Jambe  balle  balle  ben 
Cel'  qui  n'  ballera  pas  ben 
On  la  donn'ra  au  p'tit  chen. 

(Chanson  de  nourrice.) 

—  pencher  :  /  àl  bal  bc  su 
le  eme. 

bàle,  beugler.  Cf.  bane. 

balê,  balet,  toiture;  se  dit 


bal  59 

particulièrement  d'un  au- 
vent, d'un  petit  toit  placé 
au-dessus  de  certaines  bou- 
tiques et  au-dessus  d'escaliers 
et  de  paliers  d'escaliers  ;  — 
abris  en  genêts  ou  en  paille 
situés  sur  les  routes,  et  où 
se  réfugient  les  casseurs  de 
pierre;  —  balai  :  done  du 
balé,  chasser,  expulser. 

balêt,  petit  balai. 

baleyet,  balayette,  petit 
balai  de  foyer,  en  genêt. 

balèyu,  balayeur. 

balè:(,  espèce,  sorte,  gran- 
deur, étendue. 

balè,  balin,  paillasse  rem- 
plie de  baie  pour  les  enfants 
du  premier  âge;  — langes. 

balivyâo,  jeune  arbre 
coupé. 

balivyâode ,  colporter  les 
nouvelles. 

balise,  balayer. 

baldmr ,  bambocheur,  li- 
bertin. 

balaie,  balocher,  bambo- 
cher, mener  une  vie  dissipée, 

balône,  donner  un  coup  de 
pied  au  derrière  de  quel- 
qu'un. Voir  balô. 


éo  bal 

halàne,  marchand  qui,  la 
balle  ou  la  hotte  sur  le  dos, 
parcourt  la  campagne  pour 
acheter  ou  vendre  des  œufs 
ou  des  volailles. 

balàt,  poignée  ballante  en 
cuivre  ou  en  fer,  au  moyen 
de  laquelle  on  ouvre  les 
tiroirs  des  vieux  bahuts;  — 
balle  à  jouer.  Cf.  ték. 

balô,  derrière  de  l'homme. 

baliirdri,  balourdise. 

balwer,  f. ,  tenon,  partie 
d'une  pièce  de  bois  entrant 
dans  une  mortaise;  —  barre 
qui  élargit  la  charrette  en 
avant  et  en  arrière  de  chaque 
roue. 

balye,  balayer  :  /  va  falé 
balye  l  siui  k  c  atnô  l  èskaye. 

balyé,  balyèr,  balier,  ba- 
lière,  petite  paillasse  faite 
avec  de  la  baie  d'avoine,  sur 
laquelle  on  couche  les  petits 
enfants;  en  particulier  la 
toile  dans  laquelle  on  mot 
la  baie;  —  jeu  du  N.-O.  de 
la  Mayenne  et  du  sud  de  la 
Manche;  se  joue  avec  des 
bal  (galles  de  chêne)  sur  une 
surface  garnie  de  terre  glaise 


ban 

et  balayée  très  fréquem- 
ment. 

balyiir,  balayure. 

bâmiÇr),  flétrir,  fiiner. 

ba  mu  se,  chasser,  renvoyer, 
gronder,  réprimander  :  atà 
mwa  gd,  j  tè  va  bannise  dé  d 
la. 

ban,  f.,  femme  de  forte 
corpulence  et  commune;  — 
nuage  noir  que  l'on  voit  au 
coucher  du  soleil. 

banâo,  banar ,  pleurni- 
cheur. 

bane,  v.,  mugir,  beugler: 
la  va€  ban;  —  pleurer  avec 
de  grands  cris  :  /  ban  kom  œ 
vyâo  ki  vyœ  pràr  sa  gut .  Cf. 
baie. 

bané,  n.  f . ,  action  de 
baner  :  /  p-iiv  pti  gà  a  bè 
s  II  fer;  pàdà  lut  la  nivi  sa  n  a 
clé  k  œn  bané;  —  hente  de 
poule;  —  balourdise  :  à  via 
t  i  kor  œn  bané. 

bani,  f.,  publication  des 
bans;  —  criée  (Pail). 

ba>!i(r),  bannir,  publier  à 
haute  voix  :  si  v  pàse  l  ava 
perdu  aniô  la  vil,  fô  Ifér  bani; 
—  ô    l:;^  a    bani    anû'i   a   l 


bâo 

egli:^  ;  —  /  n  vô  pwè  tarde  a 
5  marye,  piskê  -lé  via  bani. 

banœ,  hanu,  ;{,   pleureur. 

banô,  banot,  petit  homme. 

banot ,  banotte,  petite 
poule. 

banàOy  tombereau  léger, 
ordinairement  traîné  par  un 
homme.  Cf.  hè\jâo. 

banal,    mauvaise  voiture. 

bâo,  bâ,  beau  :  //  a  bô, 
il  est  riche. 

bâob,  bègue. 

bâob,  bôb  :  fér  la  bâob,  faire 
la  grimace,  la  moue. 

bâobar,  enfant  qui  suce 
son  pouce;  —  qui  s'amuse 
à  des  niaiseries,  nigaud. 

bâobase,  baisotter,  embras- 
ser souvent. 

bâobà,an,  niais.  Cf.  bâobà. 

bâobàsye,  r,  vain,  présomp- 
tueux, orgueilleux. 

bâobe,  bôbe,  baiser;  —  re- 
garder la  bouche  béante  et 
les  yeux  démesurément  ou- 
verts; • —  s'amuser  à  des 
niaiseries. 

bâobè,  t,  qui  reste  bouche 
bée  :  œspés  de  grà  bâobè;  — 
qui  ne  sait  pas  faire  grand'- 


bâo  è  I 

chose,  qui  perd  son  temps 
à  des  niaiseries. 

bâobèyar,  d,  qui  s'amuse  à 
des  niaiseries. 

bàobêye,  bâiller  à  la  surface 
de  l'eau  en  parlant  des  pois- 
sons; —  ânonner,  bégayer; 
—  perdre  son  temps. 

bâobè,  in,  hobe,  niais,  -e. 
Cf.  bâobar. 

t 

bâobi,  bâob'wo,  niais.  Cf. 
bâobar. 

bâobik,  grosse  trique. 

bâobiy  :  i  nn  à  rest  bâobiy, 
il  n'en  reste  rien. 

bâobiydne,  s'amuser  à  des 
niaiseries. 

bâobiyô,  qui  perd  son  temps 
à  des  riens,  bonasse. 

bâobye,  imbécile,  idiot. 

bâodnià,  baudement,  gaî- 
ment,  plaisamment. 

bâodray,  entrailles  d'un 
animal. 

bâofre,  bâfrer,  manger 
gloutonnement. 

bâofru,  bâfreur,  qui  mange 
ou  boit  goulûment. 

bâoj,  tige  de  bois  ou  de 
métal  servant  à  mesurer,  en 
particulier    règle  des   sabo- 


62  bar 

tiers;  —  taille,  grandeur  de 
corps. 

hâoje,    mesurer    en     lon- 


gueur. 


hâohi,  beaucoup. 

bàom,  baume,  les  plantes 
du  genre  menthe. 

Bàavè  :  niôte  hâùvc,  monter 
la  rue  de  Beauvais  à  Laval. 
Cette  rue  conduisait  direc- 
tement à  la  route  royale  de 
Paris  à  Brest  et  servait  de 
passage  aux  forçats  de  toute 
la  Normandie  :  monter  Beau- 
vais, c'est  aller  aux  galères  : 
tè  ta  dô^  mwèi^  prâ,  mô  grà 
pér  n  a  piue  môte  Bâovè  kom 
lèkè! 

Bâoyœ,  Beaulieu,  nom 
d'une  commune. 

bAo:^ào,  bàv:(ô,  niais. 

bar,  barre,  levier,  verrou, 
espèce  de  soliveau  qui  entre 
dans  la  muraille  comme  dans 
une  gaine  et  sert  à  fermer  en 
dedans,  à  verrouiller  la  porte 
des  maisons  des  paysans. 

bara,  étourdi. 

bara^Ao,  barateau,  manche 
d'une  baratte;  —  manche 
en  bois  dont  se  servent  les 


bar 

enfants  pour  enfoncer  la 
balle  de  il  lasse  dans  leur  ca- 
non de  sureau.  \'oir  han 
pet  tuer. 

barâode,  aller  de  côté  et 
d'autre  (Craonnais). 

barat,  baratte;  —  nénu- 
phar blanc,  surtout  le  fruit 
avec  lequel  les  enfonts  con- 
fectionnent une  petite  ba- 
ratte; —  mesure  de  capacité 
valant  50  litres  (Saint- 
Aubin). 

haraic,  flotter;  se  dit  des 
vases  qui  ne  sont  pas  entiè- 
rement pleins;  —  baratter. 
Une  femme  qui  a  ses  règles 
ne  peut  faire  du  beurre,  dit- 
on.  Le  beurre  est  moins 
abondant,  prétend-on,  à 
l'époque  de  la  floraison  des 
châtaigniers  (Dr.  L.). 

bnraté,  barattée,  partie  du 
lait  qui  reste  dans  la  baratte 
après  l'extraction  du  beurre; 
—  mesure  pour  les  solides, 
valant  25  litres,  employée 
dans  le  nord  de  la  Mayenne; 
à  La  Dorée,  on  distingue  la 
grande  barattée  (50  1.)  et  la 
petite  barattée  (25  1.),  me- 


har 

sures    employées    pour    les 
pommes  et  les  poires.    Cf. 

baratd,  batte  à  beurre. 

barà€0,  grand  baquet. 

baràsàne,  faire  le  remue- 
ménage.     • 

baràsô,  tapageur. 

barbakrô,  a.,  barbe  à  crocs. 

barbèyô,  barbiyô,  barbe  de 
l'épi  de  certaines  plantes 
graminées  comme  l'orge  et 
le  froment  :  /  avalô  bl  du  swi 
a  pase  nut  grè  à  midi,  rapor  ô 
barbèyô. 

barbu,  f.,  gelée  blanche; 
—  jeu  de  toupie  où  l'on 
remarque  la  toupie  qui 
tourne  le  plus  longtemps. 

barbuse,  barbusser,  balbu- 
tier. 

barbuyé,  f . ,  affaire  compro- 
mettante, embarras. 

barbuse,  couvert  de  boue 
(Château-Gontier). 

barde,  courir  vite  :  via  œ 
jvâo  h  bard  be  (Andouillé). 

barde,  pou  du  mouton. 

bardule,  barbouiller  (Châ- 
teau-Gontier). 

bare,  barrer  (une  porte) , 


bar  63 

mettre  la  barre  ou  le  verrou. 

barèye,  rôder,  aller  de-ci 
de-là  en  revenant  souvent 
vers  le  même  endroit,  comme 
les  chauve-souris  lorsqu'elles 
chassent;  —  barrer,  fermer, 
poser  quelque  chose  en  tra- 
vers; —  mettre  des  barres 
ou  des  traits  en  travers  d'un 
papier  ou  d'une  étoffe. 

bargène,  barguigner,  mar- 
chander. 

bargvlaj,  paroles  oiseuses. 

bargnlar,  qui  parle  trop  et 
souvent  médit  ou  calomnie. 
Cf.  bagular. 

bargule,  parler  trop  et  pour 
ne  rien  dire  de  bien.  Cf. 
baguh. 

barj,  barge,  meule  de 
fourrage,  d'épis,  de  gerbes, 
de  fagots,  à  base  rectangu- 
laire ou  carrée.  Cf.  payé. 

barje,  barger,  faire  une 
meule  de  fourrage,  d'épis, 
de  gerbes. 

barkaye,  barkayone,  mettre 
le  nez  partout. 

barkayô,  objets  de  peu  de 
valeur. 

barkè,  baquet. 


64  l'cis 

burin,  berlue. 

barnej ,  barnaige,  suite, 
équipage.  Le  Doyen,  p.  69. 

barvûlt',  voleter. 

barwe,  barre  en  bois  i 
laquelle  on  suspend  le  cochon 
après  l'avoir  tué  et  échaudé 
(Landivy). 

baryâo,  barreau;  —  qui 
va  çà  et  là  sans  affaire. 

baryâode,  aller  d'un  côté  à 
l'autre  sans  avoir  affaire. 

bas  œr,  partie  du  jour  où 
le  soleil  est  près  de  se  cou- 
cher. Voir  hâot  œr. 

basé,  bas  d'un  buffet 
(Château-Gontier). 

basé,  t,a.  bas  :  de  piva  basé, 
de  fev  basét;  œn  (pul);  — 
basét,  petite  poule.  Cf.  baslà. 

basikôte,  marchander  et 
aussi  hésiter  à  payer  la  mar- 
chandise. 

basin , bassinoire .  Cf.  ba^in. 

baskœle,  basculer,  peser  à 
la  bascule;  —  tomber. 

baslô,  àt ,  petit,  bas  dé- 
taille :  œn  pal  baslot ,  petite 
poule.  Cf.  ba)iot,  base  t. 

basa,  poignée  de  chanvre 
vert  :  st  ane  j  àrô  be  du^^  sa 


bat 

basa  d  eîibr  dà  mit  /ivr^v(î<?. 

bastâo,  petit  bahut,  vieux 
buffet;  —  homme  trapu;  — 
chien  basset;  —  futur  mari  : 
s  e  sô  bastâo,  c'est  son  Bas- 
tien. 

bastà ,  t,  basiant,  bien 
portant,  agile,  alerte  (Craon- 
nais)  :  et  -mi  bc  bastà  anibi? 

bâta,  bavard,  faiseur  d'em- 
barras :  hœ grà  bâta! 

batalfy,  battable,  qui  est 
propre  à  être  battu  (cé- 
réales) . 

batarye ,  se  dit  d'un  porc 
maigre  pesant  entre  25  et 
50  kilos. 

batarye,  battoir  pour  le 
lin. 

bataye,  batailler,  discuter, 
marchander;  —  divaguer, 
rêver  tout  haut. 

baîœ,  batteur,  journalier 
qui  bat  le  grain. 

bâte,  bâter,  mûser,  se  pro- 
mener; —  habiller. 

bâte  :  tab  bâte,  table  servie. 

batén,  grand  râteau  à  dents 
de  bois  servant  à  ramasser 
les  foins  ou  la  paille  dans 
les  champs  (Gorron,  Pail). 


bat 

batène,  amasser  le  foin  ou 
la  paille  avec  un  grand  râteau 
à  dents  de  bois. 

batéxp,  inclinaison  :  le  huyâo 
ô  trô  d  batéxp. 

bâti,  m.,  bâtiment  peu  im- 
portant construit  en  terre  ou 
en  bois. 

baU:(ye,  baptiser. 

batlar ,  qui  court  çà  et 
là. 

batle,  charger  une  table  de 
mets  :  tab  batle,  table  char- 
gée de  mets  (Pail);  —  aller 
et  venir  sans  rien  faire,  flâ- 
ner. Cf.  bâte. 

bâtone  (terme  du  jeu  de 
pirli),  mesurer  avec  le  bâton 
en  augmentant  le  nombre 
des  mesures,  c'est-à-dire  tri- 
cher (Landivy). 

bàtôy  Arum   maculatum. 

bair  (iè),  se  battre,  se  dé- 
battre. 

batri,  batterie,  battage  des 
grains;  —  aire;  — •  ensemble 
des  ouvriers  réunis  pour  la 
batterie;  —  rixe. 

batwe,  battoir. 

batyâo,  vieilleries,  mauvais 
meubles  (Pail). 


bay  65 

baut,  cahutte,  hutte,  ca- 
bane. 

bavase,  bavarder. 

bavèsye,  Bas  Vestiers,  pay- 
sans de  la  Mayenne,  ancien- 
nement vêtus  d'une  courte 
veste.  A  Pré-en-Pail,  on  dé- 
signait sous  ce  nom  les  pay- 
sans et  les  paysannes  de  Ba 
(Bais). 

bavoee,  brouillasser. 

havoemà,  brouillard. 

bavok,   bavoler,   voltiger. 

bavose,  bavarder. 

bûvosye,  bavard. 

bavref,  bavette,  menton- 
nière. 

bavu,  :(,  baveux,  -se. 

baye,  bailler,  donner, 

bayé,  f.,  bail,  cession. 

bayi,  f.,  baillie,  pouvoir, 
possession. 

bayr ,  boire.  Cf.  baer , 
ber. 

bayras,  f.,  mauvaise  bois- 
son. 

bayrèfô,  boisson  forte. 

baysone,  r,  boissonnier, 
-ère,  ivrogne. 

bayt,  boisson  (Château- 
Gontier). 


G.     DOTTIN. 


Glossaire. 


66 


bàl 


l>ti\liinis,  ni>uivaisc  lH)is- 
son.  Cf.  lunitis. 

baytur\c,  ivrogne,  qui 
s'enivre  avec  de  mauvaise 
boisson.  Cf.  bchirxc. 

ba~cli(k),  basilic  (plante), 
Ocymum  basilicum. 

ba:^èti,  basane. 

bà  :  /•///■  à  bà,  four  .i  ban, 
four  banal. 

bà,  bien  :  c  bà,  eh  bien  ! 
(Colombiers). 

bàbà,  bruit  fait  par  le  tam- 
bour. 

bàbi€,  bambine. 

bàboe,  babouche,  pantou- 
fle; —  petite  fille. 

bàdé,  bande  (d'oiseaux,  de 
moutons,  etc.). 

bàscl ,  f . ,  banc  de  bois, 
petit  banc  sur  lequel  une  per- 
sonne seule  peut  s'asseoir; 
—  banc  à  plusieurs  places 
sur  lequel  on  s'assied  autour 
de  la  table,  dans  les  fermes  : 
mit  mctr,  n  reste  piue  su  la 
bàsel,  (isi\  Vil  sur  œn  eér. 

bùdâ,  homme  stupide;  — 
paysan.  Cf.  bédâo. 

bùdnodyer,  appartement 
dont  la  cheminée  fume  beau- 


/',7 

ctiup  (Villaines-Ia-Juhel  ). 
Cf.  bedû'àodyer . 

bedarc  :  eœ an  bàiarc,  tom- 
ber sur  le  ventre.  Cf.  pàsé. 

bedase,  travailler  sans  suite, 
sans  ordre  (Craonnais)  :  /  // 
avàj  pivè,  i  n  je  k  bôdase. 

bedasé,  f.,  amas,  poignée. 

bùdè,  taureau  (Ambrières). 

bùdèdè,  homme  léger,  sans 
tête. 

bedi-bàltt,  colique. 

La  bèdi  bùdu 
j  e  grà  mal  à  vàlr 

la  bùdi  bùdu 
j  e  grà  mal  partit. 

(Chanson.) 

bèdii,  L,  bedoue,  rouge- 
gorge  (Saint- Aubin -du - 
bé.sert,  Pail). 

bàkuê,  niais  (Bierné). 

bùlè,  belin,  bélier,  Le  D., 
p.  4).  Cf.  blè. 

belô,  belot,  terme  d'ami- 
tié :  mô  pli  bùlô,  pôv  pti  ra 
blô;  —  sot. 

bdute,  ne  plus  penser  à  ce 
que  l'on  fait  ou  à  ce  que  Ton 
dit.  Cf.  Mule. 


bcr 

bèliuâodc,  avoir  des  éblouis- 
sements. 

hèliuar,  qui  a  des  éblouis- 
sements,  qui  a  la  vue  mau- 
vaise. 

bèlwe,  beluer,  se  troubler 
(en  parlant  de  la  vue). 

hèlivè,  f,  naïf,  -ve  (Bierné). 

bèlûièt,  bluette,  étincelle; 
—  éblouissement  ;  —  conte 
en  Tair,  sornette. 

bèlïbète,  avoir  des  éblouis- 
sements  :  l:{yœ  m  bèlibètà. 

bèrbi,  brebis. 

bèrbyèt ,  brebiette ,  petite 
brebis;  —  chaton  de  noise- 
tier. 

bèrbyonc,  marmotter  entre 
ses  dents  (Landivy);  — 
avoir  l'esprit  dérangé,  battre 
la  campagne. 

bcrbyô,  brebion,  qui  mar- 
motte; —  qui  bat  la  cam- 
pagne. 

bùrdane,  bavarder. 

bùrdas,  rabâcheuse,  rado- 
teuse. 

bùrdasœXi  bavarde. 

bèrdase,  bredasser,  radoter, 
s^imuser  à  dire  des  riens. 

bèrdasri,  futilité,  niaiserie. 


bi'r 


67 


discours  incohérents  et  pa- 
roles inutiles,  radotage. 

bérdasye,  causeur  ennuyeux, 
qui  dit  sans  cesse  les  mêmes 
choses,  qui  radote. 

bcrdà,  bavard  (Cource- 
bœufs). 

bèrdàse,  agiter,  secouer  : 
/  s  fil  ira  tra  pur  bèrdàse  la 
ko€  : 

Vous  qui  quand  suis  es  paradis 
Moaisement  berdancez  ma  porte. 

Ms.  22. 

bèrdàsfuà,  bredancement, 
secousse,  agitation. 

bèrdàsàne,  sonner  violem- 
ment. 

bèrdàsdné,  f.,  action  de 
sonner  violemment  :  à  via 
œn  bèrdàsàne! 

bêrdâsu,  ;(,  qui  bredance. 

bèrdàswer,  escarpolette. 

bcrdùdâo,  qui  tombe  lour- 
dement. 

bèrdèlc,  bredeler,  se  dit 
d'un  fuseau  percé  trop  gros 
pour  la  broche,  et  qui  fait 
du  bruit.  Cf.  bèrdéle. 

bcrdcl,  bretelle  (Montour- 
tier,  Landivy). 


6cS 


hh- 


kr 


l'i'rdèlnu'i,  action  de  brcde- 
1er. 

/V/- (/(■"',  /;/ ,  q  u  i  red  i  t  to  u  j  o  u  rs 
les  mêmes  choses;  —  qui 
fait  peu  de  besogne  en  se  re- 
muant beaucoup,  qui  man- 
que d'attention;  —  minu- 
tieux (Craon). 

hùrdèdè,  bruit  que  fait  la 
clochette,  la  sonnette  d'une 
porte;  —  mauvaise  voiture. 

bèrdcgèt,  sonnette. 

bùrdi-bùrda,  expression  très 
familière  qui  s'emploie  en 
parlant  d'une  chose  dite  ou 
faite  avec  trop  de  précipita- 
tion, 

bùrdinaj,  conversation  fu- 
tile, dans  laquelle  reviennent 
toujours  les  mêmes  choses. 

bùrdine,  brediner,  s'amuser 
à  des  riens,  perdre  son  temps 
en  niaiseries;  —  bavarder 
(Landivy).  Cf.  bùrdrinc. 

bùrdinri,  bredasserie. 

bùrdine,  r,  rabâcheur;  — 
qui  fait  beaucoup  de  bruit 
et  peu  de  besogne.  Cf.  bôrdc. 

/'(*;'J7>,bredire,crier,braire. 

bùrdos,  instrument  de  ton- 
nellerie. 


bùrdrc,  lambin,  peu  vif. 
Cf.  bùrdè. 

bùrdrifw,  lambiner. 

bùrduy,  grosse  femme. 

bùrduyâo  :  rt'vni  avck  sa  bùr- 
diiyào,  ramue  6ô  bùrduyâo, 
revenir  bredouille,  se  dit  des 
filles  qui  reviennent  de  la 
danse  sans  avoir  été  invitées 
à  danser. 

bùrdiiyc,  bredouiller. 

bùrdiiyè,  m.,  petite  an- 
douille. 

bùrkè,  vilebrequin  (Er- 
née);  —  administration 
d'une  maison  :  s  c  U  ki  men 
In  I  bùrkè. 

bùrkine,  marcher  mal, 
comme  les  enfants  cagneux  ; 
—  flageoler;  —  travailler 
maladroitement  et  peu. 

bùrkiy,  béquille. 

bùrkiyar,  béquillard,  qui 
se  sert  de  béquilles. 

bùrkiye,  béquiller,  marcher 
avec  une  béquille. 

bùrlâo,  brelaud,  diseur  de 
riens,  bavard  (Saint-Tho- 
mas-de-Courceriers). 

bùrlnode,  dire  des  riens. 

bùrlâodri,   affaire   insigni- 


bér 

fiante;  —  paroles  légères 
(Ballée). 

bèrlà,  brelan. 

bcrle  bèrlë  pêst,  jeu  d'en- 
£int.  Chaque  joueur  pose 
l'index  de  la  main  droite  sur 
le  genou  de  celui  qui  fait  le 
chat;  celui-ci  décrit  des  cer- 
cles au-dessus  de  la  main 
droite  des  joueurs  en  disant  : 
berlin-berlin,  et  cherche  à 
saisir  l'index  de  l'un  d'eux 
en  criant  peste;  celui  qui  se 
laisse  prendre  devient  alors 
le  chat  et  la  partie  recom- 
mence. 

bèrlèg,  bèrUget,  mauvaise 
voiture  ;  — cloche,  clochette 
qui  annonce  l'heure  du  tra- 
vail, des  repas. 

hcrlègô,  mauvaise  voiture 
(Château-Gontier) . 

bèrlôk,  breloque  :  tè  ta  dô, 
tu  ha  la  hh'làk. 

birlôkë,  breloquin,  petit 
mobilier,  baraque,  maison 
mal  bâtie  et  de  triste  appa- 
rence; —  petit  avoir,  écono- 
mies :  ma  Je  tu  sô  bcrloke. 

berlue,  grosse  étoffe,  bure. 

bêrnae,  vin  blanc  nouveau 


bêr  69 

(Château-Gontier,  Saint - 
Denis  d'Anjou). 

bérnaodri,  f.,  futilité,  rien. 

bérnigdo,  nigaud,  niais. 

bérnigdode,  faire  le  nigaud. 

bérnigdûdri,  nigauderie. 

bérnik,  f.  pL,  besicles. 

bèrnikar,  d,  personne  qui 
porte  des  besicles,  terme  de 
mépris;  —  qui  louche  (Lan- 
divy). 

bèrnikè  :  mé  projè  6ôt  ô  bèr- 
nikê,  mes  projets  sont  au  vent. 

hèrsiye,  brûler  (en  parlant 
du  pain),  réduire  en  braise  : 
l  fè  e  sek,  il  e  niém  bèrsiye;  — 
cligner  des  yeux  ;  au  figuré  : 
/  n  bùrsiy  piuè,  il  n'a  pas  froid 
aux  yeux;  —  briser  (Mon- 
tourtier),  broyer  (Ahuillé)  : 
tilt  a  été  bérsiye  par  lagùrl. 

bêrsiymâ,  action  de  cligner 
des  yeux,  clignement. 

bêrsiyô,  tic  dans  les  pau- 
pières, qui  se  meuvent  con- 
tinuellement. 

bérsiyiir ,  partie  du  pain 
brûlée  au  four. 

bèrtèl,  bretelle.  Cf.  bérdel. 

Bèrtèn,  Bretagne. 

bhiô,  f.   bùrt,  hèrtou,  bre- 


70  bêr 

ton,  -ne.  Pour  taquiner  les 
Bretons,  on  leur  chante  aux 
oreilles  sur  l'air  de  nu  hiiii 

(iii  nui  ffiis,  gus,  gus 
an  ani  i;ii.^,  gus,  (jiis 
de  pom  di^  ter  pur  le  koed 
le:(  epliieô  pur  le  Bùrtô. 

hhuhy  cassé,  détruit. 

bùrwa,  brouillard. 

bùrwase,  brouillasser, 

hùrway,  brouaille,  brouil- 
lard, bruine. 

bèrwàs,  bavarde  (Saint- 
Thomas-de-Courceriers). 

bôrwàse,  travailler  noncha- 
lamment (Saint-Thomas-de- 
Courceriers). 

bèrwé,  n.  t.,  brouillard, 
b rouée  :  su  un  aie  à  bùrwé  d 
àdiiy,  n'aboutir  à  rien;  — 
brouet,  mets  mal  préparé  : 
d  la  bfnué  d  eaten. 

bêrwc,  V.,  fil  ire  du  brouil- 
lard. 

bûrwél,  brouette,  charrette 
(Andouillé). 

^<V'ztr/(',v.,  brouetter,  char- 
royer,  transporter  sur  une 
brouette. 


bt'r 

bùrwelé,  f. ,  ce  que  peut 
contenir  une  brouette. 

bùnui,  brouillard. 

bùrwiue,  faire  du  brouil- 
lard, bruiner. 

bùnci(^r^,  brouir,  brûler 
par  le  soleil  ou  la  gelée. 

bôriï'aye,  taire  un  bruit 
sourd  semblable  aux  i^ar- 
gouillements  et  b'orborygmes 
qui  se  produisent  dans  les 
intestins. 

bùrii'à,  bruant,  Ligurinus 
chloris  (Andouillé). 

bèrwé,  f.,  brouillard.  Cf. 
bèrwe. 

bùribe,  bruer,  bruire  :  àlàd 
m  l  va  bùri've}  agiter,  tour- 
ner, mettre  en  mouvement 
(Am  poigne). 

bi'rii'ér ,  bruère,  bruyère 
(Andouillé);  — La  Beruère, 
La  Bruère,  nom  de  lieu. 

bêryér,  brière,  bruyère 
(Ernée,  Pail).  Cf.  bùriver. 

bùryoe,  brioche;  —  bruyè- 
re :  //  et  a  kiipe  d  la  bùryoe 
dà  l  kùriva  pur  fer  l  artyer 
(Landivy). 

bèr:^^  nombril  (Craon- 
nais). 


bel 

bër^i,  chose  très  salée. 

bèriple,  bè)\nJe,  parler  à 
tort  et  à  travers  sans  savoir 
ce  que  l'on  dit,  comme  un 
homme  ivre  ou  un  fou. 

bèriplye,  bèrxpye,  qui  parle 
à  tort  et  à  travers. 

bêtœner,  tabatière. 

békv,  tabac;  —  poudingue 
ferrugineux  de  la  couleur  du 
tabac. 

bât  une,  petuner,  priser. 

bê^a,  tige,  fane  de  pommes 
de  terre,  de  pois  ou  de 
haricots  (Mayenne  et  envi- 
rons). Cf.  pèia. 

bc^as,  b^as,  besace,  ventre 
dégarni  de  plume  des  jeunes 
oiseaux:  nfôpiul  kor  lédnije, 
se  wéxyào  la,  i  sô  tro  pti,  i^  ô 
kor  la  b^as. 

bè^ègr,  besaigre;  se  dit  du 
cidre  qui  devient  aigre. 

bèxpnc,  besoigner,  faire  une 
besogne. 

bùipnmà ,  besognement , 
besogne. 

bè^ô,  beson,  petit  dévidoir 
dont  les  fileuses  se  servent 
pour  diriger  le  fil  et  l'enrou- 
ler au  bout  du  rouet. 


bivd  7 1 

bù^îi,  rouge-gorge  (Cour- 
cebœufs).  Cf.  bèdn. 

biXyâo,  pierre  qui  sert  à 
affûter  la  faux  (Bierné). 

bè^ye,  m.  pi.,  broussailles 
(Bierné). 

bœ,  bœut  ;  —  et  à  bœ,  être 
en  rut;  se  dit  des  vaches. 

bœ,  bu. 

bœbàsri,  f.,  bombance. 

bœ€ê,  boschet,  hydro- 
mel. 

hœdùmfyc  :  tôbe  œn  bœdrii- 
fyé,  tomber  sur  le  ventre. 
Cf.  pàsé,  bêdaré. 

bivdé:  iravayepar  bà'dé,  tra- 
vailler par  boudée,  travailler 
par  boutade  (Saint-Tho- 
mas) ;  —  aie  d  bœdê,  marcher 
étourdiment  comme  un  en- 
fant qui  va  trop  vite  et  qui 
est  sur  le  point  de  tomber  à 
chaque  pas;  — fér  sa  bàdé, 
accomplir  la  pénitence  impo- 
sée au  jeu  de  canette. 

bœde,  bouder,  faire  la  péni- 
tence imposée  au  jeu  de  ca- 
nette; —  continuer  à  jouer 
seul  quand  on  a  été  vaincu 
à  la  bcd  (Landivy). 

bœdone,   prendre  de  l'em- 


72 


bœl 


bonpoint;  —  conduire  une 
troupe  (Pail). 

Ikhiô,  bedon,  jeune  veau; 
—  vairon  (Chàteau-Gon- 
tier);  —  celui  qui  conduit 
une  troupe,  qui  en  paraît  le 
chef  (se  prend  en  mauvaise 
part). 

bà'dyâo,  bedeau. 

bύe,  beugler,  crier  fort. 
Cf.  bœye. 

bœgldle,  beugler,  meugler 
faiblement. 

bœ  gra,  bœuf  gras,  gratte- 
cul,  fruit  de  l'églantier  et  du 
rosier  ;  —  fêr  se  bœ  grâ,  se 
divertir,  faire  bonne  chère. 

biike,  frapper  avec  les 
cornes  (Olivet). 

bii'l,  beule,  petite  rigole 
ou  tranchée  dans  les  prai- 
ries. 

bœlâ,  tas  :  œ  bœlô  d  pay, 
d  farin;  —  rassemblement  : 
égayé  v-u,  mé  gâ ,  pa  d  bœJô, 
mot  des  Chouans  qui  pen- 
dant le  séjour  des  Ven- 
déens à  Laval  étaient  chargés 
de  disperser  les  groupes  qui 
se  formaient  dans  les  rues  et 
sur  les  places.  Cf.  bulô. 


bd\' 

bivloic,  amasser,  laire  des 
épargnes. 

bdré,  f.,  beurrée,  tartine 
sur  laquelle  on  a  étendu 
quelque  chose  de  bon  i\  man- 
ger :  œn  bœré  dkôjïtur. 

bœre,  v.,  beurrer,  étendre 
sur  du  pain  ;  —  cl  bœrc,  être 
blessé,  trompé. 

bœrie,  bourriche. 

bœrg,  bourru,  brusque. 

bàryô,  lait  qui  reste  dans 
la  baratte  après  le  beurre;  — 
beurrée. 

bœsyào,  petite  meule  de 
fourrage.  Voir  Imsydo. 

bd'tii,  bientôt  (Ernée). 

bœtye^  bœJce,  gros  sabots 
(Château-Gontier). 

bœvasye ,  i v  rogne ,  qui 
aime  à  vider  la  cruche. 

bœvà,  buvant. 

bcrva'(r),  ~,  buveur,  se  : 
5  et  œ  nid  hœvœr. 

bdvih',  bœuf-villé,  bœuf 
gras;  on  trouve  aussi  bœut- 
viellé,  bœ^uf-violé;  à  Laval, 
la  promenade  du  bœuf-villé 
se  faisait  toujours  au  son  du 
violon.  La  tète  du  Kruf 
était  ornée  de  rubans  et  de 


bée 

lauriers,  le  corps  était  cou- 
vert d'écorces  d'oranges. 

Avec  plusieurs  bouchers 
De  Grenoux  et  des  quartiers 

De  la  Folie 
Qui  pour  présent  estimé 
Donneront  du  bœuf  ville. 

(Noël  du  comté  de  Laval.) 

bœvraj,  breuvage. 

bœvri,  beuverie,  grande 
consommation  de   boisson. 

bœvwer,  boire. 

bœye,  regarder  de  près  ; 
—  pleurer  (Château-Gon- 
tier).  Cf.  buye,  bœge. 

bœyu,  ventru.  Cf.  beyu. 

bèe,  moue;  — fér  sa  bée, 
faire  la  moue,  être  sur  le 
point  de  pleurer;  —  bec, 
anche  d'une  pinte,  d'une 
casserole  <  d'une  cafetière. 
Cf.  bèe,  bie. 

beee  a  mot,  bêcher  à  mot- 
tes, enlever  les  mottes  de 
terre  avec  un  fœswe. 

beeœ  a  mot,  bêcheur  à 
mottes  :  /  màj  kom  œ  besœ  a 
mot,  il  mange  beaucoup. 

béeé,  f.,  becquée. 

^t^^t'^,bèchette,petitebêche. 


béd  73 

béerd,  pi.,  clous  de  sou- 
lier (Aron).  Cf.  békè. 

bèesà'le ,  enchevêtrer  les 
pieds  et  la  tête  d'un  animal. 
Cf.  bejiueh. 

beete,  donner  la  becquée. 

beeté,  f.,  becquée. 

béevele,  becheveler,  mettre 
les  objets  de  même  nature 
ou  de  même  forme  alterna- 
tivement en  sens  inverse.  Cf. 


béd,  jeu  de  billes.  La  bèd 
d'Ernée  n'est  pas  le  même 
jeu  que  la  béd  du  canton  de 
Landivy.  On  emploie  au  jeu 
de  la  bède  les  termes  bon  ou 
pa  bon  pour  dire  que  l'écar- 
tement  des  billes  est  suffi- 
sant ou  non. 

bédâo,  niais,  peu  intelli- 
gent. Cf.  béc,âo,  bèdâ. 

beduyer,  tanière  de  blai- 
reau. Cf.  bediuâodyer. 

bédwâo,  bedouau,  blai- 
reau; au  féminin  :  bédzuâod; 
—  renard;  —  bedeau. 

bedîuine,  trembler,  éprou- 
ver une  secousse;  —  perdre 
son  temps,  flâner  (Bierné). 

bédwâo,  blaireau  :  Iser  du 


74  % 

bàiivijc,  le  clair  de  lune. 

bcdû'âodycr ,  terrier  du  blai- 
reau; on  enfume  ce  terrier 
pour  forcer  le  blaireau  à  sor- 
tir; —  maison  dont  les  clie- 
minées  fument. 

bcdyc,  bédier,  grossier,  sot, 


Ignorant. 


bè  fe^  marcher  en  se  ca- 
chant, en  se  rasant  contre 
terre  ou  le  long  d'une  haie 
de  clôture  comme  le  font  les 
braconniers;  —  tromper, 
duper,  railler. 

bégâo,  bégaud,  qui  perd 
son  temps  à  regarder  çà  et  là 
d'un  air  niais  ;  —  chandelier 
en  bois  percé  de  trous  à 
diverse  hauteur,  et  dans  les- 
quels on  plante  le  griedà, 
morceau  de  fer  ou  de  bois 
fendu  dans  lequel  on  met  le 
pèlo^;  —  bois  arrondi  qui 
recouvre  la  manivelle  et  la 
corde  d'un  puits  (Craon- 
nais);  —  épi  de  blé  plus 
élevé  que  les  autres,  mais 
vide  de  grains;  —  perche 
sur  laquelle  on  place  le  pain. 

bégàode,  bégauder,  regar- 
der cà  et  là  avec  niaiserie  et 


béj 

un  air  distrait. 

%t',  regarder  bouche  bée. 

bi'i;iyii,  qui  a  les  yeux  chas- 
sieux. Cf.  biH]iyar. 

begiueye,  béga\er. 

bchii,  petite  maladie  pas- 
sagère (Craonnais). 

bèj,  a.,  beige,  roussâtre  :  / 
avô  vàdu  Je  dœ  tôr,  la  bèj  c  la 
cjâr. 

bèj,  n.,  espèce  de  gâteau 
fait  avec  de  la  farine  d'avoine, 
sans  beurre. 

béja,  abrutissement  (Bier- 
né)  :  //  e  tôbe  dà  l  bcja. 

béjvè,  bêche vet;  se  dit 
d'un  objet  ou  d'une  per- 
sonne placé  à  côté  d'un 
autre  objet,  d'une  autre  per- 
sonne, mais  en  sens  inverse. 

bejwctc,  mal  ajuster,  mal 
jointer  ;  —  placer  deux  objets 
l'un  près  de  l'autre,  mais  en 
sens  inverse. 

bcjil'c(J\  placé  de  façon  à 
avancer  l'un  sur  l'autre  com- 
me les  tuiles  d'un  toit  ;  — 
planté  en  quinconce  ;  —  se 
dit  des  objets  posés  alterna- 
tivement en  sens  inverse. 

bcjil'clc,   placer    en    quin- 


bek 

conce;  mettre  des  objets 
alternativement  en  sens  in- 
verse les  uns  à  côté  des 
autres  ;  se  dit  aussi  des  per- 
sonnes qui  placées  face  à  face 
dans  une  voiture  étroite  en- 
trelacent leurs  jambes.  Cf. 
beevele. 

béjîOele,  becheveter,  mettre 
deux  objets  l'un  à  côté  de 
l'autre  de  façon  que  le  pied 
de  l'un  touche  la  tête  de 
l'autre. 

békas,  la  fourchette  en  bois 
qui  dans  une  cheminée  de 
campagne  tient  la  chandelle 
de  résine.  Cf.  bégâo. 

béké,  clou  de  souliers. 

békiye,  manger  mal. 

békle;  se  dit  du  poisson  qui 
baille  à  la  surface  de  l'eau. 
Cf.  bàobeye. 

béké,  l'objet  ou  les  objets 
qui  restent  en  sus  après  un 
partage  ou  un  compte  à  plu- 
sieurs parties  égales  :  alô, 
garsay,  partej  wi  6e  m{:(iy  — 
miimà,  g  énn  a  dé  d  békô. 

békte,  haleter  par  suite 
d'une  course  trop  rapide  ou 
d'une  trop  grande  chaleur. 


ben 


75 


bckii ,  i,  bécu,  qui  a  la 
mâchoire  inférieure  proé- 
minente. 

bel,  belle,  désigne  toutes 
les  espèces  d'helosciadium 
et  de  sium  que  l'on  trouve 
dans  la  Mayenne. 

béJagîil,  bé-la-goule,  qui 
tient  la  bouche  ouverte. 

bêle,  désirer  ardemment 
(Pail). 

bélo,  éblouissement,  ber- 
lue ;  —  fromage  blanc  (Saint- 
Thomas,  Landivy). 

béliver,  espèce  de  poires  : 
de  pér  dé  béliuer. 

bel^amin,  balsamine. 

bèn,  fond  de  voiture;  — 
grand  tombereau. 

bénar,  niais,  sot. 

bénœ,  plaisir  (Mayenne). 

benêt,  benot,  benette,  be- 
notte,  nonne,  religieuse. 

béni,  m.  pi.,  bans  (Mon- 
taudin).  Cf.  bani. 

bènike,  bénitier. 

bénifis,  bénéfice. 

bénite,  bénir.  Cf.  berjite. 

beno€,  rondin  de  bois  de 
chauffage;  —  petite  femme 
qui  n'avance  pas  au  travail. 


76 


ber 


beiiâo,  tombereau  traîné 
par  un  homme,  benne  (An- 
douillé,  Saint-Aubin-du-Dé- 
sert);  —  ventre.  Cf.  biinjo. 

bér,  bers,  berceau. 

bêr,  boire.  Cf.  bayr,  bqcr. 

bérâo,  niais,  ignorant;  — 
petit  canal,  qui,  dans  les 
pressoirs  à  cidre,  sert  à  con- 
duire la  liqueur  exprimée  du 
tablier  dans  le  cuvier.  Mot 
qui  n'est  guère  employé  que 
dans  quelques  communes 
voisines   de  la  Normandie. 

bérâode,  faire  ou  dire  des 
niaiseries,  des  sottises. 

berâodri,  niaiserie,  sottise. 

beras,  mauvaise  boisson 
(Pail).  Cf.  bayr  as. 

berdè,  pou  (du  mouton) 
Cf.  baniè. 

bérê,  troglodyte,  roitelet. 
Cf.  berUè. 

béri,  beuverie. 

btrieè,  berieô,  berrichet, 
berrichon,  roitelet.  Si  le  ber- 
richet chante  auprès  de  la 
maison,  la  tamille  va  recevoir 
des  nouvelles,  ou  un  événe- 
ment va  avoir  lieu  (Mont- 
jean). 


bès 

bcrjiic,  bénir  (un  chapelet 
ou  une  médaille). 

ber  jonc  t ,  bergeronnette 
(Andouillé). 

berkaye,  bercer  tant  bien 
que  mal,  à  contre-cœur. 

bern,  partie  de  la  route 
qui  est  recouverte  de  gazon 
(Vautorte). 

bcnw,  étonner  :  /c»^  m  di  lu 
la  ?  lit  m  bcrn  ;  —  s  e  d  hè  bc 
ber)ià;  —  s  benie,  s'étonner  : 
jù  11  Diù  bcrn  pu'è  â  tu  d  sa. 

bcrs,  sureau  ;  —  heracleum 
sphondylium. 

bcrsiti,  mauvaise  voiture. 
Cf.  banol. 

bcriiec,  bcrufà  (Landivy), 
roitelet.    Cf.    berieè,  berifô. 

bcse,  baisser,  attacher  l'une 
à  l'autre  la  corne  et  la  jambe 
d'une  vache. 

bcsé,  petit  pain  fait  avec 
ce  qui  reste  de  la  pâte  après 
une  fournée  de  pains.  La 
baissée  est  pour  les  pauvres 
ou  les  enfants  qui  vont  à 
l'école. 

bcsiri,  f. ,  reste  de  vin  ou 
de  cidre  dans  une  barrique. 

bcsô,  boisson. 


hèt 

Je  n'ai  pour  toute  besson 
Qu'une  barriqu'  de  piquette. 

(Pastorale  66). 

bestyal,  bésyal,  bétail,  bes- 
tiaux :  Uiit  hcstyal  n  e  jicc 
grâ. 

béstyâo,  bête  à  corne  :  y  à 
œ  béstyâo  mal  ad. 

bésyèr,  pente  :  à  ba  d  uiit 
eày  a  œngràd  bésyér;  —  nom 
de  lieu  ;  —  petite  quantité 
de  cidre  ou  de  vin  qui  reste 
au  fond  de  la  barrique.  Cf. 
besiri. 

bet,  bête  ;  —  nii  bet,  notre 
bétail;  —  bet  arain,  animal 
fantastique.  Cï.  faramin;  — 
bet  d  asâo,  bête  d'assaut, 
animal  dont  la  vente  doit 
être  avantageuse;  —  bet 
jvalin,  cheval  (Ernée). 

bèt,  betterave  (Landivy). 

bet,  bd't,  boite,  boisson, 
ribotte  (Ahuillé)  :  //  éiii  be 
la  bet  d  ta  à  ta. 

bet,  bat,  ivre  (Ahuillé)  : 
n  vèy  Vil  pa  bè  k  il  e  bèt. 

bétasinà,  bêtement. 

bétœ,  bientôt  (Landivy). 
Ci.  bœt'U. 

bête (5),  enivrer,  s'enivrer. 


bét  jj 

béteye,  perdre  la  carte,  ne 
plus  savoir  ce  qu'on  dit;  — 
faire  la  bête  (Cossé)  ;  —  faire 
des  niches  pour  s'amuser. 

bélifye,  bêtifier,  devenir 
bête,  rendre  bête. 

béîi:(,  f.  pi.,  injures,  gros- 
sièretés; —  dir  dé  béii:(  a, 
insulter. 

béti^e,  dire  des  bêtises,  des 
choses  grossières. 

bétizji,  marchandise  de 
très  petite  valeur. 

béti:(ye,  r,  qui  dit  des  bê- 
tises, des  injures;  grossier 
en  paroles. 

betle,  caillé  (Gorron,  Lan- 
'i^^y)?  —  bouffi  (yeux)  : 
//  a  It^  yd'  tii  betle. 

bètle,  tourner  (en  parlant 
du  lait). 

beiraby,  betterave.  Cf.  bèt. 

bétri,  f.,  bêtise. 

betura,  beturas,  mauvaise 
boisson.  Cf.  baytnras. 

beluraye,  boire  beaucoup. 

betiire  (s),  se  boiturer, 
s'enivrer  :  /  s  betiir  kom  œ 
por.  Cf.  bwetûre. 

beturye,  ivrogne. 

bétiuiz^,  tonneau  percé  de 


78  bè:^ 

trou  dans  lequel  on  garde  le 
poisson  vivant. 

hcy,  hœ\,  renflement,  partie 
d'objet  dépassant  l'aligne- 
ment (Pail);  —  gros  ventre 
(expression  triviale). 

bèyc  :  hèyc  d  la  cpiJ ,  béer, 
regarder  avec  étonnement, 
la  bouche  ouverte;  se  dit  des 
fruits  du  châtaignier  quand 
l'enveloppe  épineuse  s'en- 
tr'ouvre;  —  aboyer  :  se  nul 
€l  hi  hèy  a  la  lœn. 

beyii,  ventru  (Pail). 

bé::;ar,  m.,  ventre  (Châ- 
teau-Gontier). 

bè:^clé,  baiselé,  pain  qui 
en  a  touché  un  autre  dans 
le  four,  ce  qui  a  empêché  la 
formation  de  la  croûte  sur 
une  partie.  A  Saint-Thomas, 
bè::à'lè  signifie  l'entame  du 
pain. 

béxé,  f.,  baiser  :  alô  ijarsay, 
v^  et  ter  Pu  kuxè-hi:{in,  don  vu 
dô  la  bé::^é. 

bé:^e,  tromper,  tricher  au 
jeu  (Gorron);  —  l'empor- 
ter sur;  —  attraper  :  tù  v  la 
bè  bè:^c,  niô  gâ. 

bè^yào,   baisure,  l'endroit 


bi 

par    lequel    un    pain    en    a 
touché  un  autre  dans  le  iour. 
bè,  bien.  Cf.  hà. 

Oiisqu'ous  allez  donc  comme  ça 
V'm'avcz  l'air  en  train  de  ben  faire. 

(Pastorale  1-2.) 

wi  bè,  nô  bc,  oui  certes,  non 
certes;  —  bè  iiialè,  de  bon 
matin  :  /  /  asœr  kè  sa  l  è  bè  e 
pvjè  œn  àot,  je  t'assure  que 
c'est  bien  lui  ;  —  beaucoup  : 
y  ênn  a  bè,  bè  y  ènn  a  hi  n  pàsà 
pivè  koin  iHi^  âot;  —  à  ml  z'-ii 
bè?  en  voulez-vous  beau- 
coup? 

bcf,  anche  du  pichet.  Cf. 
bée,  bi€. 

bènè:(,  bien  aise,  content  : 
/  //  tœ  pivè  bènL\,  il  était 
mécontent. 

bètœ,  Ik'lii,  bientôt. 

Si  i'  savions  deus'  tras  mots  d  'latin 
Je  serais  benteût  prêtre. 

(Ronde.) 

Jeliot,  veux  tu  ben  m' laisser? 
Vas  tu  bentout  rester  tranquille? 

(Pastorale  138.) 

bî,  f.,  bie,  cruche.  Cf.  Ird'i. 
In,  bi:(^,    bis,    gris   brun, 


bîd 

gris  noir;  — pyer  bi^,  diorite; 

—  lapin,  lièvre  (terme  de 
chasseur)  :  œ  c;ni  hi  k  è  viiu 
bute  dà  mô  pyô. 

bibil,  bête  (terme  enfan- 
tin) :  œn  griis  Mbit. 

biblô,  bibelot,  outil  néces- 
saire à  un  ouvrier;  — échan- 
tillon que  donnent  les  com- 
mis voyageurs. 

bi£,  anche  d'un  vase.  Cf. 
bê€. 

bUay ,  bichaille,  viande 
coriace. 

bîee,  mesurer  en  prenant 
la  distance  entre  l'extrémité 
du  pouce  et  le  petit  doigt, 
les  doigts  étant  écartés  autant 
que  possible  (jeu  de  boule 
ou  de  billes).  Cf.  bijc,  bcjoje; 

—  loucher  (Courcebœufs). 
bi€e  :  ve  bUe,  vin  qui  n'est 

ni  blanc  ni  rouge  (Cour- 
cebœufs). 

bi^te,  mesurer. 

bidal,  mauvaise  viande. 

bidale  (6ê),  se  battre. 

bidôf,  n.,  viande;  — 
bourse. 

bidoe,  a.,  maladroit,  niais, 
méchant,  mauvais. 


biç,  79 

bido^t-,  piler;  —  dire  ou 
iaire  des  niaiseries,  des  mé- 
chancetés. 

bidoiie,  lambiner;  —  rado- 
ter, s'amuser  d'un  rien. 

bidoije,  r,  qui  bidonne. 

bidô,  bidet,  meuble  de 
garde-robe  ;  —  petit  morceau 
de  bois  rond  qui  sert  aux 
enfants  de  projectiles  dans 
leurs  arbalètes  ;  —  palets  pour 
jouer  au  bouchon  (Saint- 
Thomas)  ;  —  celui  qui  bidon. 

bidn'iy,  rouge-gorge  (Cour- 
cebœufs). Cf.  bêdii. 

bidiiy,  f.,  petite  poche  à 
la  ceinture  du  pantalon;  — 
poche  remplie  de  quelque 
chose  (Château-Gontier).  Cf. 

pilۏt. 

bif,  f. ,  biffe,  tromperie, 
duperie. 

bife,  marcher  en  se  déro- 
bant, en  se  rasant  contre 
terre  ou  contre  une  haie 
comme  le  font  les  bracon- 
niers; —  bifer,  tromper.  Cf. 
bcfc. 

bifc,  cordonnier  (Pail). 

bifjan,  querelle,  dispute, 
taquinerie  :  ar-ee  bicjau. 


8o 


bih 


hic,am',  chicaner. 

bu;aryâo,  espèce  de  cerise 
(Prunus  duracina),  cœur  de 
pigeon. 

bic,as,  mauvaise  viande. 
Cf.  bUa\. 

biç;à€c,  tord,  boiteux  (Er- 
née). 

bigœrnô,  petit  coquillage 
de  mer.  Cf.  bigornâo. 

bigne,  tricher  au  jeu  (mot 
d'entant). 

bignô,  bigot,  c  (Montsurs). 
Cf.  bino:(o. 

bigno:(o,  bête. 

bigofc,  piquer,  aiguillon- 
ner (Pail).  Cf.  epigû€e,pigo€e. 

bigora,  discours  incohé- 
rent. 

bigornâo,  bigorneau,  co- 
quillages de  mer. 

bigr,  n.,  luron,  mauvais 
garnement;  —  i.,  exclama- 
tion de  surprise. 

bigiije,  bigîirje,  piquer,  ai- 
guillonner; —  égorger.  Cf. 
biqoee. 

bïhané,  f. ,  charge  lourde 
que  l'on  porte  sur  l'épaule. 

bihm,  grande  bouteille  en 
terre  (Saint-Thomas). 


hïk 

bihctic,  boisson  et  de  provi- 
sions de  bouche  qu'on  ap- 
porte quand  on  vient  laire 
une  demande  en  mariage. 
En  entrant,  le  galant  doit 
déposer  le  bissacqui  renferme 
la  bien  née  derrière  la  porte 
sans  faire  semblant  de  rien. 
Qiiand  on  lui  offre  de  se  ra- 
fraîchir, c'est  alors  qu'il  tire 
du  bissac  le  vin,  l'oie,  les 
saucisses,  etc.  L'usage  a 
vieilli;  le  mot  bihc)ic  reste 
pour  signifier  accordailles; 
—  charge  lourde  portée  sur 
l'épaule.  Cf.  bilmnc. 

bijâo,  niais. 

bijar,  bizarre. 

bije,  mesurer  une  distance 
au  jeu  de  boule  ou  de  billes. 
On  bij  en  prenant  la  distance 
entre  l'extrémité  du  pouce 
et  le  petit  doigt,  les  doigts 
étant  écartés  le  plus  possible. 
Cf.  biïojc,  bUc. 

bih,  bique,  chèvre  :  tunic 
à  bar  âù  bih,  n'aboutir  à 
rien;  —  bih  dû  niara,  bique 
de  marais,  bécassine  (Lan- 
divy);  —  vêtement  fait 
d'une   peau   de    chèvre;   — 


bik 

espèce  de  billot  à  trois  pieds 
coupé  dans  une  branche 
fourchue  et  ne  formant  qu'un 
seul  morceau;  on  s'en  sert 
pour  poser  un  cuvier  à  les- 
sive et  pour  aiguiser  des 
pieux;  —  instrument  en 
bois  formé  de  4  montants 
placés  obliquement  et  main- 
tenus par  des  barres  transver- 
sales servant  à  maintenir  le 
bois  de  chauffage  que  l'on 
veut  scier. 

bik  :  jwea  bik,  fer  bik,  jeu 
pour  les  tout  petits  enfants, 
qui  consiste  à  étendre  l'index 
et  à  l'avancer  vis-à-vis  du 
doigt  que  présente  l'enfont; 
on  prend  soin  d'éviter  la 
rencontre  de  son  doigt  pen- 
dant un  certain  temps,  puis 
on  le  touche  tout  à  coup  en 
criant  bic. 

bik  a  bik,  but  à  but. 

bikakzi'è  (de),  bikàkiue  (dé), 
de  bic  en  coin,  de  biais  : 
ô  yœ  d  ekrir  dré,  i  va  d  bik 
à  kwè  du  pctpyé;  —  d'un 
angle  à  l'autre.  Cf.  bikzuè. 

bikan,  chicane,  discussion  : 
y  n  avô  payu  œ  mo  d  bikan. 


bik  81 

bika(j-),  petit  gardeur  de 
chèvres,  petit  berger.  Cf. 
bitrii;  —  qui  hikl. 

bikay,  qui  n'a  pas  les  yeux 
de  même  grandeur  ou  de 
même  couleur;  —  louche 
(Ernée)  :  al  e  bikay,  s  e  sin  dé 
miua  karakter.  Cf.  bikl,  birô. 

bikayô,  mauvais  biquet;  — 
mauvais  veau. 

bikè,  biquet,  chevreau  ;  — 
terme  d'amitié  adressé  à  un 
enfant.  Cf.  bikâ. 

bike,  jouer  à  bic. 

bike,  bicler,  fermer  les  yeux 
à  demi  pour  aligner;  fermer 
un  œil  pour  viser  (Am- 
brières,  Gorron,  Landivy); 

—  loucher. 

bikl,  qui  cligne  de  l'œil; 

—  qui  louche;  —  borgne. 
bikâ,  biquot,  petit  chevreau 

(Villaines-la-Juhel).  Cf.  bikê. 

bikorn,  bicorne,  coin  d'un 
objet,  angle;  —  petite  en- 
clume de  forgeron  dont  les 
deux  bouts  se  terminent  en 
pointe. 

bikote,  clignoter. 

bikri,  petite  ferme  où  l'on 
élèverait   plutôt   des  biques 


G.    DOTTIN, 


Glossaire. 


„.  .-'.C- 


82 


lui 


que  des  bœufs  (terme  de 
mépris);  —  La  Biquerie, 
nom  de  lieu. 

bikte ,  biqueter,  mettre 
bas  (en  parlant  de  la  chèvre, 
de  la  biquette). 

hiktouc,  bégayer.  Cf.  hak- 
lonc;   —    n'avancer  à  rien; 

—  tâtonner  (Landivy). 
hiktô,   biquet,    chevreau; 

—  enfant  :  œ  bô  biktô;  — 
point  douloureux  au  côté  : 
/  t'  l  hiktô;  —  bègue. 

bihiri,  petite  closerie  d'une 
contenance  inférieure  à  5 
hectares.  Cf.  hihri;  —  La 
Biqueterie,  nom  de  lieu. 

biktye,  r,  biquetier,  -ère, 
fermier,  -ère,  qui  fliit  valoir 
une  bikiri. 

bikwè,  coin  en  angle  de  tra- 
vers, qui  n'est  pas  d'équerre. 

bilâo,  qui  remue  toujours. 

bilâoilc,  courir  ça  et  là. 

bilà  :  pè  bilà,  pot  ayant  une 
anse  au-dessus  comme  celle 
d'un  seau. 

bilà,  à,  indolente,  lam- 
bin, musard. 

bilûdc,  lambiner,  ne  pas  se 
livrer  à  un   travail  régulier; 


biu 

—  vagabonder  à  travers 
champs:  sti^ gâ  là  nfê  k  biUulc 
(Andouillé).  Cf.  bilâodc. 

bihv,  bileux,  qui  se  fliit  de 
la  bile  :  /  n  è  pa  bihv,  il  ne 
gène  guère. 

bilorne,  aligner. 

bin,  verge  de  l'homme 
(Craonnais). 

/'/;/(',  beignet  (Saint-Au- 
bin-du-Désert). 

bina,  lard  (Ballée)  ;  — 
ventre  (d'un  enfant),  Ernée, 

bi}Wlé,  ventre  plein;  — 
i'ii  a  t  e  airapc  œn  biuotcl, 
elle  est  enceinte  (Landivv). 

biijè,  beignet.  Cf.  biné. 

bine,  loucher,  cligner  de 
l'œiL 

biijôla(r),  celui  qui  cligne 
des  yeux. 

biijôh',  cligner  des  yeux, 
loucher,  fermer  un  œil  et 
ouvrir  l'autre. 

biijo^à,  femme  d'une  dévo- 
tion mal  entendue  et  exagé- 
rée, bigote. 

biliô,  bignon,  tourbière 
dans  les  prairies,  recouverte 
d'herbes  (Ernée,  Larchamp). 
Ct.  inardcl,  iiiai^cl,  reta;  — 


bis 

crevasses  ou  trous  dans  le 
lit  d'un  étang  (Ernée)  ;  — ■ 
Le  Bignon,  nom  de  lieu;  — 
filet  servant  à  la  pêche. 

hiribi,  mauvais  petit  che- 
val, haridelle;  —  nombril, 
ventre. 

biràky  biroké,  mauvais  che- 
val, rosse. 

birone,  loucher. 

birô,  0)1,  louche. 

binifl,  biniy,  f.,  homme 
bizarrement  accoutré  pour 
faire  peur  aux  gens  la  nuit. 
Cf.  biibiy. 

bisaeé,  bisakté,  bisesé,  f.,  ce 
que  peut  contenir  un  bissac. 

hisk,  poche  de  côté,  en 
dessous  de  la  basque  d'un 
habit. 

biske,  être  jaloux  (Saint- 
Aubin-du-Désert)  ;  —  regret- 
ter (Gorron)  :  s  e  biska, 
c'est  regrettable  ;  —  enrager  ; 
à  Laval,  les  gamins  chantent  : 

Tu  bisques,  tu  rages 

Tu  mangeras  du  froruage. 

bistoke,    faire    tourner    la 
tête  à  quelqu'un. 
bistmye,  ahuri,  fou. 


bii  83 

bist'urne,  tortillé,  contour- 
né :  œ  Ji  d  fer  lit  bis  Ni  nié;  — 
qui  a  l'esprit  dérangé. 

bite,  bitter,  toucher  légè- 
rement. 

bit  ni  (pti),  gardeur  de 
chèvres,  petit  berger.  Cf. 
bikar ,  démigâ. 

biyet,  cheville;  —  petite 
pièce  de  bois  suspendue  par 
une  corde  pour  aider  les  ma- 
lades à  se  mettre  sur  leur 
séant;  —  espèce  de  bou- 
ton double,  en  bois,  dont  on 
se  servait  au  xviii<=  siècle  pour 
fermer  la  ceinture  de  la  cu- 
lotte. 

biiyâo,  pierre  qui  sert  à 
affûter  la  faux  (Bierné). 

/>/-(?'/  (Zî/~rt'  à  Landivy), 
roche  dure,  d'une  couleur 
vert  sombre,  noire  ou  bise, 
appelée  par  les  géologues 
diorite  compacte  ou  diabase; 
—  endroit  par  lequel  deux 
pains  se  sont  touchés  au 
four. 

bi::^œle;  se  dit  d'un  pa'n 
déformé  par  le  contact  d'un 
autre  pain  dans  le  four  (Er- 
née). Cf.  be^œle. 


«4 


hli 


bi^e,  V.,  baiser,  embrasser. 
Dans  le  nord  du  département 
quand  on  embrasse,  on  baise 
trois  fois  :  sur  la  joue  droite, 
puis  sur  la  joue  gauche,  en- 
fm  sur  la  joue  droite. 

/'/~t',  f.,  embrassade. 

hiiku,  baise-cul,  échalier 
(Ernée)  :  v:(^ale  siviv  lavéyet, 
l'i  aie  tnive  œ  bi:ijni,  v:^  aile  l 
kofir  e  prâr  a  ml  dit. 

bi:;jnà,  baisement. 

hl:^i,  Mustela  lutreola 
(Saint-Christophe-du-Luat). 

bi:{dte,  baisotter. 

biliiyri,  embrassade  (Cra- 
on). 

blakb-iile,  remettre;  retar- 
der (quelqu'un)  dans  la 
conclusion  d'une  affaire. 

blâk,  loterie. 

blœè,  blœi'c,  bluet  (Saint- 
Thomas);  —  bJœvè  d  pré, 
Vcronica  bcccabunga;  — 
blœvc  blà,  Stellaria  holostea. 

blé'(i(j-),  sécher,  dessécher. 

ble,  belin,  bélier  :  //  a  la 
barb  kom  œ  blë. 

blina(i),  d,  celui  ou  celle 
qui  dit  des  choses  peu  sen- 
sées. 


bline,  trembler  convulsi- 
vement de  la  tète  ;  —  cligner 
des  veux  ;  —  dire  des  choses 
extravagantes,  qui  n'ont  pas 
le  sens  commun. 

blàs,  prunelles  des  haies  : 
//  a  l~  yœ  kom  dé  blàs,  il  a 
les  yeux  brillants;  dur  kom 
œn  blàs.  Cf.  byos;  —  La  Be- 
losse,  nom  de  lieu. 

/'/ôJ,  maîtresse  (d'un  amou- 
reux). 

blukào,  bluteau,  blutoir  à 
farine. 

blute,  remuer  la  tète  com- 
me une  personne  qui  blute 
de  la  farine  avec  un  tamis; 

—  ennuyer,  être  monotone; 

—  déraisonner  (Landivy). 
Cf.  bùlute. 

bluvè,  bluet,  bleuet.  Cf. 
blœvè. 

blii:(:  5  met  dà  la  blù^,  se 
blouser,  se  tromper. 

bô,  boue  ;  —  pus  (Gorron). 

bobarb,  rhubarbe. 

bobase,  baiser  souvent.  Cf. 
bi'wbase. 

bobasye,  r,  a.,  qui  aime  à 
embrasser. 

/v/^fT,  toilette  élégante,  ajus- 


bog 

tements,  falbalas  de  femme. 

bohé€0,  porte-mèche  d'une 
lampe  à  huile;  —  faible  lu- 
mière. 

bobe,  bobin,  bobi^ô,  -on, 
imbécile.  Cf.  bâobè. 

bdbinèt,  petit  morceau  de 
bois  en  forme  de  bobine  ser- 
vant à  ouvrir  une  porte  à 
l'aide  d'une  ficelle. 

bobot ,  femme  à  idées 
étroites,  particulièrement  en 
religion.  Cf.  bnjo::^ô. 

bÔ€ii,  boueux. 

boday,  les  intestins  d'un 
animal;  —  petit  poisson  de 
nulle  valeur  pour  la  table, 
servant  à  pêcher  au  vif;  — 
petit  enfant,  terme  de  mépris 
et  de  colère;  —  petit  enfant, 
terme  d'amitié. 

bodc,  boudin. 

bog,  bogue,  enveloppe  des 
pois,  de  la  châtaigne,  des 
noix;  —  baie  des  céréales 
(Saint-Aubin);  —  chassie 
des  yeux. 

bogc,  glume,  enveloppe 
du  blé  (Saint-Thomas);  — 
œil  :  avar  mal  à  bogè. 

bogè,  a.,  méchant,  taquin 


bon  85 

(Pail)  ;  —  chassieux  :  avar  l 
œy  bogè. 

bogiy,  boguille,  cosse  des 
pois,  enveloppe  de  la  châ- 
taigne, de  la  noix;  —  co- 
quille de  la  noix;  —  chassie 
des  yeux. 

bogiy a(r),  bogiy œ,  bogiyomi, 
chassieux. 

bogiye,  avoir  les  yeux  chas- 
sieux. 

%/o,  m.  pi.,  glume  (Pail). 

bokajœ,  couvert  de  bos- 
quets, de  petits  bois. 

bokajer,  jeune  fille  courti- 
sée en  vue  du  mariage  (Pail). 

bàJçâo,  botyâo,  petite  botte 
de  sarrazin  ou  autre  grain 
qu'on  lève  et  qu'on  main- 
tient dressée  pour  la  sécher; 
—  poignée  de  chanvre  non 
préparé. 

boMtar,  niais. 

bôke,  enleveur  de  boue. 

bohiyit,  chassieux.  Cf.  bo- 
kiyar. 

bon  :  a  la  bon  da  ;  a  bon  vrè. 
Cf.  da,  vrè. 

bon,  f.  pi.,  revêtements  la- 
téraux des  charrettes  à  bœufs 
(Andouillé). 


86  km 

hoiia{r),  houard,  simple, 
niais. 

hôuc,  cacher,  couvrir  (par- 
ticulièrement les  yeux  et  la 
figure)  :  /  jiuc  a  s  hônc,  ils 
jouaient  à  colin-maillard. 

/'()//(',  borné,  niais,  qui  a 
les  veux  bandés  :  et  hôm  d  hœ- 
kà\  être  prévenu  en  faveur 
de  quelqu'un,  aveugle  sur 
son  compte,  en  être  coiffé. 

hônc  karé ,  bonnet-carré, 
fusain,  Evonymuseuropaeus 
(Laval).  On  dit  aussi  hônè 
hornu,  bonnet  cornu. 

bonikay,  compte  pour  dé- 
cider qui  sera  le  chat  au  jeu 
que  l'on  va  jouer.  Cf.  honya. 

honàin,  bonhomme;  — 
paysan  :  lé  bonàm,  les  paysans  ; 
va  boudin,  vos  fermiers;  — 
mari  :  niô  bonàm.  Cf.  dm. 

bànàmc,  Arum  maculatum 
Cf.  balô. 

bbndmyâo,  habitant  d'une 
hutte;  —  homme  de  peu 
d'importance. 

bonya,  f. ,  compte  dans  les 
j  e  u  X  d 'e  n  fa  n  ts  :  fôfér  ivit  bonya 
pur  vé  ki  sra  l  €a.  Cf.  kôté. 

bônyâÇi)),  m.,  morceau  de 


bas 

toile  ou  planche  que  l'on 
met  devant  les  yeux  des 
animaux  pour  les  empêcher 
de  voir  et  par  suite  de  sau- 
ter d'un  champ  dans  un 
autre.  On  dit  aussi  bânye;  — 
jeu  de  colin-maillard. 

bôprôpr,  malpropreté. 

bôrb,  bourbe,  boue  :  (;ardé- 
borb,  garde-crotte. 

bàrbasc,  jouer  avec  la  boue 
(Craonnais). 

bôrbasu'é ,  enfant  couvert 
de  boue. 

bôrbii,  couvert  de  boue. 

bdrlnt~i\   couvrir  de  borb. 

hordaj,  petite  ferme,  clo- 
serie  :  //,  à'  ku-iènt  !  i  n  a  smà 
pa  sèkàt  cku  d  ràt  :  irn  n  dœ 
mwà  borda  j,  de  ter  porta  pnl; 
—  Le  Bordage,  nom  de  lieu. 

borda  je,  r,  fermier  d'un 
bordage. 

bordi,  f.,  bourde,  men- 
songe. 

bo(ryiika{r) ,  d,  myope, 
borgne  (Ernée). 

bornâo,  nasse  en  osier  pour 
la  pêche. 

bas,  enveloppe  de  la  graine 
de  trèfle  (Pail). 


bât 

hase,  bossuer,  faire  des 
bosses  :  bose  du  dô,  tendre 
le  dos  à  un  coup  ou  à  une 
réprimande  ;  —  être  bossu  : 
(VU  basé,  une  bossue;  —  rap- 
porter beaucoup.    Cf.   b-use. 

bàsèl,  f.,  boucle  fermant  à 
clef  que  l'on  met  au  pied 
d'un  cheval  en  liberté  pour 
empêcher  qu'on  ne  le  vole  : 
/  va  kom  s  il  avè  la  basé}  ô 
pyc  (Château-Gontier).  Cf. 
àhœd  ;  —  épi  de  maïs  ;  — 
bouffette  de  ruban,  petite 
hupe. 

bûslc,  rendre  un  grand 
nombre  de  boisseaux,  mul- 
tiplier. 

bostô,  chapeau. 

boléryâo,  boîte  percée  de 
trous  pour  garder  dans  l'eau 
le  poisson  péché.  Cf.  bétwi:{. 

bote,  botteler,  lier  en  bot- 
tes; —  donner  un  coup  de 
pied,  frapper;  —  se  dit  de  la 
neige,  de  la  boue  qui  s'at- 
tache à  la  semelle  du  soulier  : 
-la  nœj  bot  ô  pye. 

bàtle  (jsé),  se  botter,  em- 
porter de  la  terre  ou  de  la 
neigea  ses  chaussures. 


hdd 


87 


bout,  imbécile,  à  idées 
étroites  surtout  en  religion. 

bôvà,  contr'huis,  petite 
porte  adossée  à  une  autre  à 
l'extérieur  d'une  maison,  et 
qui  est  moitié  moins  haute 
que  la  véritable  porte.  Cf. 
âûvà. 

boyé,  baie  de  blé  (Vau- 
torte);  — yeux(Ernée). 

bo:((),  dévote  outrée,  bi- 
gote; —  ridicule,  niais,  sot. 
Cf.  bào'yâo,  bino:(o. 

bà,  bon  :  j  orô  pa  d  bô  a 
y  arive,  nous  y  arriverons 
difficilement;  //  a  bon  àvi, 
il  a  bonne  envie  de  vivre; 
s  e  bon  à  pye,  c'est  bien 
fait;  bon  da!,  bon  da  vèr,  oui 
da  !  ;  ^  bô  :  sàiir  a  bô,  sentir 
bon.  Cf.  bon. 

bôbonri,  f.,  confiserie,  bon- 
bons. 

bôd,  pièce  de  bois  servant 
cà  lâcher  l'eau  d'un  étang 
pour  le  mettre  en  pêche. 

bôdé,  f.,  grosse  bonde. 

bôde,  bondonner,  boucher 
avec  un  bondon  ;  —  frapper 
violemment. 

bôdré,     buse,    oiseau     de 


88 


bra 


proie  :  el  é  kom  a'-n  hôdré,  se 
dit  d'une  femme  grasse. 
boute,  coiffer  d'un  bonnet; 

—  saluer  souvent,  avoir  tou- 
jours le  bonnet  à  la  main  ; 

—  aller  ;\  tâtons. 

bÔ6à,  vraiment,  en  vérité  : 
bô  sa  d  amtir,  s  cl  i  gœ  po- 
6iby!;  —  ya  pa  d  bô  sa  d 
amur'y  —  bô  sa  d  la  vi. 

bôskul,  cupercée,  culbute. 

bôtij,  V,  bontif,  bon,  gé- 
néreux; —  bonasse. 

bôtivmà,  par  bonté,  avec 
bonté  :  /  /  avyô  fè  p^ir  li 
bôtivmà  ;  —  de  bonne  foi, 
bonnement  :  krèy  mi  bôtivmà 
kèj  pil'ij  féru  1  traval  pur  tràt 
éku  ? 

bô  yœ,  bon  Dieu  ;  —  toute 
statuette  de  piété. 

brâ,  instrument  pour 
broyer  le  chanvre  (Ernée). 
Cf.  bré. 

brâ€,  ouverture  d'un  pan- 
talon, d'un  caleçon;  —  ré- 
sidu de  la  fonte  d'un  métal 
(Pail).  Cf.  hrœe. 

brag,  brague,  culotte. 

bragâo,  d,  a.,  malpropre, 
qui  n'a  pas  soin  de  ses  habits; 


bra 

—  effronté,  dévergonde  ;  — 
turbulent  gamin  (en  parlant 
des  cnfmts). 

bragâûde,  bragauder,  cou- 
rir les  rues  sans  retenue  ni 
pudeur. 

braga{r),  qui  fait  le  fanfa- 
ron, qui  se  pavane,  pimpant. 

brage,  culotter  ;  —  s  brage, 
se  culotter,  prendre  ses  bra- 
gues  :  brag  té  bè  vit  (Ernée). 

braget,  braguette,  panta- 
lon :  mit  gâ  e  metnà  à  braget. 

braj-braget,  ouverture  du 
pantalon(Château-Gontier). 

brak,  qui  a  les  pieds  en  de- 
dans ;  —  rude  de  manières. 

brake,  craquer  :  la  gas  a 
brake. 

bran,  mamelle.  Ct.  brou. 

hrane,  enduire  d'ordures 
(Chàteau-Gontier)  ;  —  éten- 
dre un  liquide  ou  un  corps 
gras. 

braué,  f.  s.,  eaux  grasses 
mélangées  de  légumes,  pour 
la  nourriture  des  porcs;  — 
mélange  de  son  et  de  choux 
pour  nourrir  les  canards. 
Cf.  brœué. 

brauye,    tisserand  (Saint- 


hra 

Mars-sur-la-Futaie). 

hrâo,  capot,  qui  perd  au 
jeu  ;  —  sorcier  et  brault 
(Arch.  de  la  May.,  B  2824, 
fol.  36  r°).  Cf.  nosè. 

brâodi{r),  faire  capot. 

hrasœij),  flatteur  (Vau- 
torte). 

brase,  brasser,  battre  (les 
cartes);  —  mêler  (du  fu- 
mier). 

brasé,  brassée,  plein  les 
bras  :  œn  brasé  d  fcigô. 

brasêye,  brastye,  remuer  les 
bras  en  marchant;  se  dit 
particulièrement  de  deux 
personnes  qui  marchent  en 
se  tenant  par  une  main 
ou  un  doigt,  en  se  balançant 
les  bras,  comme  le  font  sou- 
vent les  fiancés  de  la  cam- 
pagne. Cf.  kroede. 

brasyêr,  petite  camisole. 

brav,  brave,  cossu,  bien 
vêtu  (Saint-Pierre-des-Lan- 
des). 

Tatigué!  l'air  est  bien  cuisant 


brà 


89 


Pour  s'agencer  si  brave. 


ms.  59. 


brave  (s),  se  mettre  beau. 


bravmà,  bravement,  lar- 
gement, très  bien  :  sa  fra 
bravmà,  ça  suffira  ample- 
ment. 

brayri,  braillerie,  cris  im- 
portuns et  désagréables. 

brayn,  :(,  braillard,  -e,  se 
dit  en  particulier  d'une 
femme  qui  a  l'habitude  de 
crier  en  parlant. 

bra:(iye,  brasiller,  faire 
cuire  sous  la  braise  (des 
châtaignes). 

bra:{inà,  vivement,  bien  : 
/  s  àsâovè  braxpià  ;  —  je  n  va 
pa  bra::^mà.  Cf.  bravmà. 

brà,  bran,  son  de  farine; 
—  excrément  (Château - 
Gontier). 

bràear ,  brancharts,  les 
deux  pièces  principales  d'une 
charrette  qui  s'encastrent  sur 
l'essieu. 

bràee,  brancher,  battre 
avec  une  branche  ou  une 
baguette. 

bràfé,  branchée,  coups 
donnés  avec  une  branche,  et 
aussi  coups  de  toute  sorte. 

brà€èye,  brancheyer,  ébran- 
cher,  émonder. 


90  brà 

bràd,  brassière,  gilet,  ca- 
misole. 

briuii  :  à  bràdi,  tout  entier, 
tel  quel  (Landivy,  Pail). 

bràdiywèr ,  escarpolette, 
se  dit  plus  fréquemment  de 
cordes  ou  branches  d'arbres 
entrelacées  sur  lesquelles  on 
peut  se  brandiller. 

bràdaye,  osciller,  remuer; 

—  se  bràduye,  se  balancer. 
bràdnyiuér,  escarpolette. 
bràje,  rouge  veiné  de  noir  ; 

—  tacheté,  blanc,  rouge  et 
noir  (surtout  en  parlant  des 
bètes  à  cornes),  noir  tacheté 
de  blanc. 

bràjur,  état  d'une  bête  à 
cornes  bràje. 

bràkaÇi-),  grandes  balances 
dont  les  deux  plateaux  sont 
suspendus  avec  de  grosses 
cordes. 

bràl,  pièce  de  bois  à  l'ex- 
trémité de  laquelle  on  at- 
tache les  chevaux  pour  don- 
ner le  mouvement  à  une 
machine  à  battre  ou  à  un 
moulin  à  pommes  (Pail). 

bràlc,  secouer  :  bràlc  la 
hlà€. 


brœ 

bràh't,  escarpolette.  Cf. 
bràlwer;  —  Briza  média, 
(herbe  tremblante);  —  cime 
des  arbres,  extrémité  des 
branches  (\'autorte)  :  A'  ;// 
d  pi  il  te  tilt  a  la  bràlcl;  — 
et  su  la  bràlèf,  être  peu  solide, 
incertain. 

bràse,  battre  (les  cartes); 
—  mêler  (du  fumier).  Cf. 
brase. 

bràsiye  {sô) ,  se  brandiller 
sur  des  branches  entrelacées 
qui  tiennent  lieu  d'escarpo- 
lette. Cf.  bràdnye. 

bràte,  former  de  l'écume. 
Cf.  brâ^e. 

brHade,  se  dit  d'un  fuseau 
percé  trop  gros  pour  la 
broche  et  qui  fait  du  bruit. 
Cf.  bh-dèh. 

brà'f,  f. ,  résidu,  quel  qu'il 
soit,  qui  se  forme  au  fond 
d'un  vase  près  du  feu;  — 
pi.,  parties  hétérogènes  des 
métaux  et  qui  s'en  séparent 
par  la  fusion.  Cf.  brœ€. 

brœl ,     mauvais      habit, 
culotte. 

brœlô,  petit  enfimt;  — qui 
tremble. 


brè 

brœldte,  travailler  en  trem- 
blottant,  sans  avancer. 

brœn,  mamelle.  Cf.  brôn. 

brœnar,  d,  qui  suce  son 
doigt.  Cf.  bronar. 

brœnœ,  brœnu,  sali  par  les 
aliments,  comme  il  arrive 
souvent  aux  petits  enfltnts; 
—  par  ironie,  enfant  (Pail). 

brœne,  têter;  —  manger 
de  la  brœné. 

brœné,  n.  f . ,  mélange 
d'eau  de  vaisselle  grasse,  de 
son  et  de  végétaux  hachés 
pour  les  vaches,  les  porcs, 
etc. 'Cf.  brané 

brœné,  biberon. 

brœmi^e  (se),  se  salir  avec 
les  aliments  (Pail). 

brœnya,  petit  sachet  rem- 
pli de  sucre  et  de  mie  de 
pain  qu'on  donne  à  sucer 
aux  jeunes  enfants.  Cf.  bro- 
mo. 

brœe,  dépôt,,  résidu  qui  se 
produit  au  fond  d'un  vase 
devant  le  feu.  Cf.  brœe. 

brœn,  brune,  commence- 
ment de  la  nuit. 

brè,  broie,  instrument  avec 
lequel  on  brise  les  tiges  du 


bre  9 1 

chanvre  et  du  lin  pour  dé- 
tacher la  filasse  de  la  chène- 
votte.  Cf.  brâ. 

brèe,  mousse  de  liquide, 
écume  de  lait  ou  de  miel; 
—  hydromel  très  enivrant. 

breeè,  bréchet,  creux  de 
l'estomac.  Cf.  brieè. 

bréeu,  brèche-dent,  qui  a 
perdu  une  ou  plusieurs 
dents. 

brèlào,  dépoitraillé  (Er- 
née). 

brefœr,  oiseleur. 

k'er,  braire,  pleurer,  crier, 

brde,  breter,  prendre  des 
oiseaux  au  piège. 

brètlœ,  oiseleur;  —  fai- 
néant. 

brêtle,  prendre  les  oiseaux 
aux  gluaux,  à  là  pipée,  aux 
filets,  etc.,  et  s'en  faire  un 
métier  ou  une  occupation  : 
s  et  œ  fénà  ;  i  pas  sô  ta  a 
brètle. 

brèyqo,  sale,  qui  n'a  pas 
soin  de  sa  personne. 

breye  :  pe  breye,  pain  azime, 
broyé,  connu  aussi  sous  le 
nom  de  pain  carré  à  cause 
de  sa  forme  (Gorron). 


92 


hre 


hrèyc,  teiller,  broyer  du  lin 
ou  du  chanvre. 
hrcye,  passé. 

N'y  a  me  pas  cor  troys  mois  braycs. 
ms.  22. 

brèyri,  tillage  du  lin  ou 
du  chanvre. 

brèyn,  ouvrier  qui  broie 
le  chanvre,  le  lin. 

breyiuêr,  broie,  instrument 
dont  on  se  sert  pour  bro3'er 
le  chanvre.  Cf.  brà,  brè. 

bré:(ét ,  braisette ,  petits 
charbons  que  les  boulangers 
retirent  du  four  et  éteignent 
pour  les  vendre. 

brè,  brin,  filasse  du  chan- 
vre le  plus  mince  et  le  plus 
long  :  twel  dé  brè,  fine  toile 
de  chanvre  ;  5  tire  l  brè,  tirer 
son  épingle  du  jeu;  —  son 
de  farine. 

brèbale,  se  balancer. 

brebahuèr,  balançoire, 

brebahnà,  bruit,  remue- 
ment, désordre. 

brèdèl,  femme  qui  a  peu 
d'ordre,  mauvaise  ménagère. 

brèd:yi,  marcher  en  brin- 
desis   (Dictionnaire    Laval- 


bri 

lois),    marcher    de    travers 
comme  un  ivrogne. 

brèg,  bringue;  —  met  à 
bref;,  mettre  en  bringue, 
mettre  en   morceaux. 

brîj,  brin,  petite  tige  des 
plantes. 

brèje,  bringé  rayé.  Cf. 
brà  je. 

brck,  tringle  en  bois  ou  en 
fer  qui  retient  le  corps  du 
tombereau  aux  limons  et 
qu'on  enlève  lorsqu'on  veut 
renverser  la  charge  (Vau- 
torte). 

brèsâode,  rôder  çà  et  là. 

brèsàde,  piller,  dévaster 
(Pail). 

hrèsàdri,  f.,  pillage,  dégât. 

brèsàdye,  pilleur. 

bri,  bruit.  Cf.  bru. 

bribri,  ventre  (terme  en- 
fantin) :  a  tu  mal  a  lô  binô, 
di,  7110  ptyô?  a  tu  mal  a  lô 
bribri,  di,  mô  pti?  (Landivy). 

brieè,  bréchet. 

bri^et,  brichette,  banc  à 
trois  pieds. 

bride  :  brider  une  oie,  c'est 
lui  mettre  une  plume  dans 
les   narines  ou   une  longue 


bri 

cheville  au  cou  afin  de  l'em- 
pêcher de  passer  à  travers 
une  clôture  :  //  e  si  hét  ki  n 
sôré  smà  pa  bride  œn  ive;  — 
i  n  e  bd  k  a  bride  l^  we. 

brigad,  brigade  (de  per- 
drix), compagnie  (de  per- 
drix). 

brigan,  terre  aride  et  sa- 
blonneuse; —  bruyère.  Cf. 
brikan. 

brik  a  brak,  étourdi. 

brikan,  bruyère  arrachée 
avec  ses  racines  et  destinée 
à  chauffer  le  four;  —  lande 
couverte  de  brikan  et  degapè. 

brikar,  barre  de  fer  qui 
retient  le  chariot  en  avant 
et  l'empêche  de  basculer.  Cf. 
brèk. 

brikàl,  bricole,  f.,  travail 
irréguHer;  —  marché  ou 
arrangement   peu    honnête. 

brikolœ ,  bricoleur ,  qui 
bricole. 

brikôle,  travailler  irrégu- 
lièrement, inutilement;  aller 
çà  et  là,  de  droite  et  de  gau- 
che, comme  le  chien  qui 
chasse;  —  employer  la  ruse 
dans  les  marchés. 


brâ 


93 


brikàli,  têtes  en  bouton 
des  variétés  du  Brassica  ole- 
racea.  Cf.  brokoli. 

brikolye,  r,  peu  honnête 
dans  les  rapports  commer- 
ciaux, qui  vit  d'expédients 
et  de  raccrocs. 

brim,  f.,  givre  ;  —  coup  de 
vent  froid;  —  mèche  de 
fouet;  —  petite  branche. 

brime,  geler,  se  dit  aussi 
du  vent  qui  brûle  les  arbres 
(Craonnais);  —  battre;  — 
tourmenter;  —  punir. 

briyà,  brillant,  Lathyrus 
aphaca. 

briyèr,  bruyère  (Pail)  ;  — 
La  Brière,  nom  de  lieu. 

briyo£,  brioche;  —  bruyè- 
re. Cf.  béryo€,  brikan. 

briz^  baryér,  brise-barrière, 
celui  qui  déchire  ses  vête- 
ments; —  étourdi. 

brâ,  épine,  éclis  de  bois  : 
brô  byà,  bros  blanc,  aubé- 
pine ,  Crataegus  oxyacan- 
thoides  (Andouillé);  ^'o  nér, 
bros  noir.  Prunus  spinosa 
(Andouillé)  :  i  s  e  kule  œ 
brô  dà  l  dé;  —  //  e  nid  kom  œ 
brô;    —    fourche     à    deux 


94 
dents; 


/';■(' 


■(' 


mousse    uc 


liquide  (Landiv'y).  Cf.  hré€. 

broe ,  broche,  aiguille  à 
tricoter. 

Broear ,  Brochard,  nom 
propre  de  bœuf. 

broee,  brocher,  tourmen- 
ter, transpercer;  —  tricoter; 
—  réparer  un  toit  avec  des 
ardoises  ou  des  bardeaux. 

brou,  n.  f.,  ce  qu'on  peut 
porter  au  bout  d'un  broc. 
Cf.  brokié. 

broeet,  brochettes,  petites 
branches  de  bois;  —  petite 
main  aux  doigts  affilés. 

hroeri,  f.,  ouvrage  tricoté. 

bro£tône,  réparer  un  toit 
avec  des  ardoises  ou  des  bar- 
deaux (Ernée). 

brdetô,  petite  broche,  bro- 
ciiette;  —  petite  branche. 

/  mot  dû  bnu  à  bràe 
du  sukrù  dà  îna  niàe  ; 
de  broelô  à  broftô 
du  siikrc  p-iir  inô  kôpaijô. 
(Chanson.) 

brdd,  f.,  broderie. 
brôd ,    a.,     grossier,    mal 
tenu,  sale. 


hrodc,  broder,  tricoter 
(Landivy). 

brokùt,  action  de  brocan- 
ter, se  dit  aussi  d'un  meuble 
de  hasard,  d'un  objet  dété- 
rioré acheté  chez  le  fripier. 

bivkc,  f.,  ce  qu'on  peut 
prendre  d'une  seule  fois  avec 
un   hrô.  Cf.    brokié. 

brokè,  m.,  jeune  animal  ;  — 
petite  fourche  en  fer  qui  sert 
de  pincette  pour  remuer  les 
bourrées  dans  le  fover. 

brokè,  guêtre,  brodequin. 

brokoli,  tètes  en  bouton 
des  variétés  du  Brassica  ole- 
racea.  Cf.  brikdli. 

broklà'Çr),  celui  qui  se  sert 
du  broc  (Gorron). 

brokte,  v.,  transporter  le 
foin  ou  la  paille  avec  un  broc 
(fourche  h  deux  dents) 
(Gorron). 

brokié,  f.,  ce  qu'on  peut 
porter  au  bout  d'un  broc. 
Cf.  broké. 

brou,  trayon,  mamelle. 
Cf.  bràni. 

brona{r),  celui  qui  bronne, 
au  propre  ou  au  figuré.  Ct. 
brà'nar. 


Irrô 

brône,  téter;  se  dit  aussi 
des  personnes  qui  ont  l'habi- 
tude de  mouvoir  la  langue 
et  les  lèvres  comme  font  les 
enfants  au  sein  de  leur  mère, 
ou  encore  de  ceux  qui  sucent 
leurs  doigts.  Pour  faire  honte 
aux  enEints  de  cette  habi- 
tude, on  chante  : 

Et  tandis  qu'il  bronnera 

L'on  chantera 

La  bron,  bron,  bron 

La  bron,  bron,  brette 

Il  bronne,  bronne,  bronne. 

broné,  f.,  mélange  de  son 
avec  d'autres  aliments,  pour 
les  animaux.  Cf.  hrœné. 

brbmt,  qui  tète  toujours. 

bronâo,  petit  sachet  rempli 
de  sucre  et  de  mie  de  pain 
que  les  mères  mettent  dans 
la  bouche  de  leurs  jeunes 
enfants  pour  remplacer  le 
biberon.  Cf.  brœnya. 

bros,  f.,  montant  des  J}c~; 
—  lieu  couvert  de  brous- 
sailles; —  La  Brosse,  Les 
Brosses,  nom  de  lieu.  Cf. 
brus. 

brÔT^e,  mousser,  écumer  : 


bn'i 


95 


le  lait  qu'on  coule  brÔT^^  dans 
le  pot;  —  garnir  d'épines 
(Landivy). 

brô^e,   broncher,   bouger. 

bru,  bruit  :  ;/  men  dô  pa  là 
d  bru;  —  poitrail  (Craon- 
nais). 

bruu,  broncher,  chance- 
ler; —  soulever  la  terre, 
fouir;  —  travailler  avec  vi- 
gueur (s'emploie  aussi  dans 
le  sens  actif);  —  se  disputer 
vivement  ;  —  faire  des  efforts 
pour  mettre  bas  (se  dit  sur- 
tout des  vaches). 

brneè,  bréchet,  la  partie 
saillante  et  longitudinale  du 
sternum  des  oiseaux  et,  par 
extension,  de  l'homme;  — 
creux  de  l'estomac  :  a  6  à  va 
fyér  kôm  œn  agas,  l  brueè  an 
avà.  Cf.  brea',  brieè. 

bruete,  heurter  ou  piquer 
la  terre  avec  un  objet  pointu, 
broc,  fourche,  etc.  (Pail). 

brue,  bruire  (Craon).  Cf. 
bèriue. 

brille,  brûler,  se  vendre 
cher,  coûter  cher;  —  s'ap- 
procher d'un  objet  ou  d'une 
personne  que  l'on  cherche  ; 


96  l'I'll 

au  jeu  Je  cache-cache,  les 
enfants  disent  au  patient  : 
///  britJ,  quand  il  est  près  de 
l'objet  de  ses  recherches. 

bntlc  :  brille  su,  complète- 
ment ivre  :  il  été  si  brille  su 
ki  II  ôré  pa  pu  fuir  iv  lavniâ 
a  œ  géi'r;  brûle  rif,  brûle  bô, 
très  riche,  très  bon.  Cf.  bûr- 
siye. 

brûlé,  (.,  brûlée,  volée  (de 
coups)  :  /  yi  futi  d'il  brillé  d 
kn  ké  l  gabè  un  11  pri  /^ 
orm. 

brûli,  m.,  incendie  (Saint- 
Thomas  de  Courceriers). 

britlti,  brûleur,  distilla- 
teur d'eau-de-vie,  celui  qui 
est  employé  dans  une  distil- 
lerie à  brûler  le  cidre  pour 
en  extraire  l'alcool. 

brunèye,  devenir  brun,  à 
l'approche  de  la  nuit. 

bruiiô,  le  linge  qui  enve- 
loppe le  morceau  de  sucre 
destiné  au  nourrisson  (Bier- 
né).  Cf.  broiiào. 

bruskè,  brusque. 

brutal  :  pè  brutal,  pain 
brutal,  pain  de  sarrazin. 

brutào,  brutal. 


bru 


gui. 


bru,  lierre; 

hruijoil,  sorcière  et  brou- 
aude,  Arch.  de  la  May.  B. 
2825,  fol.  8  r°. 

bruà ,  brouant,  bruant. 
Cf.  bèril'à. 

brus,  brousse,  broussailles; 
—  La  Brousse,  Les  Brousses, 
nom  de  lieu.  Cf.  bras. 

bnisaye,  broussailler,  aller 
à  travers  les  broussailles. 

briisc,  brousser,  traverser 
des  broussailles. 

bnisé,  {.,  brusi,  m.,  brous- 
sis,  broussailles. 

brvsdné,î.,  buisson,  petite 
brousse  (Olivet). 

bruslix,  broutille,  très  pe- 
tite branche  d'arbre.  Cf. 
bro€et. 

brnstiye,  chercher  des  brou- 
tilles, les  ramasser. 

bnita^r),  jeune  bète  à 
corne  qui  ne  bronne  plus  et 
qui  commence  à  brouter;  — 
jeune  taureau  qui  broute  les 
jeunes  pousses  des  arbres 
(Pail). 

brutu,  couvert  de  lierre  ou 
de  gui  :  la  cjrns  émus  k  e  si 
brutu. 


bal 

bruye,  avoir  le  délire,  rê- 
vasser. Cf.  bataye. 

bniyi,  m.,  brouillis,  mé- 
sintelligence, désunion. 

bruymà,  brouille,  trouble. 

bu,  bue,  cruche;  —  seau 
en  terre  (Landivy).  Cf.  biui. 

btiee,  bûcher,  tailler  (un 
morceau  de  bois  avec  un 
couteau  ou  une  serpe);  — 
avoir  beaucoup  de  mal  et 
de  fatigue  dans  son  travail, 
travailler  avec  énergie;  — 
battre,  frapper  avec  vio- 
lence; —  s  bûee,  se  battre, 
se  rouer  de  coups. 

bu€ri,  bucherie,  querelle 
avec  coups  violents  donnés 
et  reçus. 

bufe,  buffer  :  bufïer  quel- 
qu'un, c'est  le  ramener  et  le 
traîner  par  le  nez  ;  —  souffler 
de  fatigue. 

bufye,  souffler  de  fatigue 
(Château-Gontier). 

buge,  beugler,  crier  (Châ- 
teau-Gontier). Cf.  buye. 

buMo ,  petite  meule  de 
fourrage  (Andouillé).  Cf. 
biityâo. 

bulè,  bulô,  petit  monceau, 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire. 


but 


97 


petit  tas  :  /  avô  l  bu  là,  nous 
avons  fini  de  battre  (le  sarra- 
sin); —  javelle  de  sarrasin. 
Cf.  bà'lâ. 

bulote ,  amasser ,  écono- 
miser. 

burô,  lavoir;  — grand  vase 
en  terre  dans  lequel  on  fait 
la  buée;  —  cabane,  petite 
maison;  — Le  Buron,  Le 
Buret,  nom  de  lieu. 

buryâo,  bure. 

bus,  busse,  barrique,  fût 
de  228  litres.  Cf.  piuèsd.  Voir 
pip,  tonyâo. 

bush,  brusquer,  se  fâcher, 
prendre  de  l'humeur,  bou- 
der. 

busàné,  f.,  buisson,  touffe. 

busoije,  r,  qui  se  tient  dans 
les  buissons  (lapin,  merle, 
moineau);  —  chasseur  qui 
bat  les  buissons. 

bu5ô,  buisson;  —  Le  Bus- 
son,  nom  de  lieu. 

but,  butte,  gros  monceau 
de  foin.  Cf.  butyâo. 

butaj,  action  de  butter. 

butase,  heurter  fréquem- 
ment contre  un  obstacle. 

butèryâo,  petire  meule  de 

7 


98 


hn' 


foiirrai^c.  Ct.  hitj<âo. 

btih',  frapper;  —  taire  des 
buteaux  de  fourraj^c. 

/'///«,  couvert  de  bosses  : 
(V  trô  h  util. 

hutyâ{o),  buteau,  petit  tas 
de  fourrage.  Cf.  buJjiîo. 

huvasye,  buvassier,  ivro- 
gne, qui  boit  sans  cesse. 

buvayc,  boire  sans  cesse. 

buvayii,  qui  boit  sans  cesse. 

biivii,  :(,  buveur,  euse. 

biiye,  pleurer  en  criant.  Cf. 
biigJe. 

bu\ii,  criard. 

bii-aÇr),  buse,  ignorant, 
niais,  sot. 

bii  :  et  par  œ  ht,  avoir  pris 
part,  être  intéressé  (dans  une 
affaire)  ;  — ci  bii  d  ta,  quelque 
temps;  œ  bô  ht  d  ta,  assez 
longtemps;  œ  pti  bu  d  là, 
peu  de  temps. 

biibih ,  hermaphrodite  ; 
dans  l'arrondissement  de 
Mayenne,  bnbik  s'emploie 
fréquemment  comme  in- 
jure; —  cidre  mélangé  de 
pommé  et  de  poiré  (Lan- 
divy).  Cf.  hih  c  bih. 

lue.ir,  boucher. 


hic; 

Iniearde,  faire  la  boucherie. 

biieayô,  petit  boucher, 
boucher  qui  ne  vend  que  de 
mauvaise  viande  ou  qui  ne 
tue  pas  de  grosses  bètes. 

hi^cye,  couper  mal  la 
viande  ou  la  chair;  se  dit 
des  bouchers  ou  des  mé- 
decins. 

Inieèyn,  ^,  celui  ou  celle 
qui  biiuy. 

Im^iire ,  couper  mal  la 
viande.  Cf.  lni£eye. 

bii€te,  bouchonner,  frotter 
avec  un  bouchon  de  paille. 

biidi  lnida(j^,  boudeur  : 
biidi  bitdar,  tycv  tu  du  lar? 

biidin,  vessie.  Cf.  hi:;^i}i; 
—  bulle  de  savon  (Pail). 

biidr,  i.,  bougre! 

hijay  :  fer  Intfay,  manger 
beaucoup. 

biife,  manger  avec  excès  et 
gloutonnerie. 

Inijèj,  goinfrerie. 

biifr,  i.,  bougre! 

biifu,  bouflant,  qui  boufte. 

biifydl,  f.  pi.,  boursouf- 
flures  de  la  peau  produites 
par  la  morsure  d'un  insecte. 

hiicjan,  partie  du  chanvre 


Imh 

ou  du  lin  teille  qui  sert  à 
confectionner  les  toiles 
d'emballage;  —  faute  dans 
un  ouvrage  de  femme. 

Inigane,  remuer  souvent 
dans  ses  mains.  Cf.  pogaue. 

Inigayô,  personne  qui  a 
peu  d'ordre. 

biigô,  chcâtaigne  cuite  dans 
l'eau  (Pail).  Cf.  hisikà. 

Intgone,  lambiner,  perdre 
son  temps  à  des  riens  (Ch. 
Gontier). 

hitgonu,  bougon  (Ernée). 

Inigô,  de  mauvaise  hu- 
meur; —  qui  perd  son  temps 
en  niaiseries;  —  pelote  em- 
brouillée, écheveau  mêlé; 
—  enfant  mal  conformé. 

hugr^  bougre,  vaurien  ;  — 
homme  décidé,  rusé;  — 
hiigrè  de  Inigr,  juron. 

biigrase,  malmener  quel- 
qu'un; —  jurer  grossière- 
ment. 

bîigrè,  déchet  du  grain. 

biihal,  besogne  abon- 
dante :  /  n  èm  hé  la  hiihal. 

bubale,  dépêcher  la  be- 
sogne. 


biil 


louter 


99 


grossiere- 


biihaye, 
ment. 

biij  :  met  du  buj,  mettre 
du  bouge,  en  tonnellerie, 
renfler  la  barrique  au  milieu. 

hiijèt ,  bougette,  petite 
poche. 

bnkane,  faire  du  bruit;  — 
réprimander,  gronder. 

biikâo,  barrique  de  sapin 
dont  on  se  sert  pour  mettre 
des  cendres,  du  noir  animal, 
quelquefois  des  céréales,  et 
aussi  des  lapins,  des  chiens 
(Landivy). 

biikà,  bruit,  vacarme;  — 
reproche,  réprimande. 

biike,  murmurer,  bouder. 

hiiJiè,  bouquet,  assemblage 
de  fleurs;  —  une  fleur  :  le 
bâo  biihè  ki  sô  dà  1  jardre. 

biik  e  bik,  bouc  et  bique, 
mélangé  (Gorron).  Cf.  bik- 
b/ik. 

biiM,  nœud  de  ruban  ou 
de  cordon  de  souliers,  en 
forme  de  rosette. 

biikléj,  action  de  boucler. 

hiknaye,  jouter. 

hiil  :  biiï  de  £en,  galle  des 
feuilles  du  chêne;  —  biil  dé 


100 


Intl 


iiéj  :  Viburnum  opulus. 

hilà,  bloc  de  roches  à  la 
surface  du  sol. 

Imlc,  bouler,  rouler,  s'é- 
bouler :  prcn  bc  ç,ard  dû  ee-  àà 
la  pcrycr,  la  ter  Iml  su  le  pyé; 

—  à  dvalà  la  kôt,  le  pyér  Imlè 
611  le  pat  du  jvâo;  —  pousser 
avec  le  pied,  rudoyer;  — 
fiiire  vite  et  mal  un  travail 
(Château-Gontier);  —  Imlc 
grô,  jouer  gros  jeu. 

Nilé,  f.,  mêlée. 

Inilèye,  pousser  avec  le 
pied. 

bitligô,  petit  monceau;  — 
personne  petite  et  grosse;  — 
rondin  (Pail). 

hiiline,  tomber  en  roulant. 

Intlinc,  i.,  ensemble  d'ob- 
jets tombant  en  boule. 

buliije,  boulin,  trou  fait  à 
un  m.ur  pour  recevoir  les 
pièces  de  bois  qui  portent 
les  échafaudages. 

b-uli(j-),  bouillir. 

biilâ,  graines  de  pois  verts  ; 

—  nom  propre  de  cheval. 
bîilone,  boulonner;  se  dit 

des  liquides  qui  filent  comme 
l'huile. 


Inir 

biilùte,  vivoter,  rouler  avec 
peine  sa  boule;  —  aller  dou- 
cement. 

bul\(jo,  bouleau. 

bulyn,  cheval  trapu  et  dur 
à  la  fatigue. 

hir,  m.,  bourg,  village, 
chef-lieu  d'une  commune. 
Voir  vilaj. 

biir,  f.,  cosse  de  la  châ- 
taigne. 

biira,  grossière  étoffe  de 
chanvre. 

bîirakà,  étofte  de  laine  et 
chanvre  (Montaudin). 

biirase,  faire  des  bourrées; 
—  brouiller,  embrouiller, 
mêler  (Gorron):  se  dit  sur- 
tout des  cheveux,  du  fil;  — 
jouter. 

biirasô,  enfant  brouillon. 

hird,  plaisanterie,  jeu.  Le 
D.,  p.  ro8. 

bîtrde,  bourder,  arrêter  : 
biird  dô  le  vè€,  le  e  n  pasjà  pa 
dà  l  trafy  (Montaudin)  ;  — 
s'arrêter  :  ;  fi  biird  pa  pu  k  œ 
ko^ô  ki  pis;  —  e  n  Imrdè  pivl 
dpyd're. 

bîirdèn,  Rhamnus  fran- 
gula;  —  La  Bourdaine,  Les 


Inir 

Bourdaines,  nom  de  lieu.  Cf. 
burdrên. 

burdè,  âne,  baudet;  — 
homme  stupide;  —  sorte  de 
gâteau  dans  lequel  on  met 
quelquefois  des  pommes  ou 
des  prunes  (Pail). 

hirdifay,  profusion  de 
mets  sur  une  table. 

burdigal ,  l'ensemble  des 
habitants  d'un  hameau  vi- 
vant habituellement  de  ma- 
raude, de  charité  (terme  de 
mépris). 

hnrdigadye,  hirdigalye,  hur- 
digaye,  habitant  d'un  petit 
bourg;  —  d'un  hameau 
(terme  de  mépris). 

bnrdoné,  f.,  buisson;  — 
amas  d'épines,  de  laine, 
affectant  la  forme  d'une 
boule. 

bnrdrèn,  bourdaine  :  rà- 
kôtré  œn  e€aye  d  bnrdrèn,  ren- 
contrer un  échalier  de  bour- 
daine, s'amuser  en  chemin. 
Voir  hirde. 

burdiifyâo ,  bou rsouflure , 
enflure  (aux  bras). 

bure,  alimenter  (une  ma- 
chine à  battre).  Cf.  afiire; 


bîir 


ICI 


—  réprimander,  donner  une 
dure  leçon. 

b'iiré,  f.,  réprimande,  re- 
proche, verte  leçon;  — fagot 
d'ajoncs  et  d'épines. 

bur  e  bar,  bourre  et  barre, 
à  tort  et  à  travers. 

burê-e,  bourrache.  Cf.  bîi- 
rd£. 

I  n'  vieut  manger  que  du  chou 
D' l'herbe  fine  et  d' la  bourrèche. 

(Pastorale  148.) 

bnrèt,  toile  très  grossière. 

b'ureye,  faire  des  bourrées 
ou  des  menus  fagots. 

burgadè,  habitant  d'un 
bourg  (Landivy). 

biirgan,  gourgane,  fève  de 
marais. 

burgin  (Saint-Thomas) , 
bnrgin  (Villaines),  bour- 
guine,  bourguigne,  fourche 
en  bois. 

buri,  âne,  petit  cheval  ;  — 
canard. 

buri  bur  a,  pêle-mêle. 

buruè,  roitelet.  Cf.  beri^ê. 

bîirme,  s'amuser  silencieu- 
sement; —  commencer  à 
marcher  (en  parlant  des  en- 


102 


bitr 


h 


ir 


tants)  :  /  s  à  va  Intrinà  ;  — 
fiiire  un  travail  de  peu  d'im- 
portance pour  se  distraire 
(Chàteau-Gontier). 

Imrj'njc ,  f. ,  progéniture. 
Cf.  I>iirjini\ 

Imrjone,  ne  pas  finir  son 
année,  quitter  un  maître 
avant  la  fin  des  gages. 

bitrjô,  sillon  qui  ne  se  pro- 
longe pas  jusqu'au  bout  du 
champ  :  fer  de  hurjô,  ne  pas 
finir  son  année.  Cf.  burjone. 

biirjwè,  ;;,  bourgeois,  e, 
celui  ou  celle  pour  qui  tra- 
vaille un  ouvrier  :  /  Inirjwè, 
la  hiirjivéi^,  mon  mari,  ma 
femme;  —  habitant  de  la 
ville  par  opposition  au 
paysan. 

NirjiUL'iyâo,  petit  proprié- 
taire de  campagne  peu  riche, 
terme  de  mépris. 

biirkri,  bourrellerie. 

Imrlye,  bourrelier. 

bi(rn,  f. ,  borne;  —  petite 
butte. 

biini,  i.,  bougre  (juron). 

btirnùmà,  bougrement, 
beaucoup. 

hurniçiâo,  qui  a  peu  d'es- 


prit, qui  a  l'esprit  borné. 

Ifiiniicàode,  s'amuser  de 
bagatelles. 

Ihiiv^,  bourrache  (Chà- 
teau-Gontier). Cf.  hiirèf. 

hiirs,  baie  des  céréales 
(Saint-Aubin). 

hirsé,  f.,  boursée,  contenu 
d'une  bourse. 

Inirse,  a.,  riche. 

Intrsèt,  boursette,  mâche 
(valerianella),  plante   pota- 


gère. 


Imrsikâo,  barsikô,  grosse 
châtaigne.  Cf.  husikâo. 

bursikdte,  amasser  tou- 
jours, grossir  son  trésor. 

hiirsul,  brouette  (Ernée). 

biirxâÇo),  ouvrier  qui, 
placé  dans  une  échelle, 
prend  au  camarade  resté  â 
terre  les  fourchées  de  paille 
pour  les  passer  à  celui  qui 
est  sur  la  barge  :  et  à  Inirya, 
être  placé  au  milieu  de  l'é- 
chelle :  lé  gâ  Je  pu  for  s  meta 
tupi  à  Inirya. 

hitrye,  bourrier,  mauvaise 
herbe  :  /  jardre  é  tu  fè  pyè  d 
biirye;  —  balayure,  pous- 
sière :  /  vê  (V  htrye  dâ  1  :(y><î' 


bus 

a  sô  ve^è;  —  /  //  se  fur  pa  d 
hiryedà  Ivàtr;  —  Les  Bour- 
riers,  nom  de  lieu.  Cf.  siai. 

bus,  bouche;  — enveloppe 
de  la  graine  de  trèfle.  Cf. 
bos;  —  graine  de  chanvre 
verte. 

bnsakr,  qui  travaille  mal- 
proprement. Cf.  bnxjyd'. 

busakre,  travailler  grossiè- 
rement, perdre  un  travail. 

kuse,  rapporter  beaucoup. 
Cf.  base. 

bitsé,  f.,  toufte  d'herbes, 
petit  bouquet  d'arbrisseaux; 

—  poignée,   tas  (Bierné)  : 
bit  se  d  karof. 

biisêl,  épi  de  maïs;  — 
bouffette  de  rubans,  petite 
huppe. 

bitsikâo,  homme  de  peu 
de  valeur;  — châtaigne  cuite 
dans  l'eau;  la  foire  des  bit- 
sikâo  se  tient  à  Cossé-le-Vi- 
vien  au  mois  de  septembre 
de  chaque  année.  Cf.  b-ursikô; 

—  petite  tige  ou  partie  de 
tige. 

biisikâo  m ,  nom  d'une 
espèce  de  froment. 

buskine,  perdre  son  temps. 


hit  103 

bmkô,  petit  bout  de  bois, 
piquet;  —  homme  de  très 
petite  taille  (terme  de  dé- 
dain). 

bitskote,  faire  des, choses  de 
peu  d'importance. 

busle,  bosseler. 

busirè,  petit  bout  (Châ- 
teau-Gontier). 

bustrô,  petit  bout,  petit 
morceau;  —  petite  queue; 
—  homme  de  très  petite 
taille  (au  figuré);  —  enfant 
qui  veut  faire  l'homme. 

biisyào,  boisseau,  double 
décalitre,  mesure  pour  le 
grain.  Cf.  kwèsyâo. 

Air  fit  un  boussiau  d'  crottes 
Pour  payer  les  sergents. 

(Ronde  de  la  bique.) 

superficie  de  terrain  que 
peut  ensemencer  un  bois- 
seau de  froment  :  environ 
10  ares. 

biitad,  buté,  t.,  (Pail),  petit 
espace,  petit  bout  de  temps. 

b-iitc,  bouter,  mettre,  don- 
ner. 

buteÇsé),  se  mettre. 

biitêv,  bulle. 


104 


htt 


biitcyé,  boiitcillée,  ce  qu'une 
bouteille  peut  contenir  de 
liquide;  se  dit  en  particulier 
des  fioles  de  remèdes. 

Initfivine,  bouleverser  en 
cherchant,  en  furetant 
(Pail). 

hntikc,  mal  travailler,  sans 
soin  aucun  ;  —  travailler 
avec  minutie. 

biitikote,  taire  peu  de  be- 
sogne. 

biitone,  couvert  de  pus- 
tules. 

httô  d  èr ,  bouton  d'or, 
Ranunculus  acris. 

biitr,  mettre,  donner. 

Il  faut  brider  Moriau 
Et  li  boutrc  la  selle. 

(Chanson  de  gerbe.) 

Je  m'arrochis  au  plus  vite 
Au  grand  béniquier  du  coin 
J'y  aurais  boutu  de  l'iau  bénite 
Sinon  que  n'y  en  avait  point. 
(Chanson.) 

S  biilr,  se  mettre. 

but  m,  boute-roue,  pierre 
de  taille  plantée  debout,  à 
côté  des  portes,  le  long  des 
murs  ou  à  l'encoignure  des 
édifices  pour  empêcher  qu'ils 


ne  soient  endommagés  par 
les  voitures. 

Initu'i'y,  bouteille. 

lniva{r^,  jeune  bœuf,  bou- 
villon  ;  —  taureau  (Lan- 
divy);  —  terme  de  mépris. 

biivasc,  graisse  qui  s'amasse 
sur  le  cou  du  bœuf  ou  de  la 
vache  (Pail);  —  //  a  sô  bu- 
vase,  il  est  bon  à  marier. 

hivè,  pelle  de  bois  creusé 
(Pail). 

bîivrœ,  bouvreuil. 

bityasii,  plein  de  boue. 

b-itydmi,  couvert  de  boue". 

biiyô,  bouillon,  flaque 
d'eau,  boue. 

A  travers  marcs  et  bouillons 
Bien  pus  vite  j'avanccrons. 
(Pastorale  15.) 

embarras,  mauvaise  posi- 
tion ;  —  averse  de  pluie  :  // 
a  €11  d  resyé  œ  buyô  ;  —  hiiyô 
d  €c,  eau,  pluie;  —  Le  Bouil- 
lon, Les  Bouillons,  nom  de 
lieu. 

biiyri,  alambic  (Landivy). 

lni:{^,  bouse  :  ramasc  d  la 
bii:(  de  vae ,  se  dit  d'une  per- 
sonne qui  n'arrive  pas  à 
l'heure  voulue. 


bu/^e,  fienter. 

hi:(é,  bousée,  fiente,  fange. 

bii:(è,  cabaret  mal  tenu, 
mauvaise  maison;  —  répri- 
mande, reproche,  correc- 
tion. 

bu:<^l,  bousil,  boue,  fange; 

—  mortier  fait  avec  de  la 
terre  seule,  sans  chaux  (Lan- 
divy,  Gorron);  —  ouvrage 
bousillé,  mal  fait. 

bîi^ikâ,  châtaigne  cuite 
dans  l'eau.  Cf.  bnsikâo. 

bii'^in,  vessie  du  cochon, 
du  poisson;  —  biniou;  — 
lanterne  formée  d'une  bii:{in 
montée  sur  bois;  —  bulle 
(de  savon),  bulle  d'air  au- 
dessus  d'un  liquide. 

hi:{ine,  faire  des  bousines, 
former  des  bulles  de  savon  ; 

—  s'amuser. 

hi^iyar,  qui  se  plaît  dans 
la  boue;  —  qui  travaille 
mal. 

buxjyœ,  qui  ramasse  des 
bouses;  —  qui  bousille, 
bousilleur. 

bîl:(iye,  ramasser  des 
bouses,  du  crottin  sur  les 
routes;  —  se  vautrer  dans 


bzue  105 

la  boue;  —  sahr,  brouiller. 
b'u:^iyàte,  bousiller,  maçon- 
ner sans  soin,  faire  du  bou- 


sillage. 


hiixjyà,  a.,  écervelé. 

bniiyô,  n.,  faute  dans  un 
tricot.  Cf.  biigan. 

bu/^ye,  m.,  bouse,  fiente 
de  bœuf  ou  de  vache;  — 
grosse  personne  qui  se  carre. 

biua,  morceau  de  bois,  bâ- 
ton :  lés  dô  la  tô  bwa;  — 
biua  kônii,  bois  cornu,  bwa 
kare,  bois  carré,  fusain  ;  — 
bwa  d  £è,  bois  de  chien, 
Viburnum  lantana  (Lar- 
champ),  ou  fusain;  —  Sor- 
bus  aucuparia  (Landivy);  — 
Ulraus  suberosa,  orme;  — 
bwa  d  jényèvr,  bois  de  ge- 
nièvre, Juniperus  commu- 
nis  (Andouillé);  —  biua  d 
tivén ,  troène ,  Ligustrum 
vulgare  (Saint-Berthevin); 
—  bwa  du,  racines  de  ré- 
glisse; —  biua  joli,  Ligus- 
trum vulgare  (Mayenne). 

biuate,  frapper  avec  un 
bâton. 

bwâyô,  petite  lessive. 

biué,     touffe     (d'herbe), 


io6 


bzL't 


hu'ê 


buisson  (de  fleurs,  d'épi- 
nes); —  quantité,  assem- 
blée :  iv)i  Invc  il  pùrdri;  d'il 
bivé  d  £c. 

Inué,  petite  ouverture  dans 
un  mur;  —  anus.  Ct.  hicèt. 

bwee,  jour  d'une  cave, 
d'un  cellier,  petite  lucarne. 
Cf.  jeu  us,  biL'Ct. 

bivèfur,  cloche,  ampoule. 

bu'èl,  bouelle,  boyau;  — 
tranchée  assez  étroite  creu- 
sée dans  les  marais  et  les 
prés  humides  pour  en  tirer 
l'eau. 

Invelyào,  dernier  né.  Cf. 
lnuc^i\  kokivâo,  Jxôkii. 

bwene ,  mal  coudre,  mal 
travailler  ;  —  faire  des  efforts 
impuissants. 

biucnet,  mauvaise  coutu- 
rière. Cf.  ht~iyô. 

bu'éslc,  boisselet,  ce  que 
peut   ensemencer    un    bois- 

environ 


seau     de    grain 


10  ares. 

bwèsyâo,  boisseau,  double 
décalitre;  Le  D.,  p.  m.  Cf. 
biisyào. 

bwesycr,  fond  d'une  bar- 
rique en  vidange.  Cf.  bésyèr. 


Inrct,  boîte,  confession- 
nal; —  boisson,  ivresse,  Le 
Doyen,  p.  22.  Cf.  bà't;  — 
lucarne,  trou  dans  un  mur  : 
/  ra  et  ÎUrc  par  œn  pùlit  hivct  ; 
—  anus. 

hvèt,  ivre,  pris  de  bois- 
son. Cf.  bet. 

huêtô,  sabot  grossier,  à 
bout  arrondi,  très  recouvert, 
sans  cuir  :  prùn  dô  vô  b-wétô, 
y  a  si  hào  d  bôrb  dû  l~  étraj. 

b-iuétiir,  boiture,  ivrogne- 
rie. 

hiuctii ,  X,,  boiteux,  boi- 
teuse. 

biuelye,  coff"re  où  Ton  met 
le  bois  (Bierné). 

/'icr~,  ventre  d'un  enf;int 
ou  d'un  petit  oiseau;  —  oi- 
seau qui  n'a  pas  de  plumes 
au  derrière;  —  gonflement 
du  corps;  —  petit  animal, 
quel  qu'il  soit,  dont  on  ne 
sait  pas  le  nom  ;  —  terme  de 
mépris  pour  désigner  les  en- 
fants ou  les  gens  de  peu 
d'importance;  —  petite  flUe 
(Andouillé)  —  petite  fille 
méchante  (Laval). 

hvè^e,  boiser,  devenir  boi- 


bzue 

seux  ou  ligneux,  prendre  le 
tissu  du  bois;  — ■  frapper  ;  — - 
être  dans  l'impossibilité  de 
terminer  un  travail  com- 
mencé; —  être  épuisé. 

hue:(e  (se),  v.,  se  remplir 
de  nourriture  (Château- 
Gontier). 

Ini'è^â,  dernier  éclos  d'une 
couvée.  Cf.  bwelyâo. 

bwé:(ii,   boiseux,   ligneux. 

hiuè^iir ,  boisure  ,  boise- 
rie. 

bwi,  buis. 

hiuif,  cordonnier,  savetier. 
Cf.  bifè. 

biuin,  jeu  de  bouchon. 

biuine,  lanterner,  paresser. 

bwi:(e,  buiser,  border  de 
buis  (un  carré  de  jardin). 

bivayô,  petite  lessive  (Er- 
née).  Voir  bivé,  biuayô. 

bû'àdye,  bï'uàge,  blanchis- 
seur. 

bibe,  faire  la  lessive,  laver. 

bivé,  buée,  lessive  :  el  et  a 
lave  la  b-ibé  6  diuê;  —  brouil- 
lard fort  épais. 

bibet,  bluette,  étincelle 
(Villaines-la-Juhel,  Montau- 
din)  :  t  ê  he  pré  de  hivet,  tu 


b\â 


107 


vas  recevoir  un  coup.  Ct. 
bêlibet. 

bwi,  cruche,  vase,  pot  de 
terre.  Cf.  bii,  bi. 

bibiyé,  f.,  quantité  de  li- 
quide que  contient  une  buie. 

bibine,  border  de  buis.  Cf. 
biui:(e. 

bzbô,  grand  vase  en  terre 
où  on  fait  la  buée,  la  lessive; 
—  cruchon  à  huile;  —  mor- 
tier (Château-Gontier). 

byà,  blé,  le  plus  souvent 
seigle.  Cf.  bye. 

byàke,  blatier,  marchand 
de  blé. 

byakiy ,  restes ,  reliets , 
miettes  :  ser  ben  adé  le  byakiy 
ki  sô  reste  su  la  taby. 

byâl,  veste.  Cf.  byel. 

byâni,  blâme. 

byâine,  blâmer. 

byane,  curer  une  rivière  ou 
cours  d'eau,  un  fossé  plein 
d'eau.  Cf.  byene. 

byané,  f.,  ce  que  contient 
un  bissac.  Cf.  byene. 

byâo,  beau,  bel.  Cf.  bâo. 

Pis  une  venue  de  p'tits  oisiaus 
A  qui  seront  les  pus  biaus. 
(Pastorale  158.) 


io8 


b\œ 


hyâod,  bliaude,  blouse,  gé- 
néralement bleue  (Mayen- 
ne). 

byàokii,  beaucoup. 

byâosrô,  beauceron,  ou- 
vrier qui  se  loue  pour  la  ré- 
colte. 

byâotc,  beauté. 

byar ,  bière,  civière  sur 
laquelle  on  porte  les  cer- 
cueils. 

byà ,  blanc;  —  curage 
d'une  rivière  ou  d'un  ruis- 
seau ;  —  lit  de  la  rivière  ou 
du  ruisseau,  le  fond  d'un 
fossé  rempli  d'eau;  —  Le 
Bian,  nom  de  lieu. 

byàea^r),  blanchard,  hom- 
me qui  a  les  cheveux  blancs. 

byà€eye,  blanchir. 

byiujal.,  fauvette.  Yoirfal. 

b\ààri,  blanchisserie. 

byàeri,  f.,  toute  espèce  de 
poisson  blanc. 

byœ,  bleu;  —  nom  donné 
par  les  chouans  aux  soldats 
républicains;  —  nom  propre 
de  cheval. 

byœve,  boire. 

byœvi{r),  bleuir,  donner 
la  couleur  bleue. 


byô 

byê,  blé,  seigle  :  byè  d 
tà'fki,  blé  de  Turquie,  maïs. 
Cf.  byà. 

byc€,  blèche,  qui  biaise, 
qui  use  de  fmesse,  qui  agit 
en  sournois;  —  blet. 

byèl,  chemisette  de  nou- 
veau-né; —  veste  très  courte 
et,  par  extension,  tout  vête- 
ment couvrant  le  haut  du 
corps  (Mayenne).  Cf.  byal; 
—  terme  de  mépris  pour  dé- 
signer tout  ce  qui  remplace 
la  blouse  (Pail). 

byènai,  curage  d'un  ruis- 
seau. 

byenc ,  curer  un  ruisseau 
(Villaines-la-Juhel).  Cf. 
hyane. 

byer,  pierre  à  aiguiser  la 
taux  (Bierné). 

bxèse,  blesser  :  y  inî'  se 
hyèse  bè  âœr. 

byêt,  cheville.  Cf.  biyet. 

byèvéyà,  bienveillant,  su- 
brogé tuteur,  curateur. 

byô,  sabot  tout  en  bois 
(Ernée).  Cf.  bwctô. 

byon,  prestations  sur  les 
routes  :  iravak  a  la  b\on. 

bydne,  rabâcher  :  te  ià  dô. 


byo 

tu  byon;  —  travailler  ferme 
(Saint-Aubin-du-Désert) . 

byds,  belosse,  prunelle 
ou  petite  prune  sauvage 
(Mayenne);  —  œil.  Cf. 
blà5. 

byàt,  bouteille  en  terre 
cuite  et  à  goulot  très  étroit 
(Vautorte). 

byo,  d,  blond,  de. 


b:(i  109 

byô,  épis  vides  qui  se 
dressent  au-dessus  des  au- 
tres (Pail).  Cf.  bégâo;  — 
petit  bidon,  cruche  pour 
l'huile.  Cf.  bd'ô. 

b:^e,  peser. 

b::^é,  f.,  pesée. 

b:(i,  espèce  de  poires  :  de 
pèr  de  b:(i. 


ۈb 


,af 


€a,  chat  :  dans  les  jeux 
d'enfants,  on  appelle  chat 
celui  qui  est  obligé  de  cou- 
rir après  les  autres,  de  trou- 
ver l'objet  caché,  de  deviner 
les  énigmes,  celui  à  qui  on 
bande  les  yeux,  etc.;  pour 
savoir  qui  sera  le  chat,  on 
fait  une  hôte  ou  un  bonya;  — 
colle  de  fltrine. 

ۉ,  m.,  chaud,  chaleur. 
Cf.  ۉo. 

eahu,  corde  de  puits  (Châ- 
teau-Gontier). 

eabu-èsyào,  chabosseau, 
chevanne,  poisson  d'eau 
douce. 

€àby,  €àb,  chàble,  grande 
herse  triangulaire;  —  Le 
Chable,  nom  de  lieu.  Cf. 
fériwe. 


€âbye,  châbler,  réduire  les 
mottes  de  terre  après  le  la- 
bour;  —  abattre  des  noix. 

^àbyé,  m.,  herse  (Mon- 
taudm). 

€adoh',  caresser  (Château- 
Gontier). 

eadrbnc,       chardonneret 
(Andouillé). 

€afâo,  échataud,  échaûiu- 
dage.  Cf.  fàofijo. 

€afiinet,  instrument  qui 
sert  aux  taupiers. 

fcifiire,  chasser  (un  ani- 
mal), poursuivre;  —  boule- 
verser, fouiller,  mettre  en 
désordre  :  vmî  lu  bc  n  pa 
b rôtie  té  de  e  t  eafiire  I   né? 

—  k  va  lu  ^ûfiire  dà  inéhard  ?\ 

—  griffonner.  Cf.  fnojure; 

—  maltraiter,  frapper  (Pail). 


1 


eal 

€afiirmà,  action  de  eafiirc. 

£ahu€è,  petit  hibou  (Saint- 
Pierre-des-Landes) . 

£âk,  cliacun,  chacune  :  alô, 
garsay,  né  v  dispute  pzuê,  j  e 
de  pu  m  pur  fâk. 

€ake,  agiter  violemment, 
arracher  violemment.  Cf. 
iake. 

€akô,  sans  force,  petit;  on 
dit  d'un  gamin  qui  veut 
faire  l'homme  :  snekœ  £akô\ 
—  chicanier,  taquin  (Pail). 

€akoiœ,   chicanier   (Pail). 

£akàte,  faire  des  efforts  suc- 
cessifs et  vains  comme  un 
petit  enfant;  —  pousser  du 
coude;  —  chicaner,  taqui- 
ner, agacer  (Pail). 

£akotye,  chipotier,  chica- 
nier (Pail). 

€akte,  tirer  par  saccades. 
Cf.  sakîc. 

€akive,  sauvage,  peu  civi- 
lisé (Bierné)  :  le  môd  de  6tè 
peyi  e  bè  €akiue. 

^akibe,  chicanier  (Pail). 

eakiuine,  chicaner,  taqui- 
ner (Pail).  Cf.  £ûkote. 

€al,  t.,  enveloppe  de  la 
noix. 


£am 


I II 


^alàbèrdè,  qui  ne  s'occupe 
que  de  niaiseries  ou  qui  ne 
veut  pas  travailler.  Cf.  bèrdê. 

malade,  chalander,  impor- 
tuner quelqu'un  pour  obte- 
nir ce  que  l'on  demande.  Cf. 
amie. 

£ale,  enlever  la  ^al  de  la 
noix.  Cf.  e^ale. 

ۈli,  bois  de  lit. 

€alone,  nager  comme  un 
bateau  (Mayenne). 

€alorn,  imbécile,  niais. 

€alô,  chalon,  chaland,  bac, 
bateau  (Mayenne). 

mlumyâo,  chalumeau. 

Au  son  de  mon  chalumiau 
Dansons  tous  le  pas  nouviau. 
(Pastorale  135.) 

€aluryœ,  mhiryu,  ^,  plein 
de  chaleur,  qui  ne  redoute 
pas  le  froid  :  v:{  et  bê  mluryœi 
dû  vx^  abriye  si  pœ  par  la  fre  k 
i  fè. 

^alwen,  chanoine. 

sahueni,  f.,  canonicat. 

£amaye,  contester,  dispu- 
ter. 

eamayri,  chamaillis,  dis- 
pute bruyante,  combat  avec 
bruit. 


112 


cao 


flW 


fûinin,  f.  pi.,  fleurettes 
sur  les  liquides  (Pail).  Cf. 

famiuc:;^,  étoffe  de  coton 
très  commune  imitée  des 
toiles  de  coton. 

eaUy  clîène;  —  chenille; 

—  lie. 

eani,  m.,  fleurette  blanche 
à  la  surface  d'un  liquide;  — 
a.,  qui  a  des  fleurs  ou  des 
moisissures  blanches. 

€ani(r),  chanir,  se  couvrir 
de  fleurs  ou  taches  blanches; 

—  rire  jaune.  Cf.  eâùviQ-). 
eaniye,    tricher. 

€anoy ,  £amiy,  chanole, 
pomme  d'Adam.  Cf.  enoyè. 

ۉo  (/),  il  chaut  :  /  ;/  iu^ 
€Aopa,  ça  m'est  égal. 

€0.0,  d,  chaud,  -e;  —  œii 
myet  €âo,  un  peu  ivre;  —  a 
la  eàod,  sur  le  champ  (Pail). 

eâo  :  eâo  rférdi,  m.,  chaud 
refroidi,  refroidissement  su- 
bit du  corps. 

eàoee,  chaucher,  se  dit 
de  l'oiseau  mâle  qui  couvre 
la  femelle.  Cf.  ۉose. 

éâod ,      chaude,      peur, 
frayeur. 


fàodc,  chaudet,  petite  place 
chauffée  dans  un  lit;  —  met 
la  nie  dà  sô  fiiodè,  mettre  la 
main  dans  sa  poche;  —  Le 
Chaudet,  nom  de  lieu. 

€cîiodc,  se  moquer  de. 

^(?o(c?)/zt'aj,  chaudefouacc, 
petit  chardon  peu  élevé  qui 
pousse  dans  les  terrains  ro- 
cailleux et  exposés  au  so- 
leil. 

fâodrône,  tacher  de  noir 
par  plaques. 

câodrone,  a.,  taché  ou  mal 
lavé  (en  parlant  du  linge), 

modroné,  f.,  chaudronnée, 
chaudron  tout  plein. 

eàodrô  '■  oublier  le  chau- 
dron sur  le  feu  est  un  signe 
de  malheur  :  les  vaches  ta- 
rissent, on  ne  peut  faire  du 
beurre,  etc.  (D'  L.). 

eâodro'oe,  chaudronnier. 

ۉod-snri ,  chaude-souris, 
chauve-souris.  Cf.  suri-eâod. 

cAojâo,  échafaud,  échalau- 
dage;  Le  D.,  p.  174.  Cf. 
€afâo\  —  estrade  :  e  bc,  tnô 
gâ,  va  tu  môle  aiiû'i  su  I  eâofào  ? 
(pour  recevoir  un  prix). 

^âojâod  (pyer),  chaufaude 


(pierre),  pierre  à  chaux,  cal- 
caire; —  moellon,  pierre  à 
bâtir. 

eâofâodey  échaïauder. 

€àofe,  chaufter  :  ^âofe  kôt 
kœhi,  exciter  contre  quel- 
qu'un. 

^âofej ,  chauftage ,  feu , 
maison  habitée. 

eàof  hi€,  chauffe-couche, 
homme  qui  s'occupe  des  dé- 
tails du  ménage,  des  toi- 
lettes, des  ouvrages  qui  ne 
concernent  que  la  femme. 
Cf.  viaiict. 

eâofpye,  chauffe-pieds,  se 
dit  toujours  pour  chauffe- 
rette. De  même,  on  dit  tou- 
jours «  chausse-pied  »  et 
non  «  corne  ». 

€Aofrè,  ^âofèrdi,  chaufroid, 
refroidissement  subit,  pleu- 
résie. Cf.  ^âorfèrdi. 

iâofiire,  chasser  un  ani- 
mal; —  bouleverser;  — • 
griffonner.  Cf.  mfure. 

sâol,  enveloppe  verte  des 
noix  et  des    noisettes.    Cf. 

molal,  chaulatte,  pièce  de 
bois  taillée  en  biseau  qu'on 

G.   DoTTiN.  —  Glossaire. 


€(10  I  I  3 

place  à  l'extrémité  des  che- 
vrons d'un  comble  pour 
soutenir  l'égout  de  la  cou- 
verture. Cf.  kityâo. 
sâole,  €Ôle,  pousser. 
eâomiQ-'),  chaumir,  briser; 
—  pâlir;  —  flageoler.  Cf. 
hêrkim;  —  iâorni,  pris  de 
boisson. 

mopiij'),  presser,  fouler 
aux  pieds. 

ۉos,  chausse,  bas,  chaus- 
settes :  £âo6  Cl  l  avale ,  bas 
sur  les  talons. 

eâose,  chausser,  couvrir, 
se  dit  d'un  oiseau  mâle  qui 
couvre  la  femelle  (Craon- 
nais).  Cf.  €m€e. 

£âosmà ,  chaussement , 
chaussure  :  i  n  pœ  aie.  sô 
eàosmà  l  byes. 

^âosiiine,  chauler,  répandre 
la  chaux  dans  un  champ  pour 
améliorer  la  terre  ;  —  verser 
un  lait  de  chaux  et  de  cendre 
sur  le  blé  à  semer. 

cAosumyc ,  chaufournier , 
qui  fabrique  la  chaux. 

De  Saint-Ouen  et  de  Saint-Georges 
Y  viennent  les  chausumiers 


114 


£ap 


Toujours  arrosant  leurs  gorges 
Comme  ils  en  sont  coutumiers. 

(Noël  du  comté  de  Laval.) 

€âûi'ar,  (temps)  niuigeux, 
mais  lumineux  et  aveu- 
glant; —  qui  rit  toujours. 

ۉoi'arde,  sourire  ironi- 
quement, se  moquer  de. 

eâoveye,  blanchir,  pâlir. 

£âovè, chauvin,  blanchâtre, 
ne  se  dit  guère  que  des 
bœufs. 

€dovi(_r),  sourire  en  pre- 
nant' un  air  niais  ou  mo- 
queur, rire  jaune  ;  —  se  dit 
des  chevaux  qui  dressent 
les  oreilles  en  regardant 
sournoisement;  —  pâlir, 
blanchir  de  cheveux  ou  de 
poil. 

eâovyolc,  rire  jaune  (Pail). 
Cf.  eâovi. 

€ap  :  bat  la  eap,  battre  la 
chape,  se  promener  de  long 
en  large  comme  les  chantres 
à  l'église;  —  flâner  :  /  bà  la 
£ap  tu  /  là  dé  jiir. 

€ape,  chaper,  mettre  la 
chape;  —  se  promener  en 
chape  ;  s'est  dit  des  deux 
chantres  qui,  dans  l'ancien 


eap 

diocèse  du  Mans,  parcou- 
raient le  chœur  de  l'église  au 
Kyrie,  au  Credo,  etc.  ;  —  se 
promener  de  long  en  large; 
—  dormir;  — -appeler à  haute 
voix. 

€apitùryâ{6),  sorte  de  por- 
che qui  précède  la  porte  d'en- 
trée de  certaines  églises  et  où 
se  réunissaient  les  habitants 
pour  délibérer  sur  les  affaires 
de  la  paroisse.  Dans  la  com- 
mune de  Saulges(Mayenne), 
nous  avons  le  chapitreau  de 
Saint-Cénéré.  C'est  un  petit 
oratoire  érigé  en  l'honneur 
de  ce  saint  solitaire  et  for- 
mant un  dôme  en  avant- 
corps  sur  deux  pilastres. 

eapiyô,  enveloppe  du  grain 
de  froment  dans  l'épi. 

€àpl,  châble  (Pail).  Cf. 
ۉby. 

€âple,  châbler.  Cf.  ^rûjyc. 

eapU,  chapelet,  Arrhena- 
therum  bulbosum,  avoine  à 
chapelet. 

eaplctc,  dire  le  chapelet. 

fapàte,  battre,  cogner,  ta- 
poter, taquiner. 

^apô,  graisse  qui  se  trouve 


€ar 

sur  le  dos  ou  le  cou  des 
porcs. 

eapu,  éapïi'i,  chapuis,  bil- 
lot ou  trépied  sur  lequel  les 
paysans  aiguisent  avec  le 
cermeau  les  branches  qui 
servent  à  ramer  les  pois,  les 
fèves,  etc.  Cf.  €éplu. 

€apy,  herse.  Cf.  €âby. 

£apyà(o),  chapeau. 

Comme  mon  chapiau  tournera 
Sera  le  chemin  qu'on  prendra. 
(Pastorale  87.) 

gale  ou  crasse  qui  couvre  la 
tête  des  enfants  nouveau- 
nés.  Cf.  àfàlè,  krê;  —  cous- 
sinet en  cuir,  garni  de  bourre 
à  l'intérieur,  que  l'on  place 
entre  les  cornes  des  boeufs 
attelés,  pour  supporter  le 
joug;  —  €apyâo  d  €âs,  tra- 
verse creuse  qui  fixe  le  peigne 
à  la  châsse. 

€apye,  herser,  réduire  en 
morceaux.  Cf.  €abye. 

€ar,  chair,  viande  :  y  inâjô 
pzuè  d  €ar,  je  un  avô  piuè  l 
miueyê. 

ۉr,  choir,  tomber  (Pail). 

eâra,  charroi;  —  embar- 
ras, bruit.  Cf.  €ârè,  mnué. 


€ar  1 1 5 

sarboncr ,  charbonnière , 
mésange  à  tête  noire. 

mr-eé  d  pè,  chercheur  de 
pain,  mendiant. 

£ar£e,  chercher. 

eardrànè,  chardonneret. 

eardrô,  chardon  ;  —  Le 
Chardron,  nom  de  lieu. 

eârè,  charroi;  —  chariot; 
—  charroyère.  Cf.  ^âra. 

earèn,  charogne  :  fer  turne 
à  €arèn,  faire  dépérir  (Lan- 
divy).  Cf.  prâ,  ^arôij. 

iarèyaj,  €areymâ,  charroi, 
action  de  charroyer. 

mreyœ,  charroyeur,  voitu- 
rier,  charretier. 

€aréye,  charroyer,  trans- 
porter sur  une  charrette  ;  — 
renvoyer,  chasser;  —  se 
conduire  :  ^aréye  drê,  se 
bien  conduire;  — avoir  la 
diarrhée  :  y  e  £arèye  hit  la 
n-ïL'i. 

eareyér,  voie  assez  large 
pour  qu'une  charrette  puisse 
y  passer,  dans  un  champ  ou 
dans  un  bois  ;  —  la  eareyér  dé 
se  Jâk,  la  voie  lactée. 

mribâod,  grand  feu  de 
joie;   sous  la  Restauration, 


ii6 


far 


ear 


à  b  fête  de  Louis  X\'III  et  à 
la  fête  de  Charles  X,  on  brû- 
lait la  charibaude  i\  Laval. 
La  charibaude  se  compo- 
sait d'une  vingtaine  de  ton- 
neaux  ou  de  barriques  su- 
perposés dans  lesquels  étaient 
des  matières  combustibles 
avec  des  pièces  d'artifices, 
le  tout  orné  de  guirlandes  et 
surmonté  d'une  couronne 
de  laurier.  On  ne  brûla  plus 
la  charibaude  après  la  révo- 
lution de  1830. 

Cependant  l'usage  de  brû- 
ler la  charibaude  s'est  con- 
servé longtemps  à  l'assem- 
blée du  Gué  d'Orger. 

Dans  un  registre  de  l'an- 
cienne  municipalité,  conser- 
vé aux  archives  de  l'Hôtel 
de  \'ille  de  Laval,  on  voit 
que  tous  les  ans,  à  la  Saint- 
Jean  d'été,  on  allumait  une 
charibaude.  Cela  coûtait  49 
francs,  y  compris  3  fr.  pour 
le  bouquet  ort'ert  à  M.  le 
le  Maire  et  10  fr.  pour  les 
rafraîchissements  donnés  à 
MM.  les  Officiers  munici- 
paux. 


€drjivèr,  partie  de  la  char- 
rette qui  soutient  la  charge. 

€arjiv,  ouvrier  qui  dé- 
charge les  charrettes  de 
grains  et  porte  les  sacs  dans 
le  minage,  à  Laval. 

earJotc,  cajoler,  solliciter. 

£arme  :  earme  h  va€,  se  dit 
des  sorciers  qui  empêchent 
les  vaches  de  donner  du 
beurre.  Il  y  a  une  dizaine 
d  années,  on  distribuait  pour 
arrêter  l'effet  du  sortilège, 
des  médailles  de  Saint-Fran- 
çois que  l'on  clouait  dans  la 
mangeoire  des  vaches  char- 
mées. (L.  D.)  Cf.  tin'. 

earna,  le  bourbillon  d'un 
furoncle. 

{■arnyc,  £anjc,  charnier,  sa- 
loir, pot  en  terre  cuite  ser- 
vant à  conserver  le  porc 
salé. 

eaiôn,  charogne.  Ct.  pn'i. 

farpène,  charpigner,  mettre 
en  charpie,  déchirer,  échar- 
per, 

€arpi{r),  charpir,  mettre 
en  charpie.  Cf.  farpeijc. 

€arpur,  chapelure,  croûte 
de  pain  râpée. 


€as 


€06 


117 


earpntri,  f.,  charcuterie 
(Château-Gontier). 

€arputye,  charcutier. 

mrt,  charrette  à  foin  : 
mit  €ârt  e  tro  byât,  j  prârô  l 
kamyd;  —  la  €ârt  du  nue 
Davi,  la  constellation  de  la 
Grande  Ourse. 

€ârté,  f. ,  charge  d'une ^Âr/. 

€ârtè,  eârti,  corps  de  la 
charrette  sans  les  roues;  — 
espèce  de  hangar  où  l'on 
ramasse  les  cliarrettes  des 
fermes;  —  charretée  :  ^ene 
œn  ègiuiy  dà^  œ  £ârti  d  fè. 

€artri,  f.,  hangar  où  l'on 
ramasse  les  charrettes  :  iiyu 
k  s  et  i  k  e  mô  hrô  ?  —  sii  la 
mrtri,  ô  le  raMo. 

mrwê,  charroi,  manière 
d'être  (en  mauvaise  part)  :  // 
e  dàx^  œ  miua  eànvê,  il  est 
dans  une  mauvaise  passe.  Cf. 
mra,  mrè. 

^arweyer,  earyer,  chemin 
à  travers  les  champs  assez 
large  pour  qu'une  charrette 
puisse  y  passer.  Cf.  ^areyér; 
—  chemin  charretier  dans 
un  bois. 

€as,  chasse;  —  leçon,  ré- 


primande ;  — étrà  ms,  être  en 
chasse,  être  en  rut  ;  —  être 
chassé. 

£âs,  baie,  enveloppe  des 
grains;  —  terme  de  tissage, 
traverse  soutenue  par  des 
barres  où  s'engrave  le  peigne 
et  servant  à  frapper  la  duite 
qui  traverse  la  chaîne  pour 
le  tissu  ;  —  eapyâo  d  ms,  tra- 
verse creusée  qui  retient  le 
peigne  à  la  £âs. 

£asankè,  bande  d'oiseaux 
de  nuit  criards,  invisibles. 
C'étaient  les  âmes  en  peine, 
croyait-on,  qui  venaient  voir 
leur  ancienne  demeure  et 
demander  des  prières.  Cf. 
€asartH. 

La  msankè  s'avance 

Avec  son  bruit  de  fers  : 

Mille  démons  en  danse 

Voltigent  dans  les  airs, 

De  longs  brocs  dans  leurs  mains, 

Font  trembler  les  humains. 

(Ballade  de  Montsûrs.) 

€asartu,  €asartiui,  chasse- 
Arthur,  bruit  qu'on  entend 
dans  l'air  vers  minuit.  Tan- 
tôt c'est  le  galop  des  che- 
vaux, la  voix  des  chiens,  le 


ii8 


^as 


son  des  trompes,  les  cris  des 
cliasseurs;  tantôt  c'est  un 
bruit  plein  de  désordre  et 
de  confusion  et  qui  doit  être 
le  sabbat  des  sorciers;  — 
au  figuré  :  dpi  k  j  avô  pri 
Je  kcijào  d  mit  fier,  s  cl  à' 
bru  e  (V  vahann,  s  et  œn  vra 
easartn . 

mse,  chasser,  saillir;  un 
taureau  ^as  une  vache;  — 
être  en  rut. 

easèlkè,  chasse  fantastique. 
Cf.  £asankè,  easartu. 

fûs  gaJà,  chasse-galant, 
toile  d'araignée  contre  le 
mur  ou  suspendue  au  pla- 
fond de  la  cuisine;  —  tison 
dont  l'un  des  bouts  lève 
le  nez  dans  le  feu  ;  —  tison 
qui,  bien  que  retiré  du 
feu  continue  néanmoins  de 
brûler  ;  (tout  cela  chasse 
les  galants  de  la  cuisinière 
parce  qu'ils  voient  tout  de 
suite  qu'elle  n'a  ni  ordre  ni 
propreté). 

msifyno ,     œsophage     de 
l'oie;  —  gosier. 

^asd',  chasseur,  petit  mail- 
let en  forme  de  coin  sur  Ic- 


ۈt 

quel  le  tonnelier  frappe  pour 
chasser  les  cercles  d'un  ton- 
neau. Cf.  -f)'?  ;  —  chasseur, 
fasd'  à  ter,  chasseur  en  terre, 
taupier. 

rdspi,  chasse  pie,  Lan i us 
collurio  (Andouillé). 

easivcr,  maillet  de  tonne- 
lier. Cf.  easœ. 

^asyer,  cage  où  Ton  met 
sécher  les  fromages. 

£at,  châtaigne  très  petite 
(Ernée). 

eatè,  cheptel  :  met  œn  hùrhi 
a  eatè,  donner  une  brebis  à 
nourrir  et  à  soigner  avec 
partage  du  profit. 

eat  ckiiryœ,  €at  éhurœ , 
chat-écureuil,  écureuil. 

€atè\t  :  pùk  la  ^atèij,  être 
puni  ou  frappé  pour  une  mé- 
chanceté ou  une  plaisanterie 
faite  en  complicité  d'autres 
personnes  (La  Dorée). 

^atèura,  châtaigneraie,  lieu 
planté  de  châtaigniers. 

€âllê,  châtelet,  dévidoire, 
tourniquet  sur  lequel  on  dé- 
vide horizontalement  le  lîl 
qui  vient  d'être  hlé  et  qui 
est  sur  la  Wriiel.  Le  fil  ainsi 


mv 

mis  en  écheveaux  sur  le 
châtelet  est  donné  au  blan- 
chissage ou  cà  la  teinture.  Les 
écheveaux  blanchis  ou  teints 
sont  mis  sur  le  travwè,  sorte 
de  dévidoir  vertical,  et  le  fil 
est  dévidé  en  vola  pour  ser- 
vir au  tissage. 

eatone,  chatoner,  grimper  à 
l'arbre  en  s'aidant  des  bras  et 
des  jambes;  —  mettre  bas 
(en  parlant  des  chattes);  — 
remuer  la  queue  ;  —  tou- 
cher avec  précaution  ;  — 
faire  l'espiègle. 

mtre  :  mtre  de  rœ,  châtrer 
des  roues,  passer  le  cercle 
de  fer  qui  entoure  la  roue. 

€atn(,  châtreur,  hongreur, 
rebouteur. 

eatun,  f.  pi.,  chatunes, 
sourcils. 

€ahiy,  Petromyson  Planeri 
(poisson),  Saint-Germain- 
le-Fouilloux. 

^atye,  châtaignier  qui  pro- 
duit des  fruits  tout  petits. 

■eavinar,  tricheur,  mauvais 
joueur. 

ravine,  tricher,  discuter  au 
jeu. 


€ab 


119 


eayu,  caillou. 

mbèryér,  chambrière,  ser- 
vante; —  filet  que  les  fi- 
leuses  s'attachent  à  l'épaule 
et  où  elles  passent  la  que- 
nouille; — •  trique  attachée 
par  un  anneau  sous  une 
charrette  et  qui  sert  à  main- 
tenir les  brancards  dans  une 
position  horizontale  quand 
le  cheval  est  dételé;  — mor- 
ceau de  bois  placé  à  la  tête 
d'un  rouet;  —  demi-cercle 
de  fer  qui  se  suspend  à  la 
crémaillère  et  sur  lequel  on 
pose  les  poêles  pour  les 
fritures,  sans  être  forcé  d'en 
tenir  la  queue. 

€àbr,(.,  petite  pièce,  dans 
une  ferme,  où  l'on  met  le  lit 
du  domestique,  des  fils,  et 
tout  le  débarras.  Voir  mé:(Ô; 
—  cave  à  tisserand;  — 
m.,  chanvre  ;  on  dit  partout 
£àbr  mal  pour  eàbr  fémêl,  et 
réciproquement. 

mbràk,  chambranler,  re- 
muer sans  cesse. 

mbrœl,  mbrol,  Galeopsis 
dubia  (Château-Gontier). 

fàhir,  enduit  fiit  avec  de 


I20 


fdV 


la  chaux  bourrée  de  poils 
d'animaux.  Cf.  eâobur. 

fildi^lye,  chandelier,  pilier 
de  bois  muni  de  clous  au- 
quel on  accroche  les  tasses 
dans  les  fermes  après  les  re- 
pas (Bierné). 

ۈ  d  fiuer  (A'),  le  champ 
de  foire,  la  société  royaliste, 
le  fimbourg  Saint-Germain 
de  Laval  :  dpi  k  il  a  mi  se  gà 
€é  le  jéxivit.)  il  c  rsii  dà  I  eà 
d  fivcr.  Voir^v/. 

ۈdl(vr,  Chandeleur,  per- 
venche naine,  Vinca  minor 
(Pail). 

fàdliiret,  f.,  chandelou- 
rette,  perce-neige. 

fàkâo,  chanteau,  morceau 
de  pain;  —  gros  pain  rond 
et  plat  (Ernée)  ;  —  quartier 
(de  lune)  :  /  prùmye  €âkâo  d 
la  hvn. 

€àhré  byà€,  sceau  de  Salo- 
mon,  Polygonatum  niulti- 
florum  ;  on  en  emploie  le 
rhizome  à  La  Dorée  pour 
guérir  le  chancre,  sorte  de 
maladie  des  vaches. 

€mj ,  chaîne  (Montour- 
ticr). 


eut 

fdpaij,  fàpcn,  Champagne, 
pays  fertile,  mis  en  culture 
depuis  longtemps  :  la  fîipan 
du  Mcn  ;  —  Champagne, 
Cossé-en-Champagne,  noms 
de  lieu  ;  —  bief. 

eàpi'ije,  qui  demeure  dans 
un  pays  de  Champagne. 

eàpèyc,  renvoyer  vive- 
ment; —  faire  paître  les  bes- 
tiaux dans  un  champ;  — 
marcher  à  travers  champs 
(Pail);  —  chasser, 

eàpcyc,  a.,  se  dit  d'un  ter- 
rain productif,  d'un  pays  de 
champaigne. 

eàpi ,  champi,  fils  bâtard 
d'une  femme. 

eâsii^i-),  moisir,  se  couvrir 
de  taches  blanches. 

£àsànî\  sansonnet. 

eàsyer ,  f. ,  lisière  d'un 
champ  ;  —  sillon  fait  le  long 
d'une  haie  à  l'extrémité  et  en 
travers  des  autres  sillons  :  /  u 
avô  pu  a  ferû'c  h  le  eàsyer. 

eàtnè,  eàtùuâo,  chante- 
Noël,  miche,  pain  de  Noël. 
Le  chante-noël  était  donné 
par  les  maîtres  à  leurs  do- 
mestiques, et  ceux-ci  empor- 


taient  le  chante-noël  dans 
leur  famille  où  ils  allaient 
passer  la  fête  de  Noël.  Dans 
quelques  cantons  de  la 
Mayenne,  par  exemple  à 
Bais,  les  maîtres  donnent 
non  seulement  le  chante- 
noël  mais  encore  tantôt  des 
œufs,  tantôt  une  oie,  tantôt 
un  gros  morceau  de  lard 
salé.  Dans  quelques  com- 
munes, le  chante-noël  se 
donne  à  carnaval. 

€à(j)pyœr ,  chantepleure, 
cannelle,  robinet  mobile. 

ۈtri,  f.,  chant. 

£àtyer,  chantières,  sillons 
du  bout  du  champ,  perpen- 
diculaires aux  autres.  Cf. 
€ètyer,  eàsyer. 

ۏlwi,  celui. 

£èinè^,  f)Hè:(^,  chemise. 

€âna,  €na,  mauvais  lit.  Cf. 
sna. 

€ènâo,  €nào,  chenal,  canal, 
rigole. 

ێnard,  fnard,  chenarde, 
colchique  des  prairies, 

€ènty,  £niy,  f.  pi.,  hypo- 
thèque (Montourtier). 

€èniya(^r^,€niyar,  lent  dans 


'ۏv 


121 


son  travail  (Andouillé);  — 
délicat,  facile  à  gêner. 

€êniye,  €niye,  lambiner 
(Andouillé). 

€ùniyer,  eniyer,  amas  de 
chenilles. 

€ènol,  €ênon,  €ênoy,  ehioyé, 
chenole,  larynx,  pomme 
d'Adam. 

fènu,  enu,  qui  a  de  la  va- 
leur, qui  est  bon,  délicat, 
exquis. 

eènuy,  emiy,  larynx  des 
animaux. 

£èplu,  £épu,  trépied  en  bois 
sur  lequel  on  aiguise  les 
pieux  où  on  coupe  les 
rames.  Cf.  mpii. 

eêvern,  €évernâo,  chevanne, 
poisson  d'eau  douce.  Cf. 
jwern. 

€èvi(r)  (sf),  venir  à  bout, 
dominer  :  i  n  pœ  6  £èvi  de  sÔ 
jva,  de  se^  éfà;  —  va  tu  bl  t 
€êvi  a  mm  le  bet  à  m?;  —  se 
suffire  (Saint-Aubin)  :;'  taerô 
d  nu  €vi  à  œ  domestik  st  àné. 
Cf.  jibi. 

sèviy,  cheville  ;  être  en 
cheville  se  dit  des  chevaux 
ou  des  bœufs  qu'on  place  en 


122 


eee 


ۏr 


tctc  des  attelages.  Cf.  jU'iy- 

€h>iye,  clievillcr,  mettre  en 
tête  ou  en  cheville  d'un  atte- 
lage un  animal  bien  dressé. 

£tvhvr,  chevelure. 

ftvrœQ^,  chevreul,  che- 
vreuil; —  nom  propre  de 
bœuf  (Andouillé). 

eœ,  chez  :  It  gâ  d  cœ  mi, 
mon  fîls  ;  —  il  e  bè  d  €d'  li, 
il  est  bien  de  chez  lui,  il  a 
de  la  fortune. 


^œ,  ceux. 


£à£tô,  couleuvre.  Cf.  sn^lô. 

£à'ht,  f . ,  radicule  de 
plante. 

€œn  pynte,  chêne  planté, 
chêne  planté  (jeu).  Cf.  kn- 
persé,  ragol. 

£œrjyè,  chirurgien. 

€d':^,  chose  :  œ  pti  £d\,  un 
peu. 

€œ,  chez.  Cf.  £è,  eœ,  5C. 

fé,  choir,  tomber. 

En  montant  dans  sa  chambrette, 
Je  buttis  et  j'chus  un  saut  ; 
Je  cheyis  su  ma  pouchette, 
J'égâchis  tous  mes  pruniaus. 

(Chanson.) 

£€£,  a.,  sèche. 
€e€e,  sécher. 


fcdrc,  chardon. 

£cl,  celle. 

fèinam',  ^,  qui  aime  A 
chamailler,  qui  volontiers 
cherche  querelle  et  dispute. 

fcnie,  maigrir  à  vue  d'œil. 

€cn,  chienne;  —  chenille; 

—  lepte  automnal   (Saint- 
Aubin-du-Désert).  Cf.  nijé; 

—  chaîne,  terme  de  tissage, 
réunion  des  fils  sur  l'ourtoir. 

eènoher,  chênaie,  lieu 
planté  de  chênes  ;  —  La 
Chenotière,  nom  de  lieu. 

€cnva  (Saint-Thomas), 
eenvœ,  fenvc  (Pail ,  Lan- 
divy),  chènevis. 

fcnvxér,  chanvre. 

£611,  chaîne. 

£éiiéf,  chaînette,  petit  cor- 
don dont  les  vieux  paysans 
se  servent  pour  serrer  leur 
culotte  par  derrière  (Craon- 
nais)  :  /  )i  ave  k  œn  h\ct  pu 
lui  la  €ènèt  dû  sa  ha?i. 

€eih\  mauvais  lit.  Cf.  £hia. 

£èiw,  monceau  assez  gros 
de  pain  ou  de  viande.  Cf. 
£inô;  —  anneau  d'osier  des 
balais  de  bouleau  (Landivy). 

n'r,  choir.  Cf.  fur,  £â,  eé. 


J 


eèr 

€èr,  chaise,  siège  à  dossier 
et  ordinairement  sans  bras; 

—  La  Chaire,  nom  de  Ueu; 

—  pi.  caresses,  dans  l'expres- 
sion :  fer  dé  €èr  a  kœkœ;  — 
dhnàde  la  eèr,  souhaiter  le 
bonjour  (Saint-Aubin-du- 
Désert);  —  chair,  viande. 
Cf.  €yer. 

De  la  chair  et  du  pain  mollet 
Que  je  viens  d'acheter  tout  à  l'heure. 

(Pastorale  155.) 

€eràs,  cherté,  prix  élevé. 

€erhone,  charbonner. 

£erhone,  charbonnier. 

€erboner,  lieu  où  l'on  fait 
du  charbon  dans  les  bois  et 
les  forêts;  — La  Cherbon- 
nière,  nom  de  lieu. 

eerbô,  charbon. 

€èrdronè,  chardonneret  ;  — 
chardonnette,  espèce  d'arti- 
chaut sauvage. 

eèrdrô,  chardon  (Pail). 

€èré,  {.,  cendres  bouillies 
pour  la  lessive. 

€èrf^  larve  de  l'éphémère, 
qui  sert  d'appât  pour  la 
pèche.  Cf.  bwetye. 

€èrfœy,  eerfè,  cerfeuil;  — 


ۏr  123 

larve  des  phryganides  ou  de 
l'éphémère,  appât  pour  la 
pêche. 

eériÇi-),  caresser  :  eéri  dô  U 
pti  ceyô;  —  bien  accueillir. 

£erj,  charge. 

€crjc,  charger. 

eèrkibitri,  charcuterie. 

^êrkû'itye,  charcutier. 

€èrpàke,  charpentier. 

eèrpàt,  charpente. 

€èrpàtri,  charpenterie. 

eerpèle,  chapeler,  couper, 
tailler. 

eèrpelur,  chapelure. 

eèrpi,  charpie  (Pail). 

ehpine,  écharper,  déchi- 
rer, mettre  en  charpie.  Cf. 
£arpene. 

eerpiÇr),  cherpir,  déchirer, 
écharper  (Pail).  Cf.  ^arpiij-'), 
éeerpir. 

eerplœ^,  chenille.  Cf.  eèn. 

€erke,   charretier,  roulier. 

€éni,  charrue  ;  — au  figuré  : 
à  via  œn  vèy  eéru,  se  dit  d'une 
femme  de  peu  de  valeur.  Voir 
épàol,  rwel,  père. 

ېni,  charnu,  gros,  gras. 

dérive,  charruer,  labourer. 

eèriué,  f.,  cendres  qui  ont 


124  ^0' 

servi  à  la  lessive.   Cf.  ^ere. 

férye,  grand  morceau  de 
toile  ou  drap  que  l'on  place 
dans  le  cuvier  à  lessive  par- 
dessus le  linge;  —  loueur 
de  chaises  à  l'église;  — 
charrier,  pièce  de  grosse 
toile  dans  laquelle  on  met 
la  cendre  au-dessus  du 
cuvier  pour  taire  la  lessive. 

€eryô,  petite  chaise. 

€cl,  chute  :  dô  fct,  on  dit 
d'une  porte  qui  se  ferme 
d'elle-même,  qu'elle  ferme 
de  £ct;  —  et  à  bon,  miua:^  €èt, 
être  bien,  être  mal;  n  et  pa 
hèn  à  €èi;  —  a  ^èt  d  ékii'el, 
après  coup;  —  le  pré  de  la 
^ét,  situé  à  l'endroit  où  la 
Rivière  de  Saint-Nicolas 
tombe  dans  la  Mayenne. 

féii,  chétif,  malheureux, 
infortuné;  —  faible,  débile. 

rétive,  épargner,  regarder 
à  la  dépense. 

€etr,  contre  de  charrue; 
—  bord  inculte  d'un  fossé. 
Cf.  nir. 

feire,  habillé,  vêtu. 

feyâOy  eeyô,  jeune  chien, 
petit    chien;    —    croissant, 


éraillure  des  doigts  au  bord 
des  ongles. 

f<^^,  chaise,  chaire  :\  prê- 
cher. 

^^:^V'',  '',  celui  ou  celle  qui 
a  soumissionné  la  location 
des  chaises  d'une  église;  — 
fabricant  de  chaises. 

£t\yer,  planchette,  claie  à 
faire  sécher  les  fromages. 

fc,  chien  :  fér  se  €c,  faire 
ses  chiens,  faire  faillite;  — 
et  €è,  être  chien,  être  chiche  ; 
—  chien,  terme  de  tissage, 
morceau  de  bois  traînant  à 
terre  et  servant  à  ralentir  la 
marche  de  l'ourtoir  pour  le 
déploiement  des  chaînes. 

fè,  chez.  Cf.  ov,  €(i',  se. 

fèbràle,  osciller,  remuer  : 
si't  fér  la  fèhràl  ;  —  àldgarsay, 
tùu  Vil  tràkil  e  n  ecbràJc  pwè 
koin  sa. 

fèfé,  petite  portion  :  ani 
€è-eé,  une  prise  (de  tabac)  ; 
œn  €è£é  d  peir,  dvyàd. 

fèfone,  caresser,  traiter  en 
enfant  chéri. 

fèfô,  enflmt  chéri,  dor- 
loté, préféré. 

fèftd',  qui  aime  à  badiner 


avec  les  femmes.  (Pail). 

eeeic,  î.,  petite  portion 
(de  tabac  ou  de  boisson). 
Cf.  €l€é,  sejté. 

€è€wer,  petite  fiole  en 
terre  à  orifice  étroit  fermée 
par  une  cheville  et  qui  sert 
de  tabatière.  La  eUiuer  est 
quelquefois  en  écorce  de  ce- 
risier, de  bouleau,  etc.  Cf. 
twin.  Pour  prendre  une  eè^é, 
on  ôte  la  chevillette,  on  se- 
coue la  £èeiuer,  on  fait  tom- 
ber le  tabac  sur  le  dessus  de 
la  main  dans  un  creux  pro- 
duit entre  le  pouce  et  l'index 
et  on  l'aspire. 

£èdok,  chinchonner,  cares- 
ser. 

£ên,  chêne  :  pyàlc  l  eln 
fiir-ee,  faire  le  chêne  planté. 

€èny  chaîne. 

£ènèt ,  chaînette,  petite 
chaîne,  cordon. 

€ètr,  haie  très  large  plan- 
tée d'arbres  et  d'arbustes  en- 
trelacés (Pail);  —  espace  non 
cultivé,  laissé  dans  un  champ 
entre  la  haie  et  le  dernier 
sillon  et  sur  lequel  on  pre- 
nait jadis  de    la   terre  pour 


€1  125 

mêler  aux  engrais  ;  —  feuilles 
amassées  pour  faire  la  litière 
ou  du  fumier;  —  les  deux 
ou  trois  sillons  perpendicu- 
laires aux  autres;  — •  planche 
large,  sillon  plat  (Saint- 
Pierre-des-Landes);  —  Les 
Chintres,  nom  de  lieu. 

£ltre,  se  promener  le  long 
des  cheintres;  —  cingler, 
rosser. 

eetre  (jnat),  mal  nourri 
(Cossé). 

€ètrèye,  faire  pâturer  les 
bestiaux  dans  les  cheintres 
(Craonnais);  —  chasser 
(quelqu'un), 

£ètyer,  les  sillons  du  bout 
d'un  champ.  Cf.  eàsyer,  eetr. 

de,  interjection  de  défi, 
pour  exciter  quelqu'un  à 
vous  jeter  ce  qu'il  tient  à 
la  main. 

eUar,  avare. 

ekté,  chicheté,  avarice. 

eUtô,  couleuvre  (La  Do- 
rée). Cf.  €œetô,  €ii€tô. 

ei  d  mvoaT^  merd,  individu 
désagréable  :  s  ga  la  i  m  a 
kôr  l  èr  dé  ei  d  mwaz^  merd. 
(La  Dorée). 


126 


€ik 


€in 


£ifc,  chiffonner,  bouchon- 
ner, froisser  une  étoffe. 

€ijlxe,  chiffonnier. 

cifr,  fifre  (Mayenne). 

eifyar ,  anguille  à  large 
tète. 

€ifye,  chifler,  siffler. 

eifye,  chiffonnier.  Cf.  eifkc 

eijté,  f.jgros  morceau  (de 
viande  ou  de  pain). 

^ikann,  chicaneur,  chica- 
nier. 

eikào,  pot  de  terre  pou- 
vant contenir  de  sept  à  huit 
livres  de  beurre. 

€ikâodyào,  pot  valant  la 
moitié  d'un  grand  pot  à 
beurre  de  Bretagne. 

€iké,  {.,  prise  (de  tabac). 

€iké,  petite  gorgée,  petit 
morceau. 

eikorn,  culée,  partie  d'un 
arbre  abattu  qui  reste  en 
terre  ;  —  tète  d'émousse  ; 
—  tête  dure. 

eikoic,  chipoter,  chicaner. 

€ikropè,  (jeu  d'enfant). 

éikii'ènèl,  petite  quantité 
d'une  chose  :  //  a  si  grà  pti  d 
donc  k  i  n  don  ké  par  eikiuènèl. 

eikwèr,  tabatière  en   bois 


ou  en  terre  en  forme  de 
petite  bouteille  plate. (Cossé). 
Cf.  eèewèr. 

eim^er,  cimetière. 
eind',  celui  qui  chine. 
€inc,  travailler  avec  ar- 
deur; —  faire  l'article,  atti- 
rer des  pratiques  dans  un 
magasin  ou  des  élèves  dans 
une  école;  —  se  dit  des 
gens  qui  vont  de  ferme  en 
ferme,  la  hotte  sur  le  dos 
chercher  des  œufs,  des 
poules,  etc.,  pour  les  re- 
vendre; —  demander  l'au- 
mône avec  insistance;  —  se 
moquer  de  (quelqu'un). 

€inu,  chemintau  (Lan- 
divy). 

eimivèl ,  indiscret,  médi- 
sant, celui  qui  rapporte  au 
maître.  A  Laval,  les  enfants 
chantent  à  celui  qui  a  été 
dénoncer  ses  camarades  : 

ei  mivel 

£i  €âdeJ. 
A  Ernée,  on  dit  : 

ei  mivel 

ei  ۈdel 

biuet  6  kn 

plen  dû  nierd 


sip 

a  tu  /;(  éealye 
t  à  pràra  œn  gulé. 

€inye,  se  dit  des  petits 
marchands  qui  portent  la 
hotte  ou  la  balle  sur  le  dos 
en  allant  débiter  leur  mar- 
chandise de  village  en  vil- 
lage. 

£inô,  quignon,  fort  mor- 
ceau de  viande  ou  de  pain 
(Pail).  Cf.  £àhâo. 

eip,  chipe,  chiffon  (Pail). 
Cf.  eif. 

€ipœ,  celui  qui  a  l'habi- 
tude de  dérober  ou  de  trom- 
per au  jeu. 

^ipe,  dérober. 

^ipet  :  sa  n  va  pa  £ipet,  ça 
ne  vaut  pas  tripette,  ça  ne 
vaut  rien. 

eipi,  avare,  ladre;  —  de 
peu  de  valeur,  femme  de 
caractère  pointilleux  et  aca- 
riâtre. 

€ipoke,  r,  liardant,  mar- 
chandant. 

eipàtaj,  lésinerie. 

eipdte,  liarder,  lésiner;  — 
faire  un  petit  travail. 

eipdtri,  f.,  lésinerie,  mes- 
quinerie. 


ۈk 


127 


eipàtii,  chipotier,  qui  vé- 
tille. 

£iri,  lieux  d'aisances. 

€iriuen,  cire  au  coin  de 
l'œil. 

£15,  chiche,  avare. 

£ival,  £ivâo,  cheval.  Cf. 
jvâo. 

ehc,  jusque  :  va  €kè  là',  — 
€k  u  yu  fâot  î  h  j  alj  ? 

eml  :  ah  a  eim,  aller  cher- 
cher à  domicile  (Bais),  par 
exemple  les  meuniers  qui 
vont  chercher  chez  leurs 
pratiques  le  blé  à  moudre; 
—  £ml  d  se  Jak,  voie  lactée. 
Cf.  mreyer  ;  —  ^mè  du  Pa- 
radi,  pierrette,  marelle  (jeu). 

£inène,  cheminer,  mar- 
cher :  /  £mèn  pwlfôr  à  tu. 

iinèmi,  qui  marche  bien, 
qui  fait  beaucoup  de  chemin. 

snike,  dérober;  —  boire. 

€nii£ar,  €niiccé,  enmu, 
pleurard. 

£iiii€e,  pleurnicher  (Craon- 
nais). 

£Ô,  choe,  chouette,  dans  les 
expressions  :  iiiég  koni  œn  pôv 
£Ô,  nér  kom  œn  €o  (Ernée). 

£Ôk,    socque,     chaussure 


128  i'op 

dont  la  semelle  est  en  bois  et 
le  dessus  en  cuir. 

fàka,  choucas,  espèce  de 
corbeau.  Cï.frœ. 

ۈkad,  choc,  heurt  d'un 
corps  contre  un  autre. 

eokaru,   tète   (d'homme). 

€dkè,  espèce  de  cruche. 

€dl,  enveloppe  verte  des 
noix,  noisettes,  châtaignes. 
Cf.  €aL 

€olyer,  lieu  où  on  a  semé 
des  choux  à  replanter  (Châ- 
teau-Gontier). 

fàme,  manquer  :  ô  n  €dm 
dû  rê;  —  être  dans  le  besoin, 
la  misère  :  dâ  lé  prùmye  ta  j 
avô  siivà  fàme,  niètnà  jù  n 
inàkô  pu  d  pè;  —  tarder  :  / 
fàmà  bc  d  avive,  ils  tardent 
bien  à  venir. 

ftw/^y,  chômage  :  et  â€otnej, 
et  ô  eomej,  manquer  de. 

i'ôijar,  a.,  qui  fourre  son 
nez  partout  ;  sournois,  qui 
regarde  en  dessous.  Ct. 
eiuaite. 

eônardc,  regarder  en  des- 
sous (Landivy). 

€opar ,  mauvais  garne- 
ment. 


£Ôpi'  trinquer,  heurter;  — 
faire  un  taux  pas  ;  —  se 
tromper  grossièrement,  taire 
une  grosse  balourdise  ;  — 
voler,  dérober;  —  él  €dpe, 
être  pris. 

edpè  :  à'  fôpc,  un  peu, 
quelque  temps,  un  instant. 
Cf.  hopê. 

eopète,  dormir  quelques 
instants. 

^opin,  petite  cruche;  — 
tasse  (de  cidre). 

eàrc ,  devenir  mauvais 
(surtout  en  parlant  du 
temps);  —  taire  une  figure 
triste,  soit  par  méconten- 
tement, soit  par  maladie 
(Pail). 

iô:^L\  terme  trivial  dont  on 
se  sert  lorsque  le  mot  propre 
échappe  à  la  mémoire;  — 
accuser,   blâmer,    gronder. 

€tœ,  jeter. 

€H,  tombé. 

€U€te,  terme  de  couture, 
surjeter,  coudre  en  surjet; 
—  chuchoter,  parler  bas  â 
quelqu'un  en  présence  d'au- 
tres personnes. 

4U£tô,    grosse    couleuvre. 


■itk 


€ilK 


€zua 


129 


€!Uii,  petit  bruit  que  l'on 
entend  quand  on  se  trouve 
près  de  deux  personnes  qui 
se  parlent  à  l'oreille. 

fupè,  espèce  de  pommes  : 
de  pïiin  dé  fiipi. 

fiipirô,  tête  :  nie  dô  kœk 
mix^Sîi  tôetipirô.  Cf.  pirô. 

eurjye,  chirurgien. 

ente,  tomber. 

Que  c'est  bon!  le  via  chuté. 
(Pastorale,  142.) 

faire  tomber  :  si  tu  m  âbéf,  j 
va  t  €11  te, 

entre,  grabat  :  jù  1  tnivi  dà 
l  furni,  hi-ee  sur  œ  mwà  eutre 
e  dévore  d  vermin. 

€uye,  chuer,  choyer  :  /  €uy 
jusk  ô  €è  d  la  rné^ô,  pu  5  fér 
bè  vni;  —  épargner,  écono- 
miser (Pail). 

eu,  chaleur  (paroisses  de 
la  Mayenne  avoisinant  la 
Sarthe). 

eu-e,  souche,  bûche. 

€ît€e,  taller,  se  dit  des 
herbes,  surtout  du  blé. 

€îi-eé,   f.,  souche  vivante. 

eitké,  petite  souche,  sou- 
chot. 


G.    DoTTlN. 


Gloisaire. 


€nla ,  interjection  pour 
exciter  un  chien  contre  quel- 
qu'un ou  quelque  chose. 

eumah{i'^,  individu  triste, 
d'un  caractère  peu  ouvert. 

€umue,  sangloter  (Ernée). 

€unar,  boudeur.  Cf.  mnar. 

eune,  bouder,  avoir  l'air 
maussade. 

€ute,  crier  comme  un  chat- 
huant  (Andouillé)  ;  —  appe- 
ler (quelqu'un).  Cf.  jupe;  — 
tomber  :  /  euti  par  ter. 

€uye,  choyer.  Cf.  €uye;  — 
économiser  sur  tout. 

^w^,  chose  :  s  pa  t-u  inéni 
«q,  ce  n'est  pas  tout  à  fltit 
la  même  chose;  kœk  eu^, 
kœt  €iii^,  œ  pti  €u^,  un  peu; 
—  un  tel  :  /  gâ  eu^.  Cf.  eœ':^. 

£u^e,  s'occuper  d'une 
chose  :  y  va  vu  eu^e  sa,  k  £u^ 
t  i  la?  —  a  forsé  d  eu^e-  ô  dvye 
€'u:{à;  — on  dit  d'une  femme 
qui  s'est  laissé  séduire 
(Bierné)  :  el  a  mi^^e. 

en^et,  chosette,  une  telle. 

€wané,  f. ,   plein  un  ewâ. 

ewane,  greffer  de  nou- 
veau; —  faire  la  guerre 
comme  les  chouans. 

9 


130 


euHi 


ewtinri,  nom  donne  pen- 
dant la  Révolution  de  1793 
aux  royalistes  en  armes  dans 
le  Maine,  la  Bretagne  et 
l'Anjou. 

€waih\  mettre  le  nez  par- 
tout. 

eivar,  grande  cuiller  en 
bois  pour  puiser  dans  un 
sceau  (Pail).  Cf.  gi€ô,  eiuà. 

ewâ,  chat-huant,  hibou  en 
particulier,  Syrnium  aluco; 
—  morceau  de  bois  carré, 
percé  de  quatre  trous  où 
s'enfoncent  les  àlann  d'un 
carrelet;  — grande  cuiller  en 
bois  ou  écuelle  de  bois , 
fixée  au  bout  d'un  manche, 
avec  laquelle  les  paysans 
prennent  l'eau  dans  les 
seaux;  on  se  sert  du  même 
instrument  pour  verser  l'eau 
de  la  lessive  sur  le  linge  qui 
est  dans  le  cuvier  ou  pour 
servir  la  soupe;  —  nom  des 
bandes  d'insurgés  qui  firent 
la  guerre  de  partisans  dans 
l'Ouest,  pendant  la  pre- 
mière Révolution  et  en 
1832.  Les  premiers  rassem- 
blements eurent    lieu   dans 


les  communes  de  Saint- 
Ouen-des-Toits,  Olivet,  en 
1792,  et  eurent  pour  chef  le 
faux  saulnier  Jean  Cotte- 
reau  et  ses  frères.  L'acte  de 
baptême  de  Jean  Cottereau 
porte  :  Jean  Cottereau,  lîls 
de  Pierre  Cottereau,  dit 
Chouan,  bûcheron,  et  de 
Jeanne  Moyné,  son  épouse, 
a  été  baptisé  le  30  octobre 
1767,  à  la  paroisse  de  Saint- 
Berthevin,  près  Laval.  On  a 
dit  les  Chouan,  les  gars 
Chouan,  comme  on  eût  dit 
les  Cottereau,  les  gars  Cot- 
tereau. Actuellement,  le  mot 
chouan  est  une  injure  que 
l'on  applique  aux  royalistes. 

fîvé,  f.,  plat  de  choux 
(Cossé). 

ewchi,  pain  blanc  de  belle 
qualité. 

€iuèr(sè),  se  choir. 

£îvère,  chercher,  (dans  l'ex- 
pression :  une  maladie  me 
cherche)  :  jù  n  si  pwè  à  gu,  j 
kré  bè  ke  j  €wèr  kœk  ^ //;(. 

€wê,  vase  de  bois  employé 
pour  servir  la  soupe  ;  —  autre 
vase  de  bois  servant  à  arroser 


le  linge  dans  la  cuve  à  lessive 
(Landivy,  Ambrières).  Cf. 
€wà. 

€iuip,  mauvaise  langue 
(Montourtier). 

£ioel,  f.  pi.,  exclamations. 

£iùen,  chêne  (Andouillé). 

eiuèrn,  chevanne.  Cf.  eèvern. 

syâo,  €yô,  petit  chien  qui 
vient  de  naître;  —  Château- 
Gontier  :  le  gâ  d  eyô;  —  reje- 
ton qui  pousse  sur  les  racines 
des  végétaux  (Pail).  Cf.  eyar; 
—  déchirure  de  la  peau  près 
des  ongles. 

eyâolc,  v.,  chienner,  met- 
tre bas  (en  parlant  des 
chiennes);  —  se  dit  des 
arbres  dont  les  racines  s'é- 
tendent au  loin  et  à  la  sur- 
face du  sol. 

eyâolé,  f.,  bande  de  petits 
chiens;  par  extension,  de 
petits  enfants  :  sa  cyàolé  d 
marmay.  Cf.  tyâolé. 

eyar,  rejeton  qui  passe  sur 
les  racines  des  végétaux. 

€yas,  chassie  des  yeux;  — 
scories ,  particulièrement 
celles  qui  restent  dans  la 
fonte  de  Tétain  ;  au  figuré  : 


€yl  1 3  I 

5/  5  1  fôd,  y  ôrè  bè  d  la  €yas, 
se  dit  de  quelqu'un  qui  ne 
vaut  pas  grand'  chose. 

€yasc,  se  dit  des  mouches 
qui  répandent  leurs  excré- 
ments. 

eyasii,  chassieux,  des  yeux 
chassieux. 

eyœ,  eyé,  chez. 
J'avons  prins  chacun  chieux  nous. 

ms.  54. 

€ye  :  npwe  eye  le  d  la  kre^, 
(comme  les  animaux  mal 
nourris),  vivre  maigrement, 
mal  faire  ses  affaires  (La  Do- 
rée) ;  fer  eye  d  la  merdè  ruj, 
ennuyer,  pousser  à  bout. 

£yènkâo,  petit  chien.  Cf. 
€eyâ . 

syentye  :  et  a  sô  €yentye, 
être  à  son  compte,  chez  soi. 

eyéÇr) ,  chair,  viande. 
(Pail). 

£yêr,  chère,  accueil,  ré- 
ception. Cf.  ^êr. 

£yêv(r),  chèvre. 

eyè,  eau-de-vie;  —  da- 
vier, outil  servant  à  faire 
entrer  les  cercles  d'un  ton- 
neau ou  d'une  barrique. 
Cf.  €asœ,  £aswèr. 


daç; 


dal 


do,  clac,  :  a  la  bon  dag,  a  la 
bon  da,  lut  a  la  bon  da,  à  lu 
bonne  franquette,  sans  façon, 
sans  prétention  ;  —  bon  da 
vèr,   holà   oui    (La   Dorée). 

dâbé,  dâbée,  grande  pluie; 
—  grande  quantité. 

dâbÇr^,  dâbre,  paysan. 

dabye,  dabier,  paysan. 

dada,  enfant;  —  dadais. 

dage,  daguer,  mordre. 

dagc,  habile,  rusé;  —  ta- 
quin (Pail). 

dagone,  quereller  conti- 
nuellement, taquiner  sans 
cesse,  digonner. 

dagote,  dagoter,  frapper  à 
petits  coups,  se  dit  en  par- 
ticulier du  poisson  qui  at- 
taque mollement  l'appiit;  sa 
m  dagolé  dà  lu  jmi  ;  —  parler 


à  tort  et  à  travers;  —  con- 
tredire quelqu'un  pour  l'aga- 
cer. 

dal,  tache.  Cf.  dâliir;  — 
évier. 

dah\  bavolet,  partie  de  la 
coiffure  des  femmes  qui  des- 
cend sur  le  chignon;  —  trou 
ou  tuyau  pour  faire  écouler 
un  liquide. 

dâlé,  flaque  d'eau;  — 
averse  ;  —  mare  d'urine  : 
h^pti  gâ  a  fc  œn  grâ  dâlé  par  la 
pyas. 

dâle,  uriner  :  la  p\i'  )i  ses 
pa  pu  k  œn  vae  ki  dal  (Bais)  ; 
—  se  couvrir  de  taches, 
former  tache. 

dâle,  taché  à  la  lessive. 
Cf.  tane. 

daJô,    rigole;    —   couche 


dar 

dont  on  enveloppe  les  en- 
fants en  bas  âge. 

dâltir,  tache  jaunâtre  sur 
du  linge  mal  blanchi. 

dai}i,  interjection  signi- 
fiant «  certes,  c'est  pourtant 
comme  cela  !  »  :  dam  si,  dam 
lui,  dam  nô,  affirmations  et 
négations  plus  faibles  que  : 
si  dam,  wi  dam,  nô  dam. 

dama,  prune  de  chien. 

damaj,  dommage. 

damase,  dire  sans  cesse, 
murmurer  entre  les  dents. 

damatikl,  dalmatique. 

damèje,  damaiger,  endom- 
mager. 

damnèmà,  damnement, 
damnation. 

damiuâ/^al,  damiue:;el,  de- 
moiselle. 

dâo,  lourdaud. 

dâobé,  daubée,  volée  de 
coups  de  poing  :  //  a  rsœ  œn 
bon  dâobé. 

dâobe,  dauber,  frapper  : 
je  n  se  pwè  kmà  k  i  n  l  a  pwe 
tive,  i  l  a  dâobe  kom  du  byè 
(Montaudin). 

dar,  partie  de  la  table  en 
forme  de  coulisse  et  qui  sert 


dà 


133 


de  rallonge  (Vautorte). 

darà  :  aie  à  darà,  marcher 
en  boitant. 

darbô,  pot,  cruche. 

daré,  f.,  denrée;  —  quan- 
tité :  œn  ptit  daré;  —  flaque 
d'eau.  Cf.  dalé. 

dure,  ventre  (Craonnais)  : 
j  e  mâo  a  mô  dare. 

darne,  dernier. 

darnèrmà,   dernièrement. 

daré,  tablier  de  flanelle  ou 
de  toile  pour  foire  les  gros 


ouvrages. 


darone,  marronner,  mur- 
murer; —  muser,  perdre  son 
temps. 

darô,  qui  n'avance  à  rien 
(Château-Gontier). 

dat,  m.,  date,  urine  : /^r 
sô  dat,  uriner.  Pour  guérir 
de  la  fièvre  les  rebouteurs 
faisaient  boire  au  malade  son 
dat  (Landivy). 

davà,  devant,  avant;  davà 
lie,  devant  que,  avant  que. 

day,  dail,  faux  (Pail). 

dùTci',  dciAîi,  difficile,  déli- 
cat pour  la  nourriture,  fa- 
cile à  dégoûter.  Cf.  piele. 

dà,  dam,  dommage. 


134 


dt 


dndiyœ,  chatouilleux  ;  — 
difficile,  scabreux. 

dà  d  ra,  dent  de  rat,  clou 
pour  souliers. 

dàje ,  dangé,  adjectif  em- 
ployé comme  imprécation, 
malin,  fin,  dangereux  : 

C'est  la  bique  à  Jean  Deschamps 
Qu'est  une  dangée  bête. 

(Chanson  d'Ernée.) 

Cf.  dœje. 

dà{ii),  dans  :  il  avè  6ôn 
erjà  dàn  œn  bit  rie. 

dàveste,  battre. 

de'  entre  dans  la  composi- 
tion de  nombreux  pronoms 
et  adverbes  :  da,  à:  s  n  epiuè 
d  a  ma;  de  ba,  de  bas,  à  bas, 
en  se  baissant;  d(^  bâo,  de 
beau,  tout  doucement;  de 
bô,  de  bon,  pour  de  bon;  dô 
dee,  de  dechez,  de  chez;  de 
dla,  de  delà,  de  là;  dû  dpi,  de 
depuis,  depuis;  dû  for,  de 
fort,  avec  force;  dû  just,  de 
juste,  justement;  dùgur,îcx- 
mement,  sévèrement  ;  de  kâ, 
de  quand  ,  quand?;  dâ  kè,  dû 
kà,  de  quoi,  quoi?;  dû  ki, 
de   qui,    qui?;  dû  mate,   de 


dûf 

matin,  au  matin;  dû  min,  de 
mine,  malgré  soi;  dû  n  ordi- 
ner  (Landivy),  d'ordinaire  ; 
d  œr  e  d  ta,  à  l'heure,  à 
temps;  dû  6we ,  de  soir,  le 
soir;  dû  ii  fè,  de  si  fait,  si 
fait;  dé  syeré,  de  soirée,  dans 
la  soirée  ;  dû  vrè,  dé  vra,  de 
vrai,  vraiment;  dû  nil,  de 
roule,  en  faisant  rouler  :  con- 
duire une  barrique  dû  ml; 
dé  stœr,  à  cette  heure-ci;  u  a 
pwl  d  yi  dir,  il  n'y  a  point  à 
lui  dire,  à  lui  faire  des  obser- 
vations; —  dû  tn  hi,  à  tous 
les  coups,  à  toutes  les  fois. 

dûbivèc,  qui  a  la  bouche 
plissée,  maussade,  renfro- 
gné :  œn  Jignr  dûkwce 
(Ahuillé);  cl  a  l  er  dûbiuèe. 

dûdà,  l'un  des  deux  camps, 
dans  les  jeux.  Voir  dûhor. 

dûfor,  dfor,  avec  courage, 
avec  force;  —  él  a  dfor  dû, 
regretter  l'absence  d'une  per- 
sonne ou  le  manque  dune 
chose;  être  dans  l'embarras 
(Ernée)  :  /  avô:{  été  oblijcd  vàr 
nô  dœ  bœ  avà  nut   Ttisè,  sa 

mil  ^  ^^"  ^^^Z"'  '  —  /  ^^'"  ^^" 
adfor  dpi  k  mil  fi  e  parti  pnir 


dêm 

l  armé; —  ô  nn  è  bèn  adfor, 
cela  nous  manque  beau- 
coup; —  être  étonné  (par 
suite  d'un  changement  d'ha- 
bitude) ;  une  nourrice  qui 
a  rendu  son  nourrisson  dira  : 
y  se  bèn  adfor  dé  n  pu  l  avé  la 
né  (Montaudin)  ;  —  ô  dèfor, 
au-devant. 

défré,  defrais,  frais. 

déhâ,  adv.,  dehors. 

déhor ,  nom  de  l'un  des 
deux  camps  dans  les  jeux,  en 
particulier  au  jeu  de  fêk 
(Landivy). 

dêké,  dèki,  dki,  que,  qui  : 
dki  ki  t  a  di  sa  ?  ;  dkè  k  tu  di 
la? 

dèkœr  :  a  dkœr,  à  contre- 
cœur, avec  peine  :  i  n  va  k  a 
dkœr  ô  traval. 

dêké,  de  quoi,  quoi?  dé 
kè  k  j  alô  vé?;  —  quelque 
chose  :  y  a  dki  ô  lojï,  bèsœr. 

dèksé,  quoi,  qu'est-ce  (Er- 
née,  Landivy)  :  dûksé  k  tu  di  ? 

dèkiuè,  decoin,  angle  :  ô 
dékwè  d  la  ru. 

dëma/^el,  demoiselle; — me- 
sure d'eau-de-vie  (Landivy). 

dêmœràs,  demeurance,  de- 


dém 


135 


meure,  habitation. 

démè€  :  cerises  demie,  ce- 
rises aigres.  Cf.  agriàt,  do- 
mèe. 

Les  escoureurs  d'Olivet 
Donront  des  cerises 
De  mèche  ou  de  bigarreau 
Escourtées  de  nouveau. 

(Noël  du  comté  de  Laval.) 

déméswi,  demeshui,  désor- 
mais. 

demi,  tasse  de  café  (Er- 
née,  Landivy);  — •  mesure 
d'eau-de-vie  inséparable  de 
la  tasse  de  café.  Cf.  dèma^el. 

demi  gà,  demi -gars,  petit 
domestique. 

démin  dèmin,  tout  douce- 
ment  :  //  aie  dèmin  dèmin. 

dèmii,  hardiesse  pour  s'ex- 
pliquer. 

dèmuràs,  demeurance,  sé- 
jour. 

dèmure,  demourer,  de- 
meurer. 

dèmiae^el  :  fèr  dâse  la 
dmwexel ,  piler  des  ajoncs 
dans  un  mortier. 

J(V»wg;(f/,demoiselle,  jeune 
fille  ;  — demi-décilitre  d'eau- 
de-vie  (Larchamp). 


136 


di^m 


lit'inyàio),  demeaii,  mesure 
pour  les  grains  valant  actuel- 
lement un  double  décalitre 
(boisseau  ordinaire)  ou  un 
quart  d'hectolitre  (boisseau 
d'Ernée)  ;  le  mot  deniiau 
est  usité  surtout  dans  l'ar- 
rondissement de  Mayenne. 
Les  curés  de  Saint-Loup-du- 
Gast,  pour  leur  foi  et  hom- 
mage au  seigneur  de  l'Isle, 
reconnaissent  qu'il  a  droit 
de  prendre  le  jour  de  la  fête 
de  Saint  Loup  et  de  Saint- 
Gilles  une  havée  (plein  les 
deux  mains)  de  chandelle 
de  cire  sur  l'autel  de  saint 
Loup,  à  condition  que  ledit 
seigneur  fournira  un  demeau 
de  farine  de  froment  blutée 
pour  aider  à  nourrir  les  en- 
fants qu'on  apporte,  la  vigile 
de  Saint-Loup,  pour  être  pré- 
servés de  la  peur  et  du  mal 
caduc.  Cf.  bar  aie. 

Anciennes  valeurs  du  de- 
meau : 

à  Mayenne,  30 1. 782 

àVillaines,  Lassay,  40  183 
àChàteau-Gontier,  10  923 
à  Craon,  Cuillc.        10    686 


dèr 

dhnui,  denuit,  toilette  de 
nuit  :  ('  )i  a  rèn  à  porte  k  6Ô 
dênû'i. 

dûijc,  denier,  argent  que 
l'on  jette  aux  baptêmes  :  a  s 
l'dIiiN  riiii  ôl  i  aroee  de  dèye. 

dùpi,  dpi,  depuis  (après 
une  voyelle).  Cf.  dœdpi. 

dêraye,  glisser  sur  la  glace. 
Cf.  dùriye. 

d^rdèdel,  dèrJèget,  petite 
sonnette. 

dêréye,  dréye,  tracer  des  sil- 
lons, faire  le  premier  la- 
bour. Voir  ré. 

dérir,  derire,  rire  :  s  cl  i 
pa  pîir  dêrir  !,  mais  c'est  pour 
rire  ! 

dCriye,  glisser  sur  la  glace. 

dêrl?(;et,  mauvaise  voiture 
(Landivy). 

dèrsaj,  dressage. 

dérsœ^,  dresseuse,  repas- 
seuse. Il  V  a  trente  ans,  c'était 
l'usage  de  fiurc  dîner  à  la 
table  des  maîtres  les  dres- 
seuses et  les  couturières  qui 
venaient  travailler  ."i  la  jour- 
née dans  les  maisons  bour- 
geoises. 

dêrsc,  dresser,  repasser. 


dtv 

dèrsri,  dresserie,  linge  à 
repasser,  action  de  repasser 
le  linge. 

dérsiuer,  dressoir,  étagère  ; 

—  bibliothèque. 

désœr,  sur,  dessus,  par- 
dessus. 

désur,  dêsu,  dsii,  dessus, 
sur  :  /'  m  a  môte  dsu  1  p\à. 

dèmr,  dmr,  dessous. 

dévalé,  dvalé,  dévalée,  des- 
cente, pente,  vallée  :  1  a  té 
eâos  a  la  dvalé,  tu  as  tes  bas 
sur  les  talons;  aie  l  gab  a  la 
dvalé,  aller  extrêmement  vite. 

dèvà,  dvà,  devant,  avant; 
v^  ave  fê  dvà  ma,  vous  avez 
fini  avant  moi;  dévàkè,  avant 
que;  dèvà  k  dé,  avant  de; 
dvà  deryér,  sens  devant  der- 
rière. 

dévàjîtr,  devant  jour,  avant 
le  jour. 

dévàM{o),  devanteau,  ta- 
blier de  femme  (nord  de  la 
Mayenne) 

Ma  fille  voulez-vous  un  dvantia 
Qui  soit  de  lin  ou  de  coupla. 

ms.  196  vo. 

—  étoffe  que  l'on  met  devant 
la  cheminée. 


dèv 


)/ 


dévàker,  devantière,  long 
tablier  que  les  femmes 
prennent  pour  monter  à 
cheval. 

dévalé,  devantée,  ce  que 
contient  un  dévàhjo. 

dèvàllé,  devantelée,  ce  que 
peut  contenir  le  dévàtyâo 
quand  les  coins  sont  relevés 
derrière  la  taille. 

dévàtye ,  f. ,  devantiée ,  la 
quantité  qui  remplit  un 
tablier. 

dèvèni,  devenir,  dépérir, 
s'aftaiblir. 

devenu,  devenu,  affaibli, 
dépéri. 

dévè{r),  devoir. 

dévèr,  devers,  vers  :  /  le 
tmvi  ki  dvalt  dver  €œ  mi  ;  — 
dans  les  environs  de  :  //  été 
ku€e  dver  la  port. 

dèvinay,  dvinay,  devinaille, 
énigme,  devinette.  Voici 
quelques  devinettes  popu- 
laires dans  le  bas  Maine  :  De- 
vinaille, devinaille,  qu'est-ce 
qui  pond  sur  la  paille?  (la 
poule)  ;  —  Qu'est-ce  qui 
marche  sur  quatre  tricauts 
en  remuant  son  plumasseau  ? 


138  dn> 

(le  chien);  —  Qui  c'est  il 
qui  a  la  corde  au  cou  et  qui 
marche  comme  un  fou?  (le 
rouet);  —  Qu'est-ce  qui 
passe  sur  l'eau  sans  faire 
d'ombre  ?  (le  son  des 
cloches)  ;  —  Haut  mon 
père,  rude  ma  mère,  bons 
les  petits  enfants(chàtaigne); 
—  Qu'est-ce  qui  est  gros 
comme  une  noisette  et  rem- 
plit toute  une  chambre  ?  (la 
lueur  d'une  chandelle);  — 
Qu'est-ce  qui  passe  et  re- 
passe et  laisse  un  petit  bout 
de  la  queue  ?  (l'aiguillée  de 
fil);  —  Vert  comme  poi- 
rée,  amer  comme  fiel,  doux 
comme  du  lait?  (le  cer- 
neau); —  Qu'est-ce  que 
Dieu  n'a  jamais,  qu'un  roi 
ne  voit  que  rarement  et 
qu'un  paysan  voit  tous  les 
jours?  (son  semblable)  ;  — 
Qu'est-ce  qui  va  en  chan- 
tant et  revient  en  pleurant? 
(le  seau)  ;  —  Dur  dessus,  dur 
dessous,  mou  tout  à  l'en- 
tour,  deux  cornes  au  der- 
rière, une  i\  la  tète  ?  (un 
soufflet);  —  Quel  est  le  roi 


diK' 

qui  a  la  plus  grande  cou- 
ronne? (celui  qui  a  la  plus 
grosse  tète);  —  Boudin, 
boudin  tombe  dans  un  fossé, 
deux  l'ont  vu,  dix  l'ont  pris, 
trente-deux  l'ont  mangé  ? 
(une  pomme,  les  yeux,  les 
doigts,  les  dents)  ;  — 
Qu'est-ce  qui  a  un  œil  au 
bout  de  la  queue?  (une 
poêle);  —  Qui  est-ce  qui 
quitte  sa  panse  pour  aller 
boire?  (la  couette);  —  Qui 
dégriche  en  entrant  dans  la 
maison?    (la    crémaillère); 

—  Qui  va  sur  le  dos  à  la 
messe?  (le  livre  d'heures); 

—  Qui  va  sur  la  tète?  (les 
clous);  —  Qui  a  les  cheveux 
en  terre  ?  (la  poirée). 

Pour  embarrasser  les  gens 
qui  prétendent  savoir  le  la- 
tin on  leur  propose  des  de- 
vinettes à  physionomie  la- 
tine :  Cocantra ,  pinosa 
(coq  entra,  pie  n'osa)  ;  — 
Versanzô ,  tôpanna  (vers 
sans  os,  taupe  en  a)  ;  — 
Latôtéfèt  un  trou  (latte  ôtée 
fliit  un  trou);  —  Beurati- 
dzôratatidzcl   (beurre    a-t-il 


dœj 

des  os,  rat  a-t-il  des  ailes)  ;  — 
AbiscoLiti,  grinsmouti  ?  abis- 
coLi,  grinsmou  (habit  se 
coud-il,  grain  se  moud-il  ? 
habit  se  coud,  grain  se 
moud);  —  Pipassa,  canosa 
(la  pie  passa,  le  chat  n'osa)  ; 
—  Félix  sonportua,  selnimi, 
versimi,  largata  (Félix  son 
porc  tua,  sel  n'y  mit,  vers 
s'y  mit,  lard  gâta). 

deviné,  dviné,  devinée,  idée 
singulière  et  ridicule  :  //  a 
fujnr  de  dviné  pwè  koin  d  ôtr. 

devine,  dvine,  deviner,  in- 
venter des  choses  étranges  : 
i  n  s:  hè  dvine. 

dé-i,  des  •.5ed:(^  dot  kè  j  kâosè. 

dé:^ire,  d^ire,  désirer  :  s  e 
bèn  a  d^ire. 

dé,  dû  :  je  n  di:^ô  rc  pîir 
sa  -.se  be  dé. 

dœdkà,  quelque  chose  : 
vyè  dô  ké  €  té  dij  dœdkà. 

dà'dpé,  depuis  (La  Dorée). 

dœdpi,  depuis  (au  com- 
mencement d'une  phrase  ou 
après  une  consonne)  :  dœdpi 
kà  et  Vil  si  fyer  ? 

dœje,  deugé,  fin,  rusé,  dé- 
lié (Pail).  Cf.  dàje. 


dœv 


139 


dàd,  dé,  deuil,  chagrin, 
peine,  fatigue  :  j  e  bè  du  dé 
ô  me  kat  pti^  éfà. 

dœle  (s),  s'attrister,  se  cha- 


grmer. 


dœnpé ,  depuis  :  dœnpé 
kâbè  d  ta  vil  tœn  vu  la  ?  Cf. 
dœdpi. 

dœr,  dur,  a  dœr,  durement  : 
V  m  ave  d'iige  bèn  a  dœr  ;  —  / 
lui  dœr,  il  entend  dur,  il  est 
presque  sourd.  Cf.  hâo;  —  / 
prè  si  dœr,  si  a  dœr,  si  telmà 
dœr,  il  fit  un  effort  si  vio- 
lent. 

dœram,  durham  :  œ  bydo 
tory  do  dœram. 

dœràdi,  durant,  tandis. 

dœre,  endurer,  souffrir 
sans  se  plaindre  :  k  vul  vu, 
fô  bè  dœre;  —  /  vule  la  bi^e, 
e  n  a  jamé  vnlu  dœre. 

dœv,  douve,  mal  des  mou- 
tons causé  par  un  ver  plat 
(trématode)  qui  se  loge  dans 
les  canaux  biliaires  du  foie; 
—  douve,  Ranunculus  flam- 
mula. 

dœve,  atteint  de  la  douve; 
l'œil  des  moutons  atteints 
de  la  douve  est  d'une  teinte 


I40 


déb 


caractéristique  :  il  a  l  c  koiii 
œn  muton  ilave. 

dé,  depuis  :  de  kà,  depuis 
quand. 

dé,  deit,  doigt. 

La  prime  nuitée  qu'ovè  lei  j'  cou- 

[chai 
E  m'iiappit  la  goule  ovè  ses  cinq 

[deits. 

(Chanson.) 

noms  des  doigts  :  pîisô,  Uepô, 
lôji,  malasi,  pti  dé  du  paradi 
(ou  pii  hondm  dû  n'kiki^  ;  — 
urine. 

déhagular,  débagoulard, 
-e,  qui  cause  sans  cesse,  à  tort 
et  à  travers. 

débagiih',  débagouler,  dire 
tout  ce  que  Ton  sait. 

débale,  déballer,  partir, 
s'en  aller,  fuir. 

débâobe,  débâobeye,  réveiller 
en  sursaut,  réveiller  l'atten- 
tion   par    une   légère  tape  ; 

—  foire  tomber  ;  —  tomber; 

—  frapper  (Pail). 
débardiilc ,    débarbouiller , 

laver  le  visage.  Cf.  débargiile. 

débarète,  débarrer,  ôter  la 

barre  qui  ferme  une  porte. 


déb 

dcbarc,  débarrer,  changer 
un  objet  de  place. 

dcba  rcjii  le ,  d  é  ba  rgo  u  1  e  r  , 
débarbouiller.  Cf.  débardule. 

débarje,  débarger,  détaire 
une  barge;  —  décharger 
(une  voiture). 

débarke,  embarquer  :  on  a 
débarke  ô  Havr  par  aie  a  Kà 
(Saint-Thomas). 

débàbarde,  débàbiye,  tom- 
ber. 

débèrione,  débertonner;  on 
dit  d'une  femme  qui  quitte 
la  coiffe  bretonne  pour 
prendre  le  bonnet  des 
femmes  du  Maine  :  el  a  dé- 
bèrione. 

débèryole,  déranger,  trou- 
bler. Cf.  détœrbe;  —  tom- 
ber (Ernée). 

débèr:;ple ,  revenu  de  l'i- 
vresse. 

débivle,  combler  une  tran- 
chée oii  Tc-iu  séjourne. 

débœle,  dégeler  (Ernée). 

débé(;âode,  instruire,  dé- 
niaiser; attraper  :  l  a  1  i  bè 
débègâode  ?  Cf.  débérâode. 

débekote,  réapparier  deu.\ 
objets.  Voir  bckô. 


déb 

debele,  debeller,  forcer  une 
personne  ou  un  animal  à 
changer  ses  habitudes  (Pail). 

débérâode,  débérauder,  ti- 
rer d'un  ennui,  distraire. 
Voir  bérao. 

débérâodmà,  débéraude- 
ment,  action  de  désennuyer. 

déberje,  déberger,  débar- 
rasser, défaire  une  barge  ; 
■ —  faire  sortir  (du  ht)  ;  — 
renvoyer;  —  se  déberje,  se 
presser,  se  débrouiller  (Er- 
née). 

débestye  (jt'),  se  debestier, 
se  détaire  de  ses  bestiaux 
(Châteaû-Gontier). 

débête,  débêter,  enlever 
l'ennui,  rendre  la  gaîté  ;  — 
enlever  l'ivresse,  dégager  la 
tête  ;  —  se  débète,  revenir  de 
Tivresse. 

débin,  misère,  déconfiture. 

débine,  débiner,  ruiner. 

débîstoke,  faire  tourner  la 
tête  à  (quelqu'un).  Voir  bis- 
toke. 

débishirne,  rendre  fou  ;  — 
faire  passer  un  tic. 

débiyete  (se),  se  dénouer, 
se  terminer  :  je  n  se  pa  kmà 


déb 


141 


k  sa  vas  débiyete  tu  sa  (Bais). 

déblatère  (s),  se  déblatérer 
se  répandre  en  invectives 
contre  quelqu'un. 

déblave,  déblayer. 

débône,  enlever  un  ban- 
deau ;  —  attraper,  tromper 
(Château-Gontier);  —  dé- 
tromper ;  —  battre. 

débor,  débord,  déborde- 
ment, crue;  —  diarrhée  ;  — 
bord. 

déborde,  déborder,  avoir  la 
diarrhée. 

déborne  œ  ku,  faire  sortir 
le  €arna  d'un  clou. 

débote,  débotter,  décrot- 
ter (ses  chaussures  ou  un 
instrument  embourbé). 

débôde,  débonder,  dépasser. 

débràdle  (se),  se  balancer 
(Bierné).  Cf.  brâdiye. 

débrèje ,  hâter,  presser 
(Ernée). 

débreye,  déblayer,  débar- 
rasser un  terrain,  enlever  les 
vidanges. 

débriisaye  (s),  se  débrous- 
sailler,  se  tirer   des  brous- 


sailles 


se  tirer  d'embar- 


ras. 


1^2  iléb 

débnise,  dcbrousser,  dé- 
busquer ;  —  ôtcr  les  brous- 
sailles. 

débute,  imaginer. 

débuté,  f.,  idée  :  à  vJa  d  œn 
débuté.  Cf.  deviné. 

déÏHKOue,  débouchonner , 
déboucher,  ouvrir  l'esprit. 

délmJe,  débouler,  débrouil- 
ler :  délmle  œ  ejvâo  d  fi;  — 
désiringoler. 

délndine,  dégringoler. 

débnrde,  débourder,  ne 
cesser  de  parler.  Voir  hirde. 

débiirddne,  débourdonner, 
tomber,  choir;  —  dissiper, 
débaucher  (Craon). 

débiire,  débourrer,  déve- 
lopper; se  débnre,  se  décou- 
vrir au  lit. 

débiiriee,  se  déhuriee,  se 
débourrichonner,  se  démê- 
ler, commencer  à  grandir  en 
parlant  d'un  enfant. 

débîirjwexe ,  débourgeoisé, 
bourgeois  qui  a  perdu  sa  for- 
tune. 

débyarde,  se  sauver,  débou- 
ler (Ampoigné). 

débyé:[e,  débiaiser,  mettre 
de   biais,   couper    de    biais  ; 


déf 

—  redresser  un  objet  tordu. 

déeàfr,  déchartVe,  celui 
qui  déchire  ou  brise  tout 
avec  violence  ou  en  peu  de 
temps;  personne  effrontée  et 
méchante.  Sous  la  Restau- 
ration, les  assises  de  Laval 
ont  jugé  et  condamné  un 
criminel  qu'on  appelait  le 
Déchaffre  parce  qu'il  brisait 
facilement  ses  menottes  et 
ses  fers  aux  pieds  ;  —  chose 
déchirée  :  /  c  kom  œn  déeâfr. 

démfre,  déchaffrer,  déchi- 
rer en  petits  morceaux,  ou 
avec  violence  ;  —  égrati- 
irner. 

déeafrur,  déchaffrure,  dé- 
chirure (en  parlant  de  vête- 
ments) ;  —  large  égrati- 
ynure,  blessure. 

déeale,  désennuyer  :  se  pli 
hv-i^yâo  la  é  bc  kniod  pur  met 
le  keiiâx)  a  s  déeale.  Voir  aeale  ; 
—  s'esquiver  : /  va  déeale;  — 
être  en  pente  :  mit  pré  et  à 
décala.  Cf.  dévale. 

déeareye,  marcher  en  zig- 
zags, comme  un  homme 
ivre.  Ci.  fào€e,bareye. 

déease,  chasser. 


déf 

déeâofe  (sf),  se  déchaufter, 
se  rafraîchir. 

déeetre,  enlever  les  €ètr  ; 
—  démolir  une  haie. 

dééipe,  déeipye,  déchirer. 

deeirer,  déchirure  (Saint- 
Thomas). 

dé^naye  (jiî),  tout  dépe- 
naillé. 

défniye,  sortir  du  lit  ;  — 
décaniller,  déguerpir. 

désole,  enlever  les  €Ôl  des 
noix  ou  des  châtaignes. 

déewipe,  pleurer  (Mon- 
tourtier). 

déeyâole,  arracher  les  eyâo 
ou  rejetons  du  pied  des 
arbres  (Pail). 

dédrajone,  arracher  (une 
fleur).  Voir  drajone. 

dédû'i,  déduit,  plaisir. 

défalà,  défaillant,  man- 
quant. 

défale  (jt?),  se  décolleter, 
se  débrailler.  Yo'ir  fal. 

défâofile,  défaufiler,  enle- 
ver le  faux-fil. 

défâofile,  détaufilé,  incom- 
modé. 

défaruee,  défaroucher,  ap- 
privoiser. 


lej  143 

défàr,  défendre. 

défàsaby,  défensable,  de 
défense,  impénétrable  :  la 
hâ  ne  piuè  défàsaby  ;  —  œ  mur 
s  ré  pu.  défàsaby. 

défémiye,  trouver  quand  on 
ne  cherche  point. 

^6/ér^//',défroidir,  réchaut- 
fer. 

défeje,  défiger,  faire  fondre 
ce  qui  est  figé.  Yo'irfeje. 

défène,  sortir  de  malheur 
pour  être  plus  heureux,  faire 
cesser  un  mauvais  sort. 

déféniQ),  définir,  achever 
un  travail  qui  a  traîné  en 
longueur. 

défêr  (5é),  se  défaire,  quit- 
ter sa  toilette  de  ville. 

déjerje,  déferger,  déferrer, 
enlever  les  fers  ;  —  défrayer. 

défile,  effiler;  —  se  défile, 
s'effiler. 

défilop,  drap  effilé. Cf. /)é«(y. 

défilope,  effilocher.  Cf.  dé- 
pèniye. 

définaye,  définailler,  finir. 

défini(j-),  définir,  venir  à 
bout  :  i  n  pœ  pa  définir  a 
re;  —  finir  :  fodrè  be  ké  st 
afèr  défini j. 


144  ^^^f 

défmisyô,    déhnition,    fin. 

défhiks\ô,  Jéfluxion,  flu- 
xion :  //  a  sère  iv  rirvi  h  a 
iitnie  à  ilcfîiiksyô  d  pctriii. 

défoJcyc,  défoleyer,  recou- 
vrer l'usage  de  la  raison. 

défouic,  déformer,  bossuer  ; 
—  salir  :  j  vye  d  fc  dà  la  ho, 
j  se  tu  défomc  ;  —  se  défomc, 
se  salir.  Cf.  difonie. 

défrt'€C,  défreeiÇr)  (Pail), 
défricher. 

defrêiu-,  pàtir,  maigrir 
(Craonnais)  :  nid  pnv  pli  c;à 
e  tu  defrène,  il  e  kom  œn  pîiv 
ptit  fani\. 

défripe,  friper;   —  prodi- 


guer. 


défiite,  délasser. 

déjiiniye,  défouniller,  faire 
sortir  d'un  trou  ou  d'une 
cachette  ;  —  chercher  un 
objet  au  milieu  d'autres  qui 
le  cachent;  —  défricher. 

défuree,  défourcher,  déta- 
cher un  objet  enfourché;  — 
dégringoler. 

défiirçie,  dégringoler. 

défnrke,  sortir  précipitam- 
ment d'une  cachette;  —  dé- 
gringoler, se  décrocher. 


dég 

défnrnaye,  tirer  peu  à  peu 
d'une  cachette. 

dé/ut  rase,  défoutrasser, 
bouleverser. 

défwcre,  défoircr,  quitter 
la  foire. 

défyàbe,  déflamber,  étein- 
dre la  flamme. 

dêjyœre,  défleurer,  défleu- 
rir. 

dêfye  (s),  se  défier,  croire, 
ajouter  foi  :  j  m  à  défi,  je 
pense. 

déc,âle  (Saint-Berthevin), 
dec,âli{r)  (Pail),  se  fendre, 
travailler  :  ti  suie  l  Inue  d  la 
inàjwer  s  nieirè  a  déc;âle;  — 
s  décjdk,  se  disjoindre. 

déc,âo,  enveloppe  d'un 
doigt  malade.  Cf.  déyâo. 

dégarse,  fendre,  couper, 
crevasser.   Cf.     déjerse,   dé- 


V 


arse. 


dé(;ase,  dégacer  (contraire 
d'agacer)  :  niàj  tô  p'e  se,  sa  va 
t  dégase  le  dà . 

dégaye,  déchirer  les  habits; 
tii  déi;aye,  vêtu  de  loques. 

dé(;àdi(r),  rebondir,  sauter 
comme  un  ressort  qui  se 
détend. 


dégèrtiÇj-^  (se)^  se  débarras- 
ser de  la  vermine. 

dcgérwe,  dégeler. 

dègé  :  œn  dêgé  d  buyi,  plein 
le  doigt  de  bouillie.  Cf. 
déyé. 

dégè^ye,  celui  qui  a  la 
jambe  alerte,  dégagée  (com- 
munes voisines  de  la  Bre- 
tagne). 

dégise,  déglisser,  glisser. 

dégnaye,  dégiiiye,  déchirer, 
dépenailler;  —  médire  de 
(Ernée). 

dégobiymà,    vomissement. 

dégagé,  f.,  chute  copieuse 
de  matières. 

dégôrœme,  se  débarrasser  la 
gorge  des  mucosités  qui 
l'obstruent.  Cf.  ébùrwayc. 

dégote,  abattre  un  objet, 
un  but,  de  loin. 

dégo^lye,  parler  beaucoup. 

dégôde,  faire  sauter  hors 
des  gonds;  —  se  dégôde,  se 
mettre  en  colère. 

dègra,  huile  grasse  prove- 
nant du  dégraissasse  des 
peaux. 

dégrabati:(e ,  dégra  boli:^e , 
dégramati^ey    dégrader     (un 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire. 


mur)  en  enlevant  l'enduit; 
et  dégramati^e,  être  exténué, 
avoir  l'air  malade  à  la  suite 
d'excès. 

dégratine,  égratigner. 

dég  ravine ,  dégramatiser 
avec  les  ongles. 

dégravuye,  remuer  la  terre, 
le  gravier  à  la  façon  des 
poules  (Pail). 

dégrèle,  tomber  dru  comme 
grêle  (Pail). 

dégrimr,  d,  grimacier,  -e. 

dégrise,  montrer  les  dents, 
grincer  des  dents;  —  rica- 
ner, faire  la  grimace;  —  être 
de  mauvaise  humeur. 

dégrisé,  f.,  grimace  :ferœn 
vilén  dégri-eé. 

dégrimi,  dégricheur,  qui 
grince  des  dents,  qui  fait 
des  grimaces. 

dégrimone,  montrer  les 
dents;  —  se  moquer  de 
quelqu'un  en  lui  faisant  des 
grimaces  pendant  qu'il  a  le 
dos  tourné  ;  —  murmurer 
entre  les  dents,  bisquer 
(Olivet,  Saint-Ouen)  :  /  di 
sa  p-u  m  fér  dégrimone  ;  — 
médire. 


146  clc(; 

iiéijriiiar,  li,  grimacier, -c. 
Cf.  decriear. 

dci;riih',  montrer  les  dents. 
Cf.  déc,ri€e  ;  —  fàciier, 
mettre  en  colère. 

iicç;rivale,  descendre  sur  le 
derrière  (une  haie,  un  talus); 
—  courir  rapidement  sur 
une  pente  raide. 

lii'grolc,  dégringoler,  tom- 
ber. 

dqjiilc,    abattre  un  objet, 

un  but   de   loin  ;    —    viser 

(Saint-Thomas).  Cf.  dàjofe. 

déij'it,  eau  qui  tombe  d'une 

gouttière. 

dégitjine,  activer,  rendre 
leste  et  prompt;  —  dresser, 
instruire,  façonner;  — sdi'gti- 
jiiie,  se  remuer,  se  hâter  de 
faire  une  chose  ;  —  dcgiiji^ic, 
dégagé,  svelte. 

di'i;nker,  dégouttière,  gout- 
tière. 

dcçiiiUuc,  tomber,  couler 
goutte  à  goutte;  —  glisser 
sur  une  pente,  aller  en 
pente  :  su  f/nè  va  à  di'ç;/iliiiri. 
dth;-ur,  dégourdi,  habile, 
alerte. 

dcijitrUonc  (jV),  se  débour- 


dch 

richonner,  se  développer. 

dégiirjinc ,  activer  quel- 
qu'un. 

dccjiitasyû,  dégoùtation,  dé- 
goût, répugnance. 

dcc,iii^yâo,  intelligent  :  pwc 
trô  dcc/u:;^yào,  pas  trop  dé- 
gourdi. 

dcc;iuaye,  dégouaillcr,  dire 
des  plaisanteries. 

di'fjîue,  dégois,  gazouille- 
ment, dégoisement. 

déçfLuenc,  vomir. 

dchaiie,  dchenc,  déculotter; 
au  figuré,  dchcuic  signifie  dé- 
goter,  avoir  facilement  le 
dessus,  et  cette  expression 
implique  la  couardise  ou  la 
faiblesse  de  la  personne  en 
question  (Ernée).  On  disait 
autrefois  à  La  Dorée  d'un 
homme  a}ant  un  conseil 
judiciaire  qu'il  était  dchenc  : 
;/  fè  piuè  d  marec  ô  li,  il  c 
dchcne;  —  déshabiller;  —  su. 
dchcne,  se  déshabiller. 

dchaniÇr),  enlever  la  moi- 
sissure d'un  fruit. 

dchd'dc,  ôter  les  entraves 
des  pieds  des  animaux. 

déherklc,  bo u le ve rse r . 


dèj 

dehète,  deshaité,  mal  dis- 
posé, mal  à  son  aise. 

déhoklase,  ébranler,  dis- 
joindre. 

déhiiee,  s'envoler  d'un  per- 
choir; — -  tomber;  —  faire 
descendre    d'un   lieu   élevé. 

débute  (jsé),  ôter  les  hou- 
seaux,  les  guêtres,  les  bottes. 

dé/ni^iye  Çsè),  se  déshabil- 
ler (Bais). 

déjène,  déjèije,  imiter  en 
se  moquant  (la  démarche, 
la  parole,  etc.,  de  quelqu'un) 
(Ernée). 

déjerse,  fendre,  couper, 
crevasser.  Cf.  dégarse. 

déjegàdc  (5),  se  dégingan- 
der,  n'avoir  ni  contenance  ni 
démarche  assurée. 

déjible ,  défailhr  (En- 
tramnes). 

déjite,  faire  sortir  du  gîte  ; 
—  quitter  son  gîte. 

dêjo€c,  f.,  chute  copieuse 
de  matières  (Craonnais).  Cf. 
dcqo-eé. 

déjuk,  déjuc,  heure  où  les 
poules  déjuchent. 

dèpir,  prolongation  d'une 
échéance. 


dégringoler    : 
■  faire  sor- 


dék  147 

déjwè,  désaccord,  désu- 
nion. 

^/(ym'/<?,disjoindre,séparer. 

dékabose,  décabosser,  ré- 
parer un  objet  bossue. 

dckad,  pi.,  bamboches  :  / 
fè  be  kœk  fa  kœk  ptit  dékad, 
me  s  e  tuju  re. 

dckadi(r),  décliner,  dépé- 
rir. 

dékahiiee,  dckaluee,  dégrin- 
goler. 

dékaniye 
dékaniyel  eskaye; 
tir  quelqu'un  de  force  et 
promptement  ;  —  s'enfuir, 
s'en  aller  de  mauvaise  grâce. 

di'kàopi,  en  mauvais  état, 
frippé,  fatigué. 

dc'kâopiÇr),  décaupir,  rui- 
ner, mettre  en  pièces,  briser. 

dékare,  partir,  s'éloigner; 
—  enlever  la  régularité,  dé- 
parer :  sa  dékar  k  €à;  —  / 
ku  k  il  a  nu  a  la  lévr  le  dé- 
kar. 

dékare,  déclarer.  Cf.  dékere. 

dékareijie,  faire  oublier  le 
carême,  remplacer  par  des 
aliments  gras  les  aliments 
maigres. 


148  dék 

lickarpc,  tomber. 

dckarsde,  débraillé. 

dékavc ,  déterrer ,  t  i  re  r 
d'une  cavité,  d'un  trou. 

dcJcave,  déclaver,  tirer  le 
verrou,  déclencher. 

dékàfi',  avancer  en  besogne 
(Ampoigné)  ;  —  débarras- 
ser, d'embarras  (Chateau- 
Gontier). 

di'kiue,  déclanclier,  enle- 
ver le  verrou,  la  barre  de 
bois  qui  ferme  une  porte  : 
dékcu  dô  la  port  ;  —  déman- 
cher, déboiter,  déhancher; 
—  su  dé^à^e,  dire  ce  que 
l'on  a  sur  le  cœur;  — 
avouer. 

dékœre,  vomir. 

dékèec,  décacher,  décou- 
vrir, ôter  une  enveloppe. 

dékléir,  déclarer.  Cf.  déJçare. 

déki-ttle,  déclouer.  Cf.  de- 
kiiie. 

dékinàde,  décommander. 

dékoJjÇr),  redresser  un  ob- 
jet kojî. 

dckolcre,  décolérer,  se  défà- 
cher. 

dckonétr,  méconnaître,  ou- 
blier,     refuser     de     recon- 


dék 

naître  :  /  m  a  dckonii  dvà  l 
tiiôd. 

dékonu,  méconnu. 

dékordcmà,  sans  se  recon- 
naître (Craonnais). 

dékorde,  décorder,  être  en 
désaccord. 

dékonnà,    ornementation . 

dékorsiÇr),  rendre  souple  : 
sa  va  t  dckorsi  la  pya,  d  sïùc 
kàm  tu  fe  (Landivy). 

dékote,  enlever  l'appui,  le 
soutien,  l'obstacle;  —  fciire 
déguerpir;  —  partir  :  ;  /<'  va 
fer  dékote  dé  dla;  —  s  dékote, 
se  décotter,  commencer  à  se 
développer  intellectuelle- 
ment ou  physiquement. 

dékote^me ,  décotaisonner, 
changer  l'assolement  d'un 
champ  (Pail). 

dékoti(^r^,  remuer. 

dékôfor,  déconfort,  décou- 
ragement, chagrin,  désola- 
tion. 

dékrapile,  décrépit. 

dékrapiléi^ô,  d  éc  ré  pi  t  u  d  e . 

dékrase,  décrasser,  débar- 
bouiller. 

dékraswer,  serviette  de  toi- 
lette. 


del 

dékrésàs,  décroissance. 

dékrètr,  décroître  :  je  n  krè 
ni  n  dékrè. 

déhroete,  décrocheter,  dé- 
crocher. 

dékroldnole,  dégringoler. 

dékrôle,  tomber,  descendre. 
Cf.  dégrole. 

dékru€e,  décrocher,  pren- 
dre un  objet  àkruee  :  vyœ  in 
m  dékru€e  ma  fêk  k  e  dà  1 
mi^iye;  —  dégringoler;  — 
déconcerter. 

dékruete,  décrocher  ;  — 
dégringoler  :  //  a  dékriiete  de 
dsii  la  rnexp  (Montaudin). 

dékrnye,  tomber,  dégrin- 
goler :  tu  va  dékrnye  ;  —  via 
la  pyé  ki  dékruy;  —  faire 
tomber  un  objet  suspendu; 
—  tirer  le  verrou,  la  barre 
qui  ferme  une  porte. 

déhi,  décours,  décrois- 
sance; Le  D.,  p.  210. 

déhiUne,  descendre  dou- 
cement. Cf.  dêgnline. 

dékiite,  cesser  d'écouter. 

débite,  enlever  les  clous. 

dékwaye,  décrotter  (ses  ha- 
bits). 

delâhr  (à),  en  ruine. 


déni  149 

déleee  (5),  se  délécher,  se 
réjouir  -.ôs  à  délee  le barb;  — 
déle^e,  difficile  à  nourrir 
(Château-Gontier).  Cf.  pUlè. 

délcye,  délayer,  retarder, 
temporiser. 

délikdle,  délikôle,  ôter  le  li- 
cou d'un  cheval. 

délipe  (se),  se  délécher,  se 
pourlécher, 

délivr,  libre. 

délivrej,  délivrage,  dé- 
combres de  toute  espèce  de 
matériaux  provenant  de  dé- 
molition. 

délobe,  délober,  tromper 
(dans  son  attente);  —  dé- 
tromper, ouvrir  les  yeux. 

délose,  ébranler  un  arbre 
pour  l'arracher.  Cf.  élose. 

déluge,  corriger,  donner 
une  réprimande  ou  môme 
des  coups. 

déluré,  dégourdir. 

dem,  dame  ! 

démâeète,  enlever  la  mâ- 
choire inférieure  (d'une  tête 
de  veau)  ;  —  se  démàeie,  se 
fausser  la  mâchoire. 

démakre,  remuer  légère- 
ment (la  terre). 


1 5  o  dém 

dcmnii'h]àse,  tripoter,  ar- 
ranger (en  général). 

dcmarcc,  démarcher,  com- 
mencer à  marcher;  -  mar- 
cher en  arrière,  reculer;  — 
5  démaree,  marcher  :\vqc  at- 
fectation. 

dcniarilcàodi',  changer  (des 
objets)  de  place;  —  séparer 
les  diverses  pièces  qui  com- 
posent un  objet  (Pail). 

dénia  r je,  s'en  aller.  Ct. 
déniaree. 

dcinàec,  démancher,  bri- 
ser, détériorer  :  /  huverk  d 
la  Invet  e  tu  détnàee. 

^c'w^f ///^,  démanchcment, 
dérangement. 

déniàte  {if),  se  démcntcr, 
se  préoccuper,  se  tracasser; 
—  se  lamenter  (Pail). 

dcnUnc,  dcnuie,  démener, 
posséder,  tenir  en  sa  puis- 
sance :  la  Dior  l  demèn  (Er- 
née)  ;  — s  c  la  inor  ki  I  dciiiéii, 
dit-on  pour  excuser  les  sot- 
tises que  fait  un   mourant. 

dnnûnigàs,  action  de  se  dé- 
mener en  marchant  (Ernée). 
démœrje,  faire  sortir  d'un 
lieu,  forcer  à  rt muer  (Pail). 


démêle,  démêler,  délayer 
(la  galette,  la  bouillie). 

iléiiiénnià,  demènement , 
manière  d'agir,  conduite. 

démêye,  distraire.  Cf.  dc- 
eale. 

démite  Çu'),  se  défâcher 
(Ernée). 

démdfoiie,  enlever  les  gru- 
meaux, les  mo€ô;  —  émietter, 
démêler;  —  se  développer, 
progresser  intellectuellement 
ou  physiquement. 

démoliÇr),  démolir,  abattre 
à  ses  pieds,  terrasser  son 
adversaire,  tuer. 

démôtaby,  démontant,  dé- 
concertant. 

démttlèle,  démoletter,  dé- 
boiter les  os. 

déniiinpile,  faire  la  gri- 
mace, maugréer.  Cf.  dégrise. 

démiuè::j{j-'),  démoisir,  en- 
lever la  moisissure. 

démyaole  :  s  p?  la  démyâol, 
ce  pain  est  peu  cuit  et  s'en 
va  en  bouillie  dans  la  soupe. 

déiiàti(r),  nettoyer. 

deiié,  f.,  grand  dîner  don- 
né à  la  famille  et  aux  amis, 
quand    on    tue    le    cochon 


dép 

(paroisses  limitrophes  du 
haut  Maine). 

dène,  m.,  dîner. 

denerle,  préparer  une  terre 
pour  la  semence  (Pail). 

dénigre,  dénigrer. 

Tu  fais  tout  pour  dénigrer 

Tu  n'apercieus  pas  qu'i  guersille? 

(Pastorale  139.) 

dénijd'  dp-iil,  dénicheur  de 
poules,  maraudeur. 

dénije,   dénicher. 

dénikte,  défoire  un  tricot. 

déiwsc  Çsé),  s'énoncer. 

démise,  enhardir,  encou- 
rager (Pail).  Voir  //'?/~^z. 

dépaniye,  mettre  une  étoffe 
en  paniy.  Ct.  dcpêniye. 

dcpâope,  détromper. 

dépapote,  donner  des  coups 
sur  \q  pap6,\^.  figure,  spécia- 
lement la  bouche;  —  enle- 
ver. 

déparée,  enlever  les  par- 
ches. 

déparèje,  dépareiller  (Er- 
née). 

départ i{r\  partir. 

déparvùui ,  dépendre  :  sa 
déparvyè,  ça  dépend  (Saint- 


dép  1 5 1 

Thomas)  ;  /  vndrè  bl  earéye, 
mè  sa  déparvyè  du  ta  ki  va 
fer  ;  —  provenir. 

dépate ,  défricher  (une 
haie;  —  détacher  la  boue 
qui  colle  aux  pieds. 

dépatiye,  détacher  la  boue 
qui  colle  aux  pieds. 

dépatuye  (s),  se  dépatouil- 
1er,  se  débarrasser,  se  tirer 
d'affaire. 

dépà,  dépens,  dépenses, 
vivres,  provisions  de  bouche 
(Craon). 

De  Martigné  sans  bagage 
Viendront  plusieurs  bonnes  gens 
Garnis  d'argent  à  louage 
De  quoi  faire  leurs  dépens. 

(Noél  du  comté  de  Laval.) 

ô  dépà  dé,  à  l'aide  de  :  s  àlvé 
ô  dépà  dé  bra;  —  6  dépà,  ô 
diij  dépà,  beaucoup  :  /  mâj  ô 
dépà,  i  travay  ô  diij  dépà 
(Château  Gontier). 

dépàdàse,  décrocher  (des 
saucisses,  des  andouilles). 

dépàdr,  dépenser. 

dépénaye,  briser,  déchirer. 

dépèniye,  effilocher;  —  dé- 
mêler un  objet  embrouillé. 


1)2  dép 

dcpcnc ,  (Icpainer,  dcchircr 
(une  étoffe). 

ch'pi'sc,  décoller  deux  ob- 
jets poissés. 

dcpi'si  (.î),  se  dégrossir, 
devenir    moins   épais     plus 


intelligent. 


ilépclràlc,  dépoitraillé,  dé- 
colleté. 

ih'pi,  dépit  ;  fer  hit  à  iJipi, 
faire  tout  de  travers  (Cossé). 

dépiboie ,  dévisser; — faire 
tomber  :  dcpibote  la  galoe  ;  — 
tomber  (Château-Gontier). 

dépike,  déplanter,  enlever 
la  terre  (par  ex.  des  choux). 

dcpikniyc,  tomber. 

dépihte,  travailler  la  terre 
avec  un  pic. 

dépirwete,  dépirouetter, 
tomber  de  haut;  —  fliire 
tomber. 

dépité,  quia  du  dépit. 

dépite,  défier,  provoquer, 
fiiire  dépiter,  amener  la  dé- 
fiance; —  6é  dépite,  aban- 
donner sa  couvée. 

dépld'fe,  déplumer;  —  sô 
dépidre,  perdre  ses  plumes. 

dépokrase,  lessiver,  laver 
aux  acides. 


dép 

dépope,  tromper;  —  bles- 
ser (Ernée). 

déporsèk,  mettre  bas  (en 
parlant  de  la  truie). 

dépote,  dépoter  (une  bran- 
che d'arbre),  l'arracher  en 
enlevant  le  talon  qui  lait 
corps  WQc  le  pied.  Cf.  ekeste. 

dépsiye  (si'),  se  réveiller 
péniblement. 

dépunè:{i(^)-) ,  dépunaisir , 
désinfecter  (d'une  odeur  dé- 
sagréable). 

dépiifi,  désenduit,  dégra- 
matisé  :  la  méxp  é  tut  dépïifi. 

dép-uri(j-^,  enlever  la  pour- 
riture. 

dépii'e~one,  nettoyer,  puri- 
fier; —  enlever  le  sort,  le 
sortilège;  —  débarrasser  (de 
quelqu'un).    • 

dépyâote,  dépiauter. 

dépyatiye,  dépiatiller,  s'at- 
tacher aux  pieds  en  parlant 
d'un      terrain      gras.      Cf. 

dépyœme,  déplumer.  Cf. 
depya'fe. 

dépyèse,  détruire  une  haie. 

dép\u\à ,  chagrin ,  hiché 
(Pail). 


dér 

dêr,  deire,  devoir  :  dér  a 
gœ  e  a  gah. 

dèr,  derrière  :  Je  via  hi  syœ 
par  dèr  ;  —  je  eu  su  mô  der. 

dera,  graisse  du  mésentère 
et  du  péritoine  des  animaux 
de  boucherie,  en  particulier 
du  cochon. 

déragane,  fureter  (Pail). 

dérame,  enlever  les  rames. 

dérâode,  chasser,  éloigner 
de  soi  (Pail). 

déraye  (s),  faire  des  efforts 
pour  expectorer. 

déràje  (s),  se  déranger, 
s'enivrer;  —  déràje,  p.,  pris 
de  boisson. 

dérène,  enlever  les  rênes. 

dérene,  se  moquer  en  imi- 
tant. 

déré^onmâ,  penser,  parler 
ou  agir  contre  la  raison. 

derl,  derrain,  dernier  :  la 
derên  fè  k  j  Ô  yii  l  pyéxj  d  vu 
vè;  Le  D.,  p.  64. 

dérèse,  arracher  de  terre 
les  menus  arbustes  d'une 
haie,  déraciner  (Pail). 

déri,  dérive,  débordement 
des  eaux  d'une  rivière  ou 
d'un  ruisseau  (Pail). 


der  153 

dérihîile,  tomber  en  rou- 
lant (Chàteau-Gontier). 

dérime,  déraisonner,  dire 
à  tort  et  à  travers  (Olivet). 

dérine,  pleurnicher  (Pail). 

déripe,  dériver  (Château- 
Gontier). 

déri^yone,  tourner  en  dé- 
rision, injurier,  critiquer. 

déri:(yd  :  kom  par  déri^yô, 
en  grande  abondance  :  6t 
ane  j  av5  de  pîim  kom  par 
déri'{_yô. 

dérote,  dérouter,  faire  du 
chemin  en  trop,  avoir  per- 
du sa  route. 

dérape,  cessé. 

dérôse,  couper  les  ronces, 
les  épines  d'une  haie. 

dert(j-),  dartre. 

dérumase  (se) ,  cesser  d'être 
enrhumé. 

dérume  (ié),  cesser  d'être 
enrhumé. 

déruse,  découler,  ruisseler. 

deriuin,  fille  coureuse;  - — ■ 
meule  à  aiguiser,  montée  sur 
un  support  en  bois,  tournée 
à  la  main  ou  au  moyen  d'une 
pédale;  —  cuir  de  porc 
(Landivy,  Ernée). 


154  ^^^ 

dcrwine,  rémouler. 

derwiiie,  re  mou  leur. 

der\cr  (à),  par  derrière. 

désabate,  désensorceler 
(Saint-Aubin-du-Désert). 

di'sakc,  tirer,  arracher;  — 
défaire. 

désàbyr,  dessemhler,  dé- 
sassembler,  disjoindre. 

dcsàdc,  f. ,  pente,  descente. 

dt'sàdwer ,  descendoire , 
terme  de  tissage,  morceau 
de  bois  rond  sur  lequel  s'en- 
roule le  tissu  sous  le  métier. 

desàtri,  dyssenterie. 

dêsûmi\  enlever  la  se- 
mence :  le  kiua  à  tu  déshne 
mit  ۈ. 

dcsene,  dessiner. 

déserkc,  mettre  (ses  habits) 
en  désordre  (FougeroUes). 

désertas,  f.,  grande  déchi- 
rure à  une  étoffe. 

désertiÇ^r),  nettoyer. 

désése,  cesser  :  /  n  désès  d 
hu\e. 

déséxpne,  faire  couvrir  une 
vache  hors  de  saison  ;  va£ 
désc:^one,  vache  qui  a  un  veau 
hors  de  saison  ou  qui  n'a 
pas  de  veau  tous  les  ans. 


dét 

désidiiiii,  décision. 

désire,  déchirer. 

dcsi:;Je,  gercer  (les  lèvres 
ou  les  mains);  —  fendre, 
couper:  la  seerés  a  fè  dcsi^Je 
mô  sahô. 

dcsnaye,  déchirer  (des  ha- 
bits). Cf.  déeafre. 

désorsele,  désensorceler. 

destœ,  destè,  cri  pour  diri- 
ger les  bœufs  à  gauche. 

désurc,  enlever  sous  bois 
les  menues  brindilles  et  les 
broussailles  (Pail). 

déswcve,  désoifer,  désalté- 
rer. 

dî't,  enjambée  de  5  pieds 
(Saint-Pierre-des-Landes)  :  / 
;/  rest  hù  hat  dti  àl  1  êhtiri  c  l 
fârti. 

dctakre,  détacher,  net- 
toyer. 

^^'/fl5^, défaire  un  tas  (Pail). 

dctôni(r),  détenir,  conce- 
voir facilement,  conserver 
le  produit  de  la  conception  ; 
se  dit  des  animaux  domes- 
tiques. Cf.  ;'('/(';//;'. 

dctœrb,  perte  de  temps. 
Cf.  détiirb. 

détivrk,    déranger    (quel- 


dét 

qu'un)  de  son  ouvrage,  faire 
perdre  du  temps  (Ernée). 
Cf.  déturbe. 

déinase,  arracher  par  vio- 
lence quelqu'un  d'où  il  est. 

détorne,  détourner. 

détortÇr),  détordre,  déve- 
lopper ;  — •  se  détortQ-) ,  se 
tirer  d'une  mauvaise  affaire. 

délr,  droite,  côté  droit  : 
dgao€  à  détr,  de  travers. 

détra,  piste,  trace  suivie 
(Pail). 

détrainiye,  tourner  à  con- 
tre-sens le  traviuè. 

detràp,  pâte  délayée  pour 
faire  de  la  galette,  de  la 
bouillie,  des  crêpes;  par 
extension,  boue. 

detré,  detrès,  par  derrière. 

dét'upe,  déboucher  un  trou, 
une  ouverture,  un  passage. 

détiirb,  perte  de  temps;  — 
détour,  endroit  où  l'on  peut 
changer  de  direction.  Au 
château  de  Haute-Follis,  à 
Laval,  il  y  a  dans  les  jardins 
un  lieu  appelé  encore  main- 
tenant La  Détourbe;  — 
trouble,  diversion,  empê- 
chement, fraude. 


dév  155 

déPurhe,  détourner,  trom- 
per, troubler,  bouleverser, 
empêcher.  Cf.  détœrbe. 

détiiriyône,  détortiller. 

détwâne  (5<')  :  et  là  a  s 
dctwane,  être  long  et  lourd  à 
se  retourner,  à  faire  quelque 
chose. 

dévale,  couler,  détaler, 
s'enfuir,  descendre  un  ter- 
rain en  pente,  un  escalier. 

Dévalant,  dévalant  la  plaine 
J' rencontris  Madelon,  dondaine, 
Assise  au  bord  d'une  fontaine. 
(Chanson.) 

dévali^d',  qui  dévalise,  pil- 
lard. 

dévarduye,  tomber. 

déve,  desver,  se  mettre  en 
colère,  pester,  devenir  fou. 

dévêrde,  dévùrdnye,  tom- 
ber; — -  s'enfuir  au  galop. 

dévida,  dévidant,  facile  à 
faire  ;  —  expéditif. 

dévidàje,  débarrasser  un 
appartement  des  objets  qui 
l'encombrent. 

dévir,  rebours,  contraire 
de  ce  qu'il  faut  :  aie  a  la  dé- 
vir. 

dévire,  aller  à  contre-sens  ; 


156  dé:^ 

—  tourner  ou  remettre  dans 
le  sens  voulu  ;  —  retour- 
ner sur  ses  pas;  —  dévier. 

déviràh',  dévirolcr,  dévis- 
ser;  —  tourner,    dérouler; 

—  dégringoler  sens  dessus 
dessous. 

âévosyœ,  dévot. 

dévuyCy  tourner  rapide- 
ment un  travouil;  —dérou- 
ler (une  corde),  dépeloton- 
ner  (du  fil);  —  embrouiller 
du  (fil);  —  décamper. 

dévyâole,  vêler. 

dev\ele  (vaf^,  vache  qui 
a  fait  son  veau. 

dêyô ,  linge  qui  enve- 
loppe un  doigt  malade. 

dcyc,  f.,  ce  que  l'on  peut 
donner  avecle  doigt (Craon- 
nais)  :  œn  dêyc  d  kàl. 

deyja,  déjà. 

dc^ahèrye,  désabriter,  en- 
lever un  abri,  découvrir. 

dé:(ahèli(i-) ,  désembcllir, 
perdre  sa  beauté. 

déiaere  (se),  se  récréer. 

dé^aJwnél(r),  méconnaître  ; 

—  dé:(a!iOnu,  méconnu. 
dé:^ahtrse,  perdre  sa  clien- 
tèle. 


déi 
de- a  me  (a),  à  l'envers.  Cf. 

di'iarm'rle,  di':^anu'rli,  sar- 
cler (Craon)  ;  —  nettoyer. 
Cf.  dciicric. 

dc:^arse,  se  fendre,  se  cre- 
vasser. Cf.  décarsc. 

dé~arlc,  défricher,  arracher 
les  racines  et  les  pierres. 

déT^atle,  dételer. 

di\âvâo  (a)  ,  à  desavau , 
à  \-au  :  /•//  va  a  d~àvdo 
€œ  li. 

dc:;avrùnoli' ,  briser,  dété- 
riorer (Pail).   Voir  avèrnoJ. 

dé:^àdone,  enlever  les  àdè 
pour  faire  sécher  le  foin. 

di^àkarème,  sortir  du  ca- 
rême, manger  avec  plaisir  de 
la  viande  le  carême  fini. 

dé^àferje,  enlever  les  fers. 

dé^àbœdc,  enlever  les  en- 
traves. Voir  hœd. 

dciàpètrc,  ôter  les  entraves, 
dépêtrer,  dégager. 

diXntorir,  démêler  ce  qui 
était  entortillé;  —  se  di':^i- 
lort(r),  se  débarrasser,  se  ti- 
rer d'une  mauvaise  affaire. 

dczJivirôJe,  débroui  lier  quel- 
que  chose   qui  a   été   mêlé. 


entortillé,  comme  du  fil,  de 
la  laine. 

dé^œre,  arriver  après  l'heure 
fixée. 

dé:{er,  désert.  Il  y  avait  au- 
trefois une  assez  vaste  con- 
trée au  nord  du  départe- 
ment de  la  Ma3^enne  qui 
portait  ce  nom  et  s'étendait 
en  Normandie  :  Saint-Ca- 
lais-du-Désert  (  Mayenne  ) , 
Magny-le-Désert,  Saint-Pa- 
trice-du-Désert  (Manche); 
Le  Désert  est  le  nom  d'un 
grand    nombre    de    fermes. 

défère,  enlever  de  l'aire  la 
paille  qui  a  été  battue  ;  — 
donner  le  premier  tour  de 
charrue  dans  une  jachère. 
(Pail). 

déxergote,  enlever  les  er- 
gots :  mit  tréetè  htt  dé^ergote 
an  arivà  ô  mar^e;  —  perdre 
les  ergots  :  /  avè  si  telmà  frè 
àpye  kè  j  kreyè  à  dé^ergote. 

dé\eritmà ,  deshéritement, 
perte  d'héritage. 

déverse,  se  fendre,  se  cre- 
vasser. Cf.  dégarse,  dciarse. 

déÂ^ertwer,  pioche  à  deux 
branches,     l'une     pointue, 


dig  157 

l'autre  plate  et  tranchante 
ou  à  une  seule  branche  plate. 

dtxif  :  klweiô  de^if,  cloi- 
son grossièrement  faite  en 
planches  ou  en  lattes. 

dc~okre  (se),  s'arracher  les 
ongles. 

détone,  faire  sortir  de  l'or- 
nière (Pail). 

déxprbele,  couper  les  bran- 
ches (Château-Gontier). 

dé:(^iire,  deshouser,  ôter 
les  houseaux. 

de,  daim,  bouc  non  châ- 
tré (Bierné). 

dège,  choquer,  en  parlant 
de  deux  objets  petits  et  durs; 
—  rebondir. 

difame,  difamer,  tacher 
(un  objet);  —  bossuer;  — 
blesser,  surtout  à  la  figure. 
Cf.  difome,  défome. 

diférà,  joli,  beau. 

difome,  bossuer  ;  —  bles- 
ser (Pail).  Cf.  difame. 

dig,  petit  caillou  dont  se 
servent  les  enfants  pour 
jouer  :  jive  a  la  dig,  jeu  ana- 
logue aux  osselets. 

digan,  f.,  viande  de  mau- 
vaise qualité. 


is8 


dis 


dûb 


di(}e,  choquer  avec  un 
bruit  sonore. 

(//(/tv/c,  quereller  continuel- 
lement. 

diffiirdi,  f.,  eau  dégourdie, 
tiédie. 

dik,  jusque. 

diktc,  dictée  :  dir,  fer  œn 
diklc,  raconter  une  petite 
histoire,  un  proverbe. 

dih'kie,  parler  avec  em- 
phase. 

diii,  digne. 

dinotc,  faire  un  dîner  mo- 
deste. 

diri,  f. ,  radotage,  cancan  : 
/  c  de  diri  h  lu  sa. 

disgrâs,  chagrin,  peine. 

disgrasyœ ,  désagréable  : 
via  du  ta  be  disgrasyœ  pur  la 
batri;  — se  bldisgrasyœdù  vni 
d  ibi  lyœ  le  pur  n  ahite  a  ri. 

diskor,  désaccord,  désu- 
nion. 

diskàrde,  être  en  désac- 
cord. 

dislokiir,  dislocation,  luxa- 
tion. 

disparèlr  ÇsC),  disparaître. 

dispariisyô,  disparition . 

J/j/)a?/t',disputer,  quereller, 


gronder  :  tit  va  t  fer  dispœtc. 

dit,  t.,  linge  qui  renferme 
un  morceau  de  sucre  et  que 
l'on  donne  à  sucer  aux  nour- 
rissons (Bierné). 

dit  ma  dô,  dites  moi  donc, 
hein,  n'est-ce  pas  :  kd'  niiva 
ta,  dit  ma  dô. 

divar,  divers,  turbulent, 
inconstant  (Château -Gon- 
tier). 

divers,  qui  crie  toujours, 
difficile  à  élever  (en  parlant 
des  enfants)  :  s  et  œn  cfà  be 
divers. 

di:^œ,  radoteur,  bavard. 

di:;œrc ,  manger  à  dix 
heures  du  matin. 

di:{èt,  causette,  cancan  :  j 
vyè  fer  ô  va  œn  ptit  di-et. 

di^etœ,  cancanier,  médi- 
sant. 

dii^tke,  di-;îver,  rabâcheur  : 
higrê  de  di:;wer! 

di'ote,  rabâcher. 

di:^u'i,  dix-huit,  grande 
toilette  :  et  sa  sô  di:;il'i. 

dô  :  de  pir  à  dô,  de  pire  en 
dô,  de  plus  en  plus  mal. 

dobèn,  femme  ou  tille  dé- 
vergondée. Cf.  dàrn. 


dàl 

dodè,  sot,  qui  ne  sait  point 
se  tenir. 

dodine,  dodeliner,  trem- 
bler convulsivement,  remuer 
la  tète  à  droite  et  à  gauche. 
Cf.  bline. 

dodo  Pyér  Malérb,  do,  do, 
Pierre  Malherbe,  interjection 
liée  à  l'idée  de  dire  carré- 
ment la  vérité  à  quelqu'un. 

dodu,  bien  mis. 

Avec  tout  ça  qu'on  est  cossu 
Qu'on  est  biau,  qu'on  est  dodu. 
(Pastorale  50.) 

dodue,  tête,  grosse  tête 
(Pail). 

doge,  frapper  légèrement 
de  petits  coups  sur  la  tête 
d'un  mouton  afin  de  l'exci- 
ter à  se  défendre  avec  la  tête  ; 
—  se  battre  à  coups  de  tête 
comme  les  béliers  ;  —  heur- 
ter; —  s  doge,  se  frapper, 
se  heurter.  Cf.  toke,  duge. 

dog(j-),  dogue. 

doktrine,  donner  de  mau- 
vaises raisons. 

dolar,  qui  se  ^(U  sans  cesse. 

dôle  (5),  se  plaindre,  gé- 
mir. Cf.  dule. 

dolè,  dolêt  :  gœ  koin  ddlc, 


dor  1 5  9 

kom  la  dolêt  (La  Dorée), 
gueux  comme  Job. 

doleni,  qui  souffre,  qui  se 
plaint  de  douleurs. 

dolé:{ô,  douleur  aiguë. 

dolo::œ,  qui  aime  à  se 
plaindre. 

domèe  :  6riz^  domèe,  espèce 
de  cerise.  Cf.  démèe. 

donièj ,  dommage  :  hâo 
domèj ,  interjection  affirma- 
tive et  ironique,  parbleu,  il 
ne  manquerait  plus  que  ça  : 
bâo  domèj  kè  €  t  à  donrè,  plus 
souvent  que  je  t'en  donne- 
rais ! 

donièje,  endommager. 

doinene,  qui  habite  un  do- 
maine. 

domèn,  domaine. 

dôiié,  donnée,  distribution 
de  pain  ou  d'argent  faite  aux 
pauvres  à  la  porte  de 
l'église,  ou  du  cimetière  à 
l'occasion  d'une  cérémonie 
religieuse. 

dônézô,  donation.  Cf.  dîL- 


nexp. 


dor,  dehors. 

dor,  dore,  or  :  s  c  du  dor. 


du  dore  par  tu. 


i6o 


dô 


dré 


dorœ,  doreur,  flatteur,  pa- 
telin. 

dore,  dorer,  flatter. 

dorlà,  dorlot,  entant  gâté, 
mignard. 

dormadô,  dormit ô,  qui  aime 
à  dormir. 

dormayc,  dormir  légère- 
ment. 

ddrn,  dorne,  fille  de  mau- 
vaise vie.  Cf.  dohèn. 

doÇr)sycr,  dossière,  bande 
de  cuir  supportant  les  bran- 
cards. 

dorvèye,  dorveiller,  som- 
meiller, ne  dormir  que  d'un 
œil. 

dàsotie,  dossier. 

do:^il,  cheville  de  bois, 
garnie  d'un  chift'on  de  linge, 
qui  sert  à  boucher  un  baril 
ou  un  trou  percé  à  la  base 
d'un  pot  à  lait.  Cf.  du:<iil. 

dô,  Dom,  conservé  devant 
un  nom  de  saint  :  i"  dans 
Dompierre,  variante  du  nom 
de  Saint-Pierre-des-Landes 
et  nom  d'une  ferme  située 
en  Courcité;  2°  dans  Doi)i- 
denil,  nom  d'une  ferme  si- 
tuée en  Juvigné-des-Landes. 


dô,  d'où,  dô  kè,  d'où  que. 

dô,  t,  dompt,  bien  dressé  : 
//  e  dô  e  tiyô  ;  —  n  kréye  p-wc 
d  môle  dsu ,  //  e  dô  kom  (vn  inao  ; 

—  dé  Jean,  dé  wc  dôl ,  des 
cannes,  des  oies  domes- 
tiques. 

drat;,  gai,  fou. 

dràgô  ruj ,  Géranium  [\o- 
bertianum. 

drajêlin,  nom  d'une  mau- 
vaise herbe,  fumetcrre. 

dra)i,  qui  parle  sans  dis- 
continuer. 

t/m«^, lambiner;  rabâcher. 

draplé,  f.,  ce  que  peut 
contenir  un  drap. 

drapJc,  drapeler,  railler, 
critiquer. 

drapiucr,  drapoirc,  terme 
de  tissaire,  morceau  de  bois 
rond  sur  lequel  s'enroule  le 
tissu. 

drapxâo,    lange    d'entant; 

—  chitîons. 

drayc,  charruer.  Ct.  dreye. 

ilrd',  Bromus  arvensis. 

dré,  m. ,  ce  à  quoi  on  a 
droit,  ce  qui  revient  à  quel- 
qu'un. 

dré,  a.,  droit  :  a  mè  drét, 


drà 

à  droite;  —  debout;  —  drc 
d  gn ,  drét  à  gu,  qui  a  bon 
goût  (en  parlant  d'une  bois- 
son); dré  Je,  tout  à  fait  laid; 
dré  bè,  très  bien, 

dreke,  drétye,  droitier,  qui 
se  sert  delà  main  droite,  qui 
n'est  pas  gaucher. 

drêr,  derrière.  Ct.  der. 
drése,  repasser  (le  linge). 
drésœ^,  repasseuse. 
drétur,  droiture  :  à  drétiir, 
franchement. 

dreye,  labourer  un  champ 
(Ambrières).  Cf.  déreye. 
drèdrè,  son  d'un  violon. 
drig,  diarrhée.  Cf.  kest. 
drinè,  gros  bâton  noueux. 
drine,  flâner,  ne  pas  avan- 
cer à  l'ouvrage. 

drinet,  petite  fille  pares- 
seuse ou  bavarde;  —  fille 
coureuse  (Ernée);  — -et  à  dri- 
net, être  échauffé  par  la 
boisson. 

driy,  diarrhée  (Cossé).  Cf. 
drig. 

driye,  driller,  flâner.  Cf. 
drine. 

droge,  droguer,  attendre, 
se  morfondre. 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire. 


du  1 6  I 

drolgc,  courir  sans  but. 
drrr!,  interjection  pour  ar- 
rêter les  chevaux.  Cf.  hââô  !. 
dru,   robuste,    en    bonne 
santé  :  et  dru. 

druj,  f.   pi.,   démangeai- 
son. 

druje,  druger,  s'amuser. 
driijiÇr),  devenir  dru,  bien 
portant,  robuste. 
drupé,  f.,  rot. 
drupe,  roter;  —  attendre 
patiemment  et  inutilement. 
drusi{r),  devenir  dru.  Cf. 
drujir. 

druy,  ventre. 
dniyar,  chêne  roure. 
drnye,  peter.  Cf.  truye. 
diidpi,  depuis,   expression 
employée  dans  quelques  pa- 
roisses de  la  Mayenne  confi- 
nant à  la   Normandie.    Cf. 
dèpi,  dœdpi. 

dudu,   cheval  (terme  en- 
fantin). 

dwnè,  dumet,  duvet. 
duÇ^r),  avec  force  :  pré^e 
dû,  prêcher  avec  énergie; 
prâr  dû,  prendre  dur,  faire 
un  violent  effort,  se  fati- 
tiguer  ;  —  beaucoup  :  s  hyése 


Ié2 


dnl 


bè  dû,   se  blesser  bien  dur. 
Cf.  dœr. 

dure,  endurer,  souflVir, 
patienter  :  Ditrà  dure  bc  pîidii 
k  ô  l  pàdè  (proverbe).  Cf. 
dœrc;  —  6èdurc,s(i  souffrir, 
se  supporter  :  fâodrè  k  i  s 
cmjc  c  k  i  dur  je. 

duriyône,  devenir  dur. 

du  :  p>uni  dû  du,  espèce  de 
pommes  douces. 

d'ubli,  planche  qui  se  place 
au  bas  de  la  couverture  et 
qui  tient  la  place  de  la  der- 
nière volige.  Cf.  dnbye. 

diibliyô,  objet  rendoublé. 

dubye,  doublé. 

d/ibye,  essuie-mains  qu'on 
enroule  autour  d'un  cylin- 
dre; —  pièce  de  charpente. 

diidit,  lait  (terme  en£in- 
tin). 

diiij  duçi,  interjection  pour 
exciter  les  moutons  et  les 
chèvres  à  lutter. 

dngc,  heurter  (Mayenne); 
—  se  battre  à  coup  de  tète 
comme  les  béliers,  lutter. 
Cf.  doge. 

dît  je,  sorte  de  toile. 

diilar,  pleurard. 


diiy 

duh\  pleurer.  Cf.  dole. 

dnlit:^i'  (i),  se  doulouser, 
se  plaindre. 

diiniêe,  espèce  de  cerise 
rouge  et  très  acide,  à  queue 
courte.  Cf.  domc€. 

dunicj,  dommage. 

du  mèjaby ,    dom  magea ble . 

duuc,  donner. 

diiiiéTô,  donation.  Cf.  do- 


■'\^j 


ne:(o. 


ditrdé,  i.,  volée  de  coups. 

ditrde,  rouer  de  coups. 

dus,  amie,  fiancée. 

dnsc,  doux,  flatteur. 

dîisyer,  dossière,  partie  du 
harnais.  Cf.  dorsyer. 

diilàs,  f. ,  doute,  défiance: 
y  .\i  à  dit! ils  si  j  dé  kôte  la 
r//^  a  nul  mét(j-).  — /  avyô 
de  du  tels  su  li. 

duv,  douve,  pièce  d'eau 
assez  large  entourée  de 
murs;  —  Ranunculus  flam- 
muLi.  Cf.  da'v;  —  La 
Douve,  nom  de  lieu. 

diiyc,  f.,  abondance  (Ma- 
yenne). 

duye,  doler,  égaler  avec 
la  dnyiver  la  surface  dune 
esàl;  —  trapper,  battre. 


dîve 

dityc,  tricot,  gilet  de 
laine. 

duyét,  gilet  de  tricot. 

dîiywer,  doloire,  instru- 
ment dont  se  servent  les 
charpentiers  pour  doler  le 
bardeau  et  l'aissante. 

dîi:(en,  douzaine. 

dii:(iQ),  cannelle,  robinet 
d'une  barrique;  —  fausset, 
cheville  de  bois  garnie  d'un 
chiffon  de  linge  ;  Le  D., 
p.  120.  Cf.  do:(i(l). 

duxjye,  percer  un  tonneau. 

dîvane,  frapper  à  coups  de 
bâton. 

dwè,  doit,  petite  pièce 
d'eau  où  on  lave  le  hnge;  — 
Le  Douet,  Les  Douets,  nom 
de  lieu. 

diuèl,  douve  ou  planche 
dolée  qui  forme  le  corps  des 
ouvrages  de  tonnellerie  (An- 
douillé,  Saint-Aubin-du-Dé- 
sert). 

diuêlé,  f.,  volée  de  coups 
de  bâton. 

diuèle,  battre,  frapper  à 
coups  de  bâton. 

dwet,  fil  de  la  trame  du 
tisserand.  Cf.  dtuit. 


dyu  163 

dîuetC;  s'appliquer  à  tisser 
assidûment. 

diueti(I),  doit  il,  petit  ^wt'. 

dwetyô,  linge  qui  enve- 
loppe un  doigt  malade.  Cf. 
dey  à. 

dïi'it,  duite,  fil  qui  tra- 
verse la  chaîne  et  est  frappé 
par  la  châsse. 

dyû,  commandement  du 
charretier  au  cheval  de  tête 
pv)ur  le  faire  dévier  à  gauche. 
Cf.  dyûk. 

dyabé,  grande  pluie,  grande 
quantité  (Landivy) .  Cf. 
dùbc. 

dyae  !,  diable  !,  interjection 
qui  exprime  l'étonnement, 
la  surprise,  le  doute,  le  cha- 
grin. Cf.  ga€. 

Dydoin,  Guillaume  (Lan- 
divy). 

dyàtr,  diable  :  sa  n  vô  pa  l 
dyàtr  (Pail). 

dyèb,  diable. 

dyùk,  dyiik,  interjection 
pour  diriger  les  chevaux  à 
gauche  :  dyûk,  dyiik,  vl 
ïsi  la.  Cf.  dya. 

dyu.  Dieu  :  nô  de  Dyu  I 


œ 


ϣ 


l'un,  en  ;  — l'iiii  à  l'initiale 
ou  après  une  consonne  et  de- 
vant une  voyelle  :  fâo  gàne  d 
la  ^-erjâpur  ênn  avcr  ;  —  ùnn 
a  li  s  ma  œn  ?  —  kàhè  y  ènn  a 
ti?  un  entre  deux  voyelles  : 
/V  tui  ê  yu,  j'en  ai  eu  :  i  nn  ô, 
ils  en  ont  ;  /  un  a  \ii,  il  en  a 
eu  ;  /  va  nn  ave,  parxô  ?  ;  —  / 
n)i  a  p-wè;  —  si'  nn  aie,  s'en 
aller  ;  —  e  nn  a  in  s  k  è  pœ, 
a  fer  àvirô  se  kendo. 

h-,  initial  pour  rù  :  hinibe, 
remuer,  ùrnyc,  renier.  \\)yez 
rù-. 

œ 

(V,  œufs  :  /(•'/'  sàbya  dû  pie 
d^  œ,  faire  semblant  de  pe- 
ler des  œufs,  ne  pas  avoir 
l'air     de     s'occuper     d'une 


chose  et  cependant  y  son- 
ger ;  —  à  péee,  œuf  prêt  à 
laisser  sortir  le  poulet  ;  —  œ 
kivi,  œuf  couvé  ;  —  œ  niolè, 
d'  moite,  œufs  à  la  coque;  — 
frikase  d-^  œ,  faire  une  ome- 
lette; —  ('  Uè  bè  su  l~  œ, 
elle  reste  longtemps  dans 
une  même  position  (à  bavar- 
der par  exemple),  comme 
une  poule  qui  couve  ;  —  / 
promèn  sa  fâm  kom  s  i  careyè 
^~  d'  ;  —  //  ('  blô  kom  œn  d 
d  mntô,  il  est  très  brun.  — 
Si  on  jette  des  coques 
d'œufs  dans  le  feu,  on  pré- 
tend qu'on  brûle  ainsi  le 
derrière  aux  poules  et 
qu'elles  ne  pondront  plus 
(Château-Gontier). 

de,   i.,  champ   de  bonne 


terre  planté  d'arbres  et  en- 
touré de  haies,  soumis  à 
une  culture  réglée  ;  — • 
L'Euche,  nom  de  lieu. 

œjàs,  offense. 

rtV,  elles.  Cf.  yœl. 

œne,œnû'i,  enhui,  aujour- 
d'hui (Landivy).  Cf.  anwi. 

œpré,  exprès.  Cf.  uspre. 

œr  :  hâot  œr,  haute  heure, 
partie  du  jour  où  le  soleil 
est  déjà  haut  sur  l'horizon, 
tard  (le  matin)  :  i  e  pa  kor 
levé,  il  e  pa  mè  hâot  œr. 

Allons  donc  mes  gars,  partons 
Car  je  creis  qu'il  est  ben  haute 

[heure. 
(Pastorale  74.) 

avé  son  œr,  être  pris  d'une 
indisposition  qui  se  renou- 
velle à  la  même  heure,  par 
exemple  la  fièvre  intermit- 
tente; —  dœr  e  d  ta,  d'heure 
et  de  temps,  à  l'heure  :  j  srô 
ràdu  a  la  mes  d  œr  e  d  ta',  — 
a  bon  œr,  de  bonne  heure. 

œribyè,  œrubyè,  précoce  ;  se 
dit  de  la  terre,  des  pois,  etc. 

ccte,  vendre,  donner. 

œyè,  œillet,  derrière, 
fesses. 


éhâ 


165 


é-xç,  oser  :  lé  fiimél  n  œ^à 
pu'è  pase  l  szver  par  la  Kriuc  ô 
vnœ.  Cf.  u\e. 

œTje,  osier  (Landivy). 


œ 


œn,  œn,  une. 


é,  œil. 

D'une  grousse  bouse  è  m' pochit 

[un  eî, 

Nout'  femme  et  nout'  vach'  sont 

[toutes  deux  cont'  mei. 

ms.  157. 

è,  elle  (devant  une  con- 
sonne ou  à  la  fin  des 
phrases)  :  kà  yirat  é,  quand 
ira-t-elle  ?  Cf.  a. 

ébafe,  lasser,  essou  filer 
(Pail). 

ébaniÇr)  (s),  s'ébanir,  s'é- 
panouir. 

ébàobe,  a.,  sot,  niais  :  /  5 
à  va  l  là  de  ^iiiè  koiii  œ  qràt 
ébàobe. 

ébâole,  étonner,  surpren- 
dre; —  déniaiser;  —  trom- 
per, abuser. 


i66  ébo 

châopc ,  a  u  bc p i  n  c  ( C 1 1  à tca u - 
Gontier). 

cbùlivir,  éblouir, 

ébdil'isyô ,  é  b  1  o  u  i  sse  nu'  1 1 1 . 

ébhte  (s),  s'écrier. 

ébènuayc ,  ébrouai  lier,  ex- 
pectorer avec  bruit   (Pail). 

t'bê~iyi',  détruire,  mettre 
en  pièces. 

ébœge  (5),  s'ébeugler,  jeter 
de  hauts  cris. 

ébidore,  qui  est  en  admi- 
ration. 

cbigcue,  boiteux  (Ernée)  : 
il  c  tortu,  bàsit  e  ébigà^e  d 
msàs  ;  —  j  n  à  vyœ  sur  pwc  d 
viii  eèr,  el  cl  ébigàee. 

ébigorje,  ebigurje,  égorger 
(Craon). 

cbh',  étourdi  :  avoir  l'air 
d'un  éble  ;  courir  comme  un 
éble;  —  /  va  Jwm  œ  grài  éble 
(Landiv)). 

éblusote  (5),  croître,  se  dé- 
velopper contre  toute  prévi- 
sion. 

éboge,  enlever  la  bogue, 
éplucher  des  noix,  des  châ- 
taignes, en  les  faisant  rou- 
ler sous  le  pied  ;  —  mettre 
sous  ses  pieds,  battre,  bles- 


ébr 

ser  ;  —  attraper,  tromper 
(Ernée,  Landivy)  ;  — 
s  cbôgc,  se blesser( Andouillé). 

cbogel  :  tnci  à  ébogti,  mettre 
en  bouillie  (Chàteau-Gon- 
tier). 

ébône,  éborgner  :  /  c  dôébônc 
âosi  k  tu  n  i  vè  ciit?:  ■ —  /  m  a 
€lœ  du  sab  dà  !:(  yœ  piir  m 
ébônc. 

ébose,    enlever  les  bas,  les 
capsules  de  certaines  plantes 
Cf.  cbîtsc. 

ébraye  (i),  s'écrier. 

ébrâ:(e,  ébraser,  embraser. 

ébra~iye,  ébra:{iyûnc,  étendre 
les  charbons  brûlants  dans 
le  foyer;  —  n.  f . ,  action 
d'étendre  les  charbons  brû- 
lants dans  le  foyer. 

ébirse,  cbrï'stc,  mettre  en 
brins,  réduire  en  loques, 
us  erà  demi. 

cbriinc,  élaguer  les  petites 
branches. 

ébrive  (,î),  s'ébriver,  s'em- 
porter, se  hâter. 

l'brivc,  qui  a  sur  les  joues 
des  couleurs  provenant  de 
l'activité  de  la  marche  ou  de 
l'action  d'ini  vent  frais  :  i-ii 


ébu 

lia  bèn  ébrive  a  s  mate. 

ébroetone,  enlever  les  bro- 
chettes ou  les  branches  d'un 
arbre  (Craonnais)  :  //  été 
môte  6  hdo  ci  œ  pœpyc  h  i 
Vidé  ébro€tone\  —  //  ébro£tonè 
(f  j'i  d  hid  pur  s  à  fer  œ  syà. 
Cf.  sirone. 

ébroue,  (femme)  trop  dé- 
colletée. Voir  brdn. 

ébrose,  effeuiller.  Voir  bros. 

ébruse,  enlever  l'écorce. 

ébuye  (s),  s'écrier  en  pleu- 
rant. Cf.  biiye. 

éhtle,  ébouler,  mêler,  em- 
brouiller, ébouriffer. 

éhiloné,  f.,  grande  foule  qui 
veut  à  toute  force  se  frayer 
un  passage. 

ébiire,  ébourer,  ôter  la 
cosse  des  châtaignes. 

éburjonœ,  ébourgeonneur, 
bouvreuil  (Courcebœufs). 

ébuse,  enlever  les  housses 
de  certaines  graines  (Pail). 

éhistife  (5)  la  rat,  s'essouf- 
fler (Cossé). 

ébuxjye,  étaler  une  chose 
molle. 

cbîi:^iyé,  f.,  zcûon(Xébn:^iye. 

ébiiye,    ébouiller,   écraser, 


e€a 


167 

ébuye, 


bouleverser  ;    —    s 
s'écrouler,  s'ébouler. 

ébioele ,  ébivexe ,  élnuiyele, 
éboeler,  éventrer. 

ébiue,  agrandir  un  trou  par 
un  mouvement  de  va-et- 
vient  (Landivy). 

cmbô,  toupie  (Château- 
Gontier).  Cf.  miuan;  —  es- 
carbot,    bousier   (Landivy). 

éeabote  (5),  s'écharboter, 
grandir,  devenir  fort. 

éeafure,  effrayer,  chasser 
(un  animal  avec  des  cris)  : 
n  va  tujur  pa  é-eafnre  le  volay 
dà  la  nul. 

éeafuré,  f.,  échauffourée. 

éeal,  échelle;  —  écale, 
brou  de  noix. 

éealc,  enlever  le  brou 
d'une  noix  ;  —  5  écale  se  dit 
de  la  peau  qui  se  boursoufle 
dans  la  petite  vérole. 

émobote,  bien  portant,  ra- 
gaillardi après  une  maladie. 

ê^âobuye,  échauder,  brû- 
ler ;  —  5  éeâobiiye,  se  mettre 
en  sueur. 

éeâobuyur ,  bouffissure 
rouge  qui  démange,  am- 
poule. 


168 


é€à 


cfijodé,  m.,  cchaudc  (sorte 
de  gâteau  fait  avec  de  la  pâte 
non  levée,  du  safran  et  quel- 
quefois du  beurre.  Ce  gâ- 
teau ne  se  vend  guère  qu'à 
Laval  et  on  n'en  fabrique 
que  dans  le  Carême.  Les 
parrains  et  les  marraines 
offrent  à  leur  filleul  ce  gâ- 
teau le  jour  de  Pâques  fleu- 
ries (C.) 

lit  d'Astillé  les  tessiers 
De  leur  farine 
Lui  feront  des  échaudés 
De  beau  safran  tout  dorés. 

(Noël  du  comté  de  Laval.) 

—  f.,  action  de  jeter  de 
Teau  sur  des  charbons  en- 
flammés ;  —  accident  im- 
prévu. 

éeâodwir,  échauffer. 

éeâofâo,  échafiuid,  écha- 
faudage. 

éeâofcj^ô,  échauffaison,  ma- 
ladies diverses  manifestées 
par  des  boutons. 

éedû/im'i ,  échauflVment  , 
fermentation,  terme  d'agri- 
culture. 

éeàoget,  échauguette,  es- 
pionnage. 


cfijo(;ète,  espionner. 

ét'âomitrc,  échauffé  par  la 
boisson  ;  —  effarouché. 

ceapad,  échappée,  esca- 
pade. 

cearhô,  escarbot,  gros  cha- 
rançon. 

éear'njc,  mal  couper  la 
viande. 

irarniÇr) ,  écharnir,  aga- 
cer, railler. 

cearpiye,  étendre  du  fu- 
mier sur  la  terre. 

éfayô^  éeacjô,  noix  vertes. 

éeaye,  échalier,  petite  ou- 
verture pratiquée  dans  une 
haie,  et  fermée  soit  par  une 
grande  pierre  plate  posée 
debout,  soit  par  une  bar- 
rière à  demeure  fixe  par-des- 
sus laquelle  enjambent  les 
piétons  pour  passer  d'un 
champ  dans  l'autre;  l'échal- 
lier  ne  livre  passage  qu'à 
une  seule  personne  à  la  fois  : 
les  échaliers  sont  très  nom- 
breux dans  la  Mayenne.  Voir 
Ifiirdrcn;  —  noyer  (arbre), 
(Izé). 

éeàboli,  élevé,  bien  venu, 
sorti  de  la  première  enfance  : 


il  e  hit  ceàboti.   Cf.  c-eahote. 

é€àje,  essanger,  laver  du 
linge  avant  de  le  mettre 
dans  le  cuvier  à  lessive. 

éfâpi,  échampi,  échappé, 
parti. 

é^àté,  échantée,  terme  de 
tissage,  partie  de  tissu  fait 
sans  tirer  la  chaîne. 

é€ènâo,  échenal,  petit  canal 
(Pail).' 

émne,  essaimer. 

éeên,  échine. 

éeène,  battre,  frapper, 
rompre  l'échiné  ;  —  s  éeêne, 
s'échiner,  se  fatiguer  outre 
mesure. 

é€er,  jalousie  ;  aver  éeer, 
être  jaloux  (Pail). 

é^erbô,  escarbot,  escargot. 
Cf.  éearbô. 

é^erp,  écharpe. 

éeerpir ,  déchirer,  échar- 
per  (Pail). 

éfcrpiye,  piller,  voler, 
écharpiller. 

ési^e,  épargner,  ne  pas 
donner  à  un  vêtement  l'am- 
pleur voulue;  —  éfiee,  a., 
échiché,  étriqué. 

éfifri,  f.,  avarice.  Cf.  ^i^lc. 


é€l  169 

éeim,  éHne,  échigner,  en- 
nuyer (Château-Gontier). 

(%/y,  échine.  Cf.  é^èu. 

éeipi,  éclipse. 

i'£tre,  déchirer. 

éeirur,  déchirure. 

éelet,  échelette,  sonnette 
(de  porte),  cloche  (d'usine) 
(  Saint-Berthevin  ).  Dans 
beaucoup  de  paroisses  de  la 
Mayenne,  par  exemple  à  Lan- 
divy  et  à  Ernée,  la  sonnette 
dont  se  sert  le  sacristain  qui 
accompagne  le  prêtre  portant 
le  viatique  aux  malades  s'ap- 
pelle éelet',  on  donne  aussi 
ce  nom  à  la  clochette  dont 
on  se  sert  pendant  la  se- 
maine sainte,  et  à  la  clo- 
chette qui  annonce  le  pas- 
sage d'un  convoi  mortuaire 
quand  le  clergé  n'est  pas 
allé  le  chercher  jusqu'au  do- 
micile du  mort  ;  —  extré- 
mité à  claire-voie  d'une  char- 
rette. Cf.  é£lô. 

éelète,  sonner  :  si  j  avyô 
su  k  i  gavé  œn  é^let,  j  oryô 
éelète;  —  //  e  midi,  via  k  /^ 
é^Iètâ  a  la  karyér. 

éflô,     échelon,     panneau 


ryo 


éfn 


mobile  et  à  claire-voie  pla- 
cé à  l'avant  et  à  l'arricre  des 
voitures  de  fourrage.  Voir 
hi\,  àbit. 

éfoi,  enveloppe  extérieure 
des  noix  et  des  châtaignes. 

cfole,  dépouiller  la  noix 
ou  la  châtaigne  de  son  en- 
veloppe, écosser,  écorcer;  — 
arracher  (une  branche)  :  la 
hrà€  a  éeok;  —  s  éeole,  se  dé- 
pouiller de  son  enveloppe,  et 
par  suite  être  mûr. 

éforc,  abasourdir.  Cf.  ésorc. 

éeya,  éclat  de  bois  ;  —  ir- 
régularité d'une  route. 

é^yâolc,  é^yarde,  enlever  les 
rejetons  du  pied  des  arbres 
(Pail). 

éeycVy  essieu  (de  voiture). 

éduh,  éduquer,  instruire. 

éfalope,  essouffler.  Yoirfal  ; 
—  5  éfalope,  s'essouffler. 

éfarfiva,  grand  bruit  pour 
peu  de  chose. 

Ce  langage  do  la  nature 
Des  efFaribis  les  plus  brillants, 
Des  succès  les  plus  éclatants 
Est  la  source  féconde  et  pure. 

(Dict.  Lavallois.) 
éfà,  èfà,  enfant.  Proverbe  : 


efu 

koiiii^  1~  cjà  d  Laval,  ki  km  à  sa 
hc  e  fmsà  mal. 

éfàke,  qui  aime  les  enfiints 
(Craonnais). 

cfùrdir,  refroidir. 

éfùrdurc,  éfroiduré,  transi, 
de  froid  (Courcebœufs). 

éfèrte,  effrité,  usé  :  an  ahi 
cfùrte. 

éjlœre,  couper  les  frœl. 
Cf.  iîfrœh'. 

(flipc,  effiler,  effilocher. 

cfione,  perdre  la  tctc.  Cf. 
afyom\ 

cfiiiye,  eftenillé,  jeté,  ré- 
pandu çà  et  là. 

éfôdre,  effondrer,  vider, 
enlever  les  intestins. 

cjrœlc,  couper  les //u7,  les 
tiges  des  haricots,  des  pois, 
etc. 

cfrc,  effroi  :  ;  à  si  hor  au 
cjrc. 

éfreyaby,  effrayant,  effroya- 
ble. 

cfri,  affreux,  effrayant,  in- 
croyable. 

éfrimà ,  effroyablement , 
vivement  (Craonnais). 

êfrweye,  effrayé. 

cfii,     cfiiy,     m.,     effouil, 


egà 

bénéfice  obtenu  par  la  vente 
de  ce  que  l'on  a  de  trop  en 
éclaircissant  un  taillis;  —  bé- 
néfice sur  la  vente  du  bois, 
des  bestiaux  (Ernée,  Landi- 
vy)  :  /  avô  yii  pu.  d  schàt 
pistol  d  éfiiy  rc  h  su  le  vyâo  ; 

—  fer  dé:(  éfiiy,  vendre  les  bes- 
tiaux qui  sont  de  trop  sur 
une  ferme;  par  extension, 
se  débarrasser,  chasser. 

éfuye,  effeuiller,  arracher 
les  feuilles  des  plantes  her- 
bacées et  les  menues  branches 
des  arbres,  les  fouillards  ;  — 
vendre  (les  bestiaux)  :  ;  avô 
]m:{imà  àvi  d  éfnye  nô  bœ  gâr  ; 

—  disperser,  chasser  (quel- 
qu'un d'une  maison)  :  el  a 
éfuye  tu  le  domestik. 

éfzva,  produit  de  la  ferme. 
Cf.  éfuy. 

éfivare,  nettoyer,  laver. 
Cf  émerduie. 

égabwir,  écraser.  Cf.  éka- 
hiuir. 

égà^e,  écraser  quelque 
chose  de  mou.  Cf.  ékwapir. 

A  la  port'  de  sa  chambrette, 
Je  glissis  et  j"  chus  un  saut; 


ega  171 

Je  cheuyis  su  ma  pouchette 
Et  j'  égâchis  tous  mes  pruniaus. 
(Chanson.) 

égal  :  a  l  égal,  à  l'égal,  à 
l'égard  de,  pour  ce  qui  con- 
cerne, 

égaloe,  égaloches,  échasses. 
Cf.  éktryoe. 

égame,  harassé  de  fatigue 
et  surtout  de  chaleur. 

égdo,  égal. 

égaoveste,  se  trémousser  : 
égdovest  i  bé  (Bais). 

égarde,  égarder,  regarder. 

éganiye,  égarouillé,  disper- 
sé, éparpillé  :  via  tut  le  pe- 
dri  égaruye;  — hagard,  écar- 
quillé  (œil). 

égase,  agacer  :  kuMo  égasé, 
couteau  égacé,  couteau  mal 
affilé. 

égay  dé  fyef,  égail  de  fief, 
dépendance  d'un  fief. 

égayé,  égailler,  étendre, 
déployer,  disséminer  :  égayé  l 
/?/ (Saint- Aubin-du-Désert)  ; 
via  l  sole  ki  s  môtér,  fô  aie 
égayé  l  fë  (Montaudin)  ;  — 
s  égayé,  s'éparpiller,  se  dis- 
perser :  égay  vn,  le  gâ,  pa  d 
bœlo,  disait  Jean  Chouan  à 


172 


eçic 


ses  hommes.  Victor  Hugo, 
dans  Qimtrc-viiii^l-lrt'i-c,  com- 
met une  amusante  erreur 
sur  le  sens  de  ce  mot  (E. 
M.);  —  prendre  beaucoup 
de  place  (Landivy,  Hrnée). 

éga::^!  :  a  l  i'ga:;j,  à  l'aise 
(Biernc). 

éçiùrmiyc,  cc,ùnnyc,  froisser 
un  objet  entre  ses  doigts,  le 
réduire  en  miettes  (Saint- 
Aubin-du-Désert)  :  égùrmiye 
du  pè. 

égèrnâo,  égreneaux,  fruits 
tombés  de  l'arbre  avant  la 
récolte,  premières  châtaignes 
qui  tombent  sous  l'arbre  ;  — 
par  écjôrnâo,  par  petits  grou- 
pes :  ô  Je  veyc  pase  par  égùrnâo. 

égi^rwine,  briser  les  objets 
durs  et  friables,  les  croûtes 
de  pain  surtout  (Pail). 

égœle{s),  s'égueuler,  s'é- 
crier. 

égcr,  plante  qui  égare 
quand  on  marche  dessus; 
c'est  le  Lycopodium  clava- 
tuni  qui  pousse  dans  les 
bois  ou  le  Lycopodium 
inundatum  qui  pousse  dans 
les  landes. 


^9 

éi^erc,  égarer  :  a  lu  kor 
éfjeri'  lô  kithâo. 

éCfèye ,  baigner,  laver  le 
linge,  le  passer  à  l'eau  avant 
de  le  tordre.  Ct.  cc\c. 

cç,Hsaii,  glissoir,  glissade. 
Cf  détjlisad. 

ccjiscy  V.  glisser. 

cglisc,  f ,  glissade  :  fer  di 
t'c;lisé  su  la  c,as. 

cglisiver,  glissoire,  endroit 
préparé  sur  la  glace  pour  y 
glisser. 

<'(;//;(  (pi'tit),  petite  Église, 
secte  qui  refuse  de  recon- 
naître le  concordat  de  1801. 
Il  y  a  eu  des  anticoncorda- 
taires dans  le  pays  situé  entre 
Bais,  Izé  et  Sainte-Gemmes- 
le-Robert,  jusqu'à  ces  der- 
nières années.  (Cf.  Dagnet, 
Histoires  et  légendes  des  Coi'- 
vrons,  p.    41.)  Cf  Lud^à, 

Lzvixè. 

ég(r),  cidre  aigre,  vinaigre. 

égrafiije,  égraiigner,  égra- 
tigner. 

égrafiniir,  égratignure. 

égrasine,  cgratine,  égrati- 
gner  (Châtcau-Gontier). 

<'(;(/)fl.v)V7(),  églantier  propre 


egr 


à  écussonner  les  rosiers  ;  — 
prunier  ou  poirier  sauvage 
(Pail). 

égrave,  blesser  les  pieds  en 
marchant.  Cf.  àgrave,  grave. 

égra:(iye,  remuer,  étendre  : 
i  nfô  pwl  égra-^iye  s  ki  pu,  il 
ne  faut  pas  égrasiller  ce  qui 
pue,  il  ne  faut  pas  parler  de 
corde  dans  la  maison  d'un 
pendu  (Pail).  Cf.  ékéne. 

égràdir,  égrandir,  agrandir. 

égrèdô,  édredon. 

égrcmye,  froisser  un  objet 
pour  le  réduire  en  petits 
morceaux  (Pail).  Cf.  égènnye. 

égrènâo,  petite  partie,  por- 
tion, groupe;  —  châtaignes 
tombées  de  l'arbre  çà  et  là. 
Cf.  égèrnâo. 

égrèlé,  aigreté,  aigreur  de 
l'estomac. 

égrœ.  Voir  égrè. 

égrêsyâo,  pommier  ou  poi- 
rier non  greffé. 

égrèt,  fétu  de  chanvre.  Cf. 
grèt;  —  aigreur  de  l'esto- 
mac, renvoi  acide. 

égrè,  égrœ,  m.  pi.,  tiges 
égrenées ,  menue  paille 
(Pail);  —  a  1  égrœ,  un  à  un, 


égu  173 

dispersé;  —  toute  sorte  de 
fruits;  — jardè  a  l  égrœ,  jar- 
din potager  attenant  à  une 
maison  (mot  fréquent  dans 
les  anciens  actes  de  vente). 

égrife,  égriffer,  égratigner, 
déchirer. 

ègriàt,  cerise  aigre.  Cf. 
agriot. 

égrone,égrwine,  égruner,  ro- 
gner, ôter  de  petites  parcelles, 
briser  des  objets  durs  et 
friables,  des  croûtes  de  pain 
par  exemple. 

ég-uker,  gouttière. 

éguy ,  aiguille,  Scandix 
pecten  Veneris.  Cf.  hœ  d  ra. 

égitye,  champ  long  ter- 
miné en  pointe. 

égiiyet,  aiguillettes,  pot-de- 
vin, pourboire ,  denier  à 
Dieu. 

égnker,  gouttière  :  se^ 
égiiker  €œyà  su  mô  terè. 

égide  (5),  s'écrier.  Cf. 
égœle. 

église,  égousser,  écosser, 
enlever  les  gousses  des  pois. 

égutyâo,  châtaignes  ou 
noix  tombées  naturellement. 
Cf.  égèrnâo. 


174  ^^ 

cgu'àoiic  {s),  pousser  des 
cris. 

égwèste,  ébréchcr. 

êfjû'iy,  grosse  perche  qui, 
dans  les  moulins  à  vent,  sert 
à  mouvoir  le  toit  roulant. 
Cf.  kahihr. 

égû'iyar,  pièce  de  bois 
ayant  la  forme  d'un  coin. 

^9\^Py>  f-'  exemple  :  à  via 
t  î  pa  œn  bel  cg^^py  hè  v  doiie 
a  v^  éfà. 

éhuse,  poursuivre  (quel- 
qu'un), chasser. 

éjanie,  enlever  le  jar,  l'é- 
caille  d'un  poisson,  la  plume 
ou  le  poil  d'un  animal. 

éjd'Je  (j),  V.  s'ébouler;  se 
dit  en  particulier  d'une  char- 
retée de  foin. 

cjd'lé,  f.,  éboulement. 

éje,  briser,  déchirer  (Pail). 
Cf.  heje, 

éjc,  terre  que  l'on  extrait 
d'un  fossé  pour  en  former 
le  terre-plein. 

cjupc  (s),  crier;  —  .s  cjupc 
511,  crier  après  (quelqu'un). 
Y  o'ir  jupe. 

ék,  et  que,  pourquoi  :  vxœ 
tu  vni  isit?  —  é  kfer. 


éka 

éka,  éclat  (de  bois).  Cf. 
ckli. 

é^abusivr,  éclaboussure. 

ékalnuii^r^,  écraser  un 
corps  mou,  réduire  en  bouil- 
lie. Cf.  l'galru'ir. 

ékal,  m.,  qui  écarte  les 
jambes;  —  homme  maigre 
et  chétif  (Château-Gontier)  ; 
—  f.,  écaille. 

ékalanii:^e,  économiser. 

ckale,  enlever  les  gousses 
ou  les  cosses;  —  écarter  les 
jambes;  —  ékale,  fatigué  de 
chaleur. 

éJçàole,  écraser  (Craon). 

ékâopir  (i),  s'ébattre,  se 
réjouir. 

ckâpir  (j),  s'accroupir. 

ékar,  équerre  :  dœ  pye  d 
ékar,  deux  pieds  d'équerre. 

ckarbeye,  ékarbweyc,  ékar- 
biyc,  écarquiller,  écarter  (les 
jambes)  :  clckarbiy  Icjàbkom 
œn  va€  ki  pis;  —  s  ckarbeye, 
s  ckarbiyc,  s  ékarhweye,  écar- 
ter les  jambes. 

ckarbiiye,  écarbouiller,  taire 
sortir  les  entrailles  en  écra- 
sant. 


ékè 

éharbiuefe,  faire  des  am- 
poules. 

ékarbwéie,  écraser. 

ékard,  écarde,  instrument 
pour  carder. 

ékare,  équarrir,  tailler  à 
angle  droit  une  pièce  de 
bois  ;  —  abattre  et  dépecer 
une  bête  de  somme,  enlever 
la  peau. 

ékarise,  écorcher,  abattre, 
dépecer. 

ékanifyas,  écarouflasse, 
empreinte  laissée  par  le  pied 
quand  on  érafle  la  terre  en 
faisant  un  écart  :  //  a  glîsc, 
ô  vè  se~  ékanifyas  (Pail). 

ékate,  éclater. 

ékèniye,  éparpiller,  étendre 
(du  fumier). 

ékèrbU,  ckèrvu,  écrevisse  : 
liô!  la  bel  ékèrbie  ki  s  e  ka^e 
su  l  âri. 

ékèrwel,  écrouelles,  hu- 
meurs froides  (Villaines-la- 
Juhel,  Landivy). 

ékèrye,  v.,  écriller,  glisser; 
—  écrier,  s'écrier  avec  force. 

ékèryé,  f.,  écrillée,  glissade. 

ékèryo£,  écrilloches,  échas- 
ses. 


ékè 


11 


/) 

ékœrde  (5)  ;  —  s  ékœre,  s'é- 
cœurer, avoir  du  dégoût  : 
i  5  ékœrdrè  d  ma.  Cf.  a€é:^ô; 
— ■  être  à  bout  par  excès  de  fa- 
tigue, se  dit  des  hommes  et 
des  animaux  domestiques 
qui  travaillent  (Landivy). 

ékœle,  couper  la  queue. 

ékœtiuer,  éclotoir,  piège 
pour  attraper  les  oiseaux. 
L'ékœhver  est  un  filet  carré 
emmanché  de  deux  bâtons. 
La  chasse  à  Vé^œtwer  se  fait 
pendant  la  nuit.  On  tend  le 
filet  auprès  d'un  buisson. 
Derrière  le  filet,  un  homme 
tient  une  torche  allumée. 
Un  autre,  armé  d'une  ferf, 
passe  de  l'antre  côté  du  buis- 
son et  fïtrgot  pour  faire  en- 
voler les  oiseaux  qui  s'y 
trouvent;  ceux-ci  s'envolent 
du  côté  de  la  lumière  et  se 
inay  dans  le  filet  qu'on  re- 
ferme sur  eux  :  aie  a  l  éké- 
twer. 

ékên,  de  mauvaise  humeur, 
rechigné,  taquin, querelleur: 
k  t  è  pa  inè  ékén;  —  «  celui 
dont  le  moindre  signe  est 
capable  de  déconcerter  tous 


176 


4^ 


les  ccaigncs  qui  voudraient 
m'épigoclier  »  (Dict.  Laval- 
lois)  ;  —  avare. 

ckthjc,  étendre  en  remuant  : 
/  )i  fô  jùnù  ckt'ih'  la  nicrd  h 
pft  (proverbe  très  usité  à  La 
Dorée),  il  faut  se  garder  des 
mauvaises  connaissances  ;  — 
exciter  (un  chien),  agacer, 
taquiner  (Andouillé)  :  //  a 
l  cr  ôsi  mal  komod  k  œ  rikar 
ékêiie  ô  hào  d  (fn  emm;  — 
raviver  une  plaie;  —  être 
avare,  chiche.  Cf.  ckivem. 

ékèjiri,  taquineries,  agace- 
ries :  //  è  iiijn  aprc  me,  a  m 
fer  dei^  ékènri. 

é^èr,  éclair. 

ékere,  éclairer,  éclaircir 
(les  idées). 

Donnez-moi  du  loubac  que  j'  niffle  ! 
Oh!  comme  ça  fait  éternuer; 
Comme  ça  va  vous  équiairer  ! 

(Pastorale  112.) 

faire  des  éclairs  ;  //  a  vu 
tone  e  éjcere,  il  a  vu  tonner  et 
éclairer,  il  n'a  pas  froid  aux 
yeux. 

i'IièrsHê,  tiercelet,  oiseau 
de  proie. 


ékl 

cjicrô,  éclairon,  feu  follet. 

é^c^te,  séparer,  se  séparer 
du  tronc  en  produisant  une 
déchirure  :  sukè  la  hràe , 
krèt  k  al  éj^est  (MontjeanV 
Cf.  ékû'iste. 

êkinim,  quinine  (Mon- 
tourtier). 

êkipe,  équiper,  harnacher, 
atteler  (un  cheval)  :  mit  jvâo 
n  e  pii'è  kmôd  a  êkipe. 

ékipéj,  équipage,  harnais 
d'une  bête  de  trait,  surtout 
du  cheval  :  œn  ékipej  dû  limô. 

èkiste  ,  arracher  une 
branche  d  arbre  du  tronc 
(Craonnais).  Cf.  ékû'iste. 

cklabote,  éclaboter,  écla- 
bousser. 

éklare,  éclairer.  Cf.  ékere. 

éklarsir ,  éclaircir  ;  — 
5  éklarsir,  s'éclaircir. 

ékler,  éclaire  (plante  ap- 
pelée par  les  botanistes 
Chelidonium  majus).  Cf.  pè 
dé  vlè. 

ékli,  éclisse,  éclat  de  bois  : 
/  s  et  àfôse  cvn  ékli  e  il  a  sô  de 
tilt  àvlime. 

ékloku,  dernier  éclos  d'une 
couvée,  et.  é]yoku. 


éko 

éklope,  écloper,   estropier. 

ékâ,  éœt,  tige  desséchée 
qui  reste  au-dessus  de  la 
terre  après  qu'on  a  coupé 
les  cépées  du  bois  ;  'se  dit 
aussi  del'éteule,  du  chaume, 
ou  de  la  paille  qui  reste  en 
terre  après  le  grain  a  été 
faucille  ou  coupé  :  /  fiô  st 
ane  nut  frumà  su  l  ékâ  e  kara- 
bè  ;  —  iiiit  €à  et  à  ékô  d  tcr- 
mèn;  —  racine  de  la  plume 
dans  une  volaille,  racines 
du  poil  qui  restent  dans  le 
porc,  le  sanglier,  etc.  ;  ra- 
cines qu'on  ne  peut  enlever 
qu'en  faisant  passer  sur  le 
feu  ou  en  flambant  l'animal  ; 

—  grettes,  fragments  ligneux 
qui  restent  dans  la  filasse  du 
lin  ou  du  chanvre  avant 
qu'elle  soit  écochée. 

ékobare,  briser  en  mor- 
ceaux, surtout  la  vaisselle 
(Pail). 

ékobéu,  remuer  légère- 
ment la   terre.  Voir  lobe^; 

—  ébrécher,  écorner. 
ékobi^e,  écobicher,  écorner 

petit    à    petit  (une   somme 
d'argent). 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire. 


éko 


177 


ékobine,  écorner  :  t  a  éko- 
bine  ton  ékiuel.  Cf.  ékoke. 

ékobivèj,  écobuage,  action 
d'écobuer;  —  feu  de  mottes 
de  terre  mêlées  de  brous- 
sailles. 

éko€,  écoche,  instrument 
pour  battre  le  lin  déjà  broyé. 

ékoee,  écocher  le  lin,  en 
enlever  les  écots,  le  teiller. 

cko€e ,  éclocher,  boiter 
(Pail).  Cf.  ko€e. 

ckoeiyô,  baie  de  blé.  Cï.pu. 

ékofô,  baie  du  blé  ;  — 
feuilles  et  poussière  du  sar- 
razin  après  le  battage. 

ékoin,  égoïne,  petite  scie 
à  la  main. 

ékoine,  tuer. 

ékokarde  {s),sékokaye,  crier 
comme  un  coq  effarouché. 

ékoke,  ébrécher  :  œn  haj 
ékoke,  œn  ekwél  ékoke.  Cf. 
ékobine  ;  —  tromper,  blesser  ; 
—  faire  des  coques. 

éJcàku ,  oiseau  éclos  ou 
pondu  le  dernier.  Cf.  Ivku. 

ékoloj,  eucologe. 

ékolte,  écolleter,  se  dit  du 
blé  trop  mûr  dont  la  paille 
se  brise  au-dessous  de  l'épi. 


ijS  ckr 

ckône ,  écorner,  briser  la 
corne  :  niit  vae  s  et  ckône,  sa 
li  fra  bè  du  tôrpur  sa  vàdisyô\ 
—  étr  ckône,  souffrir  de  l'ab- 
sence de  quelqu'un  ou  quel- 
que chose  (Pail). 

ékornifyd' ,  écornifleur,  es- 
croc, fripon;  —  indiscret. 

ékornifye,  dérober,  escro- 
quer; —  espionner. 

ékote,  écoter,  enlever  les 
écots  de  la  plume,  du  lin 
(Ernée)  :  vot  pyàm  n  e  jwc 
bèn  ékote.  Cf.  ékoee. 

ckotè,  taillis,  lieu  où  l'on 
a  laissé  des  écots  ;  —  Les  Eco- 
tais,  nom  de  lieu. 

ékotwer,  éclotoir,  filet  carré 
emmanché  de  deux  bâtons, 
pour  prendre  des  oiseaux;  — 
chasse  au  filet.  Cf.  chi-tiver. 

ckôdir,  éconduire  (Lar- 
champ). 

ékrahir  (/),  s'écrier  avec 
force. 

ckr  a  biiyc ,  éc  rase  r .  Cf . 
éb-ïiye. 

ckras,  glissade. 

ékrc,  m.  pi.,  douleurs 
qu'éprouvent  certains  en- 
fants dans  le  temps  de  leur 


cku 

croissance  :  /  {hi  pli  gà  a  Z;^ 
ckrè. 

ékrenie,  chercher  à  savoir 
(Mayenne). 

ékirir,  croître. 

ékrè,  crin. 

ckri,  f.,  déversoir  d'étang, 
lieu  très  glissant  ;  se  dit  sur- 
tout d'une  chaussée  de  ri- 
vière sur  laquelle  les  eaux 
en  se  retirant  ont  laissé  une 
boue  verdâtre  très  glis- 
sante. 

ékrivd',  écriveur,  écrivain. 

ckrivri,  f.  pi.,  écritures. 

ckriy,  petit  ruisseau  de 
dégagement,  déversoir  ;  — 
barrage  dans  un  ruisseau  ou 
une  rivière.  Cf.  ckri. 

ckriye,  écriller,  glisser.  Cf. 
ékârxe. 

ékrô,  épine  de  l'églantier 
(Pail).  Cf.  akrô. 

eksè  (d),  d'excès,  beau- 
coup, trop  :  piuè  d  eksc,  pas 
trop. 

eksckraby,  exécrable,  grand, 
fort,  bien  constitué.  Cf.  gr-ii- 
sye,  âfrœ. 

cksip,  éclipse. 

éku,  écu,    pièce  de    3  fr. 


éku 

(monnaie  de  compte  très 
employée  dans  les  marchés). 

éki'ilé,  (.,  écuellée. 

éhilorje,  éculorger,  glisser 
sur  le  derrière  (Craonnais). 

éhimn,    ~,    écumeux,   se. 

J'avas  de  bon  lait  tout  cliaud 
O  de  la  crème  tout  écumouse, 

(Pastorale  1 16.) 

ckurâode,  rabattre  les  sil- 
lons à  la  houe  afin  de 
faire  sécher  au  soleil  les  ra- 
cines de  chiendent  placées 
au  fond  de  la  raie  faite  par 
la  charrue. 

ckurœ,  ékuryœ,  écureuil; 
—  échinée  de  porc  rôti. 
Cf.  bât. 

éhire,  récurer,  nettoyer 
(la  vaisselle). 

éknrole,  flâner  de-ci  de-là 
en  curieux,  en  épiant,  comme 
un  écureuil  (Ernée). 

ékubl,  bondrée,  oiseau  de 
proie. 

ékuple,  V.,  écoupeler,  cou- 
per la  tête  à  un  arbre.  Voir 
hipel. 

éhiplé,  f.,  équipée,  mau- 
vaise force  :  œn  vilèn  ckupJé. 


ékiu  I  j  c) 

éhirir,  courir,  couler. 

ckiirte,  écourter,  raccour- 
cir, écourter  une  histoire, 
une  conversation  ;  —  man- 
quer, faire  défont  ;  —  man- 
quer de  :  ô  va  ékurie  d  pe. 

ckuru,  écourues,  f.  pi., 
état  de  la  rivière  de  la  Ma- 
yenne lorsque  l'on  ouvre 
les  portes  des  barrages  et 
qu'on  laisse  courir  les  eaux. 

ékus,  écousse,  moment 
assez  court.  Cf.  eshis. 

éhtsc ,  épreuve,  secousse, 
événement  pénible. 

ékiitœ ,  écou  te  u  r ,  qui 
écoute  aux  portes. 

chnva,  écouve,  grand  balai 
de  bouleau  dont  on  se  sert 
pour  nettoyer  les  aires  (Mon- 
taudin). 

chuvaye,  balayer  à  grands 
coups  (une  aire). 

éhi:^ine ,  meurtrir;  —  s 
éhi^ine,    se     meurtrir.    Cf. 

ékiuaee  (j),  rire  aux  éclats 
après  s'être  longtemps  con- 
tenu. 

éhuâke,  crier  avec  force  ou 
en   pleurant  ;  —    5  ékwâke, 


1 8o  éhw 

s'écrier  comme  une  kiuà. 

ckwakte  (.<),  éclater  de 
rire  après  s'être  longtemps 
retenu  (Fail). 

ckwapir  (5) ,  crier  comme 
une  kiciï,  de  surprise  ou  de 
douleur  (Ernée,  Bais,  Pré- 
cn-Pail,  Lassay);  — rire  aux 
éclats  (Villaines,  Ambrières, 
Ernée ,  Le  Horps) .  Cf. 
ékwake. 

éhaasè,  coussin.  Cf.  kwesè. 

ékîvaye,  écouailler,  couper 
la  queue. 

ékwe,  écouer,  couper  la 
queue.  Cf.  é/çœte. 

ékiaène,  agacer,  taquiner 
Cf.  ékêne. 

ékwèfite,  enlever  un  coin 
(Pail). 

ékivete,   couper  la  queue. 

ékiuike ,  s  ékiuike  ,  faire 
couic,  crier. 

ékibél,  écuelle,  assiette  très 
creuse  en  étain  ou  en  terre 
avec  deux  oreilles  :  uiàje  dà 
l  ékû'él,  être  enfermé  en  pri- 
son. 

ékwiri,  f.,  écurie. 

ékïi'irœy,  écureuil.  Cf. 
ckttryœ. 


élu 

ckd'istt',  écuisseter,  arra- 
cher (une  branche  d'arbre) 
avec  son  talon  (Château- 
Gontier).  Cf.  élrsfc. 

clcinà,  élément,  aimant, 
magnétique. 

cJéte,  élaiter,  retirer  le  pe- 
tit lait  contenu  dans  le 
beurre  qu'on  vient  de  faire. 

clcye,  élaguer. 

tV^-,  morceau  étroit  de 
bois  qui  sort  d'une  planche 
sciée  dans  sa  longueur;  — 
lé,  largeur  d'une  étoffe  quel- 
conque entre  ses  deux  li- 
sières. 

clir,  élire,  éplucher. 

cV/^t',  couper  une  lisière, 
une  bordure. 

clohe,  ébaubi,  sot,  niais. 

close,  élosser,  arracher(une 
branche  d'un  arbre) en  tirant 
dessus,  de  haut  en  bas;  dis- 
loquer ;  —  ébranler  (un 
arbre,  une  dent)  :  a  fors  d 
close  l  àt  i  va  fini  par  la  fer 
£C\  —  sonner  (une  cloche). 

clii€e,  blesser  (Chailland). 

cliifle,  attraper. 

cluje,  ennuyer,  agacer 
(Pail). 


eiue 

élure,  blessé;  —  spirituel. 
élîirdèmà,  étourdissement . 
éhir de,  éXonràùr,  alourdir; 

—  étourdir  d'un  coup  sur  la 
tête,  frapper  durement  ;  — 
attraper  :  I  a  t  i  ben  él-urde  ! 

—  enlever  le  lur  aux  bêtes  A 
cornes. 

élurdir,  élourdir,  alourdir. 

éhtvéte ,  éliivte ,  voler , 
prendre  à  la  façon  d'un 
loup. 

éhuène,  éloigner. 

éliOete,  voler,  prendre 
(Pail). 

émaby,  aimable. 

émàtir,  éternuer. 

émènive,  a.,  en  gaîté  (Gor- 
ron).  Cf.  aménive. 

émènu^e,  émenuiser,  ren- 
dre plus  petit. 

émê,  émoi,  inquiétude, 
embarras,  souci. 

émerdji:(e,  laver,  nettoyer 
(un  petit  enfant). 

émerveyà,  merveilleux. 

émeyà  :  s  e  dkà  ben  émeyà, 
c'est  très  inquiétant. 

éméyàs,  émoi,  inquiétude  : 
6a  k  a  ele  pur  H  œn  gràd 
éméyàs. 


emo 


i8i 


émeye,  inquiéter,  tourmen- 
ter :  sa  m  emey  t  i  dur  dfér 
areee  ma  dà;  —  s  éméye  dé, 
s'inquiéter  de;  —  avoir  peur 
de  (Izé)  :  u  !  l  pœru  !  i  s  émey 
dé  rè;  —  on  appelle  €âo 
émeye,  chaux  émeyée,  la 
chaux  qui  a  été  exposée  à 
l'air  et  qui  a  reçu  la  pluie. 

émi,  ami. 

émi^e,  maigre,  malingre  : 
à  vlà  œ  gà  ki  n  è  pa  émue 
(Craonnais). 

émigré,  émietter.  Cf. 
émyo€e. 

émike,  amitié. 

émisiure,  éveillé,  gentil, 
coquet;  s'applique  surtout 
aux  filles  (Ernée). 

émobil,  immobile. 

émologe,  ébranler. 

émor€,  émorche,  amorce, 
bourre  de  fusil;  —  jeu  de 
billes  à  se  poursuivre. 

émoree,  paré  avec  soin . 

émarge,  amorcer  (un  fu- 
sil); —  enlever  violemment 
des  morceaux,  par  exemple 
l'écorce  (d'un  arbre)  ;  — 
frapper  (Pail)  :  s  i  n  s  etè  pwè 


i82  cniii 

ékarte,  sa  jvâo  l  otr  cmorec  d 
œ  kii  d  pyc. 

cmolivcr,  cmottoir,  râteau 
en  fer,  pour  diviser  les 
mottes  de  terre. 

cmôlvc,  f.,  emportement, 
vacarme  (Aluiillé)  :  /  avè  pa 
hè:^ujiè  d  fer  tut  sc:^  cmôlvc  In. 

ému^e,  battre,  blesser. 

cmii.s,  f.,  émousse,  chèMie 
que  l'on  a  coupé  à  quelques 
mètres  au-dessus  du  sol 
pour  lui  faire  rapporter  des 
émondes  que  le  fermier 
coupe  tous  les  six  ans.  Cf. 
ros,  ragol;  —  têtu. 

cmuse,  étêter  un  arbre;  — 
émonder  une  émousse. 

cmitscj,  action  d'étêter  un 
arbre. 

émîtsti,  émoustillé,  éveillé, 
dégourdi. 

émiisHyone,  exciter. 

éimiti,  émoustillé,  éveillé, 
dégourdi.  Cf.  cmuMi. 

émuture,  émouturer,  mou- 
dre. 

émniurcj,  mouture. 

émvvayc  {s),  s'émouvoir. 

émiive,  émouver,  remuer, 
activer;  —  chasser  :  ntàde, 


eue 

i;arsa\,  j  va  v~  énmve  de  dJa  ; 
—  châtier,  battre  ;  — sémnve, 
s'agiter;  —  .v  et  œn  persan  hen 
éinuve,  bien  décidée,  bien 
remuante. 

émiivel,  petite  agitation 
populaire  :  sa  fc  tut  œn  ému- 
vct  dà  l  karhe  ;  —  et  an  cmiivet, 
être  en  émoi. 

ciiiwane,  émonder. 

cntu'cye  (s),  s'émouvoir, 
appréhender,  craindre.  Ct. 
énieye. 

émyofe ,  émictter.  Ct. 
émigré. 

énàse,  a. ,  qui  n'a  plus 
d'anses.  Cf.  nâs. 

cnàste,  briser  l'anse  de. 

èmv,  aujourd'hui  (Lan- 
divy). 

ènè,  enhui,  aujourd'hui 
(Gorron). 

cnèrte,  défricher  (Krnée). 
Cf.  anerte. 

enya,  agneau   (Landivy). 

(•;/V(7,     brebis    (Landivy). 

ènâo,  agneau.  Ct.  imio;  — 
anneau,  bague. 

ènùle,  aignelée,  ensemble 
des  brebis. 

éncl,  aignellc,  brebis. 


êpà 

cole,  se  dit  d'un  arbre  qui 
a  eu  les  branches  brisées  par 
le  vent  (Château-Gontier). 

épani,  épanoui. 

épdol,  versoir,  oreille  de  la 
charrue. 

cpàopc,  {.,  sottise,  mala- 
dresse, malheur. 

épçopiye,  répandre,  épar- 
piller; —  révéler,  raconter. 

épar,  épart,  éclair  de  cha- 
leur. 

éparee,  arracher  les  par- 
ches,  les  cosses  des  pois. 

épare,  v.,  faire  une  éclair- 
cie  dans  un  bois  ;  —  s  épare, 
s^éparer,  s'éclaircir  :  via  l  syel 
ki  s  épar. 

éparé,  {.,  coupe  dans  un 
taillis. 

éparj,  a.,  épars,  répandu, 
dispersé. 

eparj,  epurj,  Euphorbia  la- 
thyris. 

épate,  fatiguer;  —  éton- 
ner, éblouir. 

épaye,  étendre,  disperser 
(Craon)  :  épaye  /;{  àg?'é.  Cf. 
évaye,  égayé. 

épâ,  épan,  empan. 

épàste,  crever  ou  ouvrir  la 


épi  183 

panse  :  kàt  il  é  6-u,  i  tap  hom 
à'  s-iir,  épàst  ki  n  épàst!  ;  —  // 
a  épàste  se  Sîilye. 

épatai,  épata,  épouvantai! 
(Pail). 

épênaye,  déchirer,  mettre 
en  pièces  un  tissu  (Pail). 

épé€,  pic  blanc  noir  et 
rouge.  Cf.  pikrîiyer. 

épéne,  épargner,  ménager  : 
y  ûvô  yu  hè  du  mâo  a  épéne 
kœk  sii;  —  mettre  un  tissu 
en  pièces. 

épergâo,  personne  degrande 
taille,  à  l'air  peu  rusé.  Cf. 
espergâo,  aspergâo. 

épermâse  (5),  s'étonner. 

épegale,  gratter  avec  les 
ongles.  Cf.  épigoee. 

épéne,  trépigner  des  pieds 
comme  si  l'on  sentait  des 
pointes  d'épingles. 

épès,  épèset,  épinces,  pinces, 
pincettes. 

épibâode  (s),  se  réjouir. 

épidinii,  f.,  épidémie. 

épi  fan  i,  épiphanie  :  étr 
hom  œn  épifani ,  être  bien 
vêtu.  Voir  sakr. 

épigâode,  critiquer. 

épigase,  contrarier. 


i84 


épo 


èpiCfô,  glume  et  barbillon 
du  grain  (Chàteau-Gonticr). 
Cf.  p>u. 

épicpe,  blàmc,  contradic- 
tion. 

épigoeiv,  qui  contredit  tout. 

cpigofc,  exciter,  faire  met- 
tre en  colère,  contredire;  — 
irriter  (un  bouton  avec  les 
ongles);  —  enlever  une  ou 
plusieurs  parcelles  d\in  ob- 
jet avec  quelque  chose  de 
pointu  ;  —  s  épigo^e,  se  ta- 
quiner. 

épigronc,  écorcher. 

épigîise,  écorcher,  taquiner 
un  bouton  qu'on  a  à  la  figure 
ou  sur  le  corps. 

épiu,  épine,  aubépine  :  œn 
hâ  d  épin;  du  pyà  d  cpin. 

épivâode  (j),  se  dit  d'une 
poule  qui  se  réjouit  au  so- 
leil. Cf.  épibAode. 

épiyode,  critiquer,  blâ- 
mer, épiloguer. 

épofye,  blesser,  battre. 

épopiidre,  répandre  (un 
bruit). 

épot,  épot,  petit  trou  dans 
la  terre  pour  jouer  aux  billes. 
Cf.  pot  (Mayenne). 


épy 

cpôjc,  imbibé  d'eau.  Cf. 
émeye. 

épràr,  éprendre,  s'allu- 
mer, s'embraser,  en  parlant 
du  feu. 

cprcSy  armoire  (Montour- 
tier).  Cf.  près. 

cpuste,  épucer,  chercher 
les  puces;  —  s  épmte,  s'épu- 
cer. 

c'piifc,  étouffer  :  ;  épîif  dé 
£alœr  ;  —  s  épîife,  pouffer  :  / 
5  épntf  dé  rir. 

cpulaye,  effrayer,  disper- 
ser, mettre  à  la  haie  (les 
perdrix). 

cpiipinc,  réveiller  matin; 
—  enlever  les  pépins  ;  —  s 
cp-iipini\  se  réveiller  matin. 

cpupiye  (i),  avoir  honte. 

épuslé,  f.,  pause,  le  temps 
compris  entre  deux  repos, 
pendant  le  battage  du  blé. 
La  pào:;^  ou  Vcpiisté  est  d'une 
heure  environ. 

cpiuase,  agacer  (Vautorte). 

épydole,  épiautcr,  ôter  la 
peau  d'un  animal  (Château- 
Gontier). 

cpyàohi,  écorcheur. 


i 


er 


épyâoste,  épyàote,  épiauter, 
enlever  la  peau. 

cpye,  avancera  la  besogne. 
Cf.  épyete. 

épyè,  épletj  activité  au  tra- 
vail :  et  d  épyè,  avancer  au  tra- 
vail. Cf.  épyete. 

épyere,  épierrer ,  enlever 
les  pierres  d'un  champ;  — 
jeter  des  pierres  à  :  épyere  à' 
£ê;  —  5  épyere,  se  battre  à 
coups  de  pierres  ou  de  boules 
de  neige  :  ô  va  5  épyere  a  hii 
d  plot  de  nej. 

épyese,  démolir  une  haie, 
une  clôture.  Cf.  pyes. 

épyetà,  avantageux  au  tra- 
vail; —  facile  :  s  n  è  jiuè 
épyetà  a  travale;  —  œ  sme 
ben  épyetà. 

épyete,  epléter,  être  avan- 
tageux à  l'ouvrage,  avancer  : 
//  épyet  a  l  nvréj  ;  —  /  avô 
bào  fér,  j  épyetô  pwe  ;  —  épyet 
épyet  !  dépêche  !  ;  —  épyete  œ 
m,  en  brouter  l'herbe  jus- 
qu'aux racines  (Pail).  Voir 

pu.    • 

épyo^ô,   mauvais   épi;   — 
fruit  mal  venu  (Pail). 
er,  aire  :  er  dé  pyas,  aire 


erb  185 

de  place,  sol  (en  terre  bat- 
tue) de  la  maison  d'habita- 
tion d'une  ferme. 

éra€e,  arracher. 

érafyœr,  éraflure,  égrati- 
tignure  faite  à  la  peau  par 
une  roue. 

érafye,  érafler. 

éramin,  mauvaise  humeur, 
colère. 

éràobe,  retourner  au  plat, 
reprendre  uneportion(Saint- 
Germain-le-Fouilloux). 

érâode,  v. ,  étriller  quel- 
qu'un, lui  donner  une  volée 
de  coups. 

érâodé,  f.,  volée  de  coups. 

éraye  (s),  tousser  avant  de 
parler. 

éraymà,  action  de  s'érail- 
1er. 

éràte,  raccommoder  (des 
bas).  Cf.  rate. 

erb,  nom  générique  des 
graminées  que  mangent  les 
bestiaux  :  erb  6  mtr,  herbe 
aux  chantres,  Sisymbrium 
officinale;  erbôpus,n\QTiûïf, 
serpolet  (Livré,  Craon);  èrb 
ô  earpàke,  saigne-nez,  Achil- 
lea  millefolium    (Landivy), 


i86 


ère 


Pcltigera  c.iniiia  (Livre);  erh 
à  eà,  Nepeta  cataria;  èrb 
a  hi  Vierj,  Scdum  ccpaca; 
erh  Se  Jà,  armoise,  Glechoma 
hcderaccum;  Sedum  tele- 
phium;  erb  S?  Jôm',  Scdum 
reflexLim  ;  erh  S?  Pyer,  Teu- 
crium  scorodonium  (Fougc- 
roUes)  ;  crb  a  la  kiilœvr,  Eu- 
phorbia  amygdaloides  ;  erh 
a  l  irôdel,  perce-pierre,  Um- 
hilicus  pendulinus  ;  erh  ô 
lyœvr,  Orobanche  rapum  ; 
erhôjandt,  Conopodium  de- 
nudatum  ;  erh  6  gipô,  Lappa 
minor;  erh  fîireu,  centaurée 
noire;  erh  a  nijè ,  Polygo- 
num  aviculare  ;  erb  a  kôt, 
Plantago  lanceolata;  erb  a 
6ehiiur,  Plantago  major;  erh 
a  vyào,  trèfle;  par  plaisante- 
rie on  dit  même  au  jeu  de 
carte  :  j  e  he  d  1  erh  a  v\âo 
(du  trèfle). 

êrdriy,  terre  brûlante,  ar- 
gileuse, mêlée  de  pierres  et 
de  sable.  Cf.  ardiy. 

erdriye,  houx  vert. 

éré,  f.,  airée,  plein  l'aire. 

ère,  donner  le  ton  d'un 
morceau. 


en 

èrèu,  erèijé,  airaigne,  airai- 
gnée,  grappin  ou  crochet  de 
fer  à  plusieurs  branches 
dont  on  se  sert  pour  retirer 
un  seau  tombé  dans  un 
puits;  — ■  araignée. 

èrèt,  planche  de  légumes 
venant  d'être  semées;  faire 
des  airettes,  c'est  semer  en 
planches;  —  graines  de  lé- 
gumes qu'on  sème  au  prin- 
temps (Montourtier). 

érètô,  érètô,  bord  du  fossé 
opposé  i\  la  haie  :  î.'^  aie  sere 
lefey  su  l  érètô  (Montaudin). 

érgalis,  érgi^Iis,  réglisse. 

ergàsyel,  ergansye,  églantier 
(Pail),  Cf.  nrgàsye. 

ergô,  ergot,  petite  portion 
de  branche  qui  reste  le  long 
d'un  tronc. 

éri,  héritage. 

érify,  écorchure. 

érifye,  érifler,  érafler,  égra- 
tigner,  écorcher  légèrement; 

—  ébouriffer    (Craonnais); 

—  tire  an  ériflà,  tirer  en  dé- 
crivant une  courbe. 

érihe,  héritier. 
érinéy  m.,  araignée    :    hv 
grn  ériijé  (Montaudin). 


\ 


erti 


éritéj,  héritage.  Cf.  éri. 

ériye,  étriller,  blesser.  Cf. 
érâode. 

én\ipcr,  érésipèle.  Cf.  réii- 
pêr. 

erjalètr,  schiste.  Cf.  arja- 
Utr. 

erjà,  argent  :  sa  vâo  hè  d  l 
erjà,  ça  vaut  la  peine. 

erkàsye,  églantier. 

èrhène,  mauvais  garne- 
ment. Cf.  berkeye,  arkaije. 

erkêpès,  reprise  mal  faite. 

eniiênâ,  ènnonâ,  almanach. 

ermèl,  mauvais  couteau 
(Montourtier).  Cf.  armel. 


ermwer^  armoire. 


érnaséyè,  habitant  de  la 
ville  d'Ernée. 

érole  (.v),  relever  le  bas  de 
son  pantalon. 

érôd,  érôdel,  hirondelle. 

i'rôs,  m.,  ronce  :  y  ênn  a  l 
i  dé  mur  su  st  érôs  la  (Saint- 
Thomas). 

erspêtay,  canaille. 

ertres,  caboche,  clou  de 
sabot  ou  de  fer  à  cheval .  Cf. 
artres. 

ériis,  élan  :  /  pr?  son  érus. 

éruse,  érusser,  arracher  les 


êsa  1 87 

feuilles  d'une  branche  en  la 
faisant  passer  dans  la  main 
fermée,  arracher  les  poils 
d'un  animal;  au  fig.,  affai- 
blir, amaigrir,  chagriner,  af- 
fecter ;  —  écorcher  ;  —  don- 
ner de  l'élan  (Villaines-la- 
Juhel). 

éruséj,  action  d'érusser. 

éru:(e,  rusé,  adroit. 

éru^e  (5),  s'élancer  (Pail). 

énis,  émousse  (Saint-Au- 
bin-du-Désert).  Cf.  nis. 

ériise,  émonder  une  rus 
(Pail). 

éryér  :  an  éryér,  en  arrière 
(Château-Gontier). 

esa,  reste  de  la  nourriture 
des  bestiaux  au  fond  des 
mangeoires.  Cf.  esé. 

esanie,  essaimer. 

csa(r),  terre  couverte  de 
broussailles;  —  terre  défri- 
chée; —  L'Essart,  Les  Es- 
sarts,  nom  de  lieu. 

esarde,  esare,  essarder,  es- 
sorer, sécher  à  l'air  ou  au- 
trement. 

ésardwè,  torchon  pour  es- 
suyer les  meubles. 

èsave ,  essever,  vider  l'eau 


i88  csé 

d'un  trou  ou  le  lit  d'une  ri- 
vière. 

ès(iâ(j\  êsnç,,  csill,  ésàl, 
essendre,  bardeau,  petits  ais 
de  bois  de  châtaignier  minces 
et  courts  avec  lesquels  beau- 
coup de  maisons  étaient  cou- 
vertes dans  le  nord  de  la 
Mayenne,  il  y  a  quarante 
ans. 

esbiric  Çs),  s'esbigner,  s'es- 
quiver, s'en  aller;  —  se 
faire  du  mauvais  sang;  —  se 
fatisfuer. 

esbnif,  déchet,  poussière 
(Montourtier). 

èsève,  faire  des  rigoles  d'é- 
coulement. Cf.  ésave. 

èstve,  a.,  assoiffé  :  ;  se 
iîtné  èstve  eue,  i  Je  si  €âo,  sa 
n  a  re  d  étonà. 

èsèviué,  ■  rigoles  dans  un 
champ  ensemencé  (Château- 
Gontier). 

èscè^  èsœl,  essieu. 

ésœrbe,  ébrécher;  —  vo- 
ler, prendre  (Pail), 

esè,  essaie,  reste  de  four- 
rage dans  une  crèche. 

esche,  couper  les  ailes  des 
volatiles. 


esk 

éséine,  essaimer,  se  disper- 
ser, s'en  aller  :  //  a  éscme  se 
dit  d'un  domestique  qui 
quitte  son  maître  avant  la 
fin  de  son  engagement.  Cf. 
hurjonc  ;  —  s  ésême,  s'affai- 
blir, se  diminuer,  s'exté- 
nuer. 

cserpiyc,  déchirer,  mettre 
en  serpiiière. 

csèv,  rigole  ou  tranchée 
servant  à  écouler  l'eau. 

ési,  ici. 

ésikote,   arracher  un   sikô. 

êsime,  amaigrir.  Cf.  ésènie; 
—  5  ésime,  s'affaiblir. 

cshabcl,  escabeau. 

cskarbiiye,  écraser  quelque 
chose  de  sale. 

eskarlàd,  rossignol  des  mu- 
railles. 

cskarmele,  détester. 

eskarol,  escarolle;  —  lai- 
tue. 

eskàdôlir,  scandaliser. 

eskl,  frangé,  découpé  :  œn 
rob  Uii  eskl;  —  dans  les  jeux 
d'enfonts,  celui  qui  se  retire 
momentanément  du  jeu 
crie  :  eski  ! 

cskipô,  bourse  commune. 


660 

eskofye,  aplatir,  gfiter,  tuer. 
Cf.  hofi{r). 

eskomeiie,  excommunier. 

eskom unimà,  exco m  m u  n  i- 
cation. 

eskrir,  écrire. 

eskiiÇf-)ye  (5),  s'enfuir,  se 
glisser  à  la  dérobée. 

eskuye  (5),  s'enfuir. 

eskus,  temps,  fois  :  à  via 
pur  œn  eskus,  en  voilà  pour 
un  certain  temps  (Bais)  :  d 
œn  eshis,  d'un  seul  coup  ; 
—  essor.  Cf.  éhis. 

esnià,  essement,  aussi,  de 
même,  également. 

eôme,  essaimer  (Landivy). 

esmiyaj,  action  d'essemil- 
1er. 

esmiye,  étendre;  —  jeter 
au  vent,  éparpiller,  émietter  : 
du  pè  esmiye;  mit  ter  e  tut 
esmiye  (les  champs  sont  deçà 
et  delà). 

esole,  essoler,  ébranler,  se- 
couer. 

ésoleje,  ésoleye,  exposer, 
étendre  au  soleil.  Cf. 
asoleje. 

ésorCy  abasourdir,  assour- 
dir, à  force  de  crier.  Cf.  eeore; 


esp  189 

—  ennuyer,  hébéter  ;  —  sé- 
cher, mettre  à  l'abri;  —  se 
dit  des  femmes  et  filles  qui 
laissent  leur  tête  nue  ou  très 
découverte  :  je  n  vyœ  pa  k 
tu  rest  kom  sa  t-itt  ésore  e  tut 
défale. 

ésoreye,  essoriller,  couper 
les  oreilles  à  (un  animal). 

espadrone  (5),  se  pavaner 
(Landivy). 

cspanir  (s) ,  s  Qs'^zmx ,  s'épa- 
nouir. 

espas,  espace  (mot  fémi- 
nin). 

esperahy,  qui  est  à  espérer, 
probable  :  il  e  hên  esperaby 
ké  tu  sa  fini j. 

espère,    espérer,   attendre. 


patienter. 


s'attendre  à 


avek  œ  ta  paré,  j  esperô  kor  st 
ane  œn  mwa:{  rékolt;  —  /  / 
esperô  a  mûri. 

espergâo,  asperge  montée; 
—  plante  dont  la  tige  est  trop 
grande;  —  personne  maigre 
et  grande.  Cf.  spergâo. 

cspeser,  spencer,  corsage 
de  femme. 

espofye  (s),  se  blesser. 

espôs,  réponse. 


190  csu 

cspri,  esprit,  cliandclle  de 
résine.  Cf.  oribii. 

estam,  tricot  ;  —  i^ros 
drap.  Cf.  élè. 

esta,  estoc  :  faire  quelque 
chose  de  son  esta,  de  son 
initiative. 

cstomaJ,  estiniial,  estomac, 
poitrine  :  //  a  inâo  a  1  esHi- 
mal,  il  est  poitrinaire.  Les 
rebouteux  prétendent  re- 
mettre ou  relever  l'estomac 
qui  est  à  bas  au  moyen  d'un 
peigne  en  fer  dont  ils  ra- 
tissent de  bas  en  haut  la  poi- 
trine du  patient. 

estope,  esliipe,  estouper, 
renforcer  le  talon  des  bas 
avec  de  la  laine. 

câtrake,  estraquer,  suivre 
les  traces  du  gibier,  sur  la 
neige  ou  la  boue,  jusqu'à 
son  gîte  ;  —  vagabonder  ; 
—  extraire. 

estràgiiye,  cstrègole,  étran- 
gler. 

eslrôgc,  estrongner,  étron- 
çonner,  émonder  (un  arbre). 

esliifya,  estomac,  poitrine. 

eâtiirbiyô,  tourbillon. 

esuye,   essuyer.   Ct.  esice. 


éta 

eyitbiye,  soulever  du  foin 
pour  le  fliire  sécher  ;  —  je- 
ter au  vent. 

csiihy,  pièce  de  bois  ronde 
sur  laquelle  s'enroule  la 
pièce  de  toile  sur  le  métier 
de  nos  tisserands  :  //  a  le 
hrâ  hom  dé:(^  C6îiby  (très  gros). 

ésiirsiye,  cligner  des  yeux. 

esîùàÇo),  esû'e,  essuau,  es- 
suet,  essuie-mains,  torchon. 

èsû'e,  essuyer  :  /  é  pye  d 
Siùa'r,  èsyœ  tè  la  giil.  Cf. 
esuye. 

észl'é,  f.  :  œn  esû'é,  une 
quantité.  Cf.  ésyé. 

ésii'è,  suint  (de  la  laine). 

ésû'ine,  enlever  le  suint  de 
la  laine. 

èsyâo,  ésye,  essiau,  égoût  de 
l'eau  ;  —  surface  en  pente 
permettant  l'écoulement  de 
l'eau. 

ésyé,  f.,  orage  essuyé,  ra- 
clée reçue.  Cf.  ésû'é. 

ésycv,  rigole  d'écoulement. 
Cf.  ésèv,  ésùmve. 

eta,  ete. 

éia  :  et  dà  lu  .vr^  éta,  être 
dans  tous  ses  états,  être  très 
content,  jouir  d'une   bonne 


étœ 

santé;    —    faire    tous    ses 
eftorts  pour  réussir. 

étaby,  étable  : 

C'est  là  que  dans  une  étabie 
Nous  est  né  un  sauveur  aimabie. 

nis.  54. 

étaniy  litanies. 

étâo,  étal. 

étqopine,  fliire  disparaître 
les  taupinières,  aplanir  les 
mottes  de  terre  que  forment 
les  taupes  en  fouillant. 

étap ,  étape,  pioche  re- 
courbée, pour  lever  des 
bandes  de  gazon. 

êtayl,  étoile. 

étâ€Ô ,  étanchot,  petit 
étang;  —  nom  de  lieu. 

étérp,  L,  terme  de  fen- 
deur  de  bois,  fente  paral- 
lèle à  la  circonférence  de 
l'arbre;  — d  étérp,  adv.,  de 
côté  :  prâr,  frape  d  étérp  ;  — 
contre-coup, 

étérpe,  fendre  parallèle- 
ment à  la  circonférence. 

étèrwes,  étrouesse,  émousse 
(Izé). 

étérwese,  émonder. 

étœrbiyom ,  tourbillonner. 


étr  191 

étœrbiyô,  tourbillon. 

été,  étai,  appentis,  hangar. 

été,  estain,  laine  fine  pour 
tricoter  (La  Dorée)  ;  — • 
gros  drap.  Cf.  estmn. 

étiyœ(J),  étyœ,  tilleul. 

éti::],  phtisie. 

étoine,  étouffer. 

étâne,  étonné  :  être  étonné 
de  quelqu'un,  c'est  souffrir, 
être  peiné  de  son  absence. 
Cf.  défor. 

étoye,  mettre  dans  l'étau. 

étr,  âtre,  foyer,  maison, 
nom  de  lieu  dit. 

étrej,  m.  pi.,  étrages, 
cours,  issues,  chemins  qui 
se  trouvent  devant  les  bâ- 
timents d'une  ferme. 

être,  étroit. 

étrétur,  dernière  pression 
des  mottes  de  pommes  ou 
des  poires  dans  le  pressoir, 
quand  on  fait  le  cidre. 

étri,  étrif,  discussion,  que- 
relle, combat,  peine. 

étrib,  étriv,  contrariant, 
qui  fait  mettre  en  colère. 

étrive,  étriver,  contrarier, 
taquiner. 

étriyœl,  étriyœ,  étrier. 


192  étiu 

cintese  émondcr.  \'oir 
ctùnuesc. 

étiid,  étude,  cabinet,  pe- 
tit appartement. 

ctu(;e,  étudier. 

étnrbiyô,  tourbillon. 

cturbiyonc,    tourbillonner. 

élu,  aussi,  pareillement, 
de  même.  Cf.  itn. 

ctiigwe,  élu  je,  éventrer, 
tuer  avec  un  instrument 
tranchant. 

éhipâ,  étitpào,  plaque  de 
fer  ou  grande  pierre  plate 
servant  aboucher  l'orifice  du 
four.  Pour  fermer  herméti- 
quement le  four,  on  entoure 
Ichipa  de  fiente  de  vache  que 
l'on  pétrit  à  pleines  mains. 
Cf.  iiipâ  ;  —  ce  qui  sert  à 
étitpe. 

éiîipe,  étouper,  boucher 
(une  haie)  avec  des  épines. 
Cf.  brô:(e. 

étîirhiyd,  tourbillon. 

étîirbiyone,   tourbillonner, 

ciiirdisyô,  étourdition , 
étourdissement. 

étnye,  étouffer. 

clu'cle,  étoiler;  il  étivel,  il 
fait  clair  d'étoiles. 


cvi 

clyéj,  étrages,  jachères. 

Eu\a,  Ahuillé. 

étt,  où. 

éiil,  saloir,  grand  vase  en 
terre  ;  —  gros  nid  d'écu- 
reuil ;  —  bogue  de  châtaigne  ; 

—  femme  mal  bâtie. 

éiiJe,  enlever  la  bogue.  Cf. 
éboge. 

éva,  lieu  où  l'on  voit 
sourdre  l'eau  (Pail). 

évamiye,  évanouir. 

évay,    petit   cours   d'eau; 

—  Deux-Evailles,  nom  d'une 
commune  de  la  Sarthe. 

évaye,  étendre,  éparpiller  ; 

—  5  évaye,  se  disperser.  Cf. 
égayé. 

évàlé,  usé. 

évàtiye,  s'éventer,  faire  du 
vent. 

évere,  couper  le  fil  de  la 
langue, 

évéri,  f.,  grandeur,  me- 
sure. 

évérye,  mesuré, 

évestlui,  éveillé  :  avé  Vér 
évestwi. 

évéyet,  lézard  gris. 

éveyole,  éveillé. 

evi,  avis. 


câw 

évu,  eu  :  /  avô:(  évu  grà 
pu. 

éyéré,  égaré  (Montflours). 
Cf.  égéré. 

eyu,  où  (Gorron)  :  d  eyii, 
d'où.  Cf.  uyn,  en. 

é^i,   pourri,   moisi   :    vnt 
karik  a  œ  gu  d  é:(i. 

é^ipér,  érésipèle.  Cf.  ré^i- 
pèr. 

é^yà(o),  porte  à  claire- voie. 

Morbieu  Jacquot,  prest,  hors  du 

[giste 
Sinon  l'hésiau  s'enfoncer  va. 
ms.  22 


èbisil,  imbécile. 

êd,  inde,  coton  rouge  à 
marquer  le  linge,  coton 
d'Inde. 

ède,  aider. 

cdiférà,  indifférent,  ente; 
n'être  pas  èdiférà,  être  assez 
joli. 

èdukasyô,  éducation. 

èduke,  éduquer,  élever. 

èdwen,  incapable,  presque 
imbécile  (Pail). 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire. 


epi  193 

cferna  Qrefy'),  trèfle  in- 
carnat (La  Dorée). 

ègéryà,  ingrédients,  en- 
grais (Saint-Thomas). 

ègk,  mettre  bas,  en  par- 
lant de  la  brebis  (Montau- 
din)  :  v-ut  tmiton  et  egle,  el  a 
tra  bâoi  éndo. 

èglet,  jeune  brebis. 

ègr,  de  mauvaise  humeur. 

ègr,  m.  pL,  griffes,  ongles  : 
/  iwà  m  a  demfre  ô  la  pck  e 
ô  !:(  ègr. 

ègrine,  agacer. 

èjéni,  génie. 

èkiiwde,  incommoder  :  y  si 
pu  èkmode  du  £q,o  ké  d  la  frc. 

êkôprènaby,  incompréhen- 
sible :  s  e  d  ka  ekôprènahy. 

ekweyaby,  incro3'able. 

emajinasyd,  imagination. 

cmajine,  imaginer. 

èmàs,  immense. 

èmorîel,  immortel. 

ène,  ainsné,  aîné. 

ènosà,  innocent,  idiot. 

enôbraby,  innombrable. 

hiil'i,  aujourd'hui. 

ènle,  agneler  (Pail).  Cf. 
egle. 

épine,  fâcher,  agacer. 
15 


194  ^/"' 

l'popôdr,  perclus.  \'oir  ipo~ 
pôdr. 

cporl ,  importe  :  n  cpori 
pwl  k  su  se  sti  la  n  I  àol,  peu 
importe  que  ce  soit  celui-là 
ou  l'autre. 

î'posiby,  impossible;  —  al 
èposihy,  à  profusion. 

epotékc,  hypothéqué,  para- 
lysé ou  atteint  de  maladie. 

èpolik,  hypothèque. 

cpîirvu  {a  /),  à  Timproviste. 

èpii  :  l  ç,ab  m  cpii,  le 
Diable  m'empue!  (juron). 


eva 

èsâdyc ,  accabler  (Ma- 
yenne); —  î'sàdyc  su  y  incen- 
dié soûl,  très  ivre.  Cf.  bndc, 
perdu . 

èstiltasyô,  insulte. 

èlcrbole,  chercher  querelle  ; 
—  interrompre  celui  qui 
parle,  interloquer. 

êterese,  économe  :  /  /  amrè 
bè  pii  ma  fiy,  s  gd  la;  il  è  bln 
ïierese,  ma  fè,  i  rusira. 

ètrigd-,  intrigant. 

ètrigolri,  f.,  intrigue. 

èvàsydméy  inventif. 


/ 


fal 

fa,  foi  :  ma  fa  wi;  par  le 
fa,  y  a  de  fa,  quelquefois. 
Cf.  fê;  —  feu  (Saint-Tho- 
mas) :  mnve  l  fa;  —  l  fa  è 
dà  la  nié^,  le  feu  est  à  la 
maison. 

fabris,  fabrique. 

fadeye,  se  trouver  mal 
(Craonnais). 

fadu£è,  frêle,  chétif  (Pail). 

faer,  foire.  Cf.  fèr. 

faflu,  dodu,  gros. 

fagna,  odeur  des  intestins 
de  volaille. 

fagote,  fagotier,  barge  de 
fagots  ;  —  bûcher. 

jaktisèj,  factissage,  objet 
fabriqué  dans  le  pays. 

faktris ,  factrice ,  demoi- 
selle de  magasin. 

fal,  f.,  fale,  jabot  des  oi- 
seaux ;  par  extension,  la  poi- 


fiil 

trine  de  l'homme  et  de  la 
femme,  la  gorge  :  œn  fal  dé 
hnvrœ  ;  —  n  t  à  va  pa  kom  sa 
la  fal  a  l  er;  —  partie  de  la 
chemise  qui  touche  la  poi- 
trine. 

falase,  fatigué,  lassé  d'une 
course  rapide. 

falé,  falée,  contenu  de  la 
fal. 

falé,  souffle. 

faUn,  futaine. 

filé(r),  falloir,  manquer  :  / 
fâo,  il  manque;  va  pafalc  yi 
dir,  il  ne  faudra  pas  lui  dire. 

falèyc,  respirer  vite  et  en 
sifflant. 

faltgote,  faligoter,  dire  des 
niaiseries,  des  sottises,  des 
mensonges. 

faligotri,  f.  pi.,  niaiseries, 
mensonges. 


196  /(,/(' 

fnliincf,  tlanimcchc. 

falô,  ialot,  lanterne  de  voi- 
ture. 

falolc,  détaillir,  faiblir  : 
via  l  kœr  Ici  li  falot. 

falufc,  ia'ihlc,  débile,  diffi- 
cile à  nourrir.  Cî.fadn€c. 

Jalumce,  flammèche.  Ct. 
falimce. 

falîvar,  jabot,  gorge.  Cf. 
fal. 

fâniœ,  fameux,  tort,  ro- 
buste :  nnt  vyâo  c  fânui'  ptir 
l  aj. 

faniœ:^mà,  beaucoup  (de). 
Cf.  venu. 

fanel,  flanelle. 

faniij-),  faner. 

failli,  fanerie,  fenaison,  le 
temps  de  la  fenaison  :  v  ora 
Irwa:;^  à  a  la  fanri. 

famiy,  fenouil. 

fào,  fau,  hêtre,  nom  de 
lieu  dit. 

fâo€Î\  fauchet  (Arch.  de  la 
May.  B.  3 118,  fol.  99  v°), 
instrument  dont  la  forme 
rappelle  une  faux  et  qui  sert 
à  couper  la  bruyère  que  l'on 
emploie  comme  litière  et  à 
curer  les  ruisseaux. 


far 

fâoec,  faucher,  aller  en 
zigzags.  Cf.  dc€aic\c. 

faoeri,  fauchcrie,  fauchai- 
son. 

fàofii,  fiuicheur. 

faufilas,  personne  qui  se 
glisse  partout  et  se  lie  fici- 
lement  d'amitié  avec  les  uns 
et  les  autres. 

fàofUasri,  action  de  se  f.m- 
filer  dans  une  société. 

/7oAv,fautier,sujet  à  faiblir. 

fâos-gorj,  fausse-gorge,  le 
larynx  et  la  trachée. 

fâosiye,  fauciller,  couper 
avec  la  faucille,  faucher,  scier. 

fâosiyô,  faucillon,  instru- 
ment tranchant  tenant  le 
milieu  entre  la  serpe  et  la 
fuicille  (Pail). 

fâosye,  fantasque,  capri- 
cieux. 

fàotc,  fauter,  faire  des 
fiiutes,  des  sottises. 

fâotémivcne ,  faux  -  témoi  - 
gner,  rendre  un  taux  témoi- 
gnage. 

fâovâo,fâovê,ÎA\\\^2.\\ ,  bœu  t 
de  couleur  fauve. 

far,  m.,  farce,  oseille  ap- 
prêtée au  beurre  :  d^  œ  6  far. 


far 

farae  :  ;//t''~ô  à  fara€,  à 
faraj,  maison  qui  appartient 
à  plusieurs  propriétaires. 
Cf.  frâra€,  fyara€. 

faramin  (J^ét),  faramine, 
animal  fantastique  à  craindre 
et  que  l'on  poursuit  :  5  di  k 
la  bét  faramin  rèhnàs  a  hir; 
I  gân  l  at  i  piue  vu  dà  l  £èml 
d  se  Bèrvè,  sa  k  été  gni  hdni 
œn  bus  e  sa  ru  lé  dvà  li  e  sa  k 
a  disparu  dà  la  peryér;  — 
malfaiteur  déguisé  en  bête. 
Cf.  hiibiy,  peu  et. 

farâo,  hébété,  étourdi,  avec 
des  prétentions  à  l'élégance. 

faràode,  faire  le  beau,  être 
très  élégant. 

fardyâo,  fardeau. 

farfiiyar,  qui  parle  en  bé- 
gayant. 

farfuye,  balbutier. 

farfuymà,  action  de  far- 
fouiller, bégaiement. 

fargan,  f.,  visage.  Cf.  fcr- 


gan. 


fargane,  coureur  de  filles; 


gourmand. 


fariniez,   flammèche.    Cf. 
falimee. 

fars,  farce  :  a  fars,  à  farces, 


fay  197 

farceur;  et  i  a  fars  pa  me! 

far  se  ^  plaisanter;  —  s 
farse,  se  moquer. 

farsisœ,  farceur. 

farii-e,  farouche,  trèfle  in- 
carnat. Cf.  êferua. 

farwa,  femme  criarde.  Cf. 
arwa. 

fas  dé  Ça),  à  :  s  marye  à 
fas  dé  l  égh\,  se  marier  à 
l'église. 

fasel,  faisselle,  vase  en  terre, 
percé  de  trous,  qui  sert  à 
faire  le  fromage. 

fatik,  fatigue,  besoin  de 
manger  (Pail). 

fatike,  se  fatiguer,  éprou- 
ver le  besoin  de  manger, 

fatrasye,  fatrassier,  qui 
aime  le  fatras,  fotrasseur. 

fava,  favrol,  favat,  fave- 
rolle,  tige  de  pois  ou  de 
haricots. 

fayi,  faiUi,  faible,  malade  : 
//  e  tii  fayi  et  amégri;  — 
sans  courage,  méchant,  sans 
honneur  ;  —  qui  ne  réussit 
pas,  manqué  :  fayi  Imrjiué, 
bourgeois  pauvre,  faux  bour- 
geois; du  gre  fayi,  du  blé 
manqué. 


198  fèr 

fàbré,  fembroi,  ordure,  fu- 
mier. 

fàbreyc,  fembroyer,  net- 
toyer les  étables. 

fàdiyej,  fendillage,  action 
du  bois  qui  se  fendille. 

fàfarone,  faire  le  fanfliron, 
se  vanter. 

jàr,  fendre,  tirer  les  deux 
premières  raies  d'un  billon 
et  laisser  les  dernières  pour 
recouvrir  la  semence  du 
grain. 

fène,  faner  :  se  fne,  se  des- 
sécher, se  faner. 

fini,  m.,  parcelle  et  pous- 
sière de  foin. 

finri,  f.,  fanerie. 

fimi,  fenouil. 

firbyàke,  ferblantier. 

firdi(r),  froidir  :  ;/  va  dô 
pivl  déhô,  tu  va  t  firdi. 

firdiswe,  chambre  d'un 
hôpital  où  l'on  dépose  les 
morts  avant  de  les  placer 
dans  le  cercueil. 

firdone,  fredonner. 

Ferdonnant  des   airs  nouviaus 
Qui  faisant  danser  nos  troupiaus. 
ms.  54 


ftr 

firdiir,  froidure,  froid. 

Allons,  finissons,  mes  gars, 
Car  ici  j'  guiaçons  d'  ferdure. 

(Pastorale  42.) 

firduryc,  frileux. 

firgan,  visage,  figure, 
bouche,  gueule  :  ;  te  va  fut 
par  la  firgan. 

firgane,  freganier,  gour- 
mand ;  —  celui  qui  aime  à 
jouer  avec  les  filles.  Cf. 
fiimeyc;  —  tatillon. 

firkào,  firtyâ(o),  freteau, 
frette,  petit  cercle  de  fer  qui 
sert  de  lieu  à  un  morceau 
de  bois,  par  exemple  à  des 
sabots  pour  les  empêcher  de 
fendre,  à  une  roue,  etc.  ; 
—  bague  d'alliance. 

firlnkc  {pti),  petit  frelu- 
quet, qui  fait  le  beau. 

firmin,  lacet  de  soulier 
(Château-Gontier).  Cf.  fro- 
viin. 

firmiQ'),  frémir. 

firniiye,  fremiller,  four- 
miller. 

firniiyer,  fremilière,  four- 
milière. 

fhiiiyc,  remuer  (Ricrné). 


fèr 

fêrt,  frette,  long  bâton 
dont  l'un  des  bouts  est  gar- 
ni de  fer,  quelquefois  même 
d'une  petite  fourche  en  fer. 
On  s'en  sert  pour  franchir 
les  fossés  larges  et  profonds, 
et  les  haies  élevées.  Dans 
les  commencements  de  la 
chouannerie,  un  certain 
nombre  d'insurgés  n'avaient 
que  la  frette  pour  se  défen- 
dre et  attaquer,  mais  ils  la 
maniaient  habilement  :  « 
apru€e  kê  d  iBgcer  dé  fêrt  ;  — 
gaule. 

fértôy  agiter  une    perche. 

fêrtè,  fretin  ;  —  petit  fruit. 

ftUiiye,  frétiller. 

fèrîle,  action  de  mettre 
unjèrtyâo. 

fèrtitpe,  chasser  avec  un 
bâton,  battre. 

fèrtuye,  bruire  (Argentré). 

fèrhueÇf),  fretoir,  instru- 
ment d'agriculture  en  forme 
de  grande  houe,  servant  à 
lever  des  mottes  de  gazon 
destinées  à  être  brûlées  avec 
des  racines  de  genêts,  pour 
engrais  ;  —  herse  à  dents  de 
fer,  triangulaire  à  Montjean, 


fér  199 

quadrangulaire  à  Andouillé; 
—  boucle  de  fer  que  l'on 
place  au  bout  d'un  manche 
d'outil  pour  l'empêcher 
d'éclater.  Cf.  fèryô. 

fèrtwere,  fretoirer,  herser 
en  travers; —  poursuivre, 
taquiner  un  animal  (Châ- 
teau-Gontier). 

fèrmel,  moule  pour  faire 
le  fromage.  Cf.  fèrwesel. 

fùrivè,  houe  traînée  par  un 
cheval  (Saint-Aubin-du-Dé- 
sert)  et  dont  on  se  sert  pour 
battre  les  sillons.  Voivfèrhue. 

férwes ,  frouesse,  herse 
(Pail).  Cî.fèrlwe,  eâby. 

fèrwese ,  herser  (  Saint - 
Thomas).  Cf.  ۈbye. 

fèrwesel,  moule  en  fer 
blanc  ou  en  terre  pour  faire 
le  fromage.  Cf.  fasel. 

féryà,  friand  ;  —  //  è  in 
fèryà  né,  il  est  tout  neuf. 
Cf.  fè. 

féryole,  frioler,  frémir  de 
joie,  de  désir,  d'impatience  : 
s  été  si  bô  h  la  làg  m  à  fèryàl 
àkor;  —  il  à  fèryol  déjà. 

fèryô,  espèce  de  frette.  Cf. 
fèrkâo. 


200 


fiVDt 


fùr:^a,fùr::^\  fresaie,  orfraie. 
Silafrcsaie  vient  ciianter  au- 
près de  la  maison  habitée  par 
un  malade,  le  malade  doit 
bientôt  mourir;  —  comme 
le  nid  de  la  fresaie  est  sale, 
on  dit  au  figuré  de  quelque 
chose  de  malpropre  :  5  et  œ 
ni  d  fùr:^\  la  nicrd  i  kir. 

Jh\i\à,  tout  à    tait,  très. 

fi-r:^iyc,  foire  du  bruit  (la 
graisse  dans  la  poêle  ou  le 
fer  rouge  dans  l'eau). 

fœ,  Le  Feu,  Les  Feux, 
nom  de  lieu.  Ci.  fè. 

fd'hy,  débile,  faible. 

fœhyés,  faiblesse. 

fœbyiÇ}-),  foiblir, 

fœjèr,  fougère. 

fcvjrê,  fougeraie,  lieu 
planté  de  fougères. 

fœkâ (o) ,  fœtyâ (o),  fo u tca u , 
hêtre. 

fœle  (sô),  bouder,  faire 
mauvais  visage  (Pail).  Cf. 
fine. 

fà'màfè^à,  vite  !  :  alô  fœinà- 
féià  fào  s  àlsàavc,  i  n  è  k  ta. 

fd'ineJ,  femelle,  femme  ou 
fille.  Cf.  fnniel. 

fd-nieye,  femellier,  homme 


fœr 

qui   recherche   les  femmes. 

Jœniye,  fumier. 

fœnik,  ombrageux,  sau- 
vage. Cf.  fiinik. 

fœniye,  chercher  partout. 
Cf.  fiiniyc. 

fœna,  odeur  de  moisi 
(Cossé). 

fœp,  feupe,  friperie,  gue- 
nilles. 

fœpc ,  appeler  quelqu'un. 
Cf.  fyœpe. 

fd'pi'Q-),  feupir,  chifibnner, 
salir  ;  —  s  fip''',  se  faner, 
flétrir.  Cî.fyœpi{r). 

fn'pri,  f.,  friperie,  amas  de 
mauvais  linoe. 

fd'pye,  Y.,  fripier,  fripière. 
Cf.  n'fœpxe. 

fœr,  paille  d'avoine. 

fœrke,  furetier,  touche-a- 
tout ;  —  voleur  (chat). 

fœrti,  m.,  chambre  de 
ferme  qui  contient  le  four 
(Mayenne). 

fœrfone,  fureter,  recher- 
cher avec  soin  (Bierné). 

fà'ryd',  furieux,  grand, 
fort  :  s  I  à  fi  la  e  befinyd'  pu 
son  àj;  —  vif,  actif  (Ernèe). 

firyd':(_nià,  tout  à  fait. 


fcev 

fœs,  fosse. 

fé  sâcyvéj ,  feu  sauvage 
(Saint-Céneré),gale;àSaint- 
Céneré,  il  y  a  une  fontaine 
dont  les  eaux,  dit  la  légende, 
préviennent  ou  guérissent 
le  feu  sauvage  ;  à  la  Dorée 
on  d'itfœ  sêk  ;  pour  le  guérir, 
on  va,  à  jeun,  trouver  le  sor- 
cier avant  le  lever  du  soleil. 
Ce  sorcier  tourne  le  doigt 
trois  fois  autour  de  l'endroit 
malade  en  marmottant  des 
prières;  au  bout  de  trois 
séances  matinales,  le  feu  sec 
est  guéri  (L.  D.), 

fœse,  fossé  (Landivy).  Cf. 
fuse. 

fœseye,  fossoyer,  creuser 
un  fossé. 

fœswe,  houe,  instrument 
pour  bêcher  les  mottes  (Lan- 
divy), CL  fosiueÇr) . 

fœsyâo,  instrument  ara- 
toire servant  à  enlever  les 
herbes. 

fœv,  fève,  haricot  :  donc  œ 
pîua  pîir  avè  œn  fœv,  donner 
peu  pour  récolter  beaucoup. 

fàva,  tige  desséchée  du 
haricot  et  de  la  fève. 


fè 


201 


fœyar,  feuillard,  branche 
d'arbre  garnie  de  ses  feuilles. 
Aux  processions  du  Sacre,  à 
Laval,  on  plante  des  feuil- 
lards  dans  toutes  les  rues  où 
doit  passer  le  Saint  Sacre- 
ment. Cï.fnyar. 

fvyi(j),  feuillir,  pousser 
des  feuilles,  se  couvrir  de 
feuilles. 

fè^  f.,  fei,  foi  :  par  mafé; 

—  ma  fè  ver,  ma  foi  oui 
(Landivy)  ;  —  fois  :  y  a  dé 
fè,  dé  fè,  d  âohm  fè,  par  lé 
fè,  par  dé  fè,  parfois  ;  — •  vyœ 
tu  baer  œn  fè?  Cf.  fa. 

fè,  hêtre  ;  —  Le  Fay,  Les 
Fays,  nom  de  lieu. 
fè,  m.,  fait  :  de  fè,  au  fait; 

—  linge  de  corps,  mobilier, 
effets  ;  — •  bien,  propriété, 
avoir  :  /;(  ô  màje  lœfé,  i  n  lœ 
rest  ké  /;(  yœ  pur  plére;  — 
avwér  sôfé,  avoir  ce  dont  on  a 
besoin  ;  —  quelque  chose  : 
vyè  dô  j  va  t  done  du  bô  fè  ou 
du  baofè,  dit-on  à  un  enfant 
pour  le  faire  venir  quand  il 
n'en  a  nulle  envie.  Cf.  kè, 
kà;  —  travail  :  fér  sô  fè, 
faire  son  travail  ;  et  d  œ  pli 


202 


fm 


fi,  ctrc  peu  liabilc  ;  — pn'ir 
fi  dû,  observer,  remarquer, 
fè  :  si  fi,   nô  fi',   si,    non 
pas. 

fi  :  s  fit  i?  fil  /?,  plaît-il? 

jebyés,  faiblesse. 

fibyi(r),  faiblir. 

fijas  {pî'},  pain  peu  cuit 
et  pâteux. 

fi'jc,  figer. 

fi^do,  fiiîte,  fiiîtage,  enfaî- 
teau. 

Féli,  Félicité. 

fine,  flxtigucr,  forcer  (un 
lièvre). 

fine,  faible,  chétif,  mal- 
heureux, à  qui  rien  ne  réus- 
sit ;  —  fatigue  ;  —  fâché, 
contrarié  (Pail). 

fiuiyar,  trop  légère  (terre) 
(Saint-Pierre-des-Landes) . 

fèt},  foutelaie,  lieu  planté 
de  fouteaux  ou  hêtres. 

finà,  fainéant  :  finà  kom 
œ  prêt,  kom  œn  hilœvr. 

fixiàs,  fainéantise. 

finàiiÇr),  fliinéanter. 

finàti^,  fainéantise. 

finalise,  fainéanter. 

fi'ijmà,  feinte,  prétexte. 

fine,  feindre. 


fis 

Jèr,  toire.  Ct.  f(ier. 

fir,  f.iire  :  fir  aprè,  s'oc- 
cuper de,  soigner  :  fir  aprè 
l  bestyal;  —  se  le  k  e  €arje  d 
fir  âpre  l:(  êfà.  Voir  àvirô, 
dvà  ;  —  fir  se  €l,  faire  ses 
chiens,  fiiire  faillite  ;  fir  trwa 
rùJvé,  s'enivrer  trois  fois  après 
avoir  dormi  trois  fois  ;  aie  s 
fir  fir, être  congédié  ;/('/'  viséj, 
fiire  face  ;  —  se  mal  fè,  s  e 
piuè  be  fi',  c'est  mal  ;  —  a  ké 
fir,  ekfir,  pourquoi? 

fire,  fait-rien,  fainéant. 

/tTçô,  évaporé,  hors  de 
soi  (Craon). 

ferm,  ferme,  fermage, 
payer  sa  ferme,  payer  son 
fermage  ;  —  partie  de  la 
charpente. 

firnià,  m.  pi.,  ferrements, 
instruments  aratoires. 

fèrye,  personne  qui  fré- 
quente les  foires. 

fèse,  fesser,  battre;  — 
ruer;  —  travailler  dur;  — 
frapper  :  fèse  œ  ht  d  jnarkâo 
(Montjean);  —  chasser  (les 
poules)  (Montaudin). 

fi'Sîve,    petite    houe.    Cf. 
fivswe. 


fi 

fèti^  faitis,  gentil,  joli. 

fétis,  flibriqué.  Cf.  ajè. 

fèv,  haricot  (Château  - 
Gontier).  On  distingue  les 
fèves  bassettes  (haricots 
nains)  et  les  fèves  à  rame. 
Cf.  fœv. 

jéTci^  facile  :  el  e  bè  fé^àt, 
elle  est  facile  à  vivre,  accom- 
modante, elle  a  bon  carac- 
tère ;  —  courageux  :  he  jéza, 
qui  aime  le  travail. 

fèxàd,  faisandes,  f.  pi., 
redevances. 

fè^às,  action  de  faire. 

fè,  fin,  adv.,  fini,  entier, 
entièrement^  tout  à  fait, 
absolument  :  /  fè  bu  d  la 
kord;  —  l  fè  hâo\  —  lu  fè 
6œ;  —  tu  fè  pyè;  —  fè  hâo. 
Cf.  fini. 

fè,  f.,  fin  :  a  sœl  fè  kè,  à 
celle  fin  que,  afin  que  ;  a  la 
fè  ke,  afin  que  ;  fè  final,  enfin, 
pour  en  finir  ;  le  fè  fînâo, 
l'extrémité  supérieure. 

fè,  m.  pi.,  confins,  li- 
mite, 

fè,  fein,  foin  :  hardi,  le  gà, 
tasô  d  but  tu  l  fè  à  butyâo 
avà  la  pyê. 


fi  203 

fèdr  (5),  se  feindre  -.n  pa  s 
fèdr  de,  ne  pas  se  gêner  de, 
ne  pas  se  cacher  pour. 

fèfrè,  entièrement,  tout  à 
foi  t. 

fègas,  fegav,  fringale,  foim 
canine. 

fène,  faner. 

fèt,  foi  (comme  affirma- 
tion) :  ma  fèt;  ma  fèt  vèr  ;  à 
bon  fèt. 

fèti:^,  dissimulation.  Le 
D.,  p.  108. 

fèval,  faimvalle,  fringale. 

fèvalye,  qui  a  la  fringale. 

f,  fil;  /  d  si,  fil  de  scie, 
trait  de  scie. 

fi,  foi  :  par  ma  fi,  par  ma 
foi,  j'en  donne  ma  parole; 
/  H  a  pa  d  fi  à  li.  Cf.  fe,  fèt. 

fibi,  perdu,  mort;  —  ber- 
né. 

fisc,  ficher,  donner. 

fiemnà,  beaucoup,  à  l'ex- 
cès. 

fidfere,  entourer  d'un  fil 
de  fer  (les  sabots)  pour  les 
empêcher  de  se  fendre  au 
cou  de  pied. 

fi  d  gars,  fi  d  pusye,  fi  d 
putè,   fils  de    garse,  fils  de 


204  fil 

pucicr,  fils  de  putain  (in- 
jure) ;  —  interjection  expri- 
ment la  surprise. 

///,  vidangeur,  gadouard 
(terme  injurieux). 

figœre,  figurer. 

fih  Çpar  ma),  par  ma  foi. 
Cf.  fèt. 

fil  :  ave  l  fil,  avoir  le  fil, 
avoir  de  l'adresse  pour  faire 
ses  affaires  ;  —  maladie  du 
pied  des  bètes  à  cornes,  que 
l'on  guérit  de  la  façon  sui- 
vante.  On  conduit  l'animal 
le  matin  avant  le  soleil  le- 
vant dans  une  prairie.  On 
découpe  la  motte  de  terre 
sur  laquelle  le  pied  malade 
est  posé;  il  faut  que  l'ani- 
mal ne  soulève  pas  le  pied, 
sans  quoi  l'opération  est  à 
recommencer.  On  suspend 
cette  motte  de  terre  dans 
l'étable  au-dessus  de  l'ani- 
mal, et  quand  elle  est  sèche, 
le  fil  a  disparu  (L.  D.). 

filaryâo,  mince,  élancé. 

fil  à  ire,  fil  en  trois,  eau- 
de-vie. 

file,  filer,  vêler. 

filé,  filet,  ganse,  cordon. 


fis 

filonii,  f.,  physionomie. 
filoli'c,    fi lotier,    marchand 
de  fil. 
filote,  commencer  à  filer  ; 

—  faire   peu  de  travail  en 
filant. 

filii,     filou,    enjôleur    de 
filles  ;  —  hypocrite. 
filii^e,  flatter  (Mayenne)  ; 

—  voler. 

Jhiià,  m.,  confiance. 

finahyùmâ,  finalement. 

finar,  fin,  finaud. 

finarde,  finasser. 

fine,  finer,  finir,  termi- 
ner, cesser. 

finéxp,  fin. 

fini,  fini,  tout  à  fait;  —  se 
fini  hâo;  fini  bè,  très  bien. 

finik,  peureux,  se  dit  des 
chevaux  (Montjean).  Cf. 
fiinik. 

fini  ma,  complètement. 

finisyô,  terminaison,   fin. 

fi)iito  d  kôt,  finito  de 
compte,  en  fin  de  compte. 

finale,  amadouer  ;  —  fiire 
des  fioritures. 

finohnà,  fignolement,  fio- 
riture dans  le  chant. 

fiskal,   fiscal,    d'un     prix 


flà 

élevé;  —  de  bonne  qualité, 
convenable  (Pail). 

fisle,  ficelé,  bien  mis, 
bien  paré. 

fistiir,  enjolivement,  orne- 
ment (Pail). 

fisture,    enjoliver^    orner. 

fiyôifiyol,  filleul. 

/-.  Y  oyez  fy. 

flâ€,  f.,  partie  creusée  dans 
une  surface  plane  (Pail). 

flak,  f.,  sabot  dont  le  des- 
sous a  été  rendu  plat  par 
l'usure  et  dans  lequel  on 
ne  distingue  plus  le  talon. 

flaka,  flaque  d'eau. 

/a^<r),  faible,  chétif  (Pail). 
Cf.  fie. 

flaniasd,  flamcsô,  franc- 
maçon  :  /:(  ô  kôr  pré^e  kôt  lé 
flamasô. 

Jîanie,  baver. 

flamrô,  flameron,  fume- 
ron.  Cf.  flàhrô. 

flâo,  fléau.  CLfyào. 

flâop,  redingote;  —  sou- 
tane. 

Jîàopar,  qui  porte  une  flop. 

flàope,  V.,  battre,  frapper 
avec  un  morceau  de  bois 
(mot  noble). 


ftii  205 

flàope,  f.,  grêle  de  coups. 

flàbeye,  nettoyer  les  étables 
(La  Dorée).  Cf. 

flœm,  fleume,  pâleur  li- 
vide ;  —  flegme,  paresse, 
manque  d'énergie. 

fîœmafîk,  paresseux. 

flœrô,  frelon. 

flcr,  fiœr,  f.  pi.,  tiges  de 
légumes  qui  se  développent 
en  terre  (Pail). 

fleyâo,  fléau;  —  pares- 
seux, qui  se  conduit  mal. 

flè,  faible,  chétif  (Pail). 

flipy  boisson  faite  avec  du 
cidre,  du  sucre  et  de  l'eau- 
de-vie  chauffes  ensemble. 

flipe,  effiloché. 

flogc,  floke,  floquer,  réson- 
ner comme  un  liquide  agité 
dans  un  vase  clos  ;  —  aller 
au  gré  du  vent  ;  —  flocon- 
ner. 

flok,  flocon. 

flore,  flori,  fleurir. 

floret,  fleurette. 

flô,  flan,  sorte  d'œufs  au 
lait  ;  —  enflure  du  pis  des 
vaches  (Pail). 

flum,  f.,  humeur  coulante. 

fliimatik,  flegmatique,  pa- 


206 


for 


resseux.  Cf.  flœmatik. 

flutayc,  jouer  de  la  flûte. 

fliiret,  fleurette.  CLfyaret. 

flnri(r),  fleurir.  Cf.  flori. 

fôl,  avoine  :  Imyi  d  fol, 
bouillie  de  farine  d'avoine. 

fdlâo,  folâtre. 

fôlâode,  dire  des  folies,  fo- 
lâtrer. 

foU'ye,folweye,  devenir  fou, 
dire  des  folies,  se  livrer  à 
la  folie  ou  au  désordre.  Cf. 
a  foie. 

folUone,  dire  des  folies, 
faire  des  actions  folâtres. 

for,  fort,  important  :  for  de 
niôd,  en  nombre  :  y  sôm  piue 
asé  for  dé  môd  pur  bal  aniui. 

forane  :  un  animal  domes- 
tique forane  est  une  jeune 
bête  à  sa  seconde  année. 

forbàse,  gronder  ;  —  net- 
toyer, fourbir.  Cf.   furbàse. 

for£,  force. 

forgan,    bouche,    visage, 
gueule.  Cï.férgan. 
formaj,  forméj,    fromage. 
formasyè,  pharmacien . 
forma,  forment,  presque, 
à  peu  près;  —  sans  doute  : 
forma  bl  k  lui. 


fô 

for  mi,    m.,  fourmi.     Cf. 
frémi,  fromi,  frumi. 

for  navyâo,  Bryonia  dioica 
dont  le  tubercule  est  quel- 
quefois employé  dans  l'art 
vétérinaire.  Cf.  btigr. 

fors  :  de  fors,  de  mauvais 
gré  :  /  n  tnè  hâo'^à  pu  ht  d 
fors. 

forsabyèmà,  forçablement, 
peut-être;  —  en  tout  cas, 
forcément. 

forsi(j),  forcer;  —  en- 
forcir,  prendre  des  forces,  de 
la  vigueur. 

fortœn,  fortune. 

foryer,  terrain  entre  le 
pied  d'une  haie  et  la  partie 
d'un  champ  mise  en  culture. 
Cf.  €etr,  fîiryér  ;  —  sillon 
perpendiculaire  aux  autres 
sillons  le  long  des  haies.  Cf. 
eàsyer. 

formel,  fresaie,  chouette. 
Ci.  fèrxa. 

foséyœ,  fossoyeur. 

foswcr,  fossoir,  petite  houe 
(Ernée).  Cf.  fcswer,  fmwcr. 

fàyar,  foyard,  hêtre. 

fô,  profond. 


fôd 

fô,  bas  :  st  art  la  n  e  pwë 
kor  inâoi'è,  me  l  fô  du  pré  n 
vâo  rè  (Montaudin)  ;  —  œ  fô 
d  kàpan,  un  endroit  retiré, 
un  trou. 

fôbreye,  nettoyer  les  écu- 
ries ou  les  étables  (Craon- 
nais). 

fôdla,  pièce  de  terre  dont 
on  a  arraché  les  genêts  et  les 
ajoncs  qu'on  a  recouverts 
de  mottes  de  terre  et  aux- 
quels on  a  ensuite  mis  le  feu. 

fôdlé,  f.,  action  de  brûler 
les  genêts  et  les  ajoncs  que 
l'on  a  arrachés  dans  un 
champ  avec  les  mottes  de 
terre  pendantes  aux  racines. 

fôdle,  V.,  bêcher  de  ma- 
nière à  enfouir  en  terre  les 
herbes  ;  —  écobuer,  peler  la 
terre,  brûler  les  mottes  ainsi 
obtenues  et  en  répandre  la 
cendre  sur  le  sol.  Cf.  bé^e 
a  mot  (Landivy). 

fôdre,  fondrer,  crouler, 
s'effondrer. 

fbdriyô,  fondrillon,  effon- 
drilles,  ce  qui  reste  de  gros- 
sier au  fond  d'un  vase;  — 
noyau  d'un  peloton  (Craon). 


frâ  20  j 

fôm,  femme. 

fône  (si),  bouder  (Pail). 

fôsé,  f.,  lieu  bas,  vallon 
(Pail). 

fôse,  foncer,  courir  sus, 
fondre  sur. 

fôsyer,  foncière,  endroit  le 
plus  profond  d'un  étang 
(Ernée). 

frâ,  fraîchement,  nouvel- 
lement. 

frâ€,  sardine  fraîche. 

frag ,  mauvais  couteau, 
mauvais  outil;  —  propre  à 
rien. 

fragmyotéj,  broutilles. 

frakasur,  fracture,  membre 
brisé. 

frâlô,  frelon  (Pail). 

franel,  flanelle. 

frarâ€,franij,  frèrage,  par- 
tage d'un  bien,  d'une  succes- 
sion entre  frères.  Ci.fyarae. 

fraraje,  partager  une  suc- 
cession entre  frères. 

fratrès,  perruquier  de  cam- 
pagne. 

frà^,  fraise. 

fràzj,  m., mâchefer,  pous- 
sière ou  cendre  de  charbon 
minéral. 


2o8  frt 

fri1:^\e,  fraisier  :  d^  orti,  sa 
trén  koni  de  frà:;jc. 

frà,  franc,  brave  ;  —  fan- 
faron. 

frà  :  jîvc  a  la  tek  6  frà , 
jouer  à  la  balle  au  barreau 
(Ernée)  ;  à  Landivy,  ce  jeu  se 
jouait  surtout  à  Carnaval,  le 
dimanche  et  le  mardi  gras. 

Jràbê,  mauvais  couteau. 
Cï.frag,  annel. 

fràbeye,  frèbweye,  nettoyer 
des  étables  ou  écuries,  faire 
ou  renouveler  la  litière  des 
bestiaux  (Mayenne). 

fràet,  m.,  morceau  de 
viande  pris  dans  les  côtes 
d'un  animal;  —  f.,  jeu  de 
saute  mouton. 

frâdiiye,  frandouiller,  se- 
couer un  vase  plein  ;  — 
agiter  un  objet  dans  sa 
main . 

fnlje ,  franger ,  briser 
(Craon),  couper. 

fràje,  nom  d'une  espèce 
de  pomme  des  environs  de 
Laval. 

fnlsê,  français,  loyal;  — 
bon  vivant. 

frènél,  flanelle  (Landivy). 


fré 

Jrœl,  tige  de  légume.  Ct. 
frœl. 

frœle,  frôler  ;  frœle  du  pyc, 
traîner  le  pied. 

frd'lmâ,  frôlement. 

frœlone,  rôder,  épier  (Châ- 
teau-Gontier). 

frd'Iô,  frelon. 

/;r,  petit  barrage  fait  avec 
des  pierres,  dans  une  rivière, 
et  dans  lequel  on  laisse  une 
brèche  pour  y  placer  une 
nasse  destinée  à  la  pêche  du 
poisson. 

fre,  f.,  froid  :  v  n  et  ger 
ahriye  —  ii  !  jt  n  krl  pwè  la 
fre  ;  —  au  figuré  :  /  n  a  pivè 
fre  ô:(  yœ  kàt  il  a  1  né  dà  la 
bre~,  dit-on,  à  Landivy,  de 
quelqu'un  de  décidé. 

fre,  a.,  froid  ;  —  tii  fè  fre, 
tout  à  fait. 

frè€,frœ£,  friche,  jachère; 
La  Fresche  nom  d'une  ferme 
de  la  Selle  Craonnaise  ;  — 
sardine  fraîche.  Cf.  frCu. 

frédur,  froidure. 

frédnrye,  qui  donne  du 
froid. 

fréfxe,  frémir,  se  dit  des 


{ 


fré 

liquides  qui  commencent  à 
bouillir. 

frcl,  tige  de  hi  pomme  de 
terre  et  des  plantes  grim- 
pantes herbacées.  Cf.  fier. 

frêle,  fêler;  —  frôler.  Cf. 
frœle. 

frémi,  m.,  fourmi.  Cf. 
fornii,  fromi. 

frénel,  frênelle ,  plante 
très  commune  dans  les  prés, 
Heracleum  sphondylium. 

frès,  herse.  Cf.  fèrives. 

frèse,  étendre  les  gerbes 
en  airée  ;  —  herser  (Saint- 
Thomas).  Cï.fèrwese. 

frèsel,  vase  de  terre  cuite 
ou  de  fer  blanc  servant  à 
faire  égoutter  le  lait  employé 
à  faire  des  fromages  et  don- 
nant en  même  temps  la 
forme  à  ces  derniers  (Craon- 
nais).  CLférwesel. 

frétiyoîe,  frétiller. 

fréyer,  petit  passage  ou 
sentier  au  milieu  d'un  bois 
ou  une  forêt,  et  garni  de 
branches  d'arbres  qui  le 
rendent  difficile  à  parcourir. 

frézjye,  trembler,  grelot- 
ter. 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire. 


fri  209 

f régal,  action  de  courir  à 
toutes  jambes  et  avec  bruit 
(Pail). 

frège,  s'habiller  avec  re- 
cherche, faire  le  fringant. 

frège t  :  à  frèget,  en  go- 
guette. Cf.  gêget. 

frèkaye,  faire  du  bruit,  sur- 
tout en  remuant  des  pièces 
de  métal,  clincailler. 

/;■/,  fruit.  Cf.  fru. 

fruki,  frichti,  ragoût. 

frigale,  gratter. 

friffus,  frigiisé,  f.,  fricassée. 

frikase  d:{  é,  faire  une 
omelette. 

friké,  m.,  écumoire  (Châ- 
teau-Gantier). 

frikâ,  fricot,  friandise;  — 
friand  (en  parlant  d'un 
chat). 

frikoke,  fricotier,  qui  aime 
les  friandises. 

frihi,  frileux  (Ernée). 

frim,  f.,  frimas. 

frimase,  se  couvrir  de  fri- 
mas. 

frime  :  i  frim,  il  se  forme 
du  brouillard  (Pail);  —  il 
tombe  du  givre  (Ernée). 

frip,    f.,    vêtement     usé, 


210 


frô 


frange;  —  petit  mets  sucré, 
confiture,  ce  qui  se  mange 
avec  le  pain  (Landivy). 

fripO)it' ,  bien  manger 
(Pail). 

fripivjc,  gourmand,  li- 
cheur,  fripon,  filou. 

friptviri,  friponnerie,  gour- 
mandise;—  friandise,  pâtis- 
serie. 

fritêj,  fruitage,  fruits. 

frityâo,  sorte  de  beignet 
(Pail). 

fri^e,  friser  :  friser  la  bois- 
son des  chevaux,  c'est  leur 
mettre  un  peu  de  son  de 
froment  à  la  surface. 

froma,  fil  de  fer  qu'on  en- 
fonce dans  le  groin  d'un  porc. 

fromajé,  f.,  fromage  blanc 
écrasé  et  salé  (Pail). 

fromêj,  fromage. 

fromi,  fru mi,  m . ,  fo u r m i  : 
de  gru  fromi. 

fromin,  lacet  de  soulier. 
Cf.  fèrmin,  fur  min. 

fromine,  lacer  (des  sou- 
liers). 

frôbeye,  enlever  le  fumier, 
nettoyer  les  étables;  — chas- 
ser (Ampoigné).  C(.  fràbeyc. 


fràsur,  f.,  froncis. 
friijrut,  décidé,  robuste; 
—  rapide,  empressé  :  /  (;â 
Jôlé  kàt  il  a  d  la  hd't,  il  e 
frii  koni  œ  gab;  —  grand 
mangeur  et  peu  difficile. 

fn'iy   fruit.   Cf.  /;•/. 

fnim,  frime,  f;iux  sem- 
blant. 

frumn,  rapidement.  Cf. 
efriinà. 

friiskè,  brassière. 

fnitij,  fruitage.  Cf.  frite/. 

fniiiiiij,  iromage. 

fniyc,  péter. 

fnuedœr,   froidure,    froid. 

fnvednrœ,  froidureux,  fri- 
leux ;  —  qui  amène  la  froi- 
dure. 

frwese,  étendre  le  grain 
pour  le  battre.  Cf.  frese. 

fnuet,  herse. 

fnuete,  herser. 

frïvite,  bien  planté  d'arbres 
fruitiers. 

friùitéj,  fruitage,  abon- 
dance de  fruits.  Ci.  frite; . 

frii'itéjc,  lieu  bien  planté 
d'arbres  fruitiers. 

fn,  fils. 

fil  e  far,  fu  c  fert,  le  con- 


fût 

tenant  et  le  contenu. 

fujer,  fougère.  Cf.  brihan. 

ftitnèryâo ,  mauvais  lam  - 
pion;  —  morceau  de  char- 
bon de  bois  à  demi  con- 
sumé qui  fume  lorsqu'on  le 
remet  au  feu  ;  —  fourneau 
dans  les  champs  ;  —  éclair. 

fumé,  morose,  sombre  ; 
—  fumeur. 

fumé,  m.,  lard  fumé. 

fume,  fumer,  avoir  du  dé- 
pit, de  la  colère. 

fumel,  femme,  surtout 
jeune  fille. 

fumeye ,  femellier,  qui 
court  les  filles. 

fumtèr,  fumeterre,  Fuma- 
ria  officinalis. 

funik ,  sauvage  (  Mont- 
surs)  :  rué  pti  gorl,  i  6ô  si 
funik  k  on  a  bè  d  la  peu  a  !:( 
amàdwir. 

furnaye,  rechercher  avec 
bruit  (Bierné). 

furyœ,  furieux,  gros,  gras, 
fort,  bien   venu.  Cf.  fœryœ. 

futâ,  futaie  :  Se  Ma  su  la 
futâ,  Saint  Mars  sur  la  futaie. 

fûtà,  ennuyeux. 

fûte,  ennuyer  :  j  se  bè  ffite 


fiij 


211 


d  li;  —  fatiguer  :  sa  fût  de 
beee  du  matin  ô  ser  ;  —  j  se 
si  bugrèmà  fûte  k  lé  kés  m  à 
eœyà;  —  se  fûte,  se  fatiguer, 
se  rassasier.  Cf.  émeye. 

fûte,  qui  a  goût  de  fût. 

futrâù,    fûtereau,    bateau. 

fu:{é  :  dir  sa  fu\é,  dire  sa 
fusée,  dire  tout  ce  qu'on  sait, 
rapporter    (sur  quelqu'un). 

///,  n.,  hêtre  ;  Le  Fou,  ha- 
meau de  Champfremont  ; 
—  a. ,  enragé  (en  parlant  d'un 
chien)  ;  —  //  /  fè  fu,  il  n'y 
fait  pas  bon,  dit-on  en  par- 
lant d'un  homme  en  colère. 

fii€,  f.,  instrument  ser- 
vant à  émonder  les  arbres. 
Cf.  sersyâo. 

fudr ,  maladie  du  blé  par 
laquelle  les  grains  sont  ré- 
duits en  poussière  noire 
comme  du  charbon.  Cf. 
fwedr. 

fîigène,  fouiller  partout. 
Cf.  fnniye,  furgone. 

fuj,  fougère  (Craon). 

fuje,  fouiller  en  terre  avec 
le  boutoir  ou  le  groin  :  vey 
mi  kmà  k  le  tâop  e  le  gorè  ô 
fuje  par  la  pré;  —  fureter; 


2  I  2  fitJ 

—  lonccr  :  fùjù  dsu. 
fitjrdl,  fougerolle,  Polypo- 

diiim  viilgare  (Hrncc);  — 
FoLigerolles,  nom  de  lieu. 

fiijycr,  fougère. 

fitkad,  mauvaise  humeur, 
bouderie. 

fnkadd',  sujet  à  avoir  des 
fougades. 

fiikadi',  agir  par  toquades 
et  hors  du  sens   ordinaire; 

—  bouder. 
fiikadriye,man  qui  fait  dans 

le  ménage  des  travaux  rele- 
vant de  la  femme.  Cf.  manèt. 

fuhâo,  fiityâo,  hêtre  (Vau- 
torte)  ;  —  Le  Fouteau,  nom 
de  lieu. 

fukara,  turbulent,  écer- 
velé. 

fiikê,  fouquet,  écureuil; 
ce  mot  est  peu  usité  dans  le 
Bas-Maine,  on  ne  l'emploie 
guère  que  dans  un  petit 
nombre  de  communes  de  la 
Mayenne,  limitrophes  de  la 
Sarthe,  où  il  est  bien  connu. 

////,  foules,  traverses  re- 
liant les  marches  aux  lissures 
et  aux  abricoteaux  au  moyen 
de  cordes. 


fi,p 

fiiJaj,  feuilles  et  débris  de 
paille  que  Ton  met  à  pour- 
rir dans  les  étrages,  près  des 
bâtiments. 

fiikyc,  devenir  fou. 

fiilwer,  moulin  à  pommes 
(Ernée,  Landivy).  Il  se  com- 
pose d'une  grande  auge  cir- 
culaire en  granit  dans  la- 
quelle on  met  les  pommes, 
et  d'une  roue  énorme  en 
cormier  ou  en  pommier  qui 
tourne  verticalement  dans 
cette  auge  et  écrase  les  fruits. 
Cette  roue  est  mise  en  mou- 
vement par  un  levier  hori- 
zontal mû  par  un  cheval. 
Voir  nmJar,  hràl. 

film,  femme.  CL  fôm. 

funik,  ombrageux.  Cf. 
funik. 

fîiniyar,  celui  qui  va  fure- 
tant partout  en  mettant 
tout  en  désordre. 

fitniye,  chercher,  fureter, 
en  déplaçant  maladroitement 
les  objets. 

fiiniyu,  qui  fait  des  re- 
cherches en  brouillant  tout, 

fiipi(r),  chirtbnner,  friper. 
Cf.  fd'pir. 


fur 

fupiye,  être  lent. 

furhatur,  fourbure,  cour- 
bature. 

furhàse,  gronder  ;  —  net- 
toyer, remuer,  ranger,  frot- 
ter la  batterie    de  cuisine  ; 

—  faire  l'office  de  la  femme 
de  ménage. 

furbàsèj,  nettoyage. 

fnrbàsone,  fourbir  à  grand 
bruit. 

furbàôri,  f. ,  nettoyage, 
particulièrement  des  usten- 
siles de  cuisine. 

fiirbàsye,  qui  fourbance. 

furbi  :  sô  furbi,  ce  qui  lui 
appartient  ;^;</z/r^/,  de  drôles 
d'affaires,  Cï.fiuerbi. 

furbi{j-\  battre,   frapper; 

—  nettoyer. 

fiirbisaj,  fourbissure,  net- 
toyage. 

fnrbisye,  chat  ou  chien  qui 
fourbit  les  plats  en  les  lé- 
chant. 

fur€é  fêre,  fourche  ferrée, 
Centaurea  nigra  (Château- 
Gontier).  Cf.  erb  fursii. 

fur^è,  fourchet,  fourchure, 
endroit  où  une  chose  com- 
mence cà  se  fourcher;  se  dit 


fur  213 

des  branches  ou  des  jambes. 

fiir^e,  fourchu,  qui  se 
fourche. 

fîireé,  fourchée,  f.,  ce 
qu'on  peut  prendre  en  une 
seule  fois  avec  une  fourche; 
—  fur€è,  m.,  manche  de  la 
charrue  (Andouillé). 

fureel,  enfourchure.  Cf. 
fur  €6. 

furej,  furén  f.  (Pail), 
fourrage. 

furgan,  bouche,  visage, 
gueule;  —  pharynx  (Pail). 

fnrgane,  fureter,  boulever- 
ser tout. 

furgane,  turbulent,  en  par- 
lant d'un  animal,  d'un  petit 
cochon  par  exemple  ;  —  vo- 
leur (en  parlant  d'un  chat). 

furgèn,  poussière  dans  les 
yeux. 

fîtrgoné,  qui  ne  cesse  de 
fourgonner. 

furgone,  fourgonner,  re- 
muer sans  cesse;  se  dit  sur- 
tout des  enfants  qui  ne 
veulent  pas  se  tenir  sur  les 
genoux  de  quelqu'un  ou 
rester  tranquilles. 

furgofœ,  qui  fourgonne. 


t\    agiter    un    h;\ton 


214  fur 

farcpt 
dans  un  trou. 

fiirgô,  fourgon,  qui  remue 
sans  cesse  :  //  é  kotii  œ  fiirgô; 
pti  fiirgô  ! 

fîirm,  forme,  fosse  à  fu- 
mier, tas  de  fumier  ;  — 
forme  ;  —  frimas.  Cf.  frim. 

fnrmà€,  flammèche  :  y  a 
a  krèd  kê  le  fnrm† n  méjè  I 
fœ. 

fitrinà,  froment. 

formatai,  productif  en 
froment  (Pail). 

furméj,  fromage  (Bais). 

fnrméje ,  m . ,  f  r o  m  âge  r , 
claie  à  faire  sécher  les  fro- 
mages ;  —  f. ,  espèce  de  fro- 
mage. Cf.  froinajé. 

furmyâo,  petit  tas  d'herbe 
sèche  auquel  on  met  le  feu 
lorsqu'on  écobue  (Pail). 

furnèle,  fouiller. 

fnrni,  fournil,  petite  pièce 
où  l'on  boulange  et  où  est 
le  four  (Bierné). 

fitrnicjâode,  fournigoter, 
chercher,  fureter,  rcm.uer 
avec  un  bâton. 

fnniikote,  fouiller,  cher- 
cher. 


fitt 

fiimiy,  f.,  fournille,  fligot 
de  menues  branches  pour 
chauffer  le  four. 

fitrniyc,  fouiller,  chercher 
(Olivet). 

fiirô,  fourreau,  morceau 
de  bois  qui  maintient  l'écar- 
tement  des  traits  d'un  che- 
val. 

fiirsel,  f.,  fourcelle,  esto- 
mac, poitrine. 

furyér,  fourière,  terrain 
compris  entre  le  pied  de  la 
haie  et  la  partie  cultivée  d'un 
champ  ;  —  nom  d'une  ferme 
de  La  Selle  Craonnaise. 

fm,  fosse;  Le  D.,  p.  104. 

fusa,  fuse,  fossé,  fosse. 

fiisexe,  fossoyer,  faire  un 
fossé  au  pied  de  la  haie 
pour  la  reformer  (Saint- 
Thomas). 

fîi5we{r),  fossoir,  grande 
houe  dont  on  se  sert  pour 
écobuer.  Cf.  iap. 

fiisye,  fossoyeur. 

futêryâo,  dispute,  tapage, 
combat;  —  foutereau,  jeu 
de  cartes. 

ftifik,  locution  qui  équi- 
vaut à  :  ce  ne  sera  pas  ;  tu  me 


fnt 

la    donnes  belle;     va-t-en 
voir  s'ils  viennent,  Jean. 

futike,  travailler  à  la  hâte, 
faire  une  chose  sans  soin. 

fiitimas,  f.  pi.,  niaiseries, 
cancans  absurdes;  —  s., 
fouillis;  —  mouvement  que 
l'on  se  donne  pour  rien 
(Pail). 

futimase,  fntinase  (Saint- 
Aubin-du-Désert),  faire  peu 
de  travail  et  le  mal  faire, 
mettre  en  désordre  ;  —  s'oc- 
cuper de  riens,  dire  des 
niaiseries  :  k  fiitimas  t  i  la. 

foitimasye,  qui  fntimas. 

fuiinet  :  yœ  a  la  futinet, 
yeux  malins. 

fut(j),  lancer,  jeter;  — 
donner;  —  battre,  frapper  : 
fut  par  la  gnl,  giffler  ;  /  yi 
futi  ô  œ  gru  hua  ;  —  s  fnt  su 
la  gœl,  se  battre  ;  —  s  fut 
la  gœl  a  ba,  tomber. 

fiitrase,  chercher  çà  et  là 
en  mettant  le  désordre  ;  — 
s'occuper  de  niaiseries;  — 
battre,  frapper;  —  dire  fuir 
à  tous  les  mots. 

futrasé,  f.,  action  de  fouet- 
ter, de  fesser. 


M  215 

futu  (pa),  pas  capable  :  tu 
nn  è  smà  pa  futu,  tu  en  es 
incapable. 

fuy,  petite  paille  dont  les 
oiseaux  garnissent  le  fond 
de  leur  nid. 

fuyar ,  feuillard,  branche 
d'arbre  coupée  et  encore 
garnie  de  feuilles.  A  la  Fête- 
Dieu,  à  Laval,  les  maisons 
sont  bordées  de  fouillards 
sur  le  parcours  de  la  pro- 
cession. 

fuyé,  f.,  feuillée,  lieu  garni 
de  branches  bien  couvertes 
de  feuilles. 

fuye,  m.,  foyer. 

fuycr,  f.,  petite  saillie  en 
brique  qui  dans  les  chemi- 
nées de  campagne  remplace 
la  plaque  du  fond. 

fuyi,  fouillis,  bois  rempli 
de  broussailles. 

fuyiÇr),  pousser  des  feuil- 
les, se   couvrir  de   feuilles. 

fuyu,fuyu,  feuillu;  Saint- 
Germain -le- Fouilloux  est 
une  commune  de  l'arron- 
dissement de  Laval. 

fu^iye,  griller  dans  les 
cendres.  Œfiuatrom,fwéxpne. 


2l6 


fiue 


fivas,  {.,  brioche  ;  —  p^té 
aux  fruits  ;  —  pot  de  cidre. 

fîvasœ,  fivase,  boiseux, 
ligneux,  en  parlant  d'un  na- 
vet. 

fwasc,  prendre  le  tissu  du 
bois,  devenir  boiseux  ou  li- 


gneux. 


fiuotronc,  fliire  cuire  des 
châtaignes  ou  des  pommes 
de  terre  dans  les  cendres. 

fway,  nom  d'un  jeu  de 
cartes. 

fwayr,  foire.  Cf.  fqer. 

fwayu,  fouailleur,  débau- 
ché. 

fivaiiQ),  fraisil,  poussière 
de  limaille  de  fer;  —  pous- 
sière de  charbon.  Cf.  frâ:^i. 

fwaxjyone,  tisonner  (Bais). 

fwe,  foi.  Cf.  fa. 

fwé,  fouée,  f. ,  bon  feu  clair 
et  pétillant  mais  de  peu  de 
durée;  —  bonne  brassée  de 
bois  pour  mettre  dans  le  feu. 
—  fwé  d  vœy,  chaleur  très 
forte  que  ressentent  subite- 
ment les  femmes  au  com- 
mencement de  l'âge  critique. 

fîoe  du  €0,  m.  On  appelle 
ainsi,  dans  le  pays  d'Ernée, 


fii<e 

la  troupe  de  jeunes  gens  et  de 
jeunes  filles  qui,  après  avoir 
fleuri  le  lit  de  la  fiancée  le 
dimanche  qui  précède  la 
noce,  se  rendent  le  di- 
manche qui  suit  la  noce  à  la 
ferme  des  époux  où  ils  se 
livrent  à  des  danses  et  â 
d'autres  jeux  entremêlés  de 
libations.  (G.).  Cî.fyœrid  H. 

fwedr,  maladie  des  épis 
de  blé,  qui  les  convertit  en 
poussière  noire;  on  confond 
sous  le  nom  de  fwedr  la 
Tilletia  caries  et  l'Ustilago 
segetum.  Cf.  fudr. 

fiuedre  (h\t) ,  atteint  par  la 
carie. 

fiuer,  foire,  diarrhée  ;  — 
foire,  marché. 

fwerœ,  qui  va  à  la  foire. 

fwere,  foirer,  aller  à  la 
foire  ;   —   rester  en  affront. 

fwèré,  f.,  fiente,  excré- 
ment. 

fwerone  du  «f',faire  la  moue. 

fîverye,  forain  :  yV  ni  défi 
k  la  fwer  dé  1  Ajwin  sra 
hnsékàt  ;  y  a  déjà  bè  de  fiverye 
d  avive  ;  —  qui  revient  de  la 
foire. 


fiue 

fweseJ,  f.,  moule  à  fromage 
(Saint- Aubin-du-Désert).  Cf. 
frèsel. 

fiué^i,  fusil  à  aiguiser  ;  — 
marteau  tout  en  fer  dont  le 
manche  sert  à  redresser  le 
fil  de  la  faux  (Saint-Aubin- 
du-Désert). 

fiuéxpm,  faire  cuire  des 
châtaignes   sous  la    cendre. 

fwe^ô,  foison;  Le  D.,  p. 
36. 

fiuin(jna),  ma  foi  !  Ci.  fit. 

fwinar,  fiuinasye,  qui 
fouine. 

fwinase,  se  remuer  beau- 
coup pour  ne  rien  faire,  se 
remuer  en  vain  :  /  fwinas 
l  itvraj  (Saint-Aubin-du- 
Désert). 

fwine,  fouiner,  faire  le 
dégoûté  ;  —  fouir,  chercher 
en  remuant  et  bouleversant 
tout,  de  même  qu'une  fouine 
remue  la  terre;  —  priser; 
—  fwine  du  né,  grimacer; 
céder  lâchement. 

fiuinœ,  qui  fait  le  dégoûté. 

fiuKj),  fuir. 

fluerbi,  fourbis,  ouvrage, 
travail  à   entreprendre  :  on 


fya  217 

ém  bën  a  fini  tu  sô  fiuerbi  avà 
hè  d  dormi.  Cf.  furbi. 

fyà€,  flache,  mou. 

fyaeœ,  flacheux,  qui  a  du 
flache. 

fyâkâo,  flétri. 

fyâkàodi,  flétrir,  faner. 

fyann,  flatteur.  Cf.  fyalîi. 

fyâ{o),  fléau  pour  battre 
le  grain. 

fyâole,  V.  battre  au  fléau. 

fyâoJé,  f.,  battage  du 
grain   au   fléau  ;  —   raclée. 

fyàope,  flauper,  frapper, 
battre. 

fyàopé,  f.,  raclée. 

fyarà€,  fyaràj  (Saint-Au->- 
bin -du -Désert),  frèrage, 
communauté.  Les  frèrages 
étaient  des  terres  communes 
à  plusieurs,  des  biens  pos- 
sédés par  une  communauté 
d'individus  ou  partagés  entre 
plusieurs  personnes  d'une 
souche  commune  :  fyaràe 
signifiait  seulement,  à  l'ori- 
gine, la  communauté  entre 
frères;  —  comme  de  cette 
communauté  naissaient  force 
chicanes  on  a  étendu  le  sens 
du  mot  qui  signifie  encore 


2l8 


fyà 


chicanes  entre  plusieurs 
personnes  antérieurement 
unies  (Pail)  :  /  sô  ci  fyaràe. 

Jyari,  f.,  frarie,  festin. 

fyâte,  flatter,  dénoncer 
quelqu'un  en  trouvant 
moven  de  se  faire  valoir.  A 
Cossé  on  chante  au  dénon- 
ciateur  : 

fyat  merd, 
fyat  merd, 
à  vyœ  iii  œn  bœré? 

Cf.  iimivel. 

fyâtri(r).  flétrir. 

fyatîi,  flatteur,  dénoncia- 
teur. 

fyà,  fient,  fiente,  fumier, 
ordure  :  u  !  kœ  H  k  è  sal,  s  é 
kom  œ  fyà  ;  —  flanc. 

fyàb,  flambe,  flamme  (du 
feu). 

fyàbar,  flambart,  feu  fol- 
let (Bonchamps).  On  dit  dans 
la  Mayenne  que  les  feux  fol- 
lets sont  des  lutins,  des  fées 
malfaisantes  qui  poursuivent 
les  passants  et  les  font  tom- 
ber dans  des  mares. 

fyàbà,  flambant,  tout  neuf 

fyàbCf  f.,  flambée,  flamme, 


fyœ 

bon  feu    clair  et   pétillant. 

fyàbe,  flamber,  passer  sur 
la  flamme. 

fyàbeye,  fyàbweye,  faire  la 
litière  des  bestiaux.  Cf.  fà- 
brcye;  —  chasser,  renvoyer 
avec  humeur. 

fyàbrô,  fumeron,  mor- 
ceau de  charbon  qui  tume. 

fyàée,  flancher,  faiblir, 
s'attrister  (Pail). 

fyàfi(r),  plier  le  jarret  : 
n  fyàei  pn,  inâodi  !  ;  — 
reculer  par  poltronnerie. 

fyàdrè,  in,  flandrin,  -e, 
fiancé,  -e,  amant,  -e. 

fyàkexc,  flanquer. 

fyàs,  confiance. 

fyœ,  fils. 

fyœpe,  appeler.  Ci.fœpe. 

fycépi,  quia  la  figure  fanée. 

fyàpi{r),  friper. 

fyœpri,  friperie.  Cf.  fcvpri. 

fyœpye,  fripier.  Cf.  fcepye. 

fyàr,  fleur  :  fyivr  d  oràj, 
fleur    d'oranger;    —   flair; 

—  tarine  (Pail). 

fyivre,  flairer;   —  fleurir; 

—  former  des  fyœret. 
fyœret,      fleur,      fleurette 

cueillie  :  lé  fyœret  du  sakr;  — 


fye 

miettes  de  marc  qui  viennent 
avec  le  cidre  quand  le  ton- 
neau est  presque  vide. 

fyœri  d  li,  fleurie  de  lit, 
bouquets  et  fleurs  servant  à 
orner  le  lit  de  la  fiancée.  Ces 
bouquets,  dans  plusieurs  pa- 
roisses, sont  apportés,  le  di- 
manche qui  précède  le 
mariage,  par  les  garçons  et 
les  jeunesfiUes  du  voisinage. 
(G.).  Cf.  fwe  du  €a. 

fyœriÇr),  fleurir. 

fyœrisô,  fleurisson,  bou- 
quet que  l'on  met  sur  la 
voiture  chargée  du  trous- 
seau de  la  fiancée. 

fyœtir),  fleute,  flûte. 

fyœtriÇr),  flétrir. 

fyœtrisœr,  flétrissure. 

fyœvij-),  fièvre,  primevère. 
On  dit  aussi  jyœa:  €âod  ;  — 
fièvre  :  fyœv  m-ittcei,  mu- 
queuse ;  fyœv  tifoli,  trifoli, 
typhoïde  ;  le  grà  fyœv,  les 
fièvres  intermittentes. 

M  fois. 

fyèhy,  flaible,  faible. 

fyébyes,  flaiblesse,  faiblesse. 

fyelœ,  flatteur,  hypocrite. 

fyek,  se  dit  du  grain  ma- 


fyu  2 1 9 

lade  qui  penche  sur  sa  tige. 

fyépi{r\  flétrir,  faner,  sé- 
cher en  parlant  des  fleurs, 
chiffonner  en  parlant  du 
linge. 

fyépisur,  flétrissure. 

fyéràs,  personne  fière 
(Saint-Thomas)  :  tyè  vyl  dô 
va  la  ptit  fyéràs. 

fyerté,  fierté.  Quand  on 
fait  une  réparation  et  qu'elle 
est  urgente,  on  dit  :  s  n  e 
pa  par  fyerté,  ce  n'est  pas  par 
fierté  :  s  n  e  pa  par  fyerté  si  j 
e  ajte  œ  eapyâo  nœ. 

fyole,  aller  chercher  avec 
une  fiole  de  l'eau-de-vie  chez 
le  débitant;  —  boire. 

fyone,  flonner,    embellir; 

—  effrayer,    faire  perdre  la 
tête.  Cf.  afyone;  —  irriter; 

—  bouder. 

fyô,  bonne  façon,  bonne 
grâce. 

fyiim,  flume,  glaire,  écume 
qui  vient  à  la  bouche  d'un 
malade. 

fyûtœ,    flûteur,     ivrogne. 

fyfitc,  flûter,  v.,  boire  à 
longs   traits,   avec   passion. 

fynté,  f.,  action  de  fyîite. 


s^ 


gab 


gâ,  gars,  garçon,  désigne, 
outre  les  enfants,  tous  les 
hommes  qui  ne  sont  pas 
chefs  d'exploitation  ou  pa- 
trons; —  pli  gâ,  enfuit; 
mô  gâ,  mon  fils,  mon  ami; 
—  vycé  gâ,  vieux  garçon.  On 
ne  nomme  pas  un  jeune 
homme  sans  foire  précéder 
son  nom  du  mot  gâ  :  /  gâ 
Pyer.  Pour  héler  une  bande 
de  jeunes  gens  on  crie  hé  le 
gâ!. 

gâ,  gast,  lande,  lieu  in- 
culte; —  Le  Gast,  nom  de 
lieu.  A  Laval,  la  place  du 
Gast  était  autrefois  un  lieu 
inculte  où  les  teinturiers 
étendaient  leurs  fils  pour  les 
sécher.  Aujourd'hui,  c'est 
une    place    irrégulière    qui 


sert  de  marché  et  qui  est 
entourée  de  beaux  hôtels. 
On  dit  le  gâ,  la  sosyeté  du  gâ 
pour  désigner  le  grand 
monde  de  Laval.  Cf.  eà  d 
fwer. 

gab,  gabe,  moquerie,  rail- 
lerie. 

gabe  {se),  se  gaber,  se  rail- 
ler. 

gain,  f.,  méchante  langue. 

gahji,  f.,  tapage,  dispute 
(Château-Gontier)  ;  —  trom- 
perie :  y  a  d  la  gabji  la  dut, 
il  V  a  anguille  sous  roche. 

gab(l),  diable  :  gab  ni  à  pu, 
m  èpu  ;  —  vô  myœ  ii've  l  gab  kâ 
l  gab  Vil  tuj;  —  pœt  Ô  pyœmeœ 
gab  ki  n  a  pivè  d  pc  ?  ;  —  el  e 
fin  e  mwa:^  koin  l  armcl  6  gab; 
—  kàni  si  l  gab(J),  extrême- 


gad 

ment,  beaucoup  :  sa  m  nieè 
koiii  si  l  gaby;  kêrye  kom  si  1 
gaby  ;  —  sa  va  l  gab  a  la 
dvalé. 

gable,  perdu,  pris. 

gabJô,  javelle  de  blé,  de 
sarrasin  ou  d'herbe  mise 
debout  pour  la  faire  sécher 
(Pail).  Cf.  javlô. 

gabhi,  gabeleur,  employé 
de  la  gabelle,  employé  de 
l'octroi. 

gabu^e,  gabuser,  tromper, 
railler. 

gabyonc,  empaqueter,  fice- 
ler. 

gâ^eye,  gâcher. 

gàeiQ-),  écraser,  contu- 
sionner. 

gad,  gadaj,  auge  circulaire 
dans  laquelle  roule  une 
meule  de  pierre  pour  piler 
les  pommes  ou  les  poires 
dans  la  fabrication  du  cidre. 

gadel,  fruit  du  groseiller 
à  grappes  (Pail).  Cf.  kastiy. 

^a^/_)v,  groseiller  à  grappes. 

gadu,  mauvais  pas,  lieu 
rempli  d'eau  et  de  boue  ;  tôbe 
dà  la  gain,  être  dans  une 
mauvaise  passe. 


cal 


221 


gaj,  m.  s.,  gages.  Cf.  gej. 

gfijdy,  gageaille,  gageure, 
pari. 

gaje  (se),  se  gager,  se  louer 
comme    domestique. 

gàl,  gale,  hâle. 

galaf{r),  goulu. 

gale,  hâler,  flétrir;  —  se 
fendiller,  travailler  (Cossé)  ; 
—  se  gale,  se  couvrir  de  ger- 
çures ;  —  se  couvrir  de  gale. 

galern,  galerne,  nord- 
ouest  :  /  va  vye  d  galern 
(Saint- Aubin-du-Désert). 

galet,  galette,  pâte  com- 
posée de  farine  de  blé  noir, 
d'eau  et  de  lait,  que  l'on 
étend  sur  une  galtwer  frot- 
tée de  beurre  fondu  et  que 
l'on  fait  cuire  comme  les 
crêpes.  On  la  mange  beurrée 
ou  dans  du  lait.  C'était,  avec 
le  lard,  il  y  a  soixante  ans, 
la  nourriture  habituelle  des 
paysans  du  Bas  Maine.  Outre 
la  galette  de  sarrasin  Çkardo) 
il  y  a  encore  la  galette  de 
froment  que  l'on  donne 
aux  enfants  pour  les  régaler, 
et  la  galette  de  sarrasin 
mélangé  d'un    peu   de  fro- 


')-)') 


(;al 


(;aï 


ment  ;  —  sorte  de  gâteau 
que  dans  quelques  com- 
munes du  nord  du  départe- 
ment on  ortre  chaque  di- 
manche avec  le  pain  bénit 
au  maire,  au  curé,  à  l'insti- 
teur  et  i\  l'institutrice.  (C). 

calibote,  marcher  dans  la 
boue  (Bais). 

gaJieÔ,  petite  galette  faite 
avec  le  reste  de  la  pâte;  — 
petite  gallwer. 

galifr,  goinfre. 

galifre,  manger  avec  glou- 
tonnerie. 

galiii,  jeu  de  bouchon 
(Mayenne).  Cf.  galo£. 

gali(r)  (jt'),  avoir  des 
vides  entre  les  douves  (en 
parlant  d'un  tonneau). 

galo  (dé),  de  travers,  con- 
trairement au  vrai  sens. 

galô,  petite  croûte  qui  se 
forme  sur  une  blessure  ;  — 
raccord  de  tuyaux. 

galo€,  galoche,  morceau 
de  bois  tourné  remplaçant 
un  bouchon  ;  —  jeu  de 
bouchon  ;  —  tut  a  la  galoe, 
pêle-mêle. 

galope,  jouer  à  la  galoche. 


aga- 


toucher  la  galoche  ; 
cer,  tracasser. 

galoeé,  f.,  ce  que  l'on  met 
au  jeu,  à  la  galoche. 

galope,  galoper,  pour- 
suivre, chasser  :  /  /;/  galopi 
pu  d  œn  lyd  le.  —  fa  dô 
galope  le  pal  ki  sô  dà  l  jardrè  ; 
—  réprimander. 

galopé  (a  la),  à  la  hâte. 

galô,  croûte  galeuse  qui 
se  produit  sur  les  blessures. 
Cf.  galô  :  vyœ  lu  be  n  pa 
araee  te  galô,  tu  va  fér  âvlinie 
tô  bobô. 

galte,  se  tordre  dans  l'ago- 
nie, s'agiter  convulsive- 
ment :  /(/  pnv  ptit  bet  n  te 
pu>è  ttafé  mort,  a  galte,  a  galte 
ô  se  ptit  pat;  —  gai  lu  t  i  à 

kqoxàl- 

galtwer,  galtyer,  plateau 
de  fonte  ou  de  fer  muni 
d'un  anneau  qu'on  pose  sur 
un  trépied  et  sur  lequel  on 
étend  la  pâte  des  galettes  de 
sarrasin  pour  la  faire  cuire; 
on  le  nomme  aussi  tyà'l;  — 
pelle  pour  retourner  la  ga- 
lette sur  la  tuile  (Landivy). 

galune,  galonné. 


gao 

galvdodœ,  vagabond,  ma- 
raudeur. 

galvâoâe,  vagabonder. 

gahd'-ee,  courir  par  monts 
et  par  vaux. 

gam,  f.,  colère  :  kà  il  e  dà 
se  gam,  i  n  i  fê  pwc  bô. 

gamas,  gamache,  mauvaise 
chaussure. 

came,  rager,    bougonner, 
parler  entre  ses  dents. 

gan,  glane. 

ganaf,    gourmand    (Lan- 
divy).  Cf.  galaf{r). 

gane,   mouiller.    Cf.  gène. 

ganiÇf),  canif. 

ganuy,  eau  sale,  troublée. 

ganuye,  troubler  l'eau. 

gâo,  gaut,   bois  ;    —     Le 
Gault,  nom  de  lieu. 

gàobic^e,     agacer ,     irriter 
(Pail). 

gdod,  gaude,   Reseda    lu- 
teola. 

gdodasri,    f.,  gaudasserie, 
gaudriole,  plaisanterie. 

gdodi(i-)    (5),    se   gaudir, 
se  réjouir. 

gdodisœ,    homme    réjoui, 
plaisant. 

gdodyamu ,      gaudeamus , 


gqo  223 

m.  pi.,  paroles  légères,  de 
peu  de  valeur  (Pail). 

gdogdo,  cheval  (mot.  en- 
fantin). 

gdole,  gauler,  frapper  à 
coups  de  gaule. 

gdoleye,  agiter  avec  une 
gaule;  —  battre. 

gdolnr,  lourdaud. 

gâolurdi:^,  balourdise. 

gdom,  guillaume,  nom 
d'une  espèce  de  poire  :  Je 
katrè  ta  de  per  dé  gdom,  les 
quatre-temps  de  septembre; 

—  Jeannot,  homme  simple, 
niais. 

gâome,     contraire    d'amê. 

gdope,  courir  les  filles  ;  — 

courir  à  droite  et  à  gauche; 

—  aller  à  son  plaisir. 
gdople,  aller  çà  et  là,  pas- 
ser d'une  chose  à  une  autre, 
perdre  son  temps;  —  faire 
le  plus  pressé  au  plus  vite. 

gdos,  gausse,  mensonge 
jo3'eux,  moquerie,  plaisan- 
terie. 

gdose,  avaler. 

gdosè,  m.,  partie  de  filasse 
travaillée  à  part  et  servant 
à  faire  la  poupée. 


224  9^'' 

gào:^(i,  ennuyeux,  contra- 
riant :  s  cl  i  y,ào:;à  piir  un! 

c;àoic,  gauser,  agacer, 
contrarier;  — s  gào^e,  se  ren- 
gorger (Ernée). 

gapèy  Genista  Anglica. 

gapiyc,  gaspiller  (Ernée)  ; 
—  grapiller. 

gapixdy  petit  morceau, 
miette. 

c;npi{r)  (se),  se  tapir,  se 
cacher. 

qâr,  bigarré,  de  couleur 
blanche  et  noire,  ou  rouge 
et  blanche,  etc.  Nos  paysans 
désignent  sous  ce  nom  leurs 
bœufs  ou  leurs  vaches  qui 
ont  la  robe  bigarrée  ;  —  yœ 
^âr,yeuxgrisbleu,gris  faïence. 

gâr  (p-iil),  poule  gare, 
femme  stérile  :  i  n  ô  pzuc  d 
efà,  mè:^  ô  n  se  pa  si  1  ko  e 
byà  u  si  la  pal  é  gâr. 

garan,  garenne. 

garata,    galetas,    grenier. 

garàti(r)  :  je  t  garàli  d  œn 
€n:(,  je  t'assure. 

gardaîèr,  gardyalcr,  bon 
gardien. 

garde,  garder,  regarder, 
examiner. 


gar 

gardé,  f. ,  la  valeur  d'un 
liard;  —  mesure  de  capacité 
autrefois  en  usage  à  Laval  : 
œn  gardé  d  le. 

garé,  bigarré.  Cf.  gàr. 

garé,  garet,  fusain,  Evo- 
nymus  Europaeus.  Cf.  Inua, 
banc  karc. 

garcyc,  se  dit  du  temps 
quand  il  se  tait  des  déchi- 
rures dans  un  ciel  jusque  L\ 
couvert;  —  sègareye,  grison- 
ner. 

gareye,  gros  étui  à  aiguilles 
de  l'ancien  temps. 

gari(r),  guérir  :  s  e  l  gà 
Sinà  le  rbiiiii  ki  l  a  gari  ;  i  yi 
a  ruii  l  esta  ma  k  il  avé  a  ba. 

gariy,  f.,  étui  à  aiguilles 
(Courcebœufs). 

gari:{ô,  guérison  :  /  n  ara 
pîvè  gari^Ô,  kar  il  e  à  kérvé:(ô. 

garni:(ô,  pou,  vermine. 

gara,  bois  court  que  l'on 
passe  dans  une  corde  pour 
la  serrer,  levier  ;  —  bâton 
que  les  petits  voleurs  jettent 
dans  les  arbres  pour  faire 
tomber  les  fruits  ;  —  petit 
pain  blanc  (Ernée).  Cf.  bajé. 

garote,  lier  solidement  en 


gar 

se  servant  de  garrots  ou  le- 
viers pour  tirer  sur  la  corde 
(Ernée). 

gars,  garce,  jeune  fille 
au-dessus  de  12  ans;  se 
prenait  encore  en  bonne  part 
dans  le  nord-ouest  du  dé- 
partement il  y  a  quelques 
années. 

garsay,  i.  sg.,  garçaille, 
petit  enfant;  —  m.  pi., 
bande  de  petits  enfants,  gar- 
çons ou  filles;  — a.,  jeune 
de  caractère  :  è  tu  pa  me 
garsay! 

garset,  jeune  fille  (Ernée, 
Landivy).  Dans  le  Maine  et 
l'Anjou  on  appelle  garcettes 
les  petites  filles  au-dessous 
de  12  à  13  ans  ;  —  jeu  du 
galet. 

gani,  m.,  personne  sale  et 
mal  vêtue. 

garulé,  jeu  de  balle.  Cf. 
géruîè. 

garuye ,  barboter  dans 
l'eau  sale. 

ganuaj,  ganuéj,  désordre, 
tapage,  dispute;  —  et  à  gar- 
wej,  être  en  garrouage,  être 
égaré  (Bais);  reste  à  ganuaj, 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire. 


gav 


223 


rester  on  ne  sait  où,  courir 
le  guilledou  (Pail). 

garyâo,  pain  de  sarrasin 
(Mayenne)  ;  —  évier. 

garyâo,  bigarré;  ne  s'ap- 
plique qu'aux  animaux 
mâles  :  œ  bœ  garyâo. 

gas,  glace. 

gase,  glacer. 

gasô,  glaçon. 

gaspi,  gaspillage. 

gasyâo,  poirier  ou  pom- 
mier sauvage.  Cf.  agrasyâo. 

gâte,  gâter,  répandre,  cou- 
ler :  lé  le  gàt  dà  la  huj  ;  — 
gâte  d  l  y  do,  gâter  de  l'eau, 
uriner. 

gâtin,  lande,  lieu  inculte; 

—  Gastines,  nom  de  lieu  ; 

—  petit  pain  fabriqué  à 
Mayenne. 

gâtioe(_r),  partie  du  barrage 
d'un  étang  par  où  s'écoule 
le  trop  plein. 

gavâo,  homme  sans  hon- 
neur, qui  mène  une  vie 
déréglée. 

gavâode,  vivre  dans  la  dé- 
bauche. 

gavinol,  légère  ivresse  :  étr 
à  gavinol. 


226 


(;a€ 


i;ai'i\om',  gazouiller. 

^avyô,  gosier. 

(;aiane^  c,aii'm,  ga::^one,  tres- 


ser. 


(;a:^a'n  (Ernce),  ga::^en  (Li\- 
\à\),c;a:{in  (Andouillé,  Pail), 
(;a::^on  (Montjean),  tresse, 
natte.  A  Andouillé,  ga~in 
désignait  la  petite  queue  de 
cheveux  liée  sur  le  dos  que 
les  hommes  portaient  autre- 
fois. 

gà,  gant,  digitale  (plante). 
Cf.  peiùryâo,  tdkar;  —  gà 
berje,  digitale  ;  gà  d  tint  Dam, 
ancolie,  Aquilegia  vulgaris. 

gà,  en,  y  en,  lui  en  : 
dinàd  gà  ;  don  gâ  œn  bon 
ekwele  ;  —  il  y  en,  il  n'y  en  : 
gàn  a  kor  dœs  trwa  ;  gà  n  a 
pu. 

gà,  f.,  gland;  —  rosinol  a 
gâ,  pourceau. 

gàbéye,  gambiller,  étendre 
les  jambes. 

gàhrejœ,  flâneur,  ricaneur. 

gà€,  f.  s.,  feuilles  de  Mo- 
linia  caerulea  dont  on  rem- 
plit les  paillasses  ;  —  feuilles 
de  Sparganium  dont  on  fait 
des    paron;     —    petit    g(U, 


gàd 

feuilles  de  Carex,  surtout  de 
Carex  riparia,  dont  les  jar- 
diniers se  servent  pour  lier 
la  chicorée  (Château-Gon- 
tier).  Le  mot  gà€  passe  pour 
être  plus  français  que  gee. 
Cf.  gèf. 

gàdâ,  f. ,  gland  de  chêne. 

gàdàjc,  très  mouillé,  tra- 
versé de  pluie  et  couvert  de 
bouc. 

gàddé,  f.,  digitale  (Pail). 
Voir  gà. 

gàde,  v.  glander,  récol- 
ter le  gland  ;  —  gàdé,  f. ,  ré- 
colte du  gland. 

gàdiyœ,  difiïcile  à  fliire,  où 
l'on  peut  être  facilement 
trompé  :  s  d  kè  bè  gàdiyœ  ké 
d  lave  se  ver  la  ;  —  lé  jval  s 
et  œn  mar^àdi:;^  bl  gàdiyœ::;^. 

gàdiye,  gandiller,  se  re- 
muer, s'agiter. 

gàdolœ,  qui  peut  se  cour- 
ber. 

gàdole,  gondoler,  gaucher, 
courber,  recourber. 

gâdr,  glande. 

gâdriyœ,  chatouilleux,  qui 
danse,  qui  cherche  à  mordre 
sans  provocation    (cheval). 


gên 

gàdwere,  soigner  un  ma- 
lade. Cf.  gôdàje. 

gàlœ  :  chanter  lagàlœ,  cou- 
rir la  gàlœ,  vieil  usage  qui 
existait  encore  à  Laval  il  y 
a  quelques  années.  La  veille 
du  jour  de  l'an  les  enfants 
vont  de  porte  en  porte  chan- 
ter la  gàlœ,  c'est-à-dire  une 
ou  deux  chansons,  toujours 
les  mêmes,  qui  se  terminent 
par  ce  cri  :  gàlœ,  gàlœ  par 
lé  pti  kni.  On  leur  donne 
des  noix,  des  pommes,  des 
sous.  Cf.  yàlœ.  Le  Doyen 
écrit,  p.  113  :  «  environ  la 
Guy  lan  leu.  » 

gàne,  gagner. 

^çrtj.graminée  dont  on  rem- 
plit  les   paillasses.    Cf.  gàe, 

gaves  te  Çsé),  flâner  d'un 
air  délibéré  et  dégagé  :  mon 
dm  se  gàvest  pàdà  hè  j  m  é^in 
apré  le  kênâo. 

gèd'ii,  gadoue,  femme  de 
mauvaise  vie. 

gêna,  m.,  guenille,  vête- 
ment sale  et  usé;  —  enfant, 
garçaille. 

gènel,  petite  allée.  Cf. 
vènel. 


gêr  227 

gêni,  m.,  canif  (Pail). 

gèniyô,  guenille. 

géniyu,  chiffonnier. 

gèniOet,  f.,  petite  ruelle;  — 
celui  qui  avertit,  qui  signale 
(Bierné). 

gérbiiyé,  f.,  mauvaise  af- 
lliire,  dispute,  rixe. 

gêr^iÇr),  broyer. 

gêrdi,  garni.  Cf.  gérti,gêr^i. 

gêrdine,  grediner,  trembler 
(de  froid)  (Pail). 

gèrgîi,  action  de  gromme- 
ler entre  les  dents. 

gèrgiise,  produire  un  son 
semblable  à  l'eau  qui  com- 
mence cà  bouillir. 

gèrje,  écraser.  Cf.  grœje, 
griije. 

gêrl,  grêle,  tamis  à  grands 
trous,  dont  on  se  sert  pour 
nettoyer  le  grain. 

gêr  là,  grêleur,  qui  passe 
le  grain  au  tamis. 

gérle,  grêler,  nettoyer  le 
grain  à  la  grêle;  —  faire 
griller  des  marrons  dans  une 
gèrkver. 

Aussi  viendront  de  Q.uelaines 
En  grand  nombre  les  fouassiers; 


228 


(;èr 


Peuton  donra  des  châtaignes 
Pour  grêler  à  pleins  paniers. 
(Noël  du  comté  de  Laval.) 

—  marquer  de  petite  vé- 
role ;  —  /'/  <■  (;èrle  koin  la 
Holàd,  il  est  ruiné. 

ç<v7<',  grèlet,  enfant  chétif  : 
kii  (ji'rlc,  kd' pti  incgrùdô. 

(}érlô,  grelot;  —  personne 
qui  parle  beaucoup;  —  Si- 
lène inflata. 

gêrloker,  grelottière,  collier 
de  grelots. 

gùrlotc,  grelotter. 

gtrlueô,  greluchon,  liber- 
tin. 

gèrlwer,  poêle  percée  de 
trous  très  rapprochés  et  dans 
laquelle  on  tait  rôtir  les 
marrons. 

gêrmi{r),  gremir,  écraser, 
briser,  émietter  :  /  alô  mi 
met  îùrtii  d  rcsyé  a  gèrmi  nn 
pîim  ;  —  du  pè  ghmi  dà  du 
le  ;  —  contusionner  :  s  soldar 
é  tu  gèrmi;  —  tu  m  gèrmi  I 
pye. 

génniy,  f.  pi.,  gremilles, 
miettes,  menus  objets. 

gèriniyi',  f.,  Lemna,  plante 
aquatique      commune     sur 


gèr 

les  mares  (Pail).  Cf.  l'egé. 

gùrmiyCy  grcmiller,  émiet- 
ter. Cf.  gôrmi(r). 

gi^rmiyô,gàrmyà,  gremillon , 
miettes,  petits  fragments. 

gt'^rn,  crible  (Landivy).  Cf. 
gcVl. 

gèrnae,  f.,  mauvais  lit. 

gêrnnge,  grenadier. 

g^rnâo,  sabots. 

gûrnâ:^cl,  grenoiselle,  gre- 
nouille ;  —  frai  de  grenouille 
que  l'on  s'imagine  entendre 
chanter  le  soir.  Cf.  rhui^el. 

gùrne,  grainer;  — nettoyer 
avec  une  gùrn  (Landivy). 

gùrnete,  graineter,  jeter  du 
grain  dans  les  sillons. 

gèrniye,  gèrnotye,  graine- 
tier. 

gèrnotu,  grenotu,  pierreux. 

gêrnoy,  grenoille,  gre- 
nouille. 

gérnu€,  petite  guenon. 

gêrmiyé,  n.  f.,  œuts  de 
grenouilles. 

gèrnyâo,  graines  des  pois 
et  haricots  (Pail). 

gèf}ie,  grenier. 

gùrti    (de    puces     ou    de 


gèr 

poux),  mangé  de  vermine. 
Cf.  gèrdi,  kérti. 

gèrwa,  gérive,  grois,  grain 
de  sable,  gros  sable,  terre 
chaude  mêlée  de  pierre  ;  — 
neige  à  demi  fondue  puis 
congelée  ;  —  motte  de  terre 
gelée. 

gèrwaiel,  gérwa^ey,  groi- 
selle,  groseille  à  maquereau; 

—  grenouille. 
gèrwa^éye,  groiseiller,  gro- 
seillier. 

gèrwé,  grouée,  action  de 
la  gelée  qui  raidit  le  linge 
mouillé. 

gèrtue,  grouer,  geler  à 
glace,  durcir,  hâler  par  la 
gelée  :  la  ter,  lé  llj  e  gèrwe  ; 

—  pîiv  pu  gà  !  il  a  sa  margu- 
lel  tut  gèrwe  par  lafrè. 

gênuene,  groigner,  gro- 
gner (Saint-Thomas). 

génvét ,  girouette  ;  — 
grouette,  terre  dure  et  pier- 
reuse qui  s'échauffe  facile- 
ment (Pail). 

gérweîœ,  de  la  nature 
de  la  gérwet. 

gèrwêxéye,  groseillier. 

gèrwè,  grouin. 


gœ  229 

gèrivâ{o),  gruau,  écorce 
d'avoine  écrasée  (Saint-Tho- 
mas); —  buyi  dé  gùrïua, 
bouillie  d'avoine. 

gerwel,  vieille  machine. 

gèryoeu,  pierreux, 

gèrT^i,  couvert,  plein  de  : 
l  àt  e  tu  gèr:{i  d  pum.  Cf. 
gœrdi. 

gér^i,  grésil. 

gèr^iye,  grésiller,  chanter 
comme  le  grillon  ou  le 
beurre  dans  la  poêle  ;  — 
chatouiller  ;  —  tomber  du 
grésil. 

gèriiyô,  grésillon,  grillon; 
—  enfant  chétif. 

gèriole,  gèr^ote,  agiter  dou- 
cement ;  —  gér^ole  d  fre, 
trembler  de  froid  (Châieau- 
Gontier). 

gœ,  gueux,  a.  :  gœ  hom  la 
dolèt,  gueux  comme  la  do- 
lette;  proverbe  très  répandu 
dans  l'arrondissement  de  la 
Mayenne  ;  —  petit  pot  avec 
un  long  manche,  pour  pui- 
ser l'eau  de  lessive.  Cf.  ewà, 
vuyet;  —  chaume  pour  cou- 
vrir les  maisons  (Landivy). 
Cf.  ce. 


230 


9<' 


c;a',  Dieu  :  s  cl  i  c,œ pertiii  ?, 
s  et  i  ç;œ  posibx  ? 

ç,œ,  eux   :  /  m  à  va  à  c;œ  ; 

—  piir  hi  k  s  et  i  ?  s  e  pa  pur 
gœ  ;  —  kàté  gœ,  avec  eux  ;  — 
à  eux,  leur  :  don  gœ;  —  nô  gœ 
dira  h?  lœ  je. 

gœlri,  f.,  long  bavardage. 
gœlte,  fiiire  bonne  chère; 

—  causer  beaucoup. 
gœlté,  f.,  gueulée,  ce  qui 

peut  tenir  dans  la  gueule. 

gœltô,  gueuleton,  grand 
repas;  —  bavardage. 

gœltri,  f.,  action  de  gueu- 
leter. 

gœme,  avaler  sans  goûter, 
humer. 

gœrb,    glandes,  humeurs. 

gœri,  guérir. 

gœvQ-),  lièvre  :  s  et  œ  grn 
gœv,  k  e  vnu  bute  âà  mô  pyô. 

g(v:(iQ\) ,  gueusir,  être 
ruiné,  devenir  gueux. 

gœ:;vte,  trembler  (de  froid, 
de  peur).  Cf.  gêr^ole. 

gé,  m.,  botte  de  paille  de 
seigle  non  froissé  destinée 
à  faire  les  couvertures  en 
chaume  (Pail).  Cf.  gœ. 

gc,  les  lui  (Pail)  :  don  gé. 


gem 

gèee,  marcher  dans  la 
boue  qui  s'attache  aux  pieds. 
Cf.  pcfe. 

gèd,  t.,  bouillie  de  sarrazin 
ou  de  froment  ;  —  eau 
boueuse  (Pail)  :  mnye  kom 
ù'n  cèd. 

o 

gèd^,a.,  mouillé; —  rassa- 
sié. 

gede,  mouiller  jusqu'aux 
os;  —  rassasier;  —  su  gede, 
se  mouiller. 

ge'dé,  f.,  grande  averse  de 
pluie. 

gédiyé,  t.  :  ah  a  la  gédiyé, 
aller  en  sautillant. 

gej,  m.  s.,  gages,  ce  que 
gagne  par  an  un  domestique  : 
i  gèn  a  st  œr  œ  bô  gej. 

gèje,  gager,  prendre  à 
gages.  Cf.  gaje. 

gel,  elles  (tonique)  :  r-  / 
vnà  bè,  gel  ! 

gélàd ,  poterie  grossière 
provenant  de  Guérande 
(Loire -Inférieure)  :  pô  d 
gélàd-,  biiley  dé  gélàd;  œn 
ékiuel  à  gélàd. 

géinâte  (jt'),  se  gai  m  en  ter, 
se  plaindre,  s'inquiéter  (de). 
Cf.  sùgèrmàte. 


ger 

gen,  glane  (Landivy)  :  avà 
dé  kmàse  la  trituré,  j  alô  Ive 
dœ  bnsydo,  l  œ  pur  la  gen  n 
gâ  sakrist,  l  ut  pnr  U  tâopye; 
—  œn  gen  dé  jnê,  un  fagot 
de  genêt.  Cf.  glan. 

génâod,  grenouille. 

gènœ,  glaneur. 

gène,  salir,  friper  ;  — 
mouiller  (Craonnais)  ;  —  se 


gèt 


231 


gène. 


se  mouiller. 


gène,  glaner. 

gènri,  f.,  action  de  glaner. 

gène,  gaigner,  gagner  ;  gène 
l  aven,  se  dit  d'un  cheval 
qui  se  roule  dans  les  champs 
(La  Dorée). 

gépè,  n.,  guêpin,  petit  es- 
saim d'abeilles;  —  a.,  fin, 
rusé;  —  hargneux;  —  qui  a 
des  belles  manières;  —  qui 
est  bien  vêtu. 

gér  (Jii  gf'à'),  la  grand 
guerre,  la  guerre  de  Vendée. 

ger  (pa),  pas  guère,  pas 
beaucoup,  peu. 

gér,  lierre. 

géràbé  (a  la},  à  la  cul- 
bute, en  désordre.  Cf. 
rôdeur. 

géré,    guéret,    labour    de 


déchaumage  ;  premier  la- 
bour;  —   fusain.    Cf.  garé. 

gérete,  faire  le  labour  de 
déchaumage  (Landivy). 

gèreye,  guerroyer. 

géri{_r),  guérir  :  gériÇr)  du 
liir,  guérir  du  lourd,  instruire 
quelqu'un;  —  géri  du  Inf, 
spirituel,  ingénieux.  Cf. 
garir. 

gèrmâte  (5e),  se  plaindre, 
s'inquiéter.  Cf.  gémàte. 

gerpir,  guerpir,  déguerpir, 
déménager,  quitter. 

gerpismà,  guerpissement, 
déguerpissement,  action  de 
déménager,  de  quitter. 

gerse,  mouiller. 

gersèt,     chose     mouillée. 

geru,  couvert  de  lierre. 
Cf.  hrutu. 

géru,  garou. 

gérulè,  jeu  de  balle.  Cf. 
garnie. 

gériise,  géruye,  courir  le 
garou,  vagabonder  (Ernée). 

génuaj  (à),  égaré.  Cf. 
garwéj. 

gèt,  diète,  abstinence  ;  — 
liette,  tiroir  de  la  table  à 
manger,  tiroir  de  l'armoire 


2:2 


S'9 


cm 


dans  lequel  on  renferme  l'ar- 
gent et  les  objets  précieux. 

(;êtœ  {màsôj),  mensonge 
fiiit  pour  s'amuser. 

ijcte,  guetter,  regarder,  ob- 
server :  gét  àô  la  pyé  ki  €iv; 
—  5  gète,  se  guetter,  faire  at- 
tention :  gêt  Vil  be,  i  va  pase 
par  la  ;  —  prendre  garde  : 
fao  6  gète  de  mue  du  bru. 

gétrô,  Ruscus  aculeatus, 
qui  sert  à  ramoner  les  che- 
minées; —  guêtre  courte 
que  les  paysans  portent  par- 
dessus les  sabots  et  qui  rem- 
place le  bas. 

gèvr,  lièvre.  Cf.  gai'r. 

geye,  aller  à  l'eau  (Saint- 
Aubin-du-Désert)  :  /  é  gcye 
dà  la  rivyér;  —  laver  légè- 
rement, mouiller.  Q.  égeyc. 

gêyô,  m.  pi.,  cheveux  crê- 
pés, frisés;  —  a.,  qui  a  les 
cheveux  ou  le  poil  trisé. 

gê,  gain,  regain  (de  foin). 

gèblé ,  guimbelet,  petite 
vrille.  Cf.  jï'blc. 

gè€,  f.,  feuilles  de  Molinia 
caerulea.  Cf.  gàe. 

g'efr,  goinfre. 

gègét  (à),  en  goguette. 


gèm,  glaner. 

gètie,  gagner. 

gèp,  guêpe. 

gèpl,  guimpe. 

gi,  y  :  gi  al  tu?  —  lui  :  / 
ci  di. 

gilv,  gibô,  guibet,  cousin 
(petit  insecte). 

gi£ô,  guichon,  grande  cuil- 
ler en  bois  servant  à  trans- 
vaser l'eau  (Pail). 

gida,  qui  aime  à  jouer 
(Landivy). 

gidase,  aimer  A  jouer. 

gildrô,  guilledou  :  kur  le 
gildrô.  Cf.  garwaj. 

gile,  guiler,  tromper  ;  — 
tomber  à  verse. 

qilc,  giboulée,  averse.  Cf. 

jiié. 

gilmcî,  f.,  petit  paquet  d'a- 
voine avec  sa  paille,  lié  par 
la  tête,  et  qu'on  laisse  debout 
dans  le  champ  pour  sécher 
(Pail).  Cî.gablô. 

ginijersô,  ginisô,  petit  clou 
à  tête  plate  appelé  semence. 

gin,  guigne,  cerise  sau- 
vage. On  distingue  deux 
sortes  de  guignes,  les  rouges 
et  les  noires. 


gla 

ginola,  vexant  (Château- 
Gontier).  Cf.  ginonà. 

ginolê,  liqueur  de  guignes. 

giue,  cerisier  (Saint-Tho- 
mas), 

gitiet,  perche  terminée  en 
fourche  qui  sert  à  retenir  le 
bout  de  la  barrière  opposé 
au  pilé  ;  à  soutenir  les  cordes 
à  linge,  une  branche,  etc.  ; 

—  a  ginet,  à  guignette,  à 
tcâtons.  Cf.  venigut. 

ginonà, vexant.  Cf.  maronà. 

gipè,  cousin ,  petite  mou- 
che. Cf.  gibê. 

gipéyô,  goupillon  (Pail). 

gipô,  têtes  défleuries  de  la 
bardane,  capitules  de  Bidens, 
de  Galium,  etc.  Cf.   gripô  ; 

—  espèce  de  pinceau  ser- 
vant aux  maçons  à  blanchir 
à  la  chaux. 

gîyo€,  guillotine. 

gl-.  Voyez  ^ç-. 

glan ,  glane,  quête  de 
grains,  faite  de  ferme  en 
ferme  par  les  sacristains  ou 
bedeaux,  après  la  moisson 
faite  et  battue.  Dans  presque 
toutes  les  communes  du 
Bas-Maine   il   y   a   la  glane 


glïO  233 

p  ourM.  le  Curé  et  la  glane 
pour  le  sacristain  ou  le 
chantre  de  la  paroisse.  Tous 
les  propriétaires  et  fermiers 
s'empressent  de  donner  la 
glane. 

Quant  à  la  glane  ordi- 
naire, dans  les  champs,  elle 
est  faite  par  les  pauvres  de 
la  paroisse.  Voir^çm. 

glàope,  faire  mal  son  ou- 
vrage (Mayenne). 

glatrô,  gratteron,  GaHum. 
Cf.  gipô. 

glàde,  se  dit  des  porcs 
qui  cherchent  le  gland.  Voir 
gà  ;  —  avoir  des  glandes  au 
cou  (Bierné), 

glàd(^r),  glande,  ganglion 
lymphatique,  gonflé,  hyper- 
trophié. 

glœ,  glè,  glui,  paille  de 
seigle  longue  qui  sert  à  cou- 
vrir les  maisons.  Cf.  gé,glwi. 

gloryu,  glorieux. 

glô^e,  glacer,  refroidir 
(Mayenne). 

ghighighi,  cri  pour  appeler 
les  dindons. 

ghui,  glui,  chaume,  paille. 
Cf.  glè. 


2  34  r>''^ 

gô  (et  dé),  être  de  go, 
être  préparé  pour  une  chose  : 
hà  i  srô  d  çp,  ;V  kmàsrô. 

ifobatr,  battre  des  graines 
à  moitié  ou  mal. 

(fihay  (cl  la),  à  la  go- 
bai lie,  à  la  volée  (Ahuillé). 
Cf.  rikœyet. 

gobe,  gober,  être  battu  :  si 
tu  kôtinii,  tu  va  gobe. 

gobé,  façon  de  pêcher  à  la 
ligne. 

gober jœ,   qui   se  goberge. 

gobéte,  pêcher  au  gobet. 

gobinay.  A  Cossé  on  crie 
au  baptême  :  a  la  gobinay, 
de  ko  e  de  kay,  et  on  jette  des 
dragées  et  des  sous  mélan- 
gés. Cf.  gobay. 

goblè,  goblè,  esprit  follet, 
lutin,  qui  s'amuse  avec  les 
chevaux  la  nuit.  Quand  un 
cheval  a  au  matin  les  poils 
de  la  queue  et  de  la  crinière 
mêlés  d'une  manière  inextri- 
cable, on  dit  :  /  goblè  e  pasc 
par  la  (L.  D.). 

ço^prrt"?;, gobe-prune,  cou- 
turier, tailleur  (terme  inju- 
rieux). 

gobii:(e,  détruire  ;  — agacer. 


gobyâo,   bouchée,  gorgée. 

godàdar,  godcndart,  grosse 
scie  à  deux  manches  courts 
et  droits  dont  on  se  sert 
pour  scier  les  pierres  de 
tuffau. 

gode,  godet,  vase  en  bois 
que  l'on  place  sur  un  seau 
d'eau  pour  boire  ou  se  laver 
(Bierné)  ;  —  vase  à  boire. 

J'en  ai  prins  plein  mon  godet. 
(Pastorale  131.) 

godèday,  ripaille. 

godèdaye,  faire  ripaille. 

godi,  godron,  pli  au  bas 
d'une  robe. 

godi€ô,  godiche,  niais, 
drôle. 

godineye,  godinelier,  fabri- 
cant de  seaux. 

godinmà,  bellement,  dou- 
cement. 

godivere,  hàbler,  mentir 
par  vanité  (Pail). 

godrô,  goudron. 

gog,  f.  pi.,  gogues,  raille- 
rie, plaisanterie  ;  —  jeu 
d'enfant,  pierrette,  marelle 
(Bais). 

gogaye,  faire  bonne  chère. 


gor 

goge,  mouiller.  Cf.  goye. 

gogiy,  plaisanterie. 

gogô,  apprivoisé,  animal 
familier  avec  les  personnes 
qui  le  soignent  (Pail). 

golye,  violier,  giroflée 
jaune. 

gone,  mouiller,  crotter. 

gor,  gore,  truie.  Cf.  trâ, 
tre. 

gordiueye,  gordoyer,  ru- 
doyer. 

gore,    goret,    jeune  porc. 

gare,  croupir: ,  être  stagnant 
(Pail)  ;  —  raccommoder 
grossièrement  du  linge;  — 
enlever  les  ovaires  à  une 
truie. 

gorè,  in,  gorin,  gorine, 
jeune  porc,  petite  truie.  On 
fait  toujours  précéder  le 
mot  gorè  de  la  formule  de 
politesse  â  vu  respektà. 

gorgan,  gourgane,  fève  de 
marais,  Faba  vulgaris. 

gorine,  mettre  bas  (en  par- 
lant des  truies). 

gorj,  gorge,  fanon. 

gorj  nij,  f.,  gorge-rouge, 
rouge-gorge.  Un  jour  le 
rouge-gorge     descendit     le 


gos 


235 


feu  du  ciel,  mais  comme  il 
s'était  brûlé  les  plumes  en 
allant  le  chercher,  il  de- 
manda aux  autres  oiseaux 
de  le  vêtir.  Chaque  oiseau 
lui  donna  une  de  ses  plumes. 
Il  n'y  eut  que  le  chouan  à 
refuser .  Auparavant  le 
chouan  était  le  plus  bel  oi- 
seau de  la  terre  ;  pour  sa 
punition,  il  devint  le  plus 
laid  (Saint-Berthevin). 

gorje,  gorger,  faire  gonfler 
du  bois  en  le  mouillant  (se 
dit  surtout  des  tonneaux). 

gorjer,  morceau  de  viande 
de  porc  pris  sous  la  gorge 
et  avec  la  langue,  et  que  l'on 
fait  très  souvent  fumer.  Cf. 
làgè. 

gormà,  gourmand. 

gorniàdi^,  gourmandise. 

gâriir,  couture  qui  reste 
après  que  la  truie  a  été  gôre; 
—  s  è  fè  koni  œn  gôrur  de  trè, 
dit-on  d'une  couture  gros- 
sièrement faite  (La  Dorée), 

gose,  heurter,  cosser,  se  dit 
surtout  des  bêtes  à  cornes 
(Courcebœufs).  Cf.  bœke. 


236  i;ra 

cfiseky  à  demi  sec  (linge) 
(Pail). 

c,osroiier ,  gosronnicre 

(truie).  Arch.  de  la  May. 
B  3118,  fol.  72  V". 

gosyào,  vase  de  bois  pour 
mettre  la  pierre  à  aiguiser 
du  faucheur.  Cf.  pœryc. 

Goto,  Got,  Marguerite 
(Montaudin). 

gôye,  mouiller.  Ct.  gage.    ■ 

gô\à,  ennuyeux.  Cf.  gàoiâ. 

gôdâje,  soigner  un  malade 
(Pail).  Cf.  gàdiuere. 

gôdolà,  sujet  à  se  gondoler. 

grâ,  gras  :  ô  y  ali  hii  d 
mém,  mè  pur  iccr  k  i  n  i  fesc 
pwè  grâ. 

grabô,  querelle,  discussion 
orageuse  ;  —  petit  avoir  : 
màje  5Ô  grabô. 

graboj,  mauvaise  boisson. 

grabot,  graine  de  chanvre 
vert. 

grabolc,  gratter  la  terre 
avec  un  outil  ou  avec  les 
doigts;  —  jouer  avec  la 
boue;  —  fiirfouiller,  re- 
muer; —  grapiller,  cher- 
cher à  gagner  sur  de  petites 
choses. 


gra 

grabii€ ,  grabuge,  que- 
relle :  €er€e  grabiie. 

cràhiiy,  eau  bourbeuse. 

grabnyc,  remuer  de  l'eau 
vaseuse. 

grabyào,  gravier.  Cf.  gra- 
vxno. 

grad,  grade  (est  toujours 
féminin). 

gradû'ir,  enduire  un  mur 
(Evron).  Cf.  rùgradibir. 

grafine,  égratigner. 

grafinœr,  égratignure. 

grafiue,  égratigner. 

grnkè,  pi  grâhc,  pain  gras 
cuit. 

grniitadû'ir,  enduire  (un 
mur)  (Evron).  Cf.  rà;raiiia- 
dû'ir. 

gramwer,  grimoire,  livre 
que  possèdent,  dit-on,  les 
prêtres  et  grâce  auquel  ils 
peuvent  s'entretenir  avec  le 
diable. 

grùp,  femme  de  mauvaise 
vie  ;  —  personne  avare. 

grcipi(r)  (.v),  se  grapir, 
s'abriter. 

grnpiy,  action  de  grappil- 
ler, de  saisir,  jeter  des  objets 
a  la  grapiy,  à  la   volée,  au 


gra 

milieu  d'une  foule  qui  se 
bouscule  pour  les  attraper, 
par  exemple  des  dragées  de 
baptême. 

grapiyet,  poignée  d'objets 
lancés  en  l'air;  a  la  grapiyet, 
à  la  volée,  à  qui  en  attra- 
pera. Cf.  gobay. 

grapiyone,  grappiller,  cueil- 
lir les  épis  de  blé  ou  les 
fruits  qui  restent  après  la 
récolte  faite  par  les  métayers. 

grapye,  ce  qui  reste  après 
le  vannage  du  grain. 

grasyâo,  pommier  ou  poi- 
rier sauvage.  Cf.  agrasyâo. 

grâsyœ,  gracieux,  gras- 
souillet :  nu  gorl  n  sd  pwe 
gni,  mé  i  sô  bl  grâsyœ;  — 
qui  fume  bien  la  terre  :  / 
fiimye  e  kor  s  k  i  y  a  d  pu 
grâsyœ. 

grâsyœ:{té,  f.,  gracieuseté, 
embonpoint. 

grat,  f. ,  gale,  m,;  —  dé- 
mon, diable. 

Graigv,  Gratyâo,  Gratteau 
démon,  diable  (Château- 
Gontier)  :  /  ira  vé  Gratyâo. 

gratè,  gratin,  reste  de  la 
bouillie  des  enfants;  —  //  êm 


gra  237 

b?  1  gratè,  dit-on  de  celui 
qui  a  beaucoup  d'enfmts 
(Mayenne).  > 

gratin,  f.,  gale. 

gratine,  égratigner. 

grat  6U  tii,  gratte-sur-tout, 
avare. 

grav,  grave,  gravier.  Cf. 
gravyâo. 

gravèle,  gravie,  marqué  de 
petite  vérole;   —  décrépit. 

grave,  graver,  écorcher 
en  particulier  avec  des 
grains  de  sable  introduits 
dans  les  souliers  ;  —  mar- 
quer de  petite  vérole. 

gravuye,  gratter,  s'agiter, 
se  dit,  en  particulier,  d'un 
animal  enfermé  vivant  dans 
un  sac  ;  —  agiter  l'eau  avec 
la  vase  ou  le  graviau,  gratter 
la  terre  ;  —  chatouiller,  se 
dit  particulièrement  des  in- 
sectes qui  courent  sur  la  peau 
(Château-Gontier) . 

gravyqo,  gros  sable  mêlé 
de  petits  cailloux.  Cf.  gra- 
byâo. 

grayonéj,  goût  de  graillon. 

grayô,  a.,  sale. 

grà,    grand,    grande;    la 


238  pé 

ç,rà  bét,  grande  bête,  per- 
sonne imaginaire  dont  on 
effraie  les  enfants  (Pail)  ;  — 
ipà de,  beaucoup  de  :  //  a  ijiû 
il  purô  su  lu  l  kôr  ;  —  j  11  avà 
jwe  grà  d  pré;  —  gniviin, 
beaucoup.  Voir  vi^)iu. 

grà€,  grange. 

grâd  er,  promptement. 

gràmà,  grandement  :  //  a 
gràniâ  oi'e  kà  fer;  Le  D., 
p.   104. 

gnlmér,  grammaire. 

gràp,  grampe,  crampe. 

grô-.  Voir  g^r-. 

grdje,  gruger,  écraser. 

gràmyâo,  grumeau. 

grchau,  montée  rapide. 
Cf.  rokax,  rokè. 

grèl,  f.,  crible.  Ct,  gérl. 

grêle,  griller,  faire  rôtir; 
—  cribler. 

grêlé,  f.,  quantité  de  châ- 
taignes que  l'on  met  à  gril- 
ler. 

grés,  graisse,  engrais,  en- 
graissement :  mit  mèlr  e  tt  a 
je  kuryœ  pur  la  grés,  notre 
maître  prend  grand  soin  de 
mettre  de  l'engrais. 

grése,  graisser;  —  Hatter; 


gre 

—  mettre  de  l'engrais  sur  : 
/  grèsô  dur  mit  pré. 

grêsé,  rainette,  petite  gre- 
nouille que  l'on  trouve  dans 
les  buissons  et  qui  va  rare- 
ment à  l'eau  ;  —  morceau 
de  lard,  ou  de  pain  enduit 
de  graisse  servant  à  graisser 
la  tuile  à  galette. 

grésél,  brosse  de  chien- 
dent ou  de  bruyère  dont  les 
tisserands  se  servent  pour 
étendre  la  colle  sur  les  pièces 
de  coutil,  de  toile  ou  de 
calicot  lorsqu'elles  sont  au 
métier. 

grésu,  graisseux,  gras, 
plein  de  graisse;  —  flatteur, 
patelin. 

grét,  f.,  parcelles  de  ligneux 
attachées  aux  fibres  textiles 
du  lin   ou   du  chanvre  ;  — 

—  très  petite  épingle  qui 
sert  à  attacher  ensemble  des 
papiers. 

gréye,  gréé  :  /<?  via  be  grève, 
il  ne  te  manque  rien  (Châ- 
teau-Gontier). 

grè,   granit  :  pyèr  de  grè  ; 

—  froment  ;  le  mot  byé,  blé 
désigne     exclusivement     le 


gn 

seigle  ;  — grèd  an,  centaurée 
noire  ;  —  grè  d  orj,  bouton 
d'échauffement  qui  se  forme 
sur  les  paupières. 

grè£,  maussade  (Montau- 
din).  Cf.  grimâo. 

grèeœ,  qui  se  grippe. 

grïee,  se  gripper. 

grègnote,  grignoter. 

gregote,  gringoter,  chan- 
ter : 

Et  Dieu  Salvateur  bénira 
Qui  dévot  cils  gringotera. 

ms.  II. 

grlpè,  monticule  (Evron). 

gri,  m.,  griffe  (Pail). 

gribie,  personne  aigre  et 
querelleuse. 

gribote,  miette  de  pain 
délayée. 

gribiiyar,  qui  fait  du  gri- 
bouillage. 

gribuye,  troubler  l'eau. 

gribuyé,  f.,  chose  emmê- 
lée; —  querelle. 

griedà,  morceau  de  fer  ou 
de  bois  dans  lequel  on  met 
la  chandelle  de  résine.  Voir 
begâo.  Cf.  griewe. 

grùœ,  qui  grince  des 
dents. 


gn  239 

gri^e,  grincer   des  dents. 

grt€éy  grimace  :  kœ  vilen 
grké  i  fè  !  Cf.  dégrisé. 

grumidi,  femme  grima- 
cière, acariâtre. 

grieone,  froisser,  chiffonner 
(Landivy). 

grku,  qui  grince  des  dents, 
grincheux. 

'griewe(r),  squelette  d'une 
mâchoire  garnie  de  ses 
dents  (Pail);  —  instrument 
qui  porte  l'oribus. 

grife  (jt'),  s'agriffer. 

grimâo,  grimaud,  gro- 
gnon (Couptrain).  Cf.  grée. 

grimàodaj,  grimâodri,  mau- 
vaise humeur. 

griniâode,  montrer  de  la 
mauvaise  humeur,  gronder. 

grime,  griffer  (Pail). 

grimlœ,  grimlu,  composé 
de  grumeaux,  grumeleux; 
—  ridé. 

grimlot,  f.,  assemblage  de 
grumeaux. 

grimlotu,    en    grumeaux. 

grirnonœ,    qui    grimonne. 

grimojie,  maugréer  (Pail). 

gril} ,  gririet ,  f . ,  pain 
croustillant,  croûte  de  pain. 


240 


c,n 


gniie,    grimper; 
unotcr. 


gri- 


cirino,    grind,    croûte     de 


pam 


—   Iiomme    ditticlle. 


c,rimme,  être  grognon. 

(;rip,  f,,  lieu  élevé  ;  —  jeter 
une  chose  a  la  grip^  c'est  la 
jeter  en  spécifiant  qu'elle 
appartiendra  au  premier  qui 
pourra  la  saisir;  —  araignée, 
instrument  en  fer.  Cf.  èrén  ; 

—  capitule  des  Bidens  et 
des  Lappa  (Pail).  Cf.  gripô. 

gripe,  gripper,  prendre  par 
ruse  ou  par  force,  attraper  ; 

—  se  dit  des  roues  d'une 
voiture  qui  ne  tournent  pas 
faute  d'huile;  —  se  gripe,  se 
prendre  corps  à  corps. 

gripi ,  f. ,  femme  har- 
gneuse; —  voleuse. 

gripô,  capitule  des  Bidens 
et  des  Lappa,  qui  s'agrippe 
aux  habits  par  les  piquants 
dont  il  est  muni.  Quand 
on  bat  à  la  machine,  les  gar- 
i;ons  cueillent  ces  capitules 
pour  les  mettre  dans  la  che- 
velure des  filles,  et  les  filles 
s'efforcent  de  les  placer  dans 


gro 

la  barbe  des  hommes.  Cf. 
gipCK 

gripxô,  goupillon.  Cf.  gi- 
pi'yô. 

grise,  grincer. 

grivole,    grivolé,    tacheté. 


grtyo. 


odeur     de     1 


mge 


brûlé  :  sa  sa  1  griyô. 

gri:^ô,  son  tenant  le  milieu 
entre  le  son  proprement  dit 
et  la  farine. 

grà,  gelée  ;  —  groe,  terre 
pierreuse  ou  durcie  par  la 
gelée. 

groa:^el,  grenouille  (Chà- 
teau-Gontier).  Cf.  gêru'a:^el. 

groi,  durci  par  le  fer,  la 
sécheresse  ou  le  froid 
(Craonnais). 

groiiase,  gronder,  grogner, 
murmurer. 

grol,  f.,  grole,  corbeau  : 
y  avè  ta  d  grol  âpre  nô  smàs 
kè  l  fà  nn  été  tu  je  nér  ;  — 
râle  ;  —  savate  ;  sabot  fendu. 

grole,  marcher  en  se  traî- 
nant, fainéanter;  —  croasser 
comme  le  corbeau  ;  —  râler 
(comme  un  mourant)  ;  — 
crier  (en  parlant  de  la 
truie)  :  la  trè  grol  se  pursyào. 


gm 

la  truie    appelle   ses    pour- 
ceaux. 
grolé,  râle  (de  la  mort)  : 

/  n  a  pli  kè  l  grolé. 

grolmà,  gros  râle  dans  la 
gorge. 

grom,  gourme  :  mit  jiunà 
a  la  grom  (La  Dorée). 

grâsiÇr),  baisser,  diminuer 
(en  parlant  de  la  vue). 

gros  têt,  grosse  tête  :  ki  t 
di  grÔ6  tét?  Qui  te  dit  grosse 
tête  ?  Qui  te  dit  le  contraire  ? 
Qui  te  contrarie? 

grôdiver,  f.  pi.,  moustaches 
du  chat,  et,  par  extension, 
de  l'homme. 

gruàj,  a.,  sec,  sablonneux; 
—  m.,  grumeau. 

gruje,  broyer,  écraser  avec 
les  dents;  —  meurtrir  :  œ 
brâ  gruje;  — ruiner. 

grujiuer,  f.  pL,  dents  mo- 
laires des  chevaux. 

gril,  f,,  glace,  gelée  :  i  fè 
d  la  gril,  il  glace.  Cf.  grâ. 

gril,  m.,  coques  de  sarra- 
sin. Cf.  grmè. 

gru,  6,  gros,  grosse. 

gnije,  gruger,  broyer, 
écraser    :    lê  jvâo    gnij  son 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire. 


gur  241 

aven;  —  meurtrir;  — éprou- 
ver, souffrir  :  ê  nn  a  t  è  gruje 
d  la  mi:(er!  ;  tu  nn  a  pa  kôr 
ase  gntje  ;  —  supporter  (ses 
peines). 

grule,   grouiller,    bouger. 

grumyone,   murmurer. 

gruse,  grousser,  gronder, 
(comme  un  chien),  grom- 
meler. Cf.  gêrgîLse. 

grusè,  son,  coque  (du  blé 
noir).  Cf.  gru. 

grusir,  grossir. 

grusye,  fort,  robuste  :  u 
mit  jœn  métrés,  kom  v^  et 
dévnu  fêryœi  e  grusyer  d  pi  k 
j  dyu  1  pye^i  d  vu  vé;  —  en 
gros  :  œ  inar-eà  grusye. 

grusyerté,    f.,    grossièreté. 

gru^ey,  groseille  à  maque- 
reau. Voir  kastiy. 

grwa,  m.  pi.,  petits  grains 
de  sable. 

griua^cl,  groseille.  Cf. 
gèrwa^el. 

griyole,  remuer,  grouiller. 

gu,  eu  (après  une  voyelle). 

guglé,  f.,  averse. 

Gugu,  Auguste. 

gur,  liure,  grosse  corde. 

Gust,  Auguste. 


16 


■>  I  -> 


Ijlll 
Gust?,  in,  Augustin,  Au- 


gustine. 


gfi,  goût,  dans  les  expres- 
sions :  piuê  à  gfi,  mal  à  gû, 
indisposé;  —  et  dû  mwa  gi'i, 
être  de   mauvaise    humeur. 

gii,  giisl,  Dieu,  dans  les 
jurons  :  fiô  dû  gii,  nô  dé  gust. 

giiblc,  revenant,  spectre. 
Cf.  cûblè. 

gnj,  grosse  fille. 

gui,  gueule,  bouche,  vi- 
sage; 

Queque   infernau    ferment  luy 

[souffle 
Ce  que  sa  goule  a  lasché  là. 
ms.  22 

fér  bè  d  la  gui,  jive  d  la  gui, 
parler  beaucoup;  —  gtil  dû 
gêri}e,  engrangeoir;  —  y  lu 
va  fut  par  la  gui,  je  vais  te 
giffler;  —  gui  dû  sèj,  laide- 
ron ;  —  g^d  d  or,  espèce  de 
poires;  —  gui  dûviper,  mau- 
vaise langue;  — gui  dû  bwa, 
personne  qui  ne  dit  rien; 
on  dit  d'un  fricot  appétis- 
sant :  œn  gui  {œn  pék)  dû 
bwa  à  màjré  ;  —  /  n  a  smà  pa 
tàr  la  gui,  il  n'a  pas  eu  d'a- 
gonie;  —    /  5  pycuà  la  gui 


gui 

pycii  (proverbe);  —  n  uvûr 
pîL'î'  la  (jiil  fro  grà,  ne  de- 
mande pas  trop. 

gulafr,  gourmand. 

gulc,  f.,  bouchée;  — per 
de  //v;;  a  la  gulc,  très  petite 
poire  autrefois  récoltée  à  La 
Dorée  ;  —  tut  bûrbi  ki  bel 
pèr  œn  gulc  (proverbe). 

^//t', goulet, ouverture  faite 
dans  les  charpentes  ;  —  gou- 
lot (de  bouteille)  ;  —  brèche 
dans  une  haie,  fermée  par 
une  barrière  ;  —  petite  bar- 
rière (Izé). 

giileyà,  t,  que  l'on  embrasse 
avec  plaisir  :  s  et  œn  fnmel 
bc  guleyàt  ;  —  agréable  au 
goût. 

gulcyœ,  qui  aime  à  em- 
brasser. 

gulcye,  être  gourmand;  — 
baiser,  embrasser;  —  avoir 
des  agréments,  être  appé- 
tissant; —  6û  guleye,  s'em- 
brasser. 

gulifar,  guUfr,  gourmand, 
goinfre. 

gulifre,  manger  avec  gour- 
mandise. 

Cfiilifye,  avaler  (Mayenne). 


gtdin,  f.,  visage;  —  coif- 
fure en  forme  de  serre-tête 
(Montaudin). 

guline,  embrasser,  baiser 
sur  les  joues. 

gidipâode,  manger  glou- 
tonnement, malproprement. 

gîilipat,  giilipya,  gour- 
mand, -e. 

giilâ,  gros  sabot  très  cou- 
vert et  sans  bride  de  cuir. 

gîilu,  m.,  fatigue  doulou- 
reuse que  l'on  ressent  dans 
les  poignets  et  les  muscles 
du  bras  :  /  vyè  du  diue,  j  e 
ta  tape  d  ku  d  battue  k  j  énn  e 
l  g-uln. 

gnhi,  glouton. 

giipiyâo,  garnement  ;  — 
fer  se  gnpiyâo,  bouder  dans 
un  coin  (Ernée)  :  va  tu 
kinàse  a  fér  te  gupiyâo. 

gtir,  d,  gourd,  engourdi 
par  le  froid,  humide,  peu 
coulant  :  lé  me  gîird,  du  byé 
gur,  du  lèj  gicr  ;  —  met  méka- 
nik  e  si  telmà  gnrd;  —  épais, 
lourd,  embarrassé;  —  diffi- 
cile :  kôt  g'urd  a  inôfe;  —  têni 
d  gîir,  tenir  de  gourd,  tenir 
de  court,  tenir  sévèrement. 


gw  243 

gîiraye,  quereller. 

ffiirdi{i-),  gourdir,  se  res- 
serrer; —  froidir,  refroi- 
dir. 

^ire,  gourer,  duper  :  j 
se  hè  gîire  avek  Je  jvào  k  j  e 
ajîe  a  la  faer. 

gîirfitle,giirfu'ale,  gourfou- 
1er,  presser,  gêner  ;  —  se  gur- 
f-jile,  se  donner  trop  de  mal. 

gîirgnse ,  gourgousscr , 
gronder  sourdement  comme 
une  marmite  qui  bout  ;  — 
glousser;  —  se  gargariser; 
—  murmurer  entre  les  dents. 

gurgnsiuà,  bruit  sourd 
produit  dans  le  lointain  ;  ■ — 
bruit  produit  par  des  flatuo- 
sités  dans  les  intestins;  — 
bruit  que  l'on  fait  en  mur- 
murant entre  les  dents. 

gurinaye,  gourmander, 
gronder,  réprimander  (Oli- 
vet). 

gurmule,  murmurer. 

gîirnà,  gournail,  sorte  de 
godille,  rame  armée  d'une 
palette  et  placée  sur  un  des 
côtés  du  bateau  avec  laquelle 
on  pousse  et  on  dirige  à 
la  fois. 


244  .V''' 

giinm^e,  jouer  du  gurtui; 

—  ronger  son  frein. 

gîi  niaye ,  manger  go  u  1  û- 
ment  ;  —  ronger,  broyer 
difficilement  les  aliments 
faute  de  dents;  —  conduire 
un  bateau  avec  le  gîirnâ  ;  — 
gronder,  réprimander.  Cf. 
gunnaye. 

giiniayri,  f.,  ripaille. 

giirsi(i),  étreindre  :  j  l  e 
giirsi  kôtrù  l  mur  (Ahuillé). 

giirveiie,  gîtrvèiie,  serrer  par 
la  ceinture  ;  —  refouler, 
étouffer,  étreindre  :  hi  Jcolik 
mè  giirven   U  vàlr  (Cossé)  ; 

—  surcharger  d'ouvrage. 
gusà,  gousset. 

giispè,  goussepain,gardeur 
de  chèvres  (Mayenne),  petit 
berger  (Andouillé);  —  ga- 
lopin. 

giispine,  guspiye,  gaspiller; 

—  jouter,  jouer  des  mains, 
jouer  en  se  battant,  surtout 
entre  garçon  et  fille  ;  —  va- 
gabonder, jouer  de  mau- 
vais tours. 

giit,  goutte,  eau-de-vie  : 
fér  dé  la  giit  ;  —  au  pluriel  : 
goutte  (maladie)  ;  —  a  vc  ni 


i;ii'a 


gui,   a    ni   gui    (Ernée),    à 
tâtons. 

i^tliÇi),  goûter  :  vyœ  tu  yi 
gnli? 

gidUy  savoureux,  qui  a 
bon  goût. 

(;ui'i',  gouvet,  pelle  ayant 
la  forme  d'une  cuiller. 

gîiy  (a  la),  à  la  galopée. 

gnyâfr,  goulu,  vorace. 

gnyâfrèri,  f.,  gourmandise. 

giiXJyc,  couper  en  petits 
morceaux    malproprement . 

gii:^ye,  gosier. 

gii'ake,  crier  (Biernc).  Cf. 
kivake. 

giuane,  pêcher  à  la  main. 

gwapiy,  coquille  de  me- 
nuisier; —  petite  parcelle 
d'un  objet;  —  fillette  maus- 
sade ;  —  oiseau  ou  enfant 
maraudeur. 

gway,  f.  pi.,  contes,  drô- 
leries. 

giuayœr,  qui  raconte  des 
drôleries. 

giuaye,  gouailler,  racon- 
ter des  drôleries  ;  —  trom- 
per. 

gwayri,  gouailleries,  plai- 
santeries. 


giuc 

giuai,  goise,  gouaillerie, 
plaisanterie. 

gwa^e,  gouailler,  railler  ; 
—  dégoiser,    parler,   jaser. 

giue,  goujon  ordinaire  ;  — 
vairon  (Pail)  ;  —  gouet,  es- 
pèce de  grosse  serpe  de  bû- 
cheron ;  —  petit  couteau 
sans  ressort  ;  —  Dieu  :  nô 
de  giuc  (juron). 

gzuén,  cavité  sous  les  ra- 
cines des  arbres  au  bord  de 
l'eau. 

giuêne,  chercher  et  prendre 
le  poisson  avec  la  main 
sous  les    pierres    d'une    ri- 


sy-  245 

vière  et  aussi  sous  les  ra- 
cines d'arbres  au  bord  de 
l'eau.  Cf.  gwine. 

gwep,  gouape,  mauvais 
sujet. 

gwepœ,  :(,  gouapeur,  -se, 
qui  mène  une  vie  déréglée. 

giuèse,  crier  :  /  giuèse  hom 
œ  rikar  ôkœ  on  éra€  U  pyœm. 

giuine,  chercher  à  prendre 
du  poisson  avec  les  mains 
dans  les  trous  ou  sous  les 
pierres.  Cf.  gwene. 

gwine,  crier.  Cf.  kwijie. 

gy-.  Voyez  g-. 


Imj 


bal 


bâ,  haie. 

babi{j-),    hâbler   (Ernée). 

bae,  enclave  d'un  champ 
dans  un  autre;  —  La  Ha- 
che, nom  propre  de  champ. 

ba€êryâo,  hachereau,  lia- 
chette. 

ba^é,  hachet,  terme  de 
tissage,  cadre  divisé  en  éche- 
lons dans  lesquels  s'adaptent 
sur  une  broche  les  crénelles 
pour  l'ourdissage  ;  —  petite 
barrière  mobile;  —  ridelle 
d'une  charrette. 

ba£Ô,  hachot,  couperet 
(Saint-Thomas). 

bat,  baidi,  baidû,  inter- 
jection pour  faire  avancer 
un  cheval. 

Jmj,  hache. 

baje,  hacher,  briser;  — 
faire  une  haie. 


hakléy  f.  pi.,  grande  quan- 
tité :  //  atrim  sœ  nu  dé  baklé 
d  iiiôd. 

bakméséj,  f.  pi.,  choses  di- 
verses, débris  (Ernée)  :  /;;  ô 
Inive  eœ  li  a  pré  sa  mor  œ  ta 
de  bakméséj  ;  —  /  avôfè  le  mis 
a  mit  fiy  ô  dé  ta  de  bakméséj 
k  j  avô  tire  d  mit  eariie. 

hakte,  hoqueter,  crier  en 
pleurant;  —  bégayer. 

baklone,  parler  avec  diffi- 
culté, bégayer,  hésiter  en 
parlant.  Cf.  boktone  ;  — 
faire  de  grands  efforts  pour 
taire  quelque  chose. 

baktô,  bègue.  Cf.  boktô. 

bal,  m.,  sécheresse. 

baJbi,  cidre  de  poires  et 
de  pommes  mélangées 
(Saint -Aubin -du -Désert). 
Cf.  bîibik. 


\ 


hal 

halbràje,  secouer  en  tous 
sens,  à  tout  rompre. 

halè,  haleine,  souffle  :  / 
piivr  dm,  i  n  a  pure  k  U  halè. 

halé,  f.,  presse,  foule 
(Craon)  :  s  été  €œ  nu  œn 
halé;   —  espace  de   temps, 

hâle,  hêler,  appeler  de 
loin  à  haute  voix;  —  faire 
sécher;  —  sécher  :  sa  Je  a 
haie. 

haie,  a.,  à  moitié  sec 
(linge). 

haligote,  haligoter,  mettre 
en  fagots. 

halïtr,  halitre;  va  halïtr, 
vent  desséchant  ;  ta  kalitr, 
temps  venteux  ;  i  fè  du  ha- 
lïtr; —  homme  de  rien. 

halitre,  rendre  sensible 
par  l'effet  du  frottement  des 
habits  ou  de  la  sécheresse 
(Pail). 

hali^e,  haleter. 

halo,  halot,  soufflet. 

haloee,  osciller. 

halopè,  galopin. 

halète,  haloter,  haleter, 
souffler. 

halwer,  f.,  haloire,  planche 
pour  mettre  le  pain  ;  —  bâ- 


han  247 

ton  en  travers  de  la  che- 
minée, auquel  on  attache 
les  jambons  et  les  andouilles 
que  l'on  veut  fumer;  —  bâ- 
ton quelconque  :  i  H  futi 
œku  d  5ô  halwer. 

han,  s.,  pantalon.  Cf.  hen. 

Mei  je  pris  ma  lianne  et  m'en 

[fus  d'o  Ici 

Dedans  nout'  établ',  derrière  le 

[rabbai 
J'entends  le  coucou   mat,  maî. 

(Chanson.) 

pi.,    vêtements  en  général. 

hanas,  branche  d'arbre 
coupée  et  destinée  au  feu. 
Cf.  hanÔ€. 

hanœ,  m.,  centaurée 
noire.  Cf.  henô. 

hanc,  ahanner  ;  —  su.  hane, 
prendre  sa  culotte,  se  culot- 
ter. 

hanisel,  mauvais  habits 
usés. 

haiikè,  turbulent  :  vycé  tu 
bè  té  tni  tràkil,  sakre  pti  han- 
kc.  Voir  msankè. 

hankine,  donner  des  coups 
de  rein,  s'épuiser  en  vains 
efforts  ;  —  boiter,  marcher 
difficilement   :   /    hankine  à 


248  hào 

viôtâ  l  rokc,  c  sitfye  kom  (V  jn . 
Cf.  hatite,  henkine. 

hanoe,  f.,  bois  coupé  régu- 
lièrement pour  le  feu  ;  — 
rondin  pour  faire  le  char- 
bon; —  pieu. 

hante,  geindre  de  fuigue. 

hanzvc,  petit  vêtement 
d'enfant  (Ernée)  :  /  fudré  h 
Ô  m  doni  ô  niè  nié  hard  c  h' 
hanwè  a  niô  pli  gâ. 

hâo,  haut  :  âtàd  Mo,  en- 
tendre haut,  être  sourd  ;  à 
hâo,  à  haute  voix  ;  —  petit 
corset  d'enfant  :  iné  kéijâo  n 
porta  pu  d  hami:^ol,  i  n  ô  k 
œ  pti  hào  d  ba^  sa  niàe  ;  — 
région  du  Nord,  la  Nor- 
mandie :  /  va  vyè  du  hâo; 
il  e  vnii  du  hâo  ô  dé  gâ 
erbaje;  —  levant.  Le  di- 
manche des  Rameaux  si  le 
vent  vient  du  haut  il  est 
dans  le  boisseau,  c'est-à-dire 
il  y  aura  du  grain  (Orignc) 
(Dr.  L.) 

hâokule,  auculer,  pousser, 
chasser. 

hâo  mal,  haut  mal,  épilep- 
sie  ;  —  tôbe  du  hâo  mal,  avoir 
des  attaques  d'épilcpsie. 


har 

hâoniiire,  flâner  (La  Do- 
rée). 

hâos,  iiausse,  planche  que 
Ton  met  au-dessus  des  héd 
de  la  charrette.  Cf.  porhâo. 

hâotdr,  partie  du  jour  où 
le  soleil  est  déjà  élevé  sur 
l'horizon.  Voir  bas  tvr. 

hâotœral,  hâotœrye,  haute 
heurier,   qui   se  lève    tard. 

hâoteye  (su),  se  hausser, 
s'éclaircir  :  /  ta  va  5è  hâoteye. 

hâûtur,  hauture,  gran- 
deur, espèce  :  piil  dé  la  grà 
hâotiir,  de  la  ptil  hâotur.  Cf. 
otiir. 

hâot'iir  (il  è),  il  est  haute 
heure  (La  Dorée). 

h(tp,  prise,  capture  ;  — 
bénétîce;  —  part,  portion  (se 
dit  par  dérision)  :  via  t  i  pa 
œn  bel  hàp  I 

har,  hart,  lien  d'osier  ou 
de  bois  flexible  dont  on  lie 
les  tagots  :  /  va  koni  s  il  ave 
h'  har  a  la  pat;  —  congre. 
Le  Doyen,  p.  270,  dit 
«  Inil  ». 

haras,    grande     caisse    à 
I  claire-voie  ;      —      grêloire 


har 

(Gorron);  —  harace,  panier 
à  larges  mailles. 

harase,  grêler  des  mar- 
rons (Gorron). 

harasé,  f.,  contenu  d'une 
poêle  percée  de  trous. 

haraswer,  f.,  grêloire  à 
châtaignes. 

hard,  f.  pi.,  vêtements  : 
//  tè  paye  6  6e  hard  dé  dimàe. 

hardèlé ,  f.,  hardelée, 
charge,  fardeau. 

barde  :  œuf  barde,  à  co- 
quille molle  ou  dont  la  co- 
quille est  remplacée  par 
une  membrane  (Pail). 

bardi,  interjection  pour 
encourager;  —  presque,  à 
peu  près,  à  peine. 

bardimà,  hardiment,  as- 
sez :  sa  fra  bardimà,  cela 
suffira  amplement .  Ct . 
bravinà. 

bardye,  barge,  m . ,  fiche  de 
fer  à  crochets  servant  h  at- 
tacher les  pièces  d'une  char- 
rue. 

bardyér,  barger,  hardière, 
grosse  corde,  câble. 

baré,  f.,  ondée  :  œn  baré 
d  pyé;  —  volée  (d'oiseaux). 


bar  249 

barges,  hardiesse. 

barikolr,  haricotier,  qui 
prend  dur  à  faire  quelque 
chose;  —  chicanier;  — 
marchand  qui  ne  fait  que 
des  affaires  minimes  ;  — 
voiturier  qui  n'a  que  de 
mauvais  chevaux  ;  —  petit 
soulier. 

barikofe,  haricoter,  dispu- 
ter, tricher,  tergiverser;  — 
faire  plusieurs  métiers  sans 
gagner  grand'chose  ;  — 
prendre  dur  à  faire  quelque 
chose.  Cf.  baktone. 

barinye,  a.,  se  dit  d'un 
cheval  qui  recherche  les 
juments  (Pail). 

barna,  harnè,  harnais,  at- 
telage. Cf.  berné. 

harnaye,  être  encore  mau- 
vais, tarder  à  se  mettre  au 
beau  (en  parlant  du  temps). 

barn,  a.,  hargneux.  Cf. 
herij  ;  —  bouton  galeux,  dé- 
chirure à  la  peau  près  des 
ongles  des  mains. 

barnêmà,  temps  désa- 
gréable. 

barnùri,  f.,  contrariété. 

Jmrne  (se),  être   de  mau- 


230  hav 

vaisc   humeur;  —    se    dis- 
puter. 

harmiy  hargneux. 

harpay,  f.,  harpaille,  vo- 
leur. 

harpùtay,  menu  peuple, 
populace. 

barpiy,  harpie,  femme 
acariâtre,  ennuyeuse. 

harpiye,  agacer. 

harselri,  f.,  action  de  har- 
celer, de  persécuter. 

hanva,  f.,  femme  à  l'air 
commun,  effronté,  insolent. 
Cf.  anua. 

haryà  (et  dà  lu),  être  dans 
l'embarras,  dans  le  désordre. 

bât,  m.;  lard  rôti,  l'échinc 
ou  les  côtes  du  porc  tenues 
au  saloir  pendant  quinze 
jours,  puis  rôties;  —  côtes 
du  lièvre. 

hati,  m.,  côte  de  porc 
(Bierné). 

hâtivyào,  m.,  galette  cuite 
au  four. 

bavé,  f.,  havée,  plein  les 
deux  mains. 

havéy  m.,  havet,  croc,  cro- 
cliet  pour  attiser  le  feu. 


hivr 

bave,  haver,  arracher  avec 
le  bavé. 

bnyiÇr),  haïr.  Cf.  kyir. 

ba:;^,  ridelle  de  voiture  ; 
—  barrière  d'un  champ.  Cf. 
be:{. 

bène  {su),  se  culotter  (La 
Dorée). 

hϣe,  appeler  : 

Eh   <Je.i  gars  quand    vous  tant 
[licuchiez. 

ms.  22 
Cf.  buée. 

bœd,  f.,  lien  qu'on  met 
aux  animaux.  Cf.  àbd'd. 

bœdè,  ajonc.  Cf.  bédc, 
budc. 

bœti  ,  f.  pi.,  goutte  ou 
sciatiquc. 

bœnoe,  vieille  souche  de 
bois,  quartier  d'émousse, 
trique  prise  sur  une  souche 
(Saint-Aubin-du-Désert). 

b(vr,  m.,   heurt,  malaise. 

bivrdri,  meurtri  (Ahuillé). 

hivrdriQ),  heurdrir,  moi- 
sir, se  dit  surtout  du  linge 
qui  se  tache  pour  être  trop 
longtemps  humide. 

bœrdrisur,  f.,  moisissure 
noire. 


héd 

hœrle,  hurler, 

Bast  ne  fault  heurler  pour  si  poy. 
ms.  22 

hœi;^,  jambe  (Landivy). 

hœ:{e,  boiteux  (Landivy). 
Ce  mot  est  très  rare. 

hœ^le  :  ;  6e  tu  hœ^Ie,  je 
suis  tout  frissonnant,  sans 
force  ni  courage  (Ernée). 
Cf.  hidu. 

hœx^yâo,  houseaux,  guê- 
tres.,Cf.  hii:{yâo. 

hè  :  j  i  me  Je  hè  d  mit  métr, 
je  réserve  le  consentement 
de  mon  maître  ;  phrase  dite 
par  le  fermier  à  colonie  par- 
tiaire  qui  conclut  un  mar- 
ché sur  une  foire. 

Plaisamment  et  de  bon  hait, 
ms.  39 

—  échalier  ;  —  petite  bar- 
rière mobile.  Cf.  bck. 

bè^,  héd,  ridelles,  montants 
latéraux  à  claire-voie  de  la 
charrette.  Cf.  /;<;:(. 

hédè,  ajonc  épineux.  Cf. 
hœdè,  htidè,  jà. 

Les  morfondus  d'Anthenoise 
Et  leurs  plus  proches  veisins 
Viendront  sans  débat  ou  noise 
Chantant  Nau  par  les  chemins 


hen 


231 


Portant  fougère  et  hedins 
Tout  à  leur  aise, 
Pour  faire  un  biau  lit  tout  neuf 
Où  coucher  l'âne  et  le  bœuf. 

(Noël  du  comté  de  Laval.) 

hégrô,  héron. 

héir,  haïr.  Cf.  heyir. 

héje,  hacher,  briser,  dé- 
chirer. Cf.  haje. 

heh,  m.,  hec,  partie  de  la 
barrière  qui  s'ouvre  le  plus 
habituellement  ;  petite  bar- 
rière contiguë  à  une  plus 
grande  et  qui  sert  de  pas- 
sage aux  piétons  ;  —  écha- 
lier; —  demi-porte;  —  la 
planchette  où  l'on  met  les 
galettes. 

hekè,  héquet,  petite  porte. 

hélà,  hélas!  pour  mar- 
quer la  surprise,  la  joie,  la 
douleur  :  hélâ  s  et  i  sinà 
vrai;  hélâ,  j  se  ti  bèn  éi!; 
hélâ  tu  m  fé  grâ  mdo  !. 

helkè,  hellequin,  qui  veut 
trop  faire  pour  sa  force. 

helkine,  essayer  de  faire 
une  chose  dont  on  est  inca- 
pable. Cf.  hankine. 

hen,  f.,  pantalon  (Am- 
brières,    Montjean,    Landi- 


252 


hèr 


vy)  :  eport  la  heu,  se  dit  d'une 
femme  qui  mène  son  mari; 
—  douleurs  dans  les  petites 
articulations  chez  les  enfants 
que  l'on  dit  être  noués; 
pour  les  guérir,  à  Ernée, 
on  a  recours  aux  rebouteurs 
sorciers  qui  font  des  inci- 
sions dans  la  peau  au  ni- 
veau   des    parties    malades. 

hem,  ahanner  ;  —  su  henc, 
mettre  son  pantalon. 

heuè,  m.,  grande  centaurée 
(Saint-Thomas).    Cf.    herw. 

henkine,  faire  péniblement 
son  ouvrage;  —  donner  des 
coups  de  rein. 

henô,  Centaurea  jacea. 

hérasye,  pauvre  hère. 

hcrà,  hareng. 

hcrdriye,  sorte  de   choux. 

hérc,  f.,  airée  :  an  a  kor 
œn  bon  hcré  d  karâo  a  haïr 
(Landivy).  Cf.  crc. 

hi'ik,  sorte  de  râteau  droit 
(Pail).  Cf.  ratlét;  —  petite 
barrière.  Cf.  hck. 

herhùc,c,  vaurien. 

herkùlc,  flâner  ;  —  avoir 
de  la  peine  à  réussir. 

hcrhyc,  herquellier  (Arch. 


hcr 

de  la  May.  B,  2824,  fol. 
12  V"),  vaurien,  va-nu- 
pieds  :  j  se  bèn  iirœi  kà  mô 
hèrkeyc  ne pu'è  la.  Cf.  arkeye. 

Tous  viendront  vers  la  vesprée 
Se  plaignant  qu'outre  leur  gré 
Les  hcrqucliers  d'Argentré 

Par  leur  bourgade 
Ont  allongé  les  chemins 
C'est  pour  mieux  vendre  leurs  vins. 

(Noël  du  comté  de  Laval.) 

berna,  harnais  (La  Dorée). 

hernaye,  se  rembrunir  (en 
parlant  du  temps)  :  l  ta  s  e 
mi  a  hernaye  dpi  yer  ô  swer. 
Cf.  harnaye. 

berné,  harnais  :  lu  berné, 
l'attelage,  les  chevaux. 

benj,  hargneux.  Cf.  barn. 

hernùmà,  temps  désa- 
gréable. Cf.  harnhnà. 

hcrni^ri,  f.,  contrariété.  Cf. 
banjùri. 

berne,  su  berne,  être  de 
mauvaise  humeur.  Cf.  barnc. 

berim,  hargneux. 

berpay,  canaille.  Cf.  har- 
pay. 

berpêlax,  marmaille  ;  — 
canaille.  Cf.  erspùtay. 

hersêle,  harceler. 


bey 


vaga- 


hersùlye,    coureur, 
bond.  Cf.  herkèlye. 

her6e,  herser,  travailler 
avec  la  herse;  —  se  frotter 
le  dos  dans  ses  vêtements 
par  suite  de  démangeaisons  : 
a  fors  dé  herse,  il  édr  hit  se 
€mt\  ;  —  violer  (une 
femme). 

hersel,  f.  pi.,  corsage,  veste, 
pardessus  (Bais,  Saint-Ger- 
main-le-Fouilloux)  :  va  piiye 
te  hersel. 

herser,  hiersoir,  hier. 

hersye,  herser.  Cf.  ۉbye. 

hersye,  m.,  homme  de  peu 
de  valeur  (Château  Gon- 
tier). 

hétâo,  trépied  supportant 
le  cuvier  à  lessive  (Château- 
Gontier). 

hêtà,  amusant,  qui  plaît. 

hete,  haiter,  plaire,  ré- 
jouir (Pail,  Landivy)  :  fâo 
dir  si  sa  vu  hèt;  sa  ne  hèt  pa, 
ça  ne  convient  pas.  Le 
Doyen  emploie,  p.  258 
«  haytié  »  joyeux. 

heyé,  f.,  clôture  d'épines 
(Saint-Aubin-du-Désert). 

hcyc,   faire    la    haie    d'un 


hoh  253 

champ  ;  —  boucher  une 
trouée  avec  des  épines  :  //  a 
heye  la  bre^.  Cf.  étupe. 

heyiÇr),  haïr. 

hé:(,  haise,  ridelle  d'une 
charrette  (Andouillé);  — 
barrière  mobile,  porte  en 
forme  de  claie  ou  de  grille 
(Gorron). 

héiyào,  petite  porte  à  hau- 
teur d'appui  que  l'on  place 
devant  la  porte  ordinaire  des 
maisons  de  ferme.  Cf.  kôtiui; 
—  petite  barrière. 

hè,  hameçon  :  tu  n  a  rè 
ô  bu  d  tô  hè.  Cf.  je,  ê,  ne. 

hè£,  haine  (Bais) . 

hè€e,  haïr. 

hè^u,  haineux. 

hèj,  hainge,  haine  (Pail)  : 
étr  e  hèj ,  être  en  mauvais 
rapports.  Cf.  hèe. 

hèmàs,  immense.  Cf.  èinàs. 

hèno€,  trique,  gros  bâton. 
Cf.  hano€. 

hène,  hennir;  —  braire. 
Cf.  luine. 

hidu  (tu),  frissonnant, 
grelottant.  Cf.  hœ:{le. 

hikc,  hoquet.  Cf.  jikè. 

hobe,  hober,  secouer  pour 


2)}  hol 

faire  tomber  des  fruits. 

IjoIh,  joyeux,  triomphant. 

bogel,  f.  pi.,  mauvaises 
nippes. 

l)okêye,  rusé,  trompeur, 
voleur;  —  marchand  de  fil. 

Ijokei,  f.  pi.,  houseaux;  — 
meubles  ou  effets  usés  et 
de  peu  de  valeur.  Cf.  hogel. 

hoklasri,  f.,  gros  ouvrage, 
ouvrage  mal  fait,  peu  soi- 
gné. 

hoklasye,  ouvrier  qui  ho- 
quelasse. 

hokiςr),  hoqueleur,  qui 
porte  les  pièces  de  toile 
d'un  fabricant,  d'une  mai- 
son dans  une  autre,  pour 
les  offrir  aux  négociants. 

hokle,  hoqueler,  porter  des 
pièces  de  toile  de  maison  en 
maison. 

bokmase,  secouer  forte- 
ment, ébranler  :  ké  fut  i  la 
a  bokmase  âpre  la  port  dpi 
œn  œr  ? 

boktone,  bégayer.  Cf.  bak- 
tone. 

Jjoktô,  bègue.  Cf.  baktô. 

bol,  f.,  grand  pot  en  terre 
(Pail). 


km 

bôlû,  renforce  5/,  ver  et  uô 
à  Laval  :  bola  si,  bôla  tiô;  — 
bôla  rè,  rien  du  tout. 

boni,  moisi  (Craonnais)  : 
lin  pi  boni  ;  sàti  lé  boni. 

boue,  hogner,  grogner, 
murinurer. 

/.'('()(),  interjection  pour 
arrêter  un  cheval.  Ct.  dnr. 

bope,  faire  hop!  appeler  en 
criant. 

hopè,  distance  peu  grande 
à  parcourir.  Cf.  bupè. 

bôrihy,  horrible. 

boni,  tète  :  t  a  dô  pu  k  la 
nié-ô  a  t  eœy  su  la  born  ? 

bôrô,  marchand  de  grains 
(Ernée). 

bose,  hocher,  remuer. 

bote,  qui  a  le  dos  rond, 
les  épaules  hautes. 

botô,  contenu  de  la  grêle, 
du  van  (Château-Gontier). 
)mé,  f.,  panier  formé  de 
tiijes  de  Molinia  caerulea  et 
qui  sert  à  faire  le  fromage 
de  lait.  Cf.  jd^é. 

bôgrœ,  hongreur,  vétéri- 
naire campagnard.  Cf.  ^atni, 
afrcuisœ,  tncjeyœ. 

bôije,    grogner,     ni  un  nu- 


hiij 

rer  (Pail),  Cf.  hom. 

hôtéj,  action  honteuse. 

hôtu,  :{,  honteux,  euse. 

hubi,  hubi,  content,  joyeux 
(Saint-Aubin-du-Désert). 

hueé,  f.,  portée  de  voix  : 
5té  mèxp  ^t  Cl  œn  hu€é  d  la 
myœn,  cette  maison  est  à  une 
portée  de  voix  de  la  mienne  ; 
—  hu€è,  m.,  courte  distance 
à  parcourir  avant  d'arri- 
ver au  heu  où  l'on  veut  se 
rendre. 

hiiee,  jucher;  —  boire, 
humer,  gober  (un  œuf)  :  lé 
pi  e  lé  kôniy  nu^  d  huée  tu  mi^ 
a^;LeD.,p.  20;  —  appeler  à 
haute  voix.  Cf.  jupe;  —  se 
hii£e,  se  jucher,  se  percher. 

huۏ,  partie  de  l'avant- 
train  qui  supporte  l'âge  de 
la  charrue;  —  petit  crapaud 
que  l'on  entend  le  soir  pen- 
dant la  belle  saison  (Am- 
poigné).  Cf.  pdlm. 

hii£we(j-),  juchoir. 

hudè,  m.  pi.,  ajoncs  épi- 
neux, Ulex  Europaeus;  pti 
hitdè,  Ulex  nanus(Château- 
Gontier). 

/;///,    huche  :  preii  pike  d 


but 


255 


mé  pîiv  pti  kendo,  j  11  avô  pu 
dà  la  hnj  ni  pi,  ni  pàt.  Cf.  juj. 

hiikè,  hoquet.  Cf.  jikè. 

bulr,  huttier,  habitant 
d'une  hutte  ou  d'une  mai- 
son de  peu  d'importance. 

bille,  hurler. 

bun,  maladie,  la  sciatique 
ou  la  goutte  qui  se  traduit 
par  un  gonflement  des  ar- 
ticulations. Cf.  bœn. 

buôôô,  interjection  pour 
diriger  les  chevaux  à  droite. 
Cf.  biiyôôô  ;  —  budôd  drrr,  se 
dit  pour  faire  faire  au  che- 
val un  tour  complet,  par 
exemple  au  bout  d'un 
champ  quand  on  laboure. 

biipe,  huper,  appeler  à 
haute  voix.   Cf.  jupe,  buée. 

bupè,  courte  distance  :  œ 
pti  bupè  d  €èmè.  Cf.  bu£è, 
bopè. 

burluhye,  paysan  coquet  ; 

—  mauvais  sujet. 
burte,  heurter. 

busè,  demi-porte;  —  lu- 
carne. 

butàje,  gronder  en  bous- 
culant sans  cesse;  —  battre; 

—  taquiner,  agacer. 


256  hiil 

hute,  battre. 

hittè,  luitin,  dispute,  que- 
relle; Le  D.,  p.  45. 

huiimv,  querelleur. 

huliiie,  butiner,  quereller, 

hiiye,  huer,  appeler  en 
criant. 

huyoôb,  interjection  pour 
diriger  un  cbeval  à  droite. 
Cf.  hiiùâô. 

hii,  houx  ;  —  Jm  fra::^i, 
Jni  freyô,  Ruscus  aculeatus. 
Cf.  gétrô. 

hnhiy,  î.,  boubille,  vieux 
vêtement,  guenille  (Ernée); 
—  m.,  voleur  de  nuit,  qui 
commet  ses  vols  masqué, 
couvert  de  peaux  de  bêtes  ou 
d'un  drap  blanc  (Andouillé), 
loup-garou;  —  f.,  nom  des 
bandes  de  malfaiteursqui  dé- 
solaient surtout  lesCoevrons 
et  les  landes  de  Rochard  : 
lîîiri  la  hubiy.  Cf.  penct. 

hii£a{t-\  louche,  personne 
qui  louche.  Cf.  halonj. 

Imhiite,  crier  comme  un 
chat  -  huant  ;  —  appeler 
(quelqu'un)  (La  Dorée). 
Cf.  jiipc. 

hil,    enveloppe    épineuse 


de  la  châtaigne  et  du  mar- 
ron. Cf.  boc;  ;  —  vase  en 
terre  dans  lequel  on  con- 
serve le  porc  salé.  Cf.  I.my; 

—  cavité  sous  les  racines 
des  arbres  qui  bordent  les 
ruisseaux,  et  où  se  cachent 
les  poissons.  Cf.  nri. 

hile,  enlever  l'enveloppe 
épineuse   de    la   châtaigne  ; 

—  se  cacher  sous  les  houles 
en  parlant  des  poissons;  — 
pêcher  dans  les  houles;  — 
lancer  (un  chien.) 

htih't,  guêtres;  —  mau- 
vaises chaussures  presque 
sans  pieds  ou  mauvais  bas. 

hulisc,  gronder,  tracasser 
(Ernée)  :  vu  n  scse  de  hulisc 
viit  fiy. 

hulô,  m.,  racine.  Cf.  /.'•///. 
bîilonc,  boire  un  boulon  ; 

—  s'enivrer. 

biilote,  appeler  en  criant 
hou  !  hou  ! 

Imlô,  boulon,  tasse  conte- 
nant une  chopine  et  ser\'ant 
aux  cabaretiers  à  mesurer  le 
cidre  ;  œn  oin  de  hnlà,  un 
ivroi^nc.  Cf.  iiioJc,  holc. 


Jm5 

Bonne  Madeleine,  apporte  donc 
A  chacun  de  nous  son  houlon. 

(Pastorale  54.) 

hiini{f-),  moisir  (Cliàteau- 
Gontier).  Cf.  Ixmi. 

hnra,  femme  vive  et  gros- 
sière. 

hîirdase,  faire  le  gros  ou- 
vrage d'une  maison. 

hirdàse,  secouer. 

hirde,  hurdeye,  hourder, 
battre,  frapper  :  s  e  pa  djœ, 
lu  hird  trô  dur. 

Jniré,  f.,  partie  de  champ 
en  culture  :  œn  Jmré  de  jnè, 
d  fromà. 

hiirè,  petit  cheval  (Am- 
brières). 

hure,  lourdaud. 

husaÇr),  houx. 

buse,  housser,  battre,  frap- 
per; —  se  huse,  se  hérisser, 
(en  parlant  des  animaux). 

hisè,  Houssaie,  nom  de 
lieu,  et  nom  de  famille  très 
commun  dans  le  Bas-Maine. 

busin,  grosse  branche  de 


hu^  257 

laurier  fleurie  de  rubans 
que  les  conscrits  portaient 
autrefois  en  guise  de  dra- 
peau. Cf.  mè;  —  queue  four- 
nie (La  Dorée). 

husiiie,  houssiner,  ébran- 
ler, secouer. 

Inispiiyc,  houspouiller,  pil- 
ler, marauder. 

hust,  interjection,  fi,  fi 
donc  !  ;  — jér  la  Jmst  a,  faire 
honte  à. 

busH,  houssu,  qui  a  la  tête 
enfoncée  dans  les  épaules; 
qui  fait  le  gros  dos. 

buy,  pot  de  terre  pour 
saler  le  lard  (La  Dorée).  Cf. 
/;■///,  hol. 

buyô,  personne  épaisse  et 
mal  mise  :  œ  gru  buyô. 

bu:^e  (se),  prendre  ses  hou- 
seaux. 

bu:^iye  {sè^ ,  s'habiller 
(Bais). 

huxyâo,  m.  pi,,  houseaux 
(Bais). 


G.   DOTTIN. 


Gloisaite. 


n 


ipo 


ive 


i,  il,  ils,  devant  une  con- 
sonne. 

ide,  aider.  Cf.  ede. 

ilè,  ilék,  illec,  là,  là-bas. 

ilok,  illoc,  là-bas. 

iinajiiiàs,  imagination . 

iiiiœr,  humeur. 

iinéj,  image. 

ilino,  agneau  :  si  je  l  kàiie! 
j  avô  garde  /^  iuâo  d  àsàby. 

iijcl,  agnelle. 

i^ior  (an),  en  ignore,  igno- 
rant :  j  à  se  an  hjor. 

inô,  oignon. 

ipopôd{r) ,  hypocondria  - 
que;  —  paralytique.  Voir 
epopôdr. 


ir 


,  ire,  colère;  —  an  ir. 
en  colère. 

m'y,  araignée  en  ter. 

isi,  ici,  ci  :  dà  s  là  isi. 

isit,  ici  (à  la  fin  des 
phrases  ou  devant  une 
vo}"elle)  :  vén  vn  par  isit  ? 

itani,  litanie. 

itil,  autant. 

ilropi::j,  hydropisie. 

itropik,  hydropique. 

itil,  itout,  aussi  (Ma- 
yenne). Cf.  elii. 

ityœ(i-/it),  tel  quel  (Pail). 

ivernéj,  fourrage  que  l'on 
doit  donner  aux  bestiaux 
pendant  l'hiver  (Pail). 


jad 


jak 


ja,  déjà  ;  —  reste  a  ja,  res- 
ter court. 

jâ,  jars,  m.,  oie  mâle  ;  — 
Chrysanthemum  leucanthe- 
mum  ( Saint- Aubin-du -Dé- 
sert). 

ja,   jeu   (Saint-Thomas). 

jaboiaye,  jaboter. 

jabotœ,  qui  jabote. 

jabote,  faire  de  longues  re- 
montrances (Château-Gon- 
tier). 

jabotinà,  jabotri,  jabote- 
ment,  jaboterie,  action  de 
jaboter. 

jabye,  v.,  jabler,  donner 
des  coups  de  fouet  dans  les 
jambes. 

jabyé,  f.,  jablée,  action  de 
donner  des  coups. 

jad,  f.,  plat.  Cf.  jed. 


/^/)'c,  m., mauvaises  herbes. 

jcifye,  rejaillir. 

jagase,  jacasser. 

jagô,  m. ,  partie  de  la  plume 
d'oie  mise  au  rebut  lorsqu'on 
fait  un  lit  de  plumes. 

jngô,  a.,  bavard. 

jagote,  parler  trop  ;  —  fliire 
de  longues  remontrances. 
Cf.  jabote. 

jagrone,  grogner  en  des- 
sous. 

jagnye,  agiter  les  jambes 
dans  le  vide.  Cf.  jigîiye. 

jak,  Jacques,  bâton  ;  — - 
jars  (Montjean). 

jakâ(o),  paille  de  sarrazin 
(Ernée). 

jakdal,  prétentieux,  pé- 
dant. 

jakà,   pommes   de   Made- 


26o  jno 

leine  cuites  à  l'eau  et  mises 
dans  du  lait  ;  —  geai  (Mon- 
tourtier). 

jûl,  f.   pi.,  engelure. 

jâl,  f.,  grand  pot  de  terre 
(Pail).  Œ  hdl,  hnl;  —  me- 
sure de  champs  et  de  liqui- 
des (Craonnais). 

jaJd',  qui  a  des  engelures. 

jale,  taller  (Saint-Pierre- 
des-Landes). 

jalinas ,  f. ,  excroissance 
noueuse  d'un  arbre  (Craon- 
nais). 

jaJô,  cuvier. 

jaJte,  se  battre  pour  s'amu- 
ser. Cf.  kroee. 

janiéè,  iamc,  jamais  :  trà 
iîir  âpre  jame,  au  grand 
jamais. 

janèt  (Voutré),  janoi,  Co- 
nopodium  denudatum. 

jâoj,  jauge,  fer  que  l'on  en- 
fonce dans  les  trous  de  l'âge 
d'une  charrue  et  qui  sert  à 
tenir  le  régulateur. 

jâokon,  Lolius  temulentus 
(Vaiges). 

jâokiiJc,  jeter  à  terre,  ren- 
verser (Pail), 

jâohtr,  inégal,  quand  deu.x 


jar 

parties  d'un  objet  ne  sont 
pas  de  même  longueur. 

jàû^ào,  souci  d'eau,  bou- 
ton d'or  et  en  général  les 
fleurs  jaunes  des  champs. 

jàopi ,  avoine  à  chape- 
lets Arrhcnatrum  bulbosum 
(Landivy). 

jtjopitrc,  jouer  (Chàteau- 
Gontier). 

jàorc,  être  étendu  pares- 
seusement. Cf.  jôrc. 

japiyœ,  jappeur,  criailleur. 

jar,  m,,  écaille  du  pois- 
son ; —  pellicule;  — pierre 
qui  recouvre  la  pierre  cal- 
caire; —  bas-fonds,  bancs  de 
sable  d'une  rivière. 

Jarb,  gerbe  :  faire  la  gerbe 
c'est  battre  la  dernière 
gerbe.  Cette  cérémonie  se 
terminait  autrefois  par  un 
bon  souper  ;  faire  la  gerbe 
signifie  encore  prendre  ce 
repas. 

jarbe,  gerber,  foisonner 
en  gerbe. 

jarhùJe,  gerbeler,  prendre 
la  forme  de  la  gerbe  ;  —  foi- 
sonner en  gerbe. 

jarde,  avoir  une  dartre. 


jav 

j ardre,  jardin;  Le  D..  p. 
203.  Voir  égrœ. 

jardrinâo,  qui  aime  à  jar- 
diner. 

jardrine,  jardiner. 

jardrinéj,  jardinage. 

jardrine,  jardinier. 

jardyào,  les  Ervum  (Pail). 

jarke,  m.,  jarretier,  jar- 
retière. Cf.  //. 

jarm,  germe. 

jarmà,  jarme,  germain  : 
y  se  50  ht:(è  èrmive  d  jarmè. 

jaras,  Lathyrus  pratensis. 

jarme,  germer. 

jars,  f.,  petite  brebis. 

jarse,  gercer. 

jarsur,  gerçure. 

Jarlêle,  jarreter,  mettre  des 
jarretières;  —  chasser  (le 
bétail).  Cf.  fért'Upe. 

jarte,  jarreter,  mettre  des 
jarretières;  —  frapper  avec 
une  baguette  flexible  qui 
fait  jarretière  autour  des 
jambes. 

jarxyàÇo),  les  Ervum  (Lan- 
divy).  Cf.  jer:(yâo. 

jaspine,  jaspiner,  tour- 
menter, taquiner,  gronder. 

javéyô,  folle  avoine,  Avena 


ja 


261 


elatior;  —  petite  javelle. 

javinar,  querelleur,  qui  se 
plaint  sans  cesse,  qui  triche 
au  jeu  (Château-Gontier). 
Cf.  €avinar. 

javine,  chercher  dispute, 
se  plaindre  sans  cesse,  tri- 
cher (Château-Gontier). 

javle,  mûrir  après  avoir  été 
cueilli  :    met  dé  mél  a  javle. 

javlé,  f.,  monceau,  quan- 
tité. 

javlô,  petite  javelle. 

javlote,  réunir  plusieurs 
javelles  pour  former  des 
gerbes  (Pail). 

jayn,  vidangeur.    Cf.  fifi. 

jà,  m.,  janc,  ajonc  épi- 
neux (Landivy).  Cf.  bédé, 
jégè,  jeyô  :  /  n  vye  hé  d  miua 
jà,  la  pyer  et  a  fyœr  dé  ter  ; 
—  mékanik  a  jà,  knp  jà, 
coupe-ajonc;  —  f.,  per- 
sonne :  il  é  si  bon  jà;  s  et 
œn  jà  bé  émaby;  s  ete,  j  m  à 
défi,  œn  jà  grusyer  e  trapu, 
nij  dé  jvœ  e  d  vi^éj;  —  au 
pluriel,  parents  :  son  uni  H 
a  fe  ta  d  mi:(er  k  al  e  rtnrne 
eci  se  jà;  —  le  bon  jà,  les 
pauvres. 


262  jîih 

jàb  dû  b'ik,  jambe  de  bique, 
petit  rondin  (Laval). 

jàbè,  douleur  dans  les 
jambes,  contractée,  par 
exemple,  à  force  de  danser; 
—  maladie  des  pattes  chez 
les  volailles. 

jàhet,  croc-en-jambes  \  fér 
la  jàhet,  donner  un  croc-en- 
jambes;  —  petit  couteau  à 
lame  ronde  et  sans  tran- 
chant, que  l'on  donne  aux 
enfants.  Cf.  aniiel. 

jàbcye,  jambayer,  jouer  des 
jambes. 

jàbonc,  jambonneau. 

Jci  Déni,  Jean  Des- 
champs, personnification 
du  paysan  ;  Jacques  Bon- 
homme. 

Il  était  une  bique 
Qu'avait  le  couet  blanc 
EU'  passa  dans  les  choux 
Les  choux  à  Jean  Deschamps. 

(Chanson  des  environs  d'Ernée.) 

Jà  Dusào,  Jean-Dusceau, 
annulaire,  quatrième  doigt 
de  la  main. 

jàhde,  janculer,  remuer 
sans  cesse,  ne   pas  tenir  en 


jhi 

place  (Ernée).  Cf.  jôkiilc. 

jà  potéj ,    Jean  -  Potaige , 
homme  qui  se  mêle  de  tout. 
jà    subii,     Jean-Surbout, 
petit  meuble  étroit  qui  sert 
aux  domestiques    de   ferme 
pour  serrer  leur  linge. 
jàlif  (//),  lit  garni. 
ji\  je,  nous  :  jù  n  la  :;^-avô 
pwè  tnivc,  nous  ne  l'avons 
pas  trouvée. 

jêgè,  ajonc  épineux  (Am- 
brières,   Gorron).  Cf.  hcdè. 
jèlâode,  jlâode,    v.,    geler 
un  peu  (Craon). 
jôlâodé,  f.,  petite  gelée. 
jt^Iyot,  poche  d'habit  (Lan- 
divy). 

ji'iiïï',  jmc,  jamais  (Saint- 
Thomas). 

jùnà,  jnâ,  genêt  (Saint- 
Thomas).  Les  sorciers 
coupent  une  branche  de  ge- 
nêt qu'ils  suspendent  chez 
eux  et,  à  mesure  que  cette 
branche  se  desséche,  la  ma- 
ladie traitée  disparaît.  A  la 
Dorée,  pour  faire  cesser  la 
fièvre,  on  suspendait  un  ba- 
lai de  genêt  dans  la  Cha- 
pelle  au   Gobet    en    Déser- 


« 


jœl 

tines;  quand  le  balai  était 
sec,  la  fièvre  avait  disparu; 
—  Le  Genest,  nom  de  lieu  : 
et  dujnè,  être  paillard. 

jènêbr,  genévrier  (Pail). 

jénif,jnif  (biud),  bois  fen- 
du d'où  s'écoule  un  liquide 
noirâtre  (Château-Gontier). 

jêniye,  remuer  :  Jcè  te  dô, 
tu  jniy  tiijn. 

Jènô,  Jean. 

jènii  (Pail),  jt^niis,  jènuTi, 
f.,  soupirail,  trou  dans  une 
muraille,  œil  de  bœuf.  Cf. 
jônu. 

iênwe,  genou. 

jènyœv,  genévrier  (Lan- 
divy). 

jétwer,  goupillon.  Cf.  gi- 
peyô. 

y^;()'t'r,  f.,alluvion,  couche 
de  terre. 

jœ,  jeu  :  pràr  à  sô  bô  jœ, 
prendre  en  affection  ;  —  prâd 
kd'k  ۔i^  a  jd'  d  ea,  prendre 
mal  une  plaisanterie  (La 
Dorée). 

jœe,  jouer. 

jœjmà ,  j  uge  me  n  t . 

jœle,  tomber,  glisser,  se 
dit    de   quelque    chose   qui 


jén  263 

n'est  pas  consistant,  comme 
le  beurre,  la  terre,  etc. 
(Craonnais). 

Jœlyo,  Jàyo,  Juliot,  Jules, 
Julien. 

jœni(r),  rajeunir. 

jd're,  jurer. 

jà\  ajoncs.  Cf.  jà,  jô. 

jœn,  jeûne. 

jd'ne,  jeûner. 

je,  m.,  pierre  argileuse, 
peu  compacte  qui  tombe  en 
écailles. 

Jean,  géante. 

jed,  f.,  gède,  espèce  de 
panier  de  paille  long  ou  rond 
donnant  la  forme  au  pain  et 
servant  à  porter  la  pâte  au 
four;  —  plat  en  bois  dans 
lequel  on  travaille  le  beurre 
(Ernée). 

jehèn,  gêne,  souffrance 
(Pail)!^ 

jchène,  geindre,  se  plaindre, 
souffrir. 

jejye,  gésier  (Pail).  Cï.jijye. 

jélîn,  petite  poule. 

jem,  f.,  gème,  poix  noire 
des  cordonniers. 

jénàs,  souffrance,  gêne, 
contrainte,     situation     pé- 


264  /O' 

niblc,  état  voisin  de  la  pau- 
vreté; tout  ce  qui  est  in- 
commode. 

jénot,  jeannote,  Conopo- 
dium  denudatum.  Cf.  j'iDiot, 
jwancl. 

jénar,  geignard,  qui  ne 
soutire  guère  et  se  plaint 
sans  cesse. 

jerbye,  Lychnis  githago, 
nielle  des  blés. 

jcrbyér,  f.,  grande  fenêtre 
pratiquée  dans  le  mur  de- 
façade  d'un  grenier  et  par 
laquelle  on  fait  passer  les 
gerbes,  le  foin,  la  paille,  etc. 

jerde,  jardin. 

jerdine,  jardiner. 

jerdinéj,  jardinage. 

jerdine,  jardinier. 

jerdrè,  jardin.   Cf.  jardrè. 

jergom,  jargonner. 

jergô,  jargon,  toute  langue 
ou  patois  inconnu. 

jérofyé,  giroflée,  plante. 

jer:^yâo ,  m . ,  Vicia  sativa 
(Vaiges).  Cf.  v&strô;  —  les 
Ervum   (Château-Gontier). 

jeyâ,  jcyè,  j'cyd,  ajonc 
(Gorron).    Cf.  bédé. 

jeyœ,  joyeux. 


jc^in,  gésine,  enfantement. 

je,  hameçon.  Cf.  hè  ;  — 
jus  de  fumier.  Cf.  jiuè^jhpirè. 

jckrtœ,  ;,  grouillant,  re- 
muant :  y  ;/  ctn  pivè  a  fer 
aprc  ly  ékêrbif,  s  e  trô  jc- 
bcrtœ. 

jcbùric,  gimberter,  se  dit 
d'un  cheval  qui  court  en 
dansant. 

jcbic,  petit  foret  avec 
lequel  on  perce  un  tonneau. 

jhj,  f.,  jeu  de  mains;  — 
gaieté,  joie  traduite  par  des 
bonds  et  des  sauts. 

jcge,  gambader  comme  un 
poulain  échappé;  —  jouer. 

jcc/,  qui  aime  à  jouer. 

jcc;et,  joie,  gambade,  jeu 
de  mains  :  et  â  jèget.  Cf.  gèget. 

jègorè,  jègnrè,  purin.  Cf. 
jivly  —  salive. 

jejlj  homme  de  peu  de 
valeur,  qui  ne  sait  que 
fiire,  qui  n'avance  à  rien. 

yVy'o/,  état  d'ivresse. 

jcjole,  jèjû'oh  (Ahuillé), 
flageoler,  trembler  des 
jambes,  surtout  par  suite 
d'ivresse;  —  jouer,  se  dis- 
joindre. 


JIJ 

jhnl,  jamais.  Cf.  jèmè. 

jêr,  geindre. 

jè5e,  geindre. 

jesmà,  plainte. 

ji,  jit,  jet,  rejeton,  scion, 
pousse  d'un  arbre  ;  —  ti- 
mon ;  —  œufs  de  mouclies 
sur  la  viande. 

Jibrè,  Guibray. 

jibulet,  f.,  petite  giboulée. 

jibwen,  pi.,  terme  vague 
pour  éluder  une  question  : 
a  ka  vu  servira  sa  ?  —  a  fér 
dé  jibwen  ;  —  k  a  tu  la?  — 
de  jibwen  pur  t  àjile  h  trip 
(Château-Gontier). 

///,  giffle,  soufflet. 

jife,  giffler,  souffleter. 

jige,  giguer,  remuer  des 
jambes.  Cf.  jège. 

jigô,  m.,  jambe. 

jigolte,  gigoter,  remuer 
les  jambes  (Bierné). 

jiguyar,  celui  qui  remue 
les  jambes  (Bierné). 

jignye,  gigoter  (Château- 
Gontier). 

jignyei,  nom  d'une  chan- 
son à  danser  dont  le  refrain 
est  jignyei  à  hâo,  jiguyet  à  bâ. 

jijye,  gésier.  Cf.  jéjye. 


nr 


265 


jikè,  hoquet.  Cf.  hikè,  luhè. 

jikte,  hoqueter,  avoir  le 
hoquet. 

jJlao,  appareil  lançant 
l'eau  ;  —  gouttière. 

jîlé,  f.,  filet  d'eau. 

jtle,  jaillir  avec  force 
(Andouillé)  ;  —  répandre 
du  jus,  par  exemple,  une 
pomme,  une  mouche  écra- 
sée; —  lancer  un  jet  d'eau. 

jilc,  gilet  à  manches;  — 
veste. 

jilété,  gilettée  :  pràr  œn 
jilêté,  faire  un  bon  dîner 
(Craon). 

jilwer,  clifoire,  petite  se- 
ringue que  les  enfants  font 
avec  un  bâton  de  sureau,  à 
Château-Gonrier;  avec  la 
tige  de  l'angélique  sauvage, 
à  La  Dorée.  Cf.  kanjilwer. 

jinevr,  genièvre. 

jipô,  jupon,  pourpoint. 
jirolc  (^sè),  se  rouler  (sur 
le  gazon,  sur  la  paille). 

jirone,  prendre  sur  ses 
genoux  et  caresser  (Bierné). 

jironé,  f.,  gironnée,  ce  que 
peut  contenir  un  tablier. 


266 


J*^ 


jironi'l,  f.,  bergeronnette 
(Courcebœuts). 

jirwete,  girouettcr,  tour- 
ner comme  une  girouette. 

ji:(_ye,  gésier.  Cf.  jijyc, 
iejye. 

jk  a  s  kù,  jusqu'à  ce  que. 

jVtf,  juif,  glacial  ;  —  bois 
jJif,  jnif,  ou  pierre  jlif,  jniv, 
bois  ou  pierre  fendus  par  la 
gelée;  dà  jniv,  dent  cariée. 

iô,  f.,  joue. 

job,  niais;  —    incrédule. 

jobard,  joubarbe ,  Semper- 
vivum  tectorum .  Cette 
plante  est  souvent  plantée 
sur  les  maisons  parce  qu'elle 
préserve,  dit-on,  des  mau- 
vais sorts. 

jobe,  s'assoupir  en  re- 
muant la  tête  (Ernée). 

joblô,  jobyô,  jobelot,  niais, 
jobard. 

joee  (se),  se  jocher,  se 
jucher. 

idd,  f.,  soupe  de  citrouille 
assaisonnée  d'herbes  (Chà- 
teau-Gontier).  Cf.  jol. 

jodel,  joudelle,  sorte  de 
poule  d'eau.  Cf.  jitdel. 

jogan,  mauvaise  et  vilaine 


coiffure  de  femme;  —  sotte. 

jognarde,  goguenarder. 

joc,rc,  croupir  (Château- 
Gontier). 

jok,  joc,  juchoir,  perchoir. 
Cf.  jiik. 

jôkiihi',  facétieux,  railleur. 

jôkitlc,  joculer,  dire  des  iii- 
daises,  plaisanter,  se  mo- 
quer; —  remuer  (dans  le  lit 
ou  sur  une  chaise);  — 
renverser  dans  tous  les  sens. 

jolu,  f.,  radicelle  de 
plante. 

jôiiu,  jour  de  cave,  trou 
dans  un  mur  (Pail).  Ct.  /V««. 

jor,  jour. 

jôrc,  rester  étendu  :  //  «■  la 
a  jôrc  koin  à-  vyà(o)  ;  —  per- 
dre son  temps  en  niaiseries  : 
ptu-  jôrc,  pour  rire  ;  —  songer 
sans  penser  à  rien  de  pré- 
cis. Cf.  kôme. 

joriji'H,  espèce  de  bonnet. 
Cf.  jo(;a)i. 

jostis,  justice. 

jût,  jote,  bette  ;  —  soupe 
de  citrouille.   Cf.  jôd. 

jolùryào ,  a  m  ygdal  ite . 

/(i^c',  /(i^J,  Jô:^et,  Joseph, 
Joséphine. 


jô,  ajonc  épineux.  Cf.  jà. 

jôfé,  t.,  panier  ou  clisse 
tressé  avec  la  tige  de  la  Mo- 
linia  caerulae  (Château-Gon- 
tier)  dans  lequel  on  fait  le 
fromage  de  lait. 

jôkule;  — se  jôkide,  s'agi- 
ter :  y  a  de  ve£  ki  ti  fô  hé  d 
jôkule  kàt  ô  le  tir  (La  Dorée). 
Cf.  jàkulc. 

jtà  hâo,  cri  pour  diriger  h 
droite  un  attelage  de  bœufs. 

/m,  jus,  sur,  dessus,  à 
bas,  en  bas. 

ju  (a),  hermétiquement. 

judel,  poule  d'eau.  Cf. 
jàdel. 

jude,  ajonc,  genêt  épi- 
neux. Cf.  hudè. 

juf,  huppe  (des  oiseaux) 
(Château- Gontier).  Cf.  /«/. 

jufe,  huppé  :  piiljufe\  — 
bouffant,  relevé  (se  dit  des 
robes  ou  des  cheveux). 

jngè,  ajonc.  Cf.  jègè',  — 
Julien. 

jiij,  huche,  pétrin,  coffre. 
Cf.  /;«/,  me. 

jujœ,  jugeur  ;  —  jujœ  d 
yâo,  charlatan  ayant  la  pré- 
tention de  deviner  la  nature 


jur  267 

des  maladies  par  la  seule 
inspection  de  l'urine  et  sans 
voir  les  malades. 

JHJe,  stupéfait;  —  abattu 
par  la  peine. 

jule,  gratter. 

Julyâ,  Julyot,  Juye,  Juyot, 
Julien,  Julienne.  Cf.  plyo. 

jumJas,  gynmastique. 

jtiinyâod,  jumelle  :  dé  tôr 
jiimyâod    (Saint-Berthevin). 

jup,  huppe  (oiseau). 

jiipœ,  celui  qui  crie,  qui 
appelle  à  haute  voix. 

jupe,  appeler  en  criant. 
Cf.  hupe,  luele. 

jupe,  huppé. 

jupe,  f.,  cri  pour  appeler 
quelqu'un  :  fér  œn  jupe;  — 
jupe,  m.,  distance  à  laquelle 
un  cri  peut  être  entendu.  Cf. 
hupê. 

jupitar,  Jupiter,  enfant 
turbulent,  méchant.  Voir 
kupidô;  —  i?'îL  d  Jupiter,  as- 
semblage de  deux  morceaux 
de  bois  au  moyen  d'une  clet 
en  bois  qui  serre  davantage 
à  mesure  qu'elle  s'enfonce. 

juris,  juriste,  homme  de 
loi;  —  jureur  :  mon   um  e 


268  jiif 

holcr  (f  pl'un:;^,  nié  i  n  c  pivl 
j  II  ri  si. 

jiinij.,  habitude  Je  jurer. 

JKni,  jureur,  prêtre  qui 
avait  prêté  serment  à  la 
constitution  civile  du  clergé; 

—  qui  a  l'habitude  de  ju- 
rer. 

j'ust,  juste  :  kont  ili'  jusl, 
comme  il  est  juste  :  /  à  erô 
mit  par,  hom  dé  just  ;  —  just 
kûiii  la  kiV  d  â'ii  pi,  juste 
comme  la  queue  d'une  pie, 
se  dit  ironiquement  à  une 
personne  qui  prétend  qu'une 
chose  est  droite  lorsqu'elle 
ne  l'est  pas. 

jûte,  rendre  du  jus  en 
parlant  d'un  morceau  de 
viande  rôti  ou   d'un  fruit; 

—  se  percher,  se  coucher. 
juyè,  m.  pL,  ajoncs. 

ju,  jour,  certaine  mesure 
de  terre  :  autant  que  deux 
bœufs  peuvent  labourer  un 
jour  d'été;  — perchoir.  Cf. 

jilk. 

jîi-ee,   jucher,    monter  au 
perchoir  (Pail).  Cf.  juke. 
jiiewcÇr^,  juchoir. 
jiij\    huppe   des    oiseaux 


jiir 

(Landivy).     Cf.    jiif. 

jitflc,  huppé,  oiseau  por- 
tant une  huppe.  Cf.  jupe. 

jîifii,  joufflu. 

juk,  m.,  perchoir,  lieu  où 
les  poules  couchent  (Landi- 
vy, Gorron).  Cf.  jok. 

jiike,  monter  au  perchoir, 
Cf.  jit^e,  jûte. 

jiipix,  f. ,  Arrhcnatrum 
bulbosum. 

jitr,  jour,  journal  (de 
terre)  ; — ;«'(0  ^"  iffién,  jour 
sur  semaine,  chaque  jour  de 
la  semaine,  sauf  le  diman- 
che et  les  jours  de  fête. 
On  dit  dans  le  même  sens  : 
(V  ta  le  jiir  ;  —  eî  à  se  Ut  Je 
jur,  être  revêtu  de  ses  habits 
de  tous  les  jours,  par  oppo- 
sition à  être  en  dimanche. 

j-nri,  f.,  jeu,  jeu  de  mains. 

jiirnalyer ,  journalière, 
herse  formée  de  deux  par- 
ties articulées,  employée 
pour  onduler  les  billons 
(Landivy). 

jiirnâo,  journal,  mesure 
de  terre  valant  :  à  Laval, 
Craon,  Château-Gontier, 
52    ares    72;    à    Mayenne, 


\ 


Landivy,  48  ares;  à  Ernée, 
Lassay,  40  ares  83. 

jùrnaye,  r,  journilier, 
-ère,  qui  est  sujet  à  changer; 
qui  a  la  physionomie  chan- 
geante, suivant  les  impres- 
sions ;  —  homme  qui  se 
loue  à  la  journée.  Cf.  ahuc. 

jval,  cheval;  —  jval  d 
espaij  ;  —  jval  d  or,  Cetonia 
aurata;  — jval  gri  (espèces 
de  cétoines);  —  chevanne. 
Cf.  jvérn. 

jvale,  faire  des  ordures  de 
tous  côtés  comme  le  che- 
val. 

jvâo,  cheval  :  jvâo  d 
espan  ;  jvâo  d  or;  jvâo  gri;  — 
au  pluriel  on  dit  plutôt  jval 
que  jvâo  ;  —  vyœ  jva,  gnt 
jva  est,  à  Landivy,  une  in- 
jure. 

jvaye  :  jvaye  d  II,  jvaye  d 
mbr,  chevalier  de  lin  ou 
de  chanvre.  On  appelle  ainsi 
une  petite  portion  de  lin  ou 
de  chanvre  étendue  sur  un 
pré  pour  le  rouissage  (Craon- 
nais). 

jvœ,  jvœl,  cheveu  :  il  a  du 
inpè,  mé  gér  dé  ivœ,  expres- 


jiva  269 

sion  proverbiale  à  Landivy; 
quand  une  personne  emploie 
fréquemment  la  locution 
«  si  je  veux  »,  on  dit  :  5/ 
jvœ,  sa  n  fè  pa  œn  fort  peruk 
(L.D.). 

jvel,  jvè,  frange  de  la 
nappe. 

jvèrn,  jvèrn,  jvèrnâo,  che- 
venne,  poisson  blanc  d'eau 
douce. 

jvir  :  6è  jvir  de,  jouir  de  sa 
chevance,  de  son  bien  ;  — 
venir  à  bout  :  y  puvyô  pu  mi^ 
à  jvi{r). 

jviye,  mettre  en  cheville 
ou  en  tête  devant  des  che- 
vaux ou  des  bœufs  un  che- 
val bien  dressé, 

Jvolyer,  Chiffolière,  ancien 
nom  de  la  Place  de  la  Mai- 
rie à  Laval. 

jwa,  jîuè,  assez,  suffisam- 
ment, s'emploie  toujours 
avec  une  négation  :  sa  n  fe 
jwa;  i  n  y  an  a  jiuc  (Gorron, 
Izé). 

Je  ne  me  trouvais  jouai  forte 
pour  une  telle  entreprise. 

(Dict.  Lavallois.) 
jiuanè,  précoce  ;  —  pcr  de 


270 


JlVl' 


jii'am't,  espèce  de  poires 
mûres  en  août. 

jwanel,  Conopodium  dc- 
nudatum,  petit  tubercule 
bon  à  manger  que  l'on 
trouve  auprès  des  haies 
(Pail).  Cf.  janot,  jenot;  — 
petites  pommes  de  terre  pré- 
coces dont  le  fond  des  yeux 
est  coloré  en  bleu  violacé  ; 
—  pomme  de  terre  en  gé- 
néral; —  menthe;  pimpre- 
nelle  (Craonnais).  Cf.  anet. 

jwas,  {.,  mauvais  joueur, 
qui  ne  sait  pas  jouer. 

jwase,  folâtrer  (Chàteau- 
Gontier). 

jiuasri,  folâtrerie. 

jivasyào,  celui  qui  aime  à 
jouer. 

jwêdà,  joignant. 

jwêr,  joindre. 

jweU,  f. ,  plein  les  deux 
mains  réunies. 

jwète,  unir,  réunir. 

jiuètry  charpentier  ou  me- 


)yo 

nuisier  s'occupant  des  tra- 
vaux que  nécessitent  les 
moulins  (Pail). 

Jwi,  Juif. 

jw'inc,  s'amuseràdes  riens. 

jiveru ,  chevenne,  poisson 
blanc  de  rivière.   Cf.  jvcrn. 

jû'c,  purin  des  fumiers  et 
des  étables  (Montsurs, 
Evron,  Sainte-Suzanne,  Lan- 
divy).  Cf.  jegnrè. 

jil'ifte,  jouter,  lutter;  — 
jubiler  (Saint-Thomas). 

jivilè^  juillet. 

Ju'iije,  Ju vigne. 

ju'i{r^  (sf)  :  se  chevir  de, 
maîtriser  (Ernée).  Cf.  eiK'ir. 

jil'iy,  cheville. 

Jû'iyardri,  Chevillarderie 
(Ernée). 

jyà,  ajonc  épineux. 

jyc'le,  jeter. 

jyœ,  jeu. 

jyô,  ajoncs  épineux  (Ma- 
yenne). Cf.  jyà,  jà. 


kab 


kab 


kà,  quoi.  Cf.  kê  :  dé  kà, 
quelque  chose;  quoi?  :  ave 
d  kà,  avoir  de  l'argent  ;  — 
bâo  kà,hii\  objet  quelconque. 
Cf.  fê. 

kâ,  clef;  —  petite  bar- 
rière du  jardin  de  la  ferme, 
faite  de  branchages  ou  de 
rameaux  d'osier  entrelacés. 

kabâ,  cabas,  sorte  de  pa- 
nier en  paille  (Château- 
Gontier);  —  sone  l  kabâ, 
sonner  le  fêlé.  Cf.  Jcabrè. 

kabajcti,  kabajiti,  mauvais 
petit  bâtiment,  ou  petite 
pièce  d'une  maison  où  l'on 
dépose  un  peu  en  désordre 
toute  espèce  d'objets;  — 
mauvais  meuble. 

kabalu,  cabaleur,  qui  ca- 
bale. 


kabane,  cabanier,  bohé- 
mien, qui  voyage  dans  une 
roulotte.    Cf.    kàbu^ye. 

kabâo,  kabâ,  clabaud,  petit 
chien. 

kabâode  ,d2i\):màQr ,  aboyer. 
kabas,  bavarde. 
kabase,  bavarder. 

kabasô,  m-AUvais  chaudron; 
—  bavard  ;  —  objet  déla- 
bré en  général  :  œ  grà  kabasn 
d    mé^ô;  —  œ  grà  kabasô  d 

vwetur. 

kabasri,  f.,  bavardage,  dis- 
ours  long  et  diffus. 

kabasn,  qui  parle  sans 
cesse. 

kabasye,  -r,  bavard,  -e. 

kabèrnâo,  réduit  obscur 
dans  une  maison.. 


2"2 


hah 


ktihijili,  petit  réduit.  Ct. 
hahajiti. 

kahinè,  cabinet,  armoire 
à  un  seul  battant,  oii  l'on 
met  le  lineje  et  les  vête- 
ments.  On  dit  aussi  :  hahinc 
jà  siilni. 

kabistyâo,  meuble  ver- 
moulu. Cf.  kabàsyâo. 

kabiy,  maisonnette. 

kâbl,  individu  gros  et 
grand  (Pail)  :  à'  (;iv  kâbl. 

kabâ,  cabot,  ancienne  me- 
sure de  grains  en  Norman- 
die. On  dit  dans  le  Bas- 
Maine  :  //  a  la  têt  gras  kom 
œ  kabô.  Cf.  eabô. 

^abô,  flaque  d'eau,  or- 
nière (Craon), 

kabo€,  clou  servant  à  fer- 
rer les  chevaux  (I/é);  — 
sorte  de  clou  à  sabot;  — 
têtard  de  grenouille  (Lan- 
divy).  Cf.  kœ  d  pwcl.  Cf. 
kabos. 

kabdfc,  marteler. 

kabonj,  borgne.  Cf.  kalorn. 

kabôs,  endroit  bossue  ;  — 
tumeur  à  la  tête  par  suite 
d'une  chute,  contusion  ;  — 
caboche,  tête  dure;  Le  D., 


ka^ 

p.    14  f;    —  clou   à  grosse 
tête. 

knbdsc,  cabocer,  bossuer; 
—  malmener. 

kabàsyâo,  objet  kabàse, 
meuble  vermoulu. 

kabàsiir ,  protubérance , 
bosselure  :  œ  £âodrô  pyc  d 
kabôs  II  r. 

Jcabote,  aller  à  travers  les 
ornières. 

kabra,  kabrc  {sone  lu),  son- 
ner le  fêlé  (vase,  assiette, 
sabot,    mauvais    tambour). 

kabii'e,  cabuser,  tromper, 
abuser. 

kabiisyâo,  vieux  chaudron, 
vieux  vase  servant  de  débar- 
ras. Cf.  kabasô. 

kabwayc,  souliers  lourds  et 
pesants. 

kabye,  câbler,  abattre  les 
sillons  d'un  champ  après  le 
passage  de  la  charrue.  Cf. 
£abye. 

ka^iijar,  chicaneur. 

ka^ine,  chicaner. 

kaemukc,  qui  fiiit  tout  en 
cachette,  même  les  choses 
les  plus  innocentes,  cachot- 
tier. 


kasmut,  f.,  secret,  cachot- 
terie :  aie  a  la  kaemiit,  aller 
sournoisement. 

ka^mute  (se),  se  cacher, 

kadâbr  (gi'à^,  grand  ca- 
davre, individu  de  haute 
taille. 

kaden,  chaîne  de  fer  avec 
laquelle  on  attachait  autre- 
fois les  forçats  :  vyï  dô  vé, 
via  la  kaden  ki  pas,  i  nwtà 
Bâovè. 

kadol,  mare  isolée  dans  la 
campagne  (Château-Gon- 
tier). 

kadr,  cadre,  gravure  en- 
cadrée, tableau. 

kadret,  quadrette,  jeu  de 
cartes  qui  se  joue  à  quatre. 

kaf  (pér  de),  paire  de  sa- 
bots que  les  femmes  mettent 
par-dessus  leurs  souliers;  — 
mauvaise  chaussure. 

kafar,  cafard,  gros  garçon. 

kafèt,  f. ,  mauvais  café. 

kafi,  bouffi,  enflé. 

kafker,  cafetière,  femme 
qui  tient  un  café. 

Isafte,  claveter,  remuer  la 
clef  d'une  porte  pour  indi- 
quer qu'on  désire  entrer. 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire. 


kak  273 

hafyer,  cafetière. 

kafyeré,  f.,  ce  que  contient 
une  cafetière. 

kagnà,  cadenas  (Pail). 

kagnase,  cadenasser. 

kagn,    objet  sans   valeur. 

kahotu,  cahoteux,  qui 
cause  des  cahots.  Un  che- 
min cahoteux  est  un  che- 
min rempli  de  pierres  dans 
lequel  les  voitures  éprou- 
vent des  cahots. 

kajé,  f.,  oiseaux  mis  dans 
une  cage ,   cage   pleine. 

kajibi,  kajibiti,  petit  réduit 
(Landivy).  Cf.  kabajiti,  ka- 
jubi. 

kajolmà,  cajolement,  ca- 
jolerie. 

kajot,  kajrot,  f.,  fromage 
non  délayé  dans  du  lait  et 
sortant  de  la  forme. 

kajtibi ,  petite  loge , 
mauvais  hangar,  mauvais 
meubles.  Cf.  kajibi. 

kajiil,  cabane.   Cf.  kahiit. 

kak,  mou  :  lèj  kak,  linge 
mal  empesé  (Saint-Aubin- 
du-Désert). 

kak,  f.  pi.,  dents  (terme 
enfantin). 

18 


74 


kak 


Icdk,  claque,  nature  molle. 

kahauoi,  f. ,  contusion. 
Ct.  kokmél. 

kakâoih',  bavarder.  Cf. 
kakayc,  kahase. 

kakâodc,  f.,  grande  quan- 
tité (Saint- Aubin -du -Dé- 
sert) :  œn  kakâodé  d  kiyô. 

kakarde,  jacasser  (surtout 
en  parlant  des  pies  ou  des 
oies). 

kâkaye,  kâkeye,  crier 
comme  la  poule,  la  perdrix 
ou  l'oie;  —  bavarder  en 
élevant  la  voix  et  en  riant 
aux  éclats. 

kakètwer,  caquetoire,  la- 
rynx. 

kake,  claquer. 

kaké^e,  caqueter,  bavarder, 
babiller. 

kakin,  f.  pi.,  dents  (terme 
enfantin).   Voir  kak,    kakô. 

kakô,  m.,  dent  canine;  — 
œuf;  —  noix;  —  caquet; 
—  hoquet  ;  —  petit  soulier 
(terme  enfantin)  ;  —  vase 
de  terre  ou  de  bois. 

kako^e,  bègue. 

kakôs,  bègue,  qui  parle 
avec  difficulté. 


kal 
kiikiw,  bégayer.  Cf.  kik- 

lOllt\ 

kakàsmà,  action  de  cacos- 
ser,  bégayement,  ânonne- 
ment. 

kakosyno,  vase  de  terre  ou 
de  bois.  Cf.  kakâ,  kosyâo. 

kcikdt,  noisette;  —  dent 
(terme  enfantin).  Voir  kak, 
kakô,  kakin. 

kakolc,  caqueter,  bavar- 
der;   —    avoir  le    hoquet; 

—  bégayer.  Cf.  kakàse. 
kakàtiiià,  bégaiement. 
kak  us,  piquette. 
kakiise,     chuchoter.     Cf. 

mes. 

kakiisri,  f.  pi.,  causeries  à 
voix  basse. 

kal,  f.,  gros  morceau  (de 
pain).  Cf.  kalô. 

kalabr  (Jutri  la),  courir  la 
calabre,  courir  au  loin;  — 
//  et  a  la  kalabr,  il  est  dé- 
braillé. 

kalâbr,  f.,  ardoise  ou 
pierre  plate  de  grande  di- 
mension   (Pail).    Ct.    orna; 

—  grosse  perche  qui  dans 
les  moulins  à  vent  sert  à 
mouvoir  le  toit  roulant.  Ct. 


kal 

egiùiy;  —  m.,  cadavre, 
corps  :  kœ  kahïbr  dé  j'vdo, 
dit-on  d'un  grand  cheval 
vigoureux;  je  n  se  pu  k  fer 
a  ma  puv  kalâbr. 

kalâo,  a.,  qui  a  les  genoux 
en  dehors. 

kalar,  a.,  qui  Jcal. 

kalàburdêii,  ca.lemhredame, 
bourde,  vain  propos. 

kalàdr,  f.,  bouvreuil. 

kalbas,  niais,  imbécile  ;  — 
vàd  la  kalbas,  livrer  un  se- 
cret. 

kalbaslÇr)  (jréne  la),  me- 
ner une  vie  débauchée,  cou- 
rir les  filles. 

kale,  caler,  assujettir;  — 
—  hésiter,  céder,  reculer 
devant  un  défi,  une  propo- 
sition, faiblir  devant  une 
menace. 

kale,  riche,  heureux,  qui 
ne  manque  de  rien. 

kalèstrad  (kuri  la),  vaga- 
bonder, vivre  en  aventurier. 
Cf.  kalabr,  kalistrad. 

kale,  callin  (Archives  de 
la  Mayenne,  B.  2825,  fol. 
28  v°). 

kalibari,  charivari . 


kal  275 

kalibèrdydo  (a),  à  califour- 
chon. 

kalibnrnè,  ruche  d'abeilles. 

kalifur^ê,  m.,  culbute. 

kaline{s),  se  câliner,  se 
ménager,  prendre  un  soin 
excessif  de  sa  personne,  de 
sa  santé. 

kalistrad  {knri  la),  courir 
le  guilledou,  fréquenter  (la 
nuit  surtout)  des  lieux  sus- 
pects. 

kalô,  m.,  cale,  gros  mor- 
ceau de  pain   ou  de  viande; 

—  paquet  (de  cartes)  :  fér  le 
kalô,  faire  le  paquet,  pré- 
parer les  cartes,  tricher  au 
jeu;  fér  sô  kalô,  s'arranger 
pour  avoir  la  meilleure 
part;    s'enrichir  (Landivy); 

—  paille  de  sarrasin  (Mon- 
taudin).  Cf.  jakdo;  —  pom- 
mé, sorte  de  marmelade  de 
pomme  très  cuite.  Cf.  kèlô. 

kalomni,   camomille,  An- 
thémis nobilis.   Cf.  kaminèt. 
kalonye,  canonnier. 
kalorè,    chapeau. 
kalorn,  calorgne,  borgne; 

—  louche.  Cf.  kaborn. 
kalonjdo,  chapeau. 


2-6 


kan 


kiilii,  calcLir,  qui  a  l'habi- 
tiide  de  céder,  de  reculer. 

kaliie,  louche. 

kahiriK  m.,  kalitrcl ,  t., 
calotte,  coirture. 

kiilvi'tjc,  celui  qui  aide  un 
ouvrier,  par  exemple  un 
maçon  (Saint-Aubin-du-Dé- 
sert). 

kniniiii'l,  camomille. 

kaininà,  petite  épingle. 
Godbert  a  entendu  employer 
ce  mot  par  des  femmes  qui 
avaient  habité  la  Sarthe. 

kaniiyâo,  fainéant.  Cf. 
niiyào. 

kaniiyâodri,  f.,  réunion  de 
fliinéants. 

kamlàt,  f.,  marchandise, 
surtout  draperie;  —  com- 
plot. 

kamlàle,  porter  la  balle  sur 
le  dos  comme  font  les  col- 
porteurs ;  —  comploter,  se 
parler  à  voix  basse. 

kainloiye,  marchand  de 
drap  ou  de  toile. 

kainiijy,  chandelle. 

kamyôné,  f.,  ce  que  peut 
contenir  un  camion. 

kan,    f.,    canne,  tube  en 


kii)i 

ter-blanc  servant  à  prendre 
un  peu  de  cidre  ou  de 
vin  dans  une  barrique  par 
la  bonde  (Château-Gon- 
tier);  —  femelle  du  ca- 
nard :  fér  la  kan,  faire  le 
plongeon. 

kanapsa ,  kanaspa,  vieux 
meuble  usé. 

kanar,  petit  canal  dans 
une  prairie,  petit  ruisseau, 
rigole. 

kananiye,  marchand  am- 
bulant qui  vend  des  chan- 
sons et  des  complaintes  ;  — 
canal,  petit  fossé  plein  d'eau. 

kanè,  petit  canard  ;  — 
tube  en  fer-blanc  pour  pui- 
ser le  cidre  par  la  bonde. 
Cf.  kan. 

kane,  canner  du  vin  ou 
du  cidre  dans  une  barrique 
c'est  en  tirer  une  petite 
quantité  par  la  bonde  avec 
une  kan. 

kanet,  bille  à  jouer.  Le 
mot  biy  est  inconnu.  \'oir  ko; 
—  petite  bobine  ;  —  kanct 
dû.  £cn,  galle  des  feuilles  de 
chêne. 

kùni,  petit  canard,  terme 


han 

d'affection  ;  —  chien  (terme 
de  mépris)  :  hœ  vile  kâni; 
—  au  figuré  (injure)  :  lyà 
kmii  (Ernée). 

hanifnr€è  (fér  If),  faire  la 
culbute.  Cf.  halifureè. 

kânige,  parler  du  nez. 

kanik,  lait  avec  sel  et 
poivre. 

kanivyâo,  rigole,  petit  con- 
duit en  terre  ou  en  pierre 
pour  diriger  les  eaux. 

kaniye,  produire  du  bruit 
en  respirant  difficilement 
par  le  nez.  Voir  kanicy. 

kaniyé,  f.,  Lemna (plante). 

kan  jihuêr,  clifoire,  petite 
seringue  en  sureau  ou  en 
angélique  sauvage  (La  Do- 
rée) que  font  les  enfants 
pour  lancer  de  l'eau. 

kanô,  mesure  de  capacité 
pour  les  grains,  le  cinquième 
de  l'hectolitre  (Ernée) . 
C'est  la  même  mesure  que 
le  boisseau  de  Laval. 

kan  pehuer,  canne  pétoire, 
canonnière,  petit  bâton  de 
sureau  ou  d'églantier  dont 
la  moelle  a  été  enlevée  et 
avec      lequel     les      enfants 


èào  277 

lancent  par  le  moyen  d'un 
piston  de  petites  balles  de 
papier,  de  filasse,  etc. 

kanpè,  calepin. 

kansô,  caleçon. 

kanîé,  f. ,  Lemna,  len- 
tille d'eau,  plante  aquatique 
qui  souvent  couvre  entière- 
ment les  sources  d'eau  vive 
et  que  les  canards  recher- 
chent. Cf.  kaniyé. 

kante,  marcher  comme 
une  cane,  en  se  balançant, 
(se  dit  d'une  femme). 

kaijar,  kanâ,  cagneux,  qui 
a  les  genoux,  les  jambes 
tournées  en  dedans. 

kâodié,  kàdlé,  f. ,  fromage 
non  séché,  détrempé  avec 
du  laiton  de  la  crème. 

kàofc,  kôfé,  f.,  con soude, 
Symphytum  officinale (Pail). 

kàokâo,  cri  pour  appeler 
les  cochons;  —  petits  co- 
chons. 

kàol,  eau-de-vie  de  cidre  ; 
—  mauvaise  boisson.  Cf. 
tyâol. 

kàolc,  f.,  soupe;  —  kàoJé 
dàfà,  trâlée  d'enfants. 

kàolc,  quêter. 


278  kar 

kâox,  cause  :  /  à  se  t  i  la 
kâo:(^j  ma?  Est-ce  de  ma 
faute,  à  moi  ? 

M):(/75,causance.  question, 
parlance  (Montaudin,  Lan- 
divy)  :  /  un  é  hâo::às  par  eœ 
nu. 

kào:^e,  ^do^e,  causer  d'af- 
faires :  /  tnivi  à  ki  hâo:{e,  il 
trouva  son  maître. 

kâoxinà,  causement,  con- 
versation. 

kapaby,  capable. 

kapel,  chapeau  (G.). 

kapitje,  capigner,  se  battre, 
se  disputer,  polissonner 
comme  un  écolier. 

kapituhi,  capiteux. 

kapô,  capot,  cape,  pèlerine 
autrefois  en  usage  dans  les 
campagnes.  Pour  aller  aux 
enterrements,  les  femmes 
mettaient  leurs  capots. 

kapriydl ,  cabriole. 

kapH€,  capuche,  capuchon. 

kàpyâo,  copeau.  Cf.  kica- 
pyàc. 

kar ,  m  ,  cerf;  —  f. , 
chair  :  et  à  bon  kar,  avoir 
bonne  mine. 

karabè,  carabin,  sarra/in. 


knr 

blé  noir  :  sif  Jiy  a  pase  dà  l 
karabè,  elle  a  jeté  son  bon- 
net par-dessus  les  moulins; 
karabè  tatar  ou  iartar,  Poly- 
gonum  tataricum  ; 

Montjean  voisin  de  Bretaigne 
Portera  pour  son  butin 
Une  galette  d'aveine 
A  demi  de  carabin. 

(Noël  du  comté  de  Laval.) 

paysan  qui  sème  et  récolte 
le  blé  noir.  Cf.  karâo. 

karabine,  carabinier,  hom- 
me habitant  le  pays  où  l'on 
cultive  le  carabin. 

karabine,  faible,  qui  n'a 
plus  guère  de  force,  qui  est 
en  mauvais  état. 

karak,  gosier  de  l'oie. 

karake,  crier  (en  parlant 
de  l'oie). 

karakter,  caractère,  consti- 
tution. 

karà{o),  sarrazin  (Ernée, 
Landivv)  :  pè  d  karâ;  — 
bouillie  de  sarrazin;  — 
planche  de  bois. 

karase,    parler  beaucoup. 

karàbolad,  carambolade, 
plaisanterie. 


Jmr 

karàbole,  caramboler,  plai- 
santer. 

karà€Ô, baquet,  petite  auge. 

karbéydo,  m.,  enfant  qui 
marche  les  jambes  écartées. 

karheye ,  écarter  (les 
jambes).  Cf.  ékarbeye. 

kart',  a.  :  et  kare,  être  pre- 
mier à   jouer   (au   brelan). 

kareÇsê),  se  carrer,  mettre 
un  enjeu  au  brelan. 

karé,  f.,  endroit  :  y  a  de 
karé  u  h  n  ô  n  kâo:(  pa  kom 
sa;  —  /  byè  n  a  puse  k  par 
karé  dà  stèm. 

kareyœ,  kareyu,  carrier. 

karfœy,  cerfeuil. 

kari,  f.,  carrée  de  lit. 

karimdni,  cérémonie.  Voir 
kérénioni. 

kariyô,  grosse  pierre, 
grosse  motte  de  terre  (Pail). 

karkà,  bête  maigre  et  mal 
faite  :  meg  kom  œ  karkà. 

karke,  quartier. 

karku{l),  calcul. 

karmènol,  carmagnole,  ha- 
bit rond. 

karn,  chair,  viande  ;  — 
charogne,  expression  inju- 
rieuse. 


kar  279 

karnyâo,  cerneau. 

karôke,  -r,  carottier,  -ère, 
qui  est  habitué  à  dire  des 
mensonges. 

karàs,  m.,  carrosse,  petite 
case  en  bois  dans  laquelle  la 
femme  se  met  à  genoux 
pour  laver  le  linge. 

karôt,  carotte,  mensonge, 
conte  ;  —  pé  d  karot,  poil  de 
carotte,  cheveux  rouges. 

karohi,  :{,  carotteur,  qui 
est  habitué  à  dire  des  men- 


songes. 

karpyâo,  carpeau,  carpil- 
lon. 

J'   faisons  des  sauts  comme  des 
[carpiaux. 

(Ronde.) 

kartdo,  quartaut,  petit 
tonneau. 

kart  a  taba,  carte  à  tabac, 
bureau  ou  débit  de  tabac  : 
si  j  p'itvyô  opfèni  la  kart  a 
ta 'a. 

kar  té,  clarté. 

kartel,  f.,  morceau,  tran- 
che; —  jumelle  (fille). 

karlele,  tailler  en  quar- 
telles,  couper;  —  mettre  en 
planches. 


28o  kar 

karlèye,  disposer  des 
planches  les  unes  sur  les 
autres  dans  deux  sens  diffé- 
rents ou  en  les  séparant  par 
de  petits  morceaux  de  bois, 
afin  que  l'air  puisse  circu- 
ler entre  chaque  rang  et  sé- 
cher le  bois  ;  —  faire  passer 
les  roues  d'une  voiture  en 
dehors  des  ornières;  — 
monter  une  côte  en  lacets, 
d'où,  au  figuré,  prendre  des 
biais;  —  plier  le  linge  en 
quatre,  à  grands  pHs,  quand 
on  doit  l'étendre  une  se- 
conde fois  (Ernée);  — 
fendre. 

karue ,  maison  (Am- 
brières). 

kanuè,  carroi;  —  carre- 
four, chemin. 

karyâo,  carreau,  planche 
d'une  certaine  épaisseur  :  du 
karyâo  d  eatène  ;  —  madriers 
de  bois  placés  à  l'intérieur 
du  pressoir  et  qui  servent  à 
la  pression. 

karyâole,  foire  ou  tisser 
des  carreaux,  de  petits  des- 
sins carrés  dans  une  pièce 
d'étofie. 


kas 

karyô  nc^a,  caillot-rosat, 
nom  d'une  poire  un  peu 
pierreuse  qui  a  un  certain 
goût  de  rose. 

kàs,  boîte,  caisse,  tiroir  ; 
—  grand  plat  servant  de 
lèchefrite. 

kasbu\Ô,  casse-bouillon, 
personne    hardie. 

kasèryâo,  chemin  en  mau- 
vais état. 

kasè,  casset,  étui  à  aiguilles. 

kase,  casser,  déchirer, 
user  :    /  a  kor  kase  ta  kuldi. 

kasèr,  cassure,  déchirure 
(Saint-Thomas). 

kasè,  godet  (Pail). 

hasi,  cassis  :  kasi  d  pyer, 
monceau  d'objets  brisés. 

kaïin,  cassine,  petite  mai- 
son, petite  case;  —  La  Cas- 
sine, nom  de  lieu. 

kaskrut,  casse-croûte,  fai- 
seur de  mariages,  entremet- 
teur. 

k(isinu:(yào,  casse-museau , 
sorte  d'échaudé. 

kasô,  couteau  à  châtrer. 

kûsdte,  casser  menu. 

kasô  d  sukr,  morceau  de 
sucre.  Cf.  pxcr. 


I 


M 

kastiy,  groseille  à  grappes  ; 
le  mot  groseille  désigne 
exclusivement  la  groseille  à 
maquereaux;  —  au  figuré, 
noise,  altercation,  querelle, 
dispute  :  £er€e  kastiy  ;  — 
castine,  pierre  calcaire,  d'un 
gris  blanchcâtre,  qui,  mêlée 
avec  le  minerai  de  fer,  en 
facilite  la  fusion. 

kastiye,  groseillier  à  grap- 
pes. 

kastànad,  cassonade. 

kastorin,  chambre  de  sû- 
reté. 

kastrôl,  casserole. 

kastu,  kastity,  chambre  de 
sûreté,  violon  :  met  à  kastu, 
ô  kastu.  Cf.  kastorin. 

kaswé,  f.  pi.,  les  deux  cô- 
tés d'une  charrette  (Saint- 
Pierre-des-Landes).  Cf.  ridel, 
hè\. 

kasyâo,  casseau,  caisse  de 
blanchisseuse  (Pail).  Cf. 
kards. 

katakwè,  m.,  queue. 

katâo,  femme  de  mau- 
vaises mœurs,  catin  ;  — 
poupée  en  mauvais  état 
(Craonnais). 


kat  281 

katapyàm,  cataplasme. 

katarn,  fragile,  difficile  à 
conserver.  Cf.  katerœ. 

katéeèni,  kateeim,  katesis, 
catéchisme. 

katér,  m.,  catarrhe;  — 
maladie  quelconque;  — con- 
vulsions des  enfants  (Mon- 
tourtier).  Cf.  viâo  d  elà. 

katerœ,  katern,  fragile, 
difficile  à  conserver  ;  — 
dangereux,  aléatoire  :  le  jval 
s  et  œn  uiarfàdii  bè  katerœ^. 
Cf.  gàdiyœ. 

katêye,  côtoyer. 

katè,  catin,  poupée. 

katine,  soigner  attentive- 
ment et  déUcatement  (quel- 
qu'un); —  se  katine,  se  blot- 
tir. 

kati(j-\  quatir,  caresser, 
traiter  avec  grand  soin  ;  —  se 
katiÇr),  se  presser  contre 
quelqu'un  ou  quelque 
chose  avec  l'intention  de  se 
cacher  ou  de  s'abriter. 

katlan,  katlen,  katolèn, 
gilet  tricoté  que  les  paysans 
mettent  pour  se  préserver 
du  froid  (Montaudin);  — 
couverture  de  lit    en   laine 


282 


èav 


(xMontourtier,  Ernée,   Lan- 
divy). 

katô,  fille  de  mauvaise  vie  : 
e  fè  la  katô;  —  vieille 
femme  laide  et  mal  vêtue. 

kain'  ta  dé  pcr  de  Dyâoin, 
quatre-temps  d'automne. 

katii,  tout  objet  dont  on 
ne  peut  se  rappeler  le  nom. 

k  a  tu  la,  sobriquet  donné 
aux  employés  de  l'octroi 
qui  souvent  demandent  : 
qu'as-tu  là  ? 

katiirnwer,  échalier  à 
gauche.  Voir  kayet. 

kav,  cave,  trou  fait  en 
terre,  fosse;  —  endroit  pro- 
fond dans  un  cours  d'eau; 
—  Les  Caves,  nom  de  lieu. 

Isava,  m.,  suie  durcie. 

kavalri,  cavalerie,  l'en- 
semble des  chevaux  d'une 
ferme. 

kave,  dupe,  attrapé,  en- 
foncé. 

kavé,  f.,  vipérine,  Echium 
vulgare. 

Isave,   claver,    verrouiller. 

^avlé,  clavelée  ;  —  vipé- 
rine. 


kai 

kavrœ,  m  ,  tarière  (Lan- 
divy). 

kay,  caille,  de  couleur  pie. 

kay,  f.  pi.,  caillebottes, 
lait  caillé  coupé  par  mor- 
ceaux, que  l'on  sert  dans 
du  lait  doux,  et  saupoudré 
de  sucre. 

kaxbôte,  commencer  à  cail- 
ler. 

kaye,  pommelé  :  œ  sycJ 
kaye. 

kaycl ,  f . ,  caille- lait,  Ga- 
lium  cruciatum  ;  —  herbe 
drue  et  fournie  que  l'on 
trouve  dans  les  prés  (Medi- 
cago  lupulina);  —  échalier 
à  droite. 

kay  le,  caille-lait,  Gallium 
cruciatum  et  espèces  voi- 
sines. 

knyà,  caillou;  —  reste  de 
bouillie  attachée  au  fond  du 
poêlon  ;  —  caille-lait. 

kayàt?,  fromage  blanc. 

kayr,  cuire.  Cf.  Irr. 

kayii,  caillou,  callosité 
des  mains  et  des  pieds  ;  — 
faïence  fabriquée  A  Saint- 
Denis-d'Orques  (Sarthe). 

ka:{ak,  oie  femelle. 


kàe 

ka^jmà,  quasiment,  pres- 
que, à  peu  près. 

kà,  clan,  petite  porte  à 
claire-voie  pour  le  passage 
des  hommes  et  des  ani- 
maux mais  non  des  voi- 
tures; —  contr'huis.  Cf. 
kôtribi, 

kabè,  combien  :  kâbê  k  5 
et  i?  Cf.  kôbè. 

kâbrà,  cahot  d'une  voi- 
ture (Pail). 

kàbu:(,  cambuse,  roulotte, 
voiture  de  saltimbanque  ; 
—  chaumière. 

kàbu:(ye,  cambusier  ;  — 
habitant  d'une  roulotte. 

kàbwé,  m.,  cambouis 
(Saint-Thomas). 

kàe,  Festuca  caerulea.  Cf. 
gê€. 

kàe,  clenche,  f.,  espèce  de 
loquet  qu'on  ouvre  en  ap- 
pu3^ant  le  pouce  sur  la  par- 
tie extérieure.  Cf.  piisye;  — 
verrou  de  bois  ;  —  crochet 
de  fer  pour  attacher  le  seau 
au  bout  de  la  corde  à  puits. 

kàeè,  clencher,  fermer 
une  porte  en  dedans  avec 
un  verrou  de  bois. 


kàt  283 

kàeè,  petit  verrou. 

kàfwin,  f.,  chaumière 
(Gorron,  Bais). 

kâqren,  gangrène. 

kàgrenu,  dont  les  blessures 
se  gangrènent  facilement. 

hàkala,  quante  y  a  là  ?, 
question  que  l'on  pose  quand 
on  joue  à  faire  deviner  com- 
bien on  tient  d'objets  dans 
la  main  fermée. 

kàkr,  cancre,  dur,  intense, 
vif  :  œ  fre  kàkr. 

kàp,  femme  qui  boite. 

kàpan,  f,,  campane,  clo- 
chette que  l'on  met  au  cou 
des  chevaux  (Jublains). 

kàpe,  boiter. 

kàpè,  in,  clampin,  boiteux, 
clopin,  écloppé  ;  —  musard, 
fainéant,  paresseux. 

kàpen,  campagne. 

kàpine,  boiter,  clampiner  : 
/  s  n  aie  kàpè  kàpinà  ;  —  au 
figuré,  travailler  lentement, 
avec  indolence. 

kàpir,  f.,  pomme  de  terre. 

kàtè ,  avec;  —  s  ku£e 
kàt  le  pul ,  se  coucher  de 
bonne  heure.   Cf.  kôtè,  à. 


284  hûn 

Si  v'  voulez  venir  quante  nous. 
(Pastorale  6.) 

hàlc,  chanter,  braire;  —  s 
kàte,  se  pencher.    Cf.  akàte. 

kàt  e  hà,  du  même  coup, 
en  même  temps  ;  —  au  fur 
et  à  mesure. 

hè ,  explétif,  après  sa. 
(Voir  sak)  ;  —  après  kà,  hè  : 
a  hc  h  tu  pas;  —  après  dô  : 
la  panré  dô  k^  j  y  à  doni  la 
tneké  ;  —  comment  :  kè  j pnvô 
H  nàpéee  sa  ?  ;  —  k  è  m  di, 
k  è  m  a  di,  à.  ce  qu'elle  me 
dit,  me  dit-elle. 

h'iâo,  kèlô,  gratin  de  la 
bouillie  (Landivy);  —  pom- 
mé (Château-Gontier).  Cf. 
kalô. 

kènà,  quenas,  petit  enfant. 

kènào,  penaud  ébahi. 

kénay ,  knay ,  pi.,  que- 
nailles,  enfonts.  Cf.  garsay  ; 
—   tenailles. 

kénayô,  enfant. 

kéne,  enfants. 

Mère  o  syens  qu'nez. 

ms.  16 

kânc,  caneton,  jeune  ca- 
nard. 


ki'n 

kt^nél,ktiel,  quenelle,  f^uis- 
set  (Saint-Thomas)  ;  — 
chantepleure  (Château-Gon- 
tier). 

h'nêt ,  jeune  cane;  — 
ccuelle  (Ernée). 

ki^ni,  canif.  Cf.  (;t^/;/. 

kùnikè,  fromage  à  la 
crème,  lait  battu  (Pail). 

kùuiyc,  f.,  grande  bande 
(d'enfants)  (Pail)  ;  —  Lem- 
na.  Cf.  kaniyê. 

kènô  {reste  a),  rester  coi. 

kânà ,  mesure  de  capacité 
de  25  litres;  —  son  con- 
tenu (Saint- Aubin -Fosse- 
Louvain). 

kôfiol ,  quenolle,  pomme 
d'Adam  (Pail).  Cf.  ^t'nol. 

kt')iot,  dent  d'enfant.  Cf. 
kakô. 

k('iio\,  quenouille  ;  —  co- 
lonne qui  supporte  la  carrée 
des  anciens  lits. 

ktnoyé,  quenouillée,  que- 
nouille; —  arbre  fruitier 
taillé  en  pyramide. 

kènô,  canon. 

kûnsô,  caleçon  ;  —  cres- 
son. 

kî'iiiif,  lucarne. 


kèr 

kêrœr,  crieur. 

kérele,  gronder,  répriman- 
der. Cf.  dispœte. 

kèrkè,  chrétien. 

kèrmayer,  crémaillère. 

kénnayone,  crémaillonner, 
remuer  la  crémaillère;  — 
secouer  fortement  (une 
porte  pour  se  la  fliire  ou- 
vrir) (Mayenne). 

kènnayô,  crémaillon,  pe- 
tit enfant. 

kernel,  crénelle,  robinet 
en  bois;  —  crénelle,  cylindre 
en  bois  évidé  sur  lequel  on 
enroule  le  fil  ou  le  coton. 
Voir  €àtlè. 

kérnele,  creneller,  faire  un 
bruit  comme  la  crénelle  qui 
tourne  :  tmi^:  dô  td  né;  via 
œn  dèmyœr   k  tu  kernel. 

kérnâo,  créneau  ;  —  par- 
tie réservée  aux  veaux  de 
lait  dans  l'étable  (Château- 
Gontier);  —  vieux  vase 
brisé. 

kèrpyào,  le  plus  petit  oi- 
seau d'une  couvée  :  ta,  mô 
gà,  tu  va  ave  l  kérpyâo,  pas  kè 
tu  n  a  pa  môte  dà  l  àb,  ma  j 
va   ave  l  pu  dru   (Montau- 


kêr  285 

din);  —  enfant  chétif.  Cf. 
hrp,  mi:Q'en. 

kèrsel,  crécelle,  clisse  ser- 
vant à  faire  égoutter  les  fro- 
mages. 

kèrsiÇr) ,  presser ,  serrer 
(quelqu'un);  —  se  resser- 
rer, se  ratatiner,  geler;  — 
crever,   mourir. 

kc^rsô,  cresson. 

kérte  (5),  se  creter,  s'ha- 
biller avec  recherche;  — 
se  pavaner  (Pail). 

kèrte,  bien  campé;  — 
propre,  bien  vêtu  :  et  è  bè 
kèrté!  (Cossé). 

kèrti,  couvert  de  vermine 
(Cossé).  Cf.  gérti. 

kèrtye,  chrétien.  Cf.  kèrkl. 

kèrvasô,  crevasson,  ani- 
mal qui   dépérit.  Cf.  kèrvô. 

kérvat,  cravate. 

kérve,  crever. 

kérvéxp,  crevaison,  mort 
(d'un  animal)  :  //  a  opère  sa 
kérvi'iô. 

kèrvô,  crevot,  gourmand; 
—  crevasson. 

kériueyer,  crouière ,  pie- 
grièche.  Cf.  pi  krweyer. 


286  hi- 

kèriva ,  cruau ,  sorte  de 
hinde  (Landivy). 

kèryatiii,  créature,  jeune 
fille,  souvent  pris  en  mau- 
vaise part. 

kèryà,  glissant. 

kèrye,  pleurer  en  criant; 
—  glisser. 

kèryn,  crieur,  criard. 

kèr:{iyone,  grésillonner. 

kèlc,  fromage  puant. 

kùto)ie,  quetonner,  bé- 
gayer. Cf.  aktone  ;  —  mar- 
cher à  petits  pas. 

kètô,  bègue  (Pail). 

kêtu,  f.,    cuiller  (Ernée). 

kétît,  quetou,  pommé,  mar- 
melade de  pommes  (Châ- 
teau-Gontier).  Cf.  kéldo. 

kèyâo,  grattin  de  la  bouil- 
lie (Landivy).  Cf.  kèlâo. 

kœ,  ^œ  :  kœ  d  alen,  queue 
d'alêne,  mésange  à  longue 
queue  (Montenay);  —  Jjé 
d  pwâl,  mésange  à  longue 
queue;  —  bergeronnette 
(Saint-Thomas);  —  têtard 
de  grenouille  (La  Dorée). 
Cf.  kabù€\  —  kœ  de  rnar, 
Achillea    millcfolium      (La 


Dorée)  ;  —  fer  la  kd' ,  déro- 
ber. 

kâ-,  clos  (Saint-Pierre-des- 
Landcs). 

Ijà',  f.,  clé  (La  Dorée). 

JçiV,  quel,  quelle  :  ^œ  mate! 
pas  possible  !  ;  —  coup. 

kœde,  couvrir  (en  parlant 
du  mâle)  :  s  et  œ  miuâ  jâ,  j 
é  yu  bào  l  met  su  la  pirôt,  i  u 
vyœ  piuè  kœde. 

kœdr,  kœdr,  f.,  coudrier, 
coudre,  noisetier  (Lar- 
champ).  La  baguette  divi- 
natoire pour  découvrir  les 
sources  et  les  trésors  est  en 
coudrier.  Elle  a  la  forme 
d'un  V;  les  deux  branches 
ont  une  lono;ueur  d'environ 
I)  centimètres.  Pour  s'en 
servir,  on  place  à  chaque 
bout  de  la  fourche  l'index 
de  chaque  main  et  on  la  tient 
suspendue  de  façon  que  le 
nœud  soit  dirigé  en  bas.  Le 
nœud  est  attiré  vers  le  point 
où  est  la  source  ou  le  trésor 
comme  le  fer  est  attiré  par 
l'aimant  (Dr.  L.). 

kœk,  queuque,  quelque  : 
kœkœ,  quelqu'un,  quelques- 


i 


uns  ;  kœk  ^ut^,  kœk  ptit  m^, 
quelque  chose;  kœkfè,  quel- 
quefois. 

kœkay  va.,  noix  (Pail). 

kœkdo,  kœtyâo,  cloteau, 
morceau  de  jardin,  petit 
enclos  auprès  d'une  maison; 
—  Le  Cloteau,  nom  de  lieu. 

kœlè,  petit  agneau  (Saint- 
Aubin-du-Désert) . 

kœn ,  canne ,  bâton  ;  — 
cane  (femelle  du    canard). 

kœr,  cœur  :  dône  du  kœr, 
donner  du  courage. 

kœré,  curé. 

kœréj,  curage,  Polygonum 
persicaria  ou  hydropiper. 

kœru,  cœuru,  qui  a  du 
cœur  au  travail  :  i  n  e  jiue 
kœru  ô  traval. 

kœryœ,  kœryœ,  curieux, 
soigneux,  amateur  :  kœryœ 
pur  le  bestyal  ;  //  e  kœryœ  d 
pyàte  du  bwa  su  le  hà . 

kœryô:{ité,  curiosité,  spec- 
table  forain, 

kœse,  se  plaindre,  gémir. 
Cf.  kuse. 

kœsè,  petit  verger  (Vil- 
laines-la-Juhel). 


ké:;;^  287 

kœsô,  tierçon,  mesure 
pour  liquides. 

kœt  :  kœt  eu7^,  quelque 
chose  ;  kœt  je,   quelquefois. 

kœt,  côte  (Montaudin)  : 
kœt  a  kœt,  côte  à  côte  :  / 
marée  kœt  a  kœt  kom  dé 
hœ  lye;  —  couette  :  kœt  piuèt, 
courtepointe. 

kœtà,  kœte,  côté  :  i  va  d 
kœte  kom  œ  eyl  ki  va  a  vépr. 

kœti,  coutil. 

kœve,  fermer  à  clé  (Saint- 
Thomas).  Cf.  Içave. 

kà'vrô,  chevron. 

kœyè,  f.,  cuiller. 

kœyri,  f . ,  cueillette,  ré- 
colte. 

kœyn,  cueilleur. 

kœ^,  cousin. 

kœ:{ine,  cousiner. 

kœ^ri,  f.,  closerie,  petite 
exploitation  rurale,  qui  ne 
possède  pas  de  bœufs,  mais 
simplement  des  vaches. 

kd'iyAo,  closeau,  clos,  pe- 
tit verger  ou  champ  atte- 
nant à  la  maison.  Cf.  kœsè. 

kœiye,  closier,  celui  qui 
fait  valoir  une  closerie;  — 
garde,  gardien. 


288 


hém 


ké,  quel,  quoi  :  /.r  /.■  /  c) 
ili  ?  ;  kc  h  s  c  clô  k  sa  ? 

Margot,  si  tu  voiilas  m'cnier 
J'ai  cinq  arpents  de  terre 
Et  un  biau  lit  dans  quei  coucher 
De  droguet  d'Angleterre. 

(Ronde.) 

quelque  chose  :  œ  pti  kè,  un 
peu,  guère  ;  —  œ  vyœ  kè,  une 
vieillerie;  —  œ  bô  kè,  dû  kè 
hô.  Cf.  kà,  je,  dèkè. 

lie,  -t,  cuit,  -e. 

ké,  m.,  cuir. 

ké,  f. ,  clef.  Cf.  kà'. 

kè,  clos  (Montaudin).  Ct. 

k(i- 

lé  Ir ,  cri  pour  appeler 
les  porcs. 

ké€e,  cacher, 

^éd,  tiède. 

^édiÇi),  tiédir. 

kèj,  cage. 

kémà,  quémandeur,  men- 
diant. 

kémà,  comment. 

kèmàde,  gueuser,  men- 
dier. 

kémàse,  commencer.  Cf. 
km  à  se. 


ké, 
kéiiiod,      commode.      Cf. 

klHÔd. 

kèiic,  se  plaindre,  geindre. 

keuào,  queniau,  entant  : 
el  tè  la  ô  tu  se  keyâo;  —  é  tu 
pa  iiic  kenâo  ! 

kènar,  petit  fourneau  en 
tonte  (Villaines-la-Juhel). 

kènarde,  se  livrer  à  la  pa- 
resse. Cf.  akanarde. 

kènardye,  paresseux,  vau- 
rien. 

kènà,  fainéant,  paresseux. 

ker,  a.,  clair  :  tut  a  keÇr'), 
clairement;  b?n  a  ker,  dis- 
tinctement. 

kèr,  m.,  clair,  sonnette  ou 
grelot  attaché  au  cou  des 
bêtes  qu'on  met  à  paître 
dans  les  bois;  —  bouillon 
de  la  soupe  (Ambrières, 
Saint-Aubin). 

Jser,  ker,  cuire.  Dicton  : 
/  /•///■  k  5  kre  ker,  l  fur  ee, 
le  jour  qu'on  croit  cuire,  le 
four  chet  (arrondissement 
de  Laval)  ;  —  quérir,  cher- 
cher. 

kérâopé,  t.,  chose  gâtée, 
viande  corrompue  (Saint- 
'  Thomas). 


hér 

Ijerbasè,  clairbassin,  v?se 
de  nuit  plat  à  T usage  des 
personnes  alitées. 

kéré,  f.,  mauvaise  viande; 
—  état  maladif  de  l'homme 
ou  de  l'animal  ;  —  enfant 
ou  animal  malingre  :  kœ  piiv 
ptit  kéré;  vnt  icikré  kéré  d 
vae. 

kérémoni,  kérimoni,  f.  Les 
prêtres  seuls  pouvaient  lan- 
cer la  kérémoni  contre  quel- 
qu'un. Celui-ci,  alors,  pen- 
dant le  jour  était  transformé 
en  crottin  ou  en  bouse  ; 
mais  le  soir,  au  pardon 
sonnant,  il  se  changeait  en 
mouton,  en  bouc,  en  pou- 
lain, parfois  en  porc  et  ne 
quittait  cette  forme  que  le 
lendemain  matin  au  son  de 
l'Angélus.  Les  gens  atteints 
par  la  kérémoni  souffraient 
beaucoup  et  poussaient  des 
plaintes  effroyables.  Ils  fré- 
quentaient surtout  les  cime- 
tières, les  carrefours  où 
étaient  placées  des  croix  ou 
des  statuettes,  les  abords  des 
églises  et  des  chapelles.  Ils 
couraient  comme  le  vent  et 

G.  DûTTix.  —  Glossaire. 


liés  289 

étaient  invulnérables,  sauf 
au  front.  Si,  en  les  frappant 
au  front,  on  faisait  jaillir  une 
goutte  de  sang,  ils  redeve- 
naient hommes  aussitôt 
(Pi.);  —  kiiri  la  kérémoni, 
courir  le  garou;  —  moni- 
toire,  remontrance  publique. 
kerom,  claironner,  sonner; 

—  faire  du  bruit  avec  un 
vase  de  métal  ;  —  espion- 
ner :  i  sô  tiijii  la  a  kerone 
s  k  Ô  di  (Bais). 

kerô,  clairon;  —  sonnette; 

—  espion. 

kerp ,  f.  ,  le  plus  petit 
oiseau  d'une  couvée;  — 
enfant   chétif.    Cf.   kèrpyâo. 

kerpu,  qui  a  les  angles 
aigus. 

kerpwe,  tiers-point  pour 
affûter  les  scies. 

kers,  f.,  tierce,  fût  conte- 
nant une  barrique  et  demie  : 
t  a  la  œn  bon  kers,  kar  el  et 
an  àgre  d  yâo  d  vi. 

kerté,  clairté,  clarté. 

kéru  (bye),  blé  mal  nourri 
(Chcâteau-Gontier). 

ke5,  cuisse. 

kèsà,  épizootie. 

19 


290  h^c 

kêsl,  f.,  diarrhée. 

kcsli',  [.,  grande  peur. 

ki'syer,  cuissièrc,  bande  de 
pantalon, 

^V/, cuisse;  —  lèv  la  Içèt, 
surnom  d'une  auberge  de 
LandivN".  Ct.  Irs. 

hti,  pas  :  y  u  à  là  Irl,  je 
n'entends  pas  (Saint-Pierre- 
des-Landes,  Mayenne). 

Irte,  quêter,  mendier. 

fe7/(/),  chétif,  faible  (G.). 

kètye,  quètier,  homme  qui 
se  mêle  de  tout  et  notam- 
ment de  s'entremettre  pour 
des  mariages.    Cf.    kolihar. 

Jievè,  que  vois-je  !  tiens  ! 
pas  possible  !  (Craon). 

kêyà,  fainéant;  — poltron. 

kéyi,  cueilli,  ratatiné,  ra- 
massé non  mûr  (fruit). 

kèyi{i),  cueillir,  arracher 
(le  lin  ouïe  chanvre  mûr). 

kéyô,  m. ,  gratin  de  la 
bouillie,  bouillie. 

kèyri,  f.,  cueillette  du  lin. 

]îc,  ^èn,  tien,  tienne. 

^èhô,  tiensbon,  farine  de 
fèves    (Château-Gontier). 

JçUe,  clencher,  fermer 
(la  porte). 


kin 

Içcdr,  tiendre,  tenir  :  ;V  ;/ 
li?  pa  d  li,  je  ne  dépens  pas 
de  lui. 

kèkâo,  quinteau,  blé  noir 
dressé  en  petites  pyramides  ; 
—  gerbes  mises  en  croix 
par  13  (Gorron,  Ampoigné) 
ou  amoncelées  par  5  (Lan- 
divy). 

kckayœ,  qu incailler.  Cf. 
trèkaye. 

kcii,  cane. 

kèiisd,  caleçon.  Cf.  kansô. 

kii,  quinte,  accès  (en  gé- 
néral) ;  —  caprice. 

/•/,  qui  ;  —  ki  ki,  qui  est- 
ce  qui,  qui  est-ce  qui  :  ki 
ki  t  a  di  sa  ?  ;  —  ki  s  àtà, 
qui  s'entend,  c'est-à-dire, 
je  veux  dire;  —  a  ki  srô  le 
pu  h\âo,  à  qui  seront  les  plus 
beaux,  les  plus  beaux  du 
monde;  —  explétif  après 
sa  :  sa  Je  t;  bao.  Cf.  kè. 

kiki,  porc  (terme  enfan- 
tin). 

kiiiaha,  salutation,  révé- 
rence. 

kinâode,  quinauder,  jouer 
un  tour,  une  malice  à  quel- 
qu'un. 


Ut 

kimô,  petit  clou  à  tête 
plate  (Chàteau-Gontier).  Cf. 
giinjersô. 

kin ,  f. ,  guignon ,  gros 
morceau  de  pain. 

kine,  pencher  d'un  côté. 

kinô,  gros  morceau  de 
pain  (Landivy).  Cf.  kalô, 
einô;  —  tas  de  gerbes  ter- 
miné en  pointe,  dans  un 
champ  (Villaines-la-Juhel). 

kis,  clayon,  éclisse,  la- 
nière de  bois  mince  pour 
faire  des  paniers  (Saint-Au- 
bin-du-Désert). 

hise,  éclisser,  garnir  d'é- 
clisses  un  panier. 

lîisiêr,  cly stère. 

kit,  guet  :  fér  le  kit  (Pail). 

htàs,  verre  de  vin  ou 
d'eau-de-vie  donné  par  le 
marchand  au  client  après  le 
marché  fait.  Dans  les  cam- 
pagnes de  la  Mayenne  et  à 
Laval,  le  verre  d'eau-de-vie 
est  souvent  réclamé  par 
l'acheteur  campagnard  au 
marchand  de  nouveautés  qui 
vient  de  lui  vendre  quelque 
étoffe. 

kite,  quitter,  sortir. 


hnà  291 

kl-.  Voyez  k. 

klèkay,  clincaille,  quin- 
caillerie ;  —  pièce  de  mon- 
naie. 

klèkaye,  clincailler,  quin- 
cailler. 

kli€,  klis,  dévoiement, 
diarrhée.  Cf.  kest. 

klok,  cloche,  ampoule. 

kloke,  glousser. 

kiopar,  boiteux.  Cf.  ko€ar. 

klôpe,  clopiner,  clocher, 
boiter. 

klose,  glousser,  se  dit  des 
poules  qui  appellent  leurs 
petits  (Bierné). 

khi,  clos  de  vigne  (Bier- 
né); Le  D.,  p.  204. 

kinâ,  hnà  kè,  comment  : 
hnà  k  tu  t  apél  dô  te,  com- 
ment t'appelles -tu  donc 
toi  ?  ;  hnà  kè  v  v^  apU  dô  vîi, 
comment  vous  appelez -vous 
donc  vous  ?  Cf.  kénià. 

hnàdœ,  quémandeur, 
mendiant.  Cf.  kémà  ;  —  qui 
commande. 

hnàde,  commander  :  sa 
■vu  kmàde,  sa  v  hnàde,  for- 
mule de  politesse.  Cf. 
kéniâde. 


292  l'ô 

kiiii'ninià, commAndcmcnt. 

kniâse,  commencer.  Cf.  ké- 
màsc. 

kmàsmà,  commencement. 

kmod,  commode.  Cf.  /i<''- 
mod. 

hnodité,  s.,  commodité; 
—  pi.,  lieux  d'aisance. 

hô,  coup,  terme  de  jeu 
de  canette  ;  hô  eap  :  si  la  ca- 
nette échappe  à  celui  qui- 
joue  et  s'il  peut  dire  ko  eap 
ou  kod  €ap  avant  les  autres 
joueurs,  il  a  le  droit  de  re- 
commencer; kûtâe;  ko  fors; 
ko  groy  ;  ko  :{on;  kol  tu,  en- 
lever les  obstacles  qui  em- 
pêchent de  couler  les  billes 
au  jeu  de  bèd  (Landivy)  ;  — 
coq  :  ko  byà,  homme  impuis- 
sant. Voir  gàr;  —  ko  fœyu, 
mets  ima2;inaire.  On  dit 
aux  enfants  qui  ne  veulent 
pas  manger  :  /  va  t  dune  de 
ko  fœyu,  de  papiyô  rnti  e  de  re 
tu  nœ;  —  corps. 

ko,  interjection  de  sur- 
prise :  ^ô,  tu  m  bèrn  ;  —  cri 
du  bouvier  pour  appeler  ses 
animaux  (Andouillé)  ;  /ai, 
^ô,  se  dit  à  une  vache  pour 


ko£ 

lui  fliire  rebrousser  chemin. 
Cf.  su. 

^ô,  clos,  petite  barrière; 
—  enclos  dans  une  étable 
à  brebis  (Pail);  —  petit 
coin. 

Jiô,  a.,  clos;  —  éclos. 

kàban,  femme  lente  et 
ennuyeuse. 

kobèe,  bident  recourbé 
pour  travailler  la  terre, 
jardinière;  —  quelquefois 
petite  bêche. 

kobé€e,  travailler  la  terre 
avec  la  cobèche  ;  —  bêcher 
une  seconde  fois  superficiel- 
lement (Villaines-la-Juhel). 

kobinet,  petite  kobêe. 

ko€,  {.,  entaille,  en  parti- 
culier marque  que  l'on  tait 
sur  une  taille  pour  tenir  le 
compte  du  pain;  —  truie 
(Landivy). 

kd€,  cloche. 

ko€ar,   clochard,   boiteux. 

koee,  cocher,  faire  une 
coche,  un  entaille  sur  un 
morceau  de  bois. 

kàee,  n.,   clocher. 

^oee,  V.  boiter. 

kceè,   Cochet,    salsifis   des 


prés  (Tragopogon  pratensis) 
(Andouillé);  —  rhinanthe, 
crête  de  coq;  —  chaume 
mélangé  de  trèfle  restant 
dans  les  champs  après  la 
moisson  (Landivy). 

hàeèn,  m.  cochêne,  boule 
de  neige;  Viburnum  opulus 
(Vaiges). 

}iO€et,  clochette;  —  clo- 
chette (Galanthus  nivalis). 
Cf.  poriyô  d  eàdlœr,  €àdhirct. 

kà^lé,  cochelet,  Melam- 
pyrum  pratense  (Chcâteau- 
Gontier). 

ko£lè,  cochelin,  nom  que 
l'on  donne  dans  le  nord  du 
département  au  cadeau  fait 
aux  nouveaux  mariés  par 
ceux  qu'ils  ont  invités  à  leur 
noce;  dans  le  sud,  ce  mot 
désigne  aussi  les  cadeaux 
faits  au  filleul  par  ses  par- 
rain et  marraine. 

kô^nay,  piloselle,  Hiera- 
cium  pilosella  (Gorron). 

kdednay,  cochonnaille, 
chair  de  porc  préparée  et 
vendue  par  le  charcutier. 

kofô)iik,  malpropre,    sale. 


koj  293 

ko  fœyii,  coq  feuillu  (mets 
imaginaire). 

kofe,  frapper. 

kofê,  cofin,  étui  plein 
d'eau  où  est  la  pierre  à 
aiguiser  du  faucheur  (Pail). 
Cf.  hosyâo. 

kofiÇr),  rendre  difforme  ; 
—  écraser,  froisser,  friper  : 
el  a  Ui  hofi  sa  rob;  —  bossuer 
(Saint- Aubin -du -Désert)  : 
tô  bâo  eapyâ  e  tu  kofi. 

hofisœr,  chiffonnage  en 
parlant  du  linge,  bosse, 
creux  fait  à  un  vase,  à  un 
plat  en  métal. 

kofismà,  action  de  hfi. 

hofrareeœr,    cofrarecheurs 
(Arch.    de   la  Mayenne,    B 
3118,    fol.    75    v°).     Voir 
frarà€. 

kofrê^œr ,  cofrescheur 

(Arch.    de   la   Mayenne,   B 
3  118,  fol.  89  v°). 

kofye,  cofiier,  écraser, 
froisser.  Cf.  kojir. 

kofyéj,  action  de  kojï(r). 

koc;nar,  kognô,  ventre. 

koje,  forcer,  faire  consen- 
tir (Ernée,  Montaudin)  :  niô 
pér  n  vyœ  pur  ké  j  nié  marij, 


294  ^'"^' 

me  j  sorô  bè  !  hoje  ;  —  s  koje, 
se  résigner  par   nécessité  :  / 
H  pœ  5  koje  a  mu  ri. 
kàk,  toc. 

kok  :  kok  a  I  evà,  coque  à 
l'évent ,  femme  évaporée  ; 
—  ave  tv  pœ  cl  kok  a  l  evà, 
avoir  une  pointe  d'ivresse. 
koJsà(o),  coqueau,  noyau 
(  Saint -Aubin  -  Fosse -Lou- 
vain). 

koka{r),  vieillard  qui  fait 
le  galant,  le  conteur  de  sor- 
nettes, niais;  — œuf  (terme 
enfantin)  ;  —  grain  mal 
venu  dans  lequel  il  n'}^  a 
que  du  son,  de  la  coque. 

kokarde,  crier  comme  un 
coq. 

kokase,  dire  des  choses 
plaisantes,  ridicules,  co- 
casses. 

kokasri,  f.  pi.,  choses  co- 
casses, ridicules. 

kokasye,  marchand  d'œufs, 
de  volailles  et  de  gibier.  Cf. 
kokonye. 

kokàtr  :  vwe  kokâtr,  voix 
de  fausset. 

kokntye,  marchand  d'œufs. 
Cf.  kokoiye. 


kok 

kokàlè,  kokàtin,  cotentin, 
cotentine. 

koke,  heurter  (Montjean)  : 
i  5  50  koke  tu  dœ;  —  faire  coc 
comme  un  objet  qu'on 
heurte. 

kôke,  closser,  glousser, 
se  dit  d'une  poule  qui  couve 
ou  qui  appelle  ses  petits. 

kokiy,  copeaux  sortis  du 
rabot. 

kokiyar,  marchand  d'œufs, 
de  volailles  (Chàteau-Gon- 
tier).  Cf.  kokonye,  kokatye, 
kokotye. 

kokinéj,  m.,  coquinerie. 
kokmcl,  légère  tumeur  à 
la  tète  causée  par  un  coup; 
—  champignon  comestible. 
kokonye,  coconnier,  mar- 
chand d'œufs,  de  volailles 
et  de  gibier  qui  parcourt  les 
fermes  et  les  villages  pour 
s'approvisionner  de  ces  mar- 
chandises. 

kôkôt,  poule  (mot  d'en- 
fant) ;  —  mal  d'yeux. 

kokoiye,  marchand  d'œufs, 
de  volailles,  de  gibier.  Cf. 
kokatye,  kokonye;  —  coque- 
tier. 


kdk 

koksigrol,  Phy salis  Alke- 
kengi  :  màje  de  koksigrol  e  de 
papiyô  rôti,  vivre  d'amour  et 
d'eau  claire;  —  bagatelle 
(Mayenne). 

koksignt,  L,  bugrane  puan- 
te; —  plaisanterie  qu'on  fait 
pour  répondre  à  une  ques- 
tion indiscrète. 

koktyào,  noyau.  Cf.  koJsào. 

kôkii,  petit  oiseau  pondu 
ou  éclos  le  dernier  de  sa 
couvée.  Cf.  kotivâo. 

kàkn ,     coucou     (oiseau) 

A  la  Mi-Mars 
L'  cocon  s'  cach'  dans  l's  épinards 

A  la  Malquesse 
Cocon  est  mort  s'i  n'  prêche. 

(Pi.);  —  coucou,  Primula 
officinalis,  plante  très  com- 
mune dans  les  arrondisse- 
ments de  Laval  et  de  Ciiâ- 
teau-Gontier;  elle  est  peu 
répandue  dans  l'arrondisse- 
ment de  Mayenne.  Les  en- 
fants en  font  des  balles  à 
jouer  en  réunissant  les  fleurs 
au  moyen  d'un  gros  fil  ; 
—  vieux  garçon  coureur 
(injure). 


kol 


295 


kokibâo,  dernier  né,  en  par- 
lant des  petits  oiseaux  ou 
des  enfants  (Mayenne).  Cf. 
biuî\ô,  kôku. 

kol,  colle,  long  morceau 
de  bois  rond  ou  longue 
perche  dont  on  se  sert  pour 
serrer  la  vis  d'un  pressoir  à 
cidre. 

koJà,  corbeau  ;  —  colas, 
hébété  :  //  e  la  koin  œ  kola 
(Château-Gontier). 

kàlàj,  collège. 

kàle,  coller,  tromper, 
attraper. 

kàlére,  colérer,  se  mettre 
en  colère. 

Kolè,  Colin,  Nicolas. 

kolè  fumél.  Colin-femelle, 
petit  garçon  qui  aime  les 
jeux  de  petite  fille;  homme 
qui  se  livre  à  des  travaux 
de  femme.  Cf.  nianet. 

kàle  iàpô.  Colin-tampon, 
homme  qui  touche  à  tout, 
qui  s'occupe  de  la  cuisine  et 
des  détails  du  ménage. 

kolfi€et,  {.,  culbute.  Cf. 
kupersé. 

kolibar,  celui  qui  se  mêle 


296  kôni 

de  mariages  (Ernée,  Lan- 
divy.)  Cf.  hètye. 

kôliiior,  corridor. 

ko! ma,  paresseux. 

koloni  parsyer,  colonie  par- 
tiaire,  exploitation  par  un 
colon  partiaire.  Le  proprié- 
taire et  le  colon  partagent 
tous  les  produits  de  la 
terre.  Le  propriétaire  fournit 
le  bois  pour  la  réparation 
des  instruments  agricoles 
et  entretient  les  bâtiments. 

kdlà,  colon,  fermier  à  co- 
lonie partiaire,  à  moitié. 

kôJpl,  qu'o  le  pain,  ce  qui 
se  mange  avec  le  pain 
(beurre,  lard,  fruits,  etc.). 
D'après  les  usages  ruraux 
de  Laval  et  de  Mayenne,  le 
fermier  ne  doit  que  trem- 
per la  soupe  aux  ouvriers  de 
tous  états  employés  aux 
réparations  et  aux  construc- 
tions de  la  ferme  et  ne  leur 
fournit  pas  le  kôïpè. 

kolrêle  (.$<'),  prendre  sa 
collerette. 

kdin,  comme,  que  :  j  se 
ôsi  be  fér  kàin  im  ;  je  11  se  piul 
ôsi  grâ  koiii  li;   —   kôin   lu, 


kôiii 

extrêmement,  tout  à  fait  : 
//  e  mi\}ô  kàtn  tu  ;  —  kdm  œ 
kœr,  de  tout  cœur. 

kôm,  courbé  irrégulière- 
ment (Saint-Aubin-du-Dé- 
sert)  ;  —  œ  fer  koin . 

kÔDià,  command,  com- 
mandement. 

komàsweÇr),  commençoir 
(terme  de  tissage),  bois  et 
cordes  reliant  le  commence- 
ment de  la  chaîne  à  la  dra- 
poire. 

kônie,  songer,  sans  penser 
à  rien  de  précis. 

komédyè,  comédien,  sal- 
timbanque  quel    qu'il   soit. 

koniers,  commerce,  occu- 
pation, d  ms  un  sens  péjo- 
ratif :  k(V  sapristi  d  komers 
fét  i  à  hào;  —  kotucrs  6  €a, 
commerce  aux  chats,  explo- 
sion d'étincelles  dans  le  feu. 
Cf.  bïOet. 

kàmisyô,  commission,  con- 
venance ;  —  affaire  quel- 
conque, emplettes,  qu'on 
fait  pour  autrui  ou  pour  soi- 
même  :  /  va  aie  à  vil  anû'i 
pur  fér  tîit  me  kàmisyô. 

kômu)i,  terrain  commun. 


kôn 

komiinyâo,  m.  pi.,  terrain 

appartenant  à  la  commune. 

kôn,  corne  (d'un  animal)  ; 

Le  ptit  lu  mas  li  a  montré  les  cônes 
Monsieu  Berton  a  r'culé  pus  d'eune 

[aune. 

(Ronde  populaire.) 

//  a  de  kôn  dé  eyl,  sa  n 
depas  pwl  l  pè  (Landivy)  ;  — 
kôn  de  sèr,  Plantago  corono- 
pus  ;  —  instrument  à  vent. 
A  Thévalles,  près  Laval,  on 
fabrique  des  trompes  en 
terre  cuite  qui  rendent  un 
son  rauque  et  qu'on  appelle 
kôn  de  Téval.  Ces  cornes 
servent  dans  les  fermes  pour 
appeler  à  la  soupe  les  cultiva- 
teurs qui  sont  aux  champs. 
kônar,  qui  a  des  cornes; 

—  cerf-volant,  gros  insecte 
volant  muni  de  deux  pinces; 

—  cornard. 

kônbruee,  gratter  avec  la 
corne. 

kôné,  f.,  plein  une  corne. 

kônè,  cornet  ;  —  gorge, 
gosier,  larynx,  surtout  en 
parlant  des  oiseaux  :  /  kône 
d  l  we,  d  la  kan  ;  —  cou  ;  — 


ko. 


on 


297 


Il  était  une  bique 
Qu'avait  le  cônet  blanc. 

(Ronde.) 

petit  pain  blanc  sans  levain, 
à  six  cornes  (Gorron),  à 
quatre  cornes  (Saint-Denis 
de  Gastines).  C'est  le  régal 
des  fermiers  aux  foires;  — 
Ranunculus  acris  (Andouil- 
lé).  Cf.  kônibâo. 

kône,  parler  dans  un  cor- 
net; —  sonner  de  la  corne; 

—  frapper  de  la  corne. 
kônieé,  larynx  des  oiseaux; 

—  cornet. 

kônifie,  saut  périlleux. 

kôniy ,  kôniyô ,  jacinthe 
sauvage,  Agraphis  nu  tans 
(Larchamp).  Cf.  marmiîô, 
puput  ;  —  kômiy ,  corneille . 

komô,  cresson. 

kômi,  cornu. 

kônibâo,  kônyâo,  gâteau  de 
pâte  jetée  dans  l'eau  bouil- 
lante, fabriqué  dans  les  envi- 
rons de  Gorron;  le  kônyâo  se 
nomme  également  kônè  et 
traviue.  Ce  gâteau  est  fait 
avec  de  la  farine  d'avoine,  de 
l'eau,  du  sel,  et  aussi  quel- 
quefois  du     beurre  et    des 


298 


kon 


œufs;  ce  gâteau,  d'une  pâte 
très  serrée  et  très  blanche, 
est  à  peu  près  grand  comme 
la  main  ;  il  est  formé  de  5  à 
6  cornes  entrecroisées;  il  se 
fabrique  dans  les  environs 
de  Gorron.  Il  est  plus  connu 
dans  l'arrondissement  de 
Mayenne  qu'à  Laval  :  on  ne 
le  voit  guère  dans  cette 
ville  qu'à  la  foire  de  l'Ange- 
vine ; 

Puis  Bonchamps  et  sa  séquelle 
Au  lieu  d'un  large  gâteau 
Porteront  à  la  pucelle 
Chacun  un  grand  cônuau 
De  froment  et  de  blé  nouveau 

Mêlé  d'épice 
Pour  manger  au  beurre  frais 
Que  donront  les  Louvernais. 

(Noël  du  comté  de  Laval.) 

miche  de  Noël.  Cf.  ^àlnè; 
se  dit  aussi  de  l'homme 
qui  donne  cette  miche 
(Mayenne  et  environs)  ;  — 
Ranunculus  acris  (Vaiges). 
kônyâo,  clochettes,  Aqui- 
legia  vulgaris  (Château- 
Gontier);  Ranunculus  ar- 
vensis  (Vaiges);  —  larynx 
des  oiseaux. 


hor 

hônyer,  cornière,  coin  d'un 
champ,  d'un  drap. 

kàfjnià,  cognement,  coups. 

kopi',  le  gros  intestin,  le 
boyau  supérieur  des  rumi- 
nants. 

kopi',  couper. 

kopéréj  {et  <///),  être  du 
baptême. 

kôpi,  coq  qui  a  été  couvé 
par  une  pic. 

kopi,  m.  salive  (Landivy)  : 
/  n  a  pwè  d  £às  à  tu,  i  s  neyrè 
dà  sô  kopi. 

kopinc,  clopiner. 

kopinet,  grivoiseries  (Bal- 
lée). 

kopya,  crachat. 

kopyœ,  copieur,  qui  copie, 
qui  imite  les  gestes  et  les 
façons  des  autres. 

kor,  encore  :  à  iml  im  kor  ? 

kor,  courir.  Cf.  hir. 

kôrâ,  courroie.  Cf.  kdrwe, 
kônua. 

kor  à,  courant. 

korhèle,  commencer  à  sé- 
cher (en  parlant  des  arbres 
et  surtout  des  chênes)  :  se 
pli  €cuô  fra  vàkc  bè  la  fôksw, 
bc    k    i   sey    tu  kor  bêle  ^   — 


kor 

j  si  korbêlé  kom  œ  vyœ  arhr. 

korbe,  corbin,  corbeau 
(Andouillé). 

korbyâo ,  corbeau  ;  — 
branche  de  bois  sèche  ou 
morte  dans  un  arbre  (Mon- 
tourtier);  —  entablement 
de  la  cheminée. 

kord,  corde,  mesure  de 
bois  valant  trois  stères;  — 
bwa  d  kord. 

kordwane ,  cordouanier , 
cordonnier. 

kordyœxmà,  cordialement. 

horé,  f.,  Corée,  poumons  et 
cœur,  fressure  des  animaux. 

^ôr^, terre  argileuse  (Pail); 
—  courroie. 

koréj,  courage. 

kon(r),  courir. 

korm,  corme,  fruit  du 
Sorbus  domestica. 

korme,  boisson  fermentée 
faite  avec  des  cormes  ou 
sorbes.  Voir  pume,  srisle. 

kormye,  cormier,  Sorbus 
domestica. 

kom,  cornière,  angle;  —  la 
kom  d  œ  bwa  (Pail)  ;  —  cal- 
losité. 

kornaye,  frapper  des  cor- 


kos 


299 


nés   contre  quelque  chose. 

korne,  presser. 

kàrnie,  corniche,  Agraphis 
nutans.  Cf.  kôniy. 

korô,  dernier  né  d'une 
couvée.  Cf.  kokwâo. 

korporàs,  corpulence. 

korpore  :  et  bè,  mal  korpore, 
être  bien,  mal  bâti. 

korsiÇr),  durcir,  se  dessé- 
cher, se  racornir  :  de  frivi 
korsi,  d  la  vyàd  kor  si. 

korsu,  corpulent. 

korvase,  faire  des  corvées. 

korvasye,  r,  homme  ou 
femme  de  journée. 

korveyœ,  qui  fait  des  cor- 
vées. 

kôrwa,  courroie. 

korweye,  corroyer,  battre. 

kos,  f.,  schiste  (Château- 
Gontier).  Cf.  kost. 

kose,  écosser. 

kosê,    coussin.  Cf.    kwesè. 

kosi,  kosa,  couci-couça. 

kosô,  kosrô,  charançon  du 
blé  (Villaines-la  Juhel). 

kost,  schiste.  Cf.  arjalét. 
Cf.  kos. 

kosu,  richement  vêtu. 

kosmnà,  richement. 


5  00  kot 

kosyà(o),  petite  auge  dans 
laquelle  on  donne  la  nour- 
riture aux  bestiaux  ;  —  le 
vase  de  bois  que  les  tau- 
cheurs  portent  attaché  à  la 
ceinture  et  dans  lequel  ils 
mettent  à  tremper  la  pierre 
à  aiguiser  (Pail).  Cf.  kofè, 
koye,  pœrye  ;  —  seille  pour 
traire  les  vaches. 

kot,  cotte,  jupe. 

Ma  belle  veste  de  futaine 
Que  lo  tailloux  me  faisit 
D'une  N'eille  cotte  à  Madeleine. 
(Pastorale  36.) 

kotatibi,  écot,  quote-part. 

kôté,  avec  (Craon)  ;  —  kdté 
li,  avec  lui.   Cf.  kôlé. 

kôtœ,  qui  a  des  côtes,  un 
pays  côteux. 

kote  {se'),  se  blottir  :  5  Içote 
dàn  œ  kw'e. 

kotéiô,  assolement. 

kotiÇr),  jaillir,  bondir  :  /// 
?«  fè  koîi  d  la  borb  amô  le  jàb  ; 
—  veyô  vé  s  i  va  nu  koli  à- 
gévr  dé  5tê  brus  la  ;  —  fran- 
chir :  fôdra  pràr  a  détr  e 
koti  l  bt:(ku. 

kofisœr,    éclaboussure    de 


kôb 

boue;  —  éclat  (de  pierre); 
—  étincelle. 

kôtr,    coutre   de  charrue. 

kolri  (et),  être  cotterie, 
vivre  intimement  ensemble. 

lecture,  clore,  fermer  par 
un  mur,  une  haie. 

kotyào,  closeau. 

kotye,  qui  a  un  côté  dif- 
forme, de  travers;  qui  a  la 
taille  mal  faite. 

kùil'âo,  dernier  né  d'une 
couvée.  Cf.  kokwâo;  — 
paresseux. 

koyàode,  placer  des  coyaux 
sur  la  partie  inférieure  des 
chevrons  et  sur  la  saillie  de 
l'entablement  pour  fermer 
l'avance  de  l'égout  d'un  toit. 

koye,  collier;  —  coyer, 
vase  où  se  met  la  pierre 
du  faucheur.  Cf.  kuye,  kiveye. 

kô~ak,  cosaque,  moyette 
(Gorron,  Landivy),  deux 
ou  trois  gerbes  de  blé  re- 
couvertes en  toit  par  une 
dernière  liée  par  le  haut. 

ko~ake,  mettre  le  grain  en 
cosaque  (Saint-Aubin-Fosse- 
Louvain). 

kôba,  combat,   tourment, 


kôp 

peine  :  j  e  bè  du  hôha  pur  élve 
7}ic  se  kenâo  dpi  k  mon  ôm  e 
mor.  Voir  dœ. 

kôbat(r)  (se),  s'agiter,  se 
remuer  beaucoup. 

kôhè,  combien  :  kàbè  k  i  y  a. 

Jwfé,  f.,  Symphytum  offi- 
cinale (Andouillé).  Cf.  kô- 
6ud. 

kôfu:{yô,  confusion,  enva- 
hissement, entassement  :  y 
a  de  pnim  st  a  ne  k  s  à  et  œn 
kôfu:{yô. 

kôkrir  Çsè),  se  concrir, 
s'engendrer,  se  former  dans 
la  terre. 

kôn,  corne. 

kàniy,  corneille.  Cf.  kôniy. 

ko  pané ,  kdpani ,  compa- 
gnie. Cf.  kôpêni. 

kàparaje ,  comparager , 
comparer. 

këpanueQ-),    comparer. 

kôpên,  compagne. 

kôpèrii,  compagnie  :  et  dé 
kôpèni,  être  de  compagnie, 
aimer  la  société,  le  plaisir. 
On  salue  un  groupe  de  per- 
sonnes en  disant  :  Bôjur  la 
kôpèni,  salu  kôpèni;  ou  bien, 
en    désignant    nominative- 


kôr  3  û  I 

ment  quelques  personnes  : 
Salu,  Pyer,  Rnô  e  la  kôpèni. 
On  ne  souhaite  le  bonjour 
qu'après  avoir  échangé  deux 
ou  trois  phrases  banales,  le 
plus  souvent  sur  la  tempéra- 
ture et  les  récoltes. 

kôpènô,  compagnon. 

kôpiiji,  compagnie,  assem- 
blée.  Cf.  kôpèni. 

kôpâ,  compôt,  repos  :  //  ê 
d  kôpâ;  —  arrangement^ 
convention  (Bierné). 

kôpôj,  contrit. 

kôpôje  (se),  se  repentir. 

kôpràr,  comprendre. 

kôprèniuer,  intelligence  :  s 
et  œn  ènosà,  i  n  a  piué  d  kô- 
prénwer. 

kôpyemà,  compliment. 

Je  vous  fais  compiément  ma  fei  ! 
Sur  ce  bel  efïant  et  sa  mère. 

(Pastorale  179.) 

kôrâ,  courroie  (Landivy). 

kôrè,  m.,  terre  glaise 
(Ernée,  Pail). 

kôreyé,  corroyeur. 

kôreye,  corroyer;  —  en- 
duire avec  du  kôrè;  —  tra- 
vailler péniblement  la  terre; 


302  kôt 

—  aiguiser  avec  le  marteau 
et  l'enclume  une  faux,  une 
faucille;  —  battre  quel- 
qu'un. 

kôrwe,  courroie;  —  terre 
glaise.  Cf.  kôrâ. 

km,  consent,  consentant. 

kôsé,  conseil. 

kôsékà,  conséquent,  con- 
sidérable  :  d'il  /«?^J  kôsekàt. 

kôscnià,  censément,  par 
supposition  ;  —  à  peu  près. 

kôsist;  —  à  hàsist,  en  con- 
siste, par  ma  foi!  en  con- 
science !  :  je  n  U  fre  à  kôsistf 
pwe.  Cf.  kàstibi. 

kôsolœ.y  consoleur,  conso- 
lateur. 

kôsolmà ,  consolement , 
consolation. 

kdstibi  (à),  kàstibinol  (à), 
kôsîibinoU  (a) ,  en  cons- 
cience. 

kôsult,  consulte,  consulta- 
tion. 

kôsiid,  f.,  Symphytum  of- 
ficinale. Cf.  kôfé. 

kôt,  contre  ;  —  frote  sô  pê 
d  kôt{f)  (la  viande),  manger 
beaucoup  de  pain  et  peu  de 


kôt 

viande;     —    souvent    con- 
fondu  avec  kàtc.  Cf.  akôlù. 

kôl('i,a.,  content,  rassasié  : 
Vil!  l'a  kor  de  riy  ?  mersi  j  si 
kàtâ;  — n.,  suffisance  :  j  avô 
bu  mit  kôtà.  Pour  montrer  à 
son  hôte  qu'il  est  content, 
un  paysan  mayennais  laisse 
toujours  un  petit  reste  dans 
le  plat  :  kàt  ht  kàpani  et  ônet, 
il  à  resté  tnjiir. 

kôtâpyèmà ,  contemple- 
ment,  contemplation. 

kàtàte,  contenter,  rassa- 
sier :  //  a  la  fèval,  re  n  pœ  l 
kàtàte. 

kôtt\  près  de  (Pail);  — 
avec    :    va  kôtê  li.  Cf.  kàté. 

kàte;  —  sa  kôte  ké,  sans 
compter  que,  car  :  /  ire  dme 
à  vil,  sa  kôte  kjebè  dé  komisyô 
a  fer;  —  k  jù  n  tù  rtrnv  pwe  ô 
mit  fiy,  safrù  niwa  gâ,  sa  kôte 
kè  j  tè  filtre  par  la  gui. 

kàté,  comptée,  compte. 
Cf.  bonya.  Préliminaire  de 
tous  les  jeux  d'enfants  pour 
savoir  qui  sera  le  chat.  Les 
enfants  formant  le  rond, 
celui  qui  tait  la  kôîé  se  met 
au  milieu  et  met  successive- 


kàt 

ment  la  main  sur  chaque 
enfant  en  prononçant  une 
syllabe  de  certaines  formu- 
les. Le  dernier  mot  de  la 
formule  désigne  le  chat  ou 
sert  à  éliminer  successive- 
ment tous  les  joueurs  jus- 
qu'à ce  qu'il  ne  reste  plus 
que  le  chat.  Voici  quatre 
formules  : 

1.  Une  poule  sur  un  mur  —  Oui 
picote  du  pain  dur  —  Picoti, 
picota  lève  la  queue  —  Et  puis 
t'en  va. 

2.  Petit  ciseau  d'or  et  d'argent  — 
Ta  mère  t'appelle  au  bout  du 
champ  —  Pour  y  manger  du 
lait  caillé  —  Q.ue  les  souris  ont 
barbotté  —  Va  t'en,  ta  mère 
t'attend. 

3.  Jeannette,  tripette,  la  jam- 
bette  de  bois  —  Ta  mère  t'ap- 
pelle, tu  n'y  réponds  pas  —  Tu 
trempes  la  soupe,  tu  manges 
tous  les  choux  —  Tu  tires  les 
vaches,  et  tu  bois  le  lait  doux. 

4.  Prêchi,  prêcha,  ma  chemise 
entre  mes  bras  —  Moi  je  prê- 
che; voilà  comme  je  prêche 
—  J'ai  descendu  par  la  che- 
minée —  J'ai  vu  la  mort  qui 
fricassait  des  pois  —  J'y  en  ai 
demandé  une  poignée  —  J'y 


kôt  303 

ai  tout  fiché  au  nez  —  Je 
pris  mon  petit  sabot  pointu  — 
J'y  ai  tout  fiché  au  cul. 

kàtinu  (ô),  à  proportion  : 
/  n  avô  piue  yu  d  gvè  à  kdiinii 
de  s  hè  j  avyô  d  pay  ;  —  / 
m-nlè  n  mare  ko  kôtinii  k  y  a 
l  yâo  dà  la:(  étà. 

kôtinû'às,  continuation . 

kdtr,  m.,  contraire. 

kôtralye,  contralier,  con- 
trarier, 

kotrêkœr,  contre-cœur, 
plaque  de  fonte  ou  grande 
pierre  plate  verticale  qui 
forme  le  fond  du  foyer. 

kàtrêmà  (5/),  excessive- 
ment, beaucoup  (Landivy)  : 
s  été  sikôtrèmà  bâo;  —  j  biskè 
si  kôtrémà  dur. 

koirùpètas  (a  la),  à  contre- 
pied;  —  kotrêpâtas,  celui  qui 
fait  son  travail  à  rebours. 

kôtrèvi,  contre-huis. 

kôtrèvir  (a  la),  contrai- 
rement à  la  vire,  à  la  bonne 
manière  de  faire;  —  à 
rebours. 

kôtrèii  ma ,  contraigne  - 
ment,  contrainte. 


304 


hra 


Àv/;-/,  f.,  conterie,  conte, 
radotage. 

kôtru,  kôt{r)û'i ,  contr'- 
huis,  moitié  de  porte  ados- 
sée i\  une  porte  entière,  à 
l'extérieur  d'une  maison  de 
ferme.  Cf.  kàtrêvi. 

kdtîuer ,  m.,  comptoir, 
buffet  avec  tiroirs. 

kàtiuer ,  f.,  bavarde  (Lar- 
champ). 

kôvéyœ,  convoyeur,  voitu- 
rier;  se  dit  particulièrement 
des  voituriers  chars;és  du 
transport  des  prisonniers. 

kàvnàs,  convenance,  con- 
vention :  /  a  màke  a  nô  kàv- 
nàs, ma  gâ;  —  s  et  i  he  la  nô 
kàvnàs  ?  fdo  be  «:{  àtàd  pur  n 
pa  rvèni  su  le  bœ  d  deryér. 

kà:{vê(r),  concevoir. 

kraeoke ,  crachotier,  cra- 
cheur. 

kra^otri,  crachoterie,  cra- 
chotement. 

kraewe,  crachoir,  mou- 
choir de  poche. 

krak,  petit  crapaud;  — 
fusil. 

krake,  craquer,  allumer  ou 
frotter  (une  allumette). 


kra 

krakô,  tisserand. 

krakiue,  mauvais  fusil. 

kramaye,  égratigner  forte- 
ment, couper  avec  des  grif- 
fes. 

kramivexj,  cramoisi,  hom- 
me ou  femme  ivrogne,  à 
trogne  rouge. 

kriine,  faire  le  crâne,  taire 
parade  de  bravoure  et  d'au- 
dace. 

knjode,  escalader,  monter. 

krnp,  femme  ou  fille  dis- 
solue. 

krapâÇo),  crapaud;  — kra- 
pâo  pile,  ki  rprà  s  k  il  a  done, 
dit-on  aux  enfants  qui  re- 
prennent les  présents  qu'ils 
ont  taits;  —  pike  l  krapâ, 
mettre  le  bout  du  manche 
d'une  fourche  à  terre  pour 
soulever  la  fourchée  (Lan- 
divy,  Ernée);  —  krapAo  d 
féru,  partie  de  la  charrue 
qui  supporte  la  perche;  — 
crapaud  (injure). 

krapase,  frapper. 

kriipi(r)  (su),  se  blottir, 
s'effacer  contre  un  mur , 
un  objet. 

krapyào,  crapaud.  Si  vous 


hrâ 

blessez  un  crapaud  sans  le 
tuer  raide,  il  reviendra  la 
nuit,  montera  sur  votre  poi- 
trine et  vous  étouffera.  Et 
même,  tout  crapaud  qui 
pourrait  pendant  le  sommeil 
se  poser  sur  votre  poitrine 
vous  ferait  mourir  étouffé 
(D'  L.).  Si  VTi^avé mâo  ô'^yœ, 
aie  l  mate  a  la  ruxé,  v  truvre 
œ  krapyâo  mal,  sa  k  a  l^  yœ 
nij,  vu  l  pràré,  -im  l  fré  kér 
dà  l  fur,  vu  l  pilre,  vu  l  mètre 
dà  dœ  de  d  ve  byà,  vu  v  frolre 
/;(  yœ  otu,  v  hère  l  rest  e  vu 
ire  gari. 

kras,  f.,  mauvais  procédé. 

krasu,  crasseux;  —  lapin 
de  garenne  (Le  Genest)  :  y 
an  a  t  i  kor  de  krasu  ki  vnà 
màje  nô  €u. 

krasye,  m.,  crasse,  pous- 
sière, ordure. 

krasyer,  crassière,  ligne  de 
partage  des  couches  de  ter- 
rain dans  le  sens  de  la  stra- 
tification. 

krayar,  d,  braillard,  -e. 

krâye,  brailler  :  kâkalala 
Mari  k  a  hrâ  ?  al  a  k  al  a  eœ 
dà  la  bô  (Villaines). 


kré 


305 


krayri,  f.,  cri  poussé  avec 
force. 

krazjne,  s'endormir  sur 
les  tisons  (Château-Gon- 
tier). 

kràpe  (se),  se  crampon- 
ner. Cf.  akràpe  (5). 

kré-.  Voir  kér-. 
krœ,  creux,  trou. 

krœee,  accrocher,  placer 
dans  un  lieu  élevé,  grimper, 
se  percher.  Cf.  krwe. 

krœ^é,  croisée,  fenêtre 
(Montourtier). 

krœ:(yâû,  fruit  dont  on  a 
enlevé  la  partie  gâtée. 

krè,  f.,  croix;  —  crête;  — 
crue,  croissance;  —  croûte 
sur  la  tête  des  enfants 
(Cossé).  Cf.  àfàtê. 

kréaby,  croyable.  Cf.  kreya- 
by. 

krèe,  crachat. 

krée,  crèche  (peu  usité). 
Cf.  màjwer. 

krè^e,  cracher. 

krèle,  quereller,  répriman- 
der. 

krenu,  craintif. 

kréô,  crayon. 


G.    DOTTIN. 


Glossaire. 


3o6 


krî 


krépisej,  crépi,  enduit  fiiit 
sur  un  mur  avec  du  mortier. 

krèplit,  crcpelu,  frisé. 

hrèplur,  crcpelure ,  état 
des  cheveux  crêpés. 

hrcr ,  croire  :  /  krcyi  àtàd 
du  hni;  i  hrcyà  ht  i  hù  le 
kure  lœ  di:(â. 

krésà,  croissant  de  la  lune, 
nouvelle  lune. 

krcsàs,  croissance. 

kresii,  crû,  grandi  (Ch;i- 
teau-Gontier). 

krèsye,  m.,balayure,  pous- 
sière, ordure.  Cf.  krasyc. 

krélr,  croître. 

krevat,  cravate. 

kreyahy,  croyable. 

krcyà,  crédule. 

kreye,  créer. 

krèd  dû.  (,<(■•),  se  craindre 
de,  respecter,  avoir  de  la 
vénération  pour. 

krcl  ;  —  él  à  kreidè,  être  en 
crainte  de,  respecter;  — 
j  n  c  pwe  krctè  d  6a,  ]e  ne 
crains  pas  cela  ;  —  élô  d  krct, 
risquer  de  se  détériorer  :  si 
le  ta  c  mwa,  j  prâre  ma  hlu^ 
c,n:^,  e  n  é  pwe  d  krèt. 

kri,  crcpc  de  deuil. 


kro 

krife,  grincer  des  dents. 
Cf.  grue. 

krik,  m.,  houe  (Château- 
Gontier). 

krinas,  chevelure,  cri- 
nière. Cf.  linas. 

kri(i-),  quérir,  chercher  : 
va  dà  kri  le  vae  dà  la  pré. 

krisifi,  crucifix. 

kriyatd',  créateur. 

kriyatiir,  créature. 

krô,  crochet  :  /  é  œ  bô  krô 
pur  aie  sere  de  nn:^iy,  pur  aie 
0  nn:(iy;  —  houe  à  dents; 
—  avare. 

kro^,  croche,  recourbé  : 
lé  €mè  é  bè  kroe  j  ôryô  iniyœ 
là  d  aie  par  la  radres. 

krô^dèÇa),  à  croche-doigt, 
usage  qui  consiste  à  s'entre- 
lacer le  même  doigt  d'une 
main  à  la  façon  de  nos 
amoureux  de  la  Ma  venue, 
ou  lorsqu'on  conclut  un 
engagement. 

kro€pyê  {a),  à  cloche-pied. 

kroec,  crocher,  passer  le 
pied  entre  les  jambes  de 
l'adversaire  pour  le  faire 
tomber,  donner  un  croc-en- 


lamoe 


h 


saisir   quciqu  un 


kro 

en  se  battant  avec  lui  :  /  / 
kroù  e  l  futi  adà;  —  lutter  : 
kl  kroe  ô  la  besô  kroe  ô  s5  met. 

kroeibar,  -d,  boiteux. 

kràeibarde,  boiter. 

kro£i{r^,  courber,  replier 
par  un  bout;  —  s  kroei,  se 
gauchir. 

kro€té,  f.,  trochet,  grappe 
(de  castilles,  de  cerises). 

kroeïbe,  rendre  crochu. 

kroke,  travailler  la  terre 
avec  le  croc;  —  donner  un 
croc-en-jambe. 

kroker,  krokwer,  instru- 
ment de  culture  à  deux  ou 
trois  dents  pour  bêcher  les 
pommes  de  terre  (An- 
douillé),  ou  pour  briser  les 
mottes  (Ernée)  ;  —  râteau 
de  fer  à  quatre  dents  plates, 

krokte,  travailler  la  terre 
avec  le  croc. 

krol,  f.,  écuelle  du  chien 
(Ernée). 

krole,  crouler,  tomber. 

krâne,    crônier,     équaris- 

seur. 

krop,  f.,  croupe. 

kropè,  petit  morceau  ;  — 
excrément  des  enfants  dans 


kru  3  07 

le  langage  maternel  :  vyèfér 
ta  kropè;  —  petit  enfant  : 
nid  pti  kropè. 

kràpkô,  petit  enfant;  — 
nabot. 

kropiQ-)  (se),  s'accroupir. 

kropyer,  croupière  :  tu  6ra 
bl  nialc  si  tu  U  pas  la  kro- 
pyer. 

kroptô  (a),  à  cropetons. 

kropyô,  croupion. 

krotô,  objet  malpropre  :  // 
e  fè  kom  œ  krotô;  —  fille  de 
mauvaise  vie. 

krdPu^  :{,  crotté,  sale. 

kro-^iy,  copeau  sorti  du 
rabot.  Cf.  kokiy,  kru^iy. 

kru,  peu  meuble  (terre). 

kru£e,  crucher,  monter 
sur,  grimper  (Château-Gon- 
tier)  :  il  e  kruee  su  œn  €er  ; 
—  accrocher,  placer  en  lieu 
élevé  :  ma  tek  k  é  krii-ee  su  l 
balè.  Cf.  krœee;  —  croître 
en  hauteur. 

kruewer,  cruchoir,  ju- 
choir  :  nô  pul  so  su  l 
kruewer;  —  par  plaisanterie, 
la  chaire  à  prêcher  :  kà  j 
veyô  môsyœ  l  abe  mate  dà  l 
krueiuer.  Cf.  tœbêrya. 


3o8 


ku 


kruo  :  jiue  a  knto,  jouer  à 
cache-cache,  à  cUgne-m Li- 
sette, en  changeant  souvent 
de  place  et  en  criant  knio! 

kritQ)  :  jwe  a  but,  jouer 
à  cache-cache. 

knil'âo,  morceau  de  pain, 
croûton  ;  se  dit  spécialement 
du  morceau  de  pain  qu'on 
offre,  à  régUse,à  hi  personne 
qui  devra  donner  le  pain 
bénit  le  dimanche  suivant. 

knistiye,  rissoler. 

knistô,  croûton. 

krnye,  fermer  au  verrou. 

kruyè,  barre  de  bois  fer- 
mant la  porte  en  dedans  ;  — 
verrou  (Mayenne). 

kniyete,  secouer  le  verrou . 

krw^iy,  f.  pi.,  restes,  re- 
tailles :  6  înareà  la  n  don 
pwe  ic  kru^iy,  ce  marchand- 
là  vend  cher  (Montjcan); 
—  coquilles  de  bois,  frisures. 

krwc,  croix  ;  croix  blanche 
ou  rouge,  Julienne  blanche 
ou  rouge,  plante  de  la  famille 
crucifère;  —  knve  d  Jérusa- 
lem, coquelourde,  Lychnis. 

kn,  cul  :  /  n  kôprà  ni  du 
ku  )ii  d  la  lél  ;  —   lue   l  ku, 


kup 

lancer  une  ruade;  —  sùkwe 
l  ku,  battre;  —  tàbe par  le  ku 
d  la  mrt,  faire  faillite. 

ku  fur £6  (Jér  lé),  faire  le 
cul-fourché,  faire  l'arbre 
fourchu,  le  chêne  planté 
(jeu). 

kufurcé,  f.,  perce-oreille 
(La  Dorée).  Cf.  hurfnreé. 

kujone,  choyer  à  l'excès. 

kujô,  enfiint  choyé  (Pail). 
kulè,       derrière      mobile 
d'une  voiture. 

knlô,  lange,  braie  ou 
couche  dont  on  se  sert  pour 
envelopper  le  derrière  des 
petits  enfants  :  lu  vyœkâo^e , 
te  kiilô  50  kor  a  la  hà,  dit-on 
à  un  enfont  mal  élevé  qui 
veut  prendre  part  à  la  con- 
versation; —  dernier  né. 

kulol,  culotte,  semonce, 
réprimande,  reproche. 

kulote,  culotter,  gronder, 
réprimander. 

kulpèt,  culbute. 

kuniyar,  qui  tourne,  qui 
hésite. 

kuniye,  hésiter. 

kupè,  sommet  pointu;  — 


kur 

chignon  en  pointe  (Saint- 
Aubin-du-Désert). 

kupersé  {fér  la),  faire  le 
chêne  planté,  mettre  la  tête 
en  bas  et  les  pieds  en  haut. 
Cf.  kufuree;  —  faire  la  cul- 
bute, se  laisser  tomber  sur 
le  dos  en  plantant  le  chêne 
fourchu  (Landivy). 

kupidô,  cupidon,  entant 
malpropre  :  /  si  fét  kom  œ 
vyé  kupidô;  tè  via  fè  kom  œ 
kupidô. 

kuprô,  cuperon,  faîte  d'une 
meule  de  foin  ou  de  paille 
(  Saint  -  Aubin  -  du  -  Désert) . 

kuraj,  curage,  Polygo- 
num  hydropiper  (Vaiges), 
Polygonum  persicaria  (An- 
douillé). 

kurét,  f.,  petite  pelle 
plate  pour  ôter  la  terre  qui 
a  adhéré  au  versoir  de  la 
charrue. 

kurô.  Au  jeu  de  cache- 
cache,  celui  qui  a  fini  de  se 
cacher  avertit  le  chat  en 
criant  kurô.  Cf.  kruo. 

kuryœ,  soigneux,  amateur. 
Cf.  kœryé. 

kuryœsté,  curiosité. 


kut  309 

kusar,  -d,  qui  se  plaint 
sans  cesse. 

kusarde,  kuse,  se  plaindre, 
gémir;  —  et  kuse,  avoir  per- 
du sa  fortune  ;  —  kuse  su  la 
bion,  bouder  sur  la  besogne. 

hisek  (vide  a),  vider  com- 
plètement (un  verre). 

kusô,  qui  aime  à  se 
plaindre. 

kusoke,  qui  se  plaint  sans 
cesse. 

kusotc,  cussotter,  se 
plaindre  sans  cesse. 

kusotri,  plainte.  Cf.  kusri. 

kusri,  f.,  plainte,  gémis- 
sement. 

kusn,  -:(,  plaignard,  lar- 
moyant; —  paresseux. 

kut,  kut  ka€,  cache-cache, 
cri  poussé  par  ceux  qui 
sont  cachés  pour  avertir 
qu'on  peut  les  chercher;  — 
jwe  a  kut,  jouer  à  cache- 
cache  :  celui  qui  cherche 
les  autres  doit,  quand  il  les  a 
trouvés,  courir  et  arriver 
avant  eux  au  but  qu'il 
touche  en  disant  kut.  Cf. 
vi:{,  kurô. 


3IO  Im 

kule  (su),  se  cacher  (Châ- 
teau-Gonticr). 

kutcni,-:;^,  cul-terrcux,-sc, 
paysan  qui  a  des  propriétés; 
fille  qui  a  plusieurs  terres  en 
dot, 

hityào,  closeau.   Cf.    hv- 

kit  :  fer  Je  sa  hi,  faire  les 
cent  coups,  faire  le  diable  à 
quatre;  —  a  tu  ht,  à  tout 
coup,  assurément,  pourtant  : 
y  vyœ  be  v  krer,  me  si  pœ  d 
pay  kom  j  avô,  a  ht  hi  jt  n 
pttvopa  espère  d  g rè  ;  — sit  l  ht 
d  midi,  à  midi  précis  ;  —  dû 
s  ht  la,  cette  fois- ci  par 
exemple  ;  —  du  hi  a  l  œr,  su- 
bitement; —  âo  hi,  aussitôt  : 
/  s  aroei  dsu  âo  ht  ;  —  ht  d 
ta,  événement  imprévu, 
occasion.  Cf.  Àv. 

h'i,  queue  :  hl  dû  rnar, 
queue  de  renard,  grande 
pâquerette  (Leucanthemum 
vulgare)  (Ernée);  Lythrum 
salicaria;  Achillea  millefo- 
lium  (Landivy);  —  hl  ruj, 
fauvette  à  queue  rouge.  Cf. 

htt,  clou. 


htl 

l^it,   clos,    fermé,   bouché. 

htbyct  (n) ,  à  califour- 
chon :  pràr  a  su  htbyct , 
prendre  sur  le  dos  les 
jambes  autour  du  cou. 

ht£é,  f.,  coucher. 

htdjâo,  couteau. 

htdr,  coudre,  coudrier, 
noisetier.  Cf.  kd'dr. 

hidre,  a.;  se  dit  du  bois  à 
demi  sec. 

/v'-//À-(W, couteau.  Cf.  htdjâo. 

htke,  crier.  Cf.  huike. 

hikc,  côtier,  -ère,  qui  a 
la  taille  mal  faite^  qui  a  une 
côte  de  travers  :  œn  fam 
htkcr  e  bosé. 

kitkfè,  quelquefois.  Cf. 
kd'kfc . 

kiiht,  Oxalis  acetosa  (Lan- 
divy). 

hilœrc,  colorer. 

htk,  couler,  conter  (des 
bourdes,  des  menteries);  — 
htle  la  bibé,  couler  la  lessive. 
Cf.  vitye.  —  s  h'tlc ,  se 
mouiller  les  pieds  de  rosée; 

—  s  ht  le,  se  fourrer. 
k-itlé,  coulée,  petit  vallon  ; 

—  hllé,  rosée  :   va  d  la  kftlé 
par  sit  la  prc.  Cf.  src. 


kîip 

hilè,  passage  dans  une 
haie.  Cf.  mm. 

kuJêr,  poignée  de  chanvre 
préparée. 

kuli,  m.,  bouiUie  faite 
avec  de  l'eau  et  du  gruau, 
et  que  l'on  mange  avec  du 
lait  froid. 

hiline  (se),  marcher  en  se 
rasant  (Landivy).    Ct.   hèfe. 

kiilipu  :  mouillé  et  crotté 
comme  un  hilipu. 

hilis,  mèche  d'un  fouet. 
Cf.  tu-e. 

kulwe,  m.,  tamis  pour 
passer  le  lait;  —  corridor, 
couloir. 

hilîuer,  f.,  passoire. 

himà,  comment.  Voir 
kemà,  kmà. 

kiipaye,  htpiye,  couper 
malproprement,  maladroite- 
ment. 

hipèlyer  :  la  hipèlycr  d  œ 
fya,  la  partie  qui  réunit  le 
màlè  et  la  verj. 

kitpe,  très  (Landivy)  :  //  e 

hipe  ba.  Cf.  tuné,  venu. 

kupej ,  coupage,  grain, 
généralement  seigle,   coupé 


kur 


II 


en  vert  pour  la  nourriture 
des  bestiaux. 

hiipel,  coupelle,  branches 
d'un  arbre,  au-dessus  du 
tronc. 

kuplc ,  coupler,  atteler 
(deux  chevaux), 

kuplé,  f.,  couplée,  assem- 
blage. 

kiipyâo,  kiipyô ,  morceau 
de  pain;  —  bourre  de 
chanvre  (Gorron),  filasse 
moins  fine  et  moins  longue 
que  le  brin.  Cf.  pupyâo. 

hipyer ,  partie  d'un  fléau 
(Landivy).  Cf.  hipèlycr. 

kîir,  m.,  sillon  qui  se  con- 
fond dans  un  autre  sillon 
et  qui  ne  traverse  pas  le 
champ  d'un  bout  à  l'autre 
(Pail).    Cf.  knrt. 

kfir,  courre,  courir  :  va 
tu  pwè  kîir  kom  sa.  Cf.  kor. 

hirapye ,  court-à-pied , 
homme  qui  marche  très 
vite,  qui  court  en  mar- 
chant. 

kura(r),  porc  de  3  mois  à 
I  an. 

kurasye,  -r,  libertin,  cou- 
reur, femme  dissolue. 


12 


hir 


hur 


hiratye,  petit  niarcliand 
allant  acheter  à  domicile 
pour  revendre. 

Jciiray,  f.,  s.,  intestins  et 
fressure  des  animaux. 

kurbase,  courbasser,  cour- 
baturer. 

hirbèlô,  courbeton,  flèche 
de  bois  adaptée  au  joug  avec 
Vôbye  pour  relier  les  bœufs 
à  la  charrue. 

hirœ,  coureur,  mendiant, 
(Izé). 

kiiré,  f.,  cœur  et  pou- 
mons d'un  animal  de  bou- 
cherie. Cf.  hiray. 

knrfîir^é,  f.,  perce-oreille 
(Cossé).  Cf.  kufiir^é. 

hirj,  hirjê,  courge,  lanière 
de  fouet  ;  —  hirj  dû  €viiné 
(Arch.  départ,  de  la  Ma- 
yenne, B  1687,  année  1754). 

hirjô,  bout  de  courroie, 
petit  cordon  de  montre,  cor- 
don de  cuir  servant  à  gar- 
nir les  cannes,  les  para- 
pluies; —  bâton  muni  d'une 
boucle  de  cuir  que  portent 
les  marchands  de  bestiaux 
dans  les  foires  (Bierné). 
hirsùri    :    tni    hirsèri    a, 


tenir      tète,     conversation, 
compagnie. 

kit r se,  courser,  poursui- 
vre :  /  ///  hirsi  pàdà  pu  d 
(V  kar  d  œr. 

hirsô,  bout  de  sillon  au 
coin  d'un  champ  où  la  char- 
rue n'a  pu  passer  et  que 
l'on  bêche  à  la  pelle.  Cf.  kiir. 
hirsyer,  cour  ou  terrain 
non  cultivé  dépendant  d'une 
iiabitation  rurale;  —  met  la 
pay  en  knrsyer,  pour  la  faire 
pourrir  pendant  l'hiver 
(Pail);  —  litière  pour  les 
bestiaux  (Pail).  Cf.  aUcer, 
User. 

kiirl,  f.,  courte,  sillon 
(Mayenne).  Cf.  kur. 

kiirti,  courtil,  petit  jardin, 
petit  verger  attenant  à  l'habi- 
tation rustique  (Ernée); 
—  terrain  vague  devant 
une  ferme  ;  —  chambre  de 
ferme  où  est  situé  le  four 
(Mayenne)  ;  —  Le  Courtil, 
nom  de  lieu. 

kîirlin,  courtine,  rideau  de 
lit;  — fér  knrtin,  faire  la 
sieste  ;  se  dit  aussi  d'une 
femme  qui  relève  ses  jupons 


kut 

pour  se  chauffer  les  jambes 
au  feu. 

hirtinc  l  fœ,  rechercher  le 
coin  du  feu  (Pail). 

kurtiyri,  f.,  courtillerie, 
petit  bordage. 

kurtô,  chaîne  qui  relie 
l'âge  de  la  charrue  à  l'avant- 
train  (Landivy). 

kurvasyô,  f.,  corvée. 

Kûrvœy,  Courbe  veille. 

kût,  côte,  côté  ;  —  pen- 
chant d'un  terrain. 

kntàs,  f.,    prix,  dépense. 

kute,  kutà,  côté. 

Et  avant  d'être  à  Bethléem 
De  l'autr'  coûté  d' Jérusalem. 
(Pastorale  102.) 

kuté,  f.,  moitié  d'un  porc. 

kiite,  clouer. 

knté:(ô,  f.,  coutaison,  coût; 
—  assolement.    Cf.    kotéxp. 

kiiiéj,  coùtage,  coût,  dé- 
pense. 

kiitlet,  côtelette. 

kiitis^  L,  cordon  ou  lacet 
en  cuir  servant  à  attacher  de 
gros  souliers,  ou  les  deux 
parties  des  fléaux  à  battre 
les  grains.  Cf.  k-upyer. 


hiy  3 1 3 

bit  ma,  coût,  dépense. 

kîitr,  coudre  :  fat  i  kmàse 
a  kiitr  la  rob? 

knture,  couturer,  marquer 
(en  parlant  de  la  petite  vé- 
role). 

kuturel,  mauvaise  coutu- 
rière. Cf.  kuzjyô. 

kuturyer,  couturière,  coc- 
cinelle. 

kiityào,  coteau;  —  cou- 
teau. Cf.  hukâo. 

hitye,  côtier. 

kutye,  cloutier,  qui  fa- 
brique des  clous. 

kutyér,  côtière,  partie  du 
pignon  qui  se  termine  en 
pointe  et  qui  supporte  la 
charpente  du  toit  ;  —  pla- 
quette de  bois  attachée  au 
trait,  pour  protéger  les  côtes 
d'un  cheval. 

kuvé,  m.,  chaufferette  en 
terre  cuite.  Cf.  patin. 

buvert,  couverture. 

hivwer,  couveuse. 

kîi^yâo,  coyer,  pièce  de 
charpente  qui  porte  sur 
l'extrémité  inférieure  des 
chevrons  et  sur  la  saillie  de 
l'entablement    pour   former 


314  ti'x 

Tavancc  de  l'cgout   du   toit 

ou  le  balè. 

huyâode,  mettre  des  hiyâo 
à  un  toit. 

hiye,  couiller,  pa3-san  :  ^r 
hiyc  d  péià;  —  coyer. 

hi^  d  l  àjû'in,  cousin  de 
l'Angevine,  paysan  qui  re- 
vient de  la  foire  dite  l'An- 
gevine, à  Laval. 

ki(::^i,  se  dit  de  celui  qui 
est  découvert  au  jeu  de 
cache-cache. 

hi:(in,  écorchure  à  la  che- 
ville du  pied. 

hiiine  (su),  se  frotter  les 
jambes  l'une  contre  l'autre 
en  marchant;  —  s'écorcher 
les  chevilles  de  pied  par  le 
frottement,  dans  la  marche. 

/rf/~/)'J,  m.,  mauvaise  cou- 
turière. 

hi'Ote,  coudre  tant  bien 
que  mal. 

kii^otri,  f., bonne  ou  mau- 
vaise couture  faite  par  une 
apprentie. 

Jcn^ri,  closeric,  ferme 
d'une  contenance  inférieure 
à  15  hectares,  où  l'on 
n'élève   pas    de    boeufs.   La 


hua 

ferme  où  on  élève  des 
bœufs  s'appelle  une  métai- 
rie. Cf.  l'(i:^ri. 

/c«^?/.  couseur,  tailleur 
(Izé). 

hi^yào,  closeau. 

li^iT^ye,  closier,  fermier 
d'une  closerie. 

kwâ,  s.  f.,  corneille. 

kwabi,  mort  :  //  e  hivabi, 
i  11  mnjra  pu  d  pc.  Cf.  kwapL 

kwâke,  crier  fortement. 

kiuak  sa,  quoique  ça, 
néanmoins. 

kwàin,  f.,  crottin  de  che- 
val (Izé). 

kwan,  couanne,  crottin 
de  cheval  (Olivet)  :  iiic 
garsay  -sàt  a  sere  de  kwan  su  l 
grà  €inê;  —  Jîsle  koni  œ  pake 
d  kwan,  mal  vêtu. 

kwane,  kwenc,  taire  du 
crottin  en  parlant  du  cheval. 

kwâo,  :  reste  kivào,  rester 
coi,  être  stupéfait  (Saint- 
Thomas). 

kiuapel,  f.,  espèce  de  pis- 
senlit; —  long  copeau. 

kwapèle,  faire  du  copeau. 

kiuapi,  mort.  Ci.  kwabi. 

kiuapiy,   f.,  petit  copeau. 


kwe 

huâpyâo,  copeau  :  /  n  c 
piuœ  sorti  d  huâpyâo,  dit-on 
d'une  fille  de  mœurs  lés;ères 
qui  n'a  pas  eu  d'enfant. 

kwar,  queue  courte,  par 
exemple  celle  du  lapin 
(Craonnais).  Cf.  Inistrô. 

hwardèri,  couarderie, 
couardise,  poltronnerie,  ti- 
midité, lâcheté. 

kiuay,  {.,  essuie-mains;  — 
couche  de  petit  enfant; 
—  pL,  guenilles  :  rasere  se 
kiuay,  ramasser  ses  vête- 
ments; —  saleté  collée  au 
poil  ou  à  la  laine  des  ani- 
maux; —  amas  de  boue  au 
bas  d'un  pantalon  (Montau- 
din). 

kwayâ{o),  pièce  de  char- 
pente (Landivy).  Cf.  hiyâo. 

kiuàye  (se),  kiuayone  (se), 
se  crotter;  —  fér  kwâye  sa 
kœ,  battre  de  la  queue 
(Saint-Aubin-du-Désert). 

kwayô,  mauvaise  laine  des 
brebis;  —  robe  crottée. 

kwœ,  coin.  Cf.  kwe. 

kwe,  couet,  m.,  petite 
queue,  mèche  de  poil  ou  de 
cheveux  :  kwe  d  pê,   mèche 


kwe 


315 


de  poil,  de  cheveux;  —  par- 
tie de  la  filasse  qui  sert  à 
faire  la  poignée;  —  éche- 
veau  de  coton  employé  par 
les    tisserands   (Andouillé). 

kwe,  crier. 

kwe,  -t,  qui  a  la  queue 
très  courte  ou  qui  n'a  pas 
de  queue. 

kzuéfe,  coiffer,  battre. 

kwem,  poltron,  couard, 
lâche. 

kwen,  peau  du  porc;  — 
peau  :  //  a  la  kwen  dur,  il 
ne  cède  pas  facilement;  — 
//  a  la  kwen  ruj,  il  est  un 
peu  ivre  ;  —  crottin  de  che- 
val; —  un^à'  d  kwen,  c'est 
une  colère  sans  motif  et 
sans  effet;  —  au  fig.,  per- 
sonne très  grosse,  sotte  ou 
mal  habillée. 

kiuer  (reste),  rester  coi. 

kwerdo,  kweras,  malpropre, 
paresseux  (Ernée). 

kwere,  négliger  ses  affaires 
par  indolence  ou  paresse 
(Olivet). 

kiuèse,    coëssin,     coussin. 

kwesi,  toile  qui  recouvre 
la  couette. 


3 1 6  kwi 

kii'ct,  f.,  matelas  de  plume  ; 

—  lacet  de  soulier  (An- 
douillé)  ;  —  traverse  de 
charrette  (Landivy). 

kwetc,  remuer   la  queue; 

—  se  s;mver  à  toute  vitesse 
en  remuant  la  queue  (Pail). 

kiuetiy  coutil,  toile  qui 
recouvre  la  couette. 

kiveyâ(o),  coyer.  Cf.  kn- 
yâo. 

kweyc,  coyer  (Landivy). 
Cf.  knye. 

kwl  ;  —  d  ku'c,   de   côté  ; 

—  r garde  d  kwè,  regarder 
en  dessous  ;  —  d  bik  à  kwè, 
de  bais,  en  biais. 

kwl  dbœr,  motte  de  beurre 
(Mayenne,  Evron). 

kwêse,  crier,  piauler. 

kwi,  couvé  :  œ  kwi,  œuf 
gâté  (Craonnais). 

kwik  (fér),  mourir  :  n  le 
byœ,  kà  j  le  tnè  m  mô  jnoy, 
s  é  mè  ki  lœ  fesè  bèfér  kwik 
(mot  d'un  vieux   chouan). 

kwike,  kwiJce,  crier  comme 
une  souris. 

kwine,  tourner  (en  par- 
lant du  lait). 

kwine,  crier,  piauler. 


ky- 

kiuipe,  fiiire  tout  à  coup 
kwip  avec  les  lèvres  auprès 
de  quelqu'un  pour  lui  faire 
peur. 

kîuiste,  jeter  de  petits 
cris  comme  les  jeunes  la- 
pins, les  jeunes  porcs.  Cf. 
kiuiste. 

kwè,  kïuin,  boiteux,  -se 
(Pail). 

kwike,  pousser  un  petit 
cri;  se  dit  des  oiseaux  et 
des  souris. 

kiiiine,  boiter. 

kwis,  f.,  fournée  (de  pain) 
(Pail.) 

kwiste,  pousser  de  petits 
cris  :  lé  suri  kwistà. 

kwile,  pousser  un  petit 
cri  comme  un  oiseau  ;  —  se 
plaindre. 

kii'ixi,  cueillette,   récolte. 

kwi^œ,  cuiseur,  qui  cuit 
ou  fait  cuire. 

kwi:{incr,  cuisinière,  petit 
cercle  de  fer  que  les  ména- 
gères suspendent  à  la  cré- 
maillère et  sur  lequel  on 
pose  la  poêle. 

ky-.  Voir  ^-. 


lak 


lap 


la,  la^,  elle  :  iiyu  k  al  é 
la?  où  est-ce  qu'elle  est, 
elle;  — fdo  la:(  amne,  il  faut 
l'amener;  —  5  et  i  pur  la?, 
est-ce  pour  elle? 

laburœ,  laboureur. 

laga,  flaque  d'eau.  Cf. 
laka,  aka. 

lagr,  a.,  se  dit  des  mains 
gercées  (Bierné). 

lagwase,  laver  dans  l'eau 
sale,  dans  la  lavasse. 

laka,  m.,  lakasé,  f.,  amas 
d'eau,  flaque  :  /  é  mi  l  pye 
dàn  œ  laka;  —  àpivi  l  avers  y  a 
œn  lakasé  dvà  la  port  d  mit 
mé::^ô;  — agràlaka,  à  verse 
(AhuiUé). 

lakœ,  lakœl,  laquelle  : 
lakœ  s  et  i  ?  ;  lakœl  al  vu 
pràr  ? 


lalè,  là-bas  :  /  véy  vu  la  le 
ki  mus  a  traver  la  hâ. 

lam,  assemblage  de  bro- 
ches entre  lesquelles  sont 
passés  les  fils  de  la  chaîne. 
Cf.  pèn. 

larnàtmà ,  lamentement , 
lamentation. 

lâodé,  f.,  volée  de  coups. 
Cf.  vèrdé. 

lâode ,  battre  ,  frapper 
(Montaudin). 

làome,  lambin;  —  dissi- 
mulé. 

lAopar,  lourdaud  (Hercé). 

lapAode,  laper. 

lapâodé,  f.,  action  de  la- 
per. Cf.  lipçodé. 

lapêrydo,  lapereau  (Châ- 
teau-Gontier). 


3i8 


lav 


lapé,  f.,  himpéc,    gorgée. 

lapilli',  lapider,  ennuyer  À 
force  d'instance. 

lardxc,  hirç,c ,  lardier, 
petit  baril  dans  lequel  on 
conserve  la  viande  de  porc 
salée.  Cf.  €aym. 

lari,  larris,  lande. 

Jarlcf,   bavarde. 

lann  (à),  goutte  à  goutte. 

laru,  larues,  fils  entre  les- 
quels passent  les  fils  de  la 
trame. 

lâse,  fatigué,  épuisé  :  du 
ter  IcLse,  une  terre  lassée. 

lastik,  élastique  (de  bre- 
telle), gomme  élastique.  Ct. 
alastik. 

lasii,  lassus,  là-dessus. 

lasyœn,  celle. 

lat,  latte,  bâton;  insigne 
du  bedeau  (Andouillé). 

lât  (rira),  rire  aux  larmes, 
rire  à  gorge  déployée. 

latiiie,  latinier,  élève  qui 
apprend  le  latin. 

LavàÇp),  Laval. 

lavâdye,  lavandier,  homme 
chargé  de  laver  les  toiles 
neuves  et  de  les  étendre  sur 


m 

le  pré  pour  les  faire  blan- 
chir. Autrefois,  les  lavan- 
diers  formaient  à  Laval  une 
corporation. 

UiVivr,  lavure  (Pail). 

lavolH,  f.,   petite  lessive. 

lavri,  f. ,  action  de  laver; 
—  paquet  de  linge  à  laver 
ou  qu'on  vient  de  laver  : 
(VU  plit  lavri. 

lavure,  laver  dans  l'eau 
sale  (Château-Gontier). 

lavwre,  lavoir;  —  linge 
pour  laver  la  vaisselle. 

kyet ,  layette;  —  tiroir 
d'armoire.  Cl.  lyet,  y  et,  (]et. 

làhalè,  faiseur  de  haies  et 
de  fossés,  venu  de  Lamballe 
(Craonnais). 

làbiird,  mensonge,  bourde. 

làhurde,  frapper,  battre. 

làbu:;^,  limace.    Cf.  ICic-ust. 

làd,  lente,  œuf  de  poux 
dans  les  cheveux. 

làdè,  couvert  de    landes. 

làdè,  ajonc.    Cf.  bédé. 

lâdô,  très  lent. 

hldô,  làdrô,  landon,  mor- 
ceau de  bois  que  l'on  attache 
au  cou  des  animaux  pour 
les  empêcher  de  sauter  dans 


làf 

les  champs  voisins  ;  — 
bride,  licol  (Pail). 

ladre,  flandrin. 

Làdvi,  Landivy.  Les  cons- 
crits de  Saint-Mars  livrant 
bataille  à  ceux  de  Landivy 
se  crient  les  uns  aux  autres  : 
il  é  d  Làdvi,  fu  yi;  il  é  d  Se 
Mâ,fnpà. 

lâdye,  habitant  des  landes, 
mot  usité  dans  les  com- 
munes de  l'arrondissement 
de  Mayenne  où  il  y  a  de 
grandes  landes;  —  landier, 
chenet  (Landivy). 

làfœr,  lin  en  poupées  prêt 
à  être  filé;  —  jardin  dans 
lequel  on  cultivait  le  lin,  le 
chanvre. 

làfœsye,  lanfeussier  (Arch. 
de  la  May.  B  3118,  fol.  96 
v°),  ouvrier  qui  travaille  le 
lin  (Craonnais). 

làfèÇj)  ,  lanfeis  ,  lin  en 
filasse  (Craonnais);  —  jar- 
drè  ô  làfé,  jardin  dans  lequel 
on  cultivait  le  lin,  le  chan- 
vre; —  étoffe  fine  de  chan- 
vre (Craonnais). 

lâfrine,  làfrone,  lambiner 
(Villaines);  —  mal  laver  le 


319 

linge  (Bais);  —  se  pour- 
lécher. 

làg  dé  bœ,  Cirsium  Angli- 
cum  ;  —  làg  dé  piver,  Scorzo- 
nera  humilis;  —  làg  fort, 
mauvaise  langue,  bavard. 

làga,  m.,  gelée  de  prunes 
(Saint- Aubin-du-Désert) . 

làge,  landier,  grand  che- 
net de  cuisine  ;  —  partie  de 
la  gorge  du  porc,  langue  de 
porc.  Cf.  gorjer;  —  jambon 
fumé;  —  habitant  d'une 
lande.  Cf.  làdye. 

làgejye,  langagier,  bavard, 
mauvaise  langue  (Pail). 

Jàgeye,  langayer,  tirer  la 
langue  d'un  porc  pour  voir 
s'il  est  me:(yâo,  ladre. 

làgeyu,  qui  làgey  les  co- 
chons. 

làgisyô,  langueur. 

làgret ,  languette  (d'un 
fusil). 

làgrone,  se  mouiller  hors 
de  propos;  — -  laver  dans 
l'eau  sale  (Château-Gontier 
et  environs). 

làgrose,  lanterner. 

làgnre  (jf) ,  langourer  , 
exprimer  sa  langueur. 


320  lèv 

lâçiist,  langouste;  —  li- 
mace jaune  (Bais,  Bazou- 
gers).  Cf.  lo£:. 

làjœl,  m.,  lange,  drap. Cf. 
àjœ!. 

liiler,  cancan  (Ernée). 

làpar ,  lampart,  langue 
(des  reptiles).  Cf.  pikrô. 

làpè,  lopin,  reste,  mor- 
ceau (Ambrières). 

làpinCy  patauger;  —  la- 
ver du  linge  à  grande  eau 
(Ernée). 

làpr,  lampe. 

lâpréné,  f.,  grande  quan- 
tité. 

lâs,  anse.  Cf.  nàs. 

Jàse,  lancé,  un  peu  pris 
de  boisson. 

làtivenic,  lanterner,  mon- 
trer de  l'irrésolution,  perdre 
son  temps  à  des  riens. 

lâtye,  lent. 

lûkœ,  lêkœl,  lequel. 

lésyœ,  celui. 

lève,  lue,  lever,  corri- 
ger, punir,  battre;  —  du- 
per, attraper  :  tè  via  be  Ive, 
te  voilà  bien  attrapé;  se  ia 
ki  t  ItT,  c'est  ça  qui  t'attrape. 


le 

lùvc,  levée,  pousse  (terme 
d'agriculture). 

lùv\i\  lourdaud. 

hv,  loup. 

Jà\  lit  (Landivy). 

lœdi,  lundi  (Bais). 

lœn,  l(vn,  lune. 

lœnèt,  là'tiet,  lunette. 

liv(^l),  leur,  lœ  jvâo,  leur 
cheval,  leurs  chevaux;  — 
lœ^éi^,  leurs  aises;  — /  lœ:^  è 
di,  je  leur  ai  dit;  —  j  là  fré 
kôpràr,  je  leur  ferai  com- 
prendre. 

le,  loi; 

Si  vient  nous  bailler  sa  ley 
(Pastorale  8.) 

lit;  —  legs,  sorte  d'obliga- 
tion magique.  A  Torcé  en 
Charnie,  la  Dame  de  Bouille, 
personnage  légendaire,  a 
établi  plusieurs  lé  qu'ob- 
servent encore  aujourd'hui 
les  fermiers  :  i°  laisser  un 
coin  d'un  champ  de  la  Mori- 
niere  sans  le  charruer;  2° 
avoir  un  bouc  à  suivre  le 
bétail;  3°  offrir  le  pain  béni 
cà  Sainte-Suzanne,  le  jour  de 
la  Pentecôte,  et  amener  avec 


i 


lèc 


Icd 


!2I 


eux  un  chien.  (Dagnet, 
Histoires  et  légendes  des  Coë- 
vrons,  p.  164.) 

lê  :  d  lô  é  d  lé,  de  long  et 
de  lé,  en  longueur  et  en  lar- 


geur. 


lé,  lei,  elle  :  5  et  i  tè  n  lé  ?, 
est-ce  toi  ou  elle  ?  ;  cl  a  du 
mwa  mâo  amô  lé,  elle  a  du 
mauvais  mal  sur  elle.  Cf.  la. 

La  prime  nuitée  qu'ové  lei  j'  cou- 

[chai, 

E  m'happit  la  goule  ové  ses  cinq 

[deits 

Mei  je  pris  ma  hanne  et  m'en  fus 

[d'o  lei. 

(Chanson.) 

le  bat  II,  lait  battu,  sorte  de 
fromage  à  la  crème  peu  con- 
sistant. 

lèe^  bois  fourchu  ou  mâ- 
choire de  porc  qui  se  met 
devant  le  trou  de  la  cuve  à 
lessive  pour  empêcher  le 
linge  de  le  boucher  (Ernée, 
Landivy);  —  coup,  claque, 
chose  désagréable  :  atrapc 
œn  lée;  —  tranche  très 
mince;  • —  lécherie,  frian- 
dise. 

G.  DoTTlN.  —  Glossaire. 


lémr ,     léchard,     friand, 


gourmand. 


léee,  boire,  licher;  — 
battre,  frapper.  Cf.  liée. 

lé€et,  lichette  (de  pain,  de 
viande). 

léeote,  lécher  sans  relâche. 

léfri,    lécherie,  friandise. 

lé^'U,  licheur,  gourmand, 
flatteur. 

lédàj,  laidange,  injure, 
sottise. 

lédàje,  injurier. 

lédè,  homme  très  laid.  Il 
existait  jadis  à  Laval,  sous 
l'inspiration  de  quelques 
farceurs,  une  confrérie  des 
gens  de  la  ville  les  plus 
renommés  par  leur  laideur. 
Cette  confrérie  avait  pour 
patron  saint  Laidin,  dont 
elle  célébrait  chaque  année 
la  fête.  On  choisissait  le 
personnage  le  plus  laid  de 
la  ville  et  on  le  portait,  le 
soir,  à  la  lueur  des  flam- 
beaux, sur  les  épaules  de 
quatre  hommes,  dans  les 
rues  de  la  ville.  Il  avait  la 
figure  toute  barbouillée  de 
suie.  Il  était  accompagné  par 


21 


322 


lèd 


un  grand  nombre  de  Icdè.  Le 
cortège  s'arrêtait  devant  les 
maisons  des  làl?  qui  ne 
voulaient  pas  participer  à 
cette  mascarade,  et  souvent 
on  forçait  les  passants  à  em- 
brasser le  héros  de  la  fête, 
ce  qui  provoquait  des  rires 
et  des  huées.  Il  y  avait  eu  à 
Laval  un  commissaire  de 
police,  nommé  Odin,  et  qui 
n'avait  pas  su  se  foire  aimer 
des  habitants.  Le  soir  de  la 
fête  de  saint  Laidin,  on  criait 
partout  une  chanson  dont 
voici    quelques    paroles  : 

Saint  Odin,  saint  Odin, 
Prends  garde  à  saint  Laidin. 

L'autorité  s'émut  et  prit 
des  mesures  pour  faire  ces- 
ser cet  usage  qui  avait  été 
mainte  et  mainte  fois  la 
cause  de  désordres  (G.). 

lèdi^r),  enlaidir. 

lè  d  la  bon  Vyerj ,  lait  de 
la  bonne  Vierge,  fleur  du 
chèvrefeuille  (environs  de 
Laval). 

lèdriy  f.,  laideur. 


les 

lèdrô,  délaissé  on  ne  sait 
pour  quelle  raison. 

Icdiir,  laidure,  laideur. 

%t'r,  coiffe  en  toile  grise, 
anciennement  portée  par 
les  femmes  (Andouillé).  Cf. 
lèlycr. 

lèç,iini,  f . ,  légume,  lé- 
gumes. 

IcJsœ,  IcJccvl,  lesquels,  les- 
quelles. 

lèl,  aile. 

Icn,  nielle  (Andouillé). 
Cf.  poti',  al  en. 

Une,  s'essouffler  tacile- 
ment  :  œ  jva  ki  Un. 

1er,  lire. 

h'si{f),  m.,  lessif,  eau 
chaude  que  l'on  verse  sur  le 
linge;  • — action  de  lessiver, 
de  couler  la  lessive  ;  —  linge 
qui  doit  être  mis  à  la  les- 
sive; mettre  à  la  lessive 
pendant  les  trois  jours  de 
Ténèbres  porte  malheur  : 
on  meurt  dans  l'année.  (Dr. 
L.). 

h'syd',  ceux,  Usyà'n,  celles  : 
le  s\œ  ki  vu  là,  k  i  s  avâsja, 
que  ceux  qui  veulent  s'avan- 
cent; —  U  syœ  du  Yn,  ceux 


\ 


î~e 

du  Houx,  les  habitants  du 
Houx. 

létani,  litanie. 

letw,  letis,  letice,  her- 
mine (Pail). 

létoini,  personne  faible  ou 
vieille  remuant  difficile- 
ment (Pail).  Cf.  atoini,  loto- 
mi. 

lètô,  laiton,  petit  cochon 
dans  sa  première  année;  — 
sève  blanche  qui  sort  du 
laiteron,  du  pissenlit,  de  la 
chicorée. 

létrô,  laiteron  (Sonchus 
oleraceus). 

lètu,  couvert  de  lait;  — 
qui  aime  le  lait;  —  laitier. 

lètyer,  laitière,  coiffe  plate 
de  paysanne  retombant  des 
deux  côtés  de  la  tête,  que 
ne  portent  plus  maintenant 
que  les  très  vieilles  femmes 
(Mayenne). 

leyar,  peuplier  (Château- 
Gontier). 

/q;,  laize,  largeur  d'une 
étoffe. 

Ic^c,  qui  lésine,  lésineur. 

léxii,  lu. 

le,  lein,  loin  :  /  dmœrà  bl 


li€ 


323 


le  d  isit;  y  apiuè  kor  si  mal  le 
d  isi  a  yak  eé  yœ  ;  —  bê  II, 
bien  loin  (Landivy). 

Icgé ,  f. ,  Lemna  qu'on 
trouve  dans  les  mares  (Pail). 
Cf.  gcnniyé,  kanlé. 

lin,  laine. 

lltl,  lointain. 

//,  f.,  lie,  câble. 

//,  m.,  lisière  d'une  étoffe  : 
€àosÔ  d  li;  —  /  //  n  vâojaml 
l  drà,  il  vaut  mieux  s'adres- 
ser au  bon  Dieu  qu'à  ses 
saints;  —  jarretière;  —  lit  : 
reste  su  l  li,  être  alité.  Cf.  lœ. 

li,  lui. 

libwen,  liboines,  coque - 
cigrues,  s'emploie  pour  élu- 
der une  question  :  k  s  et  i  k 
sa  ?;  k  s  et  i  ki  y  a  la  ddâ  ?  — 
de  libtuen,  pîir  fut  dà  la  gui 
ô:(  àpen  (Montourtier). 

lie,  f.,  petit  morceau  de 
pain,  de  fromage,  etc. 

liear,  gourmand,  friand; 
—  gluant. 

lieci,  lieu,  licheur,  gour- 
mand, friand  (Izé). 

liée,  lécher;  —  licher, 
boire  ou  manger  aux  frais 
d'autrui;  —  blesser  :  tii  va 


324 


^iS 


tfér  lice;  —  jouer  un  tour 
■\  :  t  a  été  Iv  liée;  —  être 
visqueux,  filer. 

liێ,  f.,  tache  de  boue,  de 
graisse;    —    lichée,    lippée. 

lieri,    action   de    lécher; 

—  friandises. 

lieiver,  f.,  limace.  Cf.  Joe; 

—  léchoire,  gourmande, 
friande  (Izé);  —  m.,  terme 
de  tissage,  morceau  de  bois 
servant  à  frotter  le  tissu 
pour  le  lisser. 

//  d  bye,  lie  de  blé,  excré- 
ments humains.  Au  premier 
avril,  dans  le  sud  du  dépar- 
tement, on  envoie  souvent 
les  gens  crédules  acheter  de 
la  H  d  bye  chez  l'épicier  ou 
le  pharmacien. 

ligô,  celui  qui  tourmente. 

ligde ,  limace  (  Sa i n t- A u - 
bin-du-Désert,Pail).  Ci.loe. 

ligrasœ ,  brumeux.  Ct. 
likrasœ. 

ligne,  ligiij,  f.,  grand  et 
long  couteau,  sabre,  épée  ; 

—  mauvais  couteau. 
lignje,  couper  (la  viande)  ; 

—  couper  (de  l'étoffe  de  tra- 


lift 

vers);    —  tourmenter     en 
paroles. 

lije,  léger  :  gnisye  d  kôr  c 
Uje  déspri,  de  forte  corpu- 
lence et  d'esprit  subtil. 

likane,  rôdeur. 

liker,  litière.  Cf.  alkcr. 

likrasœ,  brumeux,  hu- 
mide (en  parlant  du  temps). 

liiiiase,  brûler  lentement, 
à  petit  feu  (Pail). 

liinâd,  f.,  longue  pièce  de 
bois  scié,  dont  les  extrémités 
sont  à  peu  près  carrées 
(Pail). 

lifiie,  ennuyer;  —  faire 
semblant  de  pleurer. 

liniéro,  numéro. 

liiiiô,  timon  ;  —  bran- 
card :  jvâo  d  limô. 

Htmixjn,  limousine,  grand 
manteau  de  roulier. 

linèl,  linette,  graine  de  lin 
(Ernée). 

linô,  m.,  hnotte,  léger, 
sans  jugement. 

Jiuasœ,  ligneux. 

Une,  être  filandreux,  filer 
comme  des  confitures.  Ct. 
liée. 

Uni,  lignée,  race. 


lis 

Jip  :  fér  la  lip,  fliire  la 
lippe,  allonger  les  lèvres;  — 
bouder;  —  bak  la  lip,  être 
tout  honteux. 

lipâodé,  f.,  action  de  la- 
per (Hercé). 

lipar,  lippu. 

liret,  f.,  langue  vive. 

lira,  mauvais  couteau. 

Ii?-ote,  couper  avec  un  lira. 

lira,  liron,  loir. 

lis,  lice,  haie  vive  formée 
d'épines  sans  talus  :  œn  lis 
d  tpin;  —  f.  pi.,  assemblage 
de  fils  dans  lesquels  sont 
passés  les  fils  de  la  chaîne. 

lisœ^^,  lisseuse,  ouvrière 
qui  fait  les  lissures  ou  les 
lisses  (terme  de  tissage). 

lise,  tailler  les  épines  for- 
mant haie  vive  (Pail);  — 
rempailler. 

Hsô  (terme  de  tissage), 
fils  servant  à  faire  les  lissures 
ou  lisses. 

list,  éhte;  —  clôture 
faite  par  une  haie  vive.  Cf. 
lis. 

lisur,  f.  pi.  (terme  de  tis- 
sage), assemblage  de  lissons 


liv 


325 


dans  lesquels  sont  passés  les 
fils  de  la  chaîne. 

lilra,  litière  (Craonnais). 

liirâo,  petit  garçon  qui 
porte  le  linge  à  la  lessive; 

—  personne  de  peu  de 
valeur,  de  mauvaise  répu- 
tation, promenant  son  en- 
nui de  côté  et  d'autre,  et 
cherchant  les  aventures  ;  flii- 
néant. 

litrasœ,^.,  humide,  som- 
bre, en  parlant  du  temps.  Cf. 
likrasœ. 

livar,  lourd  (en  parlant 
des   instruments  agricoles). 

livarde,  boire  malpropre- 
ment. 

livèe,  ache  (Pail). 

liv(j-),  paroissien,  livre  de 
prières;  dans  nos  campagnes, 
le  paysan  qui  veut  ache- 
ter un  paroissien  demande 
toujours  au  libraire  un  livre; 

—  livre  :  //  é  bè  savà,  i  li  dà 
lé  gril-  liv. 

livre  dé  Çsè),  se  livrer  de, 
prendre  livraison  de. 

livré,  f.,  ray-grass. 

liv(y)  gràpwa,  livre  grand 
poids, 750  grammes  (Ernée). 


326  loj 

li^ar,  lizard,  lézard.  Le 
lézard  vert  n'existe  pas  dans 
les  cantons  de  Gorron  et  de 
Landivy  (L.  D.).  Cf.  à'èyd. 

li:^ote,  lire  mal  ou  difficile- 
ment. 

lobar,  chiffon  qu'on  donne 
aux  enflints  pour  les  foire 
dormir  quand  on  les  a  se- 
vrés; —  celui  qui  lob;  — 
jobard. 

lohasc,  lobe,  lobasser,  lo- 
ber, laisser  aller  la  tête  en 
sommeillant;  —  Idbc,  ouvrir 
la  bouche,  bâiller  aux  cor- 
neilles (Ernée)  ;  —  se  dit  des 
enfants  qui  sucent  leurs 
doigts  ou  des  morceaux  de 
linge,  ou  qui  font  un  mou- 
vement de  lèvre  comme 
pour  sucer  le  bout  de  leur 
langue.  Cf.  niyone;  —  rester 
sans  bouger. 

lo^,  loche,  limace,  ordi- 
nairement de  teinte  rou- 
geâtre  :  //  é  grâ  hôm  œn  làe. 

loeé,  plein  de  loches  (ter- 
rain). 

logé,  matelas. 

loj,  loge,  petit  bâtiment 
recouvert  de   chaume,   scr- 


lop 

vaut  habituellement  à  dépo- 
seras instruments  d'agricul- 
ture; —  cabane  de  sibotier. 

/('/(',  appentis  servant  à 
abriter  les  charrettes  et  les 
instruments  aratoires. 

lojet,  logette,  piège  fait 
avec  des  petites  baguettes  de 
bois  pour  prendre  les  oi- 
seaux ;  —  espèce  de  cage  ou- 
verte en  dessous  servant  au 
même  usage. 

lôji,  logis,  maison  de 
maitre. 

lokbanc;  se  dit  d'une  porte 
qui  bat  au  vent. 

loke,  branler,  remuer  à  la 
façon  des  objets  mal  assem- 
blés, mal  fixés  (Pail). 

lokê,  loquet,  clef,  passe- 
partout  ;  —  hoquet.  Cf.  lukè. 

loket,  f.,  lopin,  lopin  de 
terre. 

/()/.'/•/,  f. ,  Senecio  Jaco- 
baea  (herbe). 

loktase,  lokte,  loqueter, 
heurter  à  une  porte  en  agi- 
tant le  loquet  Cf.  hniyte. 

làlô,  robe  (terme  enfan- 
tin). 

lopè.  Cf.  hopè;  — lopin. 


lot 

Jopè,  fortune,  avoir;  — 
lopin  de  terre,  petite  pièce 
de  terre;  —  guenille,  mor- 
ceau d'étoffe. 

Ramassant  toutes  les  crottes 
Au  bas  de  leurs  vêtements 
Pour  servir  de  passements 
A  leurs  chemises 
Qjii'on  voit  pendre  à  grands  lopins 
Par  dessous  leurs  casaquins. 

(Noël  du  comté  de  Laval.) 

Joridè,  index.  Cf.  hyâ. 

iorikar,  loricart,  vieux 
coureur;  —  personne  ridi- 
cule. 

loripyâo,  oreillons.  Cf.  ori- 
pyào. 

loryœQ),  loriot. 

Jos,  losse,  instrumentde 
tonnellerie. 

lostr,  rustre,  mauvais 
sujet  :  //  é  be  mi,  mé  à  hôsist 
i  nn  apa  me  l  ér  d  œ  lostr;  — 
iakre  lostr  (injure). 

loiomi,  f.,  personne  faible 
ou  très  vieille  et  remuant  dif- 
cilement  (Pail).  Cf.  létomi. 

lotoni,  f.,  maladie  de  lan- 
gueur, atonie  :  et  tiiju  à  lo- 
toni,  manquer  de  force;  — 


Iiig  327 

enfant  qui  ne  profite  pas. 
loto,  rachitique,  maladif. 
là  (tîit  6),  jusqu'à  la  fin; 

—  lé  niui  ô  lô,  le  long  des 
nuits. 

lôgœr,  langueur. 

lôc,ri,  f.,  longueur. 

lôj'ér,  f.,  longère,  éten- 
due de  terrain  pris  en  lon- 
gueur :  //  a  vàdu  œn  lôjêr 
dà  sa  pré,  sa  la  dépar  be. 

lôji,  m.,  longueur  (Mon- 
taudin)  ;  —  doigt  du  milieu. 
Voici  les  noms  des  doigts  : 
piisô,  liepô,  lôji,  fnalasi,  é  lu 
pti  de  du  paradi. 

lôji,  longis,  lent  :  s  gà  là  et 
i  lôji!  i  n  almti pwe  a  sa  bxpn. 

lôjô,  index. 

Inbi,  f.,  désordre,  confu- 
sion. 

Inbin,  truie  maigre  qui  a 
eu  des  petits  :  ani  mér  lubiii. 

lubr,  lubre,  pesant,  lourd; 

—  malpropre  (Pail). 
lugrone,  travailler  sans  voir 

clair. 

lugrô,  porte-chandelle  de 
résine  qui  se  place  dans  la 
cheminée  (Montourtier);  — 
petite  lumière. 


328 


lii>i 


luc,nb{j),  lourd,  pesant  ;  — 
jvAo  lnijiibr,  clicval  lugubre, 
cheval  lourd. 

Inkarne,  regarder. 

lukc,  hoquet.  Cf.  jikè, 
kakô. 

lukcii,  lucarne  (Pail). 

lukrè,  chandelle  de  résine 
(Izé).  Cf.  oribu. 

hitfia,  limas  :  prése  koiii  (V 
lin  lia  ki  va  ôfré^; 

Le  p'tit   lumas   lui   a  montré  les 

[cônes 

Monsieur    Berton     a    r'culé    pus 

[d'eune  aune, 

En  s'écriant  :  ô  mes  amis  ! 

Un  p'tit  lumas  qui  vient  m'ôter  la 

[vie. 

(Chanson.) 

fainéant  :  hr  liiina!  i  ii  ab-ut 
a  rè. 

lumel ,  lumelle,  lame, 
mauvais  couteau. 

luniéro,  numéro. 

luminô,  lumignon,  chan- 
delle qui  éclaire  mal. 

lunô,  linot,  auquel  on 
apprend  à  parler  comme  au 
geai,  à  la  pie  :  kœ  bct  rai  kê 
tnô  lunâ,  i  pari  koin  œn  persan 
naturel. 


liip 

liir,  f.,  reproche,  plaisan- 
terie souvent  répétée  (Pail). 

liirasye,  Inrœ,  qui  gronde, 
raille  ou  se  plaint  toujours 
de  la  même  foçon. 

/m/v, gronder,  se  plaindre, 
railler. 

liiroke,  rabâcheur. 

lurotey  gronder,  se  plaindre 
sans  cesse  de  la  même 
manière. 

luni,  qui  répète  sans  cesse 
la  même  chose,  qui  gronde 
de  la  même  manière.  Cf. 
liirasye,  Juroke. 

lusèrn,  lucerne,  feu  follet, 
petite  clarté.  Cf.  é^eni,  fyà- 
bar. 

Inslnkni ,  innocent ,  cré- 
dule. 

lu,  leur  (Montaudin).  Cf. 
lœ. 

lu,  pou  (Laval). 

lu  (jérii,  loup-garou. 

/•///■//,  étourdi,  brutal. 

l'itpasye ,  hoinme  épais, 
grossier   (Craonnais). 

liipd',  ouvrier  fainéant 
(Cossé). 

lape,  attraper  (Pail). 


I 


hit 

liipye,  homme  épais,  gros- 
sier (Mayenne). 

hiir,  m.,  coup;  —  colère  : 
/  l-ur  mù  mot  ;  fér  œ  ht  d  hi-r; 

—  àlve  l  hir  aux  bêtes  à 
cornes,  leur  faire  subir  l'opé- 
ration du  trépan;  —  s  doue 
œ  ku  d  Jiir,  se  donner  en 
marchant  un  coup  de  sabot 
dans  la  cheville  d'un  pied; 

—  sa  va  H  tire  l  hir  dé  la  têt, 
dit-on  de  quelqu'un  qui 
saigne  du  nez. 

l-ur,  brutal,  lourdaud;  — 
nigaud. 

hirdéri,  lourderie,  bruta- 
Hté. 

hirdeyœ,  i,  lourd,  lourde. 

hirdeye,  faire  des  folies, 
agir  étourdiment. 

hirdihu,  lourdaud,  mala- 
droit. 

hirdi-^,  lourdise,  sottise, 
bourde; —  brutalité. 

hirdiuer,  femme  lourde, 
grossière,  mal  élevée. 

liirdye,  lourdier,  lour- 
daud, brutal. 

liitoiii,  maladie  de  lan- 
gueur. 

l'iilà,  enfant  rachitique. 


hui 


329 


lurfzveQ-'),  hirtye,  lourdaud, 
brutal.  Cf.  lurdwer,  hirdye. 

Invar,  qui  se  jette  avide- 
ment sur  la  nourriture  (ani- 
mal); —  brutal. 

Jiivct,  louvette,  tique,  in- 
secte qui  se  fixe  sur  la  peau 
des  chiens  et  de  quelques 
autres  animaux. 

hnyœl,  loyal. 

liiye,  loyer.  \ 

Iiuabr,  huêbr,  gazon  levé, 
cà  la  pelle  (Craonnais).  Cf. 
byet. 

huabre,  garnir  un  tas  de 
bois  pour  faire  du  charbon. 

huaje,  louager,  locataire. 

huaje,  louager,  louer, 
prendre  en  loyer. 

huapr ,  f.  pi.,  touffes 
d'herbe  que  l'on  enlève  avec 
la  motte  de  terre  (Château- 
Gontier).  Cf.  Iwabr. 

Izvayômà,  loyalement. 

huéj,  petit  loyer,  maison 
avec  un  petit  jardin. 

kuilê,  hui^yô,  kui^et,  loui- 
set,  louisiot,  louisette,  celui 
ou  celle  qui  ne  veut  pas  re- 
connaître le  Concordat.  Cf. 
égli^. 


330 


lyœ 


/îl't',  Kvety  petite  lucarne 
ordinairement  fermée  d'un 
morceau  de  verre  (Pail). 

lil'ir,  luire,  faire  reluire  : 
Kbir  lé  sœye. 

lwi:^arne ,  Jwi:^er)n',  lui- 
sarner,  luire  par  intervalles. 

lû'i:(è,  les  Ervum  (Châ- 
tcau-Gontier). 

lû'i:(ern,  luzerne;  —  lueur 
pâle  (Pail). 

Iwîieye,  faire  reluire. 

lyardé,  f.,  liardée,  valeur 
d'un  liard;  —  mesure  de 
capacité  autrefois  en  usage  à 
Laval. 

lyâ,  lien  de  gerbe  ou  de 
fligot  (Bais);  —  liseron 
(Hercé). 

lyâ,  a.,  bien  délayé. 

lyœi'(r),  lièvre  (Landivy, 
Pail).  Si  un  lièvre  se  réfugie 
dans  une  maison,  c'est  signe 
de  malheur  (Dr.  L.);  — 
lycev  de  lââ,  célibataire  non 
établi.  Un  lyœv  de  làd  ne 
peut  être  curateur  (Landi- 
vy). 

lyœvres,  hase,  femelle  de 
lièvre. 


lyc,  f.  (terme  de  tissage), 
baguettes  de  bois  sur  les- 
quelles sont  fixées  les  lis- 
sures. 

l\c€,  couteau  de  tisserand. 

//Vy ,  m . ,  chèvrefeuille. 

lycr,  liure,  grosse  corde 
(Izé).  Cf.  lyur. 

lyct,  layette,  tiroir  d'un 
bahut  ou  d'une  table;  —  en 
particulier  tiroir  placé  à  l'in- 
térieur des  grandes  armoires 
de  fermes,  dans  lequel  les 
cultivateurs  serrent  leur  ar- 
gent et  leurs  objets  précieux. 

lyorn,  liseron. 

lyot,  voleur  de  nuit  cou- 
vert d'un  drap  blanc  et 
secouant  des  chaînes  (An- 
douillé).  Cf.  hiihiy. 

lyur,  liure,  grosse  corde 
servant  à  serrer  les  char- 
retées de  paille,  de  foin,  etc. 
(Landivy). 

lyure,  serrer  à  l'aide  de  la 
liure  et  d'un  moulinet  : 
lyure  œn  earié  d  je  (Lan- 
divy). 

It^,  les  :  lu  va  và]ie  l^  apèr- 
cyœvr. 


m 


mag 


iiiag 


ma,  moi. 

mû,  mail,  gros  maillet 
avec  lequel  on  enfonce  les 
coins  pour  fendre  du  bois  : 
5  tnà  é  bl  b^à. 

ma  eat,  ma  chatte,  excla- 
mation ironique  qui  équi- 
vaut à  :  Je  t'en  souhaite,  tu 
peux  y  compter. 

màs  de  fer,   f.,   nicâchefer. 

ma£è,  m.,  mâchoire  infé- 
rieure, menton. 

maee,  rompu  de  fatigue. 

ma^Iô,  m.,  maelot,  f.,  ma- 
celotte,  bâton  terminé  en 
massue.  Cf.  marot. 

magalô,  individu  mal  vêtu; 
—  vaurien  (Pail). 

magdal,  mauvaise  chance 
(Ernée).  Cf.  dag,  maldag. 


magnè,  menton  (Ma- 
yenne). Cf.  manè. 

mâgone ,  m  â  c  h  o  n  n  e  r 
(Neau)  ;  —  maugréer,  gron- 
der (Craonnais),  bougonner. 

magos,  {.,  magot,  bourse, 
somme  d'argent. 

magr,  taquin  (Château- 
Gontier). 

magrahô ,  homme  sale, 
déguenillé. 

magrol,  mauvais;  se  dit 
des  instruments,  des  voi- 
tures, des  chaussures  en 
mauvais  état;  —    (injure). 

magrolè ,  mauvais  lard 
(Saint-  Germain-  le  -  Pouil- 
leux). 

magus,  magot,  bourse  où 
l'on  serre  l'argent  (Pail).  Cf. 


magos. 


3  32  mak 

VKikjo ,  mahaut,  lépreux 
(injure). 

niahiVtr,  lourd,  maladroit, 
désagréable. 

niiiho)ii',  mâchonner,  mal 
prononcer,  bredouiller. 

niabô,  personne  parlant  peu 
distinctement;  —  mâchoire 
grosse  et  proéminente  (Pail); 

—  a.,  lourd  et  grossier  :  œ 
jvâo  vmhà. 

major,  partie  de  la  charrue 
qui  supporte  le  laapâo.  Cf. 
pluma. 

mnkahr ,  maladroit;  — 
gros,  lourd  :  vnt  jvâo  é  irô 
mahah  p-iir  bè  htr  (Montau- 
din)  ;  —  difficile  à  manier; 

—  étonnant,  extraordinaire. 
mahahule,  délabrer,  meur- 
trir; —  maculer  (Mayenne). 

MaM',  Matthieu. 

maki,  macle,  maille  de  bas. 

makô,  bourse,  magot, 
amas  d'argent. 

makr ,  macle ,  châtaigne 
d'eau.  Le  fruit  de  la  macle, 
cuit  à  l'eau,  est  le  régal  des 
gamins  du  Bas-Maine;  à 
Château-Gontier,  on  vend 
des  macles  à  la  Saint-Fiacre; 


mal 

—  s  c  lin  snkr  a  priul,  s  é  dé 
makr  a  nul,  dit-on  de  l'en- 
fantement. 

Les  tyrans  en  troupe  grande 
De  Sacé  feront  leur  tour 
Q.ui  donneront  tous  de  bande 
De  leurs  niacres  tour  à  tour. 

(Noël  du  comté  de  Laval.) 

makre ,  crevasser;  quand 
l'eau  tombe  par  fortes 
averses  après  quelque  temps 
de  sécheresse,  on  dit  que  la 
terre  est  makre. 

mal  {piue  si),  point  si  mal, 
assez  :  pwè  si  mal  le,  pivc 
kor  si  mal  le,  assez  loin. 

jual  :  £6  d  œ  mal,  du  mal 
(La  Dorée);  du  hâo  mal,  d 
wrt/(Pail),  être  épileptique. 

mal,  fumier  de  ferme 
(Ambrières).  Cf.  mâle,  nulle. 

mal  ad  i,  maladif. 

maladrè,  maladroit  :  //  c 
si  maladrè  d  se  pat,  ki  n  pœ 
titee  are  sa  l  mise. 

malâokœrd' ,  malâokaryd' , 
nuilàkœryœ,  dégoûté,  qui  n'a 
pas  d'appétit,  qui  a  flicile- 
ment  niai  au  cœur;  —  lâche, 
poltron. 


mal 

malàdîirà,  malendunmt, 
peu  endurant. 

malàgrê,  malengroin,  mau- 
vaise humeur. 

malàgn,  malengous,  in- 
disposé :  y  se  malàffu. 

malàtvl,  mal  en  train, 
souffrant. 

niahàs,  rnalechance,  mau- 
vaise chance. 

maUàsu,  ^,  malchanceux. 

Je  n  se  t  i  pas  ben  malchançouse. 
(Pastorale,  114.) 

maldag,  mauvaise  chance 
(Ernée)  :  //  é  dà  la  vialdag  ; 
//  a  yu  la  maldag. 

mal  dé  là,  mal  d  elà,  mal 
dé  Se  Malo,  tranchée,  con- 
vulsion chez  les  enfants. 
A  Entramnes,  près  de  Laval, 
il  existe  une  chapelle  nom- 
mée la  chapelle  de  la  Clé- 
mencerie.  On  y  vient  en 
pèlerinage  prier  pour  les 
enfants  atteints  de  ce  mal. 
On  y  dépose  des  écheveaux 
de  fil  qui  ont  ceint  les  en- 
fants atteints.  La  croyance 
est  que  si  l'on  y  vient  pour 
des  garçons,  le  fil  doit  avoir 


mal 


333 


été  filé  par  des  garçons,  et 
le  contraire  pour  des  filles. 

mâle,  fumier  (Ernée).  Cf. 
màlè. 

malé~à,  malaisé,  difficile  : 
s  é  d  ka  be  malé^à  afér. 

mâle,  fumier  d'animaux. 
Cf.  mal,  mâli,  mâni. 

mail,  en,  in,  malin,  -e, 
difficile  à  faire  :  s  é  pa  bë 
mail;  —  malfaisant,  -e. 

malègrœ,  malingre,  chétif. 

malfétur ,  malfaiture,  ou- 
vrage mal  fait,  sans  soin  et 
sans  goût. 

mâli,  m.,  fumier  (Saint- 
Pierre-des-Landes).  Cf.  niàU. 

malkes,  Marsèche,  Annon- 
ciation(25  mars).  Cf.  marges. 

malmà,  malement,  mal, 
difficilement  :  sa  va  malmà 
ove  6té  pyé  la;  —  presque, 
à  peu  près  :  sa  pé:(  malmà 
di  se  livr,  j  m  à  défi. 

malônesté,    malhonnêteté. 

malônét,  malhonnête,  peu 
honnête. 

malpoli,  impoli. 

maliirœ,  malheureux. 

malye,  a.,  malier,  lourd, 
pesant,  maladroit. 


3  34  ^"(^0 

mane,  maner,  rester; 
mot  employé  par  les  enfants 
cil  jouant  aux  billes,  quand 
la  bille  du  joueur  reste  dans 
le  carré  où  sont  placées  les 
mises  de  chaque  joueur, 

iiiancr,  manière;  —  prune 
de  Damas  noire  (Pail). 

manet.  Manette,  Marie  ; 
—  homme  s'occupant  de 
travaux  de  femme. 

ma)iik,  machine  mise  en 
mouvement  avec   la    main. 

inàniQ),  fumier,  engrais 
(Craon);  —  f.  pl.^  débris 
que  l'on  met  à  pourrir  dans 
les  étrages.  Cf.  fiilaj. 

manimâ,  m.  pi.,  endroit 
du  corps  d'un  animal  que 
les  acheteurs  tâtent  ou 
manient,  pour  s'assurer  de 
son  état  :  s  bœ  a  d  hô  iiimii- 
iiià  (Pail). 


manc,  m.. 


menton,   mâ- 


choire inférieure  :  /  /  ùri 
par  le  niaiiè.  Cf.  magné. 

maner,  manière;  —  à, 
par  maijcr  de  rè,  sans  faire 
semblant  de  rien.  Cf.  ma- 
ner. 

mao,  mau,  mal; 


mâo 

Ah  dévalions  sur  l'hcrbcttc, 
Le  soleil  nous  fait  mau. 

(Chanson.) 

màodi,  maudit,  interjec- 
tion exprimant  le  désappoin- 
tement :  6afrùviàodi! 

mâo  d  kôr,  diarrhée.  Cf. 
hest. 

mâofè,   maufait,   mal  fait. 

mâofinye,  mal  finir,  mou- 
rir (Château-Gontier). 

mâogêrne,  maugrené,  dé- 
testé ; 

Ces  mauguerncts  d'  goujats 
N'veiant  i  pas  ben  qu'  tu  radotes  ! 

(Pastorale  59.) 

—  qui  fait  des  imprécations. 

mâograhè,  mâograhô,  mau- 
grabin,  maugrabot,  homme 
sale,  déguenillé. 

nnwgre,  malgré. 

mâogriv,  n.  f.,  mauvis  ;  le 
mauvis  annonce  l'eau  quand 
il  crie  beaucoup  (Ernée). 

màoj ,  mauge ,  lour- 
daud, maladroit  (person- 
nes); lourd,  peu  maniable 
(choses)  ;  —  faible  (I/Â-)  ;  — 
brutal  (Ahuillc). 

mâojmà,  gauchement. 


mar 

mâohœrœ,  qui  a  flicilement 
mal  au  cœur;  —  écœu- 
rant. 

viâopitœ,  malpiteux,  digne 
de  pitié;  —  impitoyable, 
crue. 

mâovestyé,  mauvaistié,  mé- 
chanceté. 

màùvé^mà,  mauvaisement, 
méchamment;  —  difficile- 
ment :  5a  sra  t  i  pré  d  isi  œn 
œr?  —  màavé:{mà. 

mâovir,  f.,  mauvis  (Hercé, 
Landivy). 

mara,  marais.  Cf.  marwa. 

marabiy ,  f.  pi.,  mara- 
billes,  chiffons,  objets  de 
peu  de  valeur  (Laval)  : 
}'  a  dà  5ô  gérnye  œ  ta  d  mara- 
biy; —  vieux  meubles  (La 
Dorée).  Cf.  robe. 

mars,  f.  pi.,  terme  de  tis- 
sage, pédales  placées  dans  le 
cercueil  et  servant  à  faire 
baisser  et  hausser  les  lissures. 

marm,  marché.  On  trouve 
chez  Le  Doyen,  p.  6  :  mar- 
chail. 

mar€àde  (sè^,  marchan- 
der, faire  le  commerce  :  /  s 
marۈd  de  vae. 


viar  335 

mareàdÏT^,  marchandise, 
denrées;  —  bétail  :  v\  ave 
estime  la  kavalri  e  tut  la  mar- 
ۈdii,  i  n  rest  pu  k  a  y  estime 
nô  gôrè  e  la  bêrbi;  — /  sdm  be 
à  marcàdiT^;  —  la  marcàdi^a 
be  rôkmàte  a  la  fzvèr  d  amui  ; 
—  vyœ  tu  be  n  pa  fer  galope 
la  mar^àdi^  kom  sa  ;  pàse 
la  iiiar^àdi^. 

mareàs  (La  Dorée),  mar- 
ées, mar€è:(^y  Marsèche,  An- 
nonciation (25  mars).  Chez 
Le  Doyen,  p.  183  :  Mar- 
chaisse  :  a  la  Marias,  l  hiihu 
é  mor  5  i  n  prâe  ;  prae  u  nô, 
il  é  dà  l  busô.  Cf.  malkes. 

marei,  marché.  Il  y  avait 
à  Laval  la  rue  du  Marchis. 

mardel,  mardelle,  sorte  de 
tourbière  recouverte  d'her- 
bes. Cf.  binô,  mole,  molycr. 

mâré,  f.,  flaque  d'eau  ou 
de  toute  espèce  de  liquide 
répandu. 

mare,  recouvert  d'eau. 

marékanœ,      marécageux. 

marén,  marraine.  Si  la 
marraine  porte  l'enfant  sur 
son  bras  pour  le  mener  bap- 
tiser, l'enfant  chantera  bien  ; 


336  inar 

—  femme  :  s  é  tu  d  iiinii 
œn  bel  niarcn. 

marcyc,  patrouiller.  Ct. 
mar-uye. 

viarccfity  maringote,  espèce 
de  charrette  plus  légère 
qu'une  charrette  ordinaire. 

viargan,  gadoue,  matières 
fécales  de  l'homme  que  l'on 
a  tirées  des  lieux  d'aisance; 

—  poudrette.  Pour  guérir 
la  vigne  de  la  malcr,  il  faut 
mettre  chaque  année  au 
pied  trois  pelletées  de  iiiar- 
gan. 

margâode,  margauder,  aller 
à  la  maraude  ;  —  courir  après 
les  femmes. 

margènâo ,  sale,  mal- 
propre. 

margèn,  margèn,  f.  s.,  ex- 
créments; —  lieu  fangeux; 

—  méridienne.  Cf.  nieryenc. 
Diargoic,  m.,  belette  (Lar- 

champ,  Pail). 

margre,  malgré. 

margiilet,  margnlin,  ban- 
deau sur  la  figure  :  el  a  grà 
inAo  à  dà,  j  yi  é  mi  œu  iiiar- 
gîilet  (Cossé);  —  bouche  de 
l'enfant  :  a  l  ê  œn  joli  ptit 


mar 

margukl  ;  —  /  vat  fut  par  la 
iiiargulct;  —  brides  d'un 
bonnet  de  femme. 

ninrgiilitie,  aller  vendre  de 
bourg  en  bourg;  surtout  en 
parlant  des  femmes  qui 
vendent  des  mouchoirs. 

iiiargnyas,  f . ,  endroit 
mouillé,  boueux. 

inargnye,  margouiller,  agi- 
ter l'eau   et  la  boue  (Pail). 

mari  bô  bek,  Marie-bon- 
bcc,   babillarde,  bavarde. 

marieâo,  mariée,  maré- 
chal ferrant. 

marivaude,  forger;  —  faire 
du  bruit  en  frappant. 

inarikâode,  ranger,  entas- 
ser des  objets  dans  un  cer- 
tain ordre  (Pail). 

marilej,  maritage. 

Pour  le  debvoir  de  maritaige 
N'est  temps  meilleur  que  de  Noël. 

ms.  23 

inarkâo,  marteau. 

markn ,  marcou ,  chat 
mâle.   Cf.  ràdii. 

inaniiayè,  petit  enfant. 

marmitô,  marmiton,  Agra- 
phis  nutans.Cf.  kôniy,pi(ptit. 


i 


mar 

marnmfye,  v.,  gifler,  souf- 
fleter. 

marmiifyé,  î.,  gifle. 

marmit:(e ,  marmouser , 
marmotter. 

marmuT^è,  marfmi:(è,  mar- 
mouset, enfant  chétif. 


inarmyone. 
grommeler. 


murmurer, 


marni,  fumier.   Cf.  inani. 
nmrônà,  regrettable  :  s  ê  bc 


inarônà. 


niarone,  regretter,  Disquer. 

marot,  clou;  —  masse- 
rotte,  bcâton  de  néflier,  ter- 
miné en  massue  et  suspendu 
au  poignet  par  une  courroie, 
que  portaient  autrefois  les 
paysans;  la  viarot  est  con- 
temporaine   des  irikw^. 

marpâo,  marpaud,  voleur, 
vaurien. 

marsâol,  marsaule  (Er- 
née),  Salix  capraea. 

marsèe,  Marsèche,  fête  de 
l'Annonciation  de  la  Sainte 
Vierge.  Cf.  viar^ei,  nialkes; 


menus  granis. 


martya,  marteau  (La  Do- 
rée). Cf.  marhâo. 

marut,  f. ,  camomille  puan- 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire. 


iiiar  337 

le  (Anthémis  cotula);  — 
mille-feuilles  (Achillea  mil- 
lefolium). 

?)ianiyaj,  terre  mouillée 
dans  laquelle  on  patauge. 

niaruyê,  petite  mare  :  6  é 
pwe  œn  étà,  s  et  œ  maruyè. 

iiianiye,  patrouiller,  re- 
muer de  l'eau  sale.  Cf.  iiiar- 
ffiiye. 

maruyet,  petite  mare  (La 
Dorée). 

iiiarwa,  marais,  eau  crou- 
pissante. Cf.  iiiara. 

inarya,  mariage  ridicule 
(Pail).  Cf.  mérya. 

inarycj,  mariage  :  k  es  kè  l 
niaryejl  s  et  œ  sakrèmà  ki  fé 
prâré  l  p-ueô  é  l  batô  pur  fér 
abeye  lé  eyl  dà  lé  vilej  ;  —  a 
kœl  aj  fâot  i  s  niarye  ?  l  pu  té 
posiby  pur  n  pwe  perd  1  oka^yà 
(Catéchisme  travesti);  — 
niaryej  a  la  mode  d  la  Ger^, 
béni  su  l  hâo  d  la  hà  é  inaryc 
dà  l  fô  du  fœse  (Hercé) .  — 
Le  jeune  homme  qui  désire 
épouser  une  jeune  fille  lui 
f^ùt  la  cour  pendant  un 
temps  variable  ;  c'est  ce 
qu'on  appelle   fér    l    amur. 


jyS  iiinr 

Après  ce  stage,  on  réunit  hi 
famille  pour  faire  les  pronies 
ou  ahordà.  On  nciicte  la  hr'ui 
et  /  ///.••//.  Puis  le  mariage  a 
lieu.  La  mariée  est  précédée 
de  joueurs  de  violon,  de 
clarinette  ou  d'accordéon. 
Les  jeunes  gens  du  pays 
dressent  sur  le  passage 
des  barricades  formées  de 
cordes  enrubannées  aux- 
quelles l'ouvrière  de  la 
mariée  attache  des  épingles, 
et  tirent  des  coups  de  fusil 
à  l'arrivée  de  la  noce.  Les 
gens  de  la  noce  leur  versent 
de  l'eau-de-vie.  Ces  usages 
sont  en  voie  de  dispari- 
tion. (L.  D.)  S'il  pleut  le 
jour  du  mariage,  la  mariée 
aura  toujours  mauvais  temps 
pour  laver  sa  buée  (La  Do- 
rée); elle  aimera  bien  le 
gratin  (Hercé).  Quand  un 
veuf  se  remarie  et  que  son 
fils  est  d'âge  à  jouer  du 
violon  à  la  noce,  on  dit  :  / 
lii)i  lé  Imi  a  sa  pcr. 

luarycn,  f.,  petites  mou- 
ches volant  sans  cesse  qui 
se  réunissent  vers  la  fin  de 


mas 

l'automne  (Pail).  Cf.  gihè. 
iiiarycnc,  f.,  méridienne, 
sieste,  repos  que  les  pay- 
sans ont  coutume  de  pren- 
dre après  leur  repas  de  mi- 
di; —  partie  de  l'après-midi 
comprise  entre  midi  et 
quatre  heures  (Izé). 

inaryciie,  fiiirc  la  méri- 
dienne, dormir  après  le  re- 
pas de  midi. 

niaryèté,  f . ,  collation, 
repas  entre  le  diner  et  le 
souper.  Cf.  mérycn. 

marycte,   v.,  collationncr. 

luaryonet ,  marionnette, 
bergeronnette  (Ampoigné). 

iiiar:^cl ,  partie  maréca- 
geuse d'un  champ.  Cf.  mar- 
dcl;  —  auge  en  pierre  où 
l'on  abreuve  le  bétail  (Er- 
née,  Landivy). 

mas,  bouillie  de  sarrazin 
(Villaines-la-Juhel)  ;  —  pa 
de  mas,  guère  :  sa  n  va  pa  dé 
mas,  ça  ne  va  pas  bien. 

masakr,  grand,  fort,  gros, 
gras  :  nul  zyâo  c  dù-vmi  ji'ryœ, 
il  c  hit  a  fè  masakr. 

niaslè,  m.,  maslc,  t.,  tro- 


mat 

chet,  amas  de  fruits  sur  une 
petite  branche. 

masonè  (Ernée),  maso  (La 
Dorée),   sittelle  torche-pot. 

mastâo,  mastoc,  qui  a  l'es- 
prit lourd  et  épais. 

maÇt'),  mat,  flétri,  dessé- 
ché; —  mou,  lâche. 

mat,  f.,  chose  lassante 
(Saint- Aubin-du-Désert) . 

matagô,  jeu  d'enfants. 

mate,  mater,  lasser  (Ma- 
yenne); —  mate  œn  barik, 
la  lever  sur  un  bout. 

mater,  matière. 

matérâo,  matériaux. 

mate  Ça),  ce  matin. 

mâtè,  terme  de  tissage, 
bois  fixé  à  l'orillon  et  placé 
entre  les  dents  du  rouet  de 
la  pivoire;  il  sert  à  tirer  les 
échantées;  —  partie  du  fléau. 

mâtigâ  (exclamation  de 
surprise)  :  Ah  vraiment  ! 
Est-ce  possible? 

mâtiné,  matinu,  mafinye, 
matinal. 

mati(j'),  matir,  se  faner, 
se  flétrir. 

matiyô,  maquignon. 


ma^ 


339 

iiiatra,  matras,  matelas. 

matrase,  matelasser. 

iiiavrê,  vraiment  (Cham- 
péon).  Cf.  paré. 

■maye,  -r,  lourd,  grossier. 

iiiayet ,  maillette ,  clou 
que  l'on  met  sous  les  sabots 
(Landivy). 

maya,  maillot,  maillet  de 
bois. 

mayoe,  maillet;  —  clou  à 
grosse  tête  pour  les  souliers; 

—  tète;  —  personne  peu 
intelligente  et  qui  comprend 
difiicilement. 

mayotè,  jeunes  gens  qui 
s'en  vont,  le  i^'  mai,  à  la 
rosée  du  matin,  le  panier  au 
bras,  chanter  à  la  porte  des 
fermes  la  chanson  tradition- 
nelle où  ils  demandent  des 
œufs  et  font  des  vœux  pour 
la  prospérité  de  ceux  qui 
leur  en    donnent  (Craon); 

—  œufs  du   mois  de  mai. 
mayte,   mailleté,    tacheté, 

marqué  de  taches  de  rous- 
seur. 

mayte,  mettre  des  mail- 
lettes  (Landivy). 

mâ:(et  (interjection   mar- 


340  mal 

quant  lu  surprise,  l'atlmira- 
tion). 

ma:^ic;i)  (interjection  de 
surprise).  Cf.  mâlic,ô. 

nid,  turc,  ver  blanc  des 
guérets. 

vià^et  (il'  Iti  l'ycrj,  Con- 
volvulus  saepium  (Chàteau- 
Gontier). 

niàdal,  f. ,  grand  soufflet. 
Cf.  mùmte. 

màdé,  f. ,  caprice. 

Diàdcfi,  i.,  m'en  dctic, 
probablement,  sans  doute 
(Landivy)  :  à  va  aie  a  Gôrô 
màdcfi  ? 

màdmà,  mandement,  in- 
vitation, convocation  :  fô  li 
âvéye  œ  màdmà  a  vnir  isit . 

màgone ,  mâchonner 
(Neau);  —  bredouiller 
(Pail);  —  maugréer. 

màgôy  mangon,  personne 
parlant  peu  distinctement 
(Pail).  Cf.  mabô. 

niàje,  quereller  sans  cesse. 

màjonri,  t.,  dispute. 

Jiiàjri,  f.,  action  de  man- 
ger, repas;  —  ration  donnée 
au  bétail. 

màjye,  manger.  Quand  on 


mât 

voit  manger  goulûment  on 
dit  :  aval  Giyô,  y  an  a  dà  l 
pô  (Hercé). 

viàk ,  espace  recouvert 
d'herbe  laissé  par  la  mala- 
dresse du  conducteur  de  la 
charrue  ;  —  défectuosité , 
erreur  (Pail);  —  de  màk, 
manquant  :  /  à  triivi  kœk 
à'  d  màk;  —  sa  màk,  sans 
manquer,  sans  faute. 

makào,  manteau. 

màkc,  peut-être.  Cf.  vàJce. 

màkct,  femme  qui  n'a 
qu'un  sein;  —  vache  qui  ne 
donne  pas  de  lait  par  un  ou 
plusieurs  trayons  (Pail). 

inàs'U,  ~,  malpropre  dans 
ses  vêtements  ou  sa  tenue; 
—  qui  dit  des  mots  grossiers 
et  à  double  entente;  —  qui 
mène  une  vie  dissolue;  — 
personne  d'une  avarice  sor- 
dide. C'est  une  injure  gros- 
sière. 

màt,  grande  couverture 
de  lit  en  laine. 

mal?,  mancheron  de  la 
charrue  (Pail);  —  niancbie 
de  rtéau. 

màliri,  menterie. 


mùn 

màtiôà,  mentant;  on  dit 
de  même  :  /  màtisà,  ils  men- 
tent (Château-Gontier). 

màtonè,  mentonet,  sorte 
de  garde  de  serrure;  —  man- 
teau de  cheminée. 

màtri,  f.  pi.,  mensonges. 

mâtit,  -:(,  menteur,  euse  : 
/  gà  màtu,  surnom  de  Jean 
Chouan. 

mèlê,  a.,  mince,  frêle. 

mèlô,  tête  mal  conformée. 

même,  grand'mère  (Er- 
née). 

même,  maman. 

?nénœ  d  lu,  meneurs  de 
loups,  gens  qui,  dit-on,  vi- 
vaient dans  des  endroits 
écartés  au  milieu  d'une 
bande  de  loups,  et  qui  dres- 
saient ces  loups  à  piller  les 
environs. 

Si  un  passant  était  suivi 
par  un  de  ces  loups,  il  de- 
vait prendre  ses  jambes  à 
son  cou  et  courir  à  sa  de- 
meure en  prenant  garde  de 
tomber.  Une  fois  arrivé,  il 
lui  fallait  donner  au  loup  un 
chantiau  de  pain  pour  lui  et 
une  miche  de  douze  livres 


t)iôn  341 

pour  son  maître.  Quiconque 
aurait  essayé  de  se  sous- 
traire à  cette  taxe  eût  été 
dévoré  dans  l'année  par  les 
loups  (Nuillé). 

mènej,  ménage. 

ménct,  menotte,  petite 
main. 

mène  du  bru  ,  faire  du 
bruit. 

Diéuà,  m.,  menotte,  main 
d'enfant. 

Mênô,  Manon,  Marie 
(Montaudin). 

uiénu  grè,  m.  pL,  récoltes 
secondaires. 

tnêuuf,  grand  soufflet. 

nièmisè,  m.  pi.,  petites 
particules  (Landiv}'). 

nièini  d  m,  meneur  de 
rats,  homme  qui  a  le  pou- 
voir de  faire  fuir  les  rats  ou 
d'en  envoyer  là  où  il  lui 
plaît.  Aussi  faut-il  avoir 
soin  de  ne  point  refuser  l'au- 
mône ou  dire  des  sottises 
aux  gens  mal  vêtus  qui 
viennent  aux  portes,  de 
crainte  qu'ils  ne  fassent 
arriver  les  rats.  Quand  les 
rats   sont    ainsi    venus   par 


342  ina'r 

sorcellerie,  les  chats  n'y 
touchent  pas  et  il  est  impos- 
sible de  s'en  débarrasser  si  le 
sort  n'est  pas  levé  (L.  D.). 

mûmue(i),  manoir. 

mùnibCy    menuet,    menu. 

inônû'i:;^,  f.,  travaux  de 
menuiserie. 

mèrya,  mariage  ridicule 
(Pail).  Cf.  marya. 

mùzçi,  grossier,  rustique, 
paysan. 

mesuré,  f. ,  mesurage. 
Dans  les  fermes  à  colonie 
partiairc,  le  propriétaire 
assiste  à  la  mesurée  des 
grains. 

viœgJe,  mugir,  beugler. 

mœlô,  meulon,  meule  de 
paille  ou  de  foin. 

mœmà,  moment. 

7)iœue,  beugler  (  Saint - 
Thomas). 

inœiie,  meunier. 

mœr,  mûr,  e  :  mtt  fnrmà 
c  mœr  st  ane  bè  pu  tn  Je  l  ané 
derner. 

niàr,  meur,  mur,  mu- 
raille :  /  DKvr  c  iiiulû'cl;  — 
f.,  mûre. 


ine€ 

mœr  de  fî\  meurt  de  faim, 
qui  a  une  faim  excessive. 
mœriÇr),  mûrir. 
iiiœtwel,  mutuel,  mitoyen. 
Diàyotc,    ceux    qui    vont 
chercher    les  œufs  de  mai. 
Cf.  mayolc. 

iiià'jic,  beugler. 
nie,  moi  :  vùii  vu  à  me  ? 
me,   m.,    mai,    arbrisseau 
orné  de  fleurs  et  de  rubans 
que  l'on  plante  dans  les  rues 
sur  le  passage    d'une    noce 
pour  faire  honneur  aux  ma- 
riés à  leur  retour  de  l'église, 
usage  très  ancien,  disparu  à 
Laval  depuis   une   cinquan- 
taine   d'années;     —    arbre 
orné  de  rubans  que  portent 
les  conscrits  en  guise  de  dra- 
peau. Cf.  husin;  —  f.,  maie, 
pétrin,   huche  où  on  pétrit 
le  pain   et  où   on    le    serre 
quand  il  est  cuit. 

mè€  (et  dé),  être  d'accord, 
complices,  s'entendre  :  i  sô 
d  mè€  âsàhy  ;  —  sri^  dû  mèe, 
cerises  domèches.  Le  senti- 
ment populaire  divise  en 
deux  le  mot  di'iiièf. 

iiuri'i,    méchant,   fm,   dé- 


meg 

lié  (pris  en  bonne  part  : 
mdsyé  l  aivka  j  yi  é  di  kè  v. 
ùtyé  œ  11  m  fè  é  mém  é  kè  v 
alyé  bl  l  mefr  à  àrè  ;  —  /  // 
pivl  ase  mém  pu  s  défàdr  ;  — 
espiègle  :  él  i  méeà  6è  pîi  gâ 
la;  —  mauvais  (Montau- 
din)  :  ta  halhi  n  é  p-iuè  si  mé^à. 

méféyœÇ^i-),  mégeyeur, 
aftranchisseur,  châtreur.  Cf. 
mcjéyœ. 

iiiédal,  médaille. 

médyone,  manger  à  dix 
heures  du  matin  (Ambriè- 
res).  Cf.  di^œre. 

médyô,  repas  de  dix  heu- 
res. 

méênà,  moyennant,  au 
moyen  de. 

méè,  moyen  :  //  a  h?  1  niée  ! 
il  c  si  tèlmà  ri€. 

méféxd,  malfaisant  (Cour- 
cebœufs). 

niéfyabl,  à  qui  l'on  ne 
peut  se  fier. 

iiiég,  m.,  lait  maigre,  petit 
lait. 

inèg(r) ,  maigre,  froid  : 
ta,  va  mcgr. 

megrâo,  maigre  :  et  i  me- 
grào  spîiv  ptit  éfà  la. 


!iék 


343 


lucgrùdô,  maigredos,  mai- 
grichon. 

inègrè,  maigret,  pain  long, 
peu  épais  et  presque  tout  en 
croûte,  pesant  une  demi- 
livre. 

uiéhène,  méhaigner,  estro- 
pier, mutiler,  rendre  impo- 
tent. 

méjcyœQ-),  mégeyeur,  re- 
bouteur,  vétérinaire  (Châ- 
teau-Gontier).  Cf.  afràeisœ. 

mékanih,  a.,  chétif,  usé, 
amaigri  (Pail). 

mckanik,  niékénik,  méca- 
nique, machine  à  battre  mue 
par  des  chevaux  ;  —  mékanik 
a  jà,  coupe-ajonc. 

;;/('  kè,  mais  que, Mes  que, 
quand,  lorsque  :  mè  k  j  aljô 
à  vil,  j  portrô  a  mit  inctr  sa 
par  de  mijô;  Le  D.,  p.  195. 

mékèrdi,  mercredi. 

méh,  m.,  métier  :  napwe 
de.  pli  mékè  ki  n  féj  viv  son 
'Il m;  —  d  kœ  méke  k  il  é?; 
—  dîiy^  méke,  tréi  mixer; 

La  fiir  du  roi  d'Espagne 

Vive  l'amour! 
Veut  apprendre  un  méquier 

Vive  r  laurier  ! 


344 


Hll'l 


L'  méqiiicr  qu'ail'  veut  apprendre   | 
Vive  ranioiir  ! 
C'est  la  buée  à  laver 
Vive  r  laurier! 

(Chanson.) 

moyen,  possibilité;  —  in- 
strument, outil;  —  /v  il 
mékc!,  c'est  bien  le  moins,  je 
l'espère  :  vu  sré  hetœ  i;éri  — 
bè  d  méhc;  —  hè  d  nicke  kt\ 
plaise  à  Dieu  que;  —  pu  d 
iiiéJce,  je  le  crains  :  /  va  €œ  d 
la  pyé  —  pa  d  méhc  ! 

mêlé,  f.,  moitié  :  ua  pa 
méhé  d  diferàs. 

mel,  m.,  merle  :  àtàd  v-u 
eàte  lé  mel  é  lé  rikar?. 
On  distingue  deux  espèces 
de  mel,  le  mel  busone,  et  le 
mî'l  terye;  —  f.,  nèfle; 

Ahuillé  suivant  ses  rôles 
Apportera  de  bon  hait 
Un  présent  de  mêles  molles 
Pour  présenter  à  Naulet. 

(Noël  du  comté  de  Laval.) 

('  /  ta  é  la  pay  lé  mel  vurris 
(proverbe);  —  ))iel ,  m.,  pe- 
tit lait  (Pail)  ;  —  L,  bou- 
tonnière (Pail). 

mêlas,  f.,  céréales  dont  on 


mel 

a  nièlangè  la  .semence  ;  le 
froment  et  l'avoine  sont  le 
plus  souvent  employés  avec 
l'orge.  Cf.  mêléar. 

mélâkolyd',    mélancolique. 

mela\,  mèlcuse,  femelle 
du  merle 

En  février 
Tout'  bonn'  mèleus'  doit  couver. 

mêlé,  f.,  mélange  de  paille 
et  de  foin  que  l'on  fait  man- 
der aux  bestiaux  et  aux  che- 
vaux. 

mêle,  indécis,  perplexe. 

mêléar,  mélange  de  blé  et 
d'avoine  (Château-Gontier). 

méleyar,  méteil  (La  Do- 
rée). Cf.  métê. 

méleye,  mêler,  mélanger, 
embrouiller  :  /  é  ka:{imà  âvi 
d  mélexe  mit  iréfy  avek  mit 
pay  pur  dévie  (i  beslyal;  —  ô 
Il  i  pœ  r?  kôprâr,  i  niêlêyâ  lu. 

mêleyé,  f.,  mélange,  em- 
brouillement. 

mêlicpte,  mêler,  brouiller. 

mêli-mêla,  pêle-mêle,  con- 
fusément. 

ineltoiie,  bégayer. 

mel  ta,  qui  bégaye. 


men 

mélyc,  meslier,  néflier  :  à' 
batô  d  mélye.  Pendant  la 
première  nuit  de  mai,  les 
sorciers  ont  le  pouvoir  de 
rompre,  d'un  signe,  la  tête 
de  tous  les  mesliers.  La  ba- 
guette des  sorciers  est  fltite 
d'une  branche  de  néflier 
coupée  dans  la  nuit  de  la 
Saint-Jean  aux  premiers 
rayons  du  soleil;  —  Le  Mes- 
lier, Les  Mesliers,  nom  de 
lieu.   Voir  rnirode. 

mém  :  a  mém  lé,  à  même 
elle,  à  ses  dépens, 

men,  mine. 

Mén,  Mayenne  (ville); 

Je  sommes  tous  de  la  gent 
Des  environs  de  la  ville  de  Mayne 
Quand  viendra  le  jugement 
Piacez-nous  dans  voutre  domaine. 

(Pastorale  194.) 

—  poignée,  plein  la  main. 

ménajer,  ménagère,  épou- 
se. 

viénœ  (Landivy) ,  mené , 
minuit.   Cf.  mèniui. 

méneje,  ménager. 

fnéneje,  n.,  ménager,  qui 
dépense  peu. 


men 


345 


menejiiià ,  ménagement , 
égards. 

mèui(J),  château,  grande 
habitation;  —  maison  ordi- 
naire, ferme;  —  Le  Mesnil, 
nom  de  lieu. 

mèni  helkè,  chasse  fantas- 
tique. Cf.  easarlit. 

mêntdy  frelon  (Château- 
Gontier). 

méiiïi'i,  minuit. 

ménye,  m.  pi.,  mesniers, 
enfants  :  vœu  dô  vé  mé  iiiénve 
(Desertines). 

mcnà{p)^  uiéucl;  —  habi- 
tant -e  de  Mayenne,  Mayen- 
nais;  —  manceau,  mancelle: 
bét  kom  œ  Bêrtô,  fe  kom  œ 
Nonnà,  tétti  kom  œ  Mena; 
—  au  pluriel,  enfants  :  fatnè 
mé  mémo  né  rtîirnrô  eé  \â. 

mener,  manière. 

mené,  mesniée,  f.,  enfants, 
marmaille  :  e  irén  apré  la  tut 
sa  mené. 

mène,  jeune  enfant  (Am- 
brières). 

méni ,  f.,  mesnie,  famille, 
lignée,  compagnie.  Le  D., 
p.  244. 


méprisa',  mépriseur,  con- 
tempteur, critique. 

mér,  f. ,  mère;  —  dépôt 
du  cidre,  du  vin  et  du  vi- 
naigre; —  matière  qui  tait 
tourner  le  vin  ou  le  cidre 
en  vinaigre  (Micoderma 
aceti);  —  enveloppe  du 
fœtus. 

nierait,  enfant,  personne 
ftible. 

mergcne,  v.,  méridienner, 
faire  la  sieste. 

viergenc,  f.,  méridienne, 
sieste  dans  l'après-midi. 

vieri,  m.,  paille  de  blé  noir 
qui  sert  de  litière  (Landivy). 

merjol,  merjô,  fruit  à  gar- 
der. Cf.  /;//)'(). 

merjok,  mûrir  en  parlant 
des  fruits  ramassés. 

mèrjn  :  dé  père  d  mer  pi, 
des  poires  de  conserve 
(Craon).  Cf.  mijô. 

vierk,  marque,  borne  de 
pierre. 

nierke,  marquer  :  av  vn  be 
merhe  /;(  àdrc  par  ny-ii  mit  met 
vyœ  fér  pase  sô  Jcanar;  — 
M  J;  é  merhe  su  I  jornal. 

tnerke,  ladre,  lépreux. 


mes 

iiierJit,  morue. 

iitérri,  mairie. 

niersi  :  ç,d-  mersi  e  la  iv//. 
Dieu  merci  et  la  vôtre,  srâ- 
ce  à  Dieu  et  à  vous. 

niersri  :  il  a  plu  dà  la' 
inersri,  leurs  affaires  vont 
mal. 

mcrsye,  mercier,  remercier. 

iiiervcyahy,  merveilleux. 

nierveyabyhnà ,  merveilleu- 
sement. 

inéryané,  sieste  :  fér  mé- 
ryané.  Cf.  niaryené. 

méryâo,  refus  de  mariage 
(Ernée), 

iiiéryeii,  après-midi;  — 
méridienne,  sommeil  après 
le  repas  de  midi.  Cf.  mer(;ené. 

méryene,  mérienner,  faire 
la  méridienne. 

meryè,  merrain. 

niés,  messe  :  él(r)  a  bas  mes, 
être  à  basse  messe,  avoir 
l'oreille  basse,  être  embar- 
rassé, ne  savoir  que  répon- 
dre; —  dir  sa  mes  bas,  parler 
à  voix  basse;  parler  à  voix 
basse  devant  un  paysan  est 
une  des  injures  les  plus 
grossières   qu'on  puisse  lui 


mes 

faire;  —  dir  la  mes  é  la 
repôd,  parler  seul  ;  —  lè  eml 
é  d  la  mes,  dit-on  de  ceux 
qui  arrivent  en  retard  à  la 
messe  (Hercé);  —  vies 
kète,  messe  quêtée.  Dans  le 
sud  du  département,  quand 
on  veut  faire  dire  une  messe 
h.  l'intention  d'une  personne 
chère,  par  esprit  d'humilité 
on  en  va  quêter  le  prix;  — 
mes  d  are,  messe  d'arrêt, 
messe  que  le  paysan  fait  célé- 
brer pour  retrouver  un  ani- 
mal domestique  qu'il  a  per- 
du (Craonnais). 

mes,  lice,  femelle  du  chien 
(Pail);    —   femme    lascive. 

mése,  qui  a  assisté  à  la 
messe. 

méseyaby,  mésseyant,  mal- 
séant, contraire  à  la  bien- 
séance. 

mési  mêla,  moyennement. 

mesone,  moissonneur. 

mésd,  moisson,  action  de 
récolter,  temps  de  la  mois- 
son. 

mesweye,  entendre  la  mes- 
se. 

mesiui,    meshui,    aujour- 


mét  347 

d'hui,  désormais  :  i  vèdra 
mesû'i. 

iiiétè,  méteil.  Cf.  méleyar. 

métèri,  f.,  amas  de  vieux 
chiffons;  —  métairie,  ferme 
d'une  contenance  supérieure 
à  15  hectares  et  où  l'on 
élève  des  bœufs.  Voir  bikfri, 
kœzi'i. 


a^^x- 


méfeye,  r,  métayer,  ère, 
fermier   à  colonie   partiaire. 

méiiv,  service  de  quatre 
mois  en  campagne,  de  la 
Saint-Jean  à  la  Saint-Martin 
(Château-Gontier)  ;  —  moi- 
tié ou  part  dans  la  récolte; 
—  part  que  l'enfant  majeur 
qui  vit  avec  ses  parents  sur 
une  ferme  a  droit  de  récla- 
mer pour  son  travail.  Il  ne 
peut  demander  qu'une  an- 
née. Cf.  miuetiv. 

métivye,  métivier,  domes- 
tique de  quatre  mois,  gagé 
de  la  Saint-Jean  à  la  Saint- 
Martin;  —  journalier  qui 
travaille  pendant  la  récolte 
et  qui  est  payé  en  nature 
sur  la  récolte. 

métr  (jmt) ,  mit  métrés, 
maître,   maîtresse,    appella- 


me: 


348 

tion  que  les  fermiers  ou  les 
colons  donnent  à  leurs  pro- 
priétaires; —  éllômêtr,  avoir 
le  dessus  :  le  via  Ici  s  balà,  s 
c  l  grà  lï  é  l  mclr. 

vieirù  ddà,  mettre  dedans, 
mettre  en  prison;  —  trom- 
per, attraper. 

7nctre,  maître  :  et  hè  méire, 
avoir  un  bon  maître. 

niétreye,  maîtriser,  impa- 
tienter, faire  souffrir  au 
point  d'empêcher  quelqu'un 
de  s'occuper  de  toute  autre 
chose  (Bais). 

mèy,  petit  lait  (Saint-Au- 
bin-du-Désert.  Cf.  nieg,  mel. 

mé\œ,  milieu. 

méye,  moyen,  ressources  : 
i  n  avà  piuè  s  méyè  la  ;  na  pa 
d  méye  d  mi^  à  tire;  il  a  bâo 
méyè,  bô  méyè,  il  est  riche. 

méyotè,  œufs  du  mois  de 
mai.  Cf.  mayotè. 

méyCtg,  mésange  (Mon- 
tourtier).    Cf.  mé^ig. 

mé:^el,  mcsel,  lépreux. 

mézelri,  mesellerie,  lèpre, 
ladrerie,  espèce  de  scrofule 
chez  le  porc. 


me 

méielté,{.,  méselleté,  lèpre 
du  porc. 

mé::jg,  mésigue,  mésange. 

Cf.  hi. 

)né:^lè,  méselin,  chétif, 
maigre,  fliible. 

mé:^one,  maisonner,  bâtir 
des  maisons. 

mcione,  maisonnier,  pro- 
priétaire de  maisons  ;  —  do- 
mestique habitant  la  maison 
de  son  maître  ;  —  habitant 
d'une  maison  dont  il  ne 
dépend  pas  de  terre. 

mé:^d,  maison.  Dans  nos 
fermes,  la  maison  est  la  pièce 
principale  où  est  le  lit  du 
fermier  et  de  la  fermière,  le 
foyer  et  la  table  à  manger. 
Cf.  mè:(d. 

mexyâo,  mésel, lépreux;  Le 
D.,  p.  116;  se  dit  surtout 
des  porcs  atteints  de  mesel- 
lerie. 

Diè,  moins  :  a  pu  pti  me,  a 
ta  l  mè,  à  tout  le  moins,  au 
moins;  —  mais  :  me  hè, 
aussitôt  que  :  mèk  isejvènu. 
Cf.  mè  kè;  —  plus,  tout 
de  même  :  /  ;;  e  mè  pa  ii 
émaby  kè  safam  (Pail). 


Die 

mè,  main  :  fer  sa  niè,  faire 
sa  main,  se  garnir  la  main, 
faire  une  bonne  prise,  un 
achat  avantageux  (Pail). 

mè,  :(,  mis,  -e. 

nièdè,  vraiment  :  nièdé  iw, 
medè  lui,  mon  dieu  oui,  mon 
dieu  non  (Bais). 

mè  d  fer^  main  de  fer, 
instrument  en  fonte  ou  en 
fer  servant  à  enlever  de  des- 
sus le  feu  une  marmite  dont 
les  anses  sont  brûlantes;  — 
pelle  à  main. 

mèdr,  moindre. 

viègèrlè,  mingrelet,  maigre 
et  fliible.  Cf.  mé:(lê. 

inègr, mmgre,  espiègle;  — 
lait  maigre,  petit  lait  (Cour- 
cebœufs). 

mèhèrdi,  mercredi. 

mèm,  même  :  s  é  lii  d 
même  d  kè  hl  siirpêrnà. 

Dièmnià,  mêmement. 

mè  mort,  main- morte, 
main  de  fer;  —  jeu.  Les  en- 
fants chantent  : 

Main  morte 

Que  Dieu  porte 

En  paradis 

Sur  un  petit  cheval  gris. 


mi£  349 

Mcn,  Mayenne. 

menœ,  menibi,  minuit 
(Montaudin). 

mène,  m.  pi.,  petits  en- 
flmts  (Montaudin).  Cf.  hnay, 
ménye. 

mèse,  mincer,  hacher,  bri- 
ser, casser  (Pail).  Cf.  mise. 

mèsé,  f.,  hachis  de  choux 
pour  les  bestiaux  (Gorron); 
—  fines  herbes  hachées  pour 
un  potage  :  sup  de  mèsé. 

mèsweQ'),  lame  tranchante 
pour  couper  les  choux. 

mèxpne,  locataire,  à  la 
campagne,  d'une  maison  de 
laquelle  il  ne  dépend  aucune 
terre.  Cf.  mé^one. 

mè^ô,  maison,  pièce  prin- 
cipale de  l'habitation  où  est 
le  foyer. 

jnètfê,  maintes  fois. 

mi,  chat  :  s  et  œ  met  mi, 
c'est  un  maître  mit,  c'est  un 
fin  matois.  Voir  mit. 

mi-e,  miche,  pain  blanc  : 
€é  yœ  i  n  se  rfusà  re,  i  màjà 
d  la  mié:  a  tu  lé  fur;  —  mi^ 
a  griu,  pain  fendu;  —  mie  a 
kàku,  coucou  (plante). 

mieâo,   Michel;  —   nom 


3)0  nue; 

donne  au  soleil  (Andouillc). 

iiiUar  (pc),  pain  michard, 
miche  de  3  à  6  kilogr.  ;  pain 
de  deuxième  qualité,  pain 
blanc  :  la  Qià  dam  hyàe  li 
aparté  Ht  le  mate  œ  pe  mUar  é 
dœ^  œ  fre. 

muà,  michant,  malingre, 
chétif. 

m΀el  morè ,  maître  Jac- 
ques :  s  et  œ  mieel  more,  il  est 
bon  à  tout  faire. 

MUet,  Michette,  Michelle. 

Mielê,  Michelin,  Michel. 

mi€Ô,  petit  pain  blanc  (La 
Poôté). 

M/Vô,  Michelle. 

midi  :  eakœ  kônè  midi  a 
sa  port,  chacun  fait  ce  qu'il 
peut  faire  d'après  sa  for- 
tune. 

migàse,  maniganser  (Gor- 
ron) . 

migùrnô,  baie  de  l'églan- 
tier, gratte-cul. 

mico  miqcn,  couci-couca. 

migre,  émietter. 

mi(;ré,  f.,  pain  émietté 
dans  du  cidre  ou  du  lait. 

niigrèy,  migraine. 

migrnsé ,     f . ,     pain     cuit 


mij 

avec  de  l'oseille  pour  former 
une  sorte  de  bouillie  (Gor- 
ron)  ;  —  soupe  avec  toute 
sorte  de  légumes,  où  l'on 
émiette  le  pain  de  sarrasin 
un  peu  moisi  que  l'on  ne 
veut  pas  perdre  (Landivy); 
—  mauvaise  bouillie,  mau- 
vais mélange.  Cf.  rikopet. 

micj'itsi,  hachis. 

mijô,  mijol,  mijô,  fruits 
à  couteau  cueillis  à  la  main, 
conservés  au  fruitier  pour 
y  mûrir  :  dé  pum  a  mijô 
— /  pàrtrô  d  résye  a  mit  métr 
sa  par  de  mijô;  —  lieu  où 
l'on  conserve  les  fruits 
(Pail). 

mijolc ,  mûrir  sur  les 
planches  d'un  fruitier.  Un 
fruit  mijolé  est  un  fruit 
complètement  mûr  (Mont- 
jcan),  quelquefois  près  de 
pourrir  (Izé);  —  au  figuré  : 

Depuis  longtemps  je  migeolais 
dans  mon  esprit  le  projet  de  faire 
un  dictionnaire  de  la  langue  laval- 
loisc  (Dict.  Lavallois); 

faire  cuire  à  petit  ieu,  mi- 
joter. 


inin 

viikaniâ,  médicament. 

mîkamô,  mihmah,  gloria, 
tasse  de  café  m^élanstée  d'eau- 
de-vie,  mot  connu  dans  le 
Bas-Maine  depuis  1830. 

mikâo,  reste  de  quelque 
chose  :  cv  mikâo  d  vè,  d  vyàd. 

niihpil,  millegoule,  grand 
bavard . 

milsiiyc^  -r,  millesouier, 
-ère,  qui  a  mille  sous  à  dé- 
penser par  jour,  environ 
18.000  fr.  de  rente.  Mille- 
souier, il  y  a  cinquante  ans, 
éveillait  chez  nous  l'idée 
d'un  homme  immensément 
riche. 

niilyar,  Sparganium  ramo- 
sum  (Vaiges). 

min,  mine  :  //  a  œn  niin  e 
dmi  ka^imà  dé,  il  a  mauvaise 
mine;  —  sa  fér  miné  d  rc, 
sans  avoir  l'air  d'y  toucher; 
—  dé  min,  de  mauvaise 
grâce  (Pail).  Voir  dèmin. 

minaby,  minable,  pitoya- 
ble. 

minaj,  droits  de  minage 
sur  la  vente  des  farines  sur 
les  marchés.  Les  seigneurs 
forcèrent    leurs    vassaux    à 


mir 


:5i 


vendre  leurs  farines  dans  un 
certain  lieu  dit  minage.  Il  y 
avait  des  minages  en  Anjou, 
à  Brissac,  Rochefort,  etc.;  à 
Rochefort,  le  droit  de  mi- 
nage était  d'une  écuellée  par 
setier  de  farine. 

miné,  f.,  minée,  mesure  de 
terrain;  —  l'étendue  de 
terrain  où  l'on  a  semé  une 
mine  (78  litres)  de  seigle  ou 
de  froment  (Bierné)  ;  —  La 
Minée,  nom  de  lieu. 

minet,  minette,  lupu- 
line,  plante  fourragère  (Am- 
poigné);  ■ — •  fille  fainéante 
ou  dévergondée  (Craon)  : 
kœ  crâd  minet  ! 

a 

mino,  minois,  visage. 
minii,  menu,  mince. 


minusri,  mmutie. 


minar,  mignard,  enfant 
gâté,  pleurard,  difficile  à 
nourrir. 

minone,  mignon ner,  mi- 
gnoter,    caresser,    dorloter. 

minonet,  mignonnette,  lu- 
puline,  plante  fourragère; 
—  Santolina  chamœcyparis- 
su  (Château-Gontier). 

mirak,  miracle,  merveille. 


3)2 


niir 


nus 


niiraniyô ,  femme  mal 
mise. 

viirayc,  jeter,  lancer  ;  —  .u^- 
iiiiroye,  se  mirer  sans  cesse 
dans  une  glace. 

mire,  viser,  ajuster;  —  lan- 
cer (une  pierre)  :  iiiir  bc 
piir  met  lia  l  pawe;  —  vyœ  tu 
pa  bc  mircdépyerl;  — orner, 
parer;  —  examiner  attenti- 
vement des  œufs. 

miret,  petit  miroir. 

uiiriiji^c,  dessiner,  embel- 
lir un  objet  au  moyen  de 
hachures  bizarres  (Saint- 
Aubin-du-Désert). 

iniriifieone,  enjoliver,  pa- 
rer. Cf.  mi  rode. 

mirlifieonmà,  ornement, 
parure. 

mirlifieoniir,  miriifi^ur, 
parure,  enjolivement. 

mirlitâ,  m.  pi.,  mirlitons, 
Scabiosa  arvensis  (Château- 
Gontier). 

mirlode,  miroder  (Lan- 
divy)  ;  pour  mirlode  un  bâton 
de  néflier.  On  choisissait  un 
scion  de  néllier  bien  droit; 
on  décrivait  sur  ce  scion 
avec  un  couteau  une  spirale, 


en  entamant  la  peau  jusqu'au 
bois;  on  produisait  ainsi 
une  cicatrice  où  le  bois  de- 
venait plus  épais  et  formait 
torsade. 

mirodœr,  f. ,  enjolivement 
(Pail). 

mirodc,  entailler  l'écorce 
d'un  arbre,  d'un  bâton,  de 
manière  à  former  des  dessins 
(Saint-Aubin-du-Désert);  — 
enjoliver  (Laval);  —  mar- 
quer de  variole. 

mi  rote  {se),  regarder  dans 
une  glace.  Cf.  miraye. 

mirîr,  myrte,  arbrisseau. 

})iiriue  :  et  â  mi  nue,  être 
sur  le  point  de  mourir 
(Champéon).  Cf.  Diurive. 

miru'cr,  miroir. 

mise,  mincer,  hacher  : 
fat  i  mise  la  iéc;uin?;  —  bri- 
ser, déchirer,  arracher  :  /t'~ 
éfà  ô  mise  tut  lé  fyœr  d  mit 
j ardre;  —  //  é  ràtré  eé  H  per- 
du su  é  il  a  tu  misé  e  tu  futn 
par  lé  hrwé:;é.  Cf.  mcse. 

misé,  f.,  espèce  de  haciiis 
fait  avec  des  orties,  choux, 
etc.,  mélangés  de  son,  que 
l'on  donne  aux  oies  et  aux 


///// 

canards;  —  s^iipc  d  misé, 
soupe  faite  avec  des  choux  et 
de  l'oseille  hachés,  julienne. 

mistàpo,  mistempot  :  vâd 
a  la  mistàpo,  vendre  (des 
boissons)  en  cachette. 

misti,  mistigri,  objet  tout 
petit  (Ampoigné). 

misiue,  grand  couteau  qui 
sert  à  tailler  la  soupe;  — -par 
plaisanterie  :  bouche,  dents. 

mit,  chatte  :  fâo  kôm  œn 
mit.  Lorsque,  n'étant  pas 
chanteur,  on  était  obligé  de 
chanter  dans  un  repas  ou 
dans  un  jeu,  on  se  conten- 
tait de  dire  : 

Mit  mit  mit 
La  via  dit 
Mut,  miit,  mut 
La  via  tut. 

mita,  mitan,  milieu  :  // 
ètè  hi€e  adà  su  l  mita  du 
eme;  Imita  du  pur;  —  kâ  trâ 
kêh  vô  ô  m,  la  sgôd  va  à  mita. 

mité,  miton,  chat  bien 
fourré  (Craon). 

mitàné,  mitonnée,  panade 
(Saint-Thomas). 

mitonc,    caresser;   —  mi- 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire. 


mi: 


toiic  dé^  yd',  avoir  les  yeux 
doux. 

mitô,  pi.,  capitules  du 
trèfle  des  champs,  Trifolium 
arvense  (Château-Gontier). 

miyâ(o),  qui  a  mauvaise 
mine,  malpropre,  fliinéant, 
vagabond  (Ernée),  men- 
diant, voyou  :  vyœ  tu  t  kaec, 
sakre  grà  miyâo  d  la  gard  d 
àbnua^  Paré.  (Les  fainéants 
et  les  oisifs  avaient  l'habi- 
tude de  se  rassembler  au- 
tour de  la  statue  d'Ambroise 
Paré,  à  Laval). 

miyâode,  vagabonder  (Er- 
née). 

miyœÇr),  meilleur  :  /  sàby 
et  aniui  d  miyœr  imœr. 

mi:^ay,  gageure. 

mi^èrén,  f.,  enfimt  malin- 
gre.   Cf.    kérpydo;   —   har- 


gneux. 


mi^er,  misère,  peine  :  ;  é 
hc  de  la  mi:^er  aprè  le  kendo; 
— féré  d  la  mi^er,  faire  de  la 
misère,  taquiner,  tracasser; 

—  Sedum    acre    (plante); 

—  Alsines     qui     viennent 
dans  les  moissons  (Ballée). 

mi^rit ,     mi^rit,    musa- 


3  5}  '"'"^ 

raignc;  —  entant  ou  petit 
animal  misérable,  chétif,  de 
petite  taille  et  de  peu  de 
valeur. 

iiii:;^rd,  enfant  chétif. 
)iinàti~(i-cn-c  le),  chercher 
les  menantises;  se  dit  des 
jeunes  fiancés  de  la  cam- 
pagne qui  vont  chez  les 
parents  de  la  future  s'assurer 
s'ils  ont  le  bien  qu'ils  pré- 
tendent posséder.  On  montre 
au  fiancé  le  bétail,  le  linge 
des  armoires,  etc.  (Ernée). 
mnd,  ruelle  du  lit.  Cl. 
vènel. 

miiiki',  bénitier. 
nniil  (yào),  eau  bénite. 
niô,  f.,  moue,  grimace. 
inô,  mort. 

mobiil,   grosseur,   tumeur 
(Bicrné). 
wo^,  motte. 

mo£onc,  f.,  morceau  (de 
beurre). 

mo€Ô,  grumeau;  —  gros 
noyau  ;  —  mocô  d  luvr,  motte 
de  beurre;  —  monceau  (de 
fumier,  de  foin,  de  pierres) 
(Montaudin). 

inod  {ih'),    de    mode,    a., 


luoh 

recherché  dans  sa  mise;  — 
aimable  et  amusant  en    so- 

—  ciété;  à  bonnes  fortunes. 
môd,  mode;  —  a  la  niôd  k 

ô  di ,  «  à  la  mode  qu'on 
dit,  »  expression  qu'emploie 
le  paysan  avant  de  citer  un 
proverbe  :  a  la  mod  h  ô  di  : 
la  fâo  àrifi  1  pcr  c  âç,œ:(_i  l 
Ji  ;  —  a  la  Diùd  k  ô  di  :  ô  n 
pœ  pwè  tiii  lé  làg  du   môd; 

—  a  la  niàd  k  d  di  ai  trô  c 
jivc  n  a  pa  de  fn^ur;  —  a 
v-ut  Hiàd,  comme  vous  dites; 

—  a  la  indd  6  gà  Jà,  comme 
dit  le  gars  Jean. 

inodœ:;^,  model,  modiste, 
marchande  de  modes. 

mog,  petite  tasse  ;  —  con- 
tenu de  la  tasse  ;  —  coup  de 
poing.  Ct.  mok. 

viogane,  mal  vêtu,  mal 
tourné. 

uiogc,  f.,  contenu  d'un 
bol   (Montourtier). 

iiiogoiin,  brouillé,  contus 
(Montourtier). 

nioj,  estomac  des  oiseaux. 

inok,  moque,  tasse  vernie 
à  anse  et  qui  sert  de  verre 
(Pail,  Landivy)  :  n'ii  niôk  dd 


i 


mo7i 

sitr,  dé  le  ido.  Cf.  mog.  Cf. 
hiild. 

moké,  f.,  ce  que  peut  con- 
tenir une  moque. 

mokmok,  tasse  de  cidre. 
Cf.  hiilô  (Craon). 

mol,  molle;  —  pér  mal, 
poire  blette. 

molar  (pêr  dé),  espèce  de 
poires  qui  deviennent  rapi- 
dement   blettes    (Landivy). 

mole,  bourbier,  fondrière. 

molèt,  tête  de  l'os  de  la 
cuisse  du  bœuf  qui  vient 
s'emboîter  dans  le  bassin. 

moligas,  niolikar,  molihvr, 
mou,  sans  courage  (Châ- 
teau-Gontier). 

nwlimir,  qui  est  dégoûté. 

violiQ-),  remuer,  bouger; 
—  céder,  lâcher  prise. 

molu,  morue. 

mol)w,  f.,  fondrière,  bour- 
bier; —  La  MoUière,  Les 
MoUières,  nom  de  lieu. 

môinar,  qui  a  l'air  idiot. 

niômà,  maman. 

)nôim,  momer,  avoir  l'air 
idiot. 

niônar,  d,  a.,  jobard,  en 
dormi,  lourd. 


vior 


355 


mené,  monc,  f,,  quantité 
de  grain  que  l'on  met  en 
une  fois  au  moulin  (Pail). 

mônye,  monye,  meunier. 
A  l'enterrement  d'un  meu- 
nier trois  personnages  sui- 
vent le  convoi  :  le  coq  qui 
chante  :  mônyc,  testitii;  la 
cane  qui  dit  :  pa  pré,  papré; 
la  bique  qui  dit  :  Jémè,  jéinè. 

mor,  f.,  mort.  On  fait  la 
lessive  le  lendemain  de  l'en- 
terrement, le  plus  vite  pos- 
sible, car  tant  qu'elle  n'est 
pas  faite,  la  mort  n'est  pas 
partie  de  la  maison.  Huit 
jours  après  la  mort,  se  dit  la 
messe  de  requiem,  à  la  suite 
de  laquelle  les  gens  à  l'aise 
font  une  donnée  de  pain. 
Si  le  mort  est  riche,  on  dit 
que  le  curé  chante  en  guise 
d'oremus  :  /  iiior  a  bè  vékii, 
il  a  Use  d^  ékii  (L.  D.) 

jiwr,  mors,  mordu. 

iiiorbyœ,  morbleu . 

mordas,  morsure  de  puce. 

mordur,  morsure  (Chà- 
teau-Gontier). 

uiorc ,  m.  pi.,  morets, 
myrtille.  Cf.  }iiiirc. 


3)6  inor 

tnorel,     t.,    Solaïuini     ni- 


grum. 


morèn,  serrure  (C). 

niorjàdur,  retroid  sscment. 

inorijali',  commencer  à  sé- 
cher; se  dit  de  l'herbe  (Izé). 

iiiorijiijô,  reste  d'une  pom- 
me rongée. 

iiiorijinc,  morigéner  ;  — 
s  iiiorjinc,  être  troissé,  se 
troisser. 

inorikâo,  moi  icaud,  che- 
val noir. 

morin,  morine,  mortalité 
de  bestiaux. 

iiiori(r),  mourir. 

niorise  {6é),  se  lâcher. 

nidrjvâo,  mors-cheval,  Ra- 
nunculus  bulbosus  (Châ- 
teau-Gontier). 

niorh,  mortier. 

moriiioiie,  marmotter 

(Pail).  Cf.  niuniiyom. 

inorsyào,  morceau. 

Un  petit  morciau  d'  fumé 
Que  mon  cousin  m'a  donne. 

(Pastorale  95.) 
niortào,  mortel. 

Tout  net  un  gros  péché  mortau. 

nis.  23 


mol 

inorlijiiiii),     mortification. 

niorlyc,  cuve  en  terre  dont 
on    se  sert  pour  la   lessive. 

iiiorlû'L'l  (<//ï/),  drap  mor- 
tuaire. 

morve,  avoir  la  morve  au 
nez. 

moriHi,  morveux. 

morvyà(o),  morveau,  gros 
crachat;  —  morve  :  //  air 
d(V  iiiorvyijo  ô  m\    Cf.  càdcl. 

moryào,  moreau,  nom 
propre  de  cheval  noir; 

11  faut  brider  Moriau 
Et  lui  boutre  la  selle 
Lui  donner  de  l'éperon 
Jusqu'au  lit  de  la  belle. 

(Chanson  de  gerbe.) 

cheval     quelconque     (An- 
douillé). 

moryas,  morsure  de  puce. 

mosyô,  demande. 

Ma  bonne  Dame,  dites  li    donc 
Pour  nous  voustre  motion 
Qu'i  nous  donne  auprès  de  vous 
Une  petite  place  à  tertous. 

(Pastorale  192.) 

tfiol,  motte,  moche  :  mol 
de  bœr.  Cf.  kwc. 


motiyd,  motillon ,  petite 
motte  de  terre  (Pail). 

motoné,  f.,  mottonnée, 
morceau  (de  beurre). 

motô,  grumeau. 

inotyâo,  petite  motte. 

mô,  c,  donc,  oui  vrai- 
ment (Pail);  —  (interjection 
exprimant  la  menace)  :  /// 
va  vé,  iiid  (Laval). 

nwd,  gens,  on  :  /  nwd  va 
vni  ;  /  mdd  n  énià  gér  sa  ;  — 
parents  (Pail)  :  el  été  ové  sô 
iiiôd.  Cf.  j'à. 

niôné,  f.,  blé  porté  au 
moulin. 

iiiosyd',  messieurs  :  lé  iiiô- 
syœ  préîr. 

mdtargre,  monte  à  regret, 
nom  d'une  ancienne  rue  de 
Laval,  ainsi  nommée  parce 
qu'elle  conduisait  de  la  pri- 
son autrefois  située  rue  de  la 
Paume  à  la  place  du  Blé, 
aujourd'hui  place  du  Palais, 
où  se  faisaient  les  exécu- 
tions capitales.  Cette  rue 
de  Montargret  prit  plus 
tard  le  nom  de  rue  du  Mû- 
rier;  elle  a  disparu  lors  de 


III  II  k  3  57 

l'ouverture  de  la  rue  de 
THôtel-de- Ville. 

moîén,  montagne. 

iiwtjà,  monte-gens,  coffre; 
autrefois,  dans  nos  campa- 
gnes, le  lit  étant  suspendu  au 
plafond,  il  fallait  pour  y 
parvenir  monter  sur  le  coffre 
qui  était  placé   au-dessous. 

iiwtôbà,  chaise  percée. 

môte  j//,  monter  sur,  mettre 
le  pied  sur  :  n  mot  pa  su  ma 
rob;  tu-  iiiàt  sur  œn  épègl;  — 
iHôtc  Bmvé,  monter  Beau- 
vais,  être  condamné  aux 
galères.  Voir  Bâovè. 

môtré,L,  montrée,  état  de 
lieu  fait  par  un  expert  lors 
de  la  sortie  d'un  fermier. 

inôturaj,  m.,  monture. 

inôhue,  montoir,  pierre  ou 
butte  servant  au  cavalier 
pour  monter  à  cheval. 

mû,  f.,  mue,  cage  à  poule; 

—  poulailler.  Cf.  mus. 
mu€e  (sè^ ,   se  cacher ,    se 

musser. 

mugr ,     espiègle,      rusé; 

—  entêté. 
inukr,    mucre,     humide, 

moisi.  Cf.  uuhr. 


:>) 


-8 


mus 


nui- 


im'il,  f.,  meule  de  four- 
rage (Pail)  ;  —  mule  :  Icin 
kom  œn  tiiul  il  âoverii;  — pi., 
engelures,  crevasses  au  talon. 

muJar,  mulard,  lent,  fai- 
néant. 

iiiiilonc,  agir  lentement, 
musarder  (Pail). 

viuloh',  foire  lentement 
quelque  chose.  Cf.  là  kom  œ 
tniilô  ;  — en  terme  de  chasse, 
se  dit  du  chien  qui  tombe 
d'arrêt  sur  ce  qu'il  ren- 
contre et  en  particulier  sur 
les  trous  de  mulots,  de 
taupes,  etc. 

inulô,  meule  (de  four- 
rage :  œ  rmilà  dfè,  d  pay. 

mune,  meunier. 

muré,  m.,  ))iiircf,  f.,  petit 
mur. 

mus,  muce,  passage  étroit 
à  travers  des  broussailles, 
pour  les  lièvres,  les  lapins, 
etc.  ;  on  dit  au  figuré  tntvc 
œn  mus  pour  :  se  tirer  d'un 
mauvais  pas;  —  lieu  où  l'on 
ramasse  les  oies  ou  les  canes. 

muse,  rentrer  les  oies  ou 
les  canes;  —  s  muse,  se 
glisser  comme  le  gibier  qui 


passe  par  une  muce  :  s  muse 
par  à' pli  krœ;  Le  D. ,  p.  115, 

musimula,  couci,  couça  : 
km  à  k  sa  va?  —  àl  àœ.  — 
e  fé  111? —  îNiisi  mula. 

muskaâel,  muscatel,  excel- 
lent cidre  (dans  le  voisi- 
nage de  la  Normandie). 

miiskadè,  muscadin,  déli- 
cat, faible  de  santé. 

musloté,  f.,  amas  (Lar- 
champ). 

iiiNstàpo,  débit  de  boisson 
tenu  en  fraude  de  la  régie 
(Neau)  :  vàd  a  musiàpô 
(Landivy).  Cf.  mistàpô. 

muszue,  trou  par  où  on 
peut  se  muse. 

mutîvel ,  mitoyen.  Cf- 
mœtû'el. 

musarde,  perdre  son  temps 
en  bagatelles. 

inu:^ardi ,  musardie,  pa- 
resse. 

mu^e,  muser,  agir  avec 
lenteur;  —  rester  inactif. 

mu~ik{l^,  musique  ;  — 
instrument  de  musique  (sur- 
tout à  vent). 

mu:^ii,  ?nu:;îue,  qui  cherche 
à  causer  et  à  s'amuser. 


DHld 

mn^yà(o'),  m.,  muselière. 

inu€,  mèche,  instrument 
pour  faire  des  trous  dans  les 
corps  durs. 

viiiea,  m.,  mouchure  de 
la  chandelle. 

mîi€  d  or,  mouche  d'or, 
cétoine  dorée  (Château- 
Gontier). 

mu^e,  moucher,  piquer  ; 
—  battre,  frapper  ;  —  s'en- 
fuir affolé,  se  dit  des 
bestiaux  piqués  des  mouches 
qui  courent  en  désordre  :  va 
do  vé  6  bét,  lé  via  ki  iimeà. 
Yohafyone;  —  marcher,  tra- 
vailler rapidement  ;  —  fer 
nm^e,  faire  marcher  rapide- 
ment. 

infta',  groupe  de  ruches 
à  abeilles  ;  —  mouchoir  de 
poche  :  i  pri  5ô  mn^è  pur 
5  esïue  1^  yœ. 

mu€et ,  mouchette,  f., 
mouchoir  attaché  sur  l'é- 
paule d'un  enfant  (Bais). 

muaueÇr^,  mouchoir  : 
nmeive  d  pii€ét\  —  vmcwe  d 
Jeu,  cravate;  —  fichu. 

imtdu,  moulu. 

tmidur,  mouture. 


iiiiil 


359 


iit'ufef,  petite  huppe  for- 
mée de  brins  d'herbe  ou  de 
coton. 

mufine,  mourir,  faire 
mauvaise  fin.  Cf.   uiâofinye. 

imifl,  visage. 

mufyar,  gros  nez. 

mujye,  moufîer,  soufHeter. 

mufyonc,  renifler,  froncer 
le  nez  comme  un  lapin,  re- 
muer les  naseaux  comme  un 
cheval. 

;/»//e/,  moule  (mollusque). 

mul,  m.,  réunion  de  24 
cercles  de  barrique  ou  de 
tonneau. 

mular,  m.,  roue  en  bois 
de  cormier  ou  de  pommier 
qui  sert  à  écraser  les  pommes 
dans  Itfulwer. 

vmlé,  f.,  bande,  troupe, 
amas  (de  poisson). 

nmU,  m.,  formule,  mo- 
dèle. 

muJej,  m,,  moulin  à  bras, 
servant  à  écraser  les  fruits  ou 
à  hacher  les  racines  destinées 
aux  animaux  (Pail). 

utukt,  molette,  tête  des 
os  aux  articulations,  rotule 
du  genou.  Cf.  )}ioIct. 


360  "////■ 

)inilinc,  moudre  du  grain; 

—  marcher  un  peu  (se  dit 
du  travail). 

mil  Une,  m.,  treuil  d'une 
charrette  (Landivy). 

nnilii,  moulue,  morue. 

iiiuiiin,  maman. 

iminiày  maman;  —  mo- 
ment. 

iniiije,  meunier;  mounier, 
Le  D.,  p.  7. 

viiir,  m.,  mur,  muraille; 

—  f.,  mûre  :  vyœ  tu  sere  de 
mur. 

mure,  pi.,  Vaccinium 
myrtillus  (Landivy).  Cette 
plante  est  commune  dans  le 
nord  du  département  et 
rare  dans  le  sud  ;  —  mouron 
(plante);  —  sg.,  confitures 
de  mûres;  par  extension, 
confitures  quelconques  (Lan- 
divy, Er  née)  :  ô  Jra  œn  vèyé 
d  miirê,  vyèdr  n  là  rnmve  ? 

nmrgitl,    figure,    bouche. 

nmrguh',  murmurer. 

nmrin,  mort  des  abeilles 
que  l'on  foit  périr  dans  la 
ruche,  afin  d'enlever  le  miel 
ou    la    cire.    Cf.   moriu\  — 


mus 

personne  malheureuse  et 
misérable. 

iimr'nic,  brûler  lentement 
comme  l'amadou,  la  sciure 
(Ernée),  les  petits  charbons 
conservés  sous  la  cendre, 
etc.  Cf.  mwone. 

murkane,  murmurer. 

iiiitrle,  manger  (Am- 
briéres). 

ninrniyone ,  marmotter 
(Pail).  Cf.  mormone. 

m-nniify,  chiquenaude, 
soufilet. 

mu  roue,  brûler  lentement. 
Cf.  m-urine. 

iiiitronyer,  marécage,  mare 
renfermant  des  têtards. 

nnirô,  salamandre  terres- 
tre. Cf.  sur;  —  têtard  de 
grenouille  déjà  gros;  — 
lézard  vert;  —  au  figuré, 
(injure)  :  saJcre  imirô. 

mur  H,  morue.  Cf.    mulu. 

miirwe,  état  voisin  de  la 
mort  :  et  ô  imirwe,  et  dà  l 
mu  nue. 

Diurye,  mûrier  (arbre). 

luiis,  moutard;  —  lièvre 
(Hercé). 

m-uset,  espèce  de  pomme 


nnif 

à  couteau  et  à  cidre  (La 
Dorée). 

iniisine,  plisser  le  museau 
(Pail). 

Dfits  krapâodiii,  Peltigera 
canina  (La  Dorée).  Cf.  erb. 

iimsrô,  moucheron. 

iiiiisté  kœ,  animal  dont  la 
queue  a  été  coupée  ras. 

imistiy,  excrément. 

vmstrô,  petite  queue,  d'un 
lièvre,  par  exemple.  Cf. 
bîistrô;  —  croupe,  derrière  : 
el  é  iôbe  su.  6ô  imtstrô;  — 
bouchon. 

nmt,  brebis  :  œn  mér  nmt 
(La  Dorée)  ;  —  chatte.  Cf. 
mit;  —  ma  imit,  terme 
d'affection. 

mntae,  petite  fille. 

mutardye  ro,  Sinapis  ar- 
vensis  (Ballée). 

miiiarye,  Sinapis  arvensis; 
—  mutarye  blà,  Sinapis  alba 
(Grez  en  Bouère). 

nmfon,  brebis. 

mîitone  Çsê),  se  pommeler 
(en  parlant  du  ciel). 

mntonri ,  moutonnerie, 
bergerie. 

mnture,  moudre. 


iinua  3  6 1 

m-nvà,  actif,  remuant. 

miive,  remuer,  mouvoir; 
—  s  muve,  marcher. 

imivet,  cuillère  en  bois 
(Pail). 

muyas,  f. ,  endroit  mouillé. 

iimyase,  humide,  plu- 
vieux. 

muyasu,  plein  de  boue, 
couvert  de  boue.  Cï.patnyu. 

mnya'l,  moyeu  de  voiture. 

mnyotè,  ceux  qui  vont 
chercher  les  œufs  du  mois 
de  mai.  Cf.  mayotl. 

iiiwa,  tniuè,  f.  miva^, 
mwéi ,  mauvais,  -e  : 

Passez  le  trot,  mauais  Basrabas 
ms.  22 

il  1  mivè  gâ!  ;  j  n  avô  k 
œn  miuai  ar  a  zx  œfri  p-ur 
v^  asyète. 

iniuan,  m.,  moine,  toupie. 
Le  mot  toupie  est  inconnu. 

miuan,  nituan,  moisi. 

mwâne,  mâcher  avec  diffi- 
culté. 

mivayte,  se  dit  du   chien 

qui  remue  la  queue. 

mwa^mà,  miue\_mà,  mau- 
vaisement,  méchamment  ;  — 


3^2  ni\â 

difficilement,  tout  au  plus  : 
y  ^rè  mwa:^nià  pre  a  1  œr. 

viii'a:^tc,  méchanceté. 

mweiiào,  moignon;  — 
moineau. 

7nziier,  mûre  (Pail).  Cf. 
tmir. 

nnuesonct,  Medicago  ma- 
culata. 

mweid' ,    moite,    h u midc . 

inuk'tiÇr),  moitir,  devenir 
humide. 

inzuetiv,  service  pour  4 
mois  de  l'année.  Cf.  fuéliv. 

7nwctté,  moiteur,  humi- 
dité. 

nnueyene,  avoir  moyen 
(Chàteau-Gontier)  ;  —  tra- 
vailler. 

mîuèdrêmà,  moindrement  ; 
—  pa  l  mwedrèmà,  pas  le 
moins  du  monde. 

myà€,  mâcher,  mâchon- 
ner. Cf.  inàgone;  —  avaler 
difficilement     (Ampoigné). 

myà€c,  f.,  pâtée  pour  les 
chats;  —  bouchée  :  œn 
myâfé  d  pi. 

luyàei,  m.,  restes  de  viande 
que  l'on  a  sucés  et  que  l'on 


tn\c 

dépose  sur  le   bord  de  l'as- 
siette. 

mya7)iya,  nourriture  des 
petits  enfants. 

myâolc,  miauler,  crier  en 
pleurant. 

myàolet,  hydromel,  breu- 
vage fait  avec  de  l'eau  et  du 
miel,  ou  du  marc  de  cidre  et 
de  l'eau  miellée  :  eJ  é  bct,  cl 
é  bct,  el  à  trô  bu  d  la  mynolc! . 

iiiyâolri,  cri  d'un  entant 
qui  pleure,  miaulement. 

niyàolii ,  qui  parle  en 
miaulant ,  en  traînant  ses 
mots;  —   affecté    (Ernée). 

viyâdc,  miauler;  se  dit  des 
chats  et  des  jeunes  veaux. 
(Hcrcé). 

Diyd'  Qro),  trop  mieux, 
trop  bien. 

myadr,    moudre    (Pail). 

/;/V(',  f.,  pain  émietté  dans 
du  lait. 

mycl ,  merle  (Landivy, 
Ernée,  Villaines-la-Juhel, 
Montsurs)  :  Pàh  hô  11  bâ,  y 
a  dé  pli  mycl  dà  lé  hâ  (Mon- 
tourtier). 

mxcUtyâo,  petit  merle. 


myo 

myelet,  f.,  hydromel.  Cf. 
hœ€è. 

myet  (œji),  une  miette, 
un  peu  :  œn  myet  miyœ;  se 
œn  myet  trô  hâo;  —  smà  pa 
œn  'myet,  pas  le  moins  du 
monde  :  pa  smà  œn  myet  ki 
n  é  k  œn  myet. 

myô,  m.,  dernier  éclos 
d'une  couvée;  —  miette  :  à 
myô;  —  pain  égrené  dans 
du  vin,  du  cidre,  du  lait 
(Pail). 

myoeé,  f.,  pain  émietté 
dans  du  cidre  doux,  du  lait 
ou  du  vin. 


myn  363 

myo^e,  réduire  en  miettes^ 
émietter.  Cf.  niyote. 

myo£ô,  grumeau,  mochon. 

jiiyone,  mionner,  sucer  sa 
langue,  remuer  la  bouche 
(en  parlant  des  enfants)  ;  — 
parler  entre  les  dents. 

myoté,  f.,  pain  émietté 
dans  du  cidre  ou  du  lait;  — 
rôtie  de  pain  grillé  trempée 
dans  du  vin  ou  du  cidre. 

myote,  émietter. 

myotô,  grumeau,  motton. 

myô,  enfant. 

7nyu,  mi-août  ;  — fét  âé  la 
myu,  l'Assomption  :  a  la 
myu  Je  nuxiy  ô  l  ku  ru. 


Il 


naf 

)!â,  nappe  d'eau;  —  pa- 
quet de  chiffons  liés  au 
bout  d'une  perche  et  ser- 
vant à  nettoyer  le  four 
(Pail);  —  personne  mal- 
propre ou  déguenillée;  — 
sol  d'un  four.  Cf.  nay. 

nabote,  -in,  nabot. 

nâ€,  attache  qui  lie  une 
vache  à  la  mangeoire  ;  — 
collet  pour  prendre  le  gi- 
bier (Pail). 

nâeeye,  parler  du  nez. 

nâeeyu,  qui  parle  du  nez. 

nâ€one,  parler  du  nez. 

naer,  noir  :  rccrdc  naer, 
regarder  de  travers. 

nafre,  nafrer,  suffoquer; 
—  s  nafre,  mouiller  et  se 
refroidir  (Pail). 

7iaft,  chaussures  usées 
(Mayenne). 


)iak 

nafiuè,  taquin. 

nâfye,    renifler.  Cf.  nifye. 

nage,  naquer,  prendre 
avec  les  dents  (en  parlant 
des  animaux);  —  être  vexé 
(en   parlant   des  hommes). 

}iagè,  qui  nargue;  —  har- 
gneux. 

nncjote,  mordiller. 

nni;(r),    hargneux,    rude. 

nacj:<;è,  en,  petit  être  irri- 
table, volontaire,  taquin 
(Mayenne). 

)hlj,  neige. 

uahar ,   naquard,    taquin. 

imhe,  bredouiller. 

nahè,  qui  bredouille. 

nnkrô,  piquant  de  ronce, 
de  rosier,  d'épine,  arête 
de  poisson;  —  maussade. 

nakle,  naqueter,  bredouil- 
ler. 


I 


iiao 

iianè,  non.  Cf.  uànè. 
nâo,  noël;  Le  D.,  p.  G^. 

Chantons  Nau  ma  boun'  femme, 

Chantons  Nau,  ta  et  ma. 
Pour  une  poume,  pour  une  pare. 
Pour  un   pouv'  ptit  coup  à  bare, 
Chantons  Nau  ma  boun'  femme, 
Chantons  Nau,  ta  et  ma. 

(Chanson.) 

Laissez  paître  vos  bêtes 

Pastouriaus 
Par  monts  et  par  vaus 
Laissez  paître  vos  bêtes 
Et  venez  chanter  Nau. 

(Chanson.) 

Les  morfondus  d'Anthenoise 
Viendront  sans  débat  ou  noise, 
Chantant  Nau  par  les  chemins. 

(Noël  du  comté  de  Laval.) 

hlâolè,  Naulet,  l'enfant 
Jésus. 

Ahuillé  suivant  ses  rôles 
Apportera  de  bon  hait 
Un  présent  de  mêles  molles 
Pour  présenter  à  Naulet. 

(Noël  du  comté  de  Laval.) 

nâophi,  salope. 

nâote,  nager  :  /  vi  je  n  se 
kê  d  gru  ki  nâotè  dà  l  y  do.  Cf. 
note,  nate. 


tint  365 

uAoHuer,  radeau  de  joncs. 

nàpl,  petit  chiffon,  mou- 
choir d'enfimt;  — pi.,  sou- 
liers fins  (La  Dorée). 

nape,  a.,  déguenillé;  — 
acariâtre;    —    tatillon;    — ■ 


gamm. 


iiapiy ,  f.,  mouchoir;  — 
souillon;  —  femme  aca- 
riâtre; —  femme  qui  ne 
s'occupe  que  de  vétilles. 

napydo,  mouchoir,  linge 
étendu,  guenille. 

nâre,  rusé. 

nàré,  narrée,  conte,  plai- 
santerie, long  discours 
(Château-Gontier). 

nagr,  maussade. 

natœr,  nature. 

nate,  nager  :  an  nvrà  la 
port  i  l  truvirà  ki  natè  dà  sô 
sa.  Cf.  ndote. 

nâte,  nettoyer  le  four  avec 
un  nâ  (Pail). 

7iatiy,  pi.,  les  Lenina 
(Château-Gontier). 

natoDii,  anatomie;  — 
momie;  —  dépérissement. 
Cf.  mtomi. 

naturel,  m.  :   aver  du  na- 


:66 


na 


/M/W,  avoir  bon  cœur  (Pail); 
—  a.,  qui  a  bon  cœur. 

iiavicjoiic,  grommeler  entre 
ses  dents  (Evron). 

mvine,  bêcher  au  pied  des 
arbres  dans  un  champ  hi- 
bouré  (Vautorte). 

navyâo,  navet  ;  —  navyâo 
prà,  navets  précoces  (Her- 
cé).  Voix  for  navyâo. 

Avec  une  douzaine  de  galettes, 
Des  pommes  de  terre  et  des  na- 

[viaus. 

(Pastorale  69.) 

nay,  f.,  gaule  terminée 
par  un  paquet  de  chilFon, 
qui  sert  à  nettoyer  le  four. 
Cf.  paiiiy;  —  noix. 

nayè,  nain. 

nayô,  mauvais  mouchoir, 
guenille. 

nayr,  noir.  Cf.  naer. 

nayrbi,  très  noir. 

na^è,  en,  petits  entants 
chétifs  auxquels  on  a  laissé 
trop  d'indépendance  et  qui 
sont  devenus  volontaires 
(Pail).  Cf.  naÇiXè. 

nà:(ô,  qui  parle  du  ne/. 

}ià,  en  (entre  une  voyelle 


nœ 

et  une  consonne)  :  fâo  nà 
pràr  s  tu  vyœ;  va  vit  ma  nà 
hri. 

iiànine,  emmener  :  nàmcn 
k  ôta. 

Nàiict,  Anne. 

)iàih't,  f.  pi.,  personnes 
qui  vont  en  pèlerinage  à 
Sainte-Anne  de  Champfré- 
mont  (Pré-en-Pail). 

nânè,  nmii,  non  :  nàni  pa, 
nàni  je. 

Nànô,  Nàtid,  Anne.  Cf. 
Nà)ià. 

nàpè£e,  empêcher  :  hù  j 
piivô  t  i  luipê^e  sa  ? 

nà  pin,  non  plus,  pas  plus. 

nàportc,  emporter. 

nàs,  f. ,  anse  :  prârû  l 
panye  par  la  nàs;  —  nasse 
en  osier  pour  prendre  le 
poisson. 

nàtiy,  lentille. 

nàveye,  renvoyer. 

ni^,  ni. 

nd'ihi,  ihvtn,  nœudu,  nou- 
eux. 

nœn,  na'U,  nulle. 

Nœnô,  Renée;  —  Élco- 
nore.  Cf.  Nànô,  Rênot. 

nà'Q),  f.,  nuit. 


ner 

nœvel,  nouvelle. 

nœvyâo,  nouveau. 

nœ^à ,  nœ^ii  ,  n'osant , 
timide  :  di  dô  hôjnr  a  mit 
métrés  :   il  é  si  tel  ma   luî'xà. 

né,  nez  :  n  save  ny-u  donc 
du  né,  ne  savoir  où  donner 
du  nez,  ne  savoir  où  donner 
de  la  tête;  —  /  vé  pu  II  ké  l 
bu  d  sd  né. 

ne,  f.,  paquet  de  chiftbns 
avec  lequel  les  boulangers 
nettoient  leurs  fours.  Cf. 
na;  —  personne  malpropre 
ou  déguenillée;  —  nuit 
(Andouillé). 

néàmè,  néanmoins. 

nef,  partie  du  pressoir  où 
on  met  les  fruits  à  presser. 

nèje,  nager.  Cf.  nâote. 

nèl  byàs,  feu  volant  blanc, 
Lychnis  vespertina. 
"    né  natif,  originaire  :  /  si 
né  natif  d  la  panuas  se  Vènrà. 

nér,  noir. 

Barbe  rouge  et  neirs  cheveux 
Défie  t'en  si  tu  peux. 

(Dicton.) 

Ges  testus  te  feront  galette 


De  moas  blé  nayr. 


ms.  26 


ney  367 

iiérhi,  très  noir.  Cf.  nayrbi. 

ncr  dé  bœ,  nerf  de  bœuf, 
Potentilla  reptans  et  les 
Ononis  (Château-Gontier). 

nérCy    exténué   (Ahuillé). 

nérè,  noireau. 

jicrfayô,  petit  nerf. 

nerfrè,  en,  animal  qui  a  des 
douleurs  qui  l'empêchent 
de  marcher  ou  le  font  boi- 
ter (Château-Gontier). 

néripyâo,  de  couleur  noire. 

nérsi(i-),  noircir. 

nérté,  noirceur. 

nété,  prise  de  tabac  (Pail). 

néteye,  nettoyer. 

néteyur,  nettoyure,  ba- 
layure. 

îiétiQ-),  nettoyer. 

nétisûj,  nettoyage. 

netrase,  travailler  dans  la 
nuit. 

nctuye,  netiueye,   nettoyer. 

névre,  navrer. 

nêy,  nœy,  f.,  neille,  ma- 
nivelle, poignée  servant  à 
faire  mouvoir  un  rouage 
(Landivy)  :  la  ney  dupïuir. 
Cf.  a  ney. 

neyar,    a.,   lambin    (Lan- 


368  ////" 

div\).  \'oir  tunn-yiir;  — 
chctit  (Laval). 

néye,  noyer. 

néyé,{.  pi.,  longues  herbes 
traînantes  qui,  par  leur  ex- 
trémité supérieure,  surna- 
gent à  la  surflice  des  eaux, 
Ranunculus  aquatilis  ou 
fluitans.  Cf.  mdrjvào. 

uc::jnà,  arrêt  de  dévelop- 
pement :  ('//■  à  }iL\inâ. 

)!?,  hameçon.  Ct.  c;  il  f 
parti  à  se  lin  é  se  ne. 

nhuajine,  imaginer. 

///  d  ntél,  nid  de  merles; 

—  secret. 

nif,  homme  ivre  (Ma- 
yenne). 

niflô,  minutieux,  lent  à 
finir. 

niftone,  perdre  son  temps 
en  niaiseries. 

uijtd,  on,  qui  perd  son 
temps;  —  peu    intelligent; 

—  minutieux. 

nify,  nifle,  mouchoir  de 
poche,  mouchoir  sale;  — 
paquet  de  chifibns  liés  au 
bout  d'une  perche  avec  les- 
quels les  boulangers  net- 
toient   leur   four;   —    per- 


nij 

sonne  malpropre  et  dégue- 
nillée. 

nijyâo,  mouchoir  de  po- 
che. Cf.  nipyào. 

nif{yyryâo ,  petit  mou- 
choir   de     poche    d'entant. 

nifyc,  nirter,  se  moucher; 
se  dit  surtout  des  enfonts; 
— ■  rcniller,  priser  (Ma- 
yenne) :  }iiôl  su  nià  più  kù 
j  le  nify  (défi)  ;   —    battre. 

nifyc,  niflée,  prise  (de  ta- 
bac). 

nijyonc,  nitlonner,  reni- 
fler ;  —  lambiner. 

iiifyô,  niflon ,  mouchoir 
d'enfant  ;  —  mouchoir  sale; 

—  homme  lambin. 

nigâodcj,   m.,   nigauderie. 

nigdity,   benêt,    imbécile; 

—  se  nigdiiy,  à  ii  se  s  i  s  é 
€er  'Il  peso;  —  sale. 

nigosyè ,  négociant;  — 
adroit;  — ingénieux. 

ni(;/ije,  lanterner,  ne  pas 
finir. 

niçi'usye,  adroit,  particuliè- 
rement des  mains  (Cource- 
bœufs). 

nij,  niche,  espièglerie;  — 


ni) 


niche     dans     un    mur; 
niche  h  chien. 
ni  je,  f.,  nichée. 
nije,   nicher    (en    parlant 
des  oiseaux);   —   faire   des 
niches;  —  niger,  perdre  son 
temps;    —  se  cacher. 

nijé,  déUcat,  fragile,  mi- 
nutieux (ne  s'emploie  qu'au 
masculin  ou  au  neutre). 

nijnij,  qui  aime  à  s'amu- 
ser, qui  s'occupe  à  des  baga- 
telles. 

nijô,  nid  ;  —  ouvrage  mi- 
nutieux; —  fruit  à  couteau, 
(surtout  poire  et  pomme) 
qui  peuvent  se  conserver. 
Cf.   niijô. 

nijô,  a.,  vétilleux  et  lam- 
bin (homme)  ;  —  petit  et 
mince  (objet). 

nijoJse,  nigeotier,  qui 
s'amuse  à  des  niaiseries.  Ci. 

nijotœ. 

nijol,  fruit  à  couteau 
(Pall).  Cf.  mijol. 

nijole,  mûrir  sur  la  paille 
(Pail).  Cf.  mijoh. 

nijosri,  niaiserie;  —  tra- 
vail   soigné   et   minutieux. 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire. 


nit  369 

nijotœ,  qui  s'amuse  à  des 
niaiseries.  Cf.  nijoh. 

nijotc,  s'amuser  d'un  rien  ; 
—  travailler  avec   minutie. 
nijotri,  niaiserie;    —  tra- 
vail minutieux. 

nijô,    qui     s'amuse    d'un 
j-'^gi-, .  —  qui  soigne  le  détail. 
nijri,  f.  pi-,    occupations 
futiles. 

iiijtô,    qui    s'amuse    d'un 
rien.  Cf.  nijnij. 

nijii ,    qui   s'amuse    d'un 

rien. 

lé  via  parti   ô 


nique,  geste  de 


0  &"■ 


Cf. 


nik,  nid 
nik. 

nihc,  m. 
moquerie. 

nimo,   petit  agneau. 

in  do. 

nipnpnit),  huppe  (Lan- 
divy),  qui  dit  dans  son  cri  : 
mô  ni  pupiit.  Cf.  puput;  — 
houppe  d'un  bonnet  de 
coton  (Château-Gontier). 

nipyào,  mouchoir  de  poche 
(Courcebœufs).  Cf.  napyâo. 

nisèîe,    bégayer  (Bierné). 

nisk,  »/jÀ'rf,  bernique! 

nità,  nullement.  (G.). 

nitn,  pas  plus,  aussi. 
24 


370  nok 

nivcl,  nivelle,  poignée  qui 
est  sur  le  manche  de  la  faux 
(Andouillé). 

nivète,  nivetter,  terme  de 
tissage,  frotter  le  tissu  pour 
lui  donner  du  brillant. 

nivétri,  f.,   niaiserie. 

nivlô,  qui  travaille  lente- 
ment, avec  minutie. 

nivlote,  travailler  lente- 
ment. Cf.  nijoh'. 

m'y,  béquille.  Cf.  ûiiiy. 

niyn,  paresseux. 

un,  en  (entre  deux  vo- 
yelles). Cf.  ènn. 

nô,  f.,  vallée;  —  prairie 
grasse  et  marécageuse  ;  — 
La  Noë,  Les  Noës,  nom  de 
lieu.  Cf.  ;///. 

nô,  Noël  :  fàtc  lia,  se  ré- 
jouir. Cf.  nâo. 

nôbyè,  noblet,  noble. 
Quand  un  paysan  possède 
un  bœuf  entêté,  il  lui  dit 
nôbyè  pour  le  stimuler  et  le 
diriger  comme  il  veut;  — 
nom  propre  de  bœuf;  —  par 
plaisanterie,  on  désigne  sou- 
vent les  cochons  sous  le 
nom  de  nôbyè. 

no{]i),  noc,  m.,  conduit, 


nos 

canal  ;    —  petit  pont  (Izé); 

—  auge  à  cochon. 
noher,  f.,  gouttière. 

noJc,  Noël,  l'enfant  Jésus. 

Quant   et    tous    saincts    cliantant 

[Nolet 
Au  troys  foys    sainct  enlantelet. 

ms.  1 1 

Cf.  nâoïè. 

nôna,  non. 

Nbnô,  Renée. 

norèlnr,  noriur,  nourri- 
ture. 

nori,  nourri,  nourriture 
des  bestiaux  :  avè  sô  nori;  — 
s  et  œ  bon  àdre  k  a  bè  du 
nori.  Cf.  nitri. 

noriÇr),  nourrir. 

norituryâo ,      nourrisson  ; 

—  petit  cochon  qu'on  en- 
graisse pour  le  tuer  et  le 
saler  :  j  avô  st  ané  œ  for  no- 
rituryâo é  j  firô  d  bel  riy. 

nos,  f.  pi.,  noces,  bouillie 
de  farine  d'avoine. 

nôsd',  noceur,  qui  fait  la 
noce;  —  qui  fait  partie 
d'une  noce.  Cf.  avhjào. 

nosè,  revenant,  lutin  mal- 
faisant qui   jetait  des  sorts 


nôb 

aux  bestiaux ,  nouait  les 
crins  des  chevaux,  etc.  : 
sorcier  et  nosset  (Arch.  de 
la  May.,  B  2825,  fol.  79 
v°);    —    innocent,    borné; 

—  petit,  mince  (Pail). 
nosyal,  m.,  habit  de  noce  : 

à  nosyal. 

nosye,  qui  fait  partie  d'une 
noce.  Autrefois,  qui  préside 
aux  noces. 

note,  nager.  Cf.  uAote. 

nôtoni,  enfant  réduit  au 
dernier  état  de  maigreur  : 
kœ  pîLV  ptit,  al  é  kom  œn  nô- 
toni,  Ô  n  li  vè  ka^imà  pu  k 
la  pydo  é  l:(  ô. 

Nota,  Renée.  Cf.  Nonô. 

novèn,  neu vaine. 

nô,  non  :  no  mê,  nô  tê,  non 
moi,  non  toi,  négation 
énergique  ;  —  no  frâ,  non 
pas;  —  nôfè,  non  f^iit,  nul- 
lement; —  nô  ne,  non  pas; 

—  kê  nô,  certainement  non. 
nô,   non,  l'on;   s'emploie 

pour  nu  dans  le  nord  du 
département. 

nôbr,  nombre.  Dans  cer- 
taines parties  du  départe- 
ment, on  compte  les  gerbes 


nus  371 

par  nombre;  à  la  Poôté,  le 
nombre  est  de  dix  gerbes;  h 
Montjean,  le  nombre  est  de 
treize  gerbes. 

nôbri,  nombril.  Quand  on 
assiste  à  un  dîner  de  bap- 
tême on  dit  qu'on  va  màje 
du  nôbri. 

nô  dé  dla,  nô  dé  dla  d  nô  de 
dla  (jurons).  Voir  gœ,  gust. 

nôpà,  faible,  petit;  —  ex- 
pression de  dédain  pour  un 
jeune  gars  de  12  à  15  ans 
qui  se  croit  déjà  un  homme. 
(Ernée);  —  propre  à  rien. 

nôpàs,  rachitisme  :  et  à  no- 
pàs,  être  en  non-panse,  être 
rachitique. 

nul,  ï.,  nœud  de  racines 
qui  donne  un  jet  (Château- 
Gontier). 

nnn,  nulle.  Cf.  nœn. 

nunu,  mirliton  (dans 
quelques  communes  limi- 
trophes de  la  Sarthe);  — 
bagatelle  :  sa  s  é  du  nunu 
frikase  (Hercé);  — ■  homme 
qui  ne  fait  rien  de  sérieux. 

nus,  terme  d'amitié  adres- 
sé à  une  petite  fille  :  vyè,  ma 
ptit  nus. 


372 


nuy 


}in:^irh,  luzerne. 

ml,  noue,  f . ,  petit  pré 
long  et  en  vallée.  Ct".  iio;  — 
Les  Noues,  nom  de  lieu. 

////,  nous;  (ne  s'emploie 
que  comme  régime).  Voir 
je,  ô. 

îiiiri,  nourri,  tout  ce  qui 
sert  à  nourrir  les  bestiaux 
(Pail);  —  quantité  de  bes- 
tiaux qu'on  peut  nourrir 
(Crnon). 

mirisinà,  nourrissement, 
nourriture. 

mirtiir,  nourriture  (Pail). 

nnÇryiiryào,  nourrisson  ; 
—  petit  cochon.  Cf.  nuritit- 
ryâo. 

mit(r),  nôtre. 

nuvyâo,  nouveau. 

mivyel,  nouvelle. 

miyâo,  noyau. 

mtyii',  noueux. 

miye,  noyer  (arbre).  On 
dit  qu'il  est  dangereux  de 
dormir  sous  un  noyer,  et  de 
laisser  les  racines  de  noyer 
s'avancer  sous  une  maison 
habitée  (Dr.  L.);  si  les  ra- 
cines de  noyer  pénètrent 
dans  l'écurie  et   les  toits  à 


nwa 

porc,  les  animaux  périssent 
(L.  D.). 

iiiiycr,  loutre. 

n/iyii,  noueux. 

n/i~à,  n'osant,  timide. 

mi::^œ,  ~,  craintif,  timide, 
gauche. 

nii:{e,  n'oser,  craindre. 

;/f/;^/)',  noisettes.  Quand 
il  y  a  de  grands  iiiaslê  de 
nousilles  dans  les  noisetiers, 
le  grain  e.st  cher  toute  l'an- 
née (Montourtier). 

Hii-iyar,  noisetier;  —  châ- 
taigne de  bonne  qualité 
sans  cloison  ni  pellicule  : 
nu:^iyar  du  Mil. 

mi~iyc,  coudrier. 

7tit~iyc,  tremblotter,  se 
dit  de  la  chair. 

nwa,  noël.  Cf.  iiào,  )iwel. 

Sainte  Catherine  fille  de  roi 
Un  mois  devant  Noi. 

(Dicton.) 

nivâ{o),  gros  nuage  noir. 
tiivasd',    :^,    plein,    -c  de 
nœuds. 

mi'ayâ',  noueux.  Ct.  imyâ-. 
nicayo,  nœud  mal  tait;  — 


nwe. 

vieux  chifibn  noué  et  sans 
valeur, 

niua^iy,  noisille,  noisette. 

mué,  noueur,  sorcier  qui 
noue  les  aiguillettes  aux  en- 
fants. 

mue,  nouet,  coin  de  mou- 
choir noué  où  l'on  enferme 
un  petit  objet;  —  désordre 
des  cheveux. 

mue,  f. ,  noix;  —  aie  â  mue 
(Landivy),  aller  aux  noi- 
settes; —  mue  d  ^en,  galles 
de  chêne.  Cf.  Iwl . 

muel,  noël. 

Nwel  ô  pinô 
Pàk  6  ti:(o 
Nîvel  â  krésà 
eas  Jéx^  efà 

(L'hiver  ne  sera  pas  rude); 

Nîvel  â  déhi 
ramen  Je  in 

(L'hiver  sera  rude)  (Hercé). 
A  Noël,  jadis,  des  jeunes 
gens  se  réunissaient  dans 
une  maison  riche,  tandis 
qu'une  bande  d'autres  jeu- 
nes gens  se  rendaient  à  la 
porte  de  cette  même   mai- 


mve  373 

son  qu'ils  trouvaient  fer- 
mée. Les  deux  bandes  se 
mettaient  alors  à  chanter 
des  noëls  ;  si  ceux  du  de- 
hors chantaient  plus  long- 
temps que  ceux  du  de- 
dans, ils  entraient  et  fêtaient 
Noël  avec  les  autres,  sinon 
ils  restaient  à  la  porte 
(L.  D.). 

Pendant  que  la  métayère, 
les  enfants  et  les  domes- 
tiques étaient  à  la  messe  de 
minuit,  le  métayer  veillait 
autrefois  dans  son  étable  en 
récitant  le  chapelet,  pour 
préserver  son  bétail  des 
apparitions  malfaisantes. 

Quand  le  soleil  rayonne 
à  Noël  au  pied  des  pom- 
miers, il  y  aura  des  pommes 
(Hercé). 

muerè,  noiret,  noir. 

nweye,  v.,  noyer.  Cf.  neye. 

nweyri,  noyade. 

nïL'é  d  Navar,  de  kadriy, 
nuée  de  Navarre,  de  qua- 
drille, sorte  de  nuage, 
Quan^  il  passe  sur  le  soleil 
avant  onze  heures,  il  doit 
pleuvoir  dans  la  journée. 


374  U'P 

mbilc,  nuitée,  nuit  :  a  la 
mOité,  à  la  nuit. 

im'i:^ahy,  nuisible. 

nibi:^à,  nuisant,  envie, 
petit  filet  de  peau  qui  se 
détache  autour  des  ongles  et 
qui  cause  quelque  douleur. 
Dans  le  haut-Maine,  c'est 
encourir  une  mauvaise 
chance  que  de  se  couper  les 
nuisants  dans  les  mois  dont 
le  nom  contient  un  r. 

nû'i^âs ,  dommage. 

ny-.  Voir  ij-. 


n 


na,  il  n'y  a. 

7/tw,  nyâo,  m.,  l'œuf  qu'on 
met  dans  le  nid  pour  faire 
pondre  les  poules.   Ct.  nœ. 


aiiijiuc; 
couvée. 


tjer 
dernier-né  d'une 


lias,  nyàs,  négation. 

nàlii,  ;^,  fainéant,  pares- 
seux (Craon). 

yœ,  nyœ,  nieu,  œuf  qu'on 
laisse  dans  le  nid  des  poules 
pour  qu'elles  reviennent  y 
pondre  (Pail).  Cf.  nAo,  nyâo. 

nœJ,  arrêt  de  développe- 
ment :  et  à  nœl. 

né,  nyé,  f.,  niée,  nichée  : 
œn  nyé  d  éfà,  dé  pli  gorè.  Cf. 
nyé. 

liel,  nyel,  nièle,  pluie  en 
grosses  gouttes  espacées;  — 
nielle. 

nerj ,  nyerj ,  violacée 
(peau)  :  ave  la  pxào  nerj 
(Craon). 


ôby 


okr 


0,  ost,  troupeau  de  bœufs 
(Château-Gontier). 

ô,  avec;  —  ô  H,  avec  lui; 
—  ô  Je,  ô  là,  avec  elle;  — 
d  ô,  avec,  du  parti  de  :  /  sô 
d  ô  nu  ;  —  par  ô,  du  côté 
de  :  vye  dô  par  ô  ma. 

ô,  c,  or;  —  ou. 

ô  à  Hfr,  G  en  chiffre  :  il 
a  l'air  d'un  o  en  chiffiT,  d'un 
zéro,  d'un  imbécile. 

àhe,  hober,  renverser 
(Bierné). 

ôheyi,  obéir. 

ôhéyisà6\  —  fér  ôbéyisàs, 
faire  obéissance  aux  bes- 
tiaux, les  bien  nourrir. 

obrc,  osier  jaune  pâle  ou 
blanc. 

ôbye,  Salix  capraea.  Cf. 
marsâol. 


ôbye,  oublier. 

ogœ,  O  Dieu  !,  interjection 
marquant  la  surprise,  la 
joie,  ou  la  douleur  :  ogœ!  sa 
vat  i  y  et  bâo! 

àgr,  m.,  orgue  :  on  a 
rtnive  l  papoke  k  j  avyô  vu 
dà  mit  plit  jœnes  a  l  ogre  d 
Avèijér  ;  —  orge  :  fér  5ê(  àgr, 
réussir. 

ôké,  avec. 
âkœre,  répugner. 

oklase,  porter  maladroite- 
ment en  donnant  des  se- 
cousses; —  faire  de  gros 
ouvrages,  travailler  à  la  cor- 
vée; —  branler,  se  disjoin- 
dre; se  dit  d'un  assem- 
blage. 

okr,  ongle. 


376  Opil 

oklc,  hoqueter,  roter 
(Saint-TIîomas). 

('/,  oie,  grand  pot  en  grès 
servant  de  saloir  (\'illaincs- 
la-Juhel);  —  grand  pot  de 
terre  ou  de  fonte  (Pail).  Cf. 
boL  hiil,  iil. 

olibiistrd',  faiseur  d'embar- 
ras (Laval). 

olinà,  par-dessus,  au  delà  : 
aie  ohuô. 

àni,  homme,  mari;  —  ôm 
du  péyi  d  anw,  homme  dont 
il  fliutse  méfiera  cause  de  sa 
malice  et  de  ses  écus  ;  —  ôni 
d  il,  hommes  d'août,  mois- 
sonneurs (Bierné).  Cf.  -uni. 

àtné,  homméc,  ce  qu'un 
homme  peut  faucher  de 
foin  dans  sa  journée  (33 
ares);  —  journée  de  fauche 
(Hercé);  —  L'Hommée, 
nom  de  lieu. 

ôîuyào,  petit  homme, 
homme  de  basse  condition  ; 
—  ormeau. 

ônesté,  honnêteté. 

(Vict,  honnête,  suffisant; 
en  quantité  suffisante. 

ônycr,  ornière. 

ôp-iipè,  épine  blanche. 


(VC 


orbùle,  ombrager  :  s  ê  pur 
Je  frâ~yc  kom  pur  àot  ^y/-  : 
si  ô  vyœ  h  sa  fêj  bè,  i  n  Jô 
pa  h  su  se  trô  orbùle. 

or  bel,  l'aube,  le  point  du 
jour  :  se  Ive  dé  I  orbe  t. 

orbie  :  fer  1  orbie,  faire 
difficulté. 

orbyâo ,  orbyer ,  orbière, 
œillère  de  la  bride  du  che- 
val; —  bride  sans  mors;  — 
planche  que  l'on  attache 
devant  les  yeux  des  bestiaux 
méchants  ou  vagabonds.  Cf. 
bonya. 

ordre,  mettre    en   ordre; 

—  œn  jil  ordre,  une  personne 
qui  a  de  l'ordre. 

oré,  t.,  lisière  d'un  sillon; 

—  bord  d'un  lit;  —  frac- 
tion d'une  chose  quelcon- 
que. 

oréj,  orage,  temps  lourd. 
Q.uand  on  fait  couver  les 
poules,  on  a  soin  de  placer 
dans  le  nid  un  morceau  de 
fer  pour  empêcher  que  les 
poulets  ne  soient  tués  dans 
l'œuf  par  l'orage  (L.    D.). 

oréjœ,  orageux. 


0/7 

orey  ;  —  jér  l  orey  de  vyâo, 
faire  l'oreille  de  veau ,  faire 
semblant  d'écouter  un  con- 
seil avec  la  résolution  bien 
arrêtée  de  ne  pas  le  suivre; 
orey  de  la  brid,  œillère.  Cf. 
orbyào;  —  orey  dé  ra,  myo- 
sotis (Château-Gontier). 

oré:^ô,  oraison,  prière  du 
soir  à  l'église,  salut  du  Saint- 
Sacrement;  —  oré:(ô  du  ni. 
oraison  du  Roux.  On  appelle 
ainsi  à  Laval  les  prières  0 
sancta  gens  fidelinm  et  0  filii 
et  filiae  que  l'on  chante  le 
soir  au  salut  pendant  toute 
la  semaine  de  Pâques,  parce 
qu'en  revenant  de  l'église 
on  mangeait  un  roux. 

orfra,  fresaie,  orfraie. 

orgêlis,  réglisse  (en  bâ- 
ton). Cf.  6ukrè  niaar,  merde 
d  dyah. 

orgiyn,  orgueilleux. 

ôri,  AUiaria  officinalis. 

oribane,  r,  fabricant  ou 
marchand  d'oribus. 

oribu,  m.  f.,  oribus,  chan- 
delle de  réiine  fixée  au  coin 
de  la  cheminée   au   moyen 


orni  377 

d'une    pince  en   fer  ou  en 
bois.  Voir  pik. 

oriby,  chaud  et  précoce. 
Cf.  œribyù. 

orifyàb,  oriflamme. 

orijinal,  orijinel,  original; 
—  orgueilleux, 

orin,  orine,  origine;  — 
espèce  (Ernée)  :  dé  jval  dè 
la  ptit  é  d  la  gràt  orin. 

oripyào,  oreillons  (mala- 
die). 

oriye,  oreiller;  —  ici  d 
oriye  (taie  d'oreiller). 

oriyô,  terme  de  tissage, 
bois  à  coulisses  fixés  au  haut 
du  métier  et  contenant  la 
pivoire. 

orjœ ,  hors  jeu,  cri  du 
joueur  qui  se  retire  momen- 
tanément du  jeu.   Cf.  eski. 

orji;  —  fer  séj^  orji,  faire 
ses  orgies,  faire  ses  orges, 
réussir.  Cf.  àqr. 

orkur,  urticaire. 

ôrlojye,  horloger. 

ortniuer,  armoire  :  fô  hâve 
l  ormiver  d  pu  dé  vôlœ;  —  œn 
pér  d  ornnuer,  une  armoire 
à  deux  battants.  Cf.  près. 


378 


osy 
ormeau, 


Cf. 


onnyqo , 
bmyâo. 

orn,  f.,  ornière. 

oniaj ,  m.  pi.,  cornes 
(Craon).  Cf.  boni. 

onjâo,  oriiyâo,  dalle  en  ar- 
doise pour  couverture  ou 
réparation. 

orpol,  poltron  (Ernée). 

orsœJ ,  orceuil ,  orsœ  , 
grande  terrine;  —  cruche; 
—  ustensile;  —  hache  de 
boucher. 

ortay,  orteil. 

ortyiir,  urticaire.  On  dit 
auss'ifyœvr  ortiyd'^.  Cf.  orhur. 

oryer,  bord,  lisière  (sur- 
tout d'un  bois);  —  L'O- 
rière,  nom  de  lieu. 

oshdte,  sculpter. 

oskultiir,  sculpture. 

osrœl,  hache  de  boucher. 
Cf.  orsœl. 

ostine,  obstiné. 

05trâ,  ostô  (aie  a  /),  aller 
en  prison  (Hercé);  — s'eni- 
vrer; —  se  perdre,  se  dé- 
tériorer. 

ostrogal,  ostrogoth,  origi- 
nal. 

osyœ,  ;(,  ocieux,  -se,  oisif, 


oi'ê 

-ve  (en  parlant  de  la  situa- 
tion) (Pail). 

âtà,  autant,  mieux  :  ôtà  la 
pi',  autant  la  paix!,  que  ce 
soit  fini,  donnez-vous  la 
main. 

âte,  vendre  (Mayenne). 

olitr,  hauture,  grandeur, 
espèce  (en  parlant  des  pou- 
les) :  /  n  avô  €œ  nu  k  dé  pul 
de  la  ptit  otur;  —  gràt  otur, 
grande  espèce.  Cf.  or  in. 

otn,  entièrement;  —  avec 
(à  la  fin  d'une  phrase)  ;  — 
d  otn,  avec,  ensemble  :  /  gà 
Ytijcn,  I  gà  Pyér  é  me  d  olit. 

ôval,  f.,  orvale,  mangeoire 
des  chevaux. 

ovà,  avant  :  /  finira  d  hatr 
ovà  midi. 

ové,  avec  (devant  une 
consonne). 

La  prime  nuitée  qu'ové  lei  j'cou- 

[chai. 
(Chanson.) 

iwè,  ôvê,  orvet  :  si  im  vcyl 
é  sur  àtàdè  persan  ô  môdù  n 
vivre. 

oveli,  avec. 

ovèle  (J),   se  tordre,  tra- 


ôhy 

vailler  (en  parlant  du  bois). 
oyu,  où?.  Cf.  nyn. 
ô:{yer,  osière,  osier. 


5,  on;  s'emploie  très  sou- 
vent pour  mi,  quelquefois 
pour /V. 

ôbrej,  ombrage. 

ôhreje  {s),  se  mettre  à  l'om- 
bre. 

àbrct,  f.,  ombrette,  om- 
brage. 

ôbye,  m.,  amblai,  anneau 
fait  de  branches  souples  qui 
sert  à  retenir  le  joug  au  bout 
du  timon.  Un  ôbye  se  place 
en  avant  du  joug,  un  autre 
en  arrière;  —  aie  la  hôn  dà  l 
ôbye,  aller  en  baissant  la  tête 
et  en  regardant  sournoise- 
ment (La  Dorée). 


ono  379 

ôbyct,  omblette,  Euphor- 
bia  Silvatica;  —  Muscari 
comosum  (Saint-Aubin). 

ôdè,  andain,  l'étendue  de 
pré  que  fauche  un  homme  à 
chaque  pas  qu'il  fiiit.  Cf.  àdè. 

ôg,  ongle. 

dfjâ  d  biirden,  onguent 
composé  de  graisse  de  co- 
chon mâle  et  d'écorce  de 
hirden  prise  entre  l'épiderme 
et  le  bois;  cet  onguent  gué- 
rit les  coupures  (Hercé). 

ôglcn  :  //  é  sorti  d  1  Ogièn. 
Il  est  sorti  de  l'Onguelaine, 
se  dit  des  malfliiteurs  du  pays 
des  Coevrons.  L'Onguelaine 
est  un  hameau  situé  sur  les 
versants  des  Rochards  en 
Sainte-Gemmes -le -Robert , 
et  qui  était  habité  par  des 
affiliés  de  la  Houbille. 


oner,  ornière. 
àuô,  ois:non. 


paj 


pal 


pa,  par  (devant  l'article). 

pa,  poix  (Saint-Thomas). 

pa  d  bœ,  pas-de-bœufs, 
chemin  creux  découpé  en 
hachures  par  les  pas  des 
bœufs;  —  franc  bord  du 
fossé. 

paf,  claque  :  /  m  a  f-utit 
œn  paf  par  la  gui. 

pafe,  donner  un  soufflet; 
—  attraper,  saisir. 

pajî,  becu-fils  (Bierné). 

pagané,  f.,  mets  mal  ap- 
prêté. 

pabii,  paysan  (G.). 

pajô,  gerbe  de  blé  noir 
laissée  sur  l'écot  (Ernée, 
Landivy). 

Tels  qui  font   de  laids  pagcots 
Feront  de  vilains  quegnots. 

(Proverbe.) 


pakà,  pacant,  lourd,  gros- 
sier. 

pahcnmà,  rustiquement, 
grossièrement. 

pahrè,  m.  s.,  pâqueret, 
œufs  que  les  fermiers 
donnent  à  leurs  propriétaires 
vers  Pâques;  —  quête  que 
font  à  domicile  vers  Pâques, 
pour  leur  propre  compte, 
les  bedeaux  et  les  sacristains 
(Pail). 

pakre;  —  s  c  li  lu  pahrc, 
c'est  lui  tout  craché ,  tout 
ressemblant. 

pahQ\  réunion  de  cer- 
taines poupées  de  lin  ou  de 
chanvre  formant  un  certain 
volume,  pour  être  livré  au 
commerce. 

pal,  pâle. 


paiii 

pal,  bêche;  —  pal  de  iim- 
lè,  vanne  d'un  étang. 

palâtr,  palatrâ,  plâtre, 
plâtras,  débris  de  vieux 
murs  (Bierné). 

pakt,  palette,  petite  pelle 
en  fer  pour  le  feu  ou 
pour  tourner  la  galette.  Ct. 
paluô;  —  vanne  d'étang. 

paleye,  aplanir  la  terre 
avec  une  pal. 

pâli,  palis,  palissade;  — 
pelle  creuse  pour  charger; 
—  Le  Palis,  nom  de  lieu. 

pali€ô,  pelle  de  feu  plate. 
Cf.  pakt. 

palise,  palisser,  palissader. 

palm,  palme,  laurier  ce- 
rise. 

paire,  pal  té,  pellerée,  pel- 
letée. 

pahird,  palourde,  ci- 
trouille. 

pa  me,  pas  moins,  dé- 
cidément, enfin  :  tè  via,  pa 
nié;  —  pourtant,  cepen- 
dant :  je  n  savô  purkè  k  i 
tarda  ta  avni,  je  /:(  avô  pa  me 
bè  prévnu. 

pamwe:yiÇr),  se  pâmer. 


p4o  381 

pan,  panne,  pan  dé  grés 
morceau  de  graisse. 

pa>iaje,  pânager,  paître  ; 
se  dit  des  porcs  qui  cher- 
chent leur  nourriture  dans 
les  bois. 

parias,  f.  pi.,  enfants.  Cf. 
panas. 

panikâo,  panicaut,  Eryn- 
gium  campestre. 

paniy,  f.,  étofîe  grossière 
faite  avec  des  effilures  de 
vieux  drap;  —  effilures  de 
drap.  Cf.  peniy. 

panré,  pannerée,  contenu 
d'un  panier. 

panté,  contenu  d'un  pa- 
nier plein. 

paiiyào,  panneau,  sorte  de 
bât  (Pail). 

pâo,  peu  (G.);  —  m.,  pal, 
pieu  :  amaré  dô  œ  fâo  pur 
akàte  l  lojè;  f.,  peur  (La 
Poôté). 

pàofœ,  plante  vénéneuse; 
venantheàsuc  jaune  (Craon- 
nais). 

pâojé,  f. ,  poussée  brus- 
que; —  poignée. 

pàoje,  bousculer;  —  battre 


382  pap 

brutalement  (Craon),    fou- 
ler à  coups  de  poing. 

pijoniél,  paumelle,  orge  de 
printemps. 

pàcmyâo,  paume  de  la 
main  (Bierné). 

paon,  paon,  pan,  paune, 
cuve  à  lessive,  le  plus  sou- 
vent en  terre. 

pàop,  pâopar,  qui  bâille 
aux  corneilles. 

pàope,  regarder  d'un  air 
hébété.  Cf.  hâobe. 

pâotone,  être  maladroit  de 
ses  mains. 

pdotô,  maladroit  de  ses 
mains. 

pâo(v),  pauvre  :  pâo  pti  ^â  ! 

pâovèrtœ,  pauvre,  soufre- 
teux, 

pâoi'érté,  pauvreté. 

pâo^é,  pause,  repos. 

papùryâo,  lèvres  et  mâ- 
choire inférieure  de  certains 
animaux  :  l  papùryâo  dn  ho€ô. 
Cf.  papa. 

pape,  paper,  parler,  ré- 
pondre. 

papeyô,  papillon. 

papinc,  remuer  souvent 
les  lèvres,  prier  bas  en  re- 


par 

muant  les  lèvres  (Bais)  : 
/  papin  pur  pèrye  kom  œ  lape 
hi  nul/  de  €H  ;  —  trépigner 
(Champéon). 

paplàode,  cancaner. 

paplole,  papote,  tapoter, 
donner  de  petits  coups  avec 
la  main. 

papô,  lèvres  et  mâchoire 
intérieure  de  certains  ani- 
maux :  /  papô  du  €è;  — 
grosse  joue  :  k  vnt  fiy  a  d  bô 
papô,  s  et  œ  pyCyi  d  la  biie  ;  — 
pavot,  Papaver  Rhaeas. 

papoke,  papotier,  qui  a  de 
grosses  joues;  —  nom  que 
l'on  donnait  à  Laval  à  une 
figure  grotesque  de  l'orgue 
d'Avesnières  :  la  gui  li  va 
kôm  ô  papojçe  d  Avènér.  Le 
vent  sortant  des  tuyaux  fai- 
sait mouvoir  la  bouche  qui 
s'ouvrait  et  se  fermait  tour 
à  tour. 

par;  —  par  apré,  par 
après,  ensuite,  puis;  —  par 
avâ,  par  avant,  avant;  — par 
àtùr,  par  entre,  entre;  — par 
béti::^,  par  bêtise,  en  abon- 
dance; —  par  eg:(àpy!,  ah 
vraiment  !  ;  —  par  èsi,  ainsi  ; 


i 


par 

—  par  fèt  uspre,  exprès,  à 
l'exprès;  — par  lé  fa,  par  dé 
fa,  parfois;  — par  6  dsii, 
par  au-dessus,    par-dessus; 

—  par  511,  par-dessus;  — 
par  n  j  se,  d'après  ce  que  je 
sais. 

par,  {.,    poire.    Cf.    per; 

—  m.,  enjambée  (Pail). 
pa  ra,   pa  vra,  pas  vrai? 

pa   ra,    ta}   (Montourtier). 

paraïé:{i,  a.,  paralysé,  pa- 
ralytique;   —  f.,  paralysie. 

parapel,  parapet  (Saint- 
Thomas). 

parafé,  parenté,  généalo- 
gie du  Christ  que  l'on  chante 
aux  matines  de  la  fête  de 
Noël  dans  le  diocèse  de  La- 
val. 

paràtéj ,  paratel ,  parenté. 

parba,  par  bas,  rez-de- 
chaussée  :  loje  dàn  œ  parba. 

parbyœ,  parbleu. 

par€,  poupées  de  lin  ou 
de  chanvre  assemblées.  Cf. 
pakt;  —  filament,  et  par 
extension  cosse  de  fève,  de 
pois,  etc. 

parm,  parchemin  :  s  é 
biiree  su  l  parm. 


par  383 

parée,  fouler,  presser;  — 
corriger  (un  enfant);  — 
s  paru,  devenir  ligneux  ;  se 
dit  des  pois  et  des  haricots 
que  l'on  mange  avec  la 
cosse;  —  se  faire  tout  petit 
pour  se  mieux  cacher. 

pareil.  On  appelle  pois 
parchus  les  pois  que  l'on 
mange  verts  et  à  l'enveloppe 
desquels  il  reste  quelques 
filaments,  ou  dont  la  cosse 
est  coriace. 

pardô,    pardon,    angélus. 

pa  ré,  pas  vrai  ?  Cf.  pa  ra. 

paré,  pareil,  semblable  :  s 
é  bè  tu  du  paré  ô  mém;  — 
s  é  bè  paré  1  dot,  c'est  bien 
pareil  à  l'autre, 

pare,  à  l'abri,  hors  de 
danger  :  mè  via  pare. 

parc,  décanter,  clarifier; 
—  coller  (une  pièce  de  toile 
que  l'on  passe  à  la  colle  avec 
la  paroire);  —  parer  (un 
coup);  — s  pare,  s'éclaircir, 
en  parlant  du  temps. 

paréj,  parage. 

parel,  parer,  f.,  Rumex 
crispus  (La  Dorée) .  Cf.  pare^.. 

pareil,     Rumex     crispus 


384  pur 

(Livré);  —  collier  de  jonc 
pour  cheval.  Cf.  paron. 

parclr  (.<<'),  se  paraître,  se 
montrer  en  public. 

pan\,  Rumex  crispus. 

parfauc,  palefrenier. 

parfc,  parfait,  très  :  s  c 
parfc  hô. 

parfè,  parfin  :  a  la  pcirfè, 
enfin. 

parjîne,  parfini{j-),  tinir, 
achever. 

parfô,  profond;  Le  D.,  p. 
1 15  ;  —  fond. 

Au  Diantre  allez!  qu'il  vous  em- 

[  porte 
Au  parfond  de  son  nayr  taudis. 

ms.  22 

payç,e,  pardieu  ! 

parhâo,  par-haut,  étage  ;  — 
Joje  dàn  œ  parhâo,  loger  dans 
un  par-haut,  loger  à  un 
étage.  Voir  par  ha. 

pari,  pas  vrai?,  n'est-ce 
pas?  On  dit  dans  le  même 
sens  paryô  :  i  fè  frc  anibi, 
paryô. 

parlas,  parlance,  pour- 
parler,  question,  entretien  : 
/  //  a  sinà  pive  été  pari àsù  d  sa 


par 

àlôr  nu;  — bruit  public,  re- 
nommée :  kôncs  Vil  l  niaryéj 
ki  va  s  fer?  —  vj'i  bè,  i  un  c 
smà  bè  parlas. 

parlùmà,  parlement,  en- 
tretien; Le  D.,  p.  193. 

parle;  —  parle  a  œn  fiy, 
{aire  la  cour  à  une  fille;  — 
s  parle,  se  parler,  affecter 
un  bon  langage;  — être  fian- 
cés. Cf.  àl parle  {/). 

parleye,  parlweye,  parliee, 
parlîavie,  parlote,  être  af- 
fecté en  parlant,  vouloir  em- 
ployer de  grands  mots  et  de 
belles  phrases,  et  les  dire 
mal. 

parhvar,  parl-wer,  paroles, 
conversation. 

parlwi:^e,  parler  et  pro- 
noncer avec  affectation. 

parmi,  dans;  —  /  œ  parmi 
l  âot,  l'un  dans  l'autre. 

parue,  a.  ;  se  dit  du  linge 
taché  par  l'humidité  et  de  la 
paille  noircie  après  les  pluies 
d'été  par  la  rouille  noire, 
Puccinia  des  céréales  (Her- 
ce). 

paron,  f. ,  paronne,  collier 
de  cheval  fait  avec  le  Spar- 


par 

ganium  ou  l'Iris  pseudoa- 
corus.  Cf.  pareil. 

paroi,  f., copeaux  produits 
par  l'action  du  rabot.  Cf. 
kokiy. 

parote,  enterrer  le  chau- 
me. Pour  parote  un  champ, 
on  enlève  le  dessus  du  sil- 
lon avec  une  bêche  ou  un 
pic  et  on  rejette  la  terre  dans 
la  raie  à  droite  et  à  gauche 
(Courcebœufs). 

parpeyô,  papillon. 

parpye,  lieu  réservé  dans 
une  étable  pour  y  jeter,  de 
la  grange,  située  à  l'étage 
supérieur,  le  foin  destiné  au 
repas  des  bestiaux  (Mont- 
flours).  Cf.  abafè. 

parsi,  persil. 

parson,  personne. 

parsonri,  f.  s. ,  deux  familles 
exploitant  une  ferme  en  so- 
ciété (Craonnais).  Cf.  per- 
6onri. 

parsone,  ami  intime,  com- 
pagnon qui  habite  le  même 
toit  que  vous. 

parsu,  pr.,  par-dessus. 

partémà,  partement,  dé- 
part. Le  Doyen,  p.  68. 

G,  DoTTiN.  —  Glossaire. 


par  385 

partéje,  partager  ;  —  i  s  sô 
parteje  d  àsàby,  ils  se  sont 
séparés. 

parti(r),  faillir,  partager; 
—  s  parti(r),  se  partir,  par- 
tir, —  sa  parti(r'),  s'en  par- 
tir; partir. 

parvàe,  pervenche. 

parvèniÇr^  dépendre  :  sa 
parvyl  (La  Dorée).  Cf.  dé- 
parvèni. 

parwa(j-),  panuer,  paraî- 
tre. 

parwer,  f.,  brosse  en 
chiendent  ou  en  bruyère 
dont  se  servent  les  tisse- 
rands pour  étendre  la  colle 
sur  les  pièces  d'étoffe  au 
métier;  —  instrument  long 
et  tranchant  attaché  par  un 
bout  à  un  billot  et  qui  sert 
au  sabotier  pour  tailler  les 
sabots. 

parwes,  paroisse  ;  sou- 
vent pris  dans  le  sens  de 
commune;  —  partie  du 
hiisè  de  la  charrue  donnant 
la  direction  de  Vâj. 

parye,  pardieu  !  :  parye  wi, 
parye  nô.  Cf.  parge. 

2$ 


386  pas 

piirye,  parier  :  vyd'  lu  pa- 

rye  k  i  eœra  d  la  pyé  d  resyél 

pas,  passe,  moineau  (Izé)  ; 

—  pas  busoner,  passe-busson- 
niùre,  oiseau  qui  ressemble 
au  moineau  et  à  la  (liuvctte 
et  qui  se  tient  dans  les  buis- 
sons. 

pasd:^,  ouvrière  qui  passe 
les  fils  de  la  chaîne  dans  les 
lissures  et  le  peigne  (terme 
de  tissage). 

pose,   passer,  s'endormir. 

pase,  passer;  — pase  à  rô, 
passer  au  crible;  —  s  pase 
avck,  se  contenter  (d'une 
chose  :  zml  vu  mapyào  d  bik? 

—  mersi  je  m  pasré  bê  avek 
mô  jile  ;  —  j  n  avô  k  du  frii  a 
v:(^  œfri  —  mersi,  je  m  pasré 
bè  avek  sa. 

pase,  {.,  largeur  d'un  pas- 
sage (Château-Gontier)  :  n 
a  piuc  d  pasé  par  isit. 

pasè,  passe-lacet. 

pasel  (terme  de  tissage), 
lame  d'acier  à  crochet  ser- 
vant à  passer  les  fils  dans  les 
pues;  — passoire.  CLparsel. 

pâsi,  m.,  reprise  à  l'ai- 
guille dans  une  étoffe  :  z^^ 


pat 

avé  éeire  vîit  ^tilot,  vul  vu,  k 
j  i  fej  œ  pâsi  ?.  Cf.  rt'pasi; 
—  chose  filtrée. 

paskanad,  paskènad,  Dau- 
cus  carotta  (Château-Gon- 
tier). Ci.  paskâod;  —  con- 
soude,  plante  qui  croît  sur 
le  bord  de  l'eau. 

paskâod,  pascaude,  carotte 
sauvage. 

paskù,  parce  que. 

paspartii ,  passe-partout , 
pioche  à  deux  branches, 
l'une  ronde  et  tranchante, 
l'autre  plate. 

paspye,  passe-pied,  terre 
foulée  et  tassée  qui  sépare 
les  planches  dans  un  jardin 
et  forme  un  tout  petit  sen- 
tier. 

pasxe,  m.,  feuilles  et  dé- 
bris végétaux  étendus  dans 
les  cours  ou  sur  les  chemins 
où  ils  pourrissent  pour 
faire  de  l'engrais  (Pail).  Cf. 
fiiJaj,  htrsycr. 

pat;  — pat  de  lu,  patte  de 
loup,  Ranunculus  bulbosus. 

palaf,  pomme  de  terre. 
Cf.  kàpir,  triif;  —  pied  mal 
ùùt. 


pat 

patafî,  affiche  (Montour- 
tier). 

patafy,  pomme  de  terre. 
Cf.  patos. 

patafyole,  battre. 

patâo,  d,  pataud,  -de, 
patriote,  républicain.  Cf. 
byœ;  —  petit  pied  (terme 
enfantin). 

patâodri,  opinion  républi- 
caine. 

patarafy,  pataraf,   chute. 

patard,  pomme  de  terre 
de  Laval.  Cf.  patae. 

pat  de  lu,  patte  de  loup, 
bouton  d'or. 

patêryâo,  digitale.  Cf.  pete- 
ryâû. 

pâtœre,  pâturer,  toujours 
employé  au  lieu  de  paître. 

pâté,  (.,  pattée;  —  enjam- 
bée (Saint -Aubin -du -Dé- 
sert) . 

pâte,  patte  :  bè  pâte,  mal 
pâte,  qui  a  de  belles,  de  vi- 
laines jambes. 

paies,  païen,  pomme  de 
terre.  Cf.  patae. 

patè,  patin,  partie  infé- 
rieure du  pied  de  porc  ou 


pat  387 

de  veau  :  al  avè  l  paie  bè  bà, 
elle  traînait  la  patte. 

pâti,  fouillis. 

pàtwone,  pâtisser,  faire  de 
la  pâtisserie. 

pâtira,  souffre-douleur. 

pat  kroe,  patte-croche, 
bancal. 

paimit ,  f. ,  patenôtre, 
Arrhenatherum  bulbosum, 
composé  d'une  suite  de  bul- 
bes qui  donnent  l'apparence 
d'un  chapelet,  ou  patenôtre; 
—  sillons  creusés  par  le 
passage  répété  du  bétail. 

patO€,  pied  mal  fait;  — 
chandelle  de  résine  ou  de 
suif  (Montourtier). 

patosar,  marmot  qui  com- 
mence à  marcher.  On  dit 
de  celui  qui  a  fait  une 
longue  course  à  pied  :  il  a 
été  par  la  vwettir  a  Paiôchar 
(Montourtier). 

paiO€e,  essayer  de  mar- 
cher, marcher  mal;  —  ma- 
nier grossièrement. 

patô,  on,  de  petite  taille  : 
dé  fœv  paton,  des  haricots 
nains.  Cf.  ba^et. 

pairibu,  modèle,   patron, 


388  pat 

portrait  -.sel  vrà  palribu  a 
6ôpcr. 

patrô  :  s  fiue  a  palrô,  se 
fâcher  à  cause  d'une  autre 
personne. 

pâtura,  pâturage,  mauvais 
pâturage. 

patn,  sabots. 

patu,  pâtour,  pâtre. 

patitryâo,  pâtoureau,  pâtre. 

Comme   j'étais   chez  mon  pcrc 
Petit  gars  pâtouriau 
J'allais  par  la  beruère 

Faire  paître  mes  igtiiaus. 
Gens  de  Lignières 

Vous  ne  m'entendez  guère, 
Gens  de  Couptrain 

Vous  ne  m'entendez  point, 
Gens  de  la  Fallu 

Vous  ne  m'entendez  plus. 

(Chanson.) 

patuy,  f.,  patouille,  eau 
boueuse;  —  morceau  d'é- 
toffe emmanché  au  bout 
d'une  perche,  qui  sert  aux 
boulangers  à  nettoyer  le 
four  (Landivy).  Cf.  nâ;  — 
langue;  —  femme  de  mau- 
vaise vie. 

patîiya,  patouillas,  bour- 
bier. 


pay 

patnyaj,  action  de  patityc; 
—  bourbe. 

patnyar,  celui  qui  pa- 
touille. 

patnyas,  f.,  bourbier(Pail). 

patiiyc,  patauger. 

patiiyi,  bourbier. 

patiiyu ,  tourbeux.  Cf. 
niiiyasu. 

pntîue,  boue  :  n  Je  pa  kotî 
du  palwe  (Saint-Aubin-du- 
Désert);  krcpi  tè  aiitô  la  hâ 
d  pu  k  i  t  hotij  du  pativc. 

pâtiuer ,  f . ,  corde  pour 
empêtrer  les  animaux. 

pati(_r^,d,  terme  de  mépris 
pour  désigner  les  paysans. 
Cf.  mè^à. 

pavé,  Sparganium  ;  —  iris 
de  rivière  (Iris  pscudo- 
acorus);  —  glaïeul  (Saint- 
Thomas). 

pava.   Iris  pscudo-acorus. 

pavnr  (terme  de  charpen- 
tier), morceau  de  bois  placé 
au-dessous  d'une  ouverture. 

paviva,  cible  :  s  c  nié  ]i  é 
mi  à  mita  du  pavwa. 

payé,  jonchet;  —  chalu- 
meau pour  boire  (Hercé); 
—  meule  de  paille. 


pas 

payoné,  f.,  paillon  plein 
de  pâte. 

payô,  paillot  (Saint- 
Aubin-du-Désert),  corbeille 
pour  mettre  la  pâte,  espèce 
de  panier  de  paille  long  ou 
rond,  attaché  avec  de  l'osier 
et  servant  à  porter  le  pain 
au  four.  Cf.  rueô;  —  pail- 
lasson. 

payr^  poire. 

pàdàse  (6è),  se  suspendre. 

pàdâsé,  pàdigâsé,  pàdiyé,  f . , 
objets  suspendus  en  l'air. 

pàdiloe,  pàdiyos,  chose 
suspendue  ;  —  et  a  la  pâdi- 
Ide,  rester  suspendu. 

pàker ,  f.,  pentière,  pente, 
côte. 

pàSy  ventre  :  hrey  vu  hè  j 
va  m  hèrve  la  pas  pur  vu;  — 
corps. 

pàsar,  pansu. 

pàse^  panser,  donner  à 
manger  (aux  animaux);  — 
pàse  la  mékanik,  passer  le  blé 
dans  la  machine  à  battre. 

pàse  (se),  se  penser  :  je  m 
pàsè  é  je  m  kabasè  a  ma  mém  : 
si  tu  hè  tu  l  diuiàe,  i  n  tè 
réstra  re  pu  l  lœdi;  —  pàse 


pât  389 

dâ,  penser  à  :  /  é  pàse  laddà. 

pàsé,  f.,  chute  sur  le 
ventre  :  //  a  ékriye  su  la  gas 
e  s  é  futu  œn  nid  pàsé;  — 
/  vu  swet  œn  bon  hié,  œn  bon 
pàsé  a  tu  /:(  éealye  (Hercé)  ; 
plein  le  ventre  :  /  fésyd  aniui 
lé  riy  ô  lôji,  j  m  à  si  futu  œn 
pàsé;  —  œn  pàsé  d  buyi  n  dur 
k  œn  œr  é  dmi  (La  Dorée). 

pâsiy  pensif. 

pàsmà,  pensement,  souci. 

pàsn,  f.,  plante  bulbeuse, 
sorte  d'ache  (Château-Gon- 
tier). 

pàsyd,  pension,  nourriture 
des  animaux  de  la  ferme  : 
via  la  pàsyô  ki  hnàs  a  màhe  ; 
—  i  n  a  jwe  d  pàsyô  sur  œn 
si  grâ  ter.  Cf.  nurtur. 

pàt,  bande  de  fer  clouée 
transversalement  sur  une 
porte  ou  une  fenêtre  pour  la 
soutenir  sur  le  gond;  — 
orgie,  débauches  :  fér  se  pàt. 

pàtalô,  pantalon.  Avant  la 
Révolution,  on  portait  des 
culottes  en  cadis  (dans  les 
villes),  ou  en  flanelle  gros- 
sière (dans  les  campagnes)  ; 
ces  culottes  étaient  attachées 


390  ptl 

aux  chausses  par  deux  ban- 
delettes ornées  de  deux 
grosses  boules  de  laine  mul- 
ticolore. La  culotte  a  été 
remplacée  par  le  pantalon  A 
pont,  attaché  par  un  bouton 
ou  une  biyet,  lequel  a  été 
porté  jusqu'en  1860  et  qui 
depuis  a  fliit  place  lente- 
ment au  pantalon  A  bra- 
guette (L.  D.) 

patène,  haleter. 

pàthit,  Pentecôte;  —  Or- 
chidée indigène  qui  fleurit 
vers  la  Pentecôte. 

pfee ,  péché;  —  s  c  /xVr, 
c'est  mal;  — c'est  dommage. 

pèlAo,  pa)'san. 

pi^làode,  plâode,  pelauder, 
rosser,  battre.  Cf.  vlàode; 
—  baigner  à  grande  eau  ;  — 
se  plâode,  s'ébattre  dans  l'eau. 

pdéj  velu. 

pêlê,  pclet,  brin  d'herbe, 
tige  unique;  —  chose  de 
peu     d'importance     (Pail). 

pèle,  peler  ;  —  aie  â  fé:;à 
min  dû  pie  /^  œ,  faire  l'inno- 
cent; —  pûlc  la  £aîen,  rece- 
voir des  horions  sans  y  être 
forcé,  par  exemple  en  sépa- 


pèr 

rant  deux  combattants  (Lan- 
divy). 

pûUj,  pelage. 

pùHs,  plis,  bande  de  ga- 
zon coupée  avec  une  pelle 
(Ernée). 

Pùlô,  Pierre. 

pèlot,  tout  objet  arrondi. 

pùnaSy'^X.,  enfants (Craon). 
Cf.  panas,  panas. 

pènàsyâo  :  sakre  vyœ  pùnà- 
syâo  (injure). 

pùnèt,  homme  déguisé  en 
bête  ou  en  fantôme  pour 
fiiire  peur  (Craonnais);  — 
flintômc.  Cf.  Inihiy. 

pèmuayér,  Lathyrus  sil- 
vestris,  pois  fleur  sauvage. 

pùrnâl,  prunelle. 

pèr^,  proche,  auprès  de  : 
don  ma  la  vuyet  h  é pùr£è  ta. 

pûrsè,  reste,  petit  rien 
(Landivy). 

pûrsi,  f.,  femme  de  forte 
corpulence. 

pûrsiÇr),    presser,    serrer. 

pùrsive{j-),  pressoir  à  cidre; 
—  personne  qui  mange 
beaucoup  de  fruits. 

pt'rtàtay,  pùrtclay,  f.,  son- 
nerie, collier  à  grelots  (Er- 


pèt 

née);  —  é  tut  la  pêrtètay,  et 
tout  le  reste;  — prétention. 

pèrtO€é,  î.,  chaire  au  roi 
(jeu). 

pèrye,  prier. 

pêryér,  prière. 

pètaSj  f.,  femme  acariâtre, 
bavarde,  qui  fait  des  embar- 
ras; —  qui  aime  à  dire  des 
riens,  des  niaiseries.  Cf. 
hèrdl,  niftô,  pètà. 

pêtase,  tracasser;  —  tou- 
cher à  tout;  —  parler  pour 
dire  des  riens;  —  marcher 
en  frappant  des  pieds. 

pùtasri,  tracasserie. 

pètœ,  ptœ,  petun,  tabac. 

pêti,pli;  —  œpii,  un  petit 
peu,  un  peu,  assez  bien;  — 
dàn  œ  pti,  dans  un  instant  ; 
—  œ ptî  aprè,  peu  après;  — 
œ  pti  kè,  un  peu;  un  peu 
d'argent;  —  ptifè,  dû  pti  fè, 
qui  fait  peu  de  travail. 

pùti  grô,  résidu  du  deu- 
xième blutage  de  la  farine 
de  sarrazin. 

pèti  kurtdo,  pti  kurtâo,  pe- 
tit courtaud,  petit  doigt  de 
la  main.  Cf.  rikiki. 


pœl  ^91 

pèti  pô,  petit  pot,  décilitre 
(mesure  d'alcool). 

petite,   mettre  bas  (Pail). 

petit  églî^,  petite  Église, 
secte  des  anticoncordataires. 
Cf.  Lwi:(è. 

pètone,  avancer  peu  en 
besogne  (Cossé);  —  mar- 
cher à  petits  pas;  —  pié- 
tiner sur  place.  Cf.  turneye. 

pétô,  homme  lent  à  tra- 
vailler. Cf.  turneyar;  —  pe- 
tite fille  qui  fait  des  embar- 
ras ;  —  enfuit  qui  marche 
à  petits  pas  ou  qui  remue 
les  pieds. 

pèt  une,  petuner,  prendre 
du  tabac. 

pèxci,  pesât,  tige  des  hari- 
cots, des  pommes  de  terre, 
etc.  (Saint-Aubin-du-Dé- 
sert). 

pè:^é,  f.,  peson(Pail);  — 
poids,  résultat,  suite  d'une 
affaire  :  j  se  s  k  â  vq.o  la  p^é. 
Cf.  %'. 

pœ,  peur  (Montaudin). 

pœf,  f.,  peufre,  objets 
détériorés,  vieux  habits.  Cf. 
inarabiy. 

pœl,  qui  se    divise  facile- 


392  pc 

ment,  sans  consistance  :  iér 
pdl. 

pa'!i{r) ,  remuer  légère- 
ment le  matelas  d'un  lit. 

pd'pa,  papa. 

pœpè,  pépin.  Cf.  piipc. 

pœpiiiér,  pépinière. 

pœrô,   furoncle.  Cf.  purà. 

pœrn,  peureux. 

pœrye,  gros  sabot  ;  —  réci- 
pient en  bois  ou  en  corne 
que  le  faucheur  porte  à  sa 
ceinture  et  où  il  fliit  trem- 
per dans  du  vinaigre  sa 
pierre  à  aiguiser  (Ahuillé). 

pœs,  pouce  (Montaudin). 

pœsaye,  pœseye,  pœjeye,  re- 
muer les  pouces;  —  tâter 
avec  le  pouce. 

pœvrœ,  pœvni,  peureux  : 
il  é  6i  pœvrn  h  il  a  pu  â  sd 
ôbr. 

pœje,  puiser  à  même.  Cf. 
pèje. 

pè,  poil,  cheveux  :  ctr  œ 
inzva  pè,  être  de  mauvais 
poil,  avoir  les  cheveux  roux 
et  mauvais  caractère;  —  de 
mwa  pè,  de  mauvaise  hu- 
meur;—  pè  d  haràt,  qui  a 
les  cheveux  roux.  Les  pè  d 


pèe 

harôt  sont  réputés  grognons 
et  de  mauvais  caractère  ;  — 
avè  du  pè  dà  la  mè,  avoir  un 
poil  dans  la  main ,  être  fai- 
néant; —  pays  :  pè  d  amô, 
Laval  et  Château-Gontier 
(pour  les  habitants  de  Lan- 
divy)  ;  —  poix  :  s  é  d  la  pè 
Ici  m  pcs  0  de;  —  pis  (de  la 
vache).  Cf.  pèr. 

pè  ha,  pays-bas  :  l'Anjou 
et  les  provinces  au  sud  du 
Maine  (pour  les  habitants 
du  Bas-Maine)  ;  le  Bas- 
Maine  (pour  les  habitants 
du  Haut-Maine). 

pc€ar,  rouan,  cheval  gris 
et  bai;  —  homme  grison- 
nant (Hercé). 

péeœ,  mouillé  ;  —  pê- 
cheur. 

péee,  marcher  dans  la 
boue  ou  dans  l'eau;  —  to- 
quer. Cf.  à  péee. 

pc£é,  f.,    becquée. 

pcfc,  a.  ;  se  dit  d'un  œuf 
dont  la  coquille  est  percée 
par  le  bec  du  poulet  qui  va 
en  sortir. 

pédc,  difficile  à  nourrir 
(Château-Gontier). Cf.  ^;V/t'. 


pék 

pêk,  f.,  bec,  bouche;  — 
bec  d'un  vase;  —  grâ  pck, 
grand  cheval. 

pekavi ,  idée  saugrenue 
suivie  d'actes  peu  sensés 
(Pail)  :  i  H  prà  dé  pekavi  k  ô 
11  pœ  prevwer. 

pèkàs,  f.,  extirpateur  arti- 
culé, à  dents  de  fer  très 
fortes  (Craon).   Cf.  pihern. 

pèkàs,  a.,  perçante  (voix); 

—  f.,  femme  criarde. 
pékâse,  répondre,   contre- 
dire. 

pèkàtè,  âne  (Pail). 

pêke,  becqueter. 

pèké,  f.,  becquée. 

pékêkè  (étr  a),  être  agité, 
en  peine. 

pèkmasô,  sixxqWq.  Cî.masÔ. 

pékmà,  action  de  becque- 
ter. 

pékô,  m.,  petite  pék\  — 
tout  ce  qui  peut  piquer 
accidentellement  (Landivy); 

—  chicot,  branche  pointue 
dans  un  arbre  (Ernée);  — 
tige  desséchée  (d'ajonc,  de 
blé,  de  sarrazin);  —  vieux 
tronc  d'arbre;  —  chicot  de 
dent. 


pèn  393 

pekose,  pêkote,  becqueter; 
—  contredire. 

pck(j-\  acide,  qui  resserre 
les  lèvres  et  les  gencives  ;  — 
aigre,  œn  vive  pckr  ;  —  re- 
vêche,  agressif.  Cf.  nagr. 

pékâ,  m.,  toute  matière 
molle  et  sale  (boue,  excré- 
ments) (Landivy). 

pél,  poil,  cheveu.  Cf.  pè. 

péleye,  prendre  avec  la 
pelle,  remuer  avec  la  pelle 
(Pail). 

peli-melô,  peli-mèla,  pêle- 
mêle. 

peltré,  pelletée. 

pèln.,  poilu.  Cf.  peyu,  plu. 

pèn,  f.,  partie  des  fils  de  la 
chaîne  d'une  pièce  de  toile 
ou  de  coton  que  l'on  coupe 
près  des  lisses.  Dans  la 
Mayenne,  les  femmes  se 
servent  de  ces  bouts  de  fil 
pour  repriser  et  pour  faire 
des  lavettes  à  vaisselle  ;  — 
guenille. 

pènase ,  manger  souvent 
du  pain  entre  les  repas.  Cf. 
pèntose. 

pènay,  haillon;  —  enfant 
déguenillé. 


394  /"'« 

pêiuiyar,  déguenillé. 
pcnayô,  penaillon,  haillon  ; 

—  libertin. 

penôlc  (.<<'),  se  pcneler, 
s'habiller. 

pend-,  penaud.  Cf.  péim. 

pêne  {6t'),  se  peiner,  s'in- 
quiéter. 

péncle,  mal  cultiver  une 
terre;  —  mal  réussir. 

pcncye,  homme  qui  peine, 
qui  fliit  mal  ses  affaires,  qui 
cultive  mal  une  terre. 

penue,  battre  quelqu'un, 
le  secouer  de  manière  à 
mettre  ses  habits  en  lam- 
beaux (Pail).  Cf.  pcniye. 

penil,  individu  qui  porte 
des  habits  effrangés,  déchi- 
rés. 

peniy,  effilochure  de  laine; 

—  étoffe  àQ  peniy;  —  pau- 
vreté :  et  dà  Ja  peniy,  être 
dans  la  misère.  Lorsque  le 
foubourg  de  N.-D.  de  Laval 
fut  distrait  de  la  paroisse 
de  la  Trinité  pour  former 
la  paroisse  de  Notre-Dame, 
on  l'appela  dérisoirement, 
pendant  les  premières  an- 
nées,    la     paroisse     de     la 


pcnille,  ;\  cause  du  nom- 
bre de  pauvres  qui  y  ha- 
bitent. On  disait  de  même 
le  Sacre  de  la  penille  pour 
la  procession  de  Notre- 
Dame  qui  se  célèbre  le 
dimanche  de  l'octave  de  la 
Fête-Dieu,  à  4  heures  du 
soir. 

pèniyar,  mal  vêtu,  qui  a 
des  habits  qui  font  la  frange  ; 
—  lambin. 

peniye,  battre  quelqu'un, 
le  secouer  de  façon  à  mettre 
ses  habits  en  lambeaux 
(Pail). 

peniyé,  f.,  tas  de  haillons 
(Pail). 

penré,  f.,  contenu  d'un 
panier. 

penroJse,  penroiye,  fabricant 
de  paniers. 

penyâÇp) ,  couverture  de 
cheval  en  pave    (Landivy). 

péiui,  penaud  (Pail). 

péntàse,  manger  souvent 
du  pain  entre  les  repas  (Bais) . 

pèy ,  m.,  peigne,  chardon 
(Dipsacus  sylvestris)  ;  — 
terme  de  tissage,  assemblage 
de    broches  entre  lesquelles 


I 


per 

sont  passés  les  fils  de  la 
chaîne;  —  f.,  raclée. 

pêne,  peigner,  frapper;  — 
iè  pêne,  se  battre. 

pèné,  f.,  coups  de  poing 
ou  de  pied. 

pêne,  penye,  panier;  — 
penye  perse,  prodigue. 

peppètœ,  peipetœ,  m. ,  caille. 

pér,  père,  suivi  d'un  nom 
de  famille  ou  de  terre,  dé- 
signe le  métayer,  par  opposi- 
tion aux  gars  ;  —  employé 
absolument  signifie  vieil- 
lard :  œ  vyœ  pér  ;  —  œ  pti 
pér,  un  vieillard  rabougri  et 
encore  alerte. 

pêr,  pis  (de  la  vache,  de 
la  jument  ou  de  la  chèvre)  : 
/  krè  be  k  mit  jtimà  va  fér  œ 
pille,  lé  pér  li  ô  grusi,  el  a 
lé  pèr  àfye;  —  pér  d  œr,  pa- 
roissien; —  unité  et,  par 
extension,  nombre  impair. 
Un  jeu  d'enfant  est  connu 
sous  le  nom  de  pèr  ii  hipl 
(Pail);  —  poire. 

père,  flèche  de  la  charrue 
(Craonnais). 

per-eâod,  perche  (poisson 
d'eau  douce). 


pér  395 

per-eâosé,  f.,  taupe -grillon 
(Château-Gontier). 

peree,  lier  les  objets  entas- 
sés dans  une  charrette  afin 
de  pouvoir  les  conduire  d'un 
lieu  à  un  autre  (Pail). 

per-ewer,  f.,  gros  bâton 
servant  à  tourner  le  mouli- 
net qui  doit  serrer  la  corde 
destinée  à  percher  (Pail). 
Cf.  tavel,  gara;  —  bâton 
pour  serrer  le  frein  (Châ- 
teau-Gontier). 

perdra,  perdreaux.  Ce  mot 
s'emploie  dans  le  calembour 
suivant  :  on  dit  qu'il  y  a 
des  perdreaux  dans  une 
affaire  pour  signifier  qu'il  y 
aura  de  la  perte. 

perdu  su,  très  ivre. 

père,  m.,  poiré,  cidre  de 
poire;  —  sorte  de  confiture 
de  poires  très  cuite. 

pèreyœ,  carrier. 

pêreye,  tirer  de  la  pierre 
d'une  carrière. 

pêreyer,  carrière.  Cf.  peryér. 

péri,  t,  mort,  détruit. 

Périn,  Perrine. 

périne,  perinye,  qui  s'oc- 
cupe de  niaiseries,  de  petites 


39^  pcr 

choses  :  son  iim  s  é  rèn  à  tu, 
à'H  anijii  d  pïil  c  œ  pcrinye. 

péri(^r)  (j<'),  se  blesser 
grièvement. 

péri(r),  dépérir. 

périsyd',  malheureux,  cala- 
miteux(Louvigné)  :  kàt  ivyc 
^^  ailé  pénsyd':^. 

perlinej,  pèlerinage. 

perlivyèj,  petite  écorchure 
au  doigt.  Cf.  pirlivyèj. 

permauàs;  —  et  à  perma- 
nàs,  être  en  permanence,  sa- 
tisfaire certains  besoins  natu- 
rels en  plein  air  :  /  été  à  per- 
mauàs dèryér  ma  hà. 

Perô,  Pcrot,  Pierre,  Per- 
rette,  Perrine. 

pêronèl  {mte  la),  être  gai. 

pe'rô  (piise  œ),  chanter  à 
pleins  poumons  (Saint- 
Pierre-  des  -  Landes) , 

persaj,  persej,  outil  pour 
percer  (Landivy). 

persêpyer,  perce-pierre  , 
Umbilicus  pendulinus.  Cf. 
arôdel. 

persî.  On  croit  que  le  per- 
sil est  un  poison  pour  les 
perroquets;  —  persi  dé  prc, 
Peucedanum  silaùs  (Vaiges). 


pés 

pcrsonri  (et  a),  habiter  plu- 
sieurs fomilles  ensemble.  Cf. 
parsouri. 

persoiie,  parçonnier,  ami 
intime,  compagnon  demeu- 
rant sous  le  même  toit.  Cf. 
par  son  e. 

pertii,  pertuis,  trou,  ou- 
verture ;  —  vanne  de  mou- 
lin, d'écluse.  Cf.  pal;  — 
conduit  du  pressoir  (Chù- 
teau-Gontier). 

pcrtu::e,  pertuiser,  percer. 

pertwer,  baquet  en  bois 
(Chàteau-Gontier) . 

pertiui,  pertuis,  trou  (G.). 

per  n  nô,  jeu  d'enfant.  On 
présente  les  deux  poings 
fermés;  dans  l'un  il  y  a 
un  nombre  pair  d'objets, 
dans  l'autre  un  nombre 
impair  et  on  demande  :  hnà 
prà  tu  ?  per  u  nô  ?.    Cf.  pér. 

pcrye,  poirier. 

pcryér,  carrière  de  pierre  : 
tu  kre  dô  kè  j  prà  la:{  arjà 
dàn  œn  peryér  ?  ;  —  La  Per- 
rière, nom  de  lieu. 

pés,  poix  de  cordonnier; 
—  paisse,  moineau  :  /  é 
tàdii  ma  lèjet  é  j  épri  kat  pés  ; 


pét 

—  ma  ptit  pés,  pôv  ptit  pés, 
terme  d'affection. 

pésar,  poisseux;  —  (jeu). 
Pour  ce  jeu,  les  enfants  se 
servent  d'un  morceau  de 
cuir  rond;  ils  le  mouillent 
bien  et,  en  mettant  le  pied 
dessus,  ils  le  font  poisser  ou 
adhérer  fortement  soit  à  un 
morceau  de  bois,  soit  même 
à  une  pierre.  Quand  il  est 
bien  poissé,  ils  le  retirent 
avec  peine  en  tirant  sur  la 
ficelle  et  alors  ce  cuir  pro- 
duit un  bruit  sec. 

pés  busoner,  fauvette  qui 
se  tient  aux  buissons.  Cf. 
pas  busoner. 

pèse,  poisser,  coller  avec 
de  la  poix,  coller  en  général. 

peso,  f.,  paisson,   pâture; 

—  m.,  poisson. 
pésone,  poissonnier. 
pestiye,    pestiller,    serrer, 

rapprocher  du  corps. 

pésu,  poisseux  :  n  pènas  dô 
pwè  tô  korsaj  ô   té  de  pésu  ; 

—  cordonnier. 

pésyào,  petit  moineau. 
pétâo   (terme    injurieux). 


pét  ^c,j 

Puis  de  Nuillé  les  pétauds 
Viendront  en  ordre 
Porter  au  roi  souverain 
Une  bibe  de  leur  pain. 

(Noël  du  comté  de  Laval.) 

petar,  Stellaria  (Château- 
Gontier);  —  pti  pctar  blà 
(Grez  en  Bouère). 

pètaraf,  chute.  Cf.  pata- 
raf. 

pétard,  pomme  de  terre 
(Montaudin ,  Villaines-la- 
Juhel),  espèce  dite  char- 
donne  (Izé).  Cf.  patae;  — 
explosion  de   coups  de  feu. 

pétaré,  explosion  réitérée. 

petas,  f.,  chandelle  de  ré- 
sine. Cf.  petoe. 

pét  àkru€e,  pet  encruché, 
coHque. 

pétèrâûd,  péiràod,  bruyère; 
—  digitale. 

pétéryâo,  digitale  (Château- 
Gontier).  Cf.  pét  roi,  tôkar, 
gà;  —  étincelle  qui  jaillit 
du  feu  en  faisant  du  bruit 
(Pail). 

péte,  peter,  très  employé, 
au  figuré,  dans  le  sens  de 
détonner,  éclater,    crever  : 


398  pét 

àlùd  im  le  £asœ,  sa  pet  du 
kiitè  d  Bâoyœ. 

pctO€,  chandelle  de  résine; 
• —  toute  mauvaise  chandelle 
éclairant  mal.  Cf.  oribii. 

pdoeye,  bois  fendu  qui 
tient  la  petoche.  Cf.  bccjâo. 

petrà,  poitrail  (Pail). 

pétrâo,pétra,  personne  qui 
a  les  jambes  et  les  pieds 
longs;  —  homme  gauche, 
empêtré. 

petrak,  poitrine  :  /  ;/  a 
pwè  la  petrak  d  fér  sa 
(Hercé). 

petrâod ,  pétras ,  grosse 
femme  peu  agile. 

pétrœl,  les  Galeopsis  (Châ- 
teau-Gontier).  Cf.  eàbrœl. 

pétrin,  poitrine  (Pail). 

pétrol,  digitale  pourprée 
ou  gant  de  la  Vierge.  Les 
enfants  s'amusent  à  emplir 
d'air  les  fleurs  de  la  digitale 
et  à  les  faire  péte  en  les  frap- 
pant contre  la  paume  de  la 
main.  Cf.  péti^ryào,  tdkar; 
—  étincelle  qui  jaillit  du  feu 
en  résonnant. 

pélrô  Jakè,  pétrô  tnim,  pa- 
tron Jacquetj  patron  minet  ; 


pè 

—  su  Ivc  de  pétrô  Jakè,  de 
pétrô  mine,  se  lever  de  grand 
matin. 

pétriiy,  grosse  femme  mal 
faite  ou  grossière.  On  dit 
aussi  tniy.  Cf.  pétras. 

peliae,  patrouillis,  flaque 
d'eau  sale,  bourbier,  mal- 
propreté qu'on  fait  en  pa- 
trouillant. Cf.  patiue. 

péyào,  petit  chien  à  long 
poil;  —  personne  ébour- 
rifée, 

peyô,  chiff"on  de  laine;  — 
serpolet. 

peyô.  Des  cheveux  peyô 
sont  des  cheveux  d'un  blond 
jaune;  —  espèce  de  chien- 
dent, herbe  trauiante  à  ra- 
cine velue  (Pail). 

pèyii,  poilu  ;  —  qui  a 
beaucoup  de  radicelles. 

pé:^à,  paysan  :  nii:{âot  pé:^à, 
j  n  avô  pwe  aprl  a  lir  dà  lé 
livr. 

péxp,  f.,  poison. 

pè  a  €à,  pain  à  chant,  pain 
à  cacheter  ;  —  pè  ô  suri,  fu- 
meterre  (Fumaria  ofiïci- 
nalis);  —  pè  à  kôhi,  coucou 
(plante);  — p'eô  lyoevr  (Oïo- 


\ 


pej 

banche  rapum);  — pe  a  la 
hilœvr,  pe  ô  krapâo  (Euphor- 
bia  amygdaloïdes)  ;  —  pe 
de  vie,  Chelidonium  majus 
(Château-Gontier).  Cï.ékler; 

—  pè  bnyi,  pain  bouilli, 
panade  ;  —  pè  d  àtigii , 
grosse  pâtisserie  (Gorron , 
Mayenne). 

pëberlô,  toton,  petite  tou- 
pie sans  ficelle  que  l'on 
met  en  mouvement  avec  le 
pouce  et  rindex.  Cf.  piriuit. 

pègr,  avare;  —  aigrelet 
(Saint-Aubin -du -Désert)  : 
vive  pègr;  —  sérieux  pour 
son  âge  (Saint-Aubin-du- 
Désert). 

pègrô,  m . ,  épine  ;  —  dard 
de  la  guêpe. 

pêgwè,  qui  aime  à  barboter 
dans  l'eau. 

pèjœ,  qui  aime  à  barboter; 

—  qui  boit  l'eau  (terre). 
pèje,  prendre  de  l'eau  avec 

la  main  ou  un  objet  quel- 
conque :  on  pèj  de  l'eau  dans 
un  seau  avec  une  cuiller;  les 
souliers  percés  pèjà  l'eau; 
l'éponge  pèj  l'eau  ;  —  intro- 


pèt  399 

duire  sa  main  dans  un  pot 
(Villaines-la-Juhel). 

pèjè,  plongeon  :  fer  œ  pêjê, 
se  jeter  à  l'eau  ou  y  tomber. 

peu,  peine  ;  —  à  peu  ;  se 
dit  de  celui  qui  est  à  l'affût 
d'histoires  à  raconter;  — 
i  n  c  pwl  à  pin  de  li,  il  n'est 
pas  en  peine  de  lui,  il  est 
dégourdi  ;  —  à  pin  kà  fer , 
en  peine  que  faire,  prêt  à 
jouer  de  mauvais  tours;  — 
indécis. 

pin,  peigne. 

pêne,  panier. 

pcpèrnâo,  petit  enfant. 

plpèrnel ,    pimprenelle . 

pèpô  d  or,  pompon  d'or 
(Ranunculus  acris). 

pis,  f.,  pinson  (Ernée). 
Le  pinson  dit  dans  son 
chant  :  môtré  lé  €ml  d  Se,  Se, 
Si  Slforyl,  sitwayl,  sitivaye 
(Hercé);  —  passereau,  moi- 
neau. 

plsô,  pinçon,  onglée  :  u  k 
i  je  gra  fre,  j  é  l  peso  ô  de. 

pli,  pinte,  mesure  pour  le 
cidre  valant  un  litre  ou  deux 
chopines. 

plîaye,    boire  avec  excès. 


400 


pie 


pctc ,  pinter,  mesurer 
(Saint -Aubin -du  -Désert)  ; 
—  boire. 

pi  (£■'),  et  puis,  après, 
ensuite. 

pihô,  jeu  de  bouchon  (Lar- 
champ).  Ci.cjalàe.  Au  jeu  de 
pibà,  tu  par  la  tréné  est  le 
terme  par  lequel  on  donne 
au  gagnant  tout  ce  qui  se 
touche;  —  pivot  qui  sou- 
tient les  armures  du  filet  à 
pêcher.  Cf.  €wà. 

pibye,  pi  blet,  verge  du  co- 
chon servant  à  graisser  la 
galettoire  (Craonnais)  :  la 
eâodroné  é  perdu  y  via  l  pibyc 
dà  lé  riy. 

pi€ê,  pichet,  cruche  à 
grand  bec  pour  verser  le 
cidre;  —  son  contenu. 

pieè,  celui  qui  mange  peu, 
ou  ne  prend  que  peu  des 
objets  qu'on  lui  offre. 

pielè,  pichelin,  difficile  en 
fait  de  nourriture  :  œ  jva  pi 
£lè.  Cf.  afètc]  —  maladif 
(enfant)  (Craonnais).  Cf. 
faillie. 

picline,  faire  le  difficile. 

picole,  faire  la  petite  bou- 


che;  ne  prendre  que  très  peu 
des  objets  offerts  (Pail). 

pieréy  pieté,  f.,  ce  que  peut 
contenir  un  pichet. 

pietô,  petit  pichet. 

pieiieut ,  homme  minu- 
tieux. 

pidey'e,  agaric  élevé  (cham- 
pignon) (Livré). 

pié,  piée  (Arch.  de  la 
May.  B  2829,  fol.  8  v°), 
personne  de  mauvaises 
mœurs,  de  mauvais  carac- 
tère; —  rosse,  animal  usé 
ou  souffreteux;  —  à  pic, 
malade.  Cf.  piyc;  —  enfant 
chétif. 

pif,  piffre,  glouton. 

pifc,  faquin,  qui  s'habille 
avec  luxe,  qui  se  pavane 
(Pail). 

pifol,  pie  grièche. 

pigé,  mauvaise  viande.  Ct. 
piyé. 

piglc,  tannelé,  marqué  de 
taches  de  rousseur.  Cf.  tavle. 

pigoee,  aiguillonner,  pi- 
quer. 

pigra,  m.,  bouc,  choses 
en  désordre  et  malpropres, 
éparpillées  et  à  demi    per- 


pik 

dues;  —  et  à  pigra,  être  ex- 
posé à  se  perdre  faute  de 
soins. 

pigrase,  travailler  sale- 
ment; —  piétiner  dans  la 
boue  (Pail).  Cf.  pikrase. 

pihern,  pihenj,  instrument 
servant  à  déraciner  les  mau- 
vaises herbes,  extirpateur; 
—  grand  levier  à  contre- 
poids pour  puiser  de  l'eau 
(Craonnais)  ;  —  râteau  en 
bois  pour  ramasser  le  foin  ou 
les  céréales  dans  les  champs 
(Ambrières).  Cf.  rabèn. 

pij,  L,  oie  femelle  qui  n'a 
pas  encore  pondu  (Pail). 
Cf.  pir,  pirèt,  pi  rot. 

pije,  prendre,  saisir;  — 
duper;  —  battre,  rosser. 

pijone,  pijote,  pousser  sur 
pied  (plante). 

pijofiyâo,  pigeonneau. 

1 1'  reste  cor  deux  pigconniaus, 
Des  œufs  et  deux  tourtcriaus. 

(Pastorale  12$.) 

piÇk),  f.,  pince  qui  sup- 
porte l'oribus  dans  la  che- 
minée :  la  pi  a  1  oribii. 

pik  :    prendre     une    pik, 

G.  DoTTiM.  —  Gloisaire. 


pik  40 1 

boire  de   façon    à  être  gai, 
sans  aller  jusqu'à  l'ivresse. 

pikal,  f.,  vieux  cheval. 

pikas,    picasse,    piquette. 

pikas,  pikasri,  taquinerie. 

pikase,  taquiner. 

pikasye,  taquin. 

pike  :  pike  l  een,  faire  le 
chêne  planté  ou  la  chemi- 
née; —  piquer,  planter  à 
l'aide  d'un  piquet  :  pike  dé 
€îi  ;  —  6  pike,  se  planter  :  se 
jvd'  s  pikirà  tu  dré  su  sa  tét. 

piké,  pitié  :  kœ  piké  s  et  /, 
quelle  pitié  ! 

pikêt,  piquette,  boisson 
faite  avec  des  fruits  secs  et 
de  l'eau. 

piliô ,  picot,  instrument 
servant  à  enlever  des  mau- 
vaises herbes  une  à  une;  — 
pieu,  piquet  (Saint-Aubin- 
du -Désert,  Château-Gon- 
tier). 

pikote,  marqué  de  la  petite 
vérole. 

pikotë,  picotin,  mesure 
(d'avoine);  — pikote d  kafe, 
demi-tasse  de  café  (Ma- 
yenne); —  Arum  ou  pied- 
de-veau  (Pail). 

26 


402  pik 

pikotiir,  marque,  tache 
d'une  chose  picotée. 

pikr,  chose  trop  salée, 
très  amère  :  sale,  amer  kôin 
piler. 

pikra,  d'une  humeur  dif- 
ficile ;  —  qui  a  la  voix 
aigre  (Château-Gontier). 

pikrasc,  manier  malpro- 
prement. Cf.  p'hjrasc. 

pikrol,  f.,  arête  de  pois- 
son; —  rougeole. 

pikrô,  piqueron,  épine 
(du  groseiller),  dard  (de  la 
guêpe),  langue  (des  rep- 
tiles) ;  —  chéri,  préféré. 

pikriiyer,  pikrweyer,  pie 
grièchc. 

pikie,  travailler  la  terre 
avec  un  pic  ou  une  pioche; 


agacer. 


piklô,  m.,  piquette. 

pikwa,  pic,  pioche;  — 
broc  à  charger  la  paille. 

pikwané,  grand  repas  de 
famille  (La  Dorée).  Cf.  dhié. 

pikive:^ya  (sineii  di'),  der- 
nière semaine  de  novembre, 
pendant  laquelle  il  ne  faut  pas 
semer,  car  les  oiseaux  man- 
geraient la  semence  (L.  D.). 


pu 

pu,  f.,  pile,  tronc  de  chêne 
creusé  dans  lequel  on  met 
la  filasse  pour  la  fouler 
(Pail);  —  filasse. 

pile,  fouler,  piler  (des 
pommes);  —  battre;  — 
marcher  sur.  Cf.  iiiôte. 

pilé,  f.,  volée  de  coups  de 
poing;  —  quantité  de  fi- 
lasse que  l'on  pile  à  la  fois. 

pile,  pilet,  pieu,  pivot 
(d'une  barrière). 

pilfrè,    pillage,    désordre. 

pila,  pilot,  pilier  (de  bar- 
rière). Cf.  pilé. 

pilot',  f.,  maillet  à  piler 
les  ajoncs  pour  la  nourri- 
ture des  chevaux. 

pilote,  battre,  frapper, 
écraser  au  pilon. 

pilô,  m.  pi.,  gros  sabots 
(Izé).  Cf.  hiièlô. 

pu  ri,  f.,  action  de  piler 
la  filasse,  réunion  de  per- 
sonnes pilant  la  filasse. 

fil  mot,  pile-mottes,  grand 
rouleau  en  bois  pour  écra- 
ser les  mottes  et  que  traine 
un  cheval. 

piltiir  tyâo ,  grand  ma  n  - 
geur. 


pin 

pilurde,  défricher  la  terre. 

pihuer,  f.,  piloire,  moulin 
à  bras  pour  écraser  les 
pommes. 

pitmis,  f.,  personne  de 
petite  taille,  enfant. 

pimwet,  pie-mouette  ;  il 
y  a  une  trentaine  d'années, 
les  mouettes  nichaient  en- 
core dans  les  landes  maré- 
cageuses des  cantons  de 
Landivy  et  de  Gorron;  — 
pre  a  pimiuet,  mauvais  pré 
plein  de  sphaignes. 

pin  :  pin  de  pè,  pomme  de 
pin;  —  pin  dé  lyœv,  Oro- 
banche  rapum  (Landivy). 

plnâ,  rouleau  à  battre  le 
blé,  dont  on  se  servait  après 
l'abandon  des  fléaux  et  avant 
l'introduction  des  machines 
à  battre  (La  Dorée). 

pine,  tacheté  de  noir 
(pourceau).  On  dit  dans 
les  arrondissements  de  La- 
val et  de  Château-Gontier 
que  les  porcs  viennent  au 
monde  pinc  quand  la  per- 
sonne qui  a  conduit  la  truie 
au  mâle  a  blasphémé. 

pinêke,  vase  ou  baril  dans 


pin  403 

lequel  on  met  des  fruits  et 
de  l'eau  pour  fiiire  de  la  pi- 
quette. 

pinet,  piquette,  boisson 
faite  avec  des  fruits  secs;  — 
nmye  kàm  œn  pinet,  très 
mouillé;  —  oseille.  Cf.  vinet. 

pinète    {se),    se    mouiller. 

pinctye,  m.,  vase  où  l'on 
met  les  fruits  secs  et  l'eau 
pour  faire  la  piquette. 

pinoe,  cheville  que  l'on 
met  pour  retirer  le  cercle 
du  jaby;  —  tire  du  ôilr  a  la 
pinoe.  Cf.  han;  — ■  blessure 
faite  par  un  objet  pointu. 

pintyer,  vieille  futaille. 

pinu,  paysan.  Cf.  pabu. 

pinyâo,  trou  fait  par  une 
toupie  dans  une  autre  tou- 
pie. 

pin,  peigne. 

pinalî,  m.,  bruit  produit 
par  certains  cuirs  de  chaus- 
sures ou  par  un  essieu  mal 
graissé.  Cf.  pinolè. 

pinar,  pleureur,  plaignant. 

piijarde,  pleurnicher. 

pine,  gémir,  pleurer  en 
poussant  de  petits  cris  mo- 
dulés; —  s:rinccr  :  lé  kénào 


1<> 


pip 


pi  lia,  te  Sii'le  piijii,  la  poil 
pin  ;  —  peigner. 

piijct,  f. ,  robinet  de  ton- 
neau. 

piijô,  plaignard. 

piijoe,  cheville  que  l'on 
met  pour  retirer  le  cercle 
du  jab\.  Cf.  pinof. 

piijoee,  piquer,  aiguillon- 
ner. 

piijote,  se  plaindre  sans 
cesse  :  ki  pinot  vivoi. 

pimi,  qui  pleure  sans  cesse. 

pimif,  individu  gauche, 
embarrassé  (Pail). 

pip,  pipe,  fût  d'une  con- 
tenance de  432  litres  (Am- 
brières)  ; 

S'i   chet  d  "l'iau  à  la  Saint-Plii- 

[lippe, 
I  n'  f;iut  ni  tonniau  ni  pipe. 

quantité  de  fruits  néces- 
saires pour  produire  la  bois- 
son qui  remplirait  une  pipe. 
Cette  quantité  est  de  cinq 
hectolitres  (La  Poôté);  — 
mesure  pour  la  chaux,  4  hec- 
tolitres. 

pipiTsé,  f . ,  culbute  (Pail). 
Cf.  kupcrsé. 


pu- 
pipi,  petit    oiseau  (terme 
enfontin). 
pipitr,   pupitre,  lutrin. 
pir,    f.,    pire,     poumons 
d'un    veau;  —  oie   femelle 
(Château-Gontier). 

pir,  mauvais,  ardent, 
acharné  :  s  c  kor  hè  pu  pir 
aprc,  c'est  encore  bien  pis 
après;  //  te  âosi  pire  k  lé, 
il  était  aussi  acharné,  ar- 
dent, qu'elle. 
pirét,  mère  oie. 

L'oie  avec  son  chalumiau 
Huche  bien  haut  :  pirette  ! 
(Noël.) 

Cf.  pi  rot,  pir. 

pirli,  moineau  (La  Do- 
rée). Cf.  géré;  —  jeu  d'en- 
fant. \'oir  hâtone. 

pirlipipi,  jeu  d'enfant. 

pirlivyej,  pire-lui-vienge, 
mal  sans  importance,  sur- 
tout au  doigt  (Bais).  Si  un 
entant  se  plaint  d'avoir  du 
mal,  la  mère  lui  dit,  en 
soufflant  sur  la  partie  malade 
pour  la  guérir  :  s  et  iv  pir- 
livyej. 

pirinâ,  pis,  plus  mal. 

pirô,  I,  pirot,  -te,  oison; 


pis 

—  (cri  pour  appeler  les 
oies). 

Piroee,  Puits-Rocher,  nom 
d'un  carrefour  de  Laval,  au 
faubourg  Saint-Vénérand. 

pirone,  lambiner,  lanter- 
ner. 

pirotô,  oison. 

pirô,  petit  oison  (Château- 
Gontier);  —  tête  (Craon). 
Cf.  fupirô. 

pirsi,  péché  que  l'on 
commet  le  plus  souvent. 

pirtu,  pertuis. 

pirtwê,  petit  bout  de  quel- 
que chose. 

pirtïOiie,  pertuiser. 

pirvir  (a  la),  en  tournant 
autour  d'un  axe  vertical. 
Faire  cuire  un  poulet  à  la 
pirvir,  le  fitire  cuire  sus- 
pendu à  une  ficelle  qu'on 
tord  entre  les  doigts  de 
temps  en  temps. 

pirvis,  pire-vice,  le  péché 
le  plus  grand. 

piriuit,  toton.  Cf.  pèherlô. 

pirïl'ite,  crier  (comme  la 
perdrix). 

piskal,  rosse. 

piskè,  pisk,  puisque  :  pisk 


piv         _       40  5 

/  vn  l   di~à,  pîirkê  n  v-iil  vu 
piuè  le  krér. 

pistai,  pistole ,  monnaie 
de  compte  valant  10  francs, 
très  employée  dans  les  mar- 
chés. 

piîào,  d,  pitaud,  personne 
peu  fortunée  ;  —  enfant  de 
l'hospice  élevé  dans  une 
ferme;  —  journalier  dans 
une  ferme.  Cf.  alwe. 

pitâûde,  cultiver. 

pit  pit,  interjection  pour 
défier  (Olivet). 

pitru,  lieu  mouillé  et 
bourbeux. 

pitiiye,  marcher  dans  le 
pitiaa;  —  s'amuser  à  bar- 
boter dans  l'eau  et  à  la  faire 
jaillir. 

pitwa,  putois;  —  boue 
liquide  :  marée  dà  l  piiiua. 

pivan,  pivoine. 

pivaÇf),  pivert.  Le  pivert 
dit  dans   son  chant  :  gar  a 
md    hihu,     quand     il     voit 
l'émouchet  ;  pyœ,  pyœ,  pyœ 
quand  le  temps  va  changer. 

piver  gar,  pie  épeiche.  Ci. 
kru. 

pvvii'er,  pivoire,  terme  de 


4o6  pla 

tissage,  morceau  de  bois 
rond  sur  lequel  est  enroulée 
l;i  chaîne  et  "arni  d'un  rouet 
pour  tirer  les  échantées. 

pivye,  parties  sexuelles  du 
cochon  (La  Dorée).  Cf. 
pihyc. 

piwe,  ramage,  gazouille- 
ment des  oiseaux. 

piy ,  mauvaise  herbe , 
queue  de  vache,  ivraie;  — 
pille,  pillage  :  sô  gre  et  a  la 
piy  dé  l>iil  (Pail). 

piyé,  f.,  personne  de  mau- 
vaises niœurs,  charogne;  — 
cheval  ou  animal  usé,  ou 
souffreteux,  rosse  (Château- 
Gontier).  Cf.  pié. 

piye  (se),  se  battre  (se  dit 
surtout  des  chiens). 

piynrde,  travailler  la  terre. 

pi-.   Voyez  py-, 

pla,  pli,  levée  au  jeu  aux 
cartes  (Chateau-Gontier)  ; 
—  terrine  en  terre  cuite 
(Vautorte). 

pla  hase,  plat-bassin,  vase 
de  nuit  plat.  Cf.  herhasc. 

plakùrygo,  petits  nuages 
(Bierné). 

plani(r),  aplanir. 


pic 

plas,  bande  de  gazon  cou- 
pée avec  une  pelle,  dont  on 
se  sert  pour  f;tire  les  haies. 
Cf.  plis. 

plascj,  m. ,  place  qu'occupe 
un  cheval  à  l'écurie  d'une 
auberge  et  pour  laquelle  le 
paysan  paye  deux  sous;  — 
droit  perçu  sur  un  marché 
par  tète  de  bétail  ou  place  de 
boutique  ambulante. 

plalêii,  plataine,  plaque; 
—  plat. 

plâtré,  I.,  contenu  d'un 
plat. 

platyào,  plateau . 

plà  d  hyà,  espèce  de  poires 
à  cidre,  de  couleur  blanche 
(La  Dorée). 

plœmver,  primevère. 

plœrni€-u,  pleurnicheur. 

pic,  brin  d'herbe  (Mon- 
taudin). 

plèsi,  plessis,  parc;  — 
maison  de  campagne.  Un 
çrrand  nombre  de  maisons 
et  de  fermes  portent  ce 
nom  dans  la  Mayenne  :  Le 
Plessis,  Les  Plessis. 

plc:^às,  plaisance,  joie, 
plaisir. 


pô 

pu  d  5'Up,  plein  de  soupe, 
personne  corpulente  qui  ne 
songe  qu'à  son  ventre  et 
qui  a  une  mauvaise  con- 
duite. 

plis,  clôture  en  haie  de 
pied,  formée  d'épines  entre- 
lacées. Cf.  pyes. 

pliyà  d  fâo,  cercle  d'osier 
adapté  au  manche  delà  faux. 

plogase,  prendre  maladroi- 
tement avec  des  mains  sales. 

pJoge,  prendre  à  poi- 
gnée, manier  malpropre- 
ment (Ahuillé)  :  n  plog  dô 
pâ  l  pè.Ci.  pokrase. 

plore,  pleurer. 

pin,  poilu  (Pail). 

plu€le,  éplucher. 

pluma,  plumail,  aile  d'oie 
servant  de  plumeau  ;  —  par- 
tie de  la  charrue  qui  sup- 
porte le  krapâo.  Cf.  pyœiuâ. 

plurye,  pluriel. 

pluvine,  pleuvoir. 

pô,  pot,  petit  trou  fait  dans 
la  terre,  par  exemple  par  les 
enfants  pour  certains  jeux 
de  billes  et  de  balles  : 
i  krœ^i  à  ter  œ  pti  pâ  pur  i  met 
60  tré::pr;  —  mesure  de  li- 


pog 


407 


quide  valant  deux  pintes;  — 
pti  pô,  mesure  d'eau-de- 
vie  plus  grande  que  la 
dùmiueT^el. 

po€,  f.,  sac.  Le  mot  sac  est 
inusité  dans  la  Mayenne 
pour  désigner  un  sac  à 
grain.  Cf.  pnc. 

poear,  m.,  tache  d'encre  ; 


—  ivrogne. 


pO£é,  f.,  ce  que  contient 
un  sac. 

poeoné,  f.,  ce  que  contient 
une  poche. 

po€ô,  m.,  poche. 

pO£te,  emporter  dans  sa 
poche  quelques  bribes  d'un 
festin  où  l'on  est  invité  : 
màje  tu  s  kc  v  vudré  mè  n 
poeté  pwe. 

poetonye,  pO€tye,  po^ye, 
celui  qui,  dans  un  moulin, 
transporte  les  sacs  de  farine 
à  domicile.  Voir  poe. 

pO€t5,  petit  sac,  petite 
poche;  —  estomac  des  vo- 
lailles. 

podagr,  maladroit  de  ses 
mains. 

pog,  poignée;  —  grosse 
main.   Cf.  pohr. 


4o8  poJc 

pO(;iJfii',  inanipiilcr  (Clia- 
teau-Gontier)  ;  —  si^  poijane, 
se   soigner,  se  droguer. 

poganc,  f.,  médecine  com- 
posée; —  mauvaise  soupe; 
—  (injure  correspondant  à 
animal). 

pogasc,  prendre  maladroite- 
ment avec  des  mains  sales. 

pogi€,  poijiy,  main.  Cf. 
pok(r). 

pogiear,  pogiyar,  qui  tou- 
che à  toute  sorte  de  choses. 

poçjlasœ,  qui  aime  à  cares- 
ser (Bierné). 

pogh^  manier  en  tout 
sens;  —  fatiguer  à  force  de 
caresses  :  un  enfant  pogl  un 
chat  (Craon).  Cf.  ploc,e. 

pograse,  manier  avec  des 
mains  sales. 

pogn'ne,  toucher  malpro- 
prement un  objet  avec  des 
pokr ,  ma  n  i  p  u  1er  quelque 
chose  de  sale. 

pôkào,  m.,  tache  d'encre. 
Qï.poear;  —  celui  qui  tra- 
vaille maladroitement  des 
mains  ou  qui  a  quelque 
infirmité  aux  mains. 

polçâo,    petite     excavation 


pok 

creusée  par  le  pas  d'un  ani- 
mal, ornière  (arrondisse- 
ment de  Mayenne)  :  ;//  a 
pokiio,  roue  de  moulin. 

pohar,  d,  maladroit, -c,  de 
ses  mains. 

pake,  manchot;  infirme 
des  mains  par  nature  ou 
accidentellement,  par  exem- 
ple par  suite  d'un  engour- 
dissement produit  par  le 
froid.  On  dit  aussi  ave  la  me 
pake  t. 

poke,  jeter  un  objet  droit 
au  but,  jeter  à  la  figure;  — 
placer  par  ruse  un  objet 
dont  on  veut  se  débarrasser; 
en  argot  :  coller  un  rossi- 
gnol ;  —  égratigner. 

pokcl,  f.,  petite  main. 

pok(^r),  égratignurc;  — 
grosse  main  rouge,  sale  ou 
très  lourde  :  »  vyl  pa  m  hiee 
ô  te  sakrc  grà  pokr.  Cf.  pog. 

pokra,  m.,  boue  grasse. 

pokrase,  récurer  les  pots; 
• —  manipuler  quelque  saleté, 
de  la  boue  grasse;  —  tou- 
cher malproprement  un  ob- 
jet ;  —  mal  travailler  :  s  et  i 
pokrase. 


pou 

pohrasit,  qui  touche  à  tout 
avec  des  mains  sales. 

pohrasye,  celui  qui  pokras. 

pokre,  égratigner. 

poktd,  manchot;  —  mala- 
droit de  ses  mains.  Cf.  poké. 

poligase,  caresser  (Bierné). 

poinase  ;  se  dit  du  cidre 
qui  ne  dépose  pas. 

pouwnik,  poitrinaire. 

pàfnydo,  pommeau,  mol- 
let :  ô  va  li  met  Je  imic  6 
pdmyâo. 

ponai,  f.,  ovaire  des  fe- 
melles d'oiseaux;  se  dit  sur- 
tout de  l'oie  et  de  la  poule; 

—  f.  pi.,  enfants.  ÇA.  panas, 
ponœ^,  pondeuse. 

pane,  pondre,  enfanter. 

poné,  f.,  ponnée,  enfonts 
(terme  de  mépris). 

pônu,  pondu,  mis  au 
monde  :  éJ  a  pônu  dœ^  éfà  d 
œ  ku. 

ponwer,  f. ,  oviducte  des 
oiseaux  :  ave  la  ponwer  a  ba; 

—  paille  ou  foin  faisant  le 
fond  du  nid  où  couve  la 
poule.  Cf.  ponas. 

ponafre,  salir  à  force  de 
toucher. 


por  409 

ponase,  saisir  et  manier 
malproprement  un  objet.  Cf. 
pokrase,  pogrine. 

ponote,  prendre  maladroi- 
tement avec  les  mains. 

pônô,  pL,  petits    enfants. 

popot,  panade  :  je  kniàs  a 
ma  je  d  la  popot. 

por,  pour  :  por  a  pré^ci, 
pour  le  moment. 

par,  port,  petit  chemin  qui 
aboutit  à  un  champ  (Lan- 
divy). 

paré,  f.,  porée,  poireau; 
—  rapport  désavantageux  sur 
quelqu'un  :  j  va  fer  ta  por é; 
fér  6a  pôré  kôt  kœkœ. 

porhào,  m.  pi.,  planches 
que  l'on  met  au-dessus  des 
ridelles  d'une  charrette  (Châ- 
teau-Gontier).  Cf.  hâos. 

pôriyô,  pôryô,  porjd,  po- 
rion,  narcisse  jaune  des  prés  : 
pôriyô  d  eàdlœr ,  Galanthus 
nivalis  ;  —  derrière  :  y  te  va 
skive  l  pôriyô. 

porsêlin,  porcelaine. 

portai,  portail,  pi.  portào. 

port  à  mél,  chaire  au  roi 
(jeu).  Cf.  pêrto^é. 

portèpik,  porc-épic. 


I 


410  pot 

poti'ujâo,  vanne  de  mou- 
lin. 

posa,  posson,  farine  gros- 
sière pour  les  animaux. 

poste,  courir  la  postc(Pail). 

postiy  montant  de   porte; 

—  porte. 

posyào,  tache  d'encre. 

pot,  f.,  petit  trou  en  terre: 
jouer  à  la  pot;  —  grande 
terrine  pour  mettre  le  lait 
(Izé);  —  chauflerette  en 
terre.  Ci.  potin. 

potakol,  pot-à-colle,  pein- 
tre en  bcâtiments  (expres- 
sion injurieuse);  —  ébé- 
niste. 

potâo,  crapaud. 

potase,  faire  de  mauvais 
travail. 

potasri,  f.,  assemblage  de 
pots  de  terre,  fêlés  ou  écor- 
nés, ou  de  peu  de  valeur. 

potaye,  aimer  à  boire. 

potàsinc,  cuisiner  mala- 
droitement. 

pote,  coasser  (comme  le 
crapaud).  Cf.  pîite. 

poté  :  poté  hyà£,  L}-chnis 
dioica  (Landivy).  Cf.  c,ùrl6; 

—  poté  lier,   potée  noire,  le 


pôb 

fruit  et  les  graines  de  la 
nielle,  Lychnis  githago;  — 
poté  nij,  Lychnis  githago 
(Landivy). 

potéj,  potage. 

potin,  f.,  chaufferette  en 
terre  cuite  et  percée  de  trous. 

poliiie,  se  chauffer  les 
pieds  sur  une  potinc. 

potirànc,  f.,  soupe  de  poti- 
ron. 

poiirô,  poturd,  potiron;  — 
gros  champignon  en  géné- 
ral. 

potrâ,  poitrail.   Cf.  pelrâ. 

potrin,  poitrine. 

potiilô,  potiirô,  tout  ou 
rien. 

poive  (fit),  chou  poitevin. 

potyâ{o),  petit  amas  d'eau 
dans  une  ornière,  empreinte 
des  pas  des  animaux;  — 
vase  à  boire. 

pdye,  payer;  —  pnyf,  vêtir. 
Cf.  puye- 

po::jkàtè,  f.,  drogue,  mau- 
vaise cuisine;  —  commé- 
rage :  à  via  à'  ta  d  po-ikàfé!. 

pôhii,  petit  crapaud  qui 
chante  les  soirs  d'été.  Cf. 
htm. 


pré 

pané,  poignée. 

posyào,  ponceau,  Papaver 
rhoeas  (Saint-Thomas). 

prà,  proie,  charogne;  — 
mauvaise  viande  (Hercé). 
Cf.  buay,  kéré;  —  bête  usée, 
rosse  hors  de  service;  — 
femme  de  mauvaise  vie;  — 
et  prà,  avoir  un  malaise  gé- 
néral. 

prakJé,  f.,  grosse  tache. 
Cf.  pyakré. 

prames,  promesse. 

pranietr,  promettre. 

pratik,  personne  de  mau- 
vaises mœurs;  —  pL,  pour- 
boire, pot-de-vin. 

prathye,  praticien,  celui 
qui  ne  laisse  rien  perdre, 
qui  tire  parti  de  tout  (Pail). 

pràd,  pràr,  prendre;  — 
pràr  môr,  mourir;  —  pràr  œ 
yœyr  à  5^  au  tàhir,  essayer 
en  vain  d'arrêter  quelqu'un; 
—  pràrè  d  bâo,  prendre 
parla  douceur;  — pràd  dur, 
faire  un  effort  violent,  se 
fatiguer. 

prùmye,  premier  ;  — prcmyc 
d  là,  jour  de  l'an.  La  for- 
mule des   souhaits  du   jour 


pre  411 

de  l'an  est  à  Montjean  :  je 
V  swet  œn  bon  ané,  œn  bon 
sàté,  e  l  Faradi  a  la  fè  d  va 
jiir  e  k  se  n  sej  pwè  d  si  tœ;  — 
prùmye  kè,  premier  que, 
avant  que  :  prùmye  hù  d  y 
aie,  fô  fini  ton  'uvréj. 

prèmyer  Çd),  de  première, 
très  bien  :  sa  va  d  prèmyer; 
—  se  ramare  d  prùmyer. 

prœ,  poiré  ;  —  pré  (La 
Dorée).  Cf.  pre. 

prœnél,  prunelle. 

prœv,  preuve  :  tu  n  mù  y  a 
piuè  vu,  prœv  dô  ké  je  n  etè 
pive,  tu  ne  m'y  as  pas  vu 
pour  la  bonne  raison  que  je 
n'y  étais  pas. 

prcevaby,  prouvable. 

prœve,  prouver. 

prœn,  prune;  — prœnédpê 
d  lyœv,  prune  de  chien.  Cf. 
dama  ;  —  àveye  lé  pu  fu  ô 
prœn,  envoyer  les  plus  bêtes 
faire  une  commission  désa- 
gréable (Château-Gontier). 

prœnùye,   prunelier,    pru- 


nier sauvage. 


prœne,  prunier. 
pre,  m.,    poiré,    cidre  de 
poires;  —  pré. 


412  pre 

prc,  f.,  prce,  prairie  :  pré  d 
ari,  prc  sec  (Saint-Thomas)  ; 
—  La  Préc,  nom  de  lieu. 

pli-,  près  :  pa  prc,  appro- 
chant pas  :  j  n  avô  pa  prè  ta 
d  cjrc  h  I  à  dcrne;  —  pas  tout 
de  suite  ;  —  pré  n  pœ,  envi- 
ron :  i  n  à  Irnvirà  prc  ii  pœ 
œn  svjcsntcn. 

prè,  prêt  :  s  c  ht  d  sivit 
prc,  ça  ne  traîne  pas. 

pré€ck,  prédicateur. 

pré^mà,  prêchement,  ser- 
mon. 

préeri,  mauvais  sermon, 
ennuyeux. 

préewc,  prèchoir,  chaire  à 
prêcher  (Craon). 

préparativ,  préparatif. 

prcs  {pér  dû),  armoire. 

présc,  presser,  être  pressé, 
se  dépêcher. 

présiini ,  précipité,  pro- 
chain. 

prct,  f.  pi.,  osier  préparé. 
Cf.  aprêl. 

prélr,  prêtre  :  le  môsyœ 
prétr;  — fâo  ht  li  dir  koin  a 
œprétr  mivya  (Landivy). 

preye,  prier. 


pro 

pn\à  {dû),  à  présent, 
maintenant. 

prc,  ~,  pris,  prise. 

prcdr,  prendre. 

^/r^,  enclos  pris  sur  une 
lande;  —  prise  de  tabac. 

prl^e,  priser.  Cf.  nifye. 

prima,  m.  pi.,  priements, 
prières,  invitations  :  vu  fâo 
dô  be  dé  prima. 

priye  a  Jcékà',  prier  à  quel- 
qu'un, prier  quelqu'un. 

pri:^é,  f.,  prisée,  estima- 
tion du  bétail  d'une  ferme; 
—  ensemble  des  animaux 
d'une  ferme. 

probiter,  presbytère  (Cour- 
cebœufs).  Cf.  purbitr. 

profc,  préfet. 

proklama,  proclamât,  pro- 
cès-verbal d'enchères  ou 
cahier  de  charges. 

prokul,  prokiilasyà,  proknr, 
procuration. 

promcnmà,  promenade. 

prop'U,  propos  :  s  n  é  piuc  a 
propîi  d  sa,  répond  le  campa- 
gnard bien  appris  auquel  on 
fait  un  cadeau  pour  le  remer- 
cier d'un  service  rendu. 

propii::^c,  proposer. 


pu 

prôierpin,  Proserpine,  fu- 
rie, femme  acariâtre  :  èl  iè 
kom  œn  Prôxerpin  (Laval). 

prru,  pruerrr,  cri  du  bou- 
vier pour  ramener  les  bœufs 
à  droite. 

priisyè,  cul,  derrière.  Ce 
mot,  employé  dans  ce  sens, 
date  de  la  première  invasion 
des  Prussiens  en  France, 

pni,  prou,  beaucoup  ;  Le 
D.,  p.  254. 

pni-e,  proche. 

prueénnià,  prochainement. 

prueè,  prochain. 

pnifi,  profit. 

pnifite,  profiter,  grandir, 
grossir  :  vnt  gâ  a  bè  prufitc 
6t  ané. 

prumes,  accordailles. 

pnimnc  (se),  se  promener. 

pruverh,  proverbe. 

pu,  pue,  terme  de  tissage, 
espace  compris  entre  deux 
broches  du  peigne. 

pu,  plus;  —  pu  suvàlj^xh. 
bien  oui  !  ;  —  s  tè  kor  bè  pu 
pir  a  pré;  —  kom  n  avè  pa  pu, 
le  mieux  du  monde;  —  œ 
pti  kè  d  pu,  17^  ère  parti  lu  d 
mém ,    un   peu    plus,    pour 


pus 


413 


un  peu ,  ils  seraient  partis 
quand  même;  —  ta  pu  k 
ènn  a,  ta  myci  Je  sa  fê. 

puma,  plumail,  plumeau 
(Montaudin).  Cf.  pyœmâ. 

punc;  se  dit  aux  bœufs 
attelés  à  la  charrue  pour  les 
faire  tourner  ou  revenir  sur 
leurs  pas. 

pupu,  puput,  huppe  (oi- 
seau dont  le  nid  fait  de  cro- 
tin  sent  très  mauvais  comme 
l'oiseau  lui-même).  Autant 
de  coups  chante  la  pupute, 
autant  de  francs  vaudra  le 
boisseau  de  froment  (Pi.)j 
—  houppe  d'un  bonnet  de 
coton  ;  —  jacinthe  sauvage 
(Château-Gontier).  Cf.  kô- 
niy,  viarniitô. 

purœ^i,  puré^i^   pleurésie. 

piirone,  couvert  de  bou- 
tons. 

purô,  pustule,  bouton  :  al 
a  la  gui py en  dé  purô,  s  é  piuè 
œn  fumél  gnléyàt  a  bi^e. 

pusin,  plaisanterie  (Châ- 
teau-Gontier). 

pustô,  puceron  (Château- 
Gontier). 


414  P^'c 

piislyc,  r,  qui  a  beaucoup 
de  puces. 

pNS\c,  r,  personne  cou- 
verte de  puces;  —  pauvre; 

—  dépravé,  corrompu;  — Ji 
d  piisyc  (injure);  —  kœ  fi  d 
piisye  (exclamation  de  sur- 
prise). 

put  (interjection  signifiant 
ce  n'est  rien). 

piil?  :  byà€ pulè,Viburn\im 
opulus  (Grazay)  ;  —  fid  piitè 
(exclamation    de   surprise). 

p/i,  pour  (devant  l'article 

pu,  peu. 

pfi,  m.,  pous, baie,  déchet 
du  battage  des  blés  :  y  a  kôr 
du  pli  dà  mit  grè.  Cf.  épigâ; 

—  coque  du  sarrasin  (Lan- 
divy);  —  roitelet;  —  f., 
peur  :  a  tu  pu  d  ێ? 

pue,  poche;  —  sac  (de 
blé). 

pu€é,  pochée,  plein  un 
sac  :  œn  pîieé  d  byà  ;  —  kri 
lé  pii€c.  Voir  eèmc. 

pu^ct,  pochette,  poche. 

Je  tombis  sur  ma  poucliettc 
Et  i'  grcmis  tous  mes  pruniaus. 
(Chanson.) 


pul 

pnicelé,  f.,  contenu  d'une 
poche  d'habit    (La   Dorée). 

pîi€0)ié,  f.,  ce  que  contient 
un  sac. 

pîieô,  poche,  sac;  —  enve- 
loppe d'un  doigt  malade 
(La  Dorée).  Cf.  dcyô. 

puftô,  pocheton,  petit  sac, 
petite  poche. 

pudr,  poutre. 

pudrcl,  endroit  où  les  per- 
drix se  sont  saupoudrées  de 
poussière. 

puf,  mou,  blafird,  lym- 
phatique :  ar  puf. 

pufaJyc,  gros,  gras  (La 
Chapelle-au-Riboul). 

puji(r),  enduire  de  mor- 
tier; —  enfler. 

pufisur,  enduit  en  mor- 
tier. 

pufri{r),  faire  un  mé- 
lange de  foin  et  de  terre  pour 
enduire  les  murs. 

p'ufyûs,  grosse,  grossière. 

pujolc,  cajoler,  pouponner 
(Pail). 

pul,  poule.  Les  poules  qui 
viennent  de  pondre  disent 
dans  leur  chant  :  kcii,  kùta. 


pîll 

j  erœ  dé  sulye  a  Pcik.  On  a 
soin  de  ne  jamais  mettre  un 
nombre  pair  d'œufssous  une 
poule,  autrement  la  couvée 
ne  réussirait  pas.  Quand  les 
poules  restent  dehors  sous  la 
pluie,  c'est  que  la  pluie  doit 
continuer  (L.  D.). 

pnlavé,  f.  pL,  bouillie  de 
gruau  (Pail).  Cf.  nos. 

pulay,  volaille. 

pîilen,  pouliche. 

piilet,  ampoule  (aux  mains, 
aux  pieds);  —  javelle  de 
sarrasin  mise  debout  pour 
sécher. 

p'ulë,  jeu  d'enfant;  — 
sorte  d'échelle  pour  des- 
cendre les  tonneaux  à  la 
cave. 

pîll  gras,    Chenopodium. 

pîilin,  pulo£,  pouliche  :  y  é 
ha^inià  pîi  d  la  pnlo-e,  cl  é  si 
finik  é  si  alegr  k  el  pœ  byése  l 
bitru  à  Ivà  l  ku. 

pulves,  petite  ampoule. 

pîilvese,  se  couvrir  de 
cloches,  d'ampoules  (Pail). 

pîdye,  poulier,  poulailler 
(communes  limitrophes  de 
la  Normandie). 


pup  415 

pîiiii,  pomme  :  puDi  d 
oràj,  orange.  Les  années  de 
frimas  sont  bonnes  pour  les 
pommes  (L.  D.).  Parmi  les 
pommes  à  cidre,  on  distingue 
les  pum  d  égr  et  les  pnim  de 
du. 

piiiiu',  cidre  de  pommes; 
—  confitures  faites  de 
pommes  et  de  cidre  doux, 
très  cuites.  Voir  sriile. 

pumonik ,  pourri  :  hiua 
pumonik,  bois  qui  brûle  mal 
(Château-Gontier). 

pîipa,  papa;  —  poupard, 
adolescent     (Montourtier). 

pupèye,  pupège,  ouvrier  qui 
travaille  le  lin,  la  filasse,  A 
la  procession  de  la  Fête- 
Dieu,  à  Laval,  les  poupeliers 
allaient  en  tête  des  corps  de 
métiers,  précédés  de  leurs 
violons  qui  jouaient  un  air 
connu,  toujours  le  même; 
—  marchand  de  filasse.  Cf. 
filasye,  lâfœsye. 

p'upé,  poupée,  paquet  de 
filasse  prêt  à  être  filé;  — 
pupé  d  la  Vyerj,  pupé,  Erio- 
phorum  latifolium. 


4 1 6  p-/tp 

p-itpc  lin  bck,  itoupcr  cki 
bec,  faire  la  moue. 

piipl\  pépin. 

{Hipi,  pépie. 

piipin,  poupine,  poupée; 
—  pupille  de  l'œil;  —  en- 
veloppe d'un  doigt  malade. 
Cf.  déÇfào,  piieô. 

pupille,  pouponner,  soi- 
gner un  enfant;  —  pupinedu 
deryér,  se  tourner,  se  tor- 
tiller avec  affectation;  — pi- 
pi ne  du  bck,  fiiire  le  cul  de 
poule. 

/w/^/V/i'/,  pupille  (de  l'œil). 

pupincr,  pépinière;  — mi- 
lieu d'un  fruit  où  se  trouvent 
les  pépins  (Izé);  —  La  Pou- 
pinière,  nom  de  lieu. 

piipitr,  pupitre,  lutrin; 
—  gros  livre. 

pîipiyc,  remuer  les  pau- 
pières (Pail). 

p-iiplasœ,  a.  ;  se  dit  d'une 
étoffe  qui  se  détrame. 

pitpJase,  se  détramer  (Châ- 
teau-Gontier). 

pitplin,  popeline  (La  Do- 
rée); —  poupée. 

piipline,  caresser. 


pur 

pttpoiic,  dorloter  un  en- 
tant;—  être  enceinte. 

piipyâo,  m.,  poupée,  dé- 
chets du  lin,  filasse.  Cf.  hi- 
pyào. 

p'iipyào,  a.;  se  dit  des  chats 
qui  se  laissent  continuelle- 
ment manier  par  les  enfants. 

pupyone  du  bck,  avancer 
les  lèvres  en  cul  de  poule. 
Cf.  p-upinc. 

pur,  pour;  — pîir  kè,  pur 
ka,  pourquoi?;  — pur  lor, 
pour  le  moment;  —  pur  pa 
h,  pour  que...  ne...  pas;  — 
pur  me  kù  d  rc,  pour  moins 
que  rien,  pour  un  rien;  — 
pur  be  sur,  sûrement;  — 
pur  de  bô,  sérieusement  :  5 
et  i  pur  de  bô?;  —  pir  dé 
sur,  assurément. 

purbitr,  presbytère. 

purœ,  peureux. 

pure,  t.,  poreau.  Cf.  pôré. 

purfesi,  prophétie. 

Si  c'est  c'ti  là  qu'on  prédit 
Dans  une  veille  pourplictic. 
(Pastorale  I2.) 

purjll,  profil. 


i 


pîir 

purfu,  Cornus  sanguinea 
(Vaiges).   Cf.  piéfu. 

ptirgal,  culbute,  presse. 

purgak,  culbuter,  presser, 
poursuivre. 

piiri,  celui  qui  reste  des- 
sous à  la  fin  d'un  jeu;  — 
jouer  à /?«;■/,  jouera  la  tape. 

piiri ,  très  :  il  é  pari  rie. 

piirieinel,  polichinelle. 

purisiir,  pourriture. 

pîiriyô,  porion;  —  der- 
rière, fesses. 

pîirjé,  pourget,  hangar 
(Courcebœufs). 

purjine,  engendrer. 

purjiné,  purjiné,   enfants; 

—  portée  (de  chiens,  de 
chats,  etc.)  :  nut  eai  n-^q  a 
je  œn  purjiné  d  mîô. 

purkè,  pourquoi  :  pîirkê  k 
5  et  i,  pourquoi  est-ce? 

pîirrnènad,  promenade. 

purmène,  promener;  —  se 
moquer  de  ;  — •  s  purmène,  se 
promener. 

purménwer,     promenade; 

—  châssis  de  bois  élevé  sur 
4  pieds  dans  lequel  se  meut 
un  petit  cadre  qui  entoure 
la  taille  d'un  enfant  et  dont 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire. 


pm  417 

on  se  sert  pour  apprendre  à 
marcher. 

piirpâ,  propos. 

purpuxe,  proposer. 

pursèlen,  pursélin,  porce- 
laine. 

pnrsésyô,  procession. 

pwsyal,  m.  s.,  porcs.  Voir 
bestyal, 

pursyâ(o),  pourceau,  porc; 
mareà  d  pursyâ,  taupe-gril- 
lon, qui  lorsqu'elle  va  dans 
les  soues  fait  périr,  dit-on, 
les  pourceaux;  —  pti pursyâ, 
espèce  de  poires  bonnes  à 
manger  (La  Dorée). 

piirsyœt,  poursuite. 

purswir,  poursuivre. 

puryœ ,  thym  sauvage 
(Villaines-la-Juhel);  —  bois 
pourri  (Saint-Thomas). 

pîiryer,  poussière. 

puryô,  herbe  aux  puces, 
Mentha  pulegium.  Cf.  puyô. 

pusaee,  tousser  (Château- 
Gontier). 

pusarde,  pousser  brutale- 
ment ou  souvent. 

piisê,  pouce. 

pîtsé,  poussée,  respiration 
difiicile,  asthme. 

27 


\l9,  pity 

piiseye,  meurtrir  avec  le 
pouce. 

ptisiner,  Poussinière,  con- 
stellation des  pléiades. 

piisitrol  :  fé  kôin  œ  piisitrol, 
fliit  comme  un  masque, 

ptisye,  espèce  de  loquet 
que  l'on  fait  mouvoir  avec 
le  pouce  (Pail).  Cf.  Jsàf  ;  — 
menu  charbon;  —  mauvais 
lit. 

piisxi'ni,  poussiéreux. 

pitt,  m.,  petit  hibou;  — 
trompe  faite  avec  de  jeunes 
écorces  de  châtaignier.  Cf. 
pû'et;  —  pet. 

putâo,  crapaud. 

piite,  coasser  (se  dit  du 
crapaud). 

piUyâo,  poteau. 

pîivc{i-)  :  hôhl  àpd'ti,  com- 
bien en  contient-il?;  — 
kôbê  yi  pœt  i,  combien  y  est- 
il  contenu  ?;  —  sa  n  yi  piira 
janiè  tu,  on  ne  pourra  jamais 
tout  y  mettre. 

piiv(r),  pauvre.  Cf.  pàov. 

piivrèmà,  pauvrement. 

pîivrùtc,  pauvreté. 

pîivrœ,  pîivm,  peureux. 

piiyar,   qui  a    des   poux; 


piua 

—  gueux  (La  Dorée)  ;   — 
avare. 

pu\é,  f.,  repas  copieux 
(Pail). 

piixc,  revêtir;  —  manger 
beaucoup  (Pail);  — s  paye, 
se  vêtir  :  s  ptiyc  dà  la  pxâo  d 
œn  dot. 

pli  y  nul,  vêtement  complet. 

piiyà,  pouliot,  dont  l'o- 
deur chasse  les  puces  (Châ- 
teau-Gontier)  ;  —  brassière 
d'enfant  (Bais);  —  linge 
ou  flanelle  dont  on  enve- 
loppe les  nouveau-nés  (Am- 
brières);  —  gilet  de  laine 
(Pail);  —  être  foible  et 
chétif. 

piiyn,  pouilleux. 

pii:{e,  poser. 

pwa,  peu  ;  — pou .  Cf.  pwœ. 

pwa ,  haricots  (Landivy, 
Gorron);  — pli  pwa,  pois; 
piua  byà,  pois  blancs,  pois 
(Mayenne);  —  pwa  c,ar, 
pois  gares,  haricots  (Ma- 
yenne); —  pwa  d  mè,  pois 
de  mai,  haricots  (Gorron, 
Ernée,  Landivy);  —  piua  d 
mer,  haricots  (Saint- Aubin). 
Lessorciersprennentunpois, 


piue 

s'en  servent  pour  contourner 
chaque  verrue,  comptent  le 
nombre  des  verrues,  mettent 
dans  la  main  du  patient  un 
nombre  de  pois  égal  à  celui 
des  verrues  et  ordonnent  au 
patient  de  les  jeter  dans  le 
feu.  Si  le  malade  a  foi  dans 
ces  manœuvres,  les  verrues 
tombent  d'elles-mêmes  au 
bout  de  peu  de  temps. 
(D^  L.). 

pivagiy,  mains.  Cf.  pog. 

pwakr,  pouacre,  mal- 
propre; —  économe;  — 
avare  (Sainte-Suzanne).  Cf. 
pyakr. 

pzualîi,  poilu;  —  mal- 
propre. 

piuan,  piuen,  peine. 

piuâonô,  petits  enfants. 

pwœ,  piue,  vs\.,  pou  :  /  é 
koiri  lé  pwe  apré  œn  jâ,  in  n 
là€  pwl  ;  —  diyes  ire  diyes 
ila,  j  sa  œ  pwe  ki  tn  mor  la  ; 
si  j  l  atrap  il  à  murra;  —  f., 
poix;  —  pti  pîue,  roitelet. 
Cf.  beri^è. 

piucf,  point. 

pivele,  couvrir  de  taches 
irrégulières,   s'étendre    irré- 


pïùa  419 

gulièrement  :  Iblœapwele; 
—  llj  pwele,  linge  mal  lavé, 
taché  par  l'humidité. 

piuer,  pouvoir  :  /  n  piuà 
pa  peye  Ici  feiiii. 

piues,  poix.  Cf.  pes. 

pu'evr,  grain  de  plomb. 

pwevre,  tirer  quelques 
grains  de  plomb  sur  quel- 
qu'un. 

pzuéiô,  f. ,  poison  ;  —  per- 
sonne nuisible  :  s  et  œn  pwé- 
■^ô  h  œ  mn  ko  m  sa. 

pwè,  point,  beaucoup  plus 
employé  que /?â  pas;  — pivert 
à  Ui,  point  du  tout;  —  hom 
pzuè,  comme  on  n'en  voit 
point. 

piuè  fê,  point-fin,  peu  in- 
telligent :  espes  de  pivèfè! 

pvJèné,  poignée. 

piuesd,  poinçon,  fût  d'une 
contenance  de  220  litres. 

pwî,  puits. 

piuase,  dire  des  injures. 

pwasè,  fromage  qui  sent 
mauvais;  —  homme  qui 
fait  l'important,  le  puant, 
par  l'importance  qu'il  veut 
se  donner  :  s  et  œ  pwasè  é  œn 
à  bal. 


420 


pya 


pivà,  puant,  avare;  — 
homme  dangereux  (La  Do- 
rée). 

pû'i',  m.,  petite  cheville  de 
bois  qui  sert  à  boucher  un 
trou  fait  à  une  barrique 
pour  goûter  la  boisson. 

pii'C,     qui     sent    mauvais 

(G.). 

pii'i't,    puettc,    siflk't   tait 

avec  la  peau  d'une  jeune 
branche  ;  —  tuyau  ;  —  petite 
cheville  de  bois.  Cf.  pive;  — 
nez;  —  étincelle.  Cf.  biùet. 

pivete,  greffer  (le  châtai- 
gnier). 

piùir,  puits  (Landivy). 

pii'ilô,  abreuvoir. 

pya,  f,  plat,  plate. 

pyà,  pied  (Montjean). 

pyâ£e,  mâcher  lentement. 

pyaf,  f.,  luxe  vulgaire  et 
vaniteux. 

pyafœ,  glorieux,  vaniteux. 

pyafe  {se),  se  parer. 

Et  pendant  qu'il  va  se   piaffer 
Entrons  tretous   nous  chauffer. 
(Pastorale  45.) 

pyakré,  placrée,  plaque 
faisant  tache. 


pya 

pyakre ,  placrer,  lancer 
quelque  chose  qui  s'étale  en 
s'écrasant,  par  exemple  sur 
un  mur  :  /  //  c pyakre  œn  hii- 
dù  vaf  sii  la  c;iil;  —  placar- 
der. 

pyâio),  peau  ; 

Mes  jambes  ne  pouvant  marcher, 
\'oycz    comme    la    piau    me   dé- 

[goutte. 

(Pastorale  164.) 

se  dit  des  jeunes  oiseaux, 
surtout  des  jeunes  pies  qui 
jettent  un  petit  cri  :  kotii  ۈt 
la  pi,  eàl  k  pyào  (proverbe). 

pyâole,  piauler,  crier. 

pyàol,  pyâolii,  qui  se  plaint 
toujours. 

Pyai-,  Pierre. 

pyas,  place  ;  —  sol  d'un 
appartement  :  raniar  do  l 
sii'i  bai  adc  a  Iraver  la  pyas  ; 

—  haie  d'épines  entrelacées; 

—  bande  de  gazon  coupée 
avec  une  pelle. 

pyase,  placer. 

pyatâom,  plat,  où  il  y  a 
beaucoup  d'eau  (cidre). 

py^yar,  d,  pyayii ,  :^,  qui 
piaille  sans  cesse. 


pyœ 

pynyc,  piailler,  demander 
avec  insistance,  avec  impor- 
tunité. 

pyà,  plan;  —  plant. 

pyà^ ,  planche,  large 
sillon;  —  mauvaise  bois- 
son. 

pyàee,  plancher;  —  pla- 
fond ;  —  grenier  à  grain  ; 
—  môfe  dà  l  pyàee,  coiffer 
sainte  Catherine,  rester  fille 
(Ernée). 

pyàee  (Pail),  pyàic,  pleu- 
rer, gémir. 

pyàte,  planter  ;  —  pyàie  sô 
pyœ,  se  dit  du  domestique 
qui  changeant  de  maître  va 
le  mardi  "ras  dîner  chez  son 
nouveau  maître  (La  Dorée). 

pyàtè,  plantain,  Plantago 
major. 

pyœm ,  pyœm ,  plume. 

pyœmâ,  plumail,  formé 
d'ordinaire  d'une  aile  d'oie 
ou  de  poule. 

pyœmaj,  plumage. 

pyœmarde,  nettoyer  avec 
un  plumeau. 

pyœnie,  plumer;  —  peler  : 
/  va  t  pyœme  ta  pu  m;  — 
écorcer;  —  battre. 


pyé  421 

pyœmé,ï.,  volée  de  coups; 
—  ce  qu'on  peut  prendre 
d'encre  avec  une  plume;  — 
plommée,  balance  romaine. 

pyœmè,  plumet. 

pyœmvèr,  primevère. 

pyœr,  pleurs. 

pyœrar,  pleureur. 

pyœrœ,  pleureur  ;  —  peu- 
reux. 

pyœre,  pleurer. 

pyœré:(i,  pleurésie. 

pyœvase,  pleuvoir  légère- 
ment. 

pyœveÇr),  pleuvoir  :  //  a 
kniâse  a  pyœve  ô  préniye 
eâtyâo  d  la  lœn,  à  via  pur 
lof  à  ;  —  /  pyœ  kom  vèe  ki  pis 
(Hercé);  —  s  é  le  ki  bav  é 
tu  di  k  i  pyœ,  tu  radotes. 

pyœviue,  pleuvoir  un  peu, 
mot  assez  rare  dans  le  Bas- 
Maine. 

pyé,  pluie  :  via  l  ta  ki  har- 
nay,  i  va  ee  d  la  pyé  d  résyé; 
i  €œ.  d  la  pyé^  il  pleut;  —  s 
é  d  la  pyé,  dit-on  d'une  bois- 
son plate.  La  pluie  est 
proche  lorsque  les  mouches 
qui  blutent  se  laissent  tom- 
ber à  terre. 


.|2  2  pye 

psc  :  a  pyc  drc,  à  pied 
droit  :  iiiôte  apyJ drê  monter 
;\  pic;  —  reste  pyc  ka,  ne  pas 
bouger,  s'arrêter  (Pail);  — 
fer  dé  pyc,  fliire  des  pieds, 
accoucher;  —  œ  bào  pyc  d 
€èn,  un  beau  chêne. 

pyc,  pleuvoir;  —  pUer. 

pyc  d  hik,  pied  de  bique, 
morceau  de  bois  de  chauffage 
rond  et  peu  gros,  générale- 
ment à  deux  branches. 
Voir  bih  ;  —  pycd  hi,  frénelle, 
Heracleum  sphondylium; 
pyé  d  pillé,  Ranunculus  bul- 
bosus  ;  —  pyé  fu  (bois  de 
chien.  Cornus  sanguinea); 
—  pyé  ko  (Pail,  Ballée),  pyc 
hir,  Ranunculus  repens;  — 
pyé  pu,  pourpier. 

pyemô,  m.,  pierre  pour 
aiguiser  la  faux  (Bierné). 

pycr  :  pyer  ^âofâod,  pierre 
chaufaude,  pierre  à  chaux, 
pierre  à  bâtir  ;  —  pycr  fred, 
schiste  argillcux;  —pycr  dt 
grè,  granit;  —  pycr  dû  snkr, 
morceau  do  sucre. 

pycrasd',  pierrasseux,  pier- 
reux (Saint-Pierre -des- 
Landes). 


pyc 

pyerct,  petite  pierre;  — 
jeu  de  petites  filles,  connu 
d'ordinaire  sous  le  nom  de 
marelle.  Dans  la  Mayenne, 
ce  jeu  se  nomme  aussi  le 
jeu  de  la  garcette  ou  le  che- 
min du  Paradis. 

Pxcrô,  Pierrot,  Pierre. 

pycrit,  pierreux  :  s  é  pycrii 
t'œ  nu  nié  sa  qèrn  in  d  mém 
hc. 

pyes,  coup  donné  ou 
reçu  ;  —  champ  de  terre 
labourable;  —  plesse,  clô- 
ture en  épines  entrelacées 
(Ernée);  —  La  Pièce,  La 
Plesse,  nom  de  lieu. 

pyesaÇj-),  m.,  branche  ou 
arbuste  destiné  à  être  cour- 
bé pour  clore  les  haies; 
—  clôture  formée  de  bran- 
ches courbées  et  entrelacées 
(Pail). 

pycsàt ,  pied-sente,  petit 
sentier. 

pyése,  plier,  courber;  — 
battre,  frapper;  — •  faire  une 
plesse;  —  s  pycsc,  se  baisser 
(Ernée). 

pycscyc,  plessayer,  rabattre 
les    branches    restées    après 


pyo 

une  coupe  de  bois  sur  une 
haie  (Saint-Thomas). 

pyete,  piétiner. 

pyetr,  boiteux  (Pail). 

pyetrase,  boiter. 

pyetri,  foulé  aux  pieds. 

pyeye  (j),  se  ployer  (La 
Dorée). 

pye:(às,  plaisance. 

pyé^i,  plaisir. 

pyè,  plein  :  t'U  fè  pyè;  s  é 
tu  pyè  bâo  ;  —  iii  fè  k  à  pyè, 
tout  plein. 

pyè,  grande  cuve  dans  la 
quelle  les  tanneurs  font 
tremper  les  peaux, 

pyo,  a.,  ivre  (G.). 

pyô,  cidre  (La  Dorée);  — 
boisson,  Le  D.,  p.  120. 

pyoke,  ploquer,  bloquer, 
jeter  (en  visant)  un  objet 
dans  un  trou  (Pail). 

/))W//(',  peler  un  fruit  (Châ- 
teau-Gontier).    Cf.   pyœme. 

pydmvcr,  primevère. 

pyôn,  pione,  pivoine. 

pyonœ,  pionneur,  rude 
travailleur. 

pyone,  enivrer;  —  atta- 
cher  un  pyô   à  la    patte  des 


pyu  423 

poules,  à  une  fmx,  à  un  sa- 
bot; —  travailler  dur. 

pyoîe,  pioter,  enivrer 
(Pail);  —  s  pyote,  s'enivrer 
(La  Dorée). 

pyô,  plomb;  —  espèce  de 
chiendent;  —  jeune  pousse 
de  choux  que  l'on  mange 
en  vert  avant  que  les  fleurs 
ne  soient  développées;  — 
petit  bout  d'une  tige  de 
ronce  que  l'on  plie  et  qu'on 
attache  aux  pattes  des 
poules  pour  les  empê- 
cher de  gratter;  —  baguette 
pliée  que  les  faucheurs  adap- 
tent à  leur  faux  pour  faire 
plus  facilement  les  àdè 
(Pail);  —  hart  de  chêne  que 
l'on  courbait  autour  du  col 
du  sabot  (pour  l'empêcher 
de  fendre)  et  que  l'on  fixait 
avec  une  cheville  en  bois 
dans  une  cavité  creusée  de 
chaque  côté  du  sabot  (La 
Dorée). 

pyô,  a.,  pion,  ivre. 

pyii,  plus  (forme  rare).  Cf. 

P"- 

pyu,  jeunes  pies;  — jeunes 

animaux.  Cf.  pyào. 


rab 


rab 


rigole 


râ,  mie,  ligne  ;  - 
entre  deux  sillons  (Pail). 

ra,  ras  :  ô  va  d  ma,  tout 
contre  moi. 

rnbâ,  m.   pi.,  rabâchages. 

rahàf,  rabûfd',  qui  fait 
du  bruit,  qui  ne  tait  que 
monter  et  descendre. 

rabâfmà,  m.,  rabàcherie, 
rabâchage, 

rabàhe,  rabatier,  qui  dit 
toujours  même  chose. 

rabalè,  petit  auvent,  petit 
toit  placé  au-dessus  d'esca- 
liers, de  paliers  ou  de  bou- 
tiques en  plein  vent  (Pail). 
Cf.  balè. 

raban,  grand  râteau  pour 
le  foin  (iMontjean).  Cf.  ra- 
béti . 


rabase,  rabâcher  (Pail); 
—   rêvasser. 

rnbâtûr,  rnbâtœ,  qui  parle 
à  tort  et  à  travers,  qui  ra- 
bâche. Cf.  rabâhe. 

rnbâte,  se  répéter  souvent, 
rabâcher;  —  gronder  conti- 
nuellement. 

rabàtri,  conversation  stu- 
pide  ;  —  gronderie  conti- 
nuelle; —  objet  de  nulle 
valeur. 

rnbi'~â,  petit  homme. 

rahivlote,  remettre  en  tas. 

rahcvtlé,  f.,  grande  quantité 
ou  désordre  (Saint-Aubin- 
du- Désert). 

rabè,  rabat  (?).  La  version 
de  la  même  chanson  re- 
cueillie dans  rille-et-Vilaine 
porte  fràbè. 


rab 

E-  )'  m'en  fus  d'o  lei 
Dedans  nout'  étable,   derrière  le 

[rabai. 

(Chanson.) 

rahèn,  large  râteau  à  dents 
en  fer  flexibles.    Cf.   raban. 

rabin,  f.,  ravin;  — lande 
remplie  de  cailloux  blancs 
roulés  (Ernée);  —  La  Ra- 
bine,  Les  Rabines,  nom  de 
lieu. 

rabistokaj,  raccommodage 
grossier. 

rabistoke ,  raccommoder 
grossièrement. 

rabiyœ,  vétérinaire,  rebou- 
teur. 

rabiye,  rhabiller,  rac- 
commoder (une  porte,  une 
haie,  une  hanne,  etc.)  :  ra- 
biye lé  €âos;  —  remettre  (un 
membre  cassé). 

rablô,  rat  (terme  d'amitié 
s'appliquant  aux  enfants)  : 
niô  pti  raWô  (Montjean). 

rabô,  battant  de  baratte. 
Cf.  ribô. 

rabô,  t,  a.,  difficile,  d'un 
caractère  hargneux,  rabo- 
teux. 


rad  42  5 

rabobine,  rabobeliner,  ra- 
petasser grossièrement. 

rabot  II,  raboteux. 

rahite,  rabouter,  mettre 
bout  à  bout;  —  refaire  un 
bout. 

rabuyer,  terrier  où  la  hase 
dépose  ses  petits. 

rabiuène,  rabwine,  rabâ- 
cher, radoter;  —  rapetasser 
grossièrement;  —  lambiner. 

rabiuenmà,  rabwcnri,  rac- 
commodage; —  rabâchage. 

rabyon,  purée  de  châ- 
taignes. Cf.  tiiéfêri. 

rà€,  rache,  gale,  teigne  des 
enfants  :  viit  pêti  a  la  m^ 
dà  la  tet  Cf.  kré,  mal  de  là. 

rCu,  a.,  rêche,  rude  au 
goût,  au  toucher. 

ràee,  raché,  qui  dépérit, 
se  dessèche. 

raein,  racine. 

rad,  f.,  morceau  de  bois 
qui  sert  à  rejeter  le  grain 
qui  dépasse  le  bord  du  bois- 
seau ;  —  et  à  rad,  être  en 
rade,  courir  les  cabarets 
(Pail).  Cf.  dévarinad. 

radabone,  repriser  gros- 
sièrement. 


426  ruf 

radiers  ,  f.  ,  radrcsse  ,  che- 
min le  plus  court,  la  bonne 
direction  (Evron)  :  aie  a  la 
radùrs,  honct  de  r  a  durs.  Cf. 
travers. 

rade,  rader,  racler  avec  une 
rad. 

radrese  (sô),  se  radresser, 
se  remettre  dans  le  chemin 
le  plus  court. 

radiiy,  f.,  mauvais  outil 
hors  de  service;  —  qui  ra- 
dote. 

rad-uyaj,  rabâchage.  Cf. 
rahâtri. 

radiiye,  mal  tirer  (à  la 
chasse);  —  rabâcher.  Ct. 
rabâte. 

rafale  :  un  feu  rafale,  c'est 
un  feu  qui  ne  peut  s'allu- 
nier  ;  —  a  t  i  l  er  rafale,  a- 
t-il  l'air  misérable. 

rafètye,  réparer,  raccom- 
moder. 

rafinoee,  rafiuole,  faire  avec 
grand  soin  un  travail. 

rafîijolœ,  qui  apporte  une 
attention  délicate  à  son  tra- 
vail. 

rafinohm,  grand  soin 
apporté  à  un  travail. 


rac, 

rafnjote,  enjoliver. 

rafistoke,  rafistoler. 

rajl,  rafle,  gale  des  en- 
fants. Cf.  rifl. 

rafii,  bouleversement,  tin- 
tamarre. 

rafiilr,  ramener  â  une  po- 
sition plus  mauvaise  (Pail)  : 
stè  pert  va  l  rafnlr. 

rafwe,  rebut  des  herbages  ; 

—  mauvaise     odeur.     Cf. 
refwe. 

rafye,  repousser  sur  pied, 
resemer  (Pail,  Saint-Ger- 
main-le-Fouilloux).  Cf.  îale, 
drajone. 

rac,,  f.  pi.,  moutons 
(Bais)  :  garde  lé  rag. 

rac,a,  m.,  eau  bourbeuse; 

—  inondation. 

ragaii,  mauvais  fruit,  avor- 
ton ;  —  personne  petite  et 
faible. 

ragâoee,  rabâcher;  — 
raccommoder  (du  linge) 
(Montourtier). 

ragalom,  chercher  à  tâ- 
tons dans  un  coin.  Cf.  roga- 
tone. 

ragatô,  coin  obscur  :  dà  lé 
ragatô. 


rag 


ragène,  chicaner,   gronder 
sans  raison  (Ernée). 
ragène,  chicaneur. 


ragi^e, 


aiguiser    de  nou- 


veau (Pail). 

ragnèl,  giroflée  de  mu- 
railles, Cheiranthus  cheiri. 
Cf.  ravnel. 

ragô,  souche,  tronc  d'ar- 
bre ;  —  bavardage  ;  —  balai 
usé  ;  —  crochet  sur  le  bran- 
card, où  s'attache  la  boucle 
de  Vavahuer. 

ragol,  f.,  chêne  ou  châ- 
taignier qu'on  a  étêté  pour 
avoir  du  bois  d'émonde  (La 
Dorée).  Cf.  émus  ;  —  pyàte 
la  ragôl,  faire  le  chêne  planté  ; 
—  vieil  arbre  à  moitié  mort  : 
œn  ragàl  dé  pérye  ;  —  La  Ra- 
goUe,  nom  de  lieu. 

ragone,  fourgonner,  re- 
muer avec  un  bâton. 

ragos,  chêne  ou  châtaignier 
étêté.  Cf.  ragàl,  émus. 

ragot,  sèche  et  fréquente 
(toux). 

ragote,  bavarder. 

ragréye,  ragréer,  réparer 
(un  mur,  un  chemin),  ratis- 
ser (une  allée). 


rak  427 

ragrèjli,  ratatiné. 

ragrohi,  ratatiné  :  la  piiv 
piil  mer,  el  é  iîit  ragrobi  (La 
Dorée).  Cf.  rakropi. 

ragnsta,  ragmtè,  ragoût. 

ragusli(r),  exciter,  ré- 
veiller; —  remettre  en  état 
de  santé;  —  reprendre  ses 
forces,  sa  santé. 

rabii,  tapage.  Cf.  rafu. 

ralcLjo,  raka,  rahô,  bruit 
dont  on  ne  connaît  pas  la 
cause;  — et  â  rahâo,  être  en 
rut,  se  dit  des  chats. 

rahâo,  râteau  ;  —  terme 
de  tissage,  petite  barrière 
servant  à  partager  les  fils 
de  la  chaîne  pour  le  ployage 
sur  la  pivoire. 

rakâode ,  faire  du  bruit, 
surtout  la  nuit. 

rakare,  rembarrer  (quel- 
qu'un). 

rakœy,  accueil  (Pail). 

raket,  f.  pL,  espèce  de  cas- 
tagnettes en  bois  ou  en  ar- 
doise. 

râkè,  gratin.  Cf.  râklô. 

râkle,  battre,  frapper. 

raklô,  qui  a  le  corps  petit, 
chétif  (Pail). 


428  rai 

râklô,  gratin. 

rakmode ,     raccommoder. 

râh\  balai  usé  (Pail).  Cf. 
sihô. 

rakol,  râteau  pour  le  foin 
(Montjean).  Cf.  badén,  ra- 
ban. 

rakréle,  refaire  ou  réparer 
la  crête  d'un  édifice  (Pail). 

rakrôpi,  ratatiné,  voûté. 
Ct.  ragrobi. 

râku,  m.,  ras-cul,  petite 
veste  très  courte. 

rahirséri ,  clientèle  re- 
trouvée. 

rahirse  (5^),  achalander 
de  nouveau,  retrouver  la 
clientèle  qu'on  avait  perdue. 

raknrsi,  f.  :  aie  a  la  ra- 
kiirsi,  aller  à  la  raccourcie, 
prendre  une  route  de  tra- 
verse pour  abréger  le  che- 
min. Cf.  radùrs,  travers. 

rakiiyc,  racler  mal. 

rakwè,  Alopecurus  agreste, 
queue  de  rat. 

rakwè,  recoin. 

râl  (Montjean),  râl , 
(Pail),  rare  :  ///  /  fé  ràl  kom 
lé  bâo  jnr;  —  douteux  -.se 
bè  râl  k  /^  y  ayjà,  c'est  bien 


raiii 

douteux  qu'ils  y  aillent;  — 
bè  ràl  k  /^  /■  pàsjè,  c'est  bien 
douteux   qu'ils  y  pensent; 

—  s  é  bè  du  ràl  si,  ce  serait 
bien  étonnant  si. 

ralàti,  qui  ne  brille  plus, 
sans  éclat  (feu). 

raie  (s  «),  s'en  raller,  s'en 
aller,  aller  en  arrière,  s'en 
retourner  :  i  s  à  raie  tu  sa  d 
la  fer. 

ràlmâ,  rarement. 

ram,  rame,  branche  d'arbre 
servant  à  soutenir  les  pois, 
les  fèves. 

ramâoje,  remuer  (un  li- 
quide dans  un  vase)  :  ra- 
mâoje dô  imt  kafe,  piir  kè  la 
pycr  dû  siikr  fôj  (Landivy); 

—  secouer  :  /  tû  va  ramâoje  ; 

—  faire  du  bruit. 

ramar  (bè  d),  âpre  au 
gain.  Cf.  amar. 

ramar e,  réunir,  rassem- 
bler, mettre  en  tas. 

ramase,  serrer,  mettre  de 
côté  ;  —  5  ramase,  se  retirer. 

ramàeâ,  réparation  (à  un 
objet);  —  récit. 

raffiàfe,  ramancher,  répa- 
rer, refiiire. 


ram 

ramà-emà,  phrases  décou- 
sues, 

ramàde,  a. ,  se  dit  d'un  ani- 
mal qui  reprend  des  forces 
après  avoir  dépéri  (Pail). 

rame,  ramer  les  pois  :  leur 
mettre  des  rames;  —  frap- 
per avec  un  rameau  (Pail). 
Cf.  ramyàûde. 

ramémwere  (su),  se  remé- 
morer. 

ramet,  dévote  superfi- 
cielle, coureuse  de  direc- 
teurs ;  —  personne  très 
avare  (Château-Gontier). 
Cf.  piuahr. 

raminœ,  ramoneur. 

ramine,  ramoner. 

raminone,  faire  ses  efforts 
pour  regagner  les  bonnes 
grâces  de  quelqu'un  et  lui 
faire  oublier  les  torts  qu'on 
a  eus  (Pail). 

ramoné,  ramoneur,  spa- 
dice  de  l'Arum  (Château- 
Gontier). 

ramona,  ramoneur. 

ramô,  ramon,  balai. 

ramôsle,  ramonceler,  re- 
mettre en  monceau. 

ramyâ(p),  rameau. 


rap  429 

ramyâode,  frapper  avec  un 
rameau  (Pail). 

ramyâole,  réjouir  ;  —  mon- 
trer de  l'amitié   pour  (G.). 

raiiiyeïe,  ramieller,  ra- 
doucir. 

ramyom\  murmurer  sour- 
dement. Cf.  marmyone. 

ranaiel,  petite  grenouille. 
Cf.  rêna:(eJ. 

rdode,  ravauder  (des  bas); 
~  battre  (Pail). 

râp,  boisson  dure  au  pa- 
lais; —  personne  avare  et 
même  un  peu  voleuse 
(Pail). 

rapase,  rapasser,  passer  à 
plusieurs  reprises;  on  dit 
surtout  passer  et  rapasser. 

Il  passe  et  râpasse 

Et  rapassera 
Par  devant  sa  porte 

Et  la  saluera. 

(Chanson.) 

rapér-ee,  rapprocher. 

rùpé,  f.,  conte,  cancan, 
mensonge. 

rapeye,  faire  cesser  le  mé- 
contentement de,  mettre  la 
paix  (Pail). 


4^0  nir 

rapihole,  raccommoder;  — 
s  rapihotc,  se  raccommoder. 

rapid,  actif  au  travail;  — 
acharné  :  s  hrakonyc  é  ira 
rapid  a  la  fas;  —  âpre  au 
gain. 

rapikâode,  gronder,  mal- 
traiter (Ernée). 

râpi(r)  (si'),  se  tapir,  se 
blottir,  se  serrer  contre 
quelque  chose  pour  se  ga- 
rantir :  râpi  té,  mô  ptr  gâ  ô 
lô  dit  niœ,  pœ  k  la  bô  d  la  eart 
a  n  kotij  amd  té.  Cf.  krnpi{r). 

râpiy,  personne  petite  et 
maigre;  —  objet  de  peu  de 
valeur;  —  personne  âpre  au 


gain. 


rapor  kê,  rapport  à  ce  que, 
parce  que  :  s  et  i  rapor  kè  j  é 
rusi  k  t  é  jalu  d  ma  1 

raporlœ,  rapporteur. 

raporte,  ressembler  :  /  ra- 
por t  bè  a  60  pér. 

rapropreyiÇ r) ,  rapropr i{r), 
rapropriye^  rapproprir,  rap- 
proprier,  nettoyer, 

rapsdode,  repriser  gros- 
sièrement. Cf.  sane. 

rapyekote,  rapiéceter. 

raro€c    (.vt'),   se    jeter    de 


rai 

nouveau  (sur  quelqu'un). 
Voir  arocc. 

rarole,  mettre  de  nouveau 
en  branle,  en  train.  Voir 
arote. 

ras,  f.  pi.,  races,  enfants. 

rasaflc,  mal  raccommoder. 

rasaflorw,     racco m  m o d  er . 

rasaftà,  morceau  demi- 
usé. 

rasàbye  (ir),  se  rassem- 
bler, s'unir  en  mariage. 

ra5êgre:;c  (j('),  boire  une 
goutte  pour  sécher  la  sueur. 

rasére,  ramasser,  rassem- 
bler :  rasére  bcn  adé;  —  œ 
pti  ka  d  yao  d  vi,  sa  raser  bè 
la  syœr. 

rasikotu,    noueux  (bois). 

rasinô,  pieux  enfoncés  en 
terre  qui  supportent  les  ma- 
driers de  crèche. 

raslc,  de  bonne  race,  bien 
constitué,  énergique. 

raspyc,  rase-plein,  tout 
plein. 

ratapone,  mettre  en  iapô, 
ratatiner;  —  repriser  gros- 
sièrement. 

ratùhucr,  f.,  râteau  à  dents 


rav 

de  bois  (La  Dorée),  Cf. 
badèn. 

ratéye,  râtelier;  —  partie 
d'un  chevron  de  charpente. 

ràlèyer,  f.,  râtelier. 

ratlœ,  hypocondriaque, 
qui  est  sujet  à  souffrir  de  la 
rate. 

ratlét,  f.,  petit  râteau.  Cf. 
herk. 


ratur,    gratin  ; 


ralnr,  chercher  querelle.  Cf. 
grahiie. 

raturne,  retors,  fin  matois. 

ratwer,  f.,  ratoire,  ratière. 

râtyâ(o),  râteau.  Cf.  rakâo. 

ravào,  ravau,  long  bâton, 
longue  perche  (Pail). 

ravase,  rêvasser;  —  rabâ- 
cher (Pail). 

ravasri,  rêvasserie  (Pail). 

ravéni(j),  ressembler  :  sa 
kyi  ravye.  Cf.  raporte. 

ravigure,  ravigourer,  ravi- 
goter. 

ravive,  ramener  dans  le 
droit  chemin,  dans  l'endroit 
qui  doit  être  occupé  (Pail). 

raviré,  f.,  boutade,  ca- 
price :  par  raviré,  par  bou- 
tade (La  Dorée).  Cf.  aviré. 


ràb  43 i 

ravivaye,  ranimer  (le  feu). 

ravi^mà,  m.,  changement 
d'avis. 

raviiel,  ravenelle,  Sinapis 
à  fleurs  jaunes  ;  —  giroflée 
jaune. 

raviije,  remuer  un  liquide 
en  le  troublant. 

rav'uye,  agiter  l'eau  avec 
la  vase;  —  allonger  la  sauce 
(Château-Gontier)  ;  —  met- 
tre de  l'eau  dans  :  ravuye  1 
sitr  (Ampoigné). 

ravuyej,  action  de  ravuye 
(Pail). 

raviva,  ravoi,  remue-mé- 
nage. 

raysi  (a),  à  quatre  heures, 
au  goûter.  Cf.  resye. 

raysyc,-i.,  après-midi,  sur- 
tout à  partir  de  quatre 
heures. 

m3'i}'é',collationner,goûter 
à   quatre  heures.   Cf.  résye. 

ray:;è,  raisin. 

ra-{ibu,  tout  près. 

ra^yer,  rasière,  mesure 
pour  le  blé. 

ràbare,  barrer  une  route, 
arrêter  dans  la  fuite;  — 
réfuter. 


■\r- 


ràâ 


râberj,  Mercurialis  annua. 
Cf.  rî-berj. 

ràbreye,  remblavcr,  rclc- 
ver  un  terrain  (Ch.ueau- 
Gontier). 

ràhiiïc,  mettre  bout  à 
bout.  Cf.  ralmlc. 

rae,  rude,  hargneux;  — 
difficile  à  manier  (objet)  ; 
—  qui  tourne  mal  sur  ses 
gonds  (Pail). 

nuciost,  renchausser,  bi- 
ner, relever  ou  exhausser  la 
terre    autour  d'une  plante. 

ràeâosnià,  action  de  ren- 
chausser. 

nuarje,  charger  (de),  re- 
commander à.  Ci.  à-eerje. 

rà€e,  m.,  rancher,  perche 
garnie  de  branches  que 
l'on  place  dans  les  chemi- 
nées pour  y  suspendre  le 
jambon  qu'on  veut  faire  fu- 
mer; —  poignée   de    taux. 

ràeer,  enchère  :  vàt  a  la 
râ^er. 

ràeerdiÇr),  renchérir,  aug- 
menter de  prix. 

ràeerir,  retomber, 

ràd,  rande,  étendue  tau- 
chce  à  chaque  pas  que  fait 


rdd 

Je  faucheur;  —  chaume  ou 
foin  que  l'on  pousse  avec  le 
pied  le  long  des  sillons  à 
mesure  que  la  faux  le  coupe 
et  que  l'on  dépose  d'endroit 
en  endroit  sur  le  champ. 
Cf.  àiiè. 

ràda  {ci  hi),  en  désordre. 
Cf.  aràda. 

ràdonc,  randoner,  répri- 
mander. 

ràdoné,  f.,  randonée,  cir- 
cuit que  fait  le  lièvre  pour- 
suivi pour  revenir  à  son  gite  ; 
—  ronde  :  fer  sa  ràdoné;  — 
dur  reproche;  —  volée  de 
coups. 

radar,  suppuration;  — 
tâche  jaunâtre  produite  sur 
le  linge  par  un  liquide  quel- 
conque. 

ràdiirsi,  rendurci,  dur, 
sec. 

Je  n'avons  que  du    pain  moisi 
Qu'est  déjà  ben  rendurci. 
(Pastorale  64.) 

ràdu,  matou  :  //  a  dœ^  yœ 
hom  œ  ràdu  su  cm  sabyer. 
Les  ràdu  âgés  d'au  moins 
sept  ans  allaient  au  sabbat. 


nil 

Toutes  les  fois  qu'avait  lieu 
le  sabbat,  un  ràdu  était  tué. 
Ces  ràdii  parlaient  le  lan- 
gage de  l'homme.  On  cite 
celui  qui  dit  à  son  maître  : 
/  gà  Rnâo  é  mor.  Renaud 
était  le  chat  du  voisin  (L. 
D.). 

ràdîihye,  double,  fieffé  : 
la  ràdubyé  bet  ! 

ràd-tile,  se  plaindre;  se  dit 
de  la  femelle  qui  bêle  ou 
beugle  quand  elle  est  séparée 
de  son  petit. 

ràdiiye,  remuer  la  vase 
d'une  mare  avant  d'en  en- 
voyer l'eau  sur  un  pré 
(Saint-Aubin-du-Désert)  ; 
chercher  dans  l'eau. 

ràdnyé,  f.,  volée  de  coups. 

ràdiui,  enduit  (d'un  mur). 

ràdû'ir,  enduire. 

ràfeije,  renferger,  entra- 
ver de  nouveau  (un  animal). 

ràforsiQ),  renforcer. 

ràfôse,  renfoncer,  remettre 
des  fonds  à  un  tonneau. 

ràgwine(se),  se  rengorger. 

ràJjardiÇr),  enhardir. 

ràjé,  f.  pL,  grosses  pierres 
disposées     transversalement 


G.  Dorn>. 


Gla 


ràp  433 

dans  une  rivière  et  servant 
de  pont. 

râjô,  grand  baquet  ou 
auge  en  bois  pour  le  bétail 
(Ernée). 

ràjoté,  t.,    plein  un  râjô; 

—  rangée. 

ràkare,  rembarrer.  Cf.  ra- 
kare,  rèkare. 

ràkœr,  rancune. 

ràkôtr,  f.,  bon  mot  (Pail); 

—  dé  ràkôtr,  de  rencontre, 
d'occasion  :  œn  obje  d  ràkôtr. 

râkinjd',  rancunier. 

ràpire,  rempirer,  empirer. 

ràpli,  pli  au  bas  d'une 
robe  (La  Dorée). 

ràpliyc,  plier. 

ràpoetc,  remettre  dans  la 
poche. 

ràpoii,  t.,  rampone,  re- 
proche, raillerie. 

ràpone,  ramponer,  répri- 
mander; —  se  moquer  de. 

ràponyâo ,  ràpono  {a  la) , 
à  la  rencontre,  à  la  dépèche- 
compagnon;  —  kwéfe  a  la 
Ràpoiià,  coiffé  à  la  malcon- 
tent, de  travers. 

ràprône,  ramproner,  re- 
procher de  nouveau. 

28 


434  '''/' 

ràpnmc,  f . ,  ranipronéc, 
ralxicliagc,  explications  pro- 
lixes (Aluiillé). 

liipyœtnc  (se),  se  remplu- 
mer. 

ràsè^one,  faire  saillir  en 
temps  convenable  (Hercé). 
Cf.  ast'xpne. 

ràsie,  râler  comme  les 
asthmatiques  (Ernée). 

ràtaj,  action  de  n'ilc  une 
pièce  de  bois. 

?-àte,  rallonger  une  pièce 
de  bois;  —  remettre  un  pied 
à  un  vieux  bas. 

ràlere,  renterrer,  biner 
(des  pommes  de  terre,  des 
choux),  etc. 

ràtre,  rentrer  en  rut 
(vache). 

ràlur,  pièce  de  bois  qu'on 
joint  au    bout  d'une  autre. 

ràvni{r),  revenir  (Cour- 
beveillcs). 

ràvers,  f.,  bon  mot,  bou- 
tade (Pail);  —  personne  qui 
a  la  répartie  prompte.  Q. 
yàkôtr. 

râversc,  renverser,  \-omir. 

râvcyc,  renvoyer. 

rùba,   rebat,   abaissement, 


rùh 

diminution  dans  la  santé  ou 
dans  la  fortune  :  //  é  hc  dû 
rba  (Pail). 

iiihilc,  plier;  se  dit  des 
arbres  dont  les  branches  se 
courbent  sous  le  poids  des 
fruits  (Pail). 

rùbâohi,  f. ,  bon  repas,  ré- 
gal. Cf.  yicfibi. 

rùbele  (^sù),  se  rebeller, 
s'élever  contre,  contrecarrer 
avec  hauteur,  sans  ménage- 
ments, se  rebiffer  (Pail). 

rèbède,  recommencer;  — 
se  rbède,  se  regimber. 

rèb'ute,  répliquer,  ne  pas 
obéir  (Chàteau-Gontier). 
Cf.  rèbiije. 

rèbike  (ié),  se  défendre. 

rêbikle  (jt*),   regimber. 

Timbra,  rebras,  rebord,  pa- 
rement d'un  habit. 

rùbrase,  rebrasser,  retrous- 
ser, relever,  replier. 

n^bnfe  (se),  se  rebifer, 
regimber. 

ri'butinà,  action  de  rebuter, 
refus. 

rèbuic,  déraisonner. 

rùbu::^ye,   qui    déraisonne. 

ri'bn  (J('),  acariâtre. 


rùb 

rèlmee,  repousser,  rebrous- 
ser; —  émousser  (un  cou 
teau,   etc.   Pail,    Izé);     — 
s'émousser. 

rélmle,  rebouler,  repous- 
ser; —  6è  rbnie,  s'émousser 
en  parlant  du  fil  d'un  instru- 
ment tranchant. 

rèhirse,  rebrousser  ;  — 
retrousser,  relever;  —  héris- 
ser; —  se  rhiirse,  se  reco- 
quiller  sous  l'action  du  froid 
(pétales  des  fleurs). 

rcbiitaj,  action  de  remettre 
un  membre  démis. 

ri'bulœ,  rebouteur. 

rèbîile,  rebouter,  renouer; 
—  remettre  (un  membre 
cassé);  —  se  rbnie,  se  re- 
mettre, se  refaire. 

rèkitone,  donner  une  verte 
leçon. 

rèb'Ulîi,  rebouteur,  hon- 
greur. 

rcbweh',  reboucher  (un 
trou).  Voir  hwê. 

rèbiuè^e,  rechigner.  Voir 
biud£. 

rèbwèeu,  qui  rechigne. 

ri'biui:(e,  refaire  à  neuf 
les   bordures  de  buis  ;      — 


rif  43  5 

réparer  (un  objet)  (Cossé). 

remue,  rechaner,  ricaner. 

rêeàome,  rechaumer,  semer 
deux  froments  de  suite  dans 
un  même  champ. 

rèeâose,  (vache)  rentrée  en 
rut  (Craon). 

résine,  rechigner. 

rèeute,  retombé. 

rcewane,  greffer  de  nou- 
veau (Montjean). 

rêdèvà,  m.,  avances,  éco- 
nomies :  ave  du  rédvà. 

rèdèdeu  (a  la),  a  la  rèdê- 
dct,  sur  le  dos  (tomber). 

rédôde,  redonder,  retentir. 

rèdôdi(r);  se  dit  d'une 
pierre  qui  rebondit  en  ron- 
flant. 

rêdnijiÇr),  ranimer,  ravi- 
goter ;  —  se  rdruji(r),  deve- 
nir dru  ;  —  revenir  à  Lisante. 

rédrupe,  roter. 

rédiibye,  redoubler,  revenir 
sur  ses  pas. 

rèdyc,  courant  rapide  d'une 
rivière.  La  truite  se  pêche 
dans  les  rèdye  (Saint-Aubin- 
du -Désert). 

rèfœp,  rfœp,  rèfœpri,  fripe- 
rie,   boutique     de    fripier  : 


136  r(l 

mctr  ô  l'fû'p,  mettre  au  rebut 
(Chàteau-Gontier). 

rùfœpye,  fripier. 

rèfér,  refiiire,  boire  de 
nouveau  :  v-iil  vu  rfér? 

ri'fè,  m.,  fente,  veine  ou 
défaut  dans  un  morceau  de 
bois,  de  marbre,  ou  une 
pierre. 

ri'fèdr,  hésiter  dans  un 
mouvement  quelconque  par 
suite  d'un  obstacle  im- 
prévu. 

irfct,  hésitation. 

rêfiec,  reficher,  enfoncer 
de  nouveau;  —  sô  rfice,  se 
retirer  de  nouveau  dans  un 
lieu  quelconque. 

réfi^toiie,  refaire  mal,  à 
plusieurs  fois,  rafistoler. 

rùfredi(j-\  refroidir. 

/■(?//-^^/5)'ô,  refroidissement, 
pleurésie. 

rèfnua,  refroid,  froid,  ami- 
tié refroidie. 

rèfiil,  rùfiir,  m.,  refoul, 
refour,  partie  profonde 
d'une  rivière  ou  d'un  cours 
d'eau  situé  au-dessus  d'une 
chaussée  de  moulin.  Le 
curé      de       Sainte-Suxanne 


avait  le  droit  de  pèciier  au 
refoul  du  moulin  du  \'i- 
comte,  le  jour  de  la  fête  de 
Sainte-Suzanne. 

rùj-nlitr,  refoulure,  nerf 
fatigué,  foulure. 

n]fnreyi',  faire  un  deu- 
xième   labour   (Craonnais). 

nlfiix,  décharge  d'un  mou- 
lin  (Craonnais).    Cf.   ri'fiil. 

iifyô,  arrière-goût  ;  — 
fini,  dernière  main  donnée 
à  un  ouvrage;  —  à'  rùfyô, 
une  autre  fois. 

rhjar,  m.  pi.,  menues 
redevances  consistant  en 
volailles  ou  en  œufs. 

regarda,  regardant,  avare, 
intéressé. 

rùgerde,  regarder  :  njcrdc 
lier,  rgerde  dur,  fliire  les  gros 
yeux  à. 

rùgcxc,  reguéer,  laver  le 
linge  et  le  remuer  dans  l'eau 
avant  de  le  tordre  (Château- 
Gontier). 

rècfigè,o^\. 

rùgôrc,  rapetasser  grossiè- 
rement. 

rà;oriiie,  avoir  de  nou- 
veaux abcès  (Craonnais). 


régra,  regrat;  —  vàt  ô 
rgra,  vente  au  détail;  — 
raygrass,  graine  d'herbe. 
Cf.  livré. 

rëgradd'iQ-)  ,  r  ég  r  a  m  a- 
dîu{{r),  enduire  un  mur 
(Evron). 

règratye,  r,  revendeur,  -se, 
fripier. 

règrà(ii(  r) ,  regrandir, 
agrandir. 

règrêne,  émietter  du  pain 
dans  du  bouillon  (Ernée); 
au  repas  du  soir,  après  avoir 
mangé  une  première  écuel- 
lée  de  soupe,  on  remet  du 
bouillon  dans  son  écuelle  et 
on  règrèn  du    pain   dedans. 

régrêné,  f.,  pain  émietté 
dans  du  bouillon. 

rêgrc£e,  raccrocher;  —  se 
rgreee,  se  rebéquer,  ré- 
pondre avec  hauteur. 

règripe,  regriper,  recevoir. 

rêgrôsisur,  f.  pi.,  duites 
remontant  sur  le  tissu. 

régii,  reu,  eu  de  nouveau 
(Pail). 

régit nne  (se),  s'étaler  avec 
orgueil;  —  s'insurger. 

règivisli,  réjoui,  alerte. 


rd'  437 

réhào ,  rehaut ,  améliora- 
tion, enchère,  progrès. 

réjèdr,  geindre. 

rêji,  rejeton  (Pail). 

rùjibye,  rebondir  ;  —  re- 
gimber. 

rèkaliÇr),  refroid ir  (Craon- 
nais);  —  rafraîchir,  reposer; 
—  reprendre  haleine;  —  se 
rhali,  se  reposer;  —  se  sé- 
cher ensemble  (tas  de  foin) 
(Chàteau-Gontier) . 

rékâopi{r),  rétablir,  ré- 
jouir, remettre  d'une  indis- 
position, d'une  maladie;  — 
sa  rkâopi,  se  rétablir. 

rèkare ,  rembarrer.  Cf. 
rakare. 

rckàti(i-y,  se  dit  d'une 
pierre  qui  rebondit  en  ron- 
flant. Cf.  rùdôdir. 

rùkœle,  reculer. 

rèkœte,  reclore  ;  —  rékœtc 
l  €è)nè,  réparer  un  chemin, 
en   boucher  les  ornières. 

rèkêne,  recagnier,  ricaner. 

rêkepe,  recommencer. 

réképiÇr),  recrépir;  —  re- 
venir à  la  santé. 

rêkestwi,  qui  a  une  gaieté 
vive.  Cf.   rèvestwi,   rêgwisii. 


438  lùh 

rd'èke  (m'),  se  redresser 
(Cliàteau-Gontier). 

n^ki,  rJd  :  à  rki,  cri  d'un 
enfiint  qui  se  retire  momen- 
tanément du  jeu.  Cf.  eski, 
orjii'. 

rèhiye,  jouer  en  retournant 
au  but;  —  jouer  une  se- 
conde fois  aux  quilles. 

rtkohe^e,  bêcher  une  se- 
conde fois. 

rdvke,  avoir  un  enfant 
longtemps  après  ses  frères 
ou  sœurs  (Pail). 

rèhoki,  produit  d'une  se- 
conde couvée  plus  petite 
que  la  première  (Bierné). 

rêkokiyoïie  Çsf),  se  reco- 
quiller. 

rùkonèlr,  reconnaître,  ré- 
compenser, témoigner  de  la 
reconnaissance.  Lorsqu'un 
colon  ou  un  fermier  a  un 
nouveau  maître,  il  va  lui 
rendre  visite  pour  le  recon- 
naître et  lui  fait  d'ordinaire 
présent  d'une  paire  de  pou- 
lets. 

rùJsôle,  recloter,  réparer  les 
clôtures  d'un  champ  (Neau); 
—  refaire  un    sillon    où   la  j 


charrue  a  manqué;  —  s^ 
rkole,  faire  de  nouveaux 
efforts  pour  réussir. 

fc'kdiiwi  :(({',  maître  des 
cérémonies  (Pail). 

rèkôsô,    m.,    consolation. 

rôkrcpisaj,  action  de  cré- 
pir de  nouveau. 

rùkrèr,  réjouir,  récréer 
(Pail). 

rdvési(^)-) ,  hausser,  sur- 
élever. 

rêkrète,  refoire  la  crête 
d'un  mur  ou  d'un  édifice. 

rî-krétr,  augmenter.  Qjuand 
on  est  dégoûté,  la  bouchée 
)Avr  dans  la  bouche. 

/ckrô,  raccroc,  détour  : 
par  rdvv,  indirectement. 

rd'ii  r,  rùhu  ri(r) ,  resco  u  r re , 
secourir. 

rôhirsf,  retrousser;  —  sa 
rk/irse,  relever  sa  robe  et 
l'attacher  par  derrière. 

rùkwe,  rescouer,  aider,  se- 
courir, sauver  (Pail). 

rùlahr,  rabâcheur. 

rêlnte,  rabâcher,  faire  de 
faux  rapports. 

rtlàti(i-),  relentir,  sécher 
ensemble;  se  dit  d'un  tas  de 


foin  (    hàteau-Gontier).  Cf. 
rûkaU{i). 

rèlve  du  pùee  d  pares,  rele- 
ver du  péché  de  paresse, 
battre. 

rèlH'éy  relevée,  après-dîner 
(Pail)  ;  —  fér  tnua  rèivé, 
s'enivrer  à  trois  fois  difie- 
rentes. 

riHè,    rùli,    relais,    rebord 
d'un  fossé   (Pail),  Cf.   £?//•. 
rèUse,     excréments     d'un 
animal  sauvage. 
rèlim',  qui  rèJU. 
rûlhe,   manger    ou    boire 
avec    raffinement;    —     au 
fig.,  battre;  —  soigner,  pa- 
rer; —  faire  le  parasite;  — 
chercher,    fureter  :   ka  k  vu 
vné  rliee  par  là  ;  —  j  oryô  bi 
parye  k  i  srè  vnu  aniui  dé  h  i 
rlw  œ  bô  dîne. 

rêlwri,  mangeaille  ;  —  se 
dit  aussi  dans  le  sens  de 
parure  recherchée. 

rclijyo  :  rèlijyô  d  Dôpyer, 
religion  de  Dompierre , 
amour  de  l'argent  :  /  //  a  h 
la  rlijyà  d  Dôpyer,  i  turè  sô 
pér  pur  ànu  èriie  pu  Pu. 
rùh'c ,      remettre      (quel- 


rùm 


439 

battre. 


qu'un)  à  sa  place; 

rèlibi:{e,  reluire. 

rêlzi'i^ê,  les  Ervrum  (Châ- 
teau-Gontier). 

rêlûn:(eye,  reluire  (Craon- 
nais). 

rùlyaje,  reliager,  relier. 

rùmâei,  m.,  ce  qui  a  été 
mâché  ou  sucé. 

rèniàdœ ,  r  e  b  o  u  t  e  u  r 

(Craonnais). 

réinàde,  remettre  les  mem- 
bres cassés  (Craonnais). 

rèinéne,  ramener  (quel- 
qu'un) à  la  raison. 

rallie  d  jerme,  issu  de  ger- 
main (La  Dorée).  Cf.  ré- 
iiiwe. 

rùiuè,  adoucissement  de  la 
température  après  un  grand 
froid  (Ernée). 

rùniéjœ,  qui  remet,  qui 
renoue. 

rèmètr  ô  drè,  remettre  en 
bonne  voie;  —  rmet  œ  scrk 
a  sa  barik,  prendre  un  nou- 
veau bail  de  vie;  — se  rniétr, 
se  remettre,  se  souvenir  : 
je  II  uiê  rmè  pa  be  d  sa. 

rèméye,  dégeler  (Ernée)  : 
sa  h  ma  s  a  rniéye. 


440 


rèn 


rcii 


rhnire,  jeter  de  nouveau  ; 

—  su  nuire,  se  regarder  sou- 
vent dans  un  miroir. 

n'inôlc  son  orloj,   renifler, 

rùmàtc,  f . ,  après-midi 
(Pail). 

n^mu,  eau  tranquille  et 
profonde. 

n'iii/ilr,  terre  molle  dans 
les  terrains  marécageux.  Cf. 
i?la. 

nUiiiih't,  rotule  du  genou. 
Cf.  niiilct. 

rùDiiic  d  jcrmè ,  cousin 
issu  de  germain  (Pail).  Cf. 
rùme. 

rènâfye,  renifler,  renâcler; 

—  être  en  colère. 
rônâJcc'y  renâcler  (Pail). 
Rhino,  René;  —  gâ  Rnào, 

nom  propre  de  matou 
(onomatopée). 

rènâode,  maugréer,  mur- 
murer. 

rùnor  :  lire  a  riiar,  se 
faire  traîner  de  mauvaise 
grâce  ;  —  fir  le  riiar,  faire 
les  renards,  faire  l'école 
buissonnière;  — fér  dé  riiar, 
vomir.  Cf.  rave r se. 

rhuirde,   avoir    peur;    — 


taire  l'école  buissonnière;  — 
s'échapper. 

rtuâré,  fin,  rusé,  madré 
(Pail). 

rt'nnsi,  reste  malpropre 
(Cossé,  Landivy). 

rhiaye,  couper  mal  (ci- 
seaux) ;  —  être  incertain 
(temps),  /  ta  rna\.  Cf.  her- 
)iaye. 

rùnâ:;e},  batracien,  quand, 
dans  sa  métamorphose,  il 
n'est  ni  têtard,  ni  crapaud, 
ni  grenouille  ;  —  grenouille. 
Cf.  gèrnâ:;el;  —  coque  de 
noix  remplie  de  gravier  et 
attachée  par  un  crin  à  un 
petit  bâton  (jouet). 

Rènest,  Rùnestin,  Renest, 
-ine,  Ernest,  Ernestine. 
Pendant  plus  de  vingt  ans, 
sous  Louis-Philippe,  la  ré- 
publique de  1848  et  Napo- 
léon III,  la  plupart  des  en- 
fants de  la  ville  de  Laval 
auxquels  les  parents  don- 
naient le  nom  d'Ernest  et 
Ernestine  ont  été  inscrits 
sur  les  registres  de  l'état 
civil  sous  le  nom  de  Renest 
et  Renestine,  et  ce  par  l'em- 


ployé  chargé  de  la  tenue  des 


registres  ' , 


rênifyar,  qui  renifle. 
rCnifye,   souffler  du   nez  ; 

—  railler,  refuser, 
Rènàt,  Renée. 
Rénotè,  René. 

rènàse,  rénôsye,   renoncer; 

—  renier  :  /  rporl  bè  a  sôpér, 
i  n  pœ  pzvè  lé  rnàse. 

rêpasi,  m.,  reprise  à  l'ai- 
guille (Hercé). 

répékàodiÇr)  (se),  se  re- 
dresser; —  revenir  à  la 
santé.  Cf.  rùkâopir. 

répéke  (se),  se  retourner 
vivement  en  se  défendant 
du  bec;  —  rèpêke,  rehéqué, 


arrogant. 


rèpêkre  Çsê),  se  révolter 
sous  l'outrage. 

répète,  se  rebiffer  ;  —  rpétc, 
fier,  plein  de  morgue. 

rêpêye,  mettre  la  paix. 

rèpijom,  repigeonner,  don- 
ner des  rejetons  (arbre 
coupé),  pousser  de  nouveau. 


rùp  441 

plante,  furoncle,  etc.  :  œ  bô 
rœmè  rpijdn  se  fa. 

répijonyàû,  rejeton  qui 
pousse  sur  les  racines. 

rêpijote,  pousser  de  nou- 
veau, repousser. 

rùplà'je,  a.;  se  dit  d'une 
poule  qui  se  recouvre  de 
plumes  après  avoir  mué 
(Saint-Thomas). 

rùpJiye,  rebrousser  che- 
min. 

reporte,  ressembler  :  /  rpàrt 
bè  a  sa  mér.  Cf.  revenir  ;  — 
rapporter,  espionner. 

reprend',  critique,  qui 
trouve  toujours  à  reprendre. 

rùprè,  repris,  réprimandé. 

rèpnie,  reproche. 

repus,  rèpnsyâo,  f.,  repuce, 
engin  à  prendre  les  oiseaux, 
formé  d'une  branche  cour- 
bée (Craonnais)  ;  —  latte  de 
bois  clouée  par  un  bout  et 
qui  fliit  ressort  de  l'autre  bout 
pour  tenir  une  porte  fermée. 

rèpuse,  rebondir  :  /  é  œn 


I.  Cela  peut  sembler  incroyable.  Ces  traditions  n'ont  pas  complè- 
tement disparu;  à  la  même  mairie,  en  1885,  je  n'ai  pu  obtenir  qu'on 
écrivît  correctement  un  nom  propre  que  j'ai  épelé  par  deux  fois  (G.  D.). 


442  ri\i 

fi'k  ki  rpus  bè;  —  faire  res- 
sort ;  —  repousser  ;  — 
prendre  les  oiseaux  à  la 
replis. 

rtpni,  repos. 

rôpiiji(^r),  renHcr. 

r^pii:(e  (se),  se  reposer. 

rùpyaloc,  refaire  un  en- 
duit; —  coller  au  mur  à 
nouveau. 

rùp\ani(^r) ,  aplanir  de 
nouveau. 

rôpye  (sf),  revenir  sur  ses 
pas  ;  —  fliire  face, se  rebiffer, 
se  retourner  contre  (chat, 
vipère);  —  se  replier;  on  dit 
d'une  personne  avare  :  é  st^ 
rpirè  be  (pour  manger  ses 
excréments)     (Champéon). 

rèràte,  retricoter  la  partie 
usée  d'un  bas  ou  d'un  tricot. 

rêsahe,  tirer  et  arracher 
des  mains. 

rûsanCy  mal  raccommoder. 

rùsanur,  ùrsaniir,  reprise 
mal  faite. 

râsàbxàs,  ressemblance. 

rùsôpe,  receper,  recevoir 
(un  objet  lancé);  —  recom- 
mencer :  la  ç/éf  II  a  pwc 
pn\   fodrn  rMpc   I  àl  ;    —  le 


paysan  ne  manque  jamais, 
s'il  offre  du  cidre  à  quel- 
qu'un, de  lui  dire  en  em- 
plissant de  nouveau  le  verre  : 
alô  rsùpà.  Cf.  rôkepc. 

rt\u^vc,  recevoir. 

nWd,  rùsèt,  graisse  d'oie 
fondue  (La  Dorée). 

n'siiie,    goûter,   collation. 

n^ta,  m.,  tourbière  dans 
une  prairie  (Le  Genest).  Cf. 
biijô,  mole,  molyer,  iiiardcl, 
mari^eï. 

retape,  réparer,  raccom- 
moder. 

rôlûY,  f.,  retaille,  morceau 
d'étoffe;  —  cidre  tait  avec 
de  l'eau  jetée  sur  du  marc 
de  pommes  ou  de  poires 
(Pail). 

rùlayd,  m.,  retaille,  reste 
d'étoffe. 

rùtàUiye,  mouiller  de  nou- 
veau. 

rùlè,  retenu. 

rHcte,  boisson  faite  avec 
de  l'eau,  de  l'eau-de-vic  et 
du  sucre. 

rôliràs,  f.,  asile  (Bierné). 

nuire,  ressembler.  Cf.  rô- 
portc,  rMiiir. 


rèv 

retira,  m.,  partie  du  lin  ou 
du  chanvre  mélangée  avec  le 
htpyâo.  Cf.  répara. 

rélrcte,  retraiter,  arrêter 
une  voiture  en  tirant  par 
derrière. 

rétîtpe,  retouper,  rebou- 
cher (une  haie). 

rètur,  reproche,  punition, 
coups;  —  kufe  à  rhir,  cou- 
cher dans  un  lit  qui  n'a  pas 
été  refait. 

rêhire,  retourner. 

rôlîirne,  fin,  rusé. 

rêhirnur,  f.,  retournure, 
détour  dans  la  conversation  ; 
—  malice. 

rèusi  (r),  réussir. 

l'^va,  revoir  :  a  ui  rvn, 
jn-ek  ô  rva. 

rèvaysi,  revoici,  voici  en- 
core. 

rèz'àj,  revanche. 

rèvàje,  venger  :  œ  ta  rvàj 
l  âot  (proverbe)  ;  —  se  rvàjc, 
se  venger. 

rôvàr,  revendre. 

rH'èniQ'),  ressembler  à. 
Cf.  reporte. 

rù-vœje,  rèvœrje,  retourner 
avec  le  museau  (la  taupe,  le 


rùv  443 

porc).  Cf.  fuje;  —  fouiller, 
chercher,  brouiller,  boule- 
verser en  cherchant  :  //  a 
t'K  rvœje  dà  lonmoer. 

rtuékii,  parfaitement  res- 
semblant :  se 50 pér  in  rvèku. 
Cf.  pyakre. 

révén,  f.,  rêva  ne,  résidu 
qui  tombe  sous  le  tarare 
quand  on  vanne  le  blé.  Cf. 
rcgorj;  —  marchandise  de 
rebut  (Château-Gontier). 

rèverdiÇi-),  reverdir  :  j  l  é 
pyàte  là  pîi  rverdi,  je  l'ai 
laissé  en  plan. 

rùverje,  rcvercher,  re- 
muer, soulever  en  dessous  : 
la  tâopè  rverj  ;  —  se  ma] 
poli  dé  rverj e  dà  lé  pya  (Saint- 
Aubin-du-Désert). 

rêvèsi,  revoici,  voici  en- 
core. 

réveste,  remettre  à  la  rai- 
son (quelqu'un). 

rêvéstô,  reste. 

rèvestwi,  éveillé,  réjoui  : 
rvestwi  kom  (m  poté  d  sfiri. 
Cf.  réhestwi. 

révèîi,  m.,  boisure  placée 
au-dessus  de  la  mangeoire. 


444  >'^f} 

rêvii;otc,  ravigoter,  faire 
revivre  (Pail). 

râ-vinc,  ruiner. 

rH'ire,  revirer,  retourner 
sur  SCS  pas;  —  sî'  rviir,  se 
tourner  contre  ;  —  se  révol- 
ter. 

rùvné:{i  :  quand  on  veut  se 
faire  verser  un  second  verre 
de  cidre  par  un  hôte  peu 
généreux,  on  dit  :  //  é  bô  imt 
sitr,  nie  il  a  à'  pîi  ffii  d 
n^vné::j. 

rêmvela,  revoilà. 

n\>yè(â)r,  reviendre,  reve- 
nir. 

rœ,  roue. 

rœhl,  Galium  mollugo 
(Ballée).  Cf.  rchl. 

rœhrik,  rubrique. 

rœhir,  voleur  de  grand 
chemin,  Le  D.,  p.  155. 

rϣ ,  f.,  plante  du  genre 
Carex  (Pail).  Cf.  rœj. 

rœec,  ruminer  (Ernce). 
Cf.  rœee. 

rœeèr,  mouvement  conti- 
nuel de  mâchoire  que  font 
les  ruminants. 

rœcie,  roter, 

rœ(;e,    beugler.    Cf.   nrxc. 


re 

ràj,  rage  (La  Dorée).  Cf. 
rèj. 

nrj,  rœjcl,  phnie  du  genre 
Carex.  Cf.  rœe. 

rœjc,  ruminer.   Cf.    nïjc. 

ru'in,  rhume. 

rœmalis(ni),  rhumatisme. 

rœnie,  renifler. 

rœmim,  ruminer,  gronder 
(quelqu'un)  :  j  ièva  rœmine. 

rd'si,  réussir.  Cf.  rùiisi. 

rœye,  beugler  (comme  un 
taureau  furieux). 

rœs,  grand  panier  sans 
anses  (La  Dorée).   Cf.    res. 

rœsyâo,  reussiau,  ruisseau. 

rœ:;^h-yâo,  rœ^lê,  animal  du 
genre  martre  :  5  tapi  koni  œ 
ra\èryào.  Cf.  ro:^Jè. 

rœ:(in,   résine.    Cf.   nqm. 

râ'€,  Carex  des  prairies 
humides  (La  Dorée). 

rd'£,  rœj,  action  de  penser 
et  repenser  à  une  chose  :  sa 
li  rvx?  â  ràj  (La  Dorée). 

rare,    nrje,    ruminer    au 

propre  et   au  figuré  (Pail). 

ré,  f.,  rayon  de  miel.  Cf. 

;r,   raie,  ligne;   —  creux 


rq 

entre  deux  sillons.  Cf.  ;r-  ; 

—  m.,  roi; 

J'allons  veir  noustre  bon  Rey. 
(Pastorale  7.) 

—  à  ré,  en  moyenne.  Cf.  rél. 
ré,  vrai  :  pa  rc,  pas  vrai  ?; 

—  ras. 

réàtortr,  envelopper  de 
nouveau. 

rebl,  Galium  moUugo  (Li- 
vré). Cf.  rud. 

ré^âodiÇr),  réchauffer. 

réeâofc,  rentrée  en  rut 
(vache). 

réfleksyone,  réfléchir. 

régàye,  égailler,  étendre 
de  nouveau. 

Je  me  boutis  au  coin  du  feu 
Pour  régailler  la  braise  ; 
Il  en  sautit  trois  péteriaus 
Dedans  mon  écritouère; 
J'  crevas  que  c'étaint  trois  dia- 

[blotiaus 
Qui  s'en  allaint  avec  ma  piau. 

(Chanson.) 

régériÇ^r),  guérir  de  nou- 
veau. 
rèj,  rage. 
rej'àte,  régenter,  dompter. 


'-'^P  445 

rejehat,  f.,  piège,  trébuchet 
pour  les  oiseaux  (G.). 

réjiui,  f.,  bon  feu,  feu 
clair  :  fér  la  réjiui. 

rektal,  exact  à  l'heure  : 
al  été  rektal  (Pail). 

rektalinà,  exactement , 
régulièrement  :  ipeyâ  rektal- 
inà. 

rèl,  m.,  règle,  morceau  de 
bois  plat,  large  d'environ 
deux  doigts  et  long  de  cinq 
pieds,  servant  de  mesure 
aux  charpentiers  et  aux 
maçons;  —  à  rel,  en 
moyenne.  Cf.  ré;  —  chèvre- 
feuille (environs  de  Laval). 

;•('/,  f.,  raie,  ligne,  trait, 
rainure  (Pail)  ;  —  jeu  de 
marelle  ou  de  pierrette  (Bais, 
Pail). 

rémiuere  Çsc\  se  remé- 
morer. 

répara,  partie  du  lin  ou 
du  chanvre  mêlée  avec  le 
htpyâo.  Voir  ce  mot. 

répestin,  répistin,  demi- 
tasse  de  café  (Montjean, 
Ballée). 

repolie,  repôr,  répondre 
(Pail). 


446  rrs 

rcpONit,  répondu. 

rêpôs,  raiponce,  Canipa- 
nula  nipuncLiloïdcs. 

rèr  (a)  :  mettre  la  pointe 
d'un  soc  à  ;•('/■,  c'est  l'incli- 
ner à  gauche  ;  à  liiTér,  h 
tourner  vers  la  droite. 

tes,  resse,  grand  panier 
ovale  à  deux  poignées. 

rêjiîo  {di-},  lentement;  — 
saut,  sursaut. 

résà,  tranquille,  maître  de 
lui-même. 

rèsc,  f.,  contenu  d'une 
resse;  —  ruche  (d'abeilles). 

rési,  m. ,  récit;  fér  œ  rési  d 
ktvkiî',  faire  un  récit  de  quel- 
qu'un, en  foire  l'éloge  (Pail); 
—  f. ,  récie,  repas  de  midi 
(La  Dorée).  Cf.  rcsyé. 

rèshnr,  rescourre,  secourir. 

respir,  m.,  respiration, 
haleine. 

rcspoiiii,  répondu. 

respoiiwer ,  répondre. 

reslayô,  mauvais  ou  petit 
reste  de  viande. 

reste,  demeurer,  loger  ;  — 
prêt  dé  reste,  prête  de  rester  ; 
se  dit  d'une  femme  ou 
d'une   femelle  sur    le  point 


rct 

d'accoucher  ou   d'avoir   un 
petit  (Bierné). 

reslr,  mauvais  sujet. 

resiisitayc,  revenir  à  la 
santé. 

resiirdr,  sourdre;  —  gros- 
sir, multiplier  (Pail)  :  /  pc 
resiir  dît  1  fur. 

resnrs,  source. 

n'své,  f.,  après-midi  :  il 
résyé,  a  d  résyc,  cet  après- 
midi.  Dans  un  sens  plus 
restreint,  résyé  désigne  le 
temps  qui  s'écoule  depuis 
la  collation  jusqu'au  souper 
(Pail). 

résyc,  v.,  goûter,  coUa- 
tionner,  prendre  le  repas 
du  milieu  de  l'aprés-midi 
(Andouillé). 

résyone,  recionner,  goûter, 
collation  ner. 

rétive,  faire  le  rétif. 

rétiy,  f.,  rondin,  gros  mor- 
ceau de  bois   rond  et  droit. 

rêl(r),  être  de  nouveau, 
être  rendu  :  kà  v:(_  aie  rcl  a 
l  éeaye. 

retrètif,  bandage,  pour 
hernie. 

réliir,    tougère    et    ronces 


rcT. 


que  le  fermier  coupe  sur  les 
haies  pour  en  foire  de  la 
litière. 

réture^  récurer  (les  fossés)  ; 
—  fliire  la  rétur. 

révèy  mate,  Sedum  tele- 
phium.  Cf.  erbSè  Pyer. 

revu,  rêveur. 

révyoji  Qn),  tout  regail- 
lardi. 

réyd',  relieur. 

rèye,  rayer,  jeter;  — 
rayonner  :  la  lœii  s  mil  a 
rèye  àt  dé  niOé;  —  flamber, 
briller  :  reye  d:{yœ;  — ratu- 
rer, rayer;  —  relier. 

rèyé,  f.,  chaleur  subite  et 
forte  ;  —  rèyé  d  fœ,  grand 
feu  flambant;  —  rayon  de 
soleil  entre  deux  ondées  : 
à  Mar  ôii  a  dé  rèyé  d  sida  é 
dé  haré  d  pyé  ;  —  rayons . 

réydne,  faire  des  raies  pour 
semer;  —  et  vit  réydne,  être 
vite  enlevé,  mourir  en  peu 
de  jours. 

reyô,  m,,  raie  de  charrue 
(Pail). 

rèynr,  reliure. 

réi,  f.,  espèce  de  petit 
fossé,  égout  entre  deux  sil- 


Ions;   ■ —    alvéole    d'abeille, 
rayon  de    miel. 

rè:(œ,  rèilè,  rciirydo,  rose- 
reul,  putois,  belette  (Châ- 
teau-Gontier)  :  s  tapi  koin  œ 
rèzlè. 

ré-^œl,  réseau. 

ré^c,  semblable  à  un  gâ- 
teau d'abeilles  :  hé  suvà  lé 
gril  uavyâ  sô  ré~e  à  ddà. 

rè:(i,  résistance. 

ré:(ipèr,  érésipèle.  On  le 
guérit  par  une  application 
de  bouse  fraîche  (Chàteau- 
Gontier),  ou  une  infusion 
de  fleurs  de  sureau. 

ré:(ii,  -d,  résous,  résolu,  -e, 
résigné  ;  —  bien  portant  :  et 
Vil  ré:;ii  ?,  comment  vous  por- 
tez-vous ?  (Bais)  ;  —  :  tu  pyc 


re::^ii , 


ri,  rien  :  sa  nu^  a  mi  a  rc, 
ca  nous  a  ruinés;  /  vu  ncli 
sa  an  œ  rc  d  ta. 

rï'hérj,  Mercurialis  annua 
(Landivy).  Cf.  ràbcrj . 

rèjïuè,  odeur  de  flirine 
moisie  :  sa  sa  l  rèfwl  (Châ- 
teau-Gontier).  Cf.  rafivc. 

règa,  m.,  ringards,  grosses 


^4^  '"'■■/ 

triques,  perches  (Chàteau- 
Gontier). 

rècjê,  animal  cliétif  (Er- 
née);  —  trique  de  petite  di- 
mension. 

irjc,  ruminer  (Craonnais), 
Cf.  rdje. 

rèsej,  rinçure,  action  de 
rincer;  —  vin,  cidre  et 
toute  boisson  qui  reste  au 
fond  du  pichet  et  qui  est 
par  là  même  versée  en  der- 
nier lieu  aux  convives. 

rèset,  action  de  rincer  sa 
tasse  après  avoir  bu  du 
café  en  y  mettant  quelques 
gouttes  d'eau-de-vie  ;  —  eau- 
de-vie  prise  après  le  café. 

rèsoiié,  f.,  volée  de  coups; 
—  rincette. 

rèsd,  reste  ?u  fond  d'une 
bouteille  ou  d'un  verre. 

rèspè,  reste. 

rcsU)  qui  a  de  gros  reins, 
qui  a  les  reins  forts  :  s  ctet 
œ  gru:{  ôm  pàsii  é  rcsti  ;  nul 
hîivar  êrlsu  é  t-itl  a  Je  niasakr. 

rctur,  rameaux  d'un  ar- 
bre. Le  propriétaire  a  le 
bois  de  €art  et  le  fermier  la 
rî'lur.  Cf.  n'Iur. 


rib 

rityc,  s.  m.,  reins. 

rc\ô,  raison. 

rhape  (se),  se  reprendre, 
se  rattraper  :  /  se  rhapi  a  ivn 
hn'ie;  —  revenir  à  la  santé. 

;■/,  rix,  racine  (Craon- 
nais). 

ribalè  (ô),  à  l'air,  dehors. 

ribàobi,  f.,  ripaille. 

ribàod,  ribaude  (vache), 
vache  toujours  en  rut  qui  ne 
retient  pas  (Craonnais). 

ribàode,  ribauder,  se  con- 
duire en  libertin. 

ribà,  ruban. 

ribô,  battant  de  la  baratte. 
Cf.  harahâo  ;  —  rabot  :  — 
trique  pour  battre  la  rivière 
et  eftaroucher  le  poisson. 

riboli,  petite  ribote. 

ribotd',  riboteur,  qui  aime 
trop  à  boire. 

ri  bote,  baratter;  —  s'eni- 
vrer ;  —  battre  l'eau  pour 
eftaroucher  le  poisson. 

ribà  ril'cii,  ribon-ribainc, 
malgré  tout. 

On  le  lirait  ribon-ribaine 
Jamais  on  n'en  serait  futé. 

(Dictionnaire  Lavallois.) 


I 


rif 

l'ibu,  rébus,  idée  bizarre. 

ribiile,  vagabonder  à  tra- 
vers champs  (Andouillé)  ; 
—  ribiile  d:{  yœ,  rouler  des 
yeux  en  boule. 

ribuy,  f.  pi. ,  vieux  sou- 
liers. 

rUole,  ricaner  d'un  air 
niais. 

rUoUiy  ricaneur. 

ridé,  lièvre  mâle  :  alô,  y  a 
pa  d  pert,  s  et  œ  ridé. 

ridel,  f.,  rideau  de  grosse 
toile,  ordinairement  plissé 
à  petits  plis  au  fer,  et  gar- 
nissant les  lits  à  quatre  que- 
nouilles. La  toile  de  ces  ri- 
deaux est  souvent  fabriquée 
dans  la  ferme  même;  — 
porte-gerbe,  côté  d'une  char- 
rette. 

HJî,  rifle,  maladie  du  cuir 
chevelu  chez  les  enfants. 
Cf.  rajî;  — écorchure,  égra- 
tignure. 

rijîar,  marteau  à  manche 
de  fer  dont  le  manche  sert 
au  faucheur  pour  aiguiser 
sa  faux  (Ampoigné). 

rifle,  rifler,  raser,  passer 
tout  contre. 

G.  DoTTiN.  —  Glossuili:. 


■ik 


449 


riful,  rifiiÇr),  partie  pro- 
fonde d'une  rivière  retenue 
par  une  chaussée  au-dessus 
d'un  moulin.  Cf.  rcfnl. 

rigayé,  f.,  bon  feu  pétil- 
lant et  qui  réjouit. 

rigobi,  f.,  régal  (Chàteau- 
Gontier). 

riguk,  rigoler,  se  réjouir, 
faire  quelque  débauche. 

rignlin,  escalier. 

rijâone,  rire  jaune. 

rijolc,  ricaner  d'un  air 
niais.  Cf.  rigole. 

rik,  f.,  vieux  cheval,  mau- 
vaise bête. 

ril\  ras  :  /-//  rik,  tout  près  ; 
—  rik  a  rak,  exactement, 
sans  céder;  —  rik  a  rik,  côte 
à  côte,  bord  à  bord  (Pail). 

rikâopi  {et  a),  taire  des 
malices  par  désœuvrement 
(Hercé).  Cf.  adlé~i. 

rikar,  geai  (Château-Gon- 
tier). 

rikanye,  ricaneur. 

rikœyet,  distribution  à  la 
volée  comme  on  fiit  aux 
baptêmes  à  la  sortie  de 
l'église  :  ^tc  a  la  rikœyet. 
Cf.  gobiiiay. 


2Ç, 


4)0  rip 

riki'y  raser,  passer  tout 
près.  Cf.  rifle. 

rikiki  (pli  bonom  dû  la), 
petit  doigt  :  pli  bonom  dû  la 
rikiki,  ki  a  màjc  ma  rôti  lu 
lé  midi  (Cosse).  Ct.  pûli 
knrtâo. 

rikopti,  sorte  de  julienne 
où  Ton  éniiette  le  pain  de 
sarrasin  que  l'on  ne  veut 
pas  laisser  perdre  (Hercé). 
Cf.  miçinisé. 

rime,  rimer,  être  raison- 
nable :  sa  II  rim  piuè',  — 
œn  let  bè  rimé,  une  lettre 
bien   tournée. 

rimolè,  riiiiiilè,  m.,  fon- 
drière. 

riijolè  (et  o),  être  usé  jus- 
qu'à la  corde  (Pail). 

ripàopé,  grande  beuverie  ; 
—  grande  quantité. 

ripaye,  faire  ripaille,  man- 
ger gloutonnement. 

ripe,  riper,  gagner  (au  jeu) 
Saint-Thomas  :  ;'  té  va  ripe, 
U  via  ripe  ;  —  attraper  (Châ- 
teau-Gontier). 

ripopax,  ripaille,  orgie. 

ripyol,  ornement  vieux  et 
passe. 


ro 

ripyole,  a.,  se  dit  d'une 
couleur  passée  par  plaques. 

riskaby,  risquable,  que  l'on 
peut  risquer;  —  périlleux, 
sans  espoir  de  succès.  Cf. 
ijàdiyœ,  katérœ. 

riskaryœ,  animal  qui  a  des 
tares. 

ristiira,  m.,  vieilles  pa- 
rures usées. 

;■/  tu  jâon,  rit-tout-jaune, 
qui  rît  à  contre-cœur. 

riy,  rilles,  parties  de  la 
chair  du  porc  qui  ne  se  con- 
servent pas  dans  la  saumure 
et  que  Ton  foit  cuire  dans 
un  grand  chaudron  en  même 
temps  que  l'on  fait  fondre 
la  graisse;  —  riy  d  nui, 
membres  d'oie  que  l'on  con- 
serve dans  la  graisse. 

riye,  riller,  glisser  (Pail). 
Cf.  ékriye. 

riyet,  rillettes,  parties  me- 
nues des  rilles. 

/■/v(i,  m.  pi.,  rillettes. 

ri\ri, f., risée, éclat  de  rire. 

ni,  roue.  Cf.  ni;  —  sub- 
division du  butyâo.  Cf.  arol  ; 
—  La  Roë,  nom  de  lieu  ;  — 
terme  de  tissage,  assemblage 


rob 

de  broches  entre  lesquelles 
sont  passés  les  fils  de  la 
chaîne.  Cf.  peu. 

rob  d  àd'uy,  enveloppe  de 
l'andouille. 

robe,  dérober. 

On  y  a  robbé  son  arnionac. 
ms.  22 

Rober,  Robert  :  et  rober, 
ne  pas  être  le  maître  dans 
son  ménage. 

rober j,roherge,  mercuriale 
annuelle.  Cf.  ràberj,  rèberj. 

robe,  chiffon,  linge  usé  : 
)nét  6  robe,  mettre  au  rebut; 
—  mareà  d  robe,  robe,  chiffon- 
nier ;  —  faucheur  qui  est  en 
retard  et  avance  moins  que 
les  autres;  —  testicule  du 
coq  (terme  employé  par  les 
femmes    qui    chaponnent). 

robieô  (  terme  d'amitié 
adressé  à  un  entant). 

robine,  être  en  arrière  dans 
son  travail. 

robinè,  mesure  de  liquides 
valant  dix  centilitres. 

J'beirions  bcn  un  robinet 
Avant  d'  commencer  la  journée. 

(Pastorale  97.) 


rok  45 1 

robinri,  f.,  lenteur,  foi- 
néantise  au  travail  ;  —  plai- 
santerie. 

roboskô,  bossu. 

ro^Iè,  rochelet,  blouse 
(Montourtier). 

rogasyô,  rogations,  fanai- 
son  :  j  avô  yii  d  bel  rogasyô 

Belles  Rogations 
Belle  fanaison. 

On  chante  aux  Rogations  : 
éc;:((jodi,  ég^âodi,  à  lé  bâo  m, 
inÔtô:(  i. 

rogatonœ,  celui  qui  gronde 
toujours  (Bierné). 

rogatone,  chercher  à  tâtons 
dans  un  coin.  Cf.  ragatone. 

rokau,  f.,  rocher,  coteau 
escarpé  et  aride  (Chàteau- 
Gontier). 

rohanœ.,  escarpé. 

roke,  monter,  grimper. 

rokc,  petit  rocher,  petite 
rue  escarpée  et  rocailleuse. 
A  Laval  une  rue  escarpée  se 
nomme  le  Roquet  de  pa- 
tience; —  Le  Roquet,  nom 
de  lieu. 

rokinô,  reste  de  viande, 
rogaton . 


43-  '''i' 

rokopiro,  loriot  (Nuillc, 
Astillc). 

rolc,  rouler  :  /t*  via  kor  a  s 
rôle  dâ  la  bùrb;  —  la  inivèd 
pyér  sa  roi  la  fao  ;  — -  rôle 
quelqu'un  dans  son  lit  c'est 
lui  border  les  draps  et  les 
couvertures;  — s  rolc, se  rou- 
ler :  h'  pli  màsH  lu  via  Ici  va 
kor  s  rôle  dû  la  bôrb  ;  —  se 
bien  border  dans  son  lit  ;  — 
il  é rôle ,  il  est  malade  au  lit; 
il  est  mort. 

romasiik,  romatis,  rhuma- 
tisme :  à  mit  met,  lé  siirjyè  n 
i  àlàdà  rè,  s  et  œ  roniatisk  kè 
v^avé  dàl  jù^ye.  Cf.  rttniatik. 

romàse,  romancer,  mur- 
murer, se  plaindre. 

romàsin,  moustache;  — 
favori. 

rôme,  rômiye  (fail),  râler 
(quand    on    est   enrhumé). 

ràinyoïie,  murmurer  entre- 
les  dents.  Cf.  nunyoïw. 

romyd,  sifflement  de  la 
poitrine  et  du  nez  particu- 
lier aux  gens  enrhumés 
(Bierné). 

ron,  rogne,  retaille;  — 
urondcmcnt. 


rot 

rotjole,  gronder,  gromme- 
ler. 

rouolmà,  murmure. 

ros,  gardon,  Alburnus 
bipunctatus  ;  —  émousse 
(Craonnais).  Cf.  tribis,  rus; 
—  vieille  souche. 

rosé,  rossée,  volée  de 
coups. 

roslé,  m.,  belette.  Cî.rœ:;^ù- 
ryâo,  rœ^lè,  ritslet. 

rôt,  route,  sentier,  en 
particulier  le  long  d'un 
champ  :  fer  dé  rot;  —  œn 
rôle  d  niés,  par  où  passent 
les  gens  pour  se  rendre  à  la 
messe;  —  brèche  dans  une 
haie  (Craonnais). 

Les  Crottois  parmi   les    rotes 
S'en  viendront  hâtivement. 

(Noël  du  comté  de  Laval.) 

rôt,  grosse  corde  pour 
maintenir  une  charretée  de 
foin,  de  paille  (Saint-Aubin- 
du-Désert,  Pail).   Cf.    lyiir. 

rote,  roter;  —  courir  vite  : 
via  lî  jvâo  ki  rot  bè  (An- 
douillé).  Cf.  barde,  ricele. 

rate,  serrer  avec  la  rot. 

rôti,    champs    laissés     en 


1 


i 


rôd 

jachère  après  trois  récoltes 
de    blé  (Château-Gontier). 

rotin  (cï),  passablement, 
assez  :  i  pas  du  môd  à  rotin. 

rotine,  aller  et  venir. 

rotise,  faire  le  premier  la- 
bour d'une  prairie  qu'on 
défriche  (Craonnais). 

rotruâj ,  rotiuàj ,  rotwàj 
(Pail),  rotruenge,  rabâchage, 
reproches  continuels  :  a  va 
kôr  nu  mie  se  rotwàj;  — 
historiette  amusante  (Mon- 
tourtier). 

ro^èryâo,  rosereul,  belette; 
—  petite  martre. 

rôd,  ronde  (de  foin,  de 
chaume),  chaume  ou  foin 
poussé  avec  le  pied  le  long 
des  sillons  à  mesure  que  la 
fuix  le  coupe,  et  déposé 
d'endroit  en  endroit  sur  le 
champ  (Pail).  Cf.  ràd. 

rôdeue  (rt),  sens  dessus 
dessous  :  /f//  éa  ràd€ii€.  Cf. 
géràbé. 

l'ôdel,  rondelle,  disque  qui 
ferme   la  baratte.  Cf.  rwel. 

rôdeye,  s'arrondir  :  fô  k  la 
hà  vyej  par  là  à  rôdeyà;  — 
faire  des  rôd. 


ru^  453 

rôdiÇr),  arrondir,  grossir; 
—  rôdi  d^  yd%  ouvrir  les  yeux 
largement  avec  un  air  éton- 
né ou  irrité,  écarquiller  les 
yeux,  faire  les  gros  yeux. 
Cf.  rilmle. 

Rôda,  nom  propre  de 
bœuf. 

rôfyé,  f.,  action  de  ronfler 
ou  de  dormir. 

ronone,  murmurer. 

rôptur,  rupture,  membre 
brisé. 

rôpu  Çét},  être  rompu,  avoir 
une  hernie. 

rôpûinà  :  marée  fè  rôpmnà, 
marché  ou  affitire  définitive- 
ment conclu  et  par  lequel 
on  livre  sa  marchandise  sans 
peser  ni  mesurer.  Ct.  tra- 
vers. 

rose,  roncin,  mauvais  che- 
val. 

rôsrè,  lieu  où  il  y  a  beau- 
coup de  ronces  ;  —  Le  Ron- 
ceray,  nom  de  lieu. 

riieé,  f.,  ruchée,  contenu 
d'une  ruche. 

rueô,  ruchot,  panier  en 
paille  fabriqué  de  la  même 
façon    qu'une    ruche,    mais 


454  >■"-' 

a3'ant  une  autre  forme  et 
servant  à  porter  le  pain  au 
four  (Bais,  Ernée).Cf.  pnyô. 

riifolc,  f. ,  contenu  d'un 
ruchot. 

rud,  ni.,  rièble  (Galium 
aparine).   Cf.  rœbl. 

rud,  rude,  pierreux  (ter- 
rain) ;  —  sévère  (personne)  ; 
—  fort  :  s  cl  (V  nid  y,â  ; 
5  et  à'  rud  iiii'to. 

rudàjc,  traiter  rudement, 
maltraiter. 

rudri,  f. ,  rudesse,  bruta- 
lité. 

rufaj,  riifej,  ruffage,  froid 
et  sec  (temps);  — •  de  mau- 
vaise humeur,  rogue. 

rufyà,  paillard,  rufien. 

ruinalik,  rhumatisme.  Cf. 
rusmalik. 

rumim,  gronder  :  ///  va  i 
fer  rumine.  Cf.  dispœte. 

rupe,  roter  (Pail).  Cf. 
drupe. 

rus,  pi.,  Sinapis  nigra, 
moutarde  sauvage;  —  Ra- 
phanus  raphanistrum. 

ruile,  ruisseler. 

rusnmiik ,  rhumatisme 
(Pail). 


rii^ 

rusynÇo),  ruisseau. 
rutiitu,     petit    cheval   de 
charbonnier. 

m,  rôt.  A  l'origine,  sans 
doute,  orc~ô  du  ru  signifiait 
oraison  du  rot.   \'oir  or^-ô. 

rn^,  rouche,  roseau.  Cf. 
rd'f,  —  dans  certains  jeux, 
au  jeu  de  balle  par  exemple, 
lieu  où  se  tiennent  ceux  qui 
ont  perdu  (Pail). 

riieay,  rucayé,  f.  pi.,  dé- 
bris de  viandes,  os. 

Tiens,  voilà  les  rouchailles 
Si  tu  les  veux  roucher. 
J'  mis  ma  main  dans  ma  poche 
Et  j'tirai  mon  moucher. 

(Chanson.) 

riieayc,  ronger  (un  os). 
rnsd'y  qui  mange  avec  avi- 
dité sans  rien  perdre. 

nt€e,  ronger;  —  donner 
des  remords;  —  souffrir  en 
silence;  —  user  par  le  frot- 
tement; —  marquer  de  la 
petite  vérole. 

rin'Cy  petit  os  sur  lequel 
il  y  a  très  peu  de  viande;  — 
os  employé  à  la  tabletterie  ; 


ni  m 

—  trognon,  cœur  d'un  fruit: 
œ  riisè  ci  puni.  Ct.  iùnve. 

ru£mà,  colique. 

ni^one,  rneote,  mordiller, 
ronger;  pua')te  se  dit  surtout 
du  mal  de  dents. 

rit€Ô,  reste  d'un  objet  à 
demi  mangé  ou  rongé  :  nifô 
d  pom,  trognon  (Pail). 

riij  (bi't) ,  bête  rouge, 
lepte  automnal,  rouget. 

ntjœl,  rougeole. 

ru  je,  lepte  automnal,  in- 
secte presque  microscopique, 
de  couleur  rouge,  qui  se 
glisse  sous  la  peau  et  y  cause 
des  démangeaisons  intolé- 
rables; —  nom  donné  aux 
bœufs  rouges. 

rnj  vine,  nom  d'une  espèce 
de  grosse  poire  à  cidre  (La 
Dorée). 

nilœ,  ouvrier  qui  voyage, 
changeant  souvent  d'atelier. 

r-iilé,  f.,  Medicago  macu- 
la ta  (La  Dorée).  Cf.  miueso- 
net. 

rulé,  riiJô,  rouleau  pour 
écraser  les  mottes.  On  dit 
aussi  pu  mot. 

Tiimase,  murmurer. 


mp  455 

rmiiatik,  rnmalk,  rhuma- 
tisme. 

rumâse,  romancer,  parler 
seul  et  peu  distinctement 
(Pail).  Cf.  romàse. 

niinâsin,  moustache. 

rmnine,  ruminer,  remâ- 
cher; —  réfléchir,  repenser 
à  une  chose. 

n'imiye ,  râler  (comme 
un  enrhumé  ou  un  asthma- 
tique). 

niiniyê,  rumîyinà,  petit 
râle  guttural. 

niinyone,  murmurer  entre 
ses  dents.  Cf.  rômyone;  — 
réfléchir  (Pail). 

mnifye,  renifler. 

nine,  rogner;  —  grom- 
meler. 

riipiy,  roupie. 

rupiye,  avoir  de  la  roupie 
au  nez  ;  —  lober,  s'endormir, 
être  dans  un  état  de  som- 
nolence ;  —  râler. 

nipiyone,  respirer  fort;  — 
tousser. 

niptyonmà,  m., respiration 


genee. 

nipiyô, 
gênée. 


m . ,     respiration 


4)6  nis 

rnpyd',  qui  a  fréquemment 
la  roupie. 

riipyol,  f.,  petite  volute 
en  bois,  partie  de  la  toupie 
opposée  au  pivot;  —  caron- 
cule du  dindon. 

rupyô,  vieillard  impotent  : 
œ  vyœ  nipyo  ;  —  toux  ;  — 
roupie  au  nez. 

nis,  vieil  émousse,  souche 
(Ernée,  Landivy).  Cf.  rac;ol, 
ros. 

ruse,  roter  ;  —  vesser. 

rmet,  belette.  Cf.  rœ:(lê. 

rmino},  rossignol. 

nisinole,  devenir  roux  (en 
parlant  du  beurre). 

nisisive,  routoir,  lieu  où 
l'on  fait  rouir  le  chanvre. 

rushaye,  fliire  du  bruit, 
sauter  dans  un  escalier  ou 
sur  un  plafond;  —  caresser 
grossièrement. 

ruslc,  rousselet,  couvert 
de  taches  rousses. 

niskt,  hermine  en  pelage 
d'été,  belette  (Landivy). 

rusle,  V.,  battre;  —  péter. 

nisté,  f.,  volée  de  coups. 

rusli  Cm  sa  /),  ça  sent  le 
brûlé. 


niy 

riisliÇr),  griller  ;  —  perdre 
sans  ressources,  détruire  : 
nu  via  nisli  (Pail). 

nislisur,  brûlure  au  linge. 

rusliye,  roussir,  rôtir, 
griller,  rissoler. 

riistouc,  murmurer  entre 
les  dents.    Cf.  nvuxonc. 

nisur,  rousseur. 

rusurc,  roussir. 

nttc,  roucouler  (tourte- 
relle, pigeon)  ;  —  filer  (en 
parlant  des  chats),  faire  le 
ronron;  —  grommeler;  — 
être  de  mauvaise  humeur; 
—  dire  sans  cesse. 

niti,  f.,  rôtie,  pain  trem- 
pé dans  un  liquide,  ordinai- 
rement dans  le  cidre;  — 
m.,  rôti;  —  fà  à  niti,  ja- 
chère qu'on  met  en  labour 
(Ernée). 

nitt-eào,  rôti  chaud,  fruits 
cuits  au  four. 

riiti(r),  rôtir. 

r-uîiswe,  rôtissoir. 

nilwe,  routoir  à  lin. 

ntx,  m.,  rouille. 

ruyô,  gros  cailloux  roulés 
de  quartz  (Craonnais).  Ct. 
^nyii. 


riva 

rnyur,  rouille. 

r2/;(,  rose. 

ru^é,  rosée. 

rn:^iu,  résine  :  ^àdel  dû 
m^in,  par  opposition  dont 
mdel  de  6m. 

rumine,  faire  ou  employer 
de  la  résine  ;  —  écouter  ;  — 
flâner;  —  jouer  du  violon, 
surtout  jouer  mal. 

rmine,  porte-résine. 

ru^ye,  rosier. 

rwa^  m.,  ruche  d'abeilles 
dont  les  alvéoles  sont  dispo- 
sées en  couronne. 

rwaf,    très    acide    (Pail). 

rivane,  mâcher  avec  diffi- 
culté. 

rivâo,  chat  mâle;  —  €at 
à  rwâo,  chatte  en  chaleur. 
Cf.  rak(^û,  markâo. 

nuâode,  miauler  très  haut 
(Château-Gontier). 

rwâodê,  instrument  pour 
attirer  la  braise  du  four. 

riuapr,  âpre. 

riua:^^,  roise,  prairie  où 
l'on   a  mis  du  lin  à  rouir. 

rwa^oh%  se  promener  de 
côté  et  d'autre,  d'une  façon 
nonchalante,  distraite,  sou- 


riue  457 

vent  avec  l'idée  de  mal  faire 
(Pail). 

rwa^olye,  promeneur  au- 
quel on  prête  de  mauvaises 
intentions  (Pail). 

riuaiyào  (a),  en  cercle  : 
stf  serpà  et  à  rwa^yâo. 

rwehe,  rouêtier,  celui  qui 
répare  les  rouets. 

rwel,  rouelle,  petite  roue 
non  ferrée  de  l'avant-train 
de  la  charrue;  —  disque  qui 
ferme  la  baratte.  Cf.    rôdel. 

rwcJe,  courir  vite  :  via  œ 
jvâo  ki  rwel  bè  (Andouillé); 
—  faire  promptcment  un 
travail  (Saint-Aubin-du-Dé- 
sert);  —  couper  en  mor- 
ceaux larges  et  peu  épais 
(Izé),  par  exemple  des 
pommes  de  terre. 

rwen,  reine. 

rwetCy  rouer  de  coups;  — 
su  rweîe,  se  battre  soi-même. 

nyc/)'^,  fabricant  de  rouets. 

riue:^yâo  (a),  en  roiseau, 
en  rond  :  s  htee  à  riue:;jâo 
kom  œ  m. 

nvèse,  pousser  des  cris  ai- 
gus, comme  les  petits  co- 
chons, les  petits  lapins. 


4)8 


ru'i 


rzL'isô,  m.,  prainc  oli  I  on 
n  mis  du  lin  à  rouir. 

rû'âo,  petit  ruisseau,  petit 
canal. 

ril'âodf,  miauler;  —  faire 
ronron  comme  les  chats. 
Cf.  rivâode. 

ribei,  mette,  petite  rue, 
petite  route  :  la  ricet  ô  pè 
Ik'ni,  le  gosier;  —  la  rivet  ô 
plis,  le  sillon  entre  les  deux 
seins;  —  La  Ruette,  Les 
Ructtes,  nom  de  lieu. 

rû'isyào,  ruisseau. 

rû'i:((',  fer  r-tï'i:(c,  faire  rui- 


ryo 

ser,  faire  reluire  un  soulier 
ciré  (Saint-Thomas). 

rxiiodc,  ricaner  en  dessous 
(Craon).  Cf.  càiwir. 

ryoee,  ricaner  en  dessous. 

rw/è,  panaris,  mal  de 
doigt.  Cf.  tiinià,  tiirnd'; 
—  guenilles  bonnes  à  mettre 
au  ryolc ,  au  rebut;  —  s'en 
aller  au  ryoJc,  s'en  aller  au 
vent;  — clochettes,  Convol- 
vulus  saepium.  Cf.  vri\c\  — 
Polygonum   convolvulus. 

ryolinà,  riotement,  que- 
relle, tapage,  rixe. 

ryô,  sillon  (Montjean). 


sab 


sab 


3à,-  sac;  —  sas,  tamis 
(Gorron)  pour  séparer  le 
son  et  la  farine  (Izé). 

sa,  soi. 

saba.  Voici  la  description 
d'un  sabbat  que  M.  Lucien 
Daniel  a  transcrit  d'après  le 
récit  de  son  arrière-grand'- 
mère.  «  La  scène  se  passait  à 
Levaré,  dans  les  bois  qui  avoi- 
sinaient  le  château. Mon  ar- 
rière-grand-père passait  un 
soir  assez  tard  dans  ces  bois 
pour  rentrer  chez  lui,  quand 
il  vit  passer  à  ses  côtés,  avec 
une  rapidité  vertigineuse, 
puis  disparaître,  la  fille  du 
seigneur  de  Levaré,  alors 
âgée  de  quinze  ans.  Au 
même  moment  retentit  le 
son  d'un  cor.  Puis  à  l'extré- 


mité opposée  du  bois  un 
autre  cor  sonna.  Alors  les 
hêtres  du  bois,  les  vieux 
comme  les  jeunes,  entrecho- 
quèrent leurs  branches,  et 
leurs  feuilles  furent  agitées 
d'un  frémissement  singulier. 
Pourtant  l'air  était  calme  et 
l'on  ne  sentait  aucun  souffle. 
Ce  n'était  donc  point  le 
vent,  mais  c'était  le  com- 
mencement du  sabbat  où  se 
rendait  la  fille  du  seigneur 
de  Levaré  et  où  elle  jouait 
un  des  premiers  rôles. 

«  Mon  grand-père,  un  peu 
sceptique  de  nature  (c'est 
sa  femme  qui  le  donnait 
à  entendre),  ne  put  s'em- 
pêcher de  s'écrier  en  voyant 
ces  prodiges    :   «  C'est  ben 


460  sah 

drôle  tout  de  incnie!  » 
Mais  au  moment  où  il  pro- 
nonçait ces  mots,  un  vjoou- 
reux  soufflet  lui  fut  appli- 
qué sur  la  joue  gauche  sans 
qu'il  vit  ou  entendit  per- 
sonne. —  «  C'est  tout  de 
même  fort,  ça,  d'où  ça  me 
vient-il  ?  »  Un  nouveau  souf- 
flet, aussi  bien  lancé  que  le 
premier,  lui  arrive  sur  la 
joue  droite.  Une  sueur 
froide,  comme  il  n'en  avait 
jamais  éprouvé  de  pareille, 
couvre  son  corps  et  en  même 
temps  il  se  sent  dévoré  par 
une  soif  intolérable  comme 
dans  les  jours  les  plus  chauds 
de  l'été.  C'est  en  vain  qu'il 
cherche  pour  s'}'  désaltérer 
un  petit  ruisseau  bien  connu 
de  lui  ;  il  marche  sans  sa- 
voir où  il  va.  Les  arbres  ont 
toujours  le  même  bruisse- 
ment étran^re  et  une  voix 
lui  crie  :  "  Que  viens-tu 
faire  ici  ?  Curiosité  sans  né- 
cessité est  un  grand  péché.  » 
Des  cris  plaintifs,  des  hur- 
lements, des  bruits  singu- 
liers  traversent   l'air.    Mon 


5ab 

arrière-grand-père  ne  cessa 
de  les  entendre  qu'à  la  sor- 
tie du  bois. 

«  Longtemps  après ,  ses 
cheveux  se  dressaient  d'hor- 
reur au  souvenir  de  cette 
nuit  horrible,  et  il  ajoutait 
d'un  ton  convaincu,  en  ra- 
contant cette  aventure  un 
peu  après  la  Révolution  : 
«  Les  anciens  nobles  savaient 
d'autres  choses  que  leur 
alphabet  et  leur  Croix  de 
Dieu.  Espérons  que  leur 
temps  ne  reviendra  pas.  » 
Il  laut  avoir  entendu  le  ton 
mystérieux  avec  lequel  on 
prononçait  d'autres  choses 
pour  se  fiiire  une  idée  de 
ce  que  contenaient  ces 
simples  mots,  qui  évo- 
quaient, sans  les  préciser  da- 
vantage, les  rapports  avec  le 
diable,  le  grand  maître  des 
sorciers  et  l'organisateur  des 
sabbats.  Aujourd'hui  encore 
on  dit,  avec  le  même 
mystère,  d'un  tait  où  l'on 
croit  reconnaître  une  inter- 
vention surnaturelle  :  lésé 
dô  sn   tràkil,  sa  pitre  heu  et 


5ab 

kœk  €u^  a  kè  i  n  fào  p-wè 
tu€e  »  (L.  D.). 

6abô,  sabot  ;  iabô  béeti,  sa- 
bot très  lourd  et  très  massif 
que  l'on  prenait  quand  on 
bêchait  à  mottes  avec  le 
jœswe.  Comme  ou  aurait 
pu  se  couper  le  pied  en  lan- 
çant vers  soi  la  lame  du 
fœswe,  on  évitait  tout  acci- 
dent en  mettant  soit  au 
pied  droit,  soit  au  pied 
gauche,  selon  Vamè,  un  sa- 
bot bé^u  pouvant  suppor- 
ter le  choc  de  la  lame;  — 
eî  akase  sô  sabô,  se  dit  d'une 
jeune  fille  qui  s'est  laissée 
séduire  (Pail). 

■sabôtaj,  bruit  tait  en  mar- 
chant avec  des  sabots. 

sabote,  saboter,  traîner  ses 
sabots  ;  foire  du  bruit  en 
marchant. 

sàbr,  f.,  bruyère  (G.); 
- —  m.,  feuilles  d'iris  ou  de 
Sparganium. 

sabrùna,  individu  d'une 
conduite  peu  régulière  atti- 
rant l'attention  par  le  tapage, 
le  désordre  (Pail). 

sabidœ  d    krapâo,    labou- 


saf  46 1 

reur,  cultivateur  (Pail).  Cf. 
krosii. 

sabnle,  rudoyer,  bouscu- 
ler avec  le  pied  :  /  gà  Sine  a 
sabnle  mô  £apyâo;  —  sabnle 
lé  krapào,  labourer  ;  —  traî- 
ner, user  :  mé  eâosur  n  sa 
pu  bon  k  pur  sabule  dà  lé  ba 
£mc  (Andouillé). 

sabulé,  f.,  coups,  cor- 
rection, réprimande. 

sabyer,  sablière,  espace 
compris  entre  le  mur  et  les 
coyaux. 

saee,  sacher,  tirer  avec 
force,  par  secousses.  Cf.  sake. 

sadâ,  m.,  ïemma  mal  mise. 

sûfr,  safre,  gourmand 
(Mayenne);  —  rude,  pi- 
quant :  à  via  du  ta,  du  va,  d 
la  fre  safr;  —  qui  dessèche 
la  langue,  acide,  saumâtre  : 
œu  pàer  sàfr  ;  —  sacré  :  safré 
mâodi,  sacré  maudit. 

safre,  avaler. 

safri'uui,  goulûment,  avi- 
dement (Pail). 

safr  été,  f.,  safreté,  acidité; 
—  gourmandise. 

safte,  saveter,  salir,  tacher. 


462  sak 

gâter,    chiribnner    un    vête- 
ment, un  livre,  etc. 
safloiic,  salir,  abîmer. 
Miflô,  m.,  personne    sale; 
—  savetier  ;  —  ouvrier  ma- 
ladroit   et   qui   ne  sait    pas 
travailler  proprement. 
satji',  vieux  couteau. 
sacpmye,  tirer   de  côté  et 
d'autre. 

sûgrol,  f.,  savate,  vieux 
soulier,  gros  sabot;  — 
femme  de  mœurs  légères. 

S(up\)ÏL\  faire  du  bruit  en 
traînant  ses  sabots  ou  ses 
souliers;  —  vagabonder  à 
travers  champs  (Andouillé). 
Cf.  bilàde,  ribiile,  Irchalc. 

sais,  sak,  ça  (devant  une 
voyelle)  :  salç  aie  d  prûiiiycr  ; 
sa  k  é  bào  ;  sa  k  cl  i  bè  benià. 
sakèiiaye,  saknaye,  secouer. 
sakcle,  sakole,  saklc,  se- 
couer par  petits  coups  secs; 
—  parler  en  sakià  :  «  J'/i  ina 
la  pé  »,  k  i  sakli. 

sakê  (de),  de  saquet,  en 
imprimant  des  secousses  : 
tire  d  sakê;  parle  d  sakè,  par- 
ler d'une  manière  saccadée  ; 
/  va  d  sakê.  Cf.  bà'dé. 


sak 

sakc,  saquer,  tirer,  arra- 
cher par  secousse  ;  —  défaire 
un  tricot;  —  guérir,  tirer 
de  danger. 

sa  ki,  cela  (devant  une 
consonne)  :  sa  ki  Je  vrê  bè. 

sakr,  m. ,  sacre,  Fête-Dieu, 
(à  Laval);  au  figuré  toute 
belle  chose  :  h'  c;rà  sakr,  le 
premier  dimanche  de  la  Fête- 
Dieu;  le  pti  sakr,  le  second 
dimanche;  bel  koin  œ  sakr, 
très  parée  ;  bào  sakr,  bào  batr 
(proverbe);  —  Cardamine 
pratensis. 

sakr(\  sacré,  entre  dans  un 
grand  nombre  de  jurons  : 
sakrè  uô  de  dla  ;  sakrù  mâle  d 
bôsiuar;  sakrù  iiiàodi. 

sakrùmà,  sacrement,  élé- 
vation de  l'hostie  à  la  messe, 
bénédiction  donnée  avec  le 
ciboire  ou  l'ostensoir  au 
salut  :  /  sakrèmà  d  la  mes  ; 
—  i  s  promèn  kom  à'  se 
sakrù  mil,  il  marche  droit 
comme  un  I,  d'un   air  lier. 

sakrisl,  sacriste,  sacris- 
tain. 

sakristopole ,  sacristi  (ju- 
ron). 


s  al 

saktye,  qui  porte  des  sacs; 

—  homme  qui  transporte 
des  marchandises  à  dos  de 
cheval;  —  charbonnier. 

sal,  sel.  Le  sel  marin  pré- 
serve des  sorts.  Pour  désen- 
sorceler un  champ  où  l'on 
va  mener  paitre  le  bétail  on 
y  entre  à  reculons  et  on  y 
jette  du  sel  par-dessus 
l'épaule  (Dr.  L.). 

Quand  on  ne  peut  pas 
taire  de  beurre  c'est,  dit-on, 
que  la  voisine  prend  toute 
la  crème.  Pour  faire  cesser 
le  maléfice  on  va  le  matin 
dans  un  champ  à  trois  cor- 
nières, on  jette  du  sel  der- 
rière soi  en  prononçant  la 
formule  :  kréin  p-ur  nié  é  lé 
p-tir  mô  vé^è. 

salad,  f. ,  reproche,  cor- 
rection. 

salaçje,  saladier;  —  qui 
aime  la  salade. 

sale^  tirer  quelques  grains 
de    plomb   sur    quelqu'un  ; 

—  frapper,  maltraiter. 
salévÇr),   salive.  Cf.  kopi. 
saligwè,  sale,  saligaud. 
sûlopri,  f.,  ordure. 


ôâo  46  3 

salive,  saloir,  vase  où  l'on 
conserve  le  hrd.CL mnje,  ol. 

sainéfr,  peut-être  (Saint- 
Germain-le-Fouilloux). 

samir,  saiiê,  couteau  mal 
aiguisé.  Cf.  ço€. 

sâo  :  d  sâo,  d  pyè  sâo,  d  œ 
/))'t' 5(W,  subitement  :  iiinri  d 
pyè  sâo  ;  —  sâo  d  yâ,  chute 
d'eau  (Hercé)  ;  —  bien  :  sa 
va  f  i  d  sâo  aniui  ? 

sâo,  sauvé,  sauf. 

sâobar,  d,  qui  aime  à  sau- 
ter ;  —  homme  ou  femme 
dévergondé. 

sâodr,  f.,  sandre,  saule 
(Ernée). 

sâogi'rné,  f.,  sauce  vinai- 
grée ;  —  impertinence  ;  — 
absurdité. 

scîogrole,  rester  longtemps 
près  du  feu  :  Sïtp  sâogrolé 
(Ernée).  Cf.  jogre. 

sâoke,  psautier. 

sâol,  soi,  jeu  de  la  biche 
(Saint-Aubin-du-Désert). 

sâoin,  psaume. 

sâonuis,  saumure. 

sâoije,  saunier,  espèce  de 
petit  baril  de  bois  à  cou- 
vercle, plus  étroit  à  son  ori- 


464  H'o 

fice  que  dans  la  partie  inté- 
rieure, servant  à  conserver 
le  porc  salé;  —  boîte  à  sel 
(Chàteau-Gontier);  —  celui 
qui  fciit  le  commerce  du  sel. 

sâoijcr,  saunière,  boite  à 
sel  (Fail). 

sàoSf  f.,  reproche. 

sdosé,  f.,  réprimande,  cor- 
rection. 

5c}osikè,  m.,  sauce. 

sàosyâo,  sauce;   —  pluie. 

sàoU,  f.,  sautée,  répri- 
mande, avanie. 

sâote,  sauter,  se  dit  des 
bestiaux  qui  passent  en  sau- 
tant la  haie,  dans  un  champ 
voisin  de  celui  où  on  les  a 
mis. 

sâotrikè,  sautriquet,  pe- 
tite sauterelle. 

sAotrihô,  m.,  petite  saute- 
relle; —  enfant  qui  aime  à 
sauter. 

sâotriJwte,  sautiller. 

sàotii,  sauteur;  — animal 
qui  saute  les  haies  pour 
passer  d'un  champ  dans  un 
autre. 

■sàohuc{i'),  passage,  brèche 
dans  une  haie  ;  —  échalier  ; 


Mir 


—  bois  que  Ton  attache 
au  cou  des  bestiaux  pour 
les  empêcher  de  franchir  les 
haies. 

sâaVyi.,  but,  dans  les  jeux 
d'enfants  (Pail). 

snovnià,  sauvement,  salut. 

sapùrç;en  (exclamation  de 
surprise). 

sapiiid,  f.  s.,  sapinette, 
feuilles  de  pin  et  de  sapin 
(Chàteau-Gontier);  — 
cônes  de  sapin  (Pail). 

saprù,  sacré  (dans  les  ju- 
rons). 

sapya,  m.  s.,  menu  bétail; 

—  volailles  ;  —  tous  les 
petits  animaux  nuisibles  à 
la  culture,  tels  que  les  pies, 
les  poulets,  les  mulots 
(Craonnais)  -.sel  sapya  Jj  a 
abîme  im  siiiàs. 

6a(r),  soir  :  adsa,  ce  soir. 

sarahidd,  m.,  personne  ta- 
pageuse. Cf.  scrhiââ. 

saiT,  f.,  bord  en  bois 
mince  du  ôâ;  —  pi.,  plan- 
ches minces  que  l'on  place 
sur  le  bord  d'un  cuvier  à 
lessive  lors  qu'il  est  trop 
plein  (Pail). 


sav 


sàd 


-|6S 


saree,   sarcher,   chercher. 

6ar€e,  sacré,   dans  les  ju- 
rons :  saree  gab  d  àfér. 

sardrin,  sardine. 

sarfœy,  cerfeuil.  Cf.  serfœ. 

sari,  î.,  sarriette. 

sarj,  serge. 

sarjà,  sergent  ;  —  huissier. 

sarjye,  qui  flibrique  de  la 
serge. 

sarkœ,     sarkœy,     cercueil 
(Pail).  Q.  €âs;  —  terme  de 
tissage,  cavité  permettant  le 
fonctionnement    des    mar-  { 
ches. 

saniione,  sermonner. 

sarifiô,  sermon. 

sarpédi,  espèce  de  jure- 
ment. 

sarviQ-),  servir. 

sarvyet,  serviette. 

sâse,  tamiser.  Voir  sa. 

salisfér,  satisfaire  à  la  loi 
de  recrutement,  tirer  au 
sort  pour  le  service  mili- 
taire. 

savahe,  savetier. 
savate,    usé   (habit).    Cf. 
safte. 

savom,  donner  un  savon, 
réprimander. 

G    DoTTis'    —  Glossaire. 


savoiiri,  t.,  savonnage  du 
lino;e. 

sayi  d  Se  Gida,  saillie  de 
saint  Gildas,  gambades,  joie 
sans  rime  ni  raison. 

sàbyà,   semblant,    visage. 

sàbyàs,  ressemblance. 

sàbye,  sembler. 

Toutes  ces  bêtes  le  caressant. 
Sembie  qu'ils  le  connaissant. 

ms.  54 

sà  dévà  diniâs,  sens  devant 
dimanche,  de  travers  (Châ- 
teau-Gontier). 

sàdr,  cendre  ;  —  s  inarye 
dà  lé  sàdr,  jeu  que  l'on  joue 
le  soir  à  la  veillée;  on  fait 
des  raies  dans  les  cendres  du 
foyer,  chaque  raie  représente 
un  garçon  ou  une  fille  ;  on 
fait  deviner  à  quelqu'un  qui 
tourne  le  dos  qui  épousera 
la  personne  représentée  par 
telle  ou  telle  raie  (L.  D.). 

sa  dragô ,  sang- dragon, 
Rumex  sanguineus. 

sàdrin ,  cendrée ,  menu 
plomb  dont  on  se  sert  à  la 
chasse  du  petit  gibier. 

sàdriye,     cendrier,     linge 


466  sàl 

où  l'on  met  les  cendres 
quand  on  f;iit  hi  lessive. 

sàil,  sangle,  courroie;  — 
zona.  Ou  le  guérit  par  con- 
juration. 

sâi'ii',  lier  avec  une  sangle. 

sài}é,  petite  courroie. 

sàc;à,   sanglant,    saignant. 

sàgincr,  sanguin  :  ;//// 
niivyào  kiire  é  gnisyec  sàgiucr, 
il  éfêryà,  il  et  ahôminahy. 

sàke,  sentier. 

sa  par  tu,  m.,  sent-partout, 
qui  met  son  nez  partout  où 
il  n'a  que  fit  ire.  Cf.  sàtoeœ. 

sâsi',  sàscinà,  censé,  censé- 
ment, à  peu  près,  presque  : 
5  é  sàsémâ  rè.  Cf.  ha:{ii}ià. 

■sàsit,  sangsue  ;  rigole  pour 
drainer    un   champ    (Pail). 

sàt,  sente,  sentier  ;  — 
odeur  :  sa  k  a  kasiiiià  ivii 
mwa^  sàt. 

sàtd',  qui  aime  à  flairer, 
surtout  à  la  cuisine. 

sàti,  parfum  (Bierné). 

sàtini,  f. ,  centime. 

sàtitnà,  odorat  (du  chien). 

satin,  sentine,  Vaccinium 
myrtillus  (Ma3'enne).  Cf. 
muré. 


Stic 

Les  pastourelles  voisines 
De  CoLidrain  et  Louverné 
\'iendroiit  cueillant  des  bentines 
Es  rochers  de  Chaferiié. 

(Noël  du  comté  de  Laval.; 

satine,  airelle,  ou  myr- 
tille. ^ 

sàt  nu),  odeur. 

sàtofd',  qui  fouille  par- 
tout, fouille-au-pot. 

sàtoee ,  sentir  partout, 
fouiller  partout. 

sàtô,  se  ton  (G.) 

sa  ver,  sang  vert,  chèvre- 
feuille   (Villaines-la-Juhel). 

j(('),  si  :  s  tu  vyd'  vni  kôtù 
ma;  —  j  td',  si  tôt. 

sè(;ri',  secret. 

sùhœriQ-),  secourir. 

sùhe,  ske,  setier,  mesure  de 
blé  valant  douze  boisseaux 
(Chàteau-Gontier). 

sêJior,  secourir. 

sùkive,    secouer,  remuer  ; 

—  battre. 

sùkiué,  secouée,  secousse  ; 
-  correction,  réprimande; 

—  abondance    :   à   via    a-n 
sèkwéd  môd. 

siicii'et,  voiture  suspendue 
dans    laquelle    on    est    très 


secoué;  —  tabatière  en 
forme  de  fiole.  Cf.  eUiuer, 
eikwer. 

sèli,  celui  :  sli  la.  Ct. 
sti. 

sêinà,  snià,  seulement, 
même,  assurément,  juste- 
ment ;  ///-  vyœ  épi  1:^0  l  gâ 
Jvaye,  inè:{  il  è  si  bét  h  i  n  se 
sinàpa  dir  pè;  —  s  é  sinà  vrCi  ; 
—  pa  smà  (Vil  iiiyét,  pas 
même  un  peu  ;  —  sa  u  ic 
smà  pa  li;  €  se  smà  pivè  u  y 
ènn  a,  je  ne  sais  seulement 
pas  où  il  y  en  a. 

séNie,  semer.  Il  ne  fout  pas 
semer  le  trèfle  les  jours  dont 
le  nom  contient  un  r;  les 
bêtes  enfleraient.  On  ne  doit 
pas  semer  le  blé  dans  la  der- 
nière semaine  de  novembre; 
les  oiseaux  mangeraient  la 
semence.  Pour  le  semis  des 
betteraves,  carottes,  navets 
on  dit  :  sèm  à  11  Avri  é  nié 
à  Mê,  je  rékolîùre  kor  pu  k 
té  (L.  D.). 

scmèlc,  frapper  avec  la  se- 
melle du  soulier  :  jvatèsmèle 
l  Jeu  ;  —  rôder  :  ô  n  vê  h  se 
jà  la  smêle  dà  iiô  kartye. 


5êp 


467 


sènielé,  t.,  coups  donnés 
avec   la  semelle  du  soulier. 

sèmel,  smel,  semelle;  — 
pièce  de  bois  dans  laquelle 
est  emboîté  le  soc  de  la 
charrue;  —  partie  d'une 
charpente. 

sémên  dékal  jœdi,  semaine 
des  4  jeudis,  jamais. 

sèmé:(ô,  sméiô,  f.,  temps 
des   semailles. 

sèmi^,  suii^,  chemise. 

sèini:(èf,  smi:^et,  chemisette. 

sèmker,  cimetière.  Cf. 
sointer. 

sëiiâ,  smî,  cenail,  grenier 
à  foin  placé  au-dessus  de 
l'étable  (Gorron)  ;  —  appar- 
tement mal  tenu  ;  —  mau- 
vais lit  (Pail). 

sénar,  mauvais  lit  (Pail); 
—  désordre,  tapage  ;  — 
couteau. 

sénaye,  snaye,  tirailler  en 
se  battant. 

sènel,  sih'l,  fruit  rouge  de 
l'aubépine  ;  —  testicule 
(Chàteau-Gontier);  —  La 
Senelle,   quartier  de  Laval. 

sêplé,  cepelet,  entrave  for- 
mée  de  trois  morceaux  de 


460  sûr 

bois  en  triangle  que  l\)ii  met 
au  pied  d'un  cheval  pour 
rcmpccher  de  sauter, 

si^rn~,  cerase,  cerise. 

shà,  srn,  peigne  de  ter 
servant  aux  cultivateurs  et 
aux  filassiers  pour  peigner 
le  lin  et  le  chanvre  :  rnd 
Jconi  tv  srà  ;  ô  hrè,  pi^  on  ékde, 
âfc  ô  srâs  II'  le,  h'  €àhr  ;  — 
reproche. 

sùràsc,  srâse,  travailler  avec 
le  séran  ;  —  gronder,  battre  ; 
—  jouer  du  violon. 

sèràsé,  t.,  raclée. 

sâràsiL'er,  sràsiver,  peigne 
de  fer  pour  le  lin  et  le 
chanvre. 

scràsye,  séran,  sorte  de 
peigne  en  ter  pour  le  lin  ou 
le  chanvre. 

sùrèn,  sirène. 

sèrène,  srêiic  :  /  srcii,  il 
tombe  de  la  rosée. 

sêrix,  sn%  cerise. 

sâréie,  m.,  conserve  de 
cerises.  Cf.  Jt'n^. 

sCrêiye,  srè^ye,  cerisier. 

6ùrl,  srè,  serein,  rosée  du 
matin  ou  du  soir;  —  pluie 
fnie. 


sa'/ 

si'n'nt',  sriih'  :  i  sriii,  il 
tombe  une  pluie  tine. 

j(V7;^e',  sùri:::Je,  conserve  de 
cerises  que  l'on  foit  bouillir 
pendant  plusieurs  heures. 
Cette  opération  se  faisait  il 
y  a  une  trentaine  d'années 
pendant  la  nuit.  Il  y  avait 
la  veillée  du  cerise  comme 
la  veillée  du  pommé,  du 
raisiné,  etc.  On  y  invitait 
les  jeunes  gars  et  les  jeunes 
filles  des  environs,  et  c'était 
une  occasion  de  chants,  de 
rondes  et  de  danses. 

sùval,  cheval  (G.). 

nXciy^  cisailles,  grands  ci- 
seaux pour  tailler  les  haies 
(Bierné).  CL  fon. 

MV,  seul  :  lu  Je  s<v. 

sœ  (Je),   les   ceux,   ceux. 

sœ,  su. 

sœ,  t.,  soue;  —  soit. 

sœhye,  sitfler;  —  boire, 
avaler.  Ct.  siihxe. 

sœhyè,  sitflet.  Cf.  subyc. 

cJd'rf///,  seuil  de  rhuis,  seuil. 

sœdr,  saule. 

sœdre,  saulaie. 

sœf,  soif.  Cf.  se. 

sœf,:^i,  suffisant. 


Sd'll 

sa'fi:^amà,     suffisamment . 

sœl,  pièce  de  bois  posée 
horizontalement  par  terre  et 
destinée  à  porter  les  mon- 
tants en  bois,  d'une  cabane, 
du  grenier  à  foin,  d'un 
appentis  ou  d'une  maison  ; 
la  crèche  est  souvent  établie 
contre  la  sœl. 

sœl,  sœ,  seuil. 

sœl  :  la  sœl,  celle  ;  —  a  sœl 
fc  kù,  a  sœl  fè  de,  à  cette  fin 
que,  afin  que,  afin  de. 

sœle,  sœlye,  soulier.  Avant 
la  Révolution,  les  bourgeois 
portaient  des  souliers  décou- 
verts à  boucle  d'argent  ;  les 
paysans  portaient  le  di- 
manche des  souliers  sans 
boucle,  et  en  semaine  des 
gros  sabots  jaunes  (L.  D.). 

J'avons  un'  belT  pair'  de  seuliers 
Qui  est  de  piau  d'anguilles 
Q.ue    je  ne   portois  qu'au    [di- 
[manchc] 
Pour  flùr'  danser  les  filles. 

(Ronde.) 

Et  quand  les  tricouses  j'aurons 
Des  seulers  dans  les  arpions. 

(Pastorale  38.) 
sœne,    soulier.   Cf.    sœlye. 


sek  469 

sςr),  sureau  (Pail).  Cf. 
su(r). 

sœr,  adj.,  sûr,  certain; 
—  adv.,  assurément.  On  dit 
aussi  p'iir  sœr. 

sœrjyè,  chirurgien. 

sœrkiue,  surcouer,  couper 
la  queue  à  un  cheval. 

sœrneye,  faire  un  circuit. 

sœr  plu,  surplus. 

sœrpràr,  surprendre. 

sœrté,  sûreté. 

sœt  :  sét  si,  sœl  la,  ceux-ci, 
ceux-là  (G.). 

sœvà,  souvent. 

sœy,  {.,  seau  en  bois  ser- 
vant à  puiser  l'eau.  Cf.  sêy. 

se,  chez  (La  Dorée). 

se,  soi,  lui,  elle. 

se,  f.,  soif.  Cf.  sœ,  sa;  — • 
sel. 

sêbr,  tapageur. 

sèe,  sec;  —  séchoir. 

sée  Çsû),  s'asseoir. 

sékal,  réprimande,  verte 
semonce  (Pail). 

sékà  Çiiti),  une  fois,  je  ne 
sais  quand  :  j  fit  un  sékà  a  la 
vil  (Pail). 

sektàb  (  r  )  ,  septembre 
(Montourtier). 


470  sen 

sel,  f.,  petit  siège  de  bois 
à  3  ou  4  pieds  et  sans  dos- 
sier sur  lequel  une  seule 
personne  peut  s'asseoir.  On 
s'asseoit  sur  une  selle  pour 
traire  les  vaches.  Cf.  brieet; 
—  se}  a  Ird'é,  support  du 
cuvier  à  lessive;  au  ligure, 
personne  lente  et  encom- 
brante (Pail). 

sélô,  insecte  rouge  presque 
microscopique,  plus  connu 
sous  le  nom  de  rouget. 

sel  ri  hyà,  sel  ri  ni,  nom 
de  deux  espèces  de  poires 
à  cidre  (Montjean). 

sèmri,  f.,  temps  que 
durent  les  semailles. 

sémsà,  séneçon  (Senecio 
vulgaris). 

sèn,  fente  du  sabot  d'un 
cheval. 

sènùfye,  signifier;  —  sèufi 
sa?  pas  possible? 

sénémà ,  justement. 

senà,  sans  l'intervention 
de  :  seyjâ  vu  il  le  lui  ékrahnye. 

séij  hih ,  saigne-bique, 
mauvais  couteau. 

seiiœri,  f.,  seigneurie,  sur- 
nom. Cf.  sinori. 


ser 

seije  (.v),  se  signer,  faire 
le  signe  de  la  croix. 

sèu-né,  herbe  aux  char- 
pentiers, millefeuille  (Achil- 
lea  millefolium).  Les  éco- 
liers s'introduisent  la  feuille 
dans  les  narines  et  frappent 
sur  l'aile  du  nez  de  petits 
coups  secs  et  répétés  qui 
déterminent  l'écoulement 
d'un  peu  de  sang. 

séparlaje,  partager. 

séparlay,  f.,  partage  (G.). 

séparliÇr),  partager. 

sepiye,  secouer,  battre. 

sépyào,  cepeau,  serrure  de 
bois,  verrou  de  bois,  entrave 
de  bois. 

sèÇr),  n.  f.,  soir 
ser,  ce  soir  (Hercé)  ; 
reau  (Saint-Thomas). 

serl'idâ,  m.,   personne  ta- 
pageuse. Cf.  sarahidâ. 
serre,  chercher. 

ser  dû  fàbr,  poignée  de 
chanvre  vert  (La  Dorée). 
Cf.  hnsô,  jvaye. 

serdrin,  sardine.  Ct.  sar- 
drin. 

sèrê,    soirée    :  d  sèrê,    ce 


a    d 
su- 


set- 
soir;  —  suite,  série  :  /  avô 
yn  œn  vilên  sèré  d  pyé. 

sere,  cueillir,  récolter  : 
y  a  lot  à  k  nô  piim  sa  serc;  — 
gagner  (en  parlant  d'une 
maladie)  :  tu  va  sereœrcvni. 

serf  à,    sèrfè(j) ,     ce  r  fe  u  i  1 . 

serimâ,  sériement,  vive- 
ment (Craonnais). 

serimàni,    f.,     cérémonie. 

serivyet,  f.,  serviette. 

serkœ,  cercueil.  Cf.  sarkœ. 
On  place  sur  le  cercueil  une 
nappe  mortuaire  en  toile  fine 
ayant  une  frange  à  plusieurs 
rangs  de  nœuds.  On  porte 
le  cercueil  à  l'aide  de  ser- 
viettes ou  de  leviers  (L.D.). 

sèrhe,  sarcler. 

serklςr),  qui  sarcle. 

sêrko,  petite  hache  (Saint- 
Aubin-du-Désert);  — petite 
serpe  (Saint-Thomas). 

sennyâ  (o),  cermeau, 
grande  serpe  qui  sert  à 
faire  des  fagots  (Mayenne). 

serti,  cercle.  Pour  ne  pas 
être  enlevé  par  la  Chasse- 
Artu  il  fallait  décrire  avec 
une  baguette  un  serti,  dans 
le    sens    opposé    au    soleil 


ser  47 1 

levant;  quelque  grand  que 
fût  ce  scrii  les  dénions  n'y 
pouvaient  passer;  —  halo 
lunaire. 

sériie  Çsc),  se  cerner,  s'en- 
tourer d'un  cercle. 

sèrô,  gratin. 

serpe,  serper,  tirer  violem- 
ment. 

serpidù ,  serpent  :  ttiêm 
kôm  œ  serpidà  ;  —  c]rà  ser- 
pidâ,  grand  diable,  homme 
dégigandé,  personne  aca- 
ricître. 

serpiile,  serpolet. 

sersifi,  salsifis. 

sersiui,  serre-souil,  pelle  à 
main . 

sersyào,  m.,  grande  serpe 
(Montjean).  Cf.  sentiy^o. 

sert,  serte  (Le  D.,  p.  260), 
service  de  table. 

sertiir,  f. ,  ce  qui  sert,  ce  qui 
est  nécessaire  :  /  avô  mit 
sertur  pur  se  k  ê  dé  puni;  —  et 
dé  sertiir,  de  bon  seriur,  être 
bon  à  employer;  —  service 
de  table. 

servà,  servant,  domes- 
tique (Landivy). 

servitiir,  serviteur. 


472  sey 

Je  venons  laire  servitour. 
nis.  54 

5('/,  celle,  sel  In,  M-t  si. 

set  (t  é  (?  harem,  sept  ;ins 
et  un  carême,  huit  ans. 

sèl  à  ça'/,  sept-en-gueule, 
jioirc  si  petite  qu'on  peut  en 
avaler  sept  à  la  fois. 

sèlû'i,  celui. 

sey,  {.,  seille,  seau  de  bois 
qui  sert  à  puiser  de  l'eau  :  va 
lai  â  l  ycfo  âà  la  sèy;  —  scie  ; 

—  m.,  seigle  (Pail). 

sèyâo,  seilleau,  petit  seau. 

sèyé,  f.,  seillée,  contenu 
d'un  seau  plein. 

seye,  scier,  couper  le  blé  à 
la  faucille  :  /  àlô  d  résxe  iiit:^ 
a  rote  a  seye. 

seyet,  seillette,  petite  seille  ; 

—  petite  scie. 

sèyi,  m.,  sciure    de   bois. 

ieyoïie,  marcher  sur  la 
crête  des  sillons. 

seyô,  m.,  petite  ou  mau- 
vaise scie. 

seyà,  sillon  ,  terre  rejetée 
par  le  soc.  Un  sillon  se 
compose  à  Andouillé  de  la 
ré,  de  h  pare  et  de  la  kiirâod. 


se 

11  faut  trois  tours  de  charrue 
pour  le  faire. 
sèyr,  soir  (G.). 

seyri,  scierie,  moisson  :  / 
ta  â  la  seyri. 

sèyii,  qui  coupe,  qui  scie: 
sèyn  d  i;re. 

sèv,  cive. 

Si\ô  Ça),  en  saison,  en 
rut  (Craonnais). 

se,  chez  :  /  sœ  aie  pu  le  vè 
iitè  i  u  tè  pwê  se  yœ.  Cf.  €?, 
€œ,  €a'. 

se,  seing,  grain  de  beauté; 
—  saim,  saindoux;  — Fran- 
L;ois.  Cf.  siuè. 

Se  Bcrvè,  Saint-Berthevin, 
nom  de  deux  communes 
du  département. 

Se  d  c;as,  saints  de  glace: 
les  saints  du  ir  au  14  mai, 
époque  où  il  gèle  souvent 
la  nuit. 

Se  Didye,  Saint-Didier. 
On  dit  du  semis  des  bette- 
raves, carottes,  navets  : 

Sème-les  à  la  Saint-DiJier 
Pour  un,  t'en  auras  un  millier. 

Se  Fyald,  Saint  Fiacre;  la 


6e 

foire  de  saint  Fiacre  à  Châ- 
teau-Gontier. 

Se  Jak  :  U  cme  d  Se  faJc,  la 
Voie  lactée. 

Se  Jà  Batist,  Saint  Jean- 
Baptiste;  à  trois  heures  du 
matin,  au  lever  du  soleil,  on 
voit  le  soleil  se  battre  avec 
la  lune  (Dr.  L.)  ;  —  on  voit 
trois  soleils  se  battre,  dit-on 
aux  gens  que  l'on  veut 
mystifier;  mais  pour  les 
voir  il  faut  monter  sur  une 
grande  hauteur;  c'est  le 
vainqueur  du  combat  qui 
éclairera  la  terre  pendant 
toute  l'année  (L.  D.). 

A  la  Saint  Jean 
Qui  voit  une  pomme  en  voit  cent. 

Se  Jorj,  Saint  Georges, 
époque  du  terme;  — fér  s? 
Jôrj,  déménager  (Montau- 
din)  :  si  pyœ  l  j'itr  dé  la  S? 
Jôrj,  n  or  a  pwè  de  frti  a  kôk  ; 
a  la  Se  Jôrj  U  byè  a  I  cpi  dà 
la  gorj. 

Se.  Lâcrà,  Saint-Laurent, 
10  août  :  a  la  Se  Lâorà,  tivre 
la   mue  pur  vé  s  kù  y  a  ddà. 

Se  Sir  é  Baràtô,  Saint-Cyr 


et  Barenton,  deux  cantons 
de  la  Manche  :  s  n  é  pa  Se  Sir 
é  Baràtô,  ce  n'est  pas  grand' 
chose. 

Set  Ekohibê,  Sainte  Eco- 
buée,  sainte  pour  rire  (Er- 
née),  dans  l'expression  : 
bœré  dé  set  Ekobiué.  On 
donne  la  beurrée  de  Sainte- 
Ecobuée  à  un  pauvre,  à 
l'effet  d'avoir  le  beau  temps 
pour  sécher  la  buée. 

Se  Tirali,  Se  Va,  S?  Vye, 
Saint  Tire-à-lui,  Saint  Va, 
Saint  Vient,  saints  que  l'on 
invoque  pendant  l'agonie 
d'un  mourant.  On  dit  du 
mourant  :  /  fào  k  i  alj  n  be 
k  i  xyej,  il  faut  qui  meure 
ou  se  guérisse  rapidement 
(Dr.  L.). 

Set  Iv,  Saint- Yves  (19 
mai).  C'est  le  jour  où  on 
doit  semer  le  chanvre. 

Set    Krtva,    Sainte-Croix 

Sème  tes  haricots  à  la  Sainte-Croix. 
Tu  en  récolteras  plus  qu'  tu  n'  crois. 
Sème-les  à  la  Saint- Jean  ghl. 
Un  t'en  donnera  beaucoup. 

sèj  kuplc,  singe  cul-pclé 
(injure). 


474  ^{f 

scjlé,  petite  quantité  ( i.an- 
divy).  Cf.  ^îrlé. 

se  su  (cIk),  ce  qu'il  y  a 
de  mieux,  le  plus  grand, 
très  grand  ;  ne  s'emploie 
dans  la  Mayenne  qu'en  par- 
lant de  plaisirs. 

sèld'rc,  ceinturer. 

sehtrc,  t.,  centaurée. 

M'iô,  séton.  Cf.  sàlô. 

5e\ô,  saison. 

5<;/7,  ciguë. 

si,  péché,  défaut. 

sibani,  ponmié,  (confi- 
tures de  pommes  (xMontour- 
tier). 

sibô,  cibot,  cive;  —  feuille 
verte  de  l'oignon  ;  on  la 
mange  (Gorron)  ;  —  espèce 
d'oignon  dont  on  mange  les 
feuilles. 

si  bxà,  six-blancs,  mon- 
naie de  compte  \alant  deux 
sous  ou  douze  centimes  et 
demi, 

sibyè,  sifflet.  Cf.  sœbyc, 
snbyè. 

sibyCy  sibler.  siffler. 

si  d  travcr,  godendart. 

sifn),  m.,  petite  planchette 
ayant  la  forme  d'im  violon 


sik 

sans  manche  dont  les  tail- 
leurs se  servent  pour  aplatir 
les  coutures  (Château-Gon- 
tier). 

sifye,  siffler;  —  boire. 

si(;cye,  taillader;  —  tirer 
par  secousses. 

sigavi,  ségovie,  bonnet 
d'homme  en  laine  rouge 
foulée  (Ernée).  Autrefois, 
nos  paysans  se  coiffaient 
presque  tous  avec  ce  bonnet 
rouge;  ils  n'y  attachaient 
aucun  senspolitique  :  l'usage 
de  porter  cette  coiffure  est 
bien  antérieur  à  la  révolu- 
tion. Ce  bonnet,  tait  avec  la 
laine  la  plus  fine  de  Ségovie, 
a  été  remplacé  par  un  long 
bonnet  de  laine  bleue  gros- 
sière, orné  d'une  grosse 
tourte,  et  le  dimanche  par  le 
chapeau  de  feutre  ou  de  soie. 

sicrolc,  marcher  en  traî- 
nant  ses  sabots  (Château- 
Gontier).  Cf.  c;role,  sagrole. 

sikas,  mauvaise  eau-de- 
vie  (Hercé). 

sikô,  m.,  branche  cassée; 
—  ce  qui  reste  en  terre  d'un 
arbre  ou  d'une  plante  coupé 


51111 

OU  cassé.  A  Saint-Thomas, 
le  chaume  est  appelé  sikô  d 
blé;  —  balai  usé  (Château- 
Gontier);  —  chicot,  mor- 
ceau d'une  dent.  Cf.  pèhô, 
éhô. 

siJwte,  scier  avec  peine. 

5//,  celui  ;  — sil  la,  celui-Là. 

silaryâo,  personne  mince, 
grande  et  effilée.  Cf.  filaryno. 

sUe,  siffler; —  ciller^  cin- 
gler, frapper  avec  quelque 
chose  de  délié  et  de  pliant. 

siJct,  cime  de  genêt;  — 
baguette  mince. 

Silùl,  Cécile. 

shnérydo,  sorte  de  gâteau 
de  farine  d'avoine  jetée  dans 
l'eau  bouillante  (Gorron). 
Cf.  sumèryâo,  hôniuào. 

Et  le  soir  avant  la  veille 
Les  Baconniers  bons  danseurs 
Qui  tant  du  bourg  que  d'ailleurs 

Après  l'aubade 
Donneront  des  cimereaus 
Et  de  bons  beignets  tout  chauds. 

(Noël  du  comté  de  Laval.) 

6imè^  ci  met,  baguette 
flexible  qui  termine  la  ligne 
à  pêcher. 


sm  475 

sime,    priser  (du   tabac). 

simêt,  petite  branche  d'un 
arbuste,  petit  rejeton. 

simiér,  cimetière  (Landi- 
vy).  Cf.  somter. 

simye,  cimier  du  cochon, 
queue  du  cochon. 

sin,  signe.  Voici  les  objets 
ou  les  animaux  qu'il  est 
mauvais  signe  de  voir  : 
beurre,  cliaudron,  chien, 
crapaud,  lessive,  lièvre,  mar- 
mite, rat,  sel  (Dr.  L.)  ;  — 
signature;  —  cygne. 

sinar,  plancher  fait  avec 
des  branches  de  fagot  ou 
autre  mauvais  bois  (G.);  — 
—  cinart,  cygne  :  a  tu  vu  l 
sinar  k  é  su  I  età  a  mit  métr  ? 
s  é  sa  k  é  œ  rai  luéx^yâo,  sa 
ka  l  ku  tufè  hyà  é  la  pck  nér. 

sinèfye,    sinéfye,    signifier. 

sine,  signet. 

sine,  sinet,  François, 
Françoise;  —  nigaud  (Saint- 
Aubin- du-Désert). 

sine,  signer;  —  flairer  :  / 
€yê  sin  (Pail). 

sinêl,  senelle. 

sinâhô,  signe  de  tête(Saint- 
Aubin-du-Désert. 


476 


sir 


Mt 


snjar,  couteau  qui  ne 
coupe  pas  (Saint-Aubin-du- 
Désert,    Montaudin,    Pail). 

siuayc,  cisailler,  couper 
avec  de  mauvais  ciseaux  ou 
couteaux. 

siiiifyàs,  signification;  — 
signe. 

sinori::^,  f.,  sobriquet.  Cf. 
sornct. 

sip,  f.,  jeu  d'enfants. 

5ipe,  jeter  un  noyau  de 
cerise  pressé  entre  le  pouce 
et  l'index  dans  la  direction 
d'une  personne  (Ernée). 

sipete,  boire  à  petites  gor- 
gées (Laval). 

6tpeye,  sipeiller,  couper 
avec  un  instrument  mal 
aiguisé.   Cf.  siijayc. 

sirà,  sire,  a.,  se  dit  d'une 
vache  pleine  depuis  six  ou 
sept  mois  et  dont  le  lait 
ressemble  à  de  la  cire. 

sirotie,  couper  les  petites 
branches  autour  d'un  tronc. 

sirdlc,  cirer  les  chaussures 
avec  soin  et  minutie;  —  s 
siivle,  se  tenir  très  propre. 

sirà,    petit  bourbier  d'où 


sort  une  source  ( Villa ines- 
la-Juhel). 

siiKrjy?,  chirurgien. 

.uni,  chassieux,  -se  (in- 
jure). 

Sisil,  Cécile. 

sitn',  situ,  sitôt. 

Site,  Félicité. 

sitore,  bien  propre. 

.w7(/),  cidre;  Le  D.,  p. 
19; —  sitrô  d  trc:{,  mauvais 
cidre  trop  mélangé  d'eau  ; 
—  silr  a  tré  jœy ,  cidre  à 
trois  feuilles,  cidre  de  trois 
ans. 

silrayc,  griser,  enivrer 
avec  du  cidre,  boire  du  cidre 
avec  excès. 

sitre  de  pitm,  de  pèr,  f;iirc 
le  cidre  (Pail). 

sitniy,  potiron.  La  ci- 
trouille servait,  il  y  a  quel- 
ques années,  au  jeu  suivant. 
On  prenait  une  citrouille 
grosse  comme  une  tète 
d'homme,  on  en  ôtait  la 
pulpe,  on  y  fliisait  quatre 
trous  pour  représenter  la 
bouche,  le  ne;^,  les  yeux,  on 
mettait  à  l'intérieur  une 
chandelle  allumée   et  on  la 


si:( 


plaçait  non  loin  d'un  sentier. 
Les  passants  ne  manquaient 
point  de  s'effrayer  et  de  dire 
qu'ils  avaient  vu  un  fan- 
tôme; —  grosse  femme  mal 
conformée. 

sitruye,  lieu  où  l'on  a 
semé  des  citrouilles. 

siv,  osier  faux,  arbuste  te- 
nant de  l'osier  et  du  saule. 


siva,  suivant. 
sivé,  civet. 


sivêl,  osier  faux.  Cf.  siv, 
œiye,  u^^ye. 

6ivr,  suivre. 

sivré,  charge  d'une  civière, 
d'une  brouette. 


sivyer. 


civière. 


petite 


brouette  à  une  seule  roue; 
—  châssis  en  bois  que  l'on 
pose  sur  le  pot  au  lait  et 
qui  supporte  le  hihue  (La 
Dorée)  ;  —  Aedicnemus 
crepitans  (Parné). 

j/;{,  bouillie  de  gruau. 

si^aye,  couper  avec  de 
mauvais  ciseaux. 

■si^et,  sixette,  jeu  de  cartes 
à  six  personnes. 

si/^i,  bouillie  de  gruau. 
Cf.  si^. 


sol  477 

skapiilcr,  capillaire,  As- 
plenium  trichomanes  (Mon- 
tourtier). 

sUt^U,  espèce  de  confiture 
grossière  de  cerises.  Cf. 
sériée,  srizje. 

sog,  galoche  (La  Dorée). 
Cf.  ^ok. 

sogar,  personne  dissimulée 
(iMontsurs). 

sogé,  eau  stagnante. 

soge,  rester  trop  long- 
temps dans  la  même  posi- 
tion :  la  sup  sog  sur  le  feu 
quand  elle  est  longtemps 
sans  bouilhr  (Pail).  Cf. 
jogrc;  —  croupir,  être  sta- 
gnant; —  bouder. 

sola,  soleil  (Saint-Tho- 
mas). 

solaj,  m.,  ardeur  du  soleil; 
—  a.,  animal  seul  et  non  ap- 
parié, surtout  en  parlant  des 
bœufs  :  si  v  vulé  mit  inéfr,  j 
vàdrô  a  la  fér  de  l  àjvin  mit 
solaj  c  j  ajètrô  dé  htvar  dé 
1  ané. 

soldai-,  soldat  :  lé  gà  soldar. 

sole,  soleil  :  brul  mdel  dor 
sole;  —  sole  ô  bêdiuâo,  clair 
de   lune  (Hercé).   Cf.  S'iilè. 


478  '<l''' 

lit  quand  V  solci  est  dans  son  haut. 
(Ronde.) 

—  (;m  soie,  Heliantluis  an- 
nu  us. 

solêjc  (st'),  se  chauffer  au 
soleil. 

solcjc,  soulager. 

solvnby,  avantageux  pour 
le  travail  ;  —  convenable  : 
iht  iâ,  de  l  ■nvrij  sôlvaby. 

solyc,  solier,  grenier  à  loin 
(Izé);  —  cellier;  —  Le 
SoUier,   nom  de  lieu. 

soin,  mesure  de  grain 
valant  200  litres  (nord  du 
département). 

somase,  sommer. 

Suinter,  cimetière. 

soiiax,  sonnaille,  sonnette 
qu'on  met  aux  moutons 
dans  les  champs  de  genêts. 

soiimà,  son,  sonnerie. 

soim,  sonneur. 

sâijar,  sournois.  Cf.  côijar. 

sor,  sur. 

sori,  souris. 

sont,  scorie  de  torge,  char- 
bon brûlé. 

sonic,  éplucher. 

sornet,  sornette,  sobriquet. 


spe 

so)pi'li,sorpli,  surplis. 

sorscri,  sorcellerie. 

sorsi,  sourcil. 

sort  (</('),  de  sorte,  con- 
venable; se  dira  par  exemple 
d'une  jeune  fille  à  marier 
ornée  de  vertus  et  de  qua- 
lités :  cl  é  bc  d  sort  (Saint- 
Pierre-des-Landes)  ;  de  jà 
d  sort,  des  personnes  de 
qualité;  —  kào^e  d  œii  sort 
c  d  l  âot,  causer  de  chose  et 
d'autre;  — ■  /^  aràjin'i  sa 
d  sort  é  d  mener  hù  ij  11  pa 
nnueyè  d  èiiii  avcr. 

sô,  m.,  rousseur,  taches  de 
rousseur;  —  pellicule  qui 
tombe  de  la  tète. 

sôjar,  rêveur. 

sôjri,  songerie,  songe. 

sôjye,  songier,  songer;  — 
s  sôjye,  se  songer,  songer, 
s'aviser. 

sôinè,  sommeil. 

sône,  soigner. 

sôpker,  cimetière.  Ct.  soul- 
ier. 

sperÇfâo,  asperge  (au  fi- 
guré) :  //  é  1(1  koin  à'  i;rà 
sperçjào  ÇLand'wy).  Cf.  nsper- 
câo. 


sub 

3réiye,  cerisier. 
siu,     ciguë    (Saint-Tho- 
mas). 

stè,  ce,  cette  :  slù    fiiiiiél, 

St  il  1)1. 

stda,  celle-là. 
5tœ,  si  tôt. 

siiyStila,  celui-là; —  slisi, 
celui-ci. 

su,  sur  (devant  voyelle 
ou  consonne)  :  su  1  ku  d  ivit 
œr. 

su,  sus,  interjection  pour 
faire  rebrousser  chemin  aune 
vache  ou  l'empêcher  d'aller 
où  il  ne  tant  pas;  —  cri  du 
bouvier  pour  ramener  son 
attelage  en  arrière  (An- 
douillé)  :  su  dô! 

siibùryâo,  qui  tète  avide- 
ment. 

siibine,  tromper,  voler. 

subit,  (.,  petit  réduit  ou 
passage  bas  qui  se  trouve 
sous  quelque  chose;  —  ca- 
bane, clapier  (lié)  :  iifil 
t'iirô  et  à  trè  d  mi  fer  œn 
subit  pur  nô   lape.   Cf.  subit. 

subrêdà,  surdent. 

subrc,  subroui',  tèter  avidc- 


suj  479 

ment;  —  boire  à  petites 
gorgées. 

siibii,  vieux  meuble  haut 
et  peu  large  qu'ont  les  do- 
mestiques de  ferme;  — 
bahut.  Cf.  bastdo,  jà  subit. 

subu,  debout  :  e  n  kc  piuè 
subît;  —  alô,  subu! 

subyc,  sifflet;  —  et  demi 
subyê,  être  à  moitié  fou. 

subye,  subler,  siffler  :  lé 
mél  subyà  ;  —  tu  suby  kom  œ 
niél. 

subyoté  d  sitr,  bon  coup 
de  cidre  (Bierné). 

su^te,  surjeter,  coudre  à 
surjet. 

su^iô,  petit  reptile  assez 
semblable  à  l'orvet;  —  en- 
fant qui  parle  et  demande 
sans  cesse  (Montsurs).  Cf. 
m'€tô,  €i€tô, 

sufi  ké,  suffit  que,  par  la 
raison  que. 

su  je,  surger,  sucer. 

sujésyô,  sujisyô,  f.,  person- 
nel faisant  partie  d'une  mai- 
son; —  ensemble  des 
domaines  d'un  même  pro- 
priétaire, quand  ces  domaines 
sont  vastes. 


480  sur 

Miji,  sujet  :  (1  lu  bètiv  fuii  il 
kùryc,  s  tu  kôtiriu  j  va  l  à  dône 
1  siiji. 

iukn'  invar,  sucre  noir,  rc- 
ulisse  en  bâton.  Ct.  ùn;t'lis. 

sulabi,  f.,  sur-l'habit,  sorte 
de  veste  longue  que  por- 
taient les  paysans. 

5iimùryà{o),  espèce  de  gâ- 
teau fiiit  sans  beurre  avec  de 
la  farine  d'avoine  (Landivy). 
Cf.  hajè,  ijaryâo,  simêryâo. 
supêli,  surplis. 
6upe,  aspirer,  humer;  — 
effrayer  soudainement  ;  — 
dérober,  chiper. 

Siiperb,  excellent,  de  très 
bon  goût. 

supô^isyà  Ir  (œii),  supposé 
que. 

snpti,  subtil,  leste,  hardi, 
entreprenant. 

5/"/(;-),  sureau.  On  croit 
que  le  sureau  annonce  les 
sources  souterraines,  et  qu'il 
chasse  le  mauvais  air. 

siirbâode,  soulever.  La 
terre  est  surbàodé  par  la  ga- 
lerie souterraine  que  creuse 
la  taupe. 


sus 

Mire,  sucrin  (espèce  de 
poire);  —  source  qui  ne  four- 
nit de  l'eau  qu'en  petite  quan- 
tité et  momentanément. 

surjôtô,  petit  reptile  assez 

semblable  à  l'orvet.  Ct.  r;/f /ô. 

surje,  guetter;  —  surgir, 

se    produire    brusquement. 

siirjyc,  surgien,  chirurgien, 

médecin  (Landivy). 

siirkwe,  qui  a  la  queue 
coupée.  Cf.  Siirkwc. 

surkrc,  bourgeon  charnu. 
suniiit  (rt),  sournoisement 
(Ernée). 

surncyc,    hiire   le  tour  de 
(Craonnais).  Cf.  siinwyc. 
surprènàs,  surprise. 
siirvéki,  survivre. 
sus,   f.,  bout  de   sein   ou 
de  biberon. 

siisè,  petit  sachet  rempli 
de  sucre  ou  de  mie  de  pain, 
que  l'on  donne  à  sucer  aux 
enfants.  Cf.  brœnya,  lobar; 
—  chèvrefeuille,  dont  on 
suce  les  fleurs  pour  en 
extraire  un  suc  appelé  lait 
de  la  Vierge. 

susel,  f.,  bonbon. 

susil,    f.,    subside,    rede- 


6H€ 


vance  en  nature  donnée  par 
le    fermier  en  plus  du  fer- 


mage . 


susinêii  (il),  dans  le  cours 
de  la  semaine,  le  dimanche 
excepté  (Pail)  ;  — '■  œ  jur  su 
smèn,  un  jour  sur  semaine. 

snsô^  m.,  sucrerie  à  sucer; 
— •  suceur. 

m,  soûl,  satisfait,  rassasié. 
Cf.  kdlà. 

6ii,  t.,  soue,  toit  à  porc  : 
U  pti  gorè  sô  dà  la  su  ;  — 
petite  cabane  pour  les  mou- 
tons, les  oies;  —  cri  pour 
arrêter  les  porcs. 

subit,  réduit  ou  petit  pas- 
sage bas  qui  se  trouve 
sous  un  plancher.  La  grosse 
tour  du  château  de  Laval 
est  appelée  tour  de  Soubite 
dans  un  aveu  de  1407  (Du- 
chemin  de  Villiers,  Essais, 
p.  392,  note).  Cf.  subit. 

Siib^Çy  soupeser. 

sus,  souche,  brebis  mère  : 
/  11  avô  garde  k  la  sue,  mit 
mctr  a  vulu-  ht  j  vàdjô  lé  ble  e 
i-u  l\  inâo . 

sueet,  f.,  petite  souche  de 
bois  à  brûler. 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire. 


su!  481 

sîidar,  soudard,  homme 
grossier  (Pail). 

sitfir,  suffire  (G.). 

sufistikc,  sophistiquer. 

siifi:;às,  suffisance. 

snfrâ,  qui  fait  souffi"ir, 
douloureux  :  /  asm  s  é  bè 
sufrà. 

siifrêtâ,  souffreteux. 

Siifyê,  soufflet. 

sufye,  souffler  :  sufye  koni 
œ  jà  k  al  ku  ye  ;  —  battre, 
frapper  :  i  l  a  sufye  d  ku. 

sufye,  très  :  sufye  bâ,  très 
beau  (La  Dorée). 

sufyé,  f.,  dormi  œn  bon 
sufyé,  faire  un  bon  somme  ; 

—  volée  de  coups;  — 
averse  :  i  va  à  €c  œn  sufyé, 
à  va  un  et  akrâ:(e. 

suge,  soulier.  Cf.  sœlye. 

suhote,  arracher,  soulever 
en  secouant  ou  en  oscillant 
et  tiraillant  (Pail). 

snl,  torchon  de  cuisine 
(Pail). 

sulaj,  m.,  ardeur  du  soleil  ; 

—  animal  non  apparié.  Cf. 
solaj. 

sulâo,  ivrogne. 

suie  Çsê),  se  contenter. 

3« 


482  sur 

siileje  (i<»),  s'exposer  aux 
rayons  du  soleil;  — se  sou- 
lager. 

stilèÇy),  soleil. 

Siilwer,  qui  a  l'habitude  de 
se  soûler. 

siimifc^  bouder  (en  par- 
lant des  enfants)  (Saint-Au- 
bin-du-Désert). 

siiihi,  sonnette. 

iupiral,  soupirail. 

siipiràs,  gorgée  (G.). 

siipker,  soupière. 

5upye,  qui  aime  la  soupe. 

Sîipyeré,  f.,  contenu  d'une 
soupière. 

sur,  sur, 

sur,  saur,  triton  aquatique 
ou  terrestre. 

Si  anvin  veyait 

Si  sour  oyait 
Si  bœuf  sa  force  connaissait 
Homme  sur  terre  ne  vivrait. 

surdr,  sourdre,  attraper  ; 
—  surprendre;  —  battre. 

surdu,  surpris,  attrapé, 
berné;  —  frappé. 

sure,  souret,  salamandre. 
Cf.  S'ur. 


Siil 

siirifi'iod,  souris-chaude, 
chauve-souris. 

snrisii,  souriceau,  souris 
(Craonnais)  :  la  ni'Krc  né 
pwè  bon  pas  k  i  y  a  dé  snrisa 
dà  l  gêrnye. 

surivc,  creuser  en  des- 
sous. 

surjc,  surgir,  jaillir,  sor- 
tir :  /  sur  je  d  niô  kutc. 

surkive,  écourter  la  queue 
(d'un  cheval)  ;  —  jnnià 
surkwe,  qui  a  la  queue  cou- 
pée. 

sur  met,  sur  mit,  sournois. 

surneyc,  f^iirc  le  tour  de, 
tourner. 

snrô,  m.,  grosseur  qui  se 
développe  sous  la  peau  des 
animaux,  en  particulier  de 
l'espèce  bovine. 

sursa,  gros  son  provenant 
de  l'avoine  et  du  sarrazin. 

sîirsœ,  rempli  de  sources. 

snrse,  jaillir. 

sursiy,  m.  f. ,  sourcil  (G .). 

i-2/ri/à/(?;'_)'^/-,  sous-ventrière. 

siisyc,  soucieux. 

;«/(/),  sou. 

snté,  f.  demi-tasse  de  café 
qui  coûte  un  sou,  mais  dans 


6K'a 

laquelle  on  met  pour  deux 
sous  de  gut  (La  Dorée). 

iuten,  soutane. 

6utènmà,  soutien. 

sîivà  :  pu  sui'â,  plus  sou- 
vent, ah  vraiment!  ah  bien 
oui! 

siivàf  fê,  souventes  fois, 
souvent  (Château-Gontier). 

siivyèdr  {se),  se  souviendre, 
se  souvenir. 

suy,  souille,  petit  sac 
(Villaines-la-Juhel),  sorte  de 
bissac  (Saint-Aubin-du-Dé- 
sert)  ;  —  taie  d'oreiller  (La 
Dorée,  Pail)  ;  —  torchon. 

5uyô,  souillon,  guenille; 
—  personne  sale;  —  femme 
de  mauvaise  vie. 

iwàn,  femme  de  mauvaise 
vie.  Cf.  swàp. 

6wanarde,  aller  en  se  ca- 
chant. 

6iuàne,  mener  une  vie  dis- 
solue; —  prendre  du  tabac. 

iii^ané",  contrarier  (G.);  — 
5fl  m  swan,  ca  me  va,  con- 
vient;  —  s  siuane,  se  soi- 
gner, se  nourrir,  manger  : 
swan  vu  bè,  tujur  ;  —  bl 
swane,    rassasié.  Cf.   swene. 


SîVt 


483 


swanmà,  som. 

swàp,  guenon  ;  —  femme 
de  mauvaises  mœurs,  prosti- 
tuée.  Cf.  s-ibàp. 

swàpe,  dérober;  —  mener 
une  vie  dissolue. 

siuapiyô,  fille  coureuse. 

siuatone,  faire  le  dou- 
cereux, flatter. 

sive  :  fér  siue  œn  iré,  faire 
souer  une  truie,  la  mener 
au  mâle  ;  —  sivc  œn  jerb,  la 
poser  debout  pour  arrondir 
l'extrémité  opposéeaux  épis. 

siuefœ,  ivrogne. 

siuefe,  boire  sans  soif. 

siueràs,  soirée. 

szuesàt,  soixante. 

swê,  soin,  inquiétude  : 
sa  don  bedusiue;  — y  se  hhi 
à  siue  d  savèr  kmà  k  i  s  truvâ 
astœr;  —  n  e  pa  d  swè,  ne 
t'inquiète  pas. 

swene,  soigner  ;  —  net  swen 
pa  d  sa,  k  sa  n  U  swen  pioê, 
ne  t'en  inquiète  pas. 

swer,  sueur  (Bierné). 

swi,  souil,  poussière  d'un 
appartement,  balayure;  — 
swi  d  Je,  poussière  de  foin. 
Cf.  bafnrej . 


48  4  syij 

sîi'itiii,  sale. 

5U7V,  taie  d'oreiller  (L:ui- 
divv).   Cf.  siiy. 

sil'àp,  femme  de  mauvaises 
mœurs.  Cf.  swâp. 

sû'âpe,  mener  une  vie  dé- 
réglée. Cf.  siL'âpe. 

sil'c,  f.,  sueur;  —  coups; 
—  peur,  inquiétude,  grande 
maladie. 

sive,  suer;  —  saillir  (en 
parlant  des  truies). 

6Û'e,  seuil  (G.). 

6wiy  suivi. 

siln,  f.,  ennui  :  s  c  la  sil'i 
k  d  aver  afér  à  Je  mareà  dû 
jvAo,  i  V  meta  îujiir  dà  la 
bas  œr. 

ôû'i,  m.,  suif,  répri- 
mande; —  correction;  — 
5Û'i  de  gerù,  suif  de  garou, 
résine  (Landivy). 

6wir,  suivre. 

sû'ir,  suire,  savetier.  Cf. 
tiaf. 

itw/jf.,  verge  (de  l'homme 
et  des  animaux). 

sû'ivir,   suivre.  Cf.  sïvir. 

syà^o),  seau;  —  sceau, 
gros    cierge    voilé  de  crêpe 


6y(V 

qu'on  porte  après  le  cercueil 
aux  enterrements.  Le  sceau 
est  porté  par  un  ami  ou  un 
domestique  du  défunt. 

-syaodc,  f,,-  ce  qu'un  seau 
peut    contenir   de    liquide. 

syi'ws,  sauce. 

syâosâo,  m.,  sauce,   pluie. 

syâose,  saucé,  trempé  de 
pluie,  mouillé. 

syœ,  ceux. 

syàr,  sueur.  Cf.  siver. 

iyœr,  sciure. 

sya't,  suite  :  la  d  6yœt,  tout 
de  suite;  —  tabouret. 

syœte  {si"),  s'asseoir. 

6yœtô,  qui  suit  tout  le 
monde. 

syœvcÇj-^,  sya'vr,  suivre  : 
le  via  ki  syœvà  la  le  par  der. 
Cf.  sû'ir. 

Pcre  Anichon,  marchez  devant 
J'allons  vous  sieuvrc  à  l'instant. 

(Pastorale  14.) 

j)vr  :  /(■'  syœ,  lé  syœ,  la 
syœii,  lé  sydii,  celui,  ceux, 
celle,  celles  :  s  é  pivè  ha.  s  é 
pwè  lé,  5  é  dé  syœ  k  ô  u  di 
rè  (Landivy). 


sye 

J'avonsun  aiit'plus  biauchapiau 
Qiie  r  sien  qu'est  sur  ma  tête. 

(Ronde.) 

syœ,  chef  de  maison,  fer- 
mier, maître  :  /  syœ  du 
Rusyâo,  celui  du  Ruisseau, 
le  fermier  du  Ruisseau  ;  — 
la  syœn  du  Rusyâo,  la  fer- 
mière du  Ruisseau. 

sye,  s'asseoir,  s'emploie 
surtout  lorsqu'on  crie  pour 
arrêter  un  essaim  d'abeilles  : 
syé,  syé  mé7^  avét  (Pail). 

sye,  setier.  Cf.  pèti  pô. 
.    syere,  serrer  (G.). 


syu  485 

syet,  f.,  siège  (Craonnais). 

sye  te  (jr),  s'asseoir, 

sye  (/),  la  syen,  celui,, 
celle,   Cf,  syœ. 

syâ,  siot,  mauvaise  scie. 
Cf.  seyâ. 

syone,  frapper  avec  un 
scion. 

syoïié,  volée  de  coups  de 
baguette, 

syoîic,  petit  scion. 

syofe  Çsé),  s'asseoir. 

syoté,  f.,  plein  un  seau. 
Cf,  sydodé. 

j)'ô,scion,  baguette  flexible. 

syu,  suivi  (La  Dorée), 


lak 


tak 


ta,  toi. 

tabaker ,x.dhdiiière .  Cf.  twiu. 

tabêlye,  tabêyc,  tablier. 

table  (5ê),  s'attabler. 

tabu,  peine,  souci  (Craon- 
nais)  :  s  dône  du  tabu  ;  — 
dispute. 

tabuste,  chercher  querelle, 
tarabuster,  tracasser  ;  — Etire 
du  bruit. 

tabule,  vivre  avec  peine  ; 
—  chercher  querelle. 

tabiire,  homme  gros  et 
rond  comme  un  tambour 
(Pail). 

iafîa,  m.,  femme  riche- 
ment vêtue;  —  abiye  pur  dœ 
su  d  tafta,  dire  du  mal  de. 

tafle,  tacheté,  multico- 
lore :  à'  €a  tafte. 

tak,  m.,  taupe-grillon  :  uér 


kàm  œ  tak  ;  —  vessie  nata- 
toire des  poissons. 

iak,  tik,  tok,  onomatopées 
exprimant  le  bruit  des 
corps  durs  et  secs  qui  frap- 
pent les  uns  sur  les  autres. 

lake,  takte,  claquer,  faire 
du  bruit  :  /  fé  take  5ô  fwè; 
—  fer  take  lé  dé  ;  —  faire  un 
geste,  un  mouvement  con- 
vulsif;  —  take  d  l  c  (La 
Dorée),  faire  les  yeux  en 
coulisse, cligner  de  l'œil.  Cf. 
tike. 

takè,  taquet,  traquet  de 
moulin  ;  —  pièce  de  bois 
attachée  aux  solives  et  qui 
retient  le  râtelier  dans  une 
étable  ;  —  terme  de  tissage, 
morceaux  de  bois  garnis  de 
cuir  placés   dans   les    deux 


tal 

boîtes  de  la  chasse  et  servant 
à  lancer  la  navette. 

takètc,  séparer  les  planches 
par  des  taquets  pour  qu'elles 
sèchent  (Hercé).  Cf.  harteye. 

takâ,  ce  qui  reste  en 
terre  de  la  tige  d'un  végétal 
coupé;  —  épingles  de  bois 
pour  fixer  le  linge  à  sécher 
sur  une  corde.  Cf.  ékô,  pékô. 

tal,  culée  d'arbre  garnie 
de  terre, 

taie,  froissé,  flétri  (en 
parlant  d'un  fruit).  Cf. 
îûiase. 

taloee,  talocher,  frapper 
sur  la  tête  avec  les  mains. 

talonel,  taloner,  sorte  de 
chaussure  en  cuir  qui  ne  re- 
couvre qu'une  partie  du  pied 
et  qui  protège  principale- 
ment le  talon  (Pail). 

ialûp,  taliip,  bosse  d'un 
arbre.  Cf.  iartip. 

talopé,  tahupé,  f. ,  motte 
de  terre  recouverte  de  gazon 
dru  et  fort  ;  —  souche  d'où 
partent  des  rameaux. 

talvasye,  coquin,  pillard  ; 
—  bélître  ;  —  hâbleur, 
vantard,  fanfaron. 


tap 


487 


tamone,  demander  avec 
instance  et  importunité. 

fane,  taché  à  la  lessive 
(Cossé).  Cf.  dâle. 

lijodiné,  tàodoné,  iâopané, 
grande  quantité  (Pail). 

Tâonyer  (la),  LaTannière, 
nom  de  lieu  (Landivy). 

tàope,  tendre  des  pièges 
pour  prendre  les  taupes 
(Ernée). 

tàopé,  f.,  grande  quantité. 
Cf.  lâodiné;  —  volée  de 
coups. 

tâope,  taupin  ;  —  bœuf 
noir  ;  —  nom  propre  de 
bœuf   (Andouillé). 

lâopin,  f. ,  fruit  du  topi- 
nambour. 

lâopiné,  f.,  grande  quan- 
tité. Cf.  lâodiné,  iâopé. 

tâoré  (mal),  mal  habillée. 

tàoryô,  tâoyd,  maison  mal 
famée. 

tap,  f.,  houe  à  écobuer 
(Château- Gontier).  Cf. 
fœswe- 

tapét,  tapette,  morceau  de 
bois  plat  pour  enfoncer  les 
bouchons;  —  tape  (jeu). 

tapi, abri,  refuge,  cachette  : 


488  mp 

cl  à  lapi,  s  met  n  tapi,  ô  hipi, 
être,  se  mettre  à  l'abri. 

lapine,  moucheté,  couvert 
de  petites  taches  (Chàtcau- 
Gontier). 

tapintir,  f.  pi.,  tapinures, 
petites  taches  très  nom- 
breuses. 

tapiÇ?) ,  abriter  ;  —  s 
ifipi(r\  se  garantir  (de  la 
pluie). 

tapire,  moucheté. 

tapise,  tapisser,  gratter  les 
haies,  curer  les  fossés  pour 
fiiire  du  terreau  ;  —  s  tapise, 
se  tapir,  s'abriter. 

tapisur,  f.,  papier  peint 
pour  tenture. 

tapisri  (fér  d  la),  faire 
de  la  tapisserie,  gratter  les 
haies,  curer  les  fossés  pour 
faire  du  terreau. 

tapJai,    tape-cul,    tilbury. 

tapoiie,  se  mettre  en 
motte;  —  frapper  à  coups 
de  poing. 

tapd,  tampon,  motte  : 
tapô  d  farin,  d  bœr  ;  —  à 
tapa,  en  bouchon. 

tapye,  couvert  de  moisis- 
sures noires  (linge).  Cf.  laiie. 


tas 

tap:;ay,  celui  qui  a  un 
gros  ventre,  lourd,   pesant. 

tànw,  trapu,  en  parlant 
des  hommes  (Ernée). 

taras,  femme  bavarde. 

tarase,  v.,  crier,  comme  la 
poule  qui  va  pondre  ou  qui 
a  faim.  Cf.  kakose  ;  — 
radoter. 

tariije,  m.,  qui  s'attarde. 

tariije,  s'attarder. 

iarlarigô  :  bér  à  tarlarigô, 
boire  à  tire  larigot,  boire 
excessivement. 

tartigu'è,  qui  est  mal  bâti, 
contrefait,  boiteux. 

tanip,  f.,  protubérance 
ou  bosse  chancreuse  qui  se 
forme  sur  les  arbres;  — 
bosse,  grosseur  sur  le  corps; 
—  poils  à  la  naissance  du 
nez  qui  relient  les  sourcils. 
Les  personnes  affectées 
d'une  tanip  sont  dites  ja- 
louses (Pail). 

tarv,  mince,  menu,  ché- 
tif.  Cf.  terv. 

tas,  tasse,  pied  ou  botte 
de  certains  légumes  qui 
poussent  en  toufte. 

tasé,  f.,  tas,  amas  :  /  avô 


lav 

dé  tasé  d  puni;  —  contenu 
d'une  tasse  :  œn  tasé  d  sîlr. 
Cf.  bolé,  £opin,  moh. 

iase,  taler  (Montjean). 

tasô,  tasô,  homme  petit  et 
trapu,  tassé  en  quelque 
sorte  ;  f.  tasot. 

tafige  (interjection). 

taiigote,  contrarier;  — 
parler  difficilement,  hésiter 
en  parlant. 

tatine,  tatiner,  caresser. 

tatiy,  bavarde. 

tatiye,  bavarder  à  voix 
basse,  comme  en  cachette 
(Pail). 

tattyonmà,  m.,  incertitude, 
hésitation  à  faire  quelque 
chose. 

tâtoije,  tâtd,  lambin. 

tatiiy,  bavarde  ;  —  volée 
de  coups. 

tatuye,  babiller  à  tort  et 
à  travers. 

iaveJ,  f.,  tavelle,  levier  ser- 
vant à  tourner  le  moulinet 
qui  serre  le  câble  d'une  voi- 
ture chargée  de  fourrage. 
Cf.  per€we;  —  petit  bâton, 
petite  cheville  pour  lier  les 
gerbes  (Craonnais);  —  mor- 


tà  489 

ceaux  de  bois  équarris  fai- 
sant partie  du  ۈrti  et  sur 
lesquels  se  posent  les  hé:{. 

iavle,  tavelé,  marqué  de 
taches  de  rousseur;  —  taché 
(fruit). 

tay,  f.,  corsage  de  femme  : 
à  tay;  —  f.  pi.,  bandes  de 
papier  longues,  étroites  et 
repliées  en  double  dont  les 
couturiers  ou  les  cordon- 
niers de  campagne  se  ser- 
vent pour  prendre  mesure 
des  vêtements  ou  des  chaus- 
sures; —  morceaux  de  pain 
coupés  très  mince  pour  la 
soupe.  Cf.  lé^et,  mp. 

taysye,  tessier,  tisserand. 
Cf.  tesye. 

tayîi,  tailleur. 

Ma  belle  veste  de  futaine 
Que  le  taillou  me  faisit 
D'une  veille  cotte  à  Madeleine. 

(Pastorale  35.) 

îà  :  dplui  du  ta,  depuis 
du  temps,  depuis  quelque 
temps;  —  d  œr  é  d  ta,  à 
temps  ;  /  n  avô  kè  l  ta;  i  n  é  k 
ta,  il  est  temps;  —  àvé  miyœ 
ta  dé,  faire  mieux  de;  —  sa 


490  iàb 

vyèra  o  I  là  ;  —  le  jà  du  ta 
pase,  les  vieilles  gens. 

tel,  m.,  croûte  molle  des 
tourbières,  des  terres  très 
humides. 

ta,  tant  :  a  ta  k  a,  quant 
à;  —  ta  h  a  ta,  ex  aequo. 
Cf.  tàtcv;  —  tàt  i  v  a,  ta  k 
a,  si  bien  (que);  —  ta  k  6 
et  asé,  bien  assez  ;  —  ta  koni, 
aussi  longtemps  que,  tant 
que  ;  —  ià  sœlmà ,  seule- 
ment; —  ju^k  a  là  k  i  sej 
venu. 

tàhan,  tàbon,  f.,  ouvrage 
de  femme  (traire  les  vaches, 
faire  la  cuisine,  soigner  les 
porcs,  etc.). 

tàbane,  tàbone,  faire  des 
travaux  de  ménage  relevant 
de  la  femme  (Pail). 

tàbane,  tàbone,  homme 
qui  tàbon.  Cf.  manet  ;  —  gros 
tablier  pour  l'ouvrage  de  la 
ferme  (Courcebœufs). 

ta  bonj,  petits  taons.  Cf. 
bônar. 

tàbnnie,  frapper. 

tàburè,  homme  gros  et 
rond  comme  un  tambour. 
Cf.  taburè. 


tàp 

tdbiirye,  joueur  de  tam- 
bour. 

tàbiuin,  f.,  bouchon  de 
liège  pour  jouer  à  la  galoche. 

tàdr,  tendre,  mouillée, 
pluvieuse  (année). 

tàdrètnà,  tendrement,  avec 
goût. 

tàdrar,  tendreté  ;  —  ten- 
dresse. 

tàdrô,  tendon  (Chateau- 
Gontier). 

tàkein,  quantième. 

tàmâ,  enfin  (G.). 

tàpan,  f.,  clochette  plate 
attachée  au  cou  des  animaux 
qui  sont  à  paître  dans  les  bois 
(Craon).  Cf.  kàpaii;  —  gros 
grelot  (Montjean)  ;  —  mets 
grossier  ou  mal  apprêté. 

tàpane,  tripoter;  —  faire 
de  mauvaise  cuisine;  —  se- 
couer. 

tàpané,    grande   quantité. 

tàpéranià,  tempérament, 
patience  (G.). 

làpeste,  tempêter,  se 
mettre  en  colère. 

làpl,  tempe  (Pail). 
iàpoue,    secouer;    —  rac- 


tàt 

commoder  grossièrement  les 
vêtements;    —    panser. 

tàponé,  f.,  action  de  tàpone. 

tàporej,  train-train. 

tàpyô,  m.  pi.,  terme  de 
tissage,  morceaux  de  bois 
assemblés  et  garnis  de 
pointes  aux  extrémités  pour 
tendre  le   tissu  en  largeur. 

/â5^',f.,  réprimande,  coups. 

iàtalik  (^imie),  mouche 
cantharide.  Autrefois  les 
femmes  les  recueillaient  sur 
les  frênes,  les  faisaient  mou- 
rir dans  le  vinaigre  et  les 
vendaient  aux  pharmaciens 
(La  Dorée). 

tàtalikê,  frêne,  dont  les 
feuilles  sont  recherchées  par 
les  mouches  tàtalik. 

tàtcé,  tantôt  :  su  l  tàtœ, 
dans  la  soirée,  plus  tard  ;  — 
tàtœ  ké,  quand. 

tàtœ,  tantun,  ex  ^quo  : 
/  V  fô  km-  kat  bînyào  pîir  ké  j 
sèyjô  tàt  ce. 

tâtè,  tantinet,  un  peu. 

tàtin,  tante;  —  femme  en 
général  (terme  enfantin)  :  di 
bôju  a  la  tàtin. 


ter  49 1 

tàtiné,  grande  quantité 
(Château-Gontier) . 

tàtiya  (jeu)  :  on  présente 
la  main  fermée  contenant 
un  certain  nombre  d'objets 
et  on  demande  :  tàtiya 
uvriya  kôbèdéya  (Château- 
Gontier).  Cf.  kàkala. 

tàfone,  s'agiter  beaucoup 
et  ne  rien  faire. 

iàtu,  tantôt;  Le  D.,  p. 
47  ;  —  cette  après-midi  :  / 
vèrô  vu  vé  tàtu . 

iàtnyé,  volée  de  coups. 
Cf.  tainy;  —  bain  involon- 
taire :  //  a  pri  œn  bon  tàtuyé. 

tàluye,  tantouiller,  passer 
dans  l'eau,  tremper  en  agi- 
tant. Cf.  geye  ;  —  s  tàluye, 
s'ébattre  dans  l'eau. 

térbe,  très  bien  (Saint- 
Thomas,  Pail). 

têrbiye,  trebiller,  s'altérer, 
tourner  à  l'aigre  (lait);  — 
se  mettre  en  grumeaux 
(sauce);  —  frissonner. 

têrfào,  tèrfwe,  trefaut,  tre- 
foir,  grosse  bûche  de  Noël. 
Si  le  tèrfwe  n'est  pas  con- 
sumé au  bout  de  trois  jours. 


49^  '^>' 

les  jeunes  filles  nubiles  de  la 
maison  doivent,  dit-on,  se 
marier  dans  le  courant  de 
l'année  qui  va  commencer 
(C).  Dans  plusieurs  en- 
droits, on  conserve  les  char- 
bons de  la  bûche  de  Noël 
dans  le  grenier  à  grain. 

tùrjii,  toujours  (Château- 
Gontier). 

iùrmay  froment  que  l'on 
sème  au  printemps  et  qui 
mûrit  en  trois  mois;  — 
trépied. 

terme,  tremoire,  trémie  de 
moulin. 

tùnmn,  trèfle  (Landivy, 
Ernée). 

tunnel,  trémie. 

tôrpe,  treper,  repousser 
violemment  avec  les  pieds; 
—  frapper  du  pied(Château- 
Gontier);  —  marcher  lour- 
dement. 

lùrpèye,  trepeiller,  tirailler. 

ti'rpcJ,  f.,  palier,  plate- 
forme d'escalier  extérieur  en 
bois  ou  en  pierre,  recouvert 
d'un  toit  (Mayenne). 

lùrp'clc,    trépigner    ferme; 


in 

—  tressaillir  par  suite  d'un 
coup. 

it'rpiy,  f. ,  palier  d'escalier  ; 

—  agacement  des  nerfs  qui 
£iit  frapper  du  pied.  Cf. 
pcliy. 

U'rpxc,  trépied.  Quand  on 
enlève  la  tyiil  à  galette,  il 
ne  faut  pas  laisser  le  ii'rpye 
sur  le  feu  ;  sans  quoi  les 
vaches  tarissent  ;  la  vee  tcri, 
crie-t-on  pour  dire  d'enle- 
ver le  trépied  (L.  D.);  — 
coffre. 

iùrsalc,  tresaller,  trépasser. 

tèrsâo,  tresaut,  tressaille- 
ment. 

lùrsAote,  tressauter,  tres- 
saillir; —  sauter,  bondir. 

îùrtè  tùittt,  tous  ensemble  ; 

—  l'un  après  l'autre. 
h'rtiy,  espèce  d'engourdis- 
sement,    de    lassitude     des 
jambes  après  avoir  été  trop 
longtemps  assis  ;  —  colique; 

—  grand  désir. 

li'rliyc,  grande  quantité 
(Château-Gontier).  Cf.  trâlé. 

tùrtiye ,  ressentir  une 
espèce  d'engourdissemem 
dans  les  jambes  après  avoir 


ter 

été    trop  longtemps    assis; 

—  trépigner. 
tèrtii,  tous. 

ièrtwer,  engourdissement 
des  jambes.  Cf.  tèrtiy. 

îêrtzuè,  tintouin,  inquié- 
tude, agitation. 

térva:{e,    remuer,     agiter; 

—  transvaser. 

th-vè,  remuant  (Craon- 
nais). 

ièrwes,  trouesse,  émousse 
(Saint-Thomas),  vieille  sou- 
che. 

iùnuè,  trognon  de  pomme 
(Mayenne);  —  homme  ra- 
bougri (Ernée). 

lùribâo,  terreau  ;  —  lunette 
des  lieux  d'aisances. 

têriuel,  truelle. 

térye,  trier. 

têryà,  trayon.  Cf.  têt. 

têr:(^iye,  trembler  beau- 
coup. 

Urxjyone,  crêpé,  frisé. 
Dans  quelques  bourgs  de 
l'arrondissement  de  Château- 
Go«tier,-les  gens  qui  ont  les 
cheveux  iôixiyone  passent 
pour  avoir  le  caractère  diffi- 
cile. Cf.  greyonu. 


tœg  493 

tt^r^âo,  tùtxyâ{o),  treseau, 
groupe  de  trois  batteurs  de 
blé  se  servant  du  fléau;  — 
rassemblement  de  trois  per- 
sonnes, trio. 

tèi^iue,  thxyâo,  tas  com- 
posé de  trois  gerbes  (Ernée) 
ou  tas  de  gerbes  à  trois  cor- 
nières formé  par  les  gerbes 
empilées  les  unes  sur  les 
autres  et  se  tenant  par  l'ex- 
trémité supérieure  (Pail). 

fêr:{yâo,  troisième. 

lê:(e  (j),  se  taire. 

tœ,  tôt,  en  peu  de  temps  : 
sa  h  irè  tœ  bè  le  ;  —  6  tœ,  si 
tôt. 

tœ,  t,  tout,  toute. 

iœbèrlé,  f.,  contenu  d'un 
tombereau.. 

tœbèryâ(o)  ,  tombereau  ; 
par  plaisanterie,  chaire  à  prê- 
cher :  i  nn  a  kor  pur  dœ:^ 
œr  dà  sô  tœbèrya  (La  Dorée). 

tœe,  tache  (Landivy).  Cf. 
te€. 
■  tœe,  tuer.     • 

tœgase,  tousser  (Châfeaiv- 
Gontier). 

/fpçt',  tousser(Montflours). 

tœgâ,  vieux  pot  fêlé  :  e  tus 


494  tè 

kàm   tr    tœcp\    —  rousseur, 
qui  tou3se  souvent. 

Urgote,    tousser    souvent. 

tà'k,  balle  (Landivy). 

tel,  toile  :  fer  de  la  tœl, 
se  débattre  dans  les  convul- 
sions de  l'agonie. 

tœl,  tuile  (G.).  Cf.    lyd'I. 

tœr,  [.,  contusion,  meur- 
trissure, tumeur.  Ct.  timœr. 

tœrbàtèn,  térébenthine. 

iœrè,  vieux  pot  fclc  (Châ- 
teau-Gontier). 

tœnnâ,  tourment. 

tœrmâte,  tourmenter. 

tœrn,  turne,  échoppe,  ca- 
bane. 

tœri(r),  tourterelle. 

tœrlrel,  tourterelle. 

tœse,  tœsi(r),  tousser. 

tœté,  rôtie  de  vin  ou  de 
cidre. 

tœye,  tousser  :  e  lœye  koDi 
si  l  dyab  tœye.  Cf.  t(V(;e. 

tœi^e,  tondre,  raser.  Cf. 
tii:^e. 

tœ:^iccr,  teusoire,  grands 
ciseaux  à  tondre. 

tœ,  tabac.  Cf.  pt'tœ. 

tœge,  tousser.  Cf.  tœge. 

té,  tei,  toi. 


tel 

Margot   pour  tci    qu'  j'endure  de 

[mau 
Margot  pour  tei  que  j'endure. 

(Ronde  ) 

té,  toit  à  porc,  étable  :  à 
té,  à  l'érable;  —  toit  de 
maison;  —  sein,  mamelle  : 
tncl  œn  fyœr  dà  sô  té;  — 
done  l  té,  allaiter;  —  tesson, 
vase  en  terre. 

tebâo,  sorte  de  guêtres 
grossières  en  feutre  que  l'on 
porrair  avanr  la  Révolution 
(L.  D.). 

tee,  tache.  Cf.  tœe. 

te€e,  taché. 

tégô,  débris  de  pots.  Cf. 
tœgô  :  pnl  ç,ard  tu  va  fer  dé 
tégâ. 

ték,  balle  (jouet)  ;  à  Lan- 
divy, le  jeu  de  ték  se  jouait 
autrefois  à  Carnaval  dans  les 
champs  de  pâture,  et  vers 
le  soir  on  faisait  des  rondes. 

téke,  donner  un  coup  de 
tecque,  de  balle. 

tel,  toile. 

télmà  (si),  si  tellement, 
tellement. 

télye,  toilier.  qui  fabrique 
la  toile. 


ter 

lenyêr,  tannière,  terrier 
(Pail). 

tén,  cuscute  (plante);  — 
enfant  espiègle. 

ténas,  tignasse,  chevelure 
sale  et  mal  peignée. 

tènerj,  faible  et  pcâle 
(Craonnais);  —  violacé  : 
aver  la  figur  tènerj. 

tenu,  teigneux  ;  —  teintu- 
rier (Pail). 

téraspi,  thlaspi. 

terbiQ)  Çs),  se  cacher  en 
s'abaissant  (Craonnais). 

téré,  f.,  nid  de  lapin. 

térinâo,  terrineau,  vieux 
pot  fêlé. 

ierjet,  targette. 

tenu,  mince,  délié.  Cf. 
terv. 

ternit',  chétif,  rabougri 
(Pail). 

tenneye,  atermoyer,  hési- 
ter, tarder  :  /  a  trô  termeye 
a  té  rmedye,  t  era  be  du  mâo 
a  t  retape. 

tern,  mince  (Château-Gon- 
tier).  Cf.  terv. 

terne,  attraper,  effrayer, 
surprendre. 


tét 


495 


ter  porta  pal,  terre  portant 
poules,   très  petite  closerie. 

terpr,  aminci  (Craonnais). 
Cf.  terv. 

terv,  mince,  peu  épais. 

tcrvi{f),  amoindrir,  rendre 
plus  mince. 

tèru,  terreux.  Voir  ku  têru. 

terwer,  tiroir  (Bierné). 

teryer,  tarière  (Pail). 

tesri,    tesserie,    tissage. 

tesu,  tissé  (Andouillé). 

tesye,  r,  tessier,  tisserand. 

têt,  f.,  trayon,  le  bout  de 
la  mamelle  (Hercé,  Pail). 

tet  :  tét  byàe,  femme,  ci 
cause  de  son  bonnet  blanc 
(Ernée);  —  tét  de  pul,  tête 
de  poule,  Senecio  vulgaris; 
—  tét  déjvâo,  tête  de  cheval, 
herbe  fourchue  (Centaurea 
nigra);  —  tét  d  oreye,  taie 
d'oreiller. 

tête,  tét(j),  têtre,  tisser. 

tété,  f.,  branche  d'une  fa- 
mille qui  prend  sa  part  dans 
un  héritage  :  i  sd  triua  tété  a 
yérite  d  li. 

îètô,  m.,  étable  des  veaux. 

tétur,  texture,  tissure.  Cf. 
titur. 


49^  ti 

n'y,  te,  tilleul  (vieux  mot); 

—  LeTeil,  nom  de  hameau. 
téyalr,  théâtre.  Cf.  haïr, 
ièye,  tiller  (le  lin)  (Craon- 

nais);  —  au  figuré  :  aln 
tèye,  habit  qui  commence  à 
s'user;  —  maltraiter;  — 
poursuivre  et  taquiner  sans 
relâche  :  lé  jvijo  sô  tèye  par  la 
mue  (Wuitorte). 

/i',  -;^,  tenu,  -e. 

tebàse,  nettoyer,  fourbir 
les  pelles,  pincettes,  etc. 

tchùryâo,  tombereau  (Mon- 
tourtier);  —  revêtements 
latéraux  d'un  grand  camion. 
Cf.  ta'hhyâo. 

tèsye,  tessier,  tisserand. 

tètè,  tintin,  carillon. 

tètô,  bouchon  de  linge  à 
une  terrine  (Saint-Aubin- 
du-Désert);  —  petit  bou- 
chon, cheville.  Cf.  tiipè;  — 

—  souci,  tintouin. 

//,  suffixe  ajouté  à  la  pre- 
mière personne  du  singulier 
et  du  pluriel  :  —  à  l'in- 
terrogation :  /  yi  5om  ti,  y 


sommes-nous 


?. 


à  l'excl 


mation  :  /  à  vc  li  tu  le  jnr  !; 
j  soin  ti  nui! lira''  pa  nie! 


tin 

ti,  f. ,  petit  crochet  de  mé- 
tal s'adaptant  à  l'extrémité 
de  l'aiguille  sur  laquelle 
tourne  le  fuseau  quand  on 
file  au  rouet. 

tibar,  jambe  du  porc;  — 
instrument  formé  de  3  bâ- 
tons que  l'on  suspend  au 
cou  des  cochons  pour  les 
entraver;  —  petit  bâton 
fixé  au  cou  des  oies  pour  les 
empêcher  de  traverser  les 
clôtures.  Cf.    baké,  tramice. 

tibi:  a  tibi  e  a  tâba;  a  libic 
a  tahô,  â  tort  et  à  travers. 

tife,  attifer,  orner. 

//ç(),  plumes  qui  repoussent 
sur  les  volailles  qu'on  a  plu- 
mées. Cf.  ckô. 

tike,  fiiire  un  mouvement 
de  surprise  ou  de  frayeur; 
—  au  jeu  de  cartes,  laisser 
deviner  son  jeu  par  sa  phy- 
sionomie ou  un  mouvement 
involontaire;  —  et  tike,  être 
fou. 

tikte,  moucheté,  tacheté  : 
(V  bœ  tikte  d  ncr. 

tin,  tinct,  tine,  tinette, 
grand  vase  en  terre  de  Thé- 
valles  que  l'on  met  sous  les 


tir 


tir 


497 


gouttières 


pour  recueillir 
l'eau  ;  —  cuve. 

tinè,  sein,  mamelle  (Chà- 
teau-Gontier).  Cf.  tè,  têt. 

fine,  allaiter;  —  téter; 
(mot  employé  dans  l'ancien 
Anjou). 

tin,  teigne. 

tinas ,  chevelu  re .  Cf.  krinas . 

tinii,  teigneux;  — teintu- 
rier. Cf.  tenu. 

firayô,  filet  ou  bande 
étroite  de  linge  usé  et  dé- 
chiré; —  pi.,  morceaux 
de  viande  qui  ne  se  com- 
posent guère  que  d'os,  de 
nerfs  et  de  tendons. 

tira,  a.,  qui  soutire  soit 
des  provisions,  soit  du  linge 
ou  des  habillements  d'une 
maison;  —  difficile  en 
affaires. 

tire,  tirer,  traire  (les 
vaches)  ;  —  tire  1  hœr, 
empêcher  par  sorcellerie 
les  vaches  de  donner  du 
beurre.  Cf.  t'arme;  —  s  tire 
l  brè,  se  tirer  le  brin,  tirer 
son  épingle  du  jeu,  se 
mettre  hors  de  cause  dans 
une   affaire  ou   une  discus- 


sion; —  tire  la  snp,  tirer  la 
soupe,  prendre  de  la  soupe 
dans  la  soupière;  —  tire  6 
kœr,  soulever  le  cœur;  — 
tire  œn  è,  arracher  un  œil. 

tire,  m.,  petite  lanière  de 
cuir  qui  serre  le  fuseau 
contre  l'aiguille  du  rouet  à 
filer;  —  lanière  de  cuir  très 
étroite  servant  de  lacet  de 
soulier.  Cf.  filé;  —  lanière 
de  parchemin  très  étroite, 
servant  à  réunir  divers  pa- 
piers auxquek  on  fliit  un 
trou  pour  passer  le  tiret. 

tiret,  f.,  tiroir.  Cf.  lyet;  — 
planchette  à  coulisse  qu'on 
tire  à  l'extrémité  d'une  table 
et  qui  sert  à  la  rallonger. 

tirjii,  mouchoir  de  poche 
(Château-Gontier). 

tirote,  écrémer  (du  lait) 
en  le  soutirant  :  le  tirote. 

tirô,  bouton  de  porte 
(Gossé). 

tirpaye,  tirpeyc,  tirailler 
violemment  (par  les  che- 
veux ou  les  vêtements). 

tirtcn,  tirtèy,  viande  com- 
posée de  membranes  dures 
et  élastiques.    Cf.  iirayô. 


G.    DoTTIX. 


Gh 


32 


49« 


lôh 


iirvae,  tire-vache,  bassin 
clans  lequel  on  trait  les 
vaches  (I/-é). 

lirwer,  tiroir. 

//r^v<r,  tirc-x-yeux,  libel- 
lule. ' 

lisye,  r,  tissier,  tisserand  : 
lisye  est  la  forme  bouro;eoise 
du  mot;  tcsyc,  la  forme 
populaire. 

lisri,  tisserie,  tissage, 

//////,  cri  pour  faire  reve- 
nir les  cochons  des  champs 
à  la  soue.  Cî.-tulntii. 

liliir,  tissure  (Pail). 
iiyas,  f.,  colombage,  pisé. 
tiyô,  tranquille    et    cares- 
sant :  mit  €a  é  lu  pyc  tiyô. 

li:(èn,  liini,  tisane. 

iiione,  tisonneur. 

ti::^ôdàfey,    tison   d'enfer. 

Lefizclier  le  niair' 
Le  mair'  de  la  paroisse 
Le  (le   curé    constitutionnel) 
[maintient  dans  sa  place. 
C'est  un  tison  d'enfer 
Lefizelier  le  mair'. 

(Chanson  du  temps  de  la 
Révolution.) 

lôbâiic,  habiller  d'une  fa- 


çon  ridicule  (Pail).  Cf.  tore; 

—  battre,  frapper. 

tok,  m.,  tic,  mouvement 
nerveux  et  convulsif;  — 
f.,  soufflet,  tape  •.fui  wn  tok. 

tokar,  corps  qui  tait  du 
bruit  en  éclatant  ou  en  cre- 
vant   quand    on  le   presse  ; 

—  fleurs  de  digitale;  lokar 
luj,  pi.,  digitale  (La  Dorée); 
lokar  byà,  pi.,  grande  pâ- 
querette (La  Dorée);  — 
individu  entêté,  d'un  ca- 
ractère diflîcile  (Pail);  — 
vieux  chapeau. 

tokc,  heurter  avec  un  bruit 
sec;  —  souffleter. 

loksô,  mauvais  sujet. 

toli(r),  tolir ,  porter  :  /  ;/ 
pœ  sinà  pa  lo/ir  kat  Imsyâo  d 
fiirmà',  —  supporter;  — 
couvrir  de  taçon  à  empê- 
cher la  lumière  de  pénétrer. 

tônc,  V.,  gifler  (La  Dorée). 

lôm,  f.,  gifle. 

tôpe,  approuver,  consentir, 
soit  en  frappant  dans  la  main 
de  son  interlocuteur,  soit  en 
choquant  son  verre  contre 
le  sien  avant  de  boire. 

lôpcl,  f.,  espèce  de   petit 


tor 

battoir  en  bois  servant  à  en- 
foncer les  bouchons.  Cf. 
tapt't;  —  tasse  de  café  (Chà- 
teau-Gontier);  —  carafon 
d'eau-de-vie. 

lopêté,  L,  contenu  d'un 
carafon  d'eau-de-vie. 

tôr,  toray,  génisse  que  l'on 
n'a  pas  encore  menée  au 
taureau. 

tor,  t,  a.,  tordu,  -e. 

tora,  m.,  personne  habillée 
d'une  façon  ridicule  (Pail). 

for-ee,  battre,  frapper. 

tor^é,  f.,  bâton  très  gros- 
sier, haut  de  3  à  4  pieds,  au 
bout  duquel  se  trouve  un 
petit  ressort  en  fer  servant  à 
tenir  la  chandelle  ;  ce  bâton 
est  placé  à  l'un  des  coins 
de  la  cheminée  ;  il  est  fixé 
au  mur  par  un  rondin  de 
bois.  Cf.  p!{k). 

^t)r^o«é,torchonner,battre. 

tor^ô,  torchon,  coup. 

tare,  habiller  d'une  façon 
ridicule   (Pail).   Cf.   tôhane. 

tore,  jeune  taureau  :  et  dà 
5ô  pè  d  tore,  être  dans  son 
poil  de  torin,  être  jeune. 


Idr  499 

lorkèt,  f.,  gâteau  en  forme 
de  couronne  (Ernée). 

tork'njol,  tortinol,  croqui- 
gnole,  coup  sec  et  bien  appli- 
qué. 

torkol,  t.,  torticolis. 

lornc,  tourner  (Montau- 
din). 

tor  te,  tordre. 

tortiy,  f.,  petit  gâteau;  — 
colique.  Cf.  tùriîy. 

tortiyar,  boiteux. 

tortiyé,  f.,  grande  quan- 
tité (Craonnais). 

tortr,  tordre. 

tortwe,  bancal. 

lortweÇj-^,  tortoir,  mor- 
ceau de  bois  avec  lequel  on 
peut  serrer  fortement  un 
lien  ou  un  nœud  de  corde 
en  tordant;  se  dit  en  par- 
ticuher  d'un  instrument  de 
tissage  formé  d'un  bois  re- 
courbé  adapté  à  la  draperie 
et  servant  de  levier  pour 
tendre  la  chaîne;  —  qui  a 
une  mauvaise  tournure.  Cf. 
troliue. 

tortiuere,  tortiueye,  marcher 
de  travers. 

tbryâ(o),  taureau. 


jOO 


/;•(/ 


loto,  celui  qui  n'avance 
il  rien  (Saint-Aubin-du-Dé- 
sert). 

loto,  tonton,  oncle.  Ct. 
tiitô. 

lôb,  tombe,  monceau  d'en- 
grais en  forme  de  prisme  au 
milieu  des  champs.  A  Mont- 
jean,  les  tombes  sont  en 
général  formées  de  fumier,, 
de  terre  et  de  chaux.  On 
mélange  le  tout  avant  de 
l'étendre  sur  le  champ. 

tôbe,  tomber,  devenir  :  si 
5  pursyâo  kdtinii  a  et  ôsi  hc 
sivanc  i  iôbra  hô. 

tôbrc,  f.,  tomberée,  con- 
tenu d'un  tombereau. 

tôbèryâo,  tombereau. 

tôbelré,  tôbrclé,  tombellerée, 
quantité  que  renferme  un 
tombereau  plein. 

tôkiii,  tôtiii,  moyette 
(Pail).  Cf.  kô:(ak,  bidô,piilet. 

tôtô,  oncle. 

Ira,  trois  (Bais,  Montau- 
din). 

Si  j' savions   dcusse    tras    mots 

[de  Intin 
Je  serais  benteut  prêtre. 

(Ronde.) 


Ira 

Ira,  truie;  —  cloporte. 

Inibu,  ennui,  latigue  :  cl  a 
bc  du  Imbu  ô  se  kcmo.  Cl. 
tabu . 

trafiiye,  faire  de  mauvaise 
besogne,  bouleverser  en  fii- 
sant  ou  en  cherchant  une 
chose.  Cf.  Irifuye;  —  dé- 
manger. 

Irafnymà,  m.,  démangeai- 
son. Cï.graviiyinâ;  — action 
de  irafuye. 

Irafy,  trèfle  (Hercé,  Mon- 
taudin). 

Irak,   train  de  vie. 

Irakâ,  récoltes  :  iiièliià,  fo 
fér  apré  l  Irakâ  (Montjean). 

Irakas,  tracassier. 

Irakènicle,  fltire  du  bruit  en 
marchant  avec  des  sabots. 
Cf.  sa  croie. 

a 

trakè,  crécelle  :  parle  kom 
(V  Irakc;  —  instrument  mu- 
ni de  deux  ailes  comme  un 
moulin  à  vent;  ces  deux 
ailes,  une  fois  en  mouve- 
ment, font  mouvoir  un  mar- 
teau qui  frappe  sur  une 
plaque  de  tôle.  On  suspend 
le  traquet  au  haut  des  arbres 


Ira 

comme  épouvantail  (Pail) 
ou  jouet. 

trâîe,  rôder  :  k  fiitàt  i 
kom  sa  a  aie  tràle  tut  lé  nivi 
ô  ker  du  bùdiuào  ? 

trâlé,  grande  quantité. 

tramiue,  sorte  de  rouet 
(Ampoigné).  Cf.  travwe;  — 
morceau  de  bois  carré  tra- 
versé perpendiculairement  à 
son  axe  par  deux  morceaux 
de  bois  situés  dans  deux  plans 
différents  que  l'on  attache  au 
cou  des  bestiaux  méchants. 

trapus,  f.,    mauvais  tour. 

trapiise,   jouer   des  tours. 

traspine,  aller  beaucoup 
çà  et  là. 

traspinet,  f., qui  court  par- 
tout. 

travâ,  traval,  travail  :  bc 
d  traval,  bon  travailleur. 
Cf.  afii,  atak. 

travayote,  taire  de  petits 
travaux  qui  ne  rapportent 
rien,  travailler  peu  et  sans 
avancer. 

travœee,  trébucher,  chan- 
celer, aller  en  zigzag  d'un 
sillon  à  l'autre  dans  un 
champ. 


Ira 


ior 


traver,  m. ,  barrière  ;  — par 
œ  traver ,  à  vue  d'œil,  sans 
mesurer(Château-Gontier)  : 
ajte  kœk  €'U^  par  œ  traver. 
Cf.  a  la  travers  ;  —  la  a 
trave(j'),  dans  le  voisinage. 

travers  Ça  la),  à  la  tra- 
verse, au  plus  court,  par  le 
plus  court  chemin;  —  un 
marché  conclu  à  la  traverse 
est  celui  où  on  ne  compte 
ni  ne  mesure  les  objets;  — 
aie  a  la  travers,  travailler  à 
la  tâche  (Ernée). 

traversye,  traversier,  tra- 
versin. 

travnye,  tourner  un  dévi- 
doir; —  mettre  le  fil  en 
écheveaux  au  moyen  du  tra- 
viue  (Andouillé);  —  mar- 
cher en  tournant  les  jambes 
(Ernée,  Landivy);  — jouer 
des  jambes;  —  travailler,  en 
parlant  d'un  remède  :  la 
Imteyé  li  travny  lèkôr. 

travwe,  gâteau  de  flirine 
d'avoine.  Cf.  kônc;  —  tra- 
vouil,  dévidoir  servant  à 
mettre  le  fil  en  écheveaux. 
Voir  €àtlè  ;  —  pièce  d'artifice 
tournant    comme    un    tra- 


;o2 


tn) 


vouil  ;  —  bâton  suspendu 
au  cou  des  vaches  pour  les 
empêcher  de  courir.  Cf. 
libar,  Iraniwe. 

tray,  cloporte  (Bais).  Cf. 
/;//,  trè. 

Iràhy,  tremble  (arbre). 

tràhyùmà ,     tremblement  ; 

—  grande  quantité  :  c  tu  1 
Iràbyùnià. 

iràbyc,  trembler. 

Iràe,  tranche,  bande  de 
terre  déplacée  par  la  char- 
rue; —  houe  à  deux  dents; 

—  toile  grossière  fabriquée 
avec  les  déchets  du  chanvre 
et  dont  on  faisait  autrefois 
des  couvertures  de  lit  ;  —  hi 
d  irà€,  qui  porte  des  culottes 
de  tràe  ;  —  a  tràe  dùpê,  à  vol 
d'oiseau,   droit   devant  soi. 

iràeà,  trà€é:(ô,  tranchée, 
colique.  Les  guérisseurs  en 
délivrent  les  chevaux  en  leur 
passant  d'une  certaine  façon 
la  main  sous  le  ventre  (L. 
D.). 

tràpej,  action  de  tremper; 
ne  se  dit  guère  qu'en  par- 
lant de  la  soupe.  Le  fermier 
doit   le    Irnpej  aux  ouvriers 


tré 

qui  viennent  faire  des  ré- 
parations à  la  ferme  pour  le 
compte  du  propriétaire. 

iràpcje,  tremper  la  soupe 
aux  ouvriers.  Un  ouvrier 
est  tràpcje  quand  il  apporte 
son  pain  chez  son  patron  et 
que  celui-ci  lui  trempe  de  la 
soupe  à  midi  et  au  soir.  Cf. 
a t râpe  je. 

Iràsôy  tronçon. 

tràsone,  couper  en  tron- 
çons; —  transir,  saisir, 
étreindre,  resserrer  (en  par- 
lant du  froid). 

Iràspor,  transport,  délire  : 
//  c  à  tràspor. 

tràt  di  niés,  tràtrè,  trentier, 
série  de  trente  messes  pour 
un  défunt;  —  rubrique,  dé- 
tours, ruse  de  métier;  — 
trantran,     vie    journalière. 

In'-.  Voyez  iêr-. 

trù)iiàte,  tourmenter. 

trèmiue,  grain  de  prin- 
temps qui  ne  reste  que  trois 
mois  en  terre. 

trùtn,  tous. 

Mon  cher  bonhomme  j'  partons 

[tretous. 
(Pastorale  5.) 


trè 

trœ,  trou.  Cf.  kré,  pô. 

trœl,  femme  de  mauvaise 
vie. 

trœld'i,  fainéante,  vaga- 
bonde (Ernée). 

irœle,  vagabonder  (Ernée) . 
Cf.  frôle. 

trœlri,  f.,  libertinage. 

trœlye,  vagabond. 

trœve,  trouver  :  /  n  à 
irœvà  k  vè  pistol  d  lœ  jvâo. 

trd'fào,  vase. 

treeii,  triclierie. 

trè,    truie;    —    cloporte. 

trèfle,  clarifier  :  trc€ête  du 
sitr,  en  ôter  la  lie. 

tréfdo,  m.,  tréfeu,  bûche 
de  Noël.  Cf.  têrfiue. 

trefy,  trèfle;  —  Ircfy  ritj 
(Hercé),  trefy  êferna,  trèfle 
incarnat.  Voir  sème. 

trèn,  chèvrefeuille  ram- 
pant; —  f.,  baquet;  espèce 
de  voiture  très  basse  à  deux 
roues  ou  sans  roues  com- 
posée de  deux  madriers  gar- 
nis de  fer  reliés  entre  eux 
par  des  traverses  de  bois 
et  garnis  de  deux  crochets 
à  la  partie  antérieure  pour 
pouvoir  y  atteler  un  cheval. 


trè 


503 


La  trên  sert  à  transporter  les 
barriques. 

trén,   traînée,    prostituée. 

t relias,  traînasse,  Polygo- 
num  aviculare. 

trénasej ,  petite  quantité, 
petit  courant  :  av  vii  du  fru 
st  âne  ?  —  y  ènii  avo  d'  pti 
trénasej.  Cf.  dc'ini\ané. 

tréne,  tarder  :  j  nii  !  c/i  a  la 
port  é  pi  sa  n  tréni  piuè. 

tréii'U,  traîneux,  mauvais 
sujet,  vagabond. 

tréne,  r,  traînier,  vaga- 
bond, saltimbanque. 

tresîUtÇr),  démêloir. 

tréti,  traitis,  souple  (Pail). 

Irél(r),      traître,       cruel 
(Pail).  Cf.  tritr. 
trétyâo,  tréteau . 
iréyi(r'),  trahir. 
tréyô,  pis  d'un  animal. 

Irés^è,  treizain,  treizième, 
se  dit  des  gerbes  (Château- 
Gontier). 

trè,  train  :  sa  va  tnju  sô 
pti  trè;  —  bruit  :  i fè  du  trè 
kom  kat;  —  tourment  :  a  t 
i  fe  du  trè  a  sô  péri;  —  trace  : 
syœvr  ô  trè. 


504  tri 

trcbak,  porter  çà  et  là  ;  — 
s  trcbalc,  marcher. 

îrchalyc,   r,    flâneur,    -se. 
trcavie,    fouiller    partout. 
trèg,  trèi],  tringle. 
trcijal,  maladie   nerveuse, 


miagmau'e. 


trè(;ah'  (.<<'),  se  trimbaler, 
flâner. 

trc(;alyc,   lrcc,ayc,    flâneur. 

trck(J),  tringle. 

trî'kay,  quincaille. 

Irckaye,  m.,  quincailler. 

Irî'knye,  faire  un  bruit  de 
ferrailles. 

Irckaye,  m.,  quincailler. 

iirkayniri,  bruit. 

trèkayri,  quincaillerie;  — 
bruit  de  ferrailles. 

irekayœr,    quincailler. 

treké,  f.,  action  de  tiin- 
quer  en  buvant. 

trênye,  vagabond  (La  Do- 
rée). Cf.  tréne. 

trcnyô,  gros  bâton  que 
l'on  fait  traîner  aux  animaux 
méchants  (Pail).  Cf.   Iribar. 

trctrè,  trantran. 

irihal,  triballe,  promenade 
faite  par  la  foule  sur  le  champ 
de  foire  à  l'époque  de  la  foire 


de  la  Madeleine  à  Mayenne; 
réjouissances  qu'amène  cette 
foire;  —  m.,  celui  qui  tribal. 

tribale,  traîner,  mener 
rudement  un  entant;  — 
vagabondera  travers  champs 
(Andouillé). 

tribalmà,  attirail  porté, 
noué  ou  traîné  de  divers 
côtés. 

tribar,  instrument  formé 
de  trois  bâtons  que  l'on  met 
au  cou  des  porcs  pour  les 
empêcher  de  passer  à  travers 
les  barrières;  —  personne 
empêtrée, quia  des  manières 
gauches; —  libertin. 

tribaye,  flâneur. 

tribunal  dt'  komers,  tribu- 
nal de  commerce  (expres- 
sion injurieuse  dans  l'argot 
des  ouvriers  de  Laval). 

tribnrdé,  f.,  personne  qui 
fait  la  fête,  qui  perd  son 
temps  â  boire  et  à  s'amuser 
au  lieu  de  travailler  (Mon- 
tourtier). 

trib-tiye,  troubler  (un  li- 
quide). Cf.  trifiiye  ;  —  battre, 
secouer. 


tn 

irWy  tricherie  :  y  a  d  la 
trie. 

trùar,    trim',  qui  triche, 

trîetar,  tricheur  (Mon- 
te urtier). 

îriete,  tricher  (La  Dorée). 

trutri,  tricherie. 

trifuye,  brouiller  un  H- 
quide;  —  chercher  çà  et  U\ 
dans  un  meuble  ou  un  ap- 
partement en  mettant  tout 
sans  dessus  dessous;  —  faire 
de  mauvaise  besogne;  — 
tricher. 

trifuymà,  m.,  action  de  tri- 
fouiller. 

irifye,  habiller  richement. 

irigoe,  chicot,  ce  qui  reste 
hors  de  terre  d'un  arbre 
coupé  ou  rompu  par  le  vent. 

trihori,  trihori,  bruit,  va- 
carme (Pail). 

trik  pur  trok,  loc.  adv., 
troc  pour  troc;  se  dit  quand 
on  échano;e  d'une  chose 
contre  une  autre,  sans  don- 
ner de  retour  ou  de  supplé- 
ment. 

triké,  triquet,  petite 
trique. 

trihnale,     brocanter     en 


tri  505 

parcourant  les  campagnes, 
en  faisant  l'échange;  — 
faire,  chercher  quelque  chose 
de  peu  de  valeur;  —  aller  à 
son  affaire,  s'occuper  (en 
général). 

trihnalmà,  brocantage  en 
parcourant  les  campagnes, 
en  faisant  l'échange. 

irikô,  petit  brin  de  fagot. 

trikote,  donner  des  coups 
de  trique  ;  —  trikote  dé  jàb, 
s'enfuir  précipitamment;  — 
vaciller,  flageoler. 

trikte  (6é),  se  battre. 

trihi:(,  tri  que  hou  ses, 
guêtres  grandes  et  fortes  que 
les  paysans  portaient  autre- 
fois :  elles  étaient  fendues 
d'un  bout  à  l'autre,  tantôt 
en  cuir,  tantôt  en  toile  bleue, 
et  s'attachaient  avec  des  bou- 
tons d'os,  des  boucles  ou  des 
courroies.  Cf.  hu^yâo. 

Et    quand   les  tricouses  j'aurons. 
(Pastorale  37.) 

Le  père,  malgré  son  rang 
N'est  pas  pus  fier  que  matricouse. 
ms.  55 

trihvai,  tricoises,  gros  ci- 
seaux. 


5o6  tro 

irhic,  taire  une  course. 
Cf.  drine. 

trinô,  trognon.  Cf.  U^nvè. 

triuK,  souche  de  bois; 
tronçon  d'arbre  (Pail). 

Iripoec,  fiiire  des  plis 
(Bierné)  :  t\c^  ta  roh  u  je  pa 
Iv,  c  In'pof.  Cf.  po^e. 

iripotniày  tripotage. 

trit(r),  traître,  cruel  :  A* 
fwn  sa  k  a  /-  yœ  Iritr  (La 
Dorée). 

/;•/)'(',  sabots  légers  (Bier- 
né). 

iriione,  blesser  en  jouant 
avec  l'intention    de  blesser. 

triyôfl^  triomphe  (jeu  de 
cartes). 

tn\  f.,  trochet,  branche 
garnie  de  trois  ou  quatre 
fruits  (Pail). 

troeté,  f.,  trochet,  amas  de 
fleurs  ou  de  fruits  venus 
ensemble  sur  une  petite 
branche,  réunion  de  plu- 
sieurs irô.  Cf.  kroflé. 

trodiyd',  tropdiscur,  ba- 
vard. 

/;•('(/(',  gifler. 

Irokc,  trottier,  qui  aime  à 
courir. 


trn 

troksole,  faire  du  bruit 
avec  des  sabots.  Cf.  traktnèle, 
sacrale. 

tivle,  troller,  vagabonder 
(U  Dorée).  Cf.  Invle. 

trôlye,  vagabond  Cf.  trœ- 
lye. 

Iromen,  f.,  fatigue. 

troij ,  souche ,  tronçon 
d'arbre. 

Irolc,  pied  de  cochon  cuit. 

trotiue,  trottoir,  personne 
qui  a  une  mauvaise  tour- 
nure. Cf.  lorlur. 

irove,  trouver. 

Iras,  f.,  tronce,  grosse 
souche  de  bois. 

trop,  f.,  erreur  :  _v  n  d  In 
Irôp;  —  tromperie. 

trôpc,  jouer  de  la  trompe. 

truee,  mendier  sans  be- 
soin. 

triit'Ie,  tntjte ,  éternuer 
(Saint-Thomas,  Villaines). 
Cf.  artife. 

Iriiey,  treuil  (G.). 

triicl,  f.,  tourterelle  (.Ma- 
yenne). 

Inijy,  truffe;  —  pomme 
de  terre  (La  Dorée). 


iru 


fur 


507 


tnimyâo,  trumeau,  jam- 
bage. 

trut,  tourterelle  (Cource- 
bœufs).  Cf.  tœrt{r). 

tru,  trognon  (de  chou, 
d'ajonc);  —  tru  dû  Intline, 
boulin;  —  trn  d  bal,  vieux 
militaire. 

Intby,  trouble  :  indry  hm 
di^  /  y  a  d  âojœ. 

trne,  trouver. 

inifinô,  derrière  (d'un  ani- 
mal). 

trupyào,  troupeau. 

truspè,  qui  fait  de  l'embar- 
ras (Château-Gontier). 

truiueÇr),  trouver  :  /  iià 
tniwà  (5  lœ:{  à  doii)  sehàt  pis- 
tai de  lœ  jvAo. 

trùy,  trouille,  objet  très 
gros  et  presque  informe;  — 
ventre; 

J'ai  du  lait  dans  ma  trouille 
Des  crottes  dans  mon  panier. 

(Chanson.) 

personne  très  grosse  et  mal 
proportionnée;  —  personne 
gourmande. 

trnye,  trouiller,  chier. 


tnuapye,  tnoepye,  trois- 
pieds,  trépied.  Cf.  tèrpye. 

triuat,  tonner  elle.  Œ.tœrt. 

triucij,  trogne,  visage. 

triais,  têtard  d'un  arbre, 
surtout  de  chêne  (Pail). 

///.,  f.,  travail  pénible  pour 
le  corps;  —  personne  en- 
nuyeuse. 

tuet,  tourterelle  (Ma- 
yenne). 

tupc,  tupin,  petit  bouchon  ; 
—  bouton  de  couvercle;  — 
pot  (Château-Gontier. 

/«;•(/;),  turc,  larve  du  han- 
neton, ver  blanc  qui  s'atta- 
che à  la  racine  des  grains, 
des  légumes  et  des  arbustes, 
et  les  fait  périr. 

turbàtin,  térébenthine  (La 
Dorée).  Cf.  tœrbàtèn. 

tiirè,  turet,  tertre,  petite 
butte  (Pail). 

Turc,  in,  Mathurin,  -ine. 

tnri,  f.,  tuerie,  grand 
nombre. 

turke,  attaqué  par  les  vers 
blancs. 

turhi,  m.,  blé  de  Turquie, 
maïs. 

turluberlu,adv.,  à  l'étour- 


;o8 


lit 


d\,  coiifuscment;  —  m., 
hurliiherki,  homme  qui  n'a 
pns  d'idées  arrêtées. 

tiirlitif,  fredonner,  chan- 
ter entre  les  dents. 

Iiirsi,  t".,  tiircie,  levée, 
butte.  On  appelait  ainsi  à 
Laval  les  levées  de  terre 
plantées  d'arbres  qui  entou- 
raient autrefois  le  champ  de 
foire. 

luteye,  iutiveyc,  tutoyer. 

tûlûti'i,  cri  pour  faire  reve- 
nir les  cochons  des  champs 
à  la  soue.  Cf.  ké,  iyœ,  hô. 

iHvà,  tue-vent,  auvent. 

luyâûte,  godronner.  Ct. 
(;(iofre. 

tii,  tout  à  tait;  —  /■//  A-, 
très  laid  ;  —  tn  cl  an  ajilê, 
sans  interruption,  sans  hési- 
tation, sans  obstacle,  aussi- 
tôt; lii  d  am  alôjc;  tu  d  œn 
avyèj  ;  iu  d  œn  vir  ;  in  d  go  ; 
—  /'//  fè,  tu  fcfrc  :  tu  fè  nu, 
tu  Jèfre  nu,  tout  à  fliit  nu  ;  — 
tu  d  sit,  tout  de  suite;  — 
tii  pàdîi  k(\  pendant  tout  le 
temps  que;  —  t/i py?,  beau- 
coup, très;  — tilt  fin,  tout  à 
fait;  — ■  (}  lu,   du  tout  :   /  ;/ 


tue 

c  r'cn  d  tu  ;  p-ive  à  lu,  pas  du 
tout;  —  c  lu  :  /  eryd  bc  mû  je 
asyct  c  tu  dî'  s  hù  j  avyô'c,rà  fè  ; 

—  i  s  hè€  à  iô  U  tét  c  tu  kn 
su  ton. 

lu,  tôt. 
liiba(k),  tabac. 

Donnez-moi    du   toubac  que  j' 

[nifflc, 

(Pastorale  108.) 

titbik,  f.,  tabatière  de  bois 
ou  de  terre  en  forme  de  pe- 
tite bouteille  plate:  on  verse 
la  prise  dans  uit  petit  creux, 
à  la  base  du  pouce,  et  on 
l'aspire. 

t'ue,  f.,    mèche  de  fouet; 

—  petit  bois,  taillis;  —  La 
Touche,  Les  Touches,  nom 
de  lieu  ;  —  eyè  d  tue,  chien 
de  touche,  chien  de  ferme 
ou  de  marchand  de  bestiaux. 

liiov,  qui  touche  avec  le 
fouet  ou  un  aiguillon. 

l-ui-c,  conduire  (les  bes- 
tiaux) ;  —  toucher.  Les  gué- 
risseurs de  maux  foisaient 
passer  le  mal  de  dents,  les 
coliques,  la  diarrhée,  etc. ,  par 
le  seul  toucher,  accompagné 


de  prières  cabalistiques  orales 
ou  mentales.  Certains  gué- 
risseurs font  encore  passer 
les  tranchées  aux  chevaux  en 
leur  passant  d'une  certaine 
façon  la  main  sous  le  ventre 
(L.  D.). 

tît€ê,  touchet,  petit  brin 
de  bois  ou  d'autre  chose 
dont  se  servent  les  petits 
enfants  pour  toucher  les 
lettres  qu'ils  veulent  épeler; 
—  paille  au  bout  de  laquelle 
est  adaptée  une  épingle  re- 
courbée pour  jouer  au  jeu 
de  paillets. 

tnemà,  action  de  toucher. 

tu^  miiy  :  Ici  hie  îmiy,  qui 
touche  mouille  ;  locution 
proverbiale  indiquant  la 
contiguïté.  Dans  certains 
jeux,  notamment  au  jeu  des 
petits  palets,  cela  veut  dire 
que  deux  objets  qui  se  tou- 
chent doivent  être  considérés 
comme  à  la  même  distance 
du  but.  On  dit  aussi  ki  Pue 
muy  pour  signifier  que  celui 
qui  touche  un  objet  doit  le 
garder  pour  lui. 

Hify  pivoine  rouge. 


tur  509 

iiifé,  f.,  assemblage  d'ar- 
bres ou  de  fleurs. 

iitj'Ui\  n'est-ce  pas?  :  vu 
vyèdré,  fujiir};  —  en  tous 
cas  :  n  fét  titptr  pa  sa  ;  —  n 
màké  tîijnr  pa  de  vni  ;  —  a 
tujur,  toujours. 

Uilô,  trou  dans  une  haie 
pour  laisser  passer  l'eau 
(Château-Gontier). 

t-iiné,  tout  net,  tout  à  fait 
(Gorron,  Landivy)  :  se  friui 
sô  tuné  bô.  Cf.  kupe. 

tupa,  pierre  qui  bouche 
l'entrée  du   four.  Cf.  éNipa. 

tiipc,  iupirô,  manche  d'un 
instrument;  —  bouton  de 
couvercle,  de  tiroir;  — 
houppe,  chignon;  —  petit 
bouchon  (Pail).  Cf.  tètô. 

fupiner,  tabatière. 

tùrè,  touret,  tourdelle, 
espèce  de  grive. 

tnrjii,  toujours  (La  Do- 
rée). Cf.  iérju. 

Pitrlarigô  (a) ,  chacun  son 
tour.  Cf.  iarlarigô. 

turlye,  lier  en  entourant 
(Château-Gontier). 

tiirn,  retourne,  carte  que 
découvre  le  joueur  qui  fait 


510  hir 

la  donne;  —  turnc,  taudis; 
—  village  qui  faisait  partie 
alternativement  de  deux 
paroisses  (Pail). 

t  11  nul,  panaris,  mal  de 
doigt.  Cf.  ryolc;  —  linge 
qu'on  met  aux  enfants 
pour  étancher  l'urine  (Bier- 
né). 

titrtiùbii'cl ,  lunii'/lc,  tour- 
nebouèle,  culbute. 

turnùvir,  action  détourner 
en  tous  sens. 

tiirnèvire,  bouleverser;  — 
se  tourner  en  tous  sens. 
liirnd',  panaris.  Cf.  hirnà. 
l/iDiû'r,    présure    à     flùre 
tourner  ou  cailler  le  lait. 

Iiinic  ô  là,  tourner  au 
long,  lambiner;  —  a  In  nie 
c  a  vire,  à  tourner  et  virer, 
à  discrétion ,  à  volonté, 
abondamment  (Pail). 

liirneycir,  lurneyœ,  qui 
prend  trop  de  détours  pour 
faire  quelque  chose,  qui 
n'avance  pas  en  besogne. 
Cf.  inyar. 

lu  nieye ,  fli  i  re  beaucoup 
de  tours  et  détours  sans 
s'éloigner,     tournoyer  ;    — 


his 

être  indécis,  tergiverser.  Cf. 
ptVotit'. 

liinicyifià,  m.,  hésitation  à 
faire  une  chose. 

litrncyol  (Pail),  l/inuy/i 
(La  Dorée),  panaris.  Cf. 
In  nul. 

l'iiniikc,  i'uniivcr,  petite 
pelle  à  feu,  plate  et  sans  re- 
bord, à  manche  très  court, 
dont  on  se  sert  pour  tour- 
ner la  galette  sur  la  tuile 
(Andouillé).  Cf.  palieô, 
palet. 

iitni  ô  là,  lambin. 

In  mil,  pelle  à   feu  (I/-é). 

Nirà,  tout-rond,  habit 
court  (La  Dorée). 

lurl,  tourte,  tourteau  de 
pain  blanc;  —  gâteau  au 
beurre  (Hercé).  Cf.  pè  brexe  : 
—  tourterelle  (Pail).  Cf. 
tœrt;  —  chérie. 

liirlèiyâo,  tourtereau. 

t/irtyà(o),  tourteau,  ga- 
lette épaisse  en  pâte  fermen- 
tée. 

Tiisè,  Toussaint,  semailles 
qui  se  font  à  la  Toussaint  : 
fér  sa  Tusè. 

Hisi{r),  tousser. 


hua 

îiislyar,  qui  tousse  tou- 
jours. 

tiismà,  toussement,  action 
de  tousser. 

hisâ,  qui  tousse. 

tusolçe,  qui  tousse  souvent. 

tusri,  tousserie,  toux  opi- 
niâtre. 

tutô,  tonton,  oncle  (La 
Dorée).  Cf.  toiô. 

tutr,  tousser.  Cf.   tusiÇr), 

tuy,  touaille,  nappe. 

tiiyas,  f.,  endroit  sale  et 
bourbeux  où  les  animaux  se 
vautrent. 

/«j'f,  touiller,  salir. 

tnymà,  action  de  inye. 

tuyô,    lupanar. 

tîi^œ,  perruquier,  barbier. 
Cf.  fratrès. 

tii^é^,  tondeuse,  ciseaux  à 
tondre. 

tu^ie,  touser,  tondre  :  va 
dô  t  fér  tu:(ej  téjvœ  fri^à  kom 
dé^  oribu,  t  é  le  kom  tu  ô  sa. 
Cf.  tœ^e. 

tîi/^wer,  f . ,  ciseaux  à  tondre. 

twam,  battre  à  coups  de 
scion  ou  de  bâton. 

Twanè,  t,  Toinet,  -ette, 
Antoine,  -ette. 


tiui  5 1 1 

tiuar,  f.,  boursouflure  sur 
la  peau. 

Huar,  animal  imaginaire . 
Dans  le  Nord  de  la  Mayenne, 
on  fait  quelquefois  courir  le 
twar  :  des  jeunes  gens  font 
semblant  d'organiser  le  soir 
une  battue,  et  en  réalité  s'en 
retournent  tranquillement 
chez  eux,  tandis  que  le  naïf 
qu'ils  ont  voulu  attraper 
reste  posté  dans  un  chemin 
à  attendre  l'animal  en  ten- 
dant une  poche  ou  un  sac 
afin  que  le  tzvar  s'y  fourre 
lors  de  son  passage. 

tivén,  troëne,  bois  de  chien, 
Ligustrum  vulgare  (Château- 
Gontier). 

t-ivè,  manche  d'un  fléau; 
—  imbécile  :  espés  dé  tzuè; 
vyœ  hue  (Montjean). 

huin,  tabatière  en  bois 
ou  de  terre  en  forme  de 
petite  bouteille  plate  ou 
ronde,  fermée  d'une  petite 
cheville  en  bois  :  jiue  d 
la  huin,  priser.  Cf.  eikiuer, 
Hibik. 

Iwiiiar,  huiuœ,  huimi,  qui 
prise. 


5 1 2  libe 

livinc,  priser  du  tabac.  Ct. 
nifxc. 

tibii{o),  tuyau  (Mont- 
flours,  Andouillé);  en  par- 
ticulier le  tuyau  de  la  cuve 
à  lessive  qui  conduit  l'eau 
dans  le  chaudron  ;  —  fone  de 
pomme  de  terre;  —  instru- 
ment de  tissage,  tube  avec 
tête  sur  lequel  s'enroule  le  fil 
ou  coton  destiné  à  être  tissé. 

tivâode,  tuvauter. 

tivase,  faire  des  bleus  sur 
la  chair  ;  —  flétrir,  froisser 
(se dit  des  fruits)  :  luva  tivase 
lé  pcr;  —  5  lil'ûse,  se  flétrir. 

lû'osye,  boucher  qui  ne 
tue  pas  de  grosses  bètes. 

IweÇsù^,  noircir;  se  dit  du 
cidre. 

tû'C,  coagulé  ;  —  dit  sa 
Hue;  —  troublé  par  le  trans- 
port; —  interjection  pour 
exciter  les  bœufs. 


tye 

ii'vej,  tu  âge,  action  de  tuer 
un  animal. 

tii'U,  f.,  plaque  de  fonte, 
ronde  et  à  petit  bord,  avec 
anneau  de  fer,  qu'on  place 
au  teu  sur  un  trépied  pour 
faire  cuire  la  galette  de  blé 
noir.  Cf.  tyà'l. 

Ix-.  \'oir  k-, 

tyàol,  eau-de-vie  blanche  ; 
—  mauvaise  boisson. 

tyâolé,  grande  quantité. 

tyat{r'),  théâtre.  Cf.  teyatr. 

iyà'l,  tuile  à  galette  (Lan- 
divy). 

tyœ  lyœ  tyà,  cri  pour 
rappeler  les  cochons  (La 
Dorée).  Cf.  kœ. 

iyd',  tien.  Cf.  làî'. 

Tyéuâo,  Tiénot,  Etienne. 

lyers,  f.,  tierce,  tonneau 
d'une  contenance  de  deux 
barriques  (Ernée). 


u 


urœ 


u:(îr 


umâlité,  humilité  ;  —  tris- 
tesse :  via  11  étôb  dà  l  nmùlité. 

unièlye,  humilier. 

iipokrit,  hypocrite. 

upokri^i,  hypocrisie. 

iipoték,  hypothèque.  Cf. 
èpotek. 

upotéke,  hypothéquer. 

urœ,  heureux. 

Si  vous  voulez  et'  hureux, 
De  mei  suivez  le  modèle  ; 
Faites-vous  querver  les  yeux, 
Munissez-vous  d'une  vielle. 

(Chanson.) 

Si  j'avais  un  pareil  poupon, 
Un  aussi  biau  rejeton. 
Je  serais  le  pus  hureux, 
Sous  la  calotte  des  cieux. 

(Pastorale  183.) 
urœ^mà,     heureusement. 

G.  DoTTiv.  —  Glossaire. 


iirluberlu ,  inconsidéré- 
ment, à  l'étourdie. 

urlur  (a  /),  étourdiment. 

uspér ,  expert-géomètre, 
homme  d'afîiiires  qui  gère 
des  propriétés,  fait  des  in- 
ventaires, etc.  (Château- 
Gontier). 

iisprê  (a  /),  à  l'exprès,  ex- 
près (Château-Gontier). 

ustàsi,  ustensil. 

«;^,  usage,  pratique. 

u:(œrye,  qui  use  beaucoup 
ses  habits.  Cf.  u^urye. 

ux^ej,  usage  :  s  é  bd  d  u^ej, 
se  dit  d'une  étoffe  qui  dure 
longtemps. 

u:(eje,  usagé,  qui  connaît 
les  usages  du  monde. 

u:(ite,  usiter,  faire  usage 
de  (Pail). 


33 


514 


■ni 


ii:;^iiryc,    usurier,   qui   use 
beaucoup  (I\iil).  Cf.  u:^irryi\ 


u 


■tt,  au  :  j  va  ii  may£C  ;  — 
yV  m  ie  hc^itic  jiiek  ii  sa. 

il,  que  (après  via)  :  via 
u  c  ri. 

itbè,  ou  bien,  ou,  ou 
alors  :  dœ  nbè  kaf;  j  irô  d 
anû'i  à  ivit  nbè  s  é  ht  j  iùryô 
mal  ad. 

nblir,  \.,  oublie,  gaufre 
mince,    roulée    en    cornet. 

nbliyàs,  oubli. 

iibye,  oublier  (La  Dorée). 
Cf.  obye. 

îi£,  enclos  de  bonne  terre 
voisin  de  l'habitation  (Pail); 
—  L'Ouche,  nom  de  lieu. 

ndriÇj-),  se  faner,  se  flé- 
trir. Cf.  œrdri. 

iifri(r),  olîVir. 

nlcâo,  outeau,  lucarne 
d'un  grenier  ou  d'une 
grange  par  laquelle  on  fait 
passer  le  foin.    Cf.   jerbyér. 

ni,  f.,  oie,  pot  en  terre 
cuite,  avec  un  couvercle  et 
deux  anses,  servant  ordinai- 


nsi 

rement  i\  conserver  le  porc 
salé.  Cf.  canje,  Inil,  hol. 

nm,  lîomme,  mari  :  mil 
uni,  mon  mari.  On  dit  aussi 
/  syœ  d  fd'  un .  Cf.  ('/;/ . 

inné,  hommée,  mesure  de 
pré,  l'étendue  qu'un  homme 
peut  faucher  en  un  jour.  Cf. 

(Wlé. 

iinesté,  honnêteté  (G). 

iinét,  honnête. 

nnétmà,  honnêtement. 

iirdiÇr),  nrdriQ),  ordir, 
se  corrompre. 

nrdiue{)-),  ourdissoir. 

'urcy,  oreille. 

•uripyào,  oreillon.  Cf.  ori- 
pydo. 

•uriye,  oreiller.  Cf.  orye. 

iiric,  orteil.  Cf.  ortê. 

iiriiuc,  ourdissoir,  instru- 
ment de  tisserand.  Cf. 
iirdivc. 

us,  pi.  u,  os. 

Et  le  grous  ous  d'  la  cuisse 
Pour  faire  un  chaluniiau 
Pour  faire  danser  les  filles 

I         A  ce  printemps  nouviau. 

I  (Chanson.) 

■usiba,  qui  aime  à  courir, 
à  sauter. 


iitr 

mibarde,  flâner,  traîner  : 
ma  fiy  t  è  dàn  œn  bon  pyas,  fâ 
yi  reste  é  n  pîvèt  aie  usihardc 
par  lé  ru. 

iiskÇè),  où  est-ce  que,  où  : 
îiské  v:(  aie  dô par  la?;  — •  je 
lé  rtruvi  uskéj  l  avè  ràkôtre 
ô  mate;  —  d  nskè,  d'où  : 
d  uské  tu  vyè}  Cf.  eyu. 

usrœl,  hache  de  boucher. 
Cf.  orsœl. 

iità,  autant. 

ute,  ôter.  Cf.  œte. 

iitréplii,  outreplus,  au  sur- 
plus (Pail). 

utre,  dépérir;  —  se  cor- 
rompre . 

'itfre,  outré,  avancé  (fro- 
mage). 

utrô,  homme  qui  se  loue 


«O'  515 

pour  la  moisson  pendant  le 
mois  d'août;  —  enfint  vi- 
goureux, décidé  et  difficile  : 
kœl  utrô  ! 

îivérwe,  ouvroir,  métier  à 
tisser  (Andouillé)  ;  —  cave 
de  tisserand. 

nye,  ouiller,  verser  un  li- 
quide dans  un  vase  (Pail). 
Cf.  vnye. 

uyn,  où?:  tiynk  s  è;  'iiyn 
k  s  et  i;  —  d  uyû,  d'où  :  d 
uyu  k  tu  vye?  Cf.  eyu. 

uxe,  oser.  Cf.  œ:^e. 


IL 


lev,  oseille.  Cf.  vlnet. 


uxjba,  personne  qui  n'a 
pas  soin  d'elle-même,  qui 
porte  des  vêtements  sales 
(Andouillé).  Cf.  iisiba. 

u:(ye,  osier.  Cf.  œ:(ye. 


V 


vak 


Val 


V,  vous  (v  atone  devant 
consonne)  :  à  v  respehtà. 

va,  voir  (La  Dorée). 

va,  voie  :  //  é  dà  tua  va; 
'lit  ta  d  ma  va  (Bais). 

va  d  ge,  va-de-gain, 
petite  pièce  de  monnaie 
donnée  par  le  vendeur  à 
l'aclieteur  breton,  selon  un 
vieil  usage  du  pays  (Craon- 
nais).  Cf.  pralik. 

vadoh'e,  petit  homme  de 
rien  (La  Dorée). 

va  d  61,  va  d  dà,  va  de-ci, 
va  dedans,  ivrogne,  qui  tré- 
buche. 

vagaboiic,  vagabonder.  Cf. 
vahabom. 

vak,  vacant,  vague  :  niéyô 
vak,  iérc  vak  (Mayenne). 


vakabone,  vagabonder.  Cf. 
vac.abone. 

vakabô,  vagabond. 

vakatii,  vaque-à-tout,  qui 
fliit  toutes  sortes  d'ouvrages 
(Château-Gontier). 

vake,  vaguer,  errer  çà  et 
là. 

vaJc,  boisseau  contenant 
2  décalitres  78  centilitres  et 
anciennement  en  usage  à 
Vaiges. 

vah'Çr^,  valoir  :  fer  valê, 
cultiver  (la  terre). 

Valori  (Jcôt  </<').  Le  comte 
de  Valory  ainsi  que  le  sei- 
gneur de  la  Pihorais  en 
Saint-Ellier  étaient  deux 
grands  chasseurs,  mais  aussi 
deux  sacripants,  deux  impies 


van 

qui  plaisantaient  de  la  vie 
future.  Sur  la  fin  de  leurs 
jours,  ils  étaient  convenus 
que  le  premier  des  deux  qui 
mourrait  viendrait  dire  à 
l'autre  kmà  h  i  fèse  la  bâ. 
Ce  fut  le  comte  de  Valory 
qui  mourut  le  premier.  Le 
lendemain  de  son  enterre- 
ment, on  entendit  le  soir  une 
grande  chasse  dans  l'air  et 
l'on  vit  le  comte  de  Valory 
passer  dans  un  carrosse  traîné 
par  deux  chevaux  de  feu  et 
tout  entouré  de  flammes.  Il 
s'en  allaita  la  Pihorais.Le 
jour  d'après,  le  seigneur 
de  la  Pihorais  fut  trouvé 
dans  son  lit  complètement 
rôti.  Depuis  ce  temps-là,  on 
entend  souvent  soit  la 
Chasse-Artus,  soit  la  chasse 
du  comte  Valory  passer  dans 
les  airs,  inè  i  n  fâo  pwè  ave 
pœ  d  sa,  sa  n  fè  d  mal  a 
person  (L.  D.). 

valse,    valser,    déguerpir. 

vanas,  f.,  lieu  où  des  ani- 
maux se  sont  roulés  dans  la 
poussière. 

vanay,  grain  de  rebut  sé- 


var  5 I 7 

paré  du  bon  grain  par  le  van. 
Cf.  vênay. 

vané,  f.,  action  de  se  rouler 
dans  la  poussière;  —  tour- 
billon de  poussière. 

varie  {se),  se  vanner, 
s'agiter  dans  l'eau  ou  la 
poussière,  en  parlant  des 
animaux  et  spécialement  des 
oiseaux  qui  battent  l'eau 
avec  leurs  ailes. 

vanet,  f.,  instrument  pour 
vanner.  Cf.  vênet. 

vanwer,  f.,  vannoire,  ta- 
rare. 

vâ{o),  vau,  val,  vallée, 
vallon  :  a  va,  à  vau. 

Vâotort(r')  ,  Vautorte , 
nom  de  lieu. 

vdovel  :  kur  la  vdavel, 
aller  çà  et  là  (Ernée). 

var,  voir  (Bais,  Pont- 
main). 

J'allons  var  noute  bon  rey. 
ms.  54 

varê,  guéret,  mot  usité 
dans  quelques  communes 
de  la  Mayenne,  voisines  de 
Manche. 


5 I 8  vàr 

vâri,  i'.,  voirie  (Cham- 
pcon). 

varmi\  vermeil.  Cf.  vcnnc. 

varvasye ,  marécage  :  /  s 
ardchi  dà  I  varvasye  é  pi  6a  yi 
loti  partit  (hvron). 

varvcn,  verveine,  Verbena 
officinalis. 

varyœr,   foulure,  entorse. 

varye^  s'écarter  de  la 
bonne  position;  —  faire  un 
faux  pas. 

vasâo,  vassau,  petit  pâtre 
(Martigné). 

vaycjiit,  qui  ne  voit  pas 
bien  clair.  Cf.  vèniffut. 

vaysi,  voici. 

vàeàs,  vengeance. 

vàciûrdi,  vendredi. 

vàdùsu  vàdùdà,  vent  dessus 
vent  dedans,  un  peu  pris  de 
boisson  (La  Dorée). 

vâdisyô,  vente;  —  dénon- 
ciation. 

vâjaliv,  f.,  vengeance. 

vàjœ,  vindicatif. 

vàjniâ,  m.,  vengeance. 

vâke,  peut-être,  probable- 
ment; —  vâJce  bè,  sans 
doute.  Cf.  vâtye. 

vàr,  vendre. 


vên 

vàtàs,  vanterie. 

vàtd',  vantard. 

vàté,  f.,  coup  de  vent, 
tourbillon  de  poussière. 

vàtniyas,  f.,  endroit  où 
les  poules,  les  perdrix  se 
sont  poudrées.  Cf.  vanas. 

vàtrnye  (su),  se  vautrer 
dans  la  poussière. 

valu,  venteux. 

vàtwe,  m.,  ventoir,  van. 

vàtye,  peut-être,  proba- 
blement (La  Dorée); 

Il  a  vantic  qucuqiics  marrons 
De  qiici  i'  nous  régalerons. 

(Pastorale  47.) 

Cf.  vàke. 

vèjil,  vigile. 

vêhi,  velours. 

vènay,  f.  pL,  menu  grain 
que  l'on  donne  aux  volailles  : 
y  étyô  môte  ô  gèrnye  pur  kri  dé 
vnay  pur  nô  pîiJ. 

•i'é'»^/,ruelle,  LeD.,p.  197; 
—  ruelle  du  lit  :/  kne  tujv  dà 
la  vnèl  é  mit  oui  su  l  dtoà  du 
li.  —  Cf.  oré. 

vùnct,  venelle,  ruelle;  — 
diarrhée;  —  tarare  (Saint- 
Aubin,    Gorron^   Landivy). 


vér 

vêm'Q-)  dà,  venir  dans,  se 
heurter  contre  :  /'/  é  vnu  dà 
ma  ;  /  b-ii  d  la  sart  é  vnu  dà 
li. 

vémy,  vétille;  —  petite 
femme  bonne  à  rien.  Cf. 
vèrdiy. 

vhiu  Ça'ii),  une  venue, 
une  grande  quantité  (Ernée, 
Landivy)  ; 

Pis  une  venue  de  p'titsoisiaus. 
(Pastorale  157.) 

av  VU  dé  pi  un  st  ané?  —  œn 
venu;  — ya  pa  grà  vnu,  il  n'y 
a  pas  grand  monde  ;  —  très  : 
6  et  œn  venu  bô. 

vérd,  f.,  fléau. 

vérdé  vérd,  très  vite. 

vârde,  aller  çà  et  là,  sans 
but  déterminé  (Château- 
Gontier)  :  nn:(_  wé  6ô  tuju  la 
a  vèrdc  ;  —  tourner  en  sau- 
tant; — battre. 

vùrdé,  f.,  escapade,  course 
nocturne  :  la  gars  et  àkor  aie 
fér  sté  nivi  œn  vèrdé;  —  vo- 
lée de  coups;  —  tournée  : 
péy  tu  œn  vèrdé  ? 

vêrdiy,    vétille,    bagatelle. 


ve  519 

vêrdiye,  vêrdiyone,  vétiller, 
s'amuser  à  des  bagatelles. 

vêrdiyô,  individu  remuant, 
pétulant  (Pail). 

vêrdone,  fredonner  ;  — ■ 
danser  (Ernée). 

vœvye,  veuvier,  veuf  (Er- 
née, Landivy). 

và'£,  vache.  Au  commen- 
cement de  l'été,  les  femmes 
de  la  campagne  quittent 
leurs  bas  pour  rester 
jambes  nues  pendant  toute 
la  belle  saison.  C'est  ce 
qu'on  appelle  :  met  se  dé 
vcH  a  l  crb  (La  Dorée);  — ■ 
//  é  kom  la  vœ€  â  hure  k  ave 
avale  sa  brevyér  :  il  a  d  bel 
paroi  dà  l  ko;  —  alô,  bô,vla 
l  pô  pye  é  la  vœe  demi  tiré 
(proverbe);  —  /  bè  l  le  a 
m:^ur  kè  la  vœ^  lé  don  (pro- 
verbe). 

vœy,  vieille;  —  f.,  tas  de 
foin  sec  (Landivy). 

vœ2^,  cornemuse  (La  Do- 
rée). Cf.  vé^^;  —  vœ^  dé  vya, 
chose  insignifiante. 

vé,  m.,  ver;  —  f.,  voie, 
chemin  :  ut  ta  dô  d  ma  vé,  t 
é  dà  ma  vé.  Cf.  va . 


20 


l'en 


ver 


vè,  interjection  exprimant 
la  surprise. 

vè,  voir  :  a  vè  ni  (;iil,  à 
tâtons.  Cf.  va,  var. 

vèf,  vache. 

Je  mène  par  le  licou 

Le  petit  éfant  d'  nout'  vèche. 

(Pastorale  46.) 

vègiil,  qui  n'y  voit  pas 
bien  clair,  qui  n'v  voit 
goutte.  Cf.  vayij'ut. 

vèki,  m.,  savoir-vivre, 
usage  du  monde  :  /  kôiiè  Irô 
hc  6Ô  véki  pur  fer  sa. 

vékiÇr),  vivre. 

vèl,  voile. 

vêle,  tourner  :  sW  vweliirc 
d  grè  a  vêle  (Saint-Aubin). 

véii,  vène,  vesse;  — vén  di^ 
lit,  vesse  de  loup. 

véne,  vcner,  vesser. 

veni,  cri  poussé  par  les 
enfints  au  jeu  de  cache-cache 
pour  inviter  le  chat  à  venir 
les  chercher.  Cf.  kurè). 

vénigitl  (a),  à  tâtons.  Cf. 
nigtiL 

vemue,  f.,  vannoire,  tarare 

(I.é). 


vcp{r),  vêpres  :  /  va  d 
Irave  kom  iv  eyè  ki  va  a  vép. 

vèprè,  vêprée,  soirée, 
veillée. 

vèpye,  guêpier  (G). 

ver,  ver,  verrat,  porc  mâle 
(Pail);  —  Sonchusarvensis. 

ver,  crûment,  sans  préam- 
bule; —  fèr  k  ver,  faire 
le  vert,  échouer  dans  une 
entreprise. 

vér,  voire,  oui  vraiment, 
en  vérité; 

Vére,  mains  tu  causes  ben  Jeliot, 
Dis-mei  qui  t'a  délié  la  langue  ? 

(Pastorale  17.) 

vér  hè,  vè  hè,  oui  bien,  sans 
doute,  probablement;  —  Dia 
fèt  vér,  ma  foi  oui  ;  —  wi  é  vér, 
le  pour  et  le  contre;  —  à 
vér!,  vrai!;  —  véyo  vér, 
voyons  voire,  voyons  effecti- 
vement.  Cf.  viuar. 

vér  baiar ,  vert  bâtard, 
espèce  de  froment. 

verda,  verrat,  porc   mâle. 

verdàjri,  vert  -  de  -gris, 
lézard  vert;  —  salamandre 
(Hercé). 

verddè ,  qui   commence  à 


ver 

engraisser  (bétail);    —   un 
peu  pris  de  boisson. 

verdèle,  verdoyer. 

verddo€e,  verdeler. 

verdèlo-eè,  a.  ;  se  dit  du  bé- 
tail qui  commence  à  engrais- 
ser. 

verdiyô,  verdillon,  terme 
de  tissage,  baguette  sur 
laquelle  la  chaîne  s'étend  et 
s'engrave  dans  la  pivoire. 

verdrâo,  verdier  (Pail) . 

ver  du,  verrat  (Saint-Tho- 
mas). 

véré,  f.,  verrée,  contenu 
d'un  verre  :  vul  vu  baer  œn 
véré? 

vérét,  petite  vérole. 

vérète,  marqué  de  la  petite 
vérole. 

vèrïy  m.  s  ,  parties  sili- 
ceuses disséminées  dans 
l'épaisseur  de  la  boue  de 
calcaire. 

verga,  verglas. 

Je  m'  sens  fair'  des    entrechats 
Sur  la  neige  et  le  verguias. 

(Pastorale  134.) 

vergase,  verglacer,  faire  du 
verglas. 


ver  521 

verigla ,  verglas,  terme 
employé  dans  l'ancien  An- 
jou. 

veriÇr),  verir,  moisir, 
s'oxyder;  —  devenir  vé- 
reux. 

verisur,  moisissure. 

verj,  f.  pi.,  verge,  terme 
de  tissage  ,  baguettes  passées 
dans  la  chaîne  et  servant  au 
croisement  des  fils;  —  s., 
dé  à  coudre  sans  fond  (Pail); 
—  anneau  large;  —  partie 
mobile  d'un  fléau  ;  —  bâ- 
tons qui  servent  à  faire 
tourner  le  moulinet  d'une 
charrette. 

verjâo,  filet  pour  prendre 
le  poisson. 

verjye,  verger  (G.). 

verlop,  verhip,  varlope, 
outil  de  menuisier. 

verlope,verh{pe,  aplanir  une 
planche  de  bois  avec  la  var- 
lope. 

vcrmane,  m.  pi.,  rats  et 
souris;  — •  vermine  (Vil- 
laines-la-Juhel).  Cf.  ver  mène. 

verniènu,  vermineux,  vé- 
reux, plein  de  vers. 

veniiéne,  vermenier,    ver; 


522  ves 

—  vermine,  mulot,  rat,  sou- 
ris (Montsurs). 

vernie,  vermeil;  —  bœuf 
d'un  rouge  toncé. 

verinè,  interjection  qu'on 
adresse  aux  bœufs  en  leur 
faisant  signe  du  fouet  de 
venir  vers  soi.  Cf.  vinnè. 

verni  nue,  m.,  vermine, 
rats,  souris.  Cf.  verniêiie. 

veroijâo,  vairon,  petit 
poisson.  Cf.  bà'dô. 

vêrô,  veron,  verrat  (Her- 
ce). 

vérole,  chercher  des  vers 
dans  la  terre. 

ver6ay,  versage,  premier 
labour  donné  aux  jachères  ; 

—  aie  a  Versay,  aller  à  Ver- 
sailles, verser  avec  une  voi- 
ture. 

verinryœ,  qui  a  de  la  vie, 
de  la  force,  de  la  vertu  :  a  n 
é  gér  verturyœ^,  tapi,  al  é  Jcàm 
ka^i  kérvé. 

verven,  verveine  (Livré). 

ver:^iye,  tomber  (Bierné). 

ves ,  femme  débauchée 
(Mayenne). 

ves  de  jâ,  Sonchus  arven- 
sis  (Vaiges).  Cf.  ver. 


vey 

vèsœ,  verreux  (fruit)  (Châ- 
teau-Gontier). 

vési,  voici.  Cf.  vaysi,  veysi. 

vèsi(j'),   vesser.    Cf.  véne. 

veste,  f.,  bon  coup  de 
cidre  (Bierné). 

vestrô,  vesceron,  \\c\:\ 
sativa.  Cf.  jer:^'âo. 

vesyâo,  vaisseau,  vase;  — 
tonneau,  barrique;  — 
meuble  :  va  dô  ésibe  lé  vesyâo 
(Saint-Thomas);  —  vesce- 
ron, vesces.  Cf.  vestrô. 

veteriner,  vétérinaire  sans 
diplôme,  rebouteur  (Lan- 
divy). 

téti,  habillement. 

vétiyar ,  vétillard ,  qui 
s'amuse  à  des  vétilles. 

vétiye,  faire  un  nœud  pour 
réunir  les  deux  poignées  de 
paille  qui,  liées  ensemble, 
forment  un  lien  pour  la 
gerbe. 

véy,  voie  :  ///'  vu  d  ma 
véy  ;  —  meule  (de  foin  ou  de 
paille)  :  le  foin  lorsqu'il  est 
sec  se  met  d'abord  en  hutyâo, 
puis  en  véy,  enfin  en  harj; 
—  a.,  vieille.  Cf.  vivy. 


vcyar,  vieillard;  —  Con- 
volvulus  OQ  Tamus. 

véya-se,  veiller  tard  le  soir. 

veye,  veiller,  marcher  de 
nuit. 

veyé,  f. ,  liseron  des  champs. 
Cf.  vriyé. 

veyêj,  veyaj,  voyage;  — 
pèlerinage  (Pail);  à  La  Do- 
rée, pèlerinage  par  procu- 
ration. 

vèyet,  {.,  petit  sentier  con- 
duisant à  travers  champs 
d'une  ferme  à  une  autre.  Cf. 
rotê  dmés;  —  petite  meule  de 
gerbes  au  milieu  des  champs. 

veyiÇr},    vieillir. 

veyâ,  vieillard;  —  petite 
meule  de  foin;  —  yeux  d'un 
petit  enfant. 

veyoé:,  veyot,  f.,  petit  tas 
de  foin.  Cf.  vey. 

veyri,  veillée  à  la  ferme 
pendant  qu'on  fait  le  cidre. 
Il  y  avait  à  Laval  la  rue  de 
la  Veillerieà  laquelle  depuis 
une  trentaine  d'années  on  a 
donné  le  nom  de  la  rue  de 
Tours. 

veÇy^si,  voici. 


w;(,  vez,  voilà; 


gare  ! 


ve:(  523 

Un  enfont  qui  fait  le  guet 
pendant  que  d'autres  sont 
occupés  à  faire  quelque 
chose  qu'on  leur  a  défendu 
crie  vé:(  pour  les  avertir  de 
se  sauver. 

vè:(,  f.,  vèze,  espèce  de 
cornemuse,  de  biniou;  — 
chose  de  peu  de  valeur;  — 
individu  peu  intelligent  qui 
fait  le  malin. 

vc~œ,  vèzeur,  joueur  de 
vèze. 

vé^e,  aller  çà  et  là,  comme 
un  vèzeur  qui  va  de  porte 
en  porte  jouer  de  son  in- 
strument; —  jouer  de  la 
vèze. 

vè:(è,  qui  court    çà   et  là; 

—  voisin. 

vé:(ine,  ralentir  le  travail; 

—  voisiner;  —  i  vézjn,  il 
tombe  une  pluie  fine.  Cf. 
bèriuine,  srine. 

véxjnej,  voisinage. 

veiô,  peu  actif;  —  minu- 
tieux (Craon). 

ve:(one,  bourdonner  comme 
un  insecte  (Landivy)  ;  — 
lambiner,  travailler  lente- 
ment (Cossé). 


524  î''^' 

ve:{ô,  lambin  (Châtcau- 
Gonticr). 

vl\  vin,  pourboire  (La 
Dorée).  Cf.  pratik;  —  vè  d 
€yc,  vin  de  cliien,  commen- 
cement d'ivresse  accompa- 
gné de  mauvaise  humeur  : 
étr  à  vl  d  4yc  ;  —  vè  vinéijr, 
vinaigre  de  vin, 

vèldœ,  vingt-deux,  homme 
très   fort. 

vèlèn,  vingtaine,  les  dix 
derniers  jours  d'avril  et  les 
dix  premiers  jours  de  mai; 
on  les  appelle  aussi  la  dizaine 
des  bonnes  femmes  et  la 
dizaine  des  bons  hommes. 
C'est  une  époque  froide, 
tourmentée  et  sujette  aux 
coups  de  vent  (D'  L.). 

vidbuSj   vide-busse,    ivro- 


vtr 


gne. 


vidhivé,  vide-buée,  pot  à 
lessive. 

vide  la  sey,  vider  la  se i lie, 
être  en  prison. 

videl,  reprise  dans  du 
linge.  Cf.  pâsi. 

vidêle,  repriser. 

vikmà,  vite,  vivement.  Cf. 
vit  ma. 


vikm,  vilener,  dire  des 
vilenies. 

vile  (bû-),  bœuf  ville, bœuf 
gras  que  l'on  promenait  il  y 
a  cinquante  ans  à  Laval, 
quelques  jours  avant  les 
jours  gras,  au  son  du  violon 
et  de  la  vielle  ;  —  s  met  kom 
œhœ  vile,  avoir  une  toilette 
voyante  et  ridicule. 

vUej,  village. 

viloke,  villotier,  habitant 
des  villes;  —  fermier  qui 
vend  ses   produits  en  ville. 

vilote,  venir  chaque  jour  à 
la  ville  vendre  ses  cultures 
maraîchères. 

vilîva,  habitant  des  villes. 

vinè(jret,  vinaigrette,  cor- 
rection, punition;  —  ave  /^ 
yœ  a  la  vinégret,  avoir  les 
yeux  fripons. 

vi)iet,  vinette,  oscille,  Ru- 
mex  acetosa. 

vinignt  (a\  à  l'aveuglette. 
Cf.  vènignl. 

vinôe,  f.,  mauvais  vin,  pi- 
quette. 

vir,  f. ,  vire,  qualité 
bonne  ou  mauvaise  de  cer- 


taines choses 


et  bèn  a  la 


vir 

vir,  être  bien  tourné,  bien 
conformé;  —  et  a  la  vir, 
être  convenable,  comme  il 
faut.  Cf.  sort;  —  direction 
que  l'on  doit  suivre,  bonne 
manière  de  prendre  un  objet  : 
iné  dô  ta  mos  a  la  vir,  mets 
donc  ton  bas  à  l'endroit  ;  — 
11  a  pa  d  vir,  ce  n'est  pas 
possible.  Cf.  am\ 

vira,  environ  :  al  a  vira 
trât  à;  —  5  été  vira  la   Tu  se. 

virbôskul  (a  la),  à  la  ren- 
verse (La  Dorée). 

virbrêkè,  vilebrequin.  Cf. 
bèrkê. 

vire,  fou,  insensé. 

viré,  f.  :  /«  d  œn  viré,  d'un 
seul  coup,  aussitôt. 

viré,  vireton,  petit  mor- 
ceau de  bois  garni  de  plumes 
avec  lequel  jouent  les  en- 
fants. 

vire,  virer,  tourner;  — 
marcher  en  tournant;  — 
fliire  tourner  un  moulin. 

virmé,  cri  du  bouvier  pour 
faire  marcher  les  bœufs.  Cf. 
verme. 

virme,  viremain,  le  temps 


vty  525 

de  tourner  la  main  :  an  œ 
virinè  (La  Dorée). 

virol,  vrille.  Cf.  kavrœ;  — 
vilebrequin. 

virole,  tourner  (les  yeux). 

virole,  virolet,  petit  vile- 
brequin. 

virone,  vironner,  tourner; 
—  loucher  (Pail). 

virô,  environ. 

virtîir,  tour  d'une  corde 
autour  d'un  poteau. 

virvir,  tours  et  détours 
d'un  chemin. 

vis  (et  dii),  être  du  vice, 
se  Hvrer  à  la  boisson  ou  au 
libertinage. 

viskaryœ,  capricieux  (ani- 
mal); —  variable  (temps) 
(Ernée), 

visye,  vicier,  injurier 
(quelqu'un). 

vitay,  vitaille,  nourriture. 

vitmà,  vite.  Cf.  viknià. 

vivaby,  vivable. 

vivatur,  nourriture. 

vivrœ,  vivrœl ,  vivant, 
bien  portant  :  niit  éfà  é  bè 
vivrœ. 

viyé,  f.,  liseron  (Ampoi- 
gné).  Cf.  vriyé. 


526  vol 

1//^,  jeu  d'enfant,  jeu  de 
cache-cache;  —  cri  que 
poussent  les  entants  qui  se 
sont  caches  pour  avertir  le 
ca  qu'il  peut  chercher;  mot 
en  usaire  surtout  dans  l'ar- 
rondissement  de  Mayenne  ; 

—  a  vi:(^  é  a  mcm,  au  hasard. 
■c7':^rt'',  viseur,  avisé,  sage, 

prudent. 

via,  voilà  :  à  via  I  i  Icor  !  ; 
via  ti  pa  œil  bel  aférl 

vlàode,  battre.  Cf.  plAode. 

vie,  venin;  —  bête  veni- 
meuse et  aussi  tout  reptile; 
en  particulier,  vipère  (Li- 
vré) :  /;■('  kàin  œ  vie;  — 
croûte  sur  les  mains  ou  la 
figure. 

vlimœ,  vliimi,  venimeux; 

—  vénéneux. 

vlôp,  f.,  tas,  masse. 

vlovlô,  berceau. 

vola,  m.,  serpe  à  l'usage 
des  jardiniers  pour  élaguer 
les  grands  arbres. 

volé,  voleur. 

volé,  m.,  feuille  de  nénu- 
fir  :  pli  volé,  Villarsia  nym- 
phoïdes. 

voléj,  volage,  se  dit  d'un 


vra 


poulain  peu  facile,  peu  fami- 


lier. 


volôler,  volontaire,  qui  a 
bon  cœur,  qui  est  généreux 
et  bienveillant  (communes 
avoisinant   la    Normandie). 

volit,  f.  volue,  petite  fu- 
sée qui  tourne  dans  la  na- 
vette du  tisserand  et  qui 
porte  la  tissure.  Voir  eallc; 
coton  ou  fil  enroulé  sur 
les    tuyaux  pour   être  tissé. 

voliilœ,  :^,  ouvrier  ou  ou- 
vrière qui  fait  des  volu.  Voir 
ce  mot. 

volute,  dévider  le  fil  ou  le 
coton,  fiire  des  volu. 

volye ,  volier,  compagnie, 
bande  d'oiseaux  (perdrix, 
pigeons    ramiers)    (Ernée). 

vôje,  jaillir  abondamment, 
déborder  :  /  yâo  vôj  lu  lô  du 
nisyâo;  —  vomir  avec 
effort;  —  s'écrouler,  s'af- 
f:iisser;  se  dit  de  la  terre 
(Ahuillé). 

vôke,  volontiers,  peut-être, 
probablement.  Cf.  vâlçe. 

vrâ,  vrè,  vrai  :  vrè  è,  vrai 
est,  il  est  vrai  ;  —  vrè  bê,  tout 
à  tait   bien;   —   à  bon  vrè, 


vîiy 

certes;  —  ôsi  vrà,  en  vérité; 
—  dé  vrc,  à  propos  :  de  vrè, 
vul  vu  baer  œnfa  ?  ;  —  à  vrè  ?, 
vraiment  ?  ;  —  p'iir  tu  vrè, 
pour  de  vrai,  sérieusement. 

vriyé,  L,  Convolvulus  sae- 
pium;  — ptît  vriyé,  Convol- 
vulus arvensis.  Cf.  ryolc, 
viyé. 

vrôn,  Clematis  vitalba. 
Cf.  vyôn. 

vu  à  bèlivct ,  vue  en 
bluette,  vue  fatiguée  qui 
croit  voir  des  bluettes. 

viilàke,  volontiers. 

vuleÇr),  vouloir  :  sa  va  t 
i  kom  vu  vulé? 

vulôté,  volonté. 

vusté  v-ust,  très  vite.  Cf. 
vèrdèvèrd. 

vut{j-'),  votre. 

J'pourras-ti   savoir  pour  qua 
Vous  quittez  si  tout  voutre  aflfaire. 

(Pastorale  5-4.) 

vuyœ,  pot  à  lessive  (Pail). 

vuyé,  f.,  lessive. 

vuye,  verser  de  l'eau 
chaude  avec  la  vuyct  sur  la 
lessive  (Cossé)  ;  —  entourer 
d'une  corde  ou  d'un  fil  une 


mua  527 

bobine,  un  fuseau,  etc.  ;  wiye 
œ  miven,  enrouler  la  ficelle 
autour  d'une  toupie;  — ava- 
ler, boire  :  5  kc.  je  un  avô 
vuye  du  sitr.  Cf.  vweye,  uye. 

vuyèt,  f.,  ouillette,  pot  en 
zinc  avec  un  long  manche, 
servant  à  ouiller  (couler)  la 
lessive.  Cf.  eiuà. 

vuyiueÇr),   pot   à    lessive. 

Cf.   €U'à. 

vwar,  voire,  oui  ,  vrai- 
ment ;  —  vwar  me,  mais  ; 
—  viuayé  vivar,  voyez  donc  ! 

vwate,  voter  (Pail).  Cf. 
vwote. 

viuayaj,  pèlerinage.  Cf. 
veyaj. 

vwayœ,  agent  voyer. 

vwaye,  arroser  le  linge 
dans  la  cuve  à  lessive  avec 
un  chouan  ou  un  godet 
(Mayenne,  Gorron).  Cf. 
vuye. 

vwayet,  f.,  moyette,  petite 
meule  que  l'on  fait  dans  les 
champs  au  moment  de  la 
coupe  des  grains,  pour  les 
faire  sécher;  —  sentier. 

vwayu,  instrument  qui 
sert  à  vwaye.  Cf.  vuyet. 


528  vyô 

iiL'olf,  voter.  Cf.  iru'ûU'. 

vynÇo),  veau  :  kom  càl  la 
pi,  €(itè  l  vyâo.  \o\x  pyào; 
—  dépôt  en  forme  de  peau 
du  cidre  et  de  la  bière. 

lyijÇo),  vite  :  aie  vyâo 
(Andouillé);  fer  vyâ,  agir 
vite  (Clîâteau-Gontier). 

vyàole,  vyâle,  vêler. 

vyàolreÇsi') ,  se  vau  trer(G .  ) . 

vyœ  (fér),  faire  vieux, 
regarder  d'un  air  sombre, 
être   mécontent. 

vyœtur ,  friperie ,  vieux 
objets. 

î{)'a'-/(;),  vieillir. 

vyéila-,  cheval  (Cf.  Arch, 
de  la  May.  B.  2826,  fol.  25 
r°);  —  (juron). 

vyèiœ,  vielleur,  qui  joue 
de  la  vielle. 

vyer,  vers  (G.). 

vyet,  petit  sentier  à  travers 
champs.  Cf.  veyet. 

vyêyase,  vieillasser,  fliire  le 
fainéant. 

vyeyasô,  paresseux. 

vyêdr,  venir. 

vyolàtniâ,  violemment. 

vyôhvm'',  violomi,  qui  joue 
du  violon. 


zva 


vyoïiy  viorne,  clématite 
sauvage;  —  chèvrefeuille; 
—  tronc  de  lierre.  Cf.  bru. 

zyôde,  fliire  du  bruit 
comme  un  objet  qu'on  lance 
contre  terre  de  fliçon  à  ce 
qu'il  rebondisse  (on  fait 
lyôih  une  pierre  qu'on  lance 
avec  force),  comme  une 
toupie,  comme  une  machine 
à  battre,  etc. 

v~,  vous  (atone  devant 
voyelle)  :  fâot  i  i'^  ède?; 
v:{  aie  ptet  bè  ninye. 


zv 


■u'â,  bah  !  ;  —  ah  bien 
oui,  non  :  krc  tu  k  i  va  vni 
aini'i?  —  zvà! 

vjâ,  zvay,  oie  :  la  wây 
l'oie.  On  dit  que  les  oies 
lavent  la  buée  quand  elles 
frappent  l'eau  de  leurs  ailes 
et  plongent  en  partie  sous 
l'eau.  Si  elles  lavent  la 
buée  le  matin,  elles  la 
sèchent  l'après-midi  (il  fera 
beau  temps);  si  elles  lavent 
la  buée  le  soir,  c'est  du 
mauvais  temps  pour  le  len- 


îue^ 

demain  (L.  D.);  —  zuâ  d 
karem,  haricots  ;  —  y  a  dl 
wa,  il  va  arriver  quelque 
mauvaise  aventure. 

wàle  (Pail),  -wayle,  waye, 
hoiler,  hcler,  appeler  à 
hauie  voix;  —  chanter  à  tue- 
tête.  Cf.  jupe. 

wây,  ouaille,  brebis  (Châ- 
teau-Gontier)  ;  —  oie. 

ivaieyô,  oisillon. 

wai^yâ{o),  oiseau  ;  —  pe- 
tite planche  que  les  ma- 
nœuvres portent  sur  leur 
tête,  couverte  de  mortier 
pour  approvisionner  les  ou- 
vriers maçons. 

wœ  (La  Dorée),  wè^  oui. 

lue,  oie.  Cf.  wà. 

wele,  hêler.  Cf.  wàle. 

luêîote,  appeler  en  criant  : 
hou  !  hou  !  Cf.  huhute. 

îvenô,  oignon. 

luet,  oison;  —  ouate;  — 
houette,  houe  à  lame  tran- 
chante, à  une  seule  dent. 

wey,  brebis.  Cf.  luây. 
wc/^eyà,       oisillon.        Cf. 
iua:(eyô. 

z^qô,  oison  :  œ  we^p. 

G.    DoTTiN.   —  Glossaire. 


lue  529 

iue:{yâ(o),  oiseau  :  œ  pti 
weiya;  kà  la  kej  é  Jet,  l 
luez^yas  à  va.  Voir  Içer. 

luèbar,  qui  a  les  jambes 
crochues. 

luèbarde,  marcher  comme 
un  webar. 

we€te,  hennir  en  se  débat- 
tant. 

luese,  crier  comme  un  co- 
chon qu'on  égoïOQ^ÇS.gwlse; 

—  hennir  comme  un  cheval 
qui  va  ruer.  Cf.  luine. 

ivi£,  ah  bien  oui  !  ;  — 
zui€  nô,  ah  bien  non  ! 

luidu,  f.,  femme  mépri- 
sable. 

luim,  hoigner,  hennir 
comme  des  chevaux  sur  le 
point  de  ruer  ou  de  se  battre  ; 

—  braire,  crier. 

w 

ïuas,  f.  pi.,  enfants,  mar- 
maille (Ernée)  :  el  a  déjà  tîtt 
œn  trené  dé  ïvas. 

waye,  crier,  huer. 

wele,  hêler  (La  Selle- 
Craonnaise).  Cf.  wele. 

we,  m.,  wet,   f.,  œil;  — 

Î4 


)  > 


o 


:■•// 


lucarne,  œil-Jc-bœuf  (Pail). 

c:r.  iiiYi. 

ii'i,   luiis,  porte   à   claire- 
voie. 

ii'ihi,  huileux. 


il'inô,  ajoncs  épineux 
(Désertincs). 

il'ise,  liuissct,  petite  porte. 

ii'isri,  huisserie,  porte, 
ouverture. 


y 


yâ{o') 

ya,  à  (après  une  voyelle). 

yab,  diable. 

yâbé,  diablée,  grande  quan- 
tité. 

yàÇo),  eau  :  étr  an  yâo,  etr 
ana,  avoir  les  pieds  mouillés. 

kà  Roear  a  sd  ^apyâo 
e  Môtégii  60  màtyâo 
i  tàb  de  l  yâo. 

Rochard  et  Montaigu  sont 
des  collines  situées  auN.-E. 
de  la  Mayenne  et  dont  les 
nuages  cachent  les  sommets 
par  les  temps  pluvieux;  — 
jiijœ  d  yâo,  charlatans  qui 
prétendent  connaître  les 
maladies  par  l'inspection 
des  urines;  —  quand  une 
personne  est  sur  le  point  de 
mourir,    on    tient    dans    sa 


yàl 

chambre  un  seau  plein  d'eau 
pour  qu'après  la  mort  l'âme 
aille  se  laver  de  ses  péchés 
(Mont  Jean). 

yâob,  diable,  herse  (Juvi- 
gné).  Cf.  €àby. 

yâobe,    herser    (Juvigné). 

yâom,  Guillaume;  —  Gui 
français  initial  est  toujours 
représenté  par)';  on  dit  Yô 
pour  Guyot,  Guillot. 

yar,  liard, 

yari,  guérir.  Cf.  gari. 
yà,  f.,  gland.  Cf.  gà. 
yà,  lui  en  :  don  yâ. 
yàda,  glandas,  gland. 
yâlœ.    Cf.    gâlœ,    premier 
jour  de  l'an,  étrennes. 

Yanleu,  yanleu  par  baronnette 
Yanleu,  yanleu  par  un  p'tit  creux. 


5^2  yer 

Nous   n'  demandons  ni  bœufs  ni 

[vaches 
N'i  votre  fille  en  mariage 
A  la  yilanncu  par  baronnette 
A  la  yilanneu  par  un  p'tit   creux. 

Chanson  (Pi.)- 

yœ,  yœl,  eux,  elles  :  /  y 
élè  yœ,  ils  y  étaient,  eux; 
di  yœ  k  s  c  pur  yœ,  dis-leur 
que  c'est  pour  eux;  s  c  pa 

p/ir  yœl,  ce  n'est  pas  pour 
elles  ;  ;/  inàk  iitj-nr  pa  d  yœ 
dir,  ne  manque  toujours  pas 
de  leur  dire  ;  —  leur. 

Pour  ceux  de  noutre  pays 
N' pouvant  quitter  ieux  logis. 

(Pastorale  176.) 

yœ,  yeux  :yœd  biik,  bulles  ; 
cl  a  dœ:(yœ  kom  dé  pè  d  Imr- 
jwe  frikase  sur  œn  asycl 
(Hercé). 

yœ,  lieu  :  à  yœ  de. 

yœvÇr),  lièvre. 

yœ,  yœn,  un,  une  :  ;V  nn  c 
vu  yœn  ki  pase. 

ycr,  lierre. 

yer,  guères.  Cf.  ç;er  :  pa 
yer,  pas  beaucoup;  à  alrap 
iHi  kœkœ?  pa  ycr. 


ymi 

yerh,    anthrax   (Château- 
Gontier). 
yéri,  guérir.  Cf.  gfri. 
xcl,  f.,  tiroir.  Cf.  l\ct. 

ycvr,  lièvre.  Un  lièvre 
qui  se  réfugie  dans  une  mai- 
son, c'est  un  signe  de  mal- 
heur (Ernée). 

y(/),  lui  :  di  y/  sa,  dis-lui 
ça;  ///  de  y  obcyi,  tu  dois  lui 
obéir. 

yilàlœ,  yilànœ,  premier 
jour  de  Tan,  étrennes.  Ct. 
yâlœ,  gàlœ. 

yok,  cri  pour  diriger  les 
chevaux  ou  les  bœufs  à 
gauche.  Cf.  dyuk. 

\n,  eu  (après  une 
voyelle)  :  dkc  k  I  a  \ii  ? 

yuii ,  une  (après  une 
voyelle). 

yup,  i.,  commandement 
de  départ  donné  par  le  char- 
retier. 

yii,  où  :  c  Vil  k  tu  l'a.  Cf. 
iiyit . 

yitn,  sorte  de  pain,  de  piV 
tisserie  (Mayenne). 


Kpt} 


^yu 


Zflpe,    prendre,    attaquer. 

:(èiè,  paresseux,  indolent. 

:(ige,  pousser  une  boule 
vers  une  autre  de  façon  à  la 
heurter  (Pail). 

Zpne,  pousser  trop  en 
avant  avec  le  pouce  la 
bille,  au  lieu  de  la  tenir 
immobile  sur  l'index  de   la 


main  gauche.  Si  l'on  gagne 
en  XPV^:>  Ç^  ne  compte  pas, 
ça  n'est  pas  de  jeu. 

:{}ïi,  œil  :  /  e  mâo  dàn  œ 
T^é  ;  y  va  t  nvri  l  7jà^  Ui  va 
ve. 

lyebl,  hièble. 

:{yu,  cigûe  :  la  ^yu  fé  péri 
lé  luexp.  Cf.  siu. 


SUPPLÉMENT' 


(Les    mots    déjà    donnés   sont    précédés    d'un    astérisque). 


a 


abô 

abitaby,  praticable  :  dpi  lé 
grà  pyé,  l  bâ  eme  n  é  pu  abi- 
taby, 

abite,  habiter,  exploiter  : 
y  n  avô  kê  l  drè  d  pase  par  su 
la  €  dosé  pli  r  abite  mit  grà  pré. 

abobane  (j),  devenir  bobàr, 
bobàn  :  s  é  Irist  dé  s  abobane  si 
jœn. 

abobote,  rendre  idiot. 

aboJi(j-),  abolir,  détério- 
rer :  y  alô  mi:^^  aroee  a  élnpe  lé 
bâ  k  lé  bèt  é  lé gâ  easé  Ôt  aboli. 

abonoriii ,  vieilli,  cassé 
(Hercé).  Cf.  abônàme. 

abodi,    accroupi    (Hercé). 


abu 

*abnlote  (s),  se  ramasser, 
se  blottir. 

abiirâ,  paille  ou  foin  dont 
on  se  sert  pour  garnir  le 
fond  des  sabots  :  nié  d^ 
almrà  dà  té  sabo.,  t  ara  pà  si 
grà  frà  u  pat  (La  Selle- 
Craonnaise). 

aburc,  rembourrer  de 
paille  ou  de  foin  le  fond  des 
sabots;  —  s  a!nire,  se  garan- 
tir contre  le  froid.  Cf.  s 
àbiire,  s  abriye. 

*ahise,  mettre  en  tas 
(Hercé)  ;  —  s  abiise,  se  raser 
(lièvre). 


I.  Les  mots  contenus  dans  ce  Supplément  sont  dus  pour  un  tiers  à 
M.  Lucien  Daniel  (La  Dorée,  Landivv,  Hercé,  Saint-Berthevin-la-T., 
Château-Gontier);  pour  les  deux  tiers,  à  M.  l'abbé  Lardeux  (Mayenne? 
La  Selle-Craonnaise). 


)  3  6  tuin 

alnite,  a.,  à  bout  :  //  c  tu 
d  sydi  ahiile,  i  n  a  pu'è  d  aJcn. 

abyéuc,  injurier  grossière- 
ment quelqu'un  ;  —  s  ahxcnc, 
s'injurier  grossièrement  l'un 
l'autre  :  /  s  sô  jolimà  ahycnc; 

—  vieillir  (Landivv).  Cl. 
ahononic. 

*abyet,  petit  poisson  en 
général. 

"âeé  :  /  va  kom  œn  âeé,  i  n 
ab-iit  a  rè  (Landivy). 

aa't,  chintre  (Juvigné-des- 
Landes).  Cf.  ari. 

*a€è:^à  :  avè  a€é:;ô  d  kœkœ, 
être  dégoûté  de  quelqu'un; 

—  achaison,  occasion,  rai- 
son. Le  D.,  p.  230.  Cf. 
a£iue:(d. 

*adâte,  s  adàte,  se  voûter  : 
/  kmàs  a  bè  s  adàte. 

*adôfye,  préparer  la  terre 
(Hercé).  Cf.  afye. 

adùrs,  adresse,  le  chemin 
le  plus  court;  —  kupc  a  1 
adùrs,  aller  au  plus  court, 

adfor,  adefors  :  et  adfor 
dû  kd'kœ,  sentir  qu'il  vous 
manque.  \'oir  dt'for. 

adué:(i,  en  peine  que  faire 
(Hercé).  Cf.  adlcii. 


aç,c 


adsi'r,  ce  soir  (Landivv). 

afùrdnre  (j),  devenir  fri- 
leux :  dpi  sa  maladif  el  é  tut 
afùrdnre. 

afcr  :  avcr  afcr  di\  avoir 
besoin  de;  —  fer  dc:^  afcr, 
faire  des  affaires,  fiiire  un 
testament. 

*afete  {pè),  gâteau  au 
beurre  et  aux  œufs;  les 
gens  à  l'aise  donnent  comme 
pain  bénit  du  pain  afaité 
(Hercé). 

ajj£e  (5),  s'afficher,  faire 
écrire  ses  bans  (Montaudin). 

ajil,  élan  (Hercé)  :  les  tiiê 
pràd  mon  afil  kè  j  sâot. 

afyàse,  assurer,  fouler; 
par  exemple  une  barj  de 
paille,  en  montant  dessus. 

afyerte,  attentionné  : 
afyerte  a  r garde. 

*agàl<i',  formule  d'agàlœ  : 
/  vil  swet  œn  bon  a  ne  é  l  paradi 
a  lafc  d  vô  jn  é  k  su  n  sèj  pa  d 
sitœ.  Quand  les  gamins  n'ont 
point  reçu  d'agàhr,  ils  di- 
sent :  /  vil  siuct  œn  bon  anc 
krôt  6  kii  kràt  ô  ne  juek  a  la 
fèdl  ané(\..  D.). 

agére,  habitué,  aguerri;  — 


ahr 

5  agère,  s'habituer,  s'aguer- 
rir. 

*agibrè.  La  foire  de  Guy- 
bray  est  mentionnée  par  Le 
Doyen,  p.  115. 

agrine,  chercher  à  obtenir  : 
5  é  pâ  la  pin  d  agrine  lé  sré^, 
■vu  n  n  arc  pâ  œn  (Craon- 
nais). 

*ahà,  ahan,  douleur. 

ahurse  (j),  se  voûter,  s'in- 
cHner  :  kœ  puv  pihét  il  é  déjà 
tut  ahurse. 

*ahîi,te,  crier  ha  !  ha  !  pour 
appeler. 

aka^ermàte,  rendre  pares- 
seux. Cf.  aparése. 

akorde,  frapper  en  cadence 
(Pail). 

akordô,  m.,  accordailles. 

*akote  (j),  s'accoter,  s'ap- 
puyer. 

akrotiyôneÇs),  se  ratatiner; 
—  se  dit  des  étoffes  mal 
pliées  qui  prennent  une 
multitude  de  faux  plis,  et 
dont  les  campagnards  disent 
qu'elles  ont  été  raniâsé  à 
butqéy  (La  Selle-Craon- 
naise). 


ali  537 

akrotone,  a.,  en  grumeaux  : 
la  far  in  è  Put  akrotone. 

aksyô  :  t  doré  bon  aksyô  la 
dsu,  tu  ferais  bonne  figure 
(ironiquement). 

*rt!À7/  :  et  akn,  être  ruiné; 
—  pyé  d  akn,  culée  d'un 
arbre. 

akurjète,  jeter  un  kurjè 
dans  un  arbre. 

*alœ^e  :•  ki  n  é  alœ:(e  ké  d  se 
é  d  sa  kure,  s  é  pœ  d  €u:(^ 
(Hercé). 

aie,  marcher  :  v~  aie  trô 
fôr,  ô  n  pœ  piuè  v  syœve. 

aleluya,  pour  rire  : 

aleluya  su  kat  batô 
tu  lé  mônye  sô  défripô 
lé:(^  avoka  sô  dé  léepla 
aleluya. 

*alègr,  vigoureux. 

ali^i,  f.,  và'l  vu  màje  d  l 
ah\,  du  pain  alis,  mal  levé 
ou  sans  levain;  fèt  mqé  œn 
alii  dà  vut  fôrné  (La  Selle- 
Craonnaise). 

...///  SOI  œ  hèrnè, 
E  œn  gràt  ah\. 

(Chanson .) 


538  aine 

^ahue  (s),  se  louer  comme 
journalier. 

ahae,  m.,  journalier  gagé 
pour  un  certain  nombre  de 
jours  par  semaine,  pendant 
toute  l'année  (Landivy, 
Gorron).  Il  y  a  des  ahue  de 
1,  2,  3,4  jours  par  semaine. 
Ce  sont  en  général  de  petits 
fermiers  qui  n'ont  pas  assez 
d'ouvrage  chez  eux  pour 
s'occuper  constamment.  Cf. 
juniaye. 

alwet.  L'alouette  en  mon- 
tant dit  dans  son  chant  : 
jù  )i  juin'  pu,  et  en  descen- 
dant :  kré  mil  110  de  no,  j  ete 
t  i  hAo. 

*amar  (prœji  d),  petite 
prune  commune  et  légère- 
ment acide. 

amàse,  amancher,  em- 
mancher. 

*amenc,  amené,  mettre 
âi'ame.  Quand  on  bat  au 
fléau,  on  met  un  gaucher  et 
un  droitier  côte  à  côte  et  on 
dit  qu'ils  sont  amené;  — 
préparer;  —  apporter  :  e  swe 
d  amené  la  lé(;iim  par  met  dà 
In  ma  nui  t. 


àoh 

amilône,  apprivoiser,  ren- 
dre plus  doux  :  él  amitône, 
être  bien  tranquille,  som- 
meiller; —  s  amilône,  deve- 
nir plus  doux,  se  calmer; 
—  se  garantir  contre  le 
froid.  Cf.  5  abriye. 

*amo£one.  Quand  on  tord 
les  draps,  il  ne  fiut  pas  les 
laisser  amochonner,  car  la 
fille  qui  se  trouve  le  plus 
près  du  mochon  aura  des 
enfants  bossus  ou  bancals, 
tandis  que  celle  qui  tord  de 
l'autre  côté  en  aura  de 
beaux  (La  Dorée),  ou  bien 
la  première  aura  un  bossu 
en  mariage  (Hercé). 

*amu~e  (j),  se  conduire  mal 
(au  moral)  :  6  é  piue  œn  ôm  a 
5  amu:(e,  c'est  un  homme  de 
bonne  conduite. 

anvurœ,  agréable  au  goût  : 
ô  l  bô  sitr,  il  et  amnrœ  a  la 
bii€. 

*anikle.  mettre  à  bout, 
éreinter. 

anil'iiâ  Ça  /),  à  Tanuitant, 
à  la  nuit  tombante. 

àol'épè,  aubépine  (Châ- 
tcau-Gontier). 


apiv 

âoborîi,  Galeopsis  Dubia 
(Hercé).  Cf.  £envel. 

âohye,  sorte  d'arbre. 

*âojœ  :  uvri  1:^  âoj'œ.  Cf. 
karteye. 

aojè,  auget,  plat  en  bois 
pour  les  chiens. 

'^âon,  aune  :  /  6é  bè  s  ké 
l  (ion  à  vâo. 

âonqé,  m.,  Aunaie,  nom 
de  lieu  :  !é  gràt  àonaé;  Je  ptit 
âonqé;  —  vivier  alimenté  par 
un  ruisseau  bordé  d'aunes; 
nom  d'une  métairie  (La 
Selle-Craonnaise). 

apure  :  délœnètd apure,  une 
longue-vue;  des  jumelles. 

apikfure  (5),  s'appliquer 
très  attentivement  à  une 
besogne  méticuleuse. 

aple,  appeler  les  travail- 
leurs des  champs  à  dîner; 
autrefois  on  se  servait  pour 
cela  d'une  kon. 

aprete  (5),  s'apprêter, 
faire  toilette  pour  sortir. 

apiuiyet,  {.,  dos  d'une 
chaise,  à  l'église;  —  dos 
d'un  banc;  —  rampe  d'un 
escalier;  —  balustrade  d'un 
balcon. 


asa  539 

*apycje  (5),  se  tasser,  dimi- 
nuer de  volume  :  /  mar  va  s 
apyêje  dà  l  pèniue. 

ara  (et  d),  être  d'arroi, 
être  prêt;  —  être  d'aplomb. 

*ardiy,  argile.   Cf.  ardriy. 

aretàs,  arrêtance,  fixité, 
facilité  à  se  laisser  conduire  : 
y  a  pâ  meyl  d  ceriue,  nô  bœ  n 
d  pwl  d  aretâs. 

arkêpês,  reprise  grossière 
faite  à  l'aiguille  (La  Selle- 
Craonnaise). 

arkene,  vaurien.  Cf.  ar- 
kane. 

armarut,  maroute. 

armur.  L'armure  d'un  car- 
relet se  compose  des  quatre 
àlarin  et  du  pibô. 

aroe,  Coenopodium. 

*arule  (j),  se  mettre  au 
courant;  —  savoir  faire 
quelque  chose. 

*anua,  arroi,  arrange- 
ment Le  D.,  p.  297.  Cf. 
arâ. 

*asà,  assens,  abonnement 
payable  en  nature  ou  en 
espèces. 

asàbye,  assembler  :  /  kure 


540  ave 

d  se  mi  a  d  bon:^  idc,  mé  i  n  pœ 
/^  asàhyc. 

*asàhyé ,  assemblée,  fête 
de  village. 

asàsœ,  celui  qui  abonne. 

asàse,  assenser,  abonner; 
—  s  asàse,  s'abonner,  par 
exemple  chez  le  coiffeur,  le 
maréchal,  le  vétérinaire. 

*asimà,  assiments,  sièges 
(Hercé,  La  Dorée). 

astur,  ashirsi,  à  cette 
heure  (Mayenne).  Ci.astœr. 

asu'iyâ,  litière  pour  les 
animaux,  paille,  foin  ou 
feuilles   étendus    par    terre. 

asyé  :  gèrwc  d  asyè,  forte 
gelée  sans  vent  (Craonnais). 

atnàs  (J),  d'attenance, 
continuellement  :  par  abat 
dé  la  biôn,  fô  yét  d  atnàs  (La 
Sel  le-Craon  naise) . 

atoreone,  chiffonné  (Her- 
cé). Cf.  abîi£one. 

avalâ:(fl,  pente;  —  brèche 
dans  un  talus. 

*avc'de  :  aveder,  apporter  : 
avdc  dô  l  pè,  j  avô  fc. 

*avén,  aveine,  Le  Doyen, 

p.   20. 

*avcl.     Pour    arrêter    un 


aee 

essaim  d'abeilles  on  crie  :  //, 
VI cr,  11. 

aiiitc  (j),  aivse  (s),  se 
voûter,  se  pencher  par  suite 
de  maladie,  de  fatigue,  de 
vieillesse  (La  Selle-Craon- 
naise). 

avyî'j  {tu  d  œn),  aussitôt, 
sans  obstacle. 

ayâsi(r)  (i),  se  tasser,  par 
exemple  sous  l'action  de  la 
pluie;  se  dit  surtout  de  la 
terre,  qui  se  durcit  après 
une  pluie  battante.  Cf. 
korsi,  fiiakn'. 

ayet,   f.,  Allium    vineale. 

ùyô,  ailleurs;  —  d  âyô, 
d'ailleurs. 


a 


vil 


à,  en  :  vyœ  tu  vni  a 
anïL'i  ? 

àbèrdiiye,  avoir  la  bùrduy 
pleine. 

àb~àti{r)  :  appesantir. 

*à€erye  :  pu  k  œn  fiy  s  mari 
dà  l  êné,  i  fào  k  é  trcn  l 
àeeryc  à  lé  dà  a  rkulô,  se  je 
âtiir  du  dwd'  c  k  é  sAot  nœ  hà 
a  rkiih\  c  k  c  Inv  l-ii  /;;  âceryi\ 
V    (///    ul   i  dis  (Hercé);  — 


aja 

drap  qui  recouvre  la  lessive. 

âdômé^e,  devenir  moins 
dur,  plus  souple,  se  faire,  se 
prêter  à  :  /  matlâ  s  àdôméera. 

àdwete  l  £àhr,  mettre  le 
chanvre  à  rouir. 

àfaéré,  a.,  qui  a  assisté  à 
une  foire  (Craonnais). 

àfirtle,  mettre  un  fêrtydo. 
On  dit  par  plaisanterie  d'un 
jeune  homme  qui  va  se  ma- 
rier :  i  va  la:(  àfèrtle. 

àfèrte,  enferté,  se  dit 
surtout  d'un  lit  complet  : 
se  jà  y  ô  donc  œ  li  tôt  àfèrte 
(La  Haie-Traversaine). 

àfile  (j),  prendre  son  élan, 
s'élancer  :  i  6  é  àfile  su  li;  i  s 
é  àfile  a  kur  ;  —  //  é  mal  àfile, 
il  est  en  mauvaise  posture. 

afin,  enflure,  hydropisie  : 
le  via  mal  pre;  il  a  trô  d 
afin  parmi  li. 

àgrelur.  Dans  un  bonnet 
de  Unge,  une  partie  du  fond 
et  du  bord  supérieur,  jus- 
qu'au tuyauté  :  /  fo  met  du 
ribà  dû  /;(  àgrelur. 

àjâore,  tromper,  mysti- 
fier quelqu'un  (Mayenne). 
Cf.  jâore. 


are  541 

àgn,  a.  (Pail). 

àlniye,  habiller  (Hercé). 

àkase,  mettre  en  bière 
(Hercé). 

âkavle,  encrasser  (Hercé). 

àkiua,  étourdi. 

àinerveye  (s),  s'émerveiller. 

àmiyèr,  vache  qui  n'a  pas 
vêlé  dans  l'année.  Cf.  amiyer. 

àpâiii,  mesure  de  la  main 
ouverte,  du  bout  du  pouce  au 
bout  du  petit  doigt.  CLàpâom. 

àpàme,  faire  une  empau- 
me,  mesurer  avec  la  main. 

*àpliye,  employer,  dépen- 
ser :  /  €àrÔ  a  âpliye  dœ  mal 
dé  serky  su  nô  tonâo  ;  àpliye  d 
la  tzvel  (Hercé). 

àpoktone,  manchot. 

àpôme  (s),  avaler  à  moitié, 
de  manière  que  la  pomme, 
la  poire,  le  topinambour,  etc., 
reste  à  moitié  de  l'œsophage 
sans  pouvoir  avancer  ni 
reculer;  se  dit  des  animaux. 
Cf.  àpume,  àfale. 

*àreye,  faire  un  demi-la- 
bour, foire  les  deux  pre- 
mières raies;  les  deux  der- 
nières se  font  plus  tard  (La 
Dorée) . 


542  (isê 

àtrynr.  Pcnir  taire  son 
grain  à  Vùii-xiir,  on  <//<',  puis 
on  rabat  ù  hjitnialycr,  en  tra- 
vers, les  deux  premières  raies 
tout  en  déchirant  les  raies 
non  labourées;  on  étend  le 
fumier,  puis  on  sème.  On 
relève  alors  les  raies  non  la- 
bourées qui  sont  versées  une 
de  chaque  côté  des  deux  pre- 
mières. On  sème  dans  la  raie 
creusée  par  la  charrue.  On 
herse  à  nouveau,  mais  en 
long,  de  façon  à  former  des 
sillons  bombés  (L.  D.).  Ct. 
fàr. 

àré^c  (.<),  s'arrêter  au  mi- 
lieu de  la  ;r;(;  —  s'enfoncer 
profondément  sans  pouvoir 
partir  (en  parlant  de  la  char- 
rue) :  al  à,  nu  via  kor  œn  j'ai 
àré^,  j  kre  ké  j  sàni  àsahaté. 

àrose  (j),  s'enrosser,  se 
mal  marier,  taire  un  mauvais 
choix  :  y  à  foyè  œa  tut  fors, 
là  via  pà  mwe  àrosé. 

àryœine,  enrhumer  (Her- 
ce). 

âseph',  engoncé  :  bcii  àseple 
dà  sa  bik  (Hercé). 

àsclre,  engrosser.  Cf.  àscle. 


fivr 

àsi-lt',  fendre;  —  faire  une 
entaille;  — se  couvrir  de  ger- 
çures :  la  frc  m  a  fcl  àsi:;^lc  le 
Itrvr. 

àsi:^lur,  enciselure,  fente; 

—  entaille;  —  gerçure. 
àtbi:;c   (s),    s'embrasser   : 

/  sra  d  la  i;à  st  une,  lé  ko€ô  s 
«//'/;(«,  dit-on  par  plaisanterie 
quand  on  voit  deux  hommes 
s'embrasser. 

àtcte,  monter  à  la  tète 
(odeur). 

àli~e,  entiser,  exciter  (une 
personne  contre  une  autre) 
(La  Selle-Craonnaise).  Cf. 
àtife. 

àlnde  (5),  s'entr'aider:  à  s 
àtiïdà,  rè  n  aheii.  Cf.  àtrède. 

*i'!l(r)tôiii  (s),  prendre 
dur,  aller  mal  :  komà  vô  /~ 
afcr?  —  sa  s  àtkc  bc  (La 
Selle-Craonnaise). 

âlwiydiie,  mettre  autour; 

—  enrouler  un  brin  de  fil, 
de  ficelle  autour  d'un  objet. 
Cf.  iiiyc. 

*àvirô(dâ  /^),  environ, vers. 
àvrixônc,  tourner  en  vrille; 

—  embrouiller,  mêler  d'une 
manière  inextricable. 


hâf 


bar 


*ba  :  sa  va  par  hâ,  dit-on 
quand  on  se  purge. 

baba,  bobo  (terme  enfan- 
tin). 

bade,  couvrir  d'eau  et  de 
boue  (Pail);  —  s  bade,  se 
couvrir  d'eau  et  de  boue. 

*badiue(r),  guenille  pour 
laver  la  vaisselle. 

baer,  boire  (Montjean). 

baérâ,  boisson  de  mau- 
vaise qualité  (La  Selle- 
Craonnaise). 

baét,  f. ,  boisson;  —  a., 
ivre  :  //  é  baét,  il  est  ivre 
(La  Selle-Craonnaise). 

baéturâyœ,  ivrogne  (La 
Selle-Craonnaise) . 

baétitrâye,  s'enivrer  à  petits 
coups. 

bâfre,  bâfrer,  manger  avi- 


dement;   —    manger    avec 
excès  (La  Selle-Craonnaise). 

*bajar,  cagneux  (Hercé). 
Cf.  kanar. 

*balé,  m.,  sorte  de  cabane 
en  genêt  ou  en  paille  dressée 
sur  les  routes  pour  abriter 
les  casseurs  de  pierre. 

*baîe  su  la  rcsyé,  décliner; 
se  dit  d'une  personne  qui 
va  rapidement  vers  sa  fin 
(Craonnais). 

*balye,  balycr,  animal  (et 
surtout  vache,  bœuf)  qui  a 
le  dos  en  arête,  en  areke  de 
maison;  —  vache  efflanquée 
(MarciUé-la-ViUe). 

bàobasye,  qui  aime  à  em- 
brasser. 

bavas  (/"  m  à^,  par  cuphé- 


544  l'àl 

misme,  je  m'en  moque  (La 

Dorée). 

*hnrate  lé  vac,  empêcher 
par  sorcellerie  les  vaches  du 
voisin  de  donner  du  lait  et 
augmenter  le  produit  des 
siennes.  Cf.  lire,  *ih'. 

bàiih,  barrique  (Château- 
Gontier). 

base,  bassine  dans  laquelle 
on  fait  la  bouillie  pour  les 
petits  enfonts;  on  y  trouve 
le  gratin. 

bâtar,  jeune  porc  châtré 
que  l'on  conduit  avec  une 
hart  à  la  patte. 

bàtlé,  battelée,  grande 
quantité  :  œn  bàtUdmôd,  un 
grand  nombre  de  personnes. 

*bàbo^,  ivrogne,  débauché. 
Cf.  pratik  (La  Selle-Craon- 
naise). 

bàear,  m.  pL,  corps  de  la 
charrette  s'encastrant  sur 
l'essieu  (Craonnais). 

bàros,  Galeopsis  dubia. 

bêdarydo,  ventru. 

bédé  :  i  n  va  kè  d  sâo  é  d 
bédé,  il  ne  procède  que  par 
boutade.  Cf.  bd'dé  (La  Selle- 
Craonnaise). 


hér 

bédô,  bedon,  ventre  pro- 
éminent :  kd'  bhlô  lu  I  vaéy 
quel  bedon  tu  te  vois,  tu 
as. 

bi\iii  {dé),  à  l'étourdie  : 
(ijir  dé  bédii. 

bédn,  gros  imbécile  :  il  é 
su  koin  à'  bédn. 

béline,  cligner  des  yeux 
(Hercé).  Cf.  bliite. 

bé.lô,  bélô,  cri  pour  appeler 
les  moutons  (La  Selle-Craon- 
naise). 

bènâtr,  f.,  benâtre,  filet 
grossier  à  larges  mailles 
destiné  à  porter  des  far- 
deaux, par  exemple  des  pots 
de  lait,  des  feuilles  de  choux, 
du  fourrage  (Sud  de  la 
Mayenne). 

bénàtré,  f.,  contenu  du 
bénâir. 

*bérbyà,  pi.,  parties  d'un 
champ  non  bêchées  à  motte. 

*bérdas,  instrument  de 
tonnellerie.  Cf.  bérdos. 

*bérdédào  (  onomatopée ) , 
bruit  d'objets  qui  tombent 
avec  fracas. 

bérdéle,    mettre    des    bre- 


kr 

telles  ;  —  s  bùrdèk,  se  mettre 
des  bretelles. 

*bèrduy,  f.,  ventre,  esto- 
mac, panse  :  j  e  grà  mâo  a  la 
bùrduy. 

*bèrdnye,  produire  un  bruit 
spécial,  le  bruit  des  gaz  in- 
testinaux dans  l'abdomen  : 
sa  m  bèrduy  êfrimâ  dà  l  vâtr. 

*bèrJçè,  n'importe  quoi  : 
l† pâ  l  bùrkè.  Cf.  dùvèr. 

*bérlcgô,  jeu  qui  se  joue  à 
la  veillée.  On  se  passe  un 
petit  bout  de  bois  allumé  en 
disant  :  /  îè  va  ma  pti  bèrlegô 
6è  6U  5  i  lé  vâû,  5  i  mœr  àtér 
té  mê,  tu  sra  £arje  d  pyer  é  d 
lévye,  et  celui  entre  les  mains 
de  qui  il  s'éteint  donne  un 

gage. 

bernât,  brenage,  mauvaise 
besogne;  —  marchandise 
de  qualité  inférieure. 

*bérnik,  yeux  (Hercé). 

bèrsiye,  adv.,  très  :  i  fè 
bùrsiye  fre. 

*bèrwà,  bruant,  oiseau  ;  — 
jouet  d'enfant,  qui  se  com- 
pose d'un  rectangle  de  bois 
fixé  au  bout  d'une  ficelle 
(La  Selle-Craonnaise). 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire. 


hœ  545 

bhyâo  (Iè),  petit  lait,  lait 
de  baratte  (La  Selle-Craon- 
naise) qu'on  appelle  encore 
lé  d  bœr.  Cf.  bceryô. 

*béryer,  Calluna  vulgaris 
(Hercé). 

*bér:(i,  m.,  bœuf  salé  (Her- 
cé) ;  —  6èk  kom  bèr:(i,  extrê- 
mement sec. 

bér^iye,  briser  en  mille 
pièces;  —  dépenser  totale- 
ment (La  Selle-Craonnaise). 
Cf.  bèrsiye. 

bèr:^ole,  détruit,  brûlé  par 
le  soleil;  —  ivre;  —  atteint 
d'aliénation  mentale  (La 
Selle-Craonnaise). 

bètœne,  priseur. 

*bd'.  On  distingue  les  bœ 
de  rwel  que  l'on  attelle  à  la 
charrue;  les  tinionye,  vieux 
bœufs  que  l'on  attelle  à  la 
charrette,  et  les  bd;  d  apye, 
jeunes  bœufs  que  l'on  attelle 
en  tête  des  autres  à  un 
timon  mobile. 

*bœge  :  bœge  l  tnor,  v.  ;  se 
dit  du  cri  des  bœufs  et  des 
vaches  qui  se  croient  en 
danger. 

*bd'  grâ,  fruit  du  brô  ou 

35 


;46 


hih' 


épine  blanche  (Hercé).   Cf. 

bà'lçin ,  c  h  è  \'  r  c  (  Sa  i  n  t  - 
Pierre-SLir-Orthc). 

ba'r,  beurre  :  b:{e  du  bœr; 
se  dit  des  vieux  chevaux 
qui  lobent  dans  les  champs 
au  lieu  de  pâturer. 

*b(i'ré,  t.,  réprimande  :  lu 
va  un  avaé  ctn  bœré  an  arivà 
€c  /(//(La  Selle-Craonnaise). 
*bd'ré  d  €anmi,  champi- 
gnons mous  des  groupes  des 
Spumaria  et  des  Reticularia 
qui  apparaissent  par  les 
temps  humides.  Il  tant  à 
tout  prix  éviter  que  les 
vaches  ne  les  mangent,  car 
ils  ont  été  déposés  là  par  les 
charmeurs  qui  veulent  tirer 
le  beurre  (L.  D.). 

bœrke,  donner  des  coups 
de  cornes  (Montjean).  Cf. 
bd'ke. 

bœro,  m.,  petite  tartine. 
bdi'èt,  buvette,  la  pre- 
mière des  cinq  actions  qui 
constituent  et  permettent  de 
constater  la  snle:;d,  ivresse 
complète.  Voici  ces  cinq 
actions  dans  leur  ordre  natu- 


be§ 

rel  :  la  bdi'êty  la  pôpît,  l 
i^i;iâ:;^iyèl ,  la  deç,obiyct,  la  tôbèl 
(Ambrières,  Gorron). 

*bd-vile,  bœuf  engraissé 
(Hercé);  —  homme  endi- 
manché. 

bé,  bec. 

bc,  bien  (en  combinaison 
avec  un  adjectif)  :  siij'yc  bé 
ijni,  souffler  bien  gros,  ha- 
leter de  fatigue;  —  bé  le, 
bien  loin,  très  loin. 

bé,  berceau  d'en  finit 
(Mayenne).  Cf.  bèr. 

be£i,  endroit  qu'on  bê- 
che :  Icsc  la  pal  dà  l  bc^i, 
se  présenter  pour  recevoir 
une  seconde  ration  en  lais- 
sant sa  cuillère  dans  son 
écuelle  ou  son  assiette. 

*bédu'a  Çper  dô),  poire  à 
cidre  de  mauvais  goût  (La 
Dorée). 

bcdivé,  bedouau,  blaireau. 

*bcqâo  :  él  maryc  à  bccâo. 
On  est  marié  en  béij;aud 
quand  la  kiuèf  pas  k  ^apyào, 
quand  la  femme  est  plus 
grande  que  son  mari  (La 
Selle-Craonnaise). 

begào,  bedeau. 


*békiyc,  marcher  avec  des 
béquilles. 

beni{r),  proclamer  les 
bans  :  //  ô  béni  (Hercé). 

béni,  prêtre.  (Autrefois  on 
désignait  les  prêtres  presque 
toujours  ainsi.  Quelques 
vieilles  gens,  à  La  Selle- 
Craonnaise,  disent  encore 
lé  béni  quand  ils  parlent  des 
prêtres  en  général.) 

bèr,  f.,  mare. 

berjwete  (Hercé).  Cf.  be^- 
vele. 

bernagô,  bernagoe,  îcâteau 
en  bois  pour  enlever  les 
menues  pailles  lors  de  la 
batterie  :  pas  ma  l  bernagô  k 
j  àlevjé  /:{  épigô. 

Bernar  (jàto),  derrière  : 
vyœ  tu  bi^e  tntô  Bernar  Ici  n 
a  k  œn  è?  (Landivy). 

*/'l/.  On  voyait  souvent  la 
nuit  aux  environs  des  croix 
ou  des  arbres  séculaires  des 
bêtes  fantastiques,  tantôt  des 
bœufs  noirs  qui  montaient 
dans  les  arbres,  tantôt  des 
moutons  qui  grimpaient  sur 
les  maisons  (L.  D.). 


bid  547 

bete,  enivrer  :  s  befe,  s'eni- 
vrer. 

betnrase,  boire  sans  soif. 

beturasi,  ivrogne. 

beturasrî,  action  de  boire 
sans  soif. 

*betiiraye,  boire  sans  cesse, 
par  habitude. 

beyé,  bélier  (La  Selle- 
Craonnaise). 

bé^œ,  débauché,  coureur 
de  mauvais  lieux. 

be:{0  :  pô  pti  be:^o,  pauvre 
petit  enfant.  On  dit  de 
même  :  pô  pti  peso,  pauvre 
petite  paisse  (La  Selle-Craon- 
naise). 

*bl  :  aosi  be,  aussi  bien, 
d'ailleurs,  d'autant  que  :  /  n 
ira  piue  anil'i,  âosi  bè  j  n  eryô 
pwe  l  ta. 

bibret,  f.,  boutons  qui 
viennent    à    la    fia;ure    des 


ivrognes. 


*bi€,  f.,  biche,  chevreuil. 

bidalé,  f.,  ce  qu'on  apporte 
quand  on  vient  faire  une 
demande  en  mariasse.  Les 
parents  de  la  future  disent 
en  plaisantant  :  komè  j  berd, 
j  dire.  Cf.  b-ihènê. 


5  iS  l< 

*biiJô{-y  tctc  (sens  péjora- 
tif). Cf.  Jx-abo^  (La  Sclle- 
Craonnaise). 

*bik  a  hïl'é.  A  Hercé,  c'est 
un  support  en  forme  de  F, 
sur  trois  pieds,  pour  porter 
le  cuvier  à  lessive. 

bikar,  qui  n'a  pas  les  yeux 
de  même  grandeur  ou  de 
même  couleur  (Hercé). 

bikbiik,  mélangé  (Grez  en 
bouére).  Cf.  bubih. 

binyâ{p),  petit  doit  bour- 
beux. Cf.  biiw. 

bislike.  Au  jeu  de  cartes, 
avoir  la  faculté  de  prendre 
deux  ou  trois  cartes,  qui 
restent,  quand  tous  les 
joueurs  sont  servis,  et  de 
remplacer  par  ces  cartes 
celles  qui  ne  conviennent 
pas. 

*biyet  :  ô  n  de  j'inè  buée  d 
biyet  sa  va  Ikrœ  (proverbe). 

bi^mévii  (bonè  a  la),  bon- 
net à  la  baise-moi-vite,  pe- 
tite coilîe  bretonne  (Lan- 
divy). 

bi:{ydo,  pierre  à  affûter  la 
fliux  (Bierné).  Cf.  be:;;jào, 
byer. 


bob 

blél,  t.  pi.,  blètes,  mottes 
de  terre  plates  que  l'on  lève 
dans  les  landes  pour  en  cou- 
vrir les  ruches  d'abeilles  et 
l'arête  des  toits  de  chaume. 

blàk,  f.,  pièce,  dans  l'ex- 
pression œn  blàk  de  dœ  su. 

*bliile,  bourdonner;  se  dit 
en  particuhcr  des  mouches 
qui  bourdonnent  dans  l'air 
pendant  les  journées  sèches 
et  chaudes  (Hercé). 

blutiuer,  mouches  qui 
blutent  (Hercé). 

*/'/v/^.  La  blouse,  qui  a 
remplacé  la  karnu'ijol,  était  à 
l'origine  la  blouse  bleue  à 
parements  brodés  sur  les 
épaules  avec  une  ouverture 
circulaire  pour  passer  la  tête. 
Quelques  personnes  ont 
porté  l'hiver  des  blouses  de 
frùnel.  La  blouse  ouverte  sur 
le  devant,  en  coutil  rayé,  a 
eu  son  heure  de  succès.  Au- 
jourd'hui on  porte  des 
blouses  bleues  ouvertes  sur 
le  devant,  en  coutil  uni 
(L.  D.). 

bhi~e  {s),  mettre  sa  blouse. 

bobnn,  sotte,  niaise;  s'em- 


ho)i 

ploie  comme  féminin  de  bo- 
bar  plus  souvent  que  bobard. 

bobane,  perdre  son  temps, 
ne  pas  savoir  faire  œuvre  de 
ses  cinq  doigts. 

bobàr,  d,  sot,  sotte. 

bobarde,  prendre  un  air 
bobàr;  —  passer  son  temps 
à  ne  rien  faire. 

bobiyô,  on,  sot,  niais,  ni- 
gaud . 

boblè,  in,  boblo,  bobelin, 
niais,  -se  (La  Selle-Craon- 
naise).  Cf.  bobar. 

bolé,  tasse  de  cidre  (Châ- 
teau-Gontier).  Cf.  tasé. 

*bon  :  bon  da  ver,  eh  oui. 

bônar,  petits  taons.  Cf. 
ta  born. 

*bonê.  De  1830  à  1850,  la 
coiffure  des  paysans  était  le 
bonnet  de  laine  rouge  sans 
queue.  Il  a  été  peu  à  peu 
remplacé  par  le  bonnet  de 
laine  bleue  avec  une  queue 
aux  deux  bouts.  Il  y  avait  le 
bonê  hi€'U  qu'on  mettait  la 
nuit  et  le  bonè  de  jour. 
Quand  on  voyait  un  ménage 
sans  enfants,  les  gens  qui 
en  avaient  plaisantaient  son- 


bôs  5  49 

vent  le  mari  en  lui  disant  : 
y  tè  pasrœ  mô  bonè,  tu  nn  erâ 
t'U  d  sïi'it.  Aujourd'hui,  le 
bonnet  a  fait  place  au  cha- 
peau et  à  la  casquette  de 
feutre  avec  ou  sans  visière 
(L.  D.);  —  estomac  du 
porc.  Cf.  Jwpê, 

boni'te,  veiller  tard  (Her- 
cé). 

bô  ni  gut  (a),  à  tâtons 
(Hercé).  Cf.  gut. 

bôrgâode,  burgâode,  travail- 
loter,  s'occuper  de  petits 
riens.  Cf.  burine  ;  —  ne  pas 
faire  grand 'chose,  tuer  le 
temps. 

bôrliyé,  bourrelier  (La 
Selle-Craonnaise). 

bot,  morceau  de  fer  creux 
qui  s'emmanche  au  bout  de 
la  hàt  de  la  faux  et  auquel 
on  fixe  la  foux  à  l'aide  de 
cuir  et  d'une  sêr. 

boyay  (Hercé).  Cf.  boday. 

bô,  m.,  amande  comes- 
tible d'un  fruit  :  bô  d  futyâo 
fliîne  (Ch.-C). 

bôsknle,  bousculer,  faire 
tomber;     —    mettre     sens 


5  )  o  bn'i 

dessus    dessous;     —     tom- 
ber, culbuter, 

bôikuhuà,  action  de  hôs- 
Jxulc;  —  état  de  ce  qui  est 
bouleversé. 

*hrasycr ,  corsage  avec 
manches,  aujourd'hui  délais- 
sé et  remplacé  par  le  caraco 
(L.  D.). 

hraye,  brailler;  se  dit  du 
cri  du  geai,  des  corneilles. 

*hrâ  :  hrà  d  si,  sciure  de 
bois. 

*bràsc,  brasser,  remuer 
pour  mélanger  (Château- 
Gontier). 

hrèhve,  m.,  tringle  de 
tombereau  (Hercé). 

*bribri,  nombril  (mot  en- 
fantin). 

brinô,  brugnon,  pêche  à 
peau  lisse. 

brinôijc,  arbre  qui  produit 
les  brugnons. 

*broe,  broche,  instrument 
pour  tuyauter  les  bonnets. 

*brokc,  m.,  guêtre  de  toile 
que  l'on  portait  avant  la 
Révolution  (T..  D.).  Cf. 
tcbâo. 

bn'ili,    bnilo,    petit    four- 


hiiii 

neau  qu'on  allume  dans  les 
champs  pour  détruire  les 
mauvaises  herbes. 

*brnhi,  incendiaire  :  /  lui 
f</':^  de  Dyd'  I  cr  d  œ  bruUi  ! 
(Landivy). 

briiic  {cffibiy),  aiguille  qui 
n'est  plus  assez  pointue  et 
qui  heurte  dans  le  tissu 
(Chàteau-Gontier). 

*bu€e,  mesurer  entre  le 
pouce  et  le  petit  doigt 
(Hercé).  Cf.  bUc. 

biikdii,  grosse  bruyère, 
Erica  vulgaris. 

*buh'>,  m.,  gerbe  de  sarra- 
sin mise  debout  pour  sécher 
(La  Dorée). 

burine,  travailler  à  des 
riens,  s'occuper  des  détails 
(La  Selle-Craonnaise).  Cf. 
burine, 

*bus  dû  dœ  sa  pô,  tonneau 
valant  deux  barriques  (Her- 
ce). 

■  l'iishto,   petit   bahut  (Her- 
cé). Ci.  baslâo. 

"bille,  trébucher. 

biidc.  Cf.  bùdé ,  bàdc 
(Craonnais). 


bnr 

*biigr,  Bryonia  dioïca.  Cf. 
fornayào. 

*b'ngrc,  m.,  toile  raide 
pour  doubler  les  étoffes  et 
donner  de  la  résistance  à 
certaines  parties  des  habits 
(La  Selle-Craonnaise). 

bubalri,  besogne  mal  faite. 

bnhaye,  r,  qui  fait  vite, 
mais  mal,  sa  besogne. 

hikié  (Jnii),  génisse  dont 
les  cornes  forment  Je  crochet 
en  avant  de  la  tête. 

buky,  boucle,  nœud  de 
cravate,  de  cordons  quel- 
conques. 

biikye,  hiih\  boucler;  — 
faire  un  nœud  (La  Selle- 
Craonnaise). 

biil  de  pè,  pomme  de  pin. 

biiJô  :  sabots  bulâ,  gros 
sabots  de  bois;  on  dit  encore 
biuétô  ou  saûô  biuétô.  Ct.  c^iilô 
(La  Selle-Craonnaise). 

bunfam,  bonne  femme. 

biindm,  bonhomme,  pay- 
san; —  mari.  Cf.  boudin. 

bure,  ventre. 

buribîiri.  cri  pour  appeler 
les  canards. 

*bHryâo,  bourreau. 


biiy  5  )  I 

biisêlri,  boissellerie  (La 
Selle-Craonnaise). 

hiiseyc,  boissellier. 

hisU,  boisselée,  ce  que 
peut  ensemencer  un  bois- 
seau de  grain  (La  Selle- 
Craonnaise).  Cf.  bwéslé. 

biistifây,  bonne  nourri- 
ture, abondante,  bonne 
chère  :  tu  n  vivra  piue,  tiiô 
gâ,  t  em  ira  la  histifay. 

biistifàyœ,  cé^,  gourmand, 
-e,  qui  aime  à  faire  bonne 
chère. 

bîislifâye,  fliire  bonne 
chère;  —  faire  ripaille,  man- 
ger avidement  :  y  a  piue  d 
me^ô  parey  pur  bnstifàye. 

*biisyâo,  boisseau  d'Ernée, 
25  litres. 

*biitey,  espèce  de  poire  à 
cidre  (Montjean). 

bittjîuane,  s'entêter  à  fliire 
un  ouvrage  (Hercé). 

b'îivtaj,  m.,  hivlar ,  f.,  ac- 
tion de  faire  des  rainures 
avec  le  bouvet. 

hiivtc,  bouveter,  faire  une 
hnvtur. 

biiyau',  bouleau  :  du 
biiyiiw,  de  bithic  d  htyau'. 


5)2 


ru'C 


Iniyct  :  eaten  a  la  bnyct, 
châtaignes  bouillies  non  pe- 
lées. 

*bi{:;;è  :  fer  le  hit:;è,  éclater 
en  reproches  immérités  : 
st  ôni  hi,  i  )t  SCS  pâ  ci  fér  lù 
hit::c  fé  li  (La  Selle-Craon- 
naise). 

*lni:(in ,  ampoule  causée 
parle  frottement, la  marche, 
par  une  brûlure,  par  un 
vésicatoire;  —  quelquefois, 
le  ventre  :  /  s  à  frc  pùtc  la 
bii^i)i  (La  Selle-Craonnaise). 

hti-i\ô,  terme  général  :  s 
lu  kdiiuu,  tu  va  perd  k  bn^iyô 
(La  Selle-Craonnaise). 

*bwa  d  €art ,  tronc  d'un 
arbre  que  l'on  emploie 
comme  bois  à  brûler. 

*b-wa  rabalu,  nom  d'une 
espèce  de   poire  (Carelles). 

biuatè,  m.,  fourmi  rouge 
(Saint-Berthevin-  la-Tan- 
nière). 

*bivé,  talle  ;  —  et  grà  buv, 
être  nombreux. 

bu'élçe,  boîtier  d'une  mon- 
tre. 

bwelà,  soupirail. 


bïOé 

bu'cr,  bouillir  :  vaé  dô  si  sa 
bii'c. 

bu'et  (papxc),  papier  bu- 
vard. 

Irwet  a  sku'c,  tabatière  fer- 
mée par  un  piton  en  corne 
dans  lequel  passait  une  che- 
ville; —  bivet  a  livri,  taba- 
tière fermée  par  un  couver- 
cle. 

hwetœr,  boiture,  boisson. 
Cf.  bwetur. 

bwetl,  fourmis  rouges 
(Hercé).  Cf.  kiuatè. 

b-ivétô,  confessionnal  (La 
Selle-Craonnaise).  Cf.  bu'ét. 

*bu'etye,  larve  de  l'éphé- 
mère logée  dans  une  sorte 
de  boîte  (Château-Gontier). 
Cf.  eerj. 

*bzuc.  Quand  la  lessive,  en 
passant  dans  la  cuve,  fait  un 
bruit  analogue  au  coasse- 
ment de  la  grenouille,  on 
dit  :  la  gùrmiy  é  dà  la  Inl'é, 
é  sra  bon  (Saint-Berthevin- 
la-Tannière).  Quand  une 
laveuse  a  lavé  un  pantalon, 
on  dit  qu'elle  ne  pleurera 
pas  le  soir.  Quand  on  lave 
la  lessive  par  une  pluie  per- 


hyè 

sistante  et  qu'on  ne  peut 
pas  même  sécher  un  mii-eiue 
d  piiۏt,  on  dit  que  les  la- 
veuses ne  vont  pas  avoir  à 
souper. 

byâos,  beauce,  terrain 
vague     (Château-Gontier). 

*byâ£ar,  nom  propre  de 
bœuf. 

byà  d  ekds,  ergot  du  seigle. 

byœv,  féminin  de  byœ, 
bleu. 

byœvê,  bluet  :  gctrsây,  i  fo 
ière  dé  byœvè  pôr  U  sakr. 

*byè  :  lape  dsu  koin  su  du 
hyè  vèr. 


hi  5  53 

*byet,  gazon  levé  à  la  pelle 
(Hercé,  Landivy).  Cf.  blet. 

byàtc,  caler,  assujettir  au 
moyen  d'une  cale  ;  —  em- 
pêcher toute  espèce  de  mou- 
vement :  vnt  taby  £èbràl,  fo 
la  bybîe. 

byotéle  (Hercé)  ;  se  dit  de 
la  neige,  de  la  boue  qui  s'at- 
tache à  la  semelle  du  sou- 
lier. Cf.  bote. 

b^as,  force  :  t  à  pâ  la  b^as 
dû fèr  de  hciékôm  sa. 

*b^i  d  se  nmr  ;  b^i  d  la 
hidr  (La  Dorée),  espèce  de 
poire  à  cidre. 


€am 


€ao 


*€a.  Pour  empêcher  les 
chats  de  faire  leurs  ordures 
dans  les  tas  de  blé  conservés 
dans  les  greniers,  on  leur 
coupe  le  bout  de  la  queue 
et  un  petit  coin  de  l'oreille 
gauche  (L.  D.). 

€abô,  m.,  mesure  de 
grain.  Cf.  habô. 

£qét,  chute.  Cf.  aV. 

ealà'r  {à),  en  rut.  Cf.  eas. 

^alirryœ,  :^,  qui  n'est  pas 
frileux;  —  en  rut  (Maven- 
ne). 

minaret,  fleurettes  qui  se 
forment  à  la  surface  des 
liquides  potables,  cidre,  vin, 
bière  (La  Selle-Craonnaise). 
Ct.  sailli)!. 

i-auiiir/i  (v\(r),    vieux    hi- 


bou,  être    solitaire  ct  gro- 
gnon (Laval). 

eaniyar ,  d,  mauvais 
joueur  qui  soulève  de  per- 
pétuelles discussions  sur  la 
manière  de  jouer  des  autres. 
Cf.  fav'njar. 

*eâo,  chaux;  —  chaleur  : 
i  fc  œn  eâo  du  yàb. 

fâobiir,  chaux  bourrée. 

*€âod,  f.,  rut;  —  donc  œn 
fâod,  chauffer  une  fois  (un 
métal);  —  //  a  œn  eâod  dû 
frô;  I  fur  etè  Ira  fào,  il  est 
rouge  de  cheveux. 

*câodrô  :  ùrgad  do  la  p-wcl 
h  apcJù  l  £âodrô  hi  iicr  (pro- 
verbe). 

fijof,  f. ,  contenu  de  l'a- 
lambic quand  on  fait  bouil- 


€ap 

lir  du  cidre  pour  distiller 
de  l'eau-de-vie. 

*càofpye.  Dans  le  Craonnais 
c'est  tout  juste  le  contraire  : 
on  dit  toujours  «  corne  »  et 
jamais  «  chausse-pied  «. 

eâomitre  (5),  s'enfuir  sous 
l'influence  de  la  peur,  se 
cacher  à  la  hâte;  —  s'efla- 
roucher.  Cf.  eeâomitre. 

ۉoniitre,  exciter,  agacer, 
mettre  en  colère  :  fo  piuc 
eâo mitre  l:^  avct,  -11  he  e  pihà. 

€1)050,  m.,  pantoufle,  en 
général. 

eâoyér,  chaudière,  alambic. 

*€ap,  f. ,  cuir  qui  recouvre 
les  deux  parties  du  fléau  et 
auquel   s'attache   la   kupyer. 

^mpitèryâÇo).  Les  affiches 
se  mettent  sous  le  €apiiùryâo 
là  où  il  y  en  a  un.  Les  jeunes 
gens  restaient  souvent  à  la 
messe  sous  le  chapiteau 
pour  pouvoir  s'en  aller  à 
l'auberge  dès  que  le  curé 
montait  en  chaire  et  reve- 
naient le  sermon  fini. 

*-eapU  :  egrene  sô  mpU  àt 
dœ  jàdarm,  avoir  les  me- 
nottes. 


mr  555 

eaponc,  chaponner. 

eaponer,  ^apdnœ,  ((■:(,  qui 
opère  les  jeunes  coqs  pour 
en  faire  des  chapons.  Les 
chaponneuses  habiles  sont 
estimées,  et  bien  rétribuées 
pour  ce  travail  difficile. 

6âraé,  charroi  :  kc  l  gâb  lé 
nàport  é  k  i  t  raport,  g  ara  kè 
l  £àrqé  d  perdu  (La  Selle- 
Craonnaise). 

mrdrônét,  chardonnette 
(La  Selle-Craonnaise). 

*€âré,  manière  d'être 
(Cossé).  Yo'n  mrzuè. 

^àrcye  d  travé,  charroyer, 
faire  des  zig-zags  par  suite 
de  l'ivresse. 

earjèinm,  pomme  à  cidre 
de  création  récente  qui  rap- 
porte tous  les  ans  (La  Do- 
rée) . 

*£arinc  Ufiy.  Il  y  avait  des 
gens  qui  ensorcelaient  les 
filles  et  les  obligeaient  à  les 
aimer  et  aies  suivre  (L.  D.). 
Q.uand  un  jeune  homme 
pauvre  épouse  une  jeune 
fille  riche,  on  dit  qu'il  l'a 
charmée. 

^aniiii  d  vce,  charmeur  de 


5)6  cay 

vache,  sorcier  qui  tire  le 
l.iit  et  le  beurre,  c'est-i-dire 
qui  fait  tarir  les  vaches  des 
autres  pour  donner  du  lait 
aux  siennes.  Cf.  lire. 

flirt  fcrc.  Les  trois  choses 
les  plus  difficiles  à  taire  sont  : 
avale  de  earl  fcrc,  eyc  l  louer, 
ûbrâ~e  d:^  et  à. 

mrtye,  m.,  grosses  fourmis 
(Hercé). 

€aryô,  châssis  de  bois 
élevé  sur  quatre  pieds,  et 
dont  on  se  sert  pour  ap- 
prendre à  marcher  aux  en- 
fants. Cf.  piinnùnwer. 

*€asartu.  Pour  les  uns,  la 
chasse  Artu  était  causée  par 
les  chats  mâles  qui  faisaient 
ce  bruit  de  chasse  en  allant 
la  nuit  au  sabbat.  Pour 
d'autres,  c'était  le  passage 
des  démons  transportant  à 
travers  les  airs  le  corps  d'un 
damné  (L.  D.). 

eat  pèlîii,  chatte-pelouse, 
grosse  chenille  à  poils  longs, 
so^^eux  et  touffus  (La  Selle- 
Craonnaise). 

eayâo,  noix  en  général, 
verte  ou  sèche;  —  souvent 


noix   sans  son  écorce  verte 
(Craonnais).  Cf.  êea\ô. 

*eàbr  :  alninet  dô  {-àbr, 
tiges  de  chanvre  trempées 
dans  du  soutre  et  servant 
d'allumettes. 

fàdcl,  pi.,  morve. 

*mdlœr.  On  conserve  pré- 
cieusement dans  chaque  fii- 
mille  les  cierges  ou  les  bou- 
gies bénis  le  jour  de  la 
Chandeleur.  On  les  allume 
quand  un  malade  est  à 
l'agonie  (L.  D.). 

€àjc,  changer  :  l>nrkc  fàjc 
kàt  on  a  d  la  uionc?  (pro- 
verbe). 

*€àhjo  Cet  a  50),  être  à  son 
compte.  On  dit  de  même, 
et  avec  le  même  sens  :  être 
à  son  pain,  être  à  ses 
croûtes,  etc. 

mte,  chanter;  se  dit  du 
cri  de  la  grenouille;  —  aVe 
kom  œn  baryùr  ki  pin  (La 
Dorée),  kom  œn  c/p  prl\  dà 
œ  pi€è  (Evron),  kom  œ  koeô 
prè  àtâr  dé  pâli  (Cossé), 
chanter  mal. 

*ehnè:{.  On  distingue  la 
^/w;;  dû  br?  (en  fîl  de  pou- 


pée)  et  la  ^mè:^  dé  kupya  (en 
coupeau  filé).  La  chemise 
d'abord  en  chanvre,  puis  en 
lin,  vers  1800,  avait  un  col 
et  se  fermait  au  moyen  de 
boutons  ou  d'un  cordon 
(L.  D.). 

€ènop,  mauvais  lit.  Cf.  6nà. 

€èvè,  premier  rang  de  sar- 
razin  que  l'on  étend  dans 
l'aire  à  rebours  des  autres 
pour  commencer  Veré  et 
permettre  de  battre  le  bord 
de  cette  eré  sans  écraser  le 
grain. 

€œ:(^  dé  dyœ  (affirmation), 
ma  parole!  absolument  (La 
Dorée). 

eœyqé,  choir  (La  Selle- 
Craonnaise). 

€ef,  m.,  frange  de  drap 
mortuaire  (Landivy). 

eèn  fnr-ee  {pyàte  /),  faire 
le  chêne  planté  (Landivy). 

£enké,  piqueur,  celui  qui 
s'occupe  du  chenil  et  des 
chiens. 

€envel,  Galeopsis  tetrahit 
(Hercé)  :  mil  grè  ètœ  tu 
desmàst',  il  c  pyè  d  eenvel. 

^envese,  attaqué  par  la  Til- 


ar  5  5  7 

letia  caries;  le  blé  ressemble 
alors  à  un  grain  de  ^envè 
(Hercé). 

€enêt  :  piuè  d  €cnèt,  point 
spécial  dans  les  ouvrages 
d'aiguille. 

*€èiiô,  m.,  chaînette  qui 
relie  les  rzuet  a  la  hâ  de  la 
charrue  où  elle  est  mainte- 
nue par  hjâoj  dans  des  trous 
(kré)  placés  à  égale  distance, 
au  nombre  de  7.  Plus  la 
jauge  est  reculée  du  côté  des 
mancherons  ou  chevrettes, 
plus  le  labour  est  superfi- 
ciel. 

*€êr  :  met  la  €èr  dà  l  tor€Ô, 
se  coucher. 

€ér,  a.,  cher;  dire  à  quel- 
qu'un :  vil  n  n  m  et  piul  kor 
si  £ér  est  une  grave  menace; 
—  in  é  piuè  €cr,  c'est  un 
vaurien. 

séràsyé,  ér,  qui  vend  cher 
la  marcliandise  (La  Selle- 
Craonnaise). 

€er€u  d  pe,  chercheur  de 
pain,  mendiant. 

€éribâod,  tas  énorme,  de 
quoi  que  ce  soit  :  â  via  œn 
€crihâod.  Cf.  earibâod. 


) 3  fi  ێr 

é-crkutri  (Gorron),  char- 
cuterie. Cf.  ferkû'itri. 

€cro,  m.,  petite  chaise  (La 
Selie-Craonnaisc).  Cf.  fcryô. 

€er  ô  nva,  jeu.  Deux  en- 
fants se  prennent  par  les 
mains,  un  troisième  s'assied 
sur  leurs  bras  croisés  et  est 
porté  par  les  premiers.  Les 
porteurs  chantent  : 

a  la  port  à  mèl 
nu  màjrô  dé  mèl  ; 
kà  la  niés  sera  fini, 
nu  màjrô  du  pè  béni. 

Alors  les  porteurs  déposent 
leur  fardeau  (Dr.  L.).  Cf. 
pèrtoeé,  portàmèl. 

eérbtu,  grassouillet  (Her- 
cé).  Cf.  verdèloeê. 

€èrpàhe,  charpentier. 

€èrpàte,  apprendre  le  mé- 
tier de  charpentier,  l'exer- 
cer; — ■  blesser  quelqu'un 
avec  des  instruments  tran- 
chants; —  bè  €êrpàte,  bien 
charpenté,  grand  et  fort. 

£èrpu]ie,  kér,  charcutier, 
charcutière. 

€cryé,    chaisier,    fabricant 


f!tp 

ou  marchand  de  chaises  (La 
Selle-Craonnaise). 

*€ct  :  h'  lokè  lôb  dû  eèl,  de 
lui-même,  par  son  propre 
poids. 

é-èbràl,  balançoire  (La 
Selle-Craonnaise). 

*fikc,  quantité  de  tabac  à 
mâcher  que  les  fikœ  se  met- 
tent dans  la  bouche. 

^iwL  f.,  fort  morceau  de 
pain  ou  de  viande  :  si  siè 
einol  la  iôb  su  té  sabà,  é  va 
/:(é^^kw  (Marcillé-la-Ville). 

fàfo,  échafaudage; — ma- 
drier servant  à  construire 
un  échafaudage  (Craon- 
nais).  Cf.  eâofâo. 

€okar,  £iikar,  choucas.  Cf. 
//'(/'.  Il  niche  dans  les  vieux 
châteaux,  les  clochers. 

^olJccr,  choUctière,  lieu  où 
l'on  fiiit  un  semis  de  choux 
à  replanter  ensuite  (Mayen- 
ne). Cf.  €olyer. 

£upà',  espèce  de  pommes 
(La  Dorée).  Cf.  i-upc. 

eiipirè,  petit  reste  de 
liquide;  —  liquide  en  petite 
quantité  :  vers  m  à  œ  pli  ^u- 
pirè. 


€u  d  pom,  chou  pommé; 
—  tête. 

£iuanard  {jnis^  génisse 
dont  les  cornes  sont  droites 
la  première  année  et  dès  la 
seconde  année  descendent 
en  forme  de  crochet  sur  les 
côtés  de  la  tète.  On  est 
obligé,  dans  ce  cas,  de  scier 
les  cornes,  qui  pourraient 
entrer  dans  l'œil  (L.  D.). 

*€iuè  (Hercé),  chouan 
(dans  tous  les  sens).  Cf. 
féixâ,  put.  Dans  le  canton  de 
Landivy,  les  descendants  des 
anciens  chouans  sont  fort 
peu  considérés  et  on  ajoute 
quelquefois     à     leur     nom 


éyè  5  59 

l'épithète  de  €iuc.  Les  chefs 
de  chouans  qui  ont  terrorisé 
le  canton  pendant  la  Révolu- 
tion étaient  pour  la  plupart 
des  gens  sans  aveu.  Ils  se 
réunissaient  à  La  Dorée 
dans  une  maison  appelée  la 
Maison  Carrée  et  y  faisaient 
bombance  avec  ce  qu'ils 
avaient  volé  dans  les  fermes 
(L.  D.). 

£yœ,  chieur. 

€yet,  f.  pi.,  lieux  d'ai- 
sances (La  Dorée). 

€yèdà,  Triticupi  repens; 
—  eyedâ  perlti,  Avena  bul- 
bosa  (Ballée). 


dd> 


dêk 


dqé,  doigt  :  via  li  d  la  bon 
frikasé!  à  s  à  leerè  lé  il  daé  é  l 
pœs  é  l  resté  d  la  inè  (La 
Selle-Craonnaise). 

dama?-  Çprœn^  prune  de 
chien  (La  Selle-Craonnaise). 

dàobri,  dauberie,  volée  de 
coups;  —  La  Dàobri,  nom 
d'une  ancienne  ferme  de  La 
Selle-Craonnaise, 

dar,  espèce  de  poisson. 

dàrào,  tablier  d'étoffe  gros- 
sière; —  en  général  :  tablier. 

dardar,  très  vite  :  kôr  dar- 
da r. 

dâpzvi,  depuis  :  dàpiui  l  ta 
l  il  eluy,  i  n  se  kor  rèn  à  in 
(La  Selle-Craonnaise). 

de-.  Voir  de-.  A  La  Selle- 
Craonnaise,  on  dit  de-. 

dùbà,  dba,  jeu  trop  consi- 


dérable entre  deux  ou  plu- 
sieurs objets  mal  assujettis; 
—  et  a  dba,  discuter,  se  chi- 
caner :  i  sô  a  dba  a  ki  kôr  h' 
pufôr  (La  Selle-Craonnaise). 

dùdà  :  Diàke  du  ddà,  être 
phtisique. 

de  kqé,  locution  qui  per- 
met de  passer  d'un  sujet  à 
un  autre  :  s  é  l  ga  Pyèr,  tu  se 
bê,  dû  kqé  il  é  si  grà;  —  w  al 
Vil  ?  a  la  Jiislibinér  uprè  d  kqé, 
d  kqé  y  a  œn  roe  dé  bwé  a  la 
port,  a  gâo€,  kôni  nà  s  àvyè. 
(La  Selle-Craonnaise). 

*délçtrr  (rtî),  à  contre-cœur 
(La  Selle-Craonnaise). 

*déké  :  va  dkè,  voir  quel- 
que chose  de  surnaturel;  — • 
dkè  koui  sa,  quelque  chose 
de  semblable  à  cela. 


dèi 


dch 


"I 


;6i 


*dêntaiel,  voleur  de  nuit 
(Hercé,  Landivy).  Cf.  hîcbiy. 

dé  rè,  de  rien,  il  n'y  a  pas 
de  quoi,  répond-on  à  un 
remerciement  pour  un  ser- 
vice rendu;  —  s  et  œn  afer 
dé  rè,  ça  n'a  pas  d'impor- 
tance. 

dériuin,  instrument  de 
tonnellerie;  —  poupée  d'en- 
font;  —  tabatière. 

dèsà,  de  sans,  sans  :  ôt  i  d 
lax^  erjà?  —  im,  i  sô  dsà. 

dé  skè,  tant  :  dé  skê  j  étyô 
làsCy  tant  nous  étions  fiiti- 
gués. 

dèsôÇr'),  dessous,  l'un  des 
deux  camps  dans  les  jeux. 

*dèsu,  l'un  des  deux  camps 
dans  les  jeux  (Mayenne). 
Cf.  dèdà. 

*dèsu  {et),  être  le  chat. 
Cf.  €a. 

dtuarinad  (et  à),  courir 
les  cabarets.  Cf.  rad. 

*dévêr,  au  moment  de  : 
dvèr  la  Tôse  (La  Selle- 
Craonnaise). 

dtuèr  (intraduisible)  :  hè 
bô  l  dèvêr,  tais  attention,  ne 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire. 


lâche  pas  ce  que  tu  tiens. 
Cf.  bèrkê. 

*dèvinay.  Qu'est-ce  qui 
est  noir  le  jour,  blanc  la 
nuit  (le  curé);  —  ravirô, 
rotantara,  ramipatarô,  rô- 
brulapatara,  ralacharô,  ra- 
fila. 

déyô,  petit  sac  de  cuir  ou 
de  toile  pour  envelopper  un 
doigt  malade,  ou  pour  em- 
pêcher un  frottement  trop 
rude  d'entamer  la  peau.  Cf. 
dêyô. 

dê:(amè  {et  a),  ne  point  se 
trouver  du  bon  côté  pour 
prendre  l'ouvrage.  Cf.  de^a- 
mè. 

débatr,  battre  :  l  se  sa  mil 
dyab  k  i  t  déba. 

debèryolé,  a.,  brisé,  ou  en 
mauvais  état  (objet). 

debigiue^à  (a),  de  biais,  de 
travers;  —  du  plus  au  moins 
(La    Selle -Craonnaise). 

debrage,  a.,  débragué,  qui 
n'a  pas  soin  de  fermer  sa 
braguette  (La  Selle -Craon- 
naise) . 

debrikâye,  débrouiller  quel- 
que    chose    d'enchevêtré    : 

36 


5  62  (li'f 

un  peloton  de  til,  de  laine, 
etc.  Cf.  àbrikâye. 

*i}él>ye~e,  monter  une  côte 
en  lacets.  Cf.  karteye. 

debyôte,  enlever  les  cales 
qui  servaient  à  assujettir  un 
objet  :  ta  £âiic  u  deniarra  pii, 
fô  k  le  rœ  icyjîi  iii'byàlé. 

*dccare\(,  faire  passer  en 
dehors  des  ornières.  Cl. 
karteye. 

dé^erpiye,  mettre  en  char- 
pie. 

déeire,  a.,  qui  n'a  que  les 
os  et  la  peau. 

défaire,  a.,  acheter  ou 
vendre  quelque  chose  à  la 
foire;  —  prendre  une  con- 
sommation. On  n'est  defaéré 
que  quand  on  a  foit  un 
commerce  quelconque  à  la 
foire  (Craonnais). 

defirtle,  enlever  un  ou 
plusieurs  fùrkào  :  s  defèrtle, 
perdre  ses  JêrJcâo. 

dcfhnâ,  action  de  defye  un 
locataire  ou  un  propriétaire. 

defrà',  décours  de  la  lune; 
—  déclin  de  la  vie  (La  Selle- 
Craonnaise). 

defrd'iie,  defrœne,  être  dans 


dec; 

le  décours;  —  décliner, 
diminuer  (La  Selle-Craon- 
naise).  Cf.  defrène. 

defnnie,  sortir  précipitam- 
ment d'une  retraite  où  l'on 
était  caché;  —  faire  sortir 
d'une  cachette  (La  Selle- 
Craonnaise). 

*defye,  donner  congé  à  un 
locataire  ou  à  un  proprié- 
taire pour  la  Toussaint  sui- 
vante. 

degniye,  etîilocher.  Ct.  dû- 
pùniye. 

degobiye,  vomir, 

degobiyé,  f.,  vomissement. 

degobiyèt,  action  de  vomir. 
Cf.  bœvêt. 

dégradd'é,  dégradée  :  !a 
pyas  é  tilt  degradil'é,  el  e  pyeii 
dû  krœ. 

degu,  par  antiphrase  :  bon 
goût,  saveur  agréable  :  mit 
sit  a  œ  bd  pti  dùgii  Ici  m  va 
(La  Selle-Craonnaise). 

degiirdi(r),  rendre  moins 
gourd,  délurer;  —  en  par- 
lant des  liquides,  les  faire 
chauffer  un  peu  (La  Selle- 
Craonnaise). 

degiL'â:^e,   dégoiser,  parler 


dek 

beaucoup,  bavarder,  médire. 

dehàte  Çsé),  perdre  des 
jantes. 

dehéee,  enlever  les  hce 
d'une  charrette. 

dchose,  faire  descendre  du 
jdk. 

*déhoklase  Çét),  branler 
dans  le  manche.  Cf.  hoklase. 

dehmii(j-^,  faire  évaporer 
d'un  appartement  ou  d'un 
objet  l'odeur  fade  due  au 
manque  d'aérage. 

dchiini,  a.,  qui  ne  sent 
plus  le  hmii. 

déhuye,  décamper  (Hercé)  ; 
—  déshabiller  (Landivy). 

dejârkle,  enlever  les  jarre- 
tières; —  6  dejârkle,  perdre, 
enlever  ses  jarretières. 

dejœne,  déjeuner. 

dejûkc,  faire  descendre  du 
jok    (La    Selle-Craonnaise). 

déjuge,  faire  descendre 
(quelqu'un)  d'un  endroit 
élevé  où  il  était  Jm^é. 

dekàbre,  tirer  d'une  cave, 
d'une  fosse  :  //  ô  dekâbré  Ici 
eepôr  ve  si  n  tè  piul  kérve  d  la 
rqéj  ;  —  déterré  (La  Selle- 
Craonnaise). 


dem  563 

dckme,  découvrir;  —  5 
dékaee,  se  découvrir  (dans 
son  lit). 

dekâre,  mettre  hors  de  kar, 
au  jeu  de  brelan  ;  —  se  de- 
kâre, perdre  ou  vendre  sa 
kâr,  au  jeu  de  brelan. 

*dekœre  {6ù),  prendre  un 
cordial,  ou  quelque  chose 
qui  fasse  passer  le  mal  de 
cœur  :  /  va  ma  je  œn  pqér  par 
mé  dekœré.  On  dit  dans  le 
même  sens  :  ddné  ô  kœr  :  œn 
petit  gut  lé  mate,  sa  don  ô  kœr. 

dékœve,  déclaver. 

dekônu  Çfèr  le),  ne  pas 
comprendre;  —  faire  l'in- 
nocent, feindre  la  surprise. 

delèté,  délaiter,  retirer  le 
petit  lait  qui  reste  mêlé  au 
beurre  nouveau. 

delôbi,  a.,  surpris,  ahuri. 

dehibri,  a.,  délabré  (La 
Selle-Craonnaise). 

dehuâbre,  dehuebre,  lever 
des  huàbr,  Iwèbr  :  la  bèrn  é 
delwebri,  la  berge  n'a  plus 
de  gazon. 

*demele,  peigner  :  tu  n  t  é 
piue  démêlé  a  mate. 

demehue,  démêloir,  peigne 


564 


dei 


à  dents   écartées   (La  Sellc- 
Craonnaisc). 

*denije,  faire  sortir  du  lit; 
—  sortir  du  lit  :  j'ô  dcnijc 
d  bon  d'r  par  aie  11  ineyôtc. 

di'petrase  (La  Dorée),  dé- 
poitraillé. 

dcpyàte ,  faire  tomber 
(quelqu'un)  violemment 
(La  Selle-Craonnaise). 

depyotc,  tirer  de  l'ivresse. 

de  ferme,  denvine  {su),  se 
dérhumer,  cesser  d'être  en- 
rhumé (La  Selle-Craon- 
naise). 

derèswcQ-),  pioche. 

derigole,  dégringoler  :  //  a 
derigole  dùpi  /  hào  d  la  hâ 
hu€kè  dà  l  fœse. 

dérape,  dérompre,  discon- 
tinuer :  la  gui  yi  va  tô  l  ta  sa 
derôpe  (La  Selle-Craonnaise). 

*dert{r)  :  /  n  fâo  pwè 
plogè^  lé  ea  pas  kù.  sa  don  dé 
dcrt  e  sa  lé  fè  Hirne  à  earèu. 
Pour  guérir  les  dartres  des 
animaux,  on  prend  une 
pousse  d'églantier  de  Tan- 
née et  on  la  suspend  au- 
dessus  de  la  tête  de  l'animal. 
Quand  la  pousse  est  sèche, 


déy 

la  dartre  est  passée.  Ou  bien 
on  enduit  la  dartre  de  bouse 
de  \ache  très  fraîche.  Cer- 
taines dartres  de  l'homme 
ne  peuvent  s'enlever  qu'en 
les  passant  à  d'autres.  Le 
sorcier  en  délivre  le  patient 
en  les  jetant  sur  les  chats  ou 
les  chiens,  qui  en  crèvent 
(L.  D.). 

deruyri,  f.,  action  de  dé- 
rouiller; —  objets  à  dérouil- 
ler. 

désakte,  effilocher  une 
étofle  (La  Dorée). 

desinalmà,  signalement. 

dèt,  droitier  :  mô  frer  e 
det,  ma  sœr  e  gâoect  (Mon- 
taudin). 

detrike,  enlever  les  grosses 
triques  (des  fagots)  :  /  fagô 
n  vqo  re  kàt  il  é  déirike  (La 
Selle-Craonnaise). 

dévosyô  (hoii),  bonne  dé- 
votion, souhait  que  l'on 
adresse  aux  personnes  qui 
se  rendent  à  l'église. 

devosyômi',  dévot;  —  qui 
aime  les  choses  religieuses. 

déyâo,  enveloppe  d'un 
doigt  malade.  Cf.  dèyô. 


dmq 

*de:(ône,  conduire  en  de- 
lîors  des  ornières. 

de:(6nyere,  sortir  des  orniè- 
res. Cf.  dé^areye. 

digdog,  désunion,  que- 
relle; —  et  à  digdog,  être  en 
bisbille  :  kœ  triste  ml'iô;  i  sa 
ièrjô  à  digdog  lùiiô. 

dir,  trouver  à  redire, 
gronder  :  t  à  pà  fini  d  dir; 
tu  di  tiijiir. 

*diri,  taquinerie,  querelle: 
par  la  mèdré  £œz^,  6  é  dé  diri 
€é  nù  a  n  à  pu  fini  (Craon- 
nais). 

Divè  :  5  é  koni  lé  bô  Dyœ  a 
Divé,  6  éabôminaby.  Proverbe 
qui  a  l'origine  suivante  :  un 
habitant  de  Hercé  nommé 
Divay  alla  acheter  un  christ 
pour  une  croix  qu'il  faisait 
élever.  On  lui  en  montra  un 
très  grand  :  â,  kœ  bô  Dyœ, 
s'écria-t-il,  //  et  abôminaby 
(La  D.). 

dmqéj ,  dommage  :  bô 
dmqéj  paryé,  grà  dmqéj, 
heureusement!  plutôt  en- 
core !  (La  Sclle-Craonnaise). 
Cf.  domcj. 


dri  565 

ddle,  doler,  se  servir  de  la 
dohuér  pour  polir  le  merrain. 
""dolct,   f.    pi.,    petits    co- 
peaux de  menuiserie. 

dohuér,  doloire,  instru- 
ment desliné  au  polissage 
du  merrain,  ou  des  esàdr. 

dormitô,  qui  dort  toujours 
(Cossé). 

*dô:(i,  petit  trou  percé  au 
fond  d'une  futaille.  Cf.  du^i. 
donc  (j),  se  donner;  se 
dit  des  petits  enfants  qui  se 
laissent  caresser  par  tout  le 
le  monde,  sans  manifester 
de  crainte. 

dra  d  kord,  filet  à  larges 
mailles  pour  porter  des  far- 
deaux (Nord  de  la  Mayen- 
ne). Cf.  bénâtr. 

*drag,  brebis  :  amen  lé 
drag.  Cf.  rag. 

drœ,  droit  :  œ  bô  bosu  vqo 
bè  œ  niqavé  drœ,  répond  la 
fille  à  qui  on  dit  qu'elle 
épousera  un  bossu;  —  se 
drœ  koni  niô  bra  kà  je  m  nme. 

*drèdrè,  violon  :  prà  tô 
drcdrè  pur  mi  fêr  dàse. 

*driiir,  courir  de  côté   et 


566  ilyn 

d'autre  :  n  va  lu  kor  drine  a 
mate? 

*  drupe  :  fçi  drup  a  fi\  ki 
pèt  é  su  (Hcrcé). 

dm,  Bromus  arvensis 
(Hcrcé).  Cf.  drd'. 

dumète,  perdre  son  duvet. 

dnuiètœ,  dumetii^  duve- 
teux; —  qui  perd  son  duvet. 

dus,  champ  en  jachère 
(Ernée). 

dnje  (jî),  fil  dougé,  fil 
fin. 

diikoiiyer,  espèce  de  pom- 
mes à  cidre  (Montjean). 

*dii:;j,  petit  trou  percé  dans 
le  fond  d'une  futaille  et 
bouché  avec  une  cheville 
qui  s'appelle  également  dii~i 
ou  fàosè. 

du:^iye,  tirer  au  dn::i  (La 
Selle-Craonnaise).  Cf.  fàosè. 

dit~ôvèk,  espèce  de  pom- 
mes à  cidre  (La  Dorée). 

dzi'elé  :  àkor  œn  pyer  su  sa 
divetê,   encore   un  malheur. 

dyab.    Le    23     décembre, 


D-e 

pendant  la  grand'messe,  le 
diable  étale  toujours  ses  tré- 
sors au  soleil,  dans  un 
endroit  qu'il  est  difficile  de 
découvrir.  On  raconte  qu'a- 
vant la  Révolution  un  pay- 
san, qui  était  allé  voir  ses 
abeilles  pendant  l'office,  en 
récitant  son  chapelet,  aper- 
çut une  nappe  étendue  sur 
l'herbe  et  couverte  de  pièces 
de  six  francs.  Un  gros  chien 
noir  les  gardait.  Le  paysan 
eut  l'idée  de  jeter  son  chape- 
let bénit  sur  la  nappe;  tout 
disparut  aussitôt,  sauf  la  par- 
tic  touchée  par  le  chapelet 
que  le  diable  ne  put  rem- 
porter. C'est  ainsi  que  le 
bonhomme  récolta  un  beau 
magot,  et  ce  fut  l'origine 
de  la  fortune  de  sa  famille 
(L.  D.). 

dyabe,  herser  avec  une 
forte  herse  (Lignières  et 
Couptrain).  Cf.  {-ahye. 

D:^crlin,  Désertines. 


œ 


Ô-.  Voir  C-;  e  protonique 
initial  se  prononce  é  à  La 
Selle-Craonnaise. 

ê€te  (s),  éjie  (5)  :  /  s  èjùt 
kom  œ  ee  su  dm  0,  se  lancer 
brutalement  vers  un  objet  : 
/  5  65t  éjté  tu  a  la  faé  a  la 
gobây  (La  Selle-Craonnaise). 

ênlii,  non  plus  :  ?ii  ma 
cnhi,  ni  moi  non  plus;  — 
du  tout  :  rè  èntii,  rien  du 
tout. 

êrkôyi(r)  (5),  se  recueillir, 
se  ratatiner,  se  replier  sur 
soi-même  :  tiut  gre  n  vâora 
S'il,  il  c  déjà  tut  êrkêyi. 


œ 


*rt'.    Il    ne    faut     jamais 
mettre     un     nombre     pair 


d'œufs  sous  une  poule,  au- 
trement la  couvée  ne  réussi- 
rait pas  (Hercé).  Pour  les 
oies,  on  choisit  souvent  le 
nombre  13,  mais  non  pour 
les  poules  (La  D.). 

œyu,  où  (La  Dorée)  :  d 
œyn,  d'où.  Cf.  cyii,  uyu. 


e,  avez. 


vu  n  é  pive  va  pasc  par  si 
Jéxiifi  dû  Mari. 

(Vieux  cantique  de  Noël.) 

A  La  Selle-Craonnaise,  les 
vieilles  gens  emploient  en- 
core quelquefois  cette  for- 
me :  vil  nu  é  pwe?  n'en 
avez-vous  point? 


568  eki' 

c,  es,  dans  les,  aux  :  c 
fiuar,  aux  foires  (La  Dorée). 

ehane,  agrandir  un  objet 
en  le  forçant,  par  exemple 
le  haut  des  bas  de  laine  ou 
de  coton  :  niâtc  d  gà,  te  ^àos 
sô  kor  hit  ehanc  (La  Selle- 
Craonnaise).  Cf.  ehwe. 

cbane  {s);  se  mettre  à 
pleurer  en  criant  (La  Selle- 
Craonnaise).  Cf.  hane. 

ébarvole  (s);  se  dit  des 
oies  qui  secouent  leurs  ailes 
en  s'ébraillant. 

ebèrzve  (s),  ehêrwe  (5),  ré- 
sonner bruyamment,  parler 
haut  :  tùrju  la  gui  gi  va  kôm 
œn  tnékanik  ki  s  ebni  (La 
Selle-Craonnaise). 

ébéte  (Pail),  embêter. 

ebdbe,  imbécile  :  gràt  ebobc, 
i  n  Je  k  dé  bcti:{  (Craonnais). 

*èbraye  (j),  v.,  se  dit  du 
cri  de  l'oie  :  lé  we  6  ébrayà 
kât  e  veyà  d  ké. 

ebiili,  embrouillamini, 
objets  jetés  sens  dessus  des- 
sous, écheveau  embrouillé. 

ebîue,  écraser.  Ct.  ebuye 
(Marcillé-la-Ville). 

*i'bwclc,  s'éboëler,  s'éven- 


cga 

trcr  :  la  poeé  a  cbivéle  (Gor- 
ron). 

*éeal,  callosité  (aux 
mains). 

eealô,  ceayâo,  noix  écalée; 
—  noix  en  général  :  chil, 
nw pti  gà,  fô  pivc  dir  de  eayâo 
ni  d~  eeayâo,  me  ^;(  cealô  (La 
Selle-Craonnaise). 

eeù-iyaiv,  écheveau  de  fil 
ou  de  soie. 

éeœl  dé  niâuye,  échelle  de 
meunier,  à  larges  échelons, 
qui  est  fixée  à  demeure  et 
sert  à  monter  au  grenier. 
Elle  tient  lieu  d'escalier 
dans   beaucoup   de    fermes. 

ecèrpe,  écharper,  blesser 
gravement  :  5  fèr  eeèrpe  (La 
Selle-Craonnaise).  Cf.  éur- 
pir. 

éfale,  dépoitraillé  (Hercé). 

*e/lône  (i),  se  piquer,  gar- 
der du  ressentiment.  Cf. 
JlCme. 

égaré,  hagard  ;  —  contrac- 
té :  /  va  pâse  d  l  àvt  ^œte,  il 
a  lé  traé  é  l\  yœ  tôt  égaré  (La 
Selle-Craonnaise). 

Vganiye,  égarouillé;  se 
dit   d'une    ferme    dont    les 


egr 

pièces  de  terre  sont  loin  les 
unes  des  autres. 

*éga6e,  v.;  se  dit  du  cri  de 
la  pie. 

egaviydne  (j),  rire,  jaser, 
gazouiller,  en  parlant  des 
petits  enfants  (La  Selle- 
Craonnaise). 

eç;œ6e,   écosser.   Cf.  eyœse. 

egniye,  effiloché. 

egramivér,  grimoire,  livre 
secret,  incompréhensible  au 
commun  des  mortels.  Les 
prêtres  seuls,  suivant  la 
croyance  populaire,  peuvent 
le  posséder,  le  comprendre, 
et  s'en  servir  pour  entrer  en 
conversation  avec  les  esprits 
(Lr.). 

egrasinûr,  égratignure;  — 
raie  produite  sur  une  sur- 
face polie  par  une  pointe, 
un  caillou  :  son  èrmiuér  é 
pyœn  d  egrasinûr  (Craon- 
nais).  Cf.  égrafiniir. 

egrâiiyèt,  sorte  de  cha- 
touillement agréable  produit 
par  l'absorption  de  la  bois- 
son au  moment  où  l'ivresse 
commence.  Cf.  bœvét. 


ekà 


569 


égrèfine,  aigrefiner,  voler 
(Hercé)  :  /  n  eer€  k  a  égrèfine. 

egriye,  enlever  la  griii  du 
pain. 

cguyd,  aiguillon. 

egii:^e,  aiguiser  :  à  n  fâoe 
ni  ô  n  egu~^,  on  ne  flùt  rien 
(La  Selle-Craonnaise). 

egnîe  (^lét),  lait  battu 
(Craonnais). 

egutwer,  égouttoir,  vase 
où  l'on  met  les  objets  que 
l'on  veut  faire  egute  (Hercé). 
Cf.  fasel;  —  panier  à  salade. 

egivene,  egrwene,  effriter, 
enlever  de  petits  morceaux. 
Cf.  egrone  (La  Selle-Craon- 
naise). 

*égioiy,  Scandix  pecten 
Veneris.  Cf.  éguy. 

ehiis,  f.,  ébranlement;  — 
secousse. 

ejmxe,  enlever  le  jar,  les 
écailles  d'un  poisson.  Cf. 
éjarde. 

ékakaye  (c$),  v.  ;  se  dit  du 
cri  du  coq.  Cf.  kakaye. 

ekârnfye,  écaroufler,  rayer 
une  surface  polie;  —  égra- 
tigner;  —  écorcher  légère- 
ment. 


570 


ekl 


ckànifytir ,  égnitignurc , 
ccorchurc;  —  mie  produite 
par  un  objet  rugueux  sur 
une  surtace  polie. 

*ckcne,  amuser  un  tout 
petit  enfant,  essayer  de  le 
faire  rire  (La  Selle-Craon- 
naise);  —  //  a  I  cr  ôs'i  mal 
komoii  koiii  à'  rikar  ckcne  ô 
hàû  d  œn  émit  s. 

*ekèr.  QjLiand  il  foit  de 
l'orage,  à  chaque  éclair  en 
croix,  les  Craonnais  font  le 
signe  de  la  croix,  pour  re- 
mercier Dieu  et  lui  deman- 
der de  les  préserver  de  la 
foudre.  Beaucoup  ajoutent  : 

Sainte  Barbe,  Sainte  Fleur, 
En  portant  la  croix  du  Sauveur 
Quand  le  tonnerre  tombera. 
Sainte  Barbe  nous  gardera. 

(Lr.). 

éker,  éclaire  (Hercé).  Cf. 
ekler. 

ekènv,  m.,  éclaireur,  feu 
toUet  (La  Sellc-Craonnaise). 
Cf.  ckcni. 

eklœm,  eklum,  écume  (La 
Selle-Craonnaise). 


cko 

cklivmc,  t'khimc,  écumer, 
enlever  l'écume;  —  avoir 
de  l'écume  à  la  surface  (La 
Selle-Craonnaise). 

ckJa'mu,  :(,  eklumii,  ;;;,  écu- 
meux,  -se;  écumant,  -te 
(La  Selle-Craonnaise). 

cklœmiL'ér,  cklutinvcr,  écu- 
moire  (La  Selle-Craon- 
naise). 

dv,  m.,  tondrière,  dans 
un  chemin  entretenu,  or- 
nière profonde  (La  Haie- 
Traversaine). 

*ékof,  pelle  pour  tourner 
la  galette.  Cf.  turnikè. 

eko^ri,  action  d'écocher  le 
lin;  —  L'Hcochcric,  nom 
de  lieu. 

*ékokayc  (5),  v.  ;  se  dit  du 
cri  de  la  poule  qui  vient  de 
pondre. 

*ekoke,  i  ckoke,  s'écailler, 
se  détacher  et  tomber  par 
écailles  ou  par  parcelles  (La 
Selle-Craonnaise). 

ékoï.  On  chante  aux  en- 
fiints  qui  ont  tait  l'école  buis- 
sonniére,  en  les  recondui- 
sant à  l'école  : 


eko 

a  l  ékol 
nierdù  mol 
kiibatu 
j  n  ire  pu 
j  n  à  vyœ  pu. 

ékolte(J),  s'écoUeter,  se 
fendre  au  collet,  au  cou  de 
pied  (sabots). 

ekopèr€,  écoperche,  perche 
dépourvue  de  ses  branches, 
mais  conservant  les  ekô  ; 
s'emploie  surtout  pour 
échafauder  auprès  des  bâti- 
ments en  construction. 

ékorbèk,  enlever  de  gros 
copeaux  en  équarrissant  un 
tronc  d'arbre;  —  enlever 
l'écorce  (La  Selle-Craon- 
naise);  —  ékorbèk  (i),  sé- 
cher. Cf.  korbele. 

ekorbyaiu,  gros  copeaux 
enlevés  à  la  hache  dans  l'é- 
quarrissage  des  troncs  d'ar- 
bre; —  grosses  branches 
mortes  qui  tombent  d'elles- 
mêmes.  Cf.  korbyâo. 

ekotâ,  appui  servant  à 
maintenir  un  objet,  un  tas, 
un  arbre.  En  général,  c'est 
une  grosse  branche  d'arbre. 


epe  571 

un   fort  madrier  (La  Selle- 
Craonnaise).  Cf.  akota. 

ekote,  appuyer,  soutenir 
par  un  ou  plusieurs  ekotâ 
(La  Selle-Craonnaise).  Cf. 
akote. 

ekri,  m.,  assignation, 
papier. 

ekwèste,  enlever  un  ou 
plusieurs  coins.  Cf.  ékwlntc. 

*ékwiri  :  i  n  é  pu  ta  d  ferme 
l  ékwiri  kàt  lé  jva  et  éeape 
(proverbe). 

^///rt?,  tromper  quelqu'un; 
—  lui  donner  de  l'esprit  à 
ses  dépens;  —  s  fer  elure, 
faire  rire  de  soi,  se  laisser 
attraper  (La  Selle-Craon- 
naise). 

émorïvit,  hémorrhoïdes. 

enà^e,  briser  une  ou  plu- 
sieurs anses.  Cf.  enàste. 

enèrviye,  é,  vif,  vive,  actif, 
-ve;  nerveux,  se. 

cpt'li,  laisser  tomber,  ré- 
pandre involontairement 
par  terre  une  partie  des 
objets  qu'on  porte. 

epèrn,  épargne  :  /  mé  6é^ 
epèrn  dé  kœie. 

epenje,    épargner,    mettre 


572  épr 

de  l\irL;cnt  en   réserve  (La 
Selle -Craonnaise). 

*epic,roiie,  epigwène,  epigrzué- 
)ic,  écorcher,  kver  les  pe- 
tites croûtes  formées  sur 
une  plaie;  —  se  curer  le  nez 
avec  les  doigts  :  a  fors  dû  s 
epigronc,  il  a  l  né  kôni  œn 
patae  (La  Selle-Craonnaise). 
Cf.  cpic/ouc,  epig^isc. 

epijarde,  enlever  les  écail- 
les, les  plumes  naissantes, 
les  ckô  ou  racines  des  plu- 
mes (La  Selle-Craonnaise). 

*cpin,  arête  du  poisson  : 
prà  la  vyàd  a  pôné,  y  a  pive  d 
epin.  L'épine  blanche,  dit- 
on,  n'est  jamais  frappée  par 
la  foudre,  et  préserve  de 
l'orage  (Dr.  L.). 

epivcr,  pic-vert  (oiseau)  : 
kà  l:(  epivèr  £àtà  1  mate,  s  é 
sin  dû  pyé  (Craonnais). 

épopôdr,  infirme,  mala- 
droit. Cf.  ipopddr. 

cpopôir,  imbécile,  sot,  ma- 
ladroit, brutal  :  /  va  kôm  œn 
epopàtr.  Cf.  eblc,  ehobe  (La 
Selle-Craonnaise); 

*épyàr  :  //  c  si  sek  kû  I  fœ 


crh 

épràrc  hè  dà  H,  dit-on  d'une 
personne  très  maigre. 

ipyd'viasCy  enlever  la  pous- 
sière avec  un  plumeau. 

cr,  air.  Quand  quelqu'un 
demandait  à  apprendre  l'air 
d'une  chanson,  on  lui  répon- 
dait en  riant  :  va  su  J  lerl  dû 
Môtabd,  lu  nn  era  d  1  er.  Le 
tertre  de  Montabon  en 
Landivy  est  le  point  culmi- 
nant de  la  région  (La  D.). 

ératc,  a.;  se  dit  d'un  sabot 
dont  le  talon  est  usé.  Cf. 
Pk. 

erày,  repos  :  temps  com- 
pris entre  deux  pauses  dans 
le  battage  du  blé.  Cf.  cpnsté, 
pâoi;  —  dû  st  crày  la,  cette 
fois -ci  (La  Selle-Craon- 
naise). 

*erb  :  erb  se  mieel,  Knantia 
arvensis.  Au  temps  où  saint 
Michel  se  battait  avec  le 
diable,  il  employait  cette 
herbe  pour  se  guérir  de  ses 
blessures.  Le  diable  donna 
un  coup  de  couteau  sous  la 
racine,  croyant  faire  périr 
l'herbe,  mais  il  en  repoussa 
des    quantités    tout    autour 


csp 

(L.    D.);        —  crb    treuàt, 
chiendent. 

erhèje,  herbagers,  gros 
taons. 

erbye,  m.  s.,  mauvaises 
herbes  (Hercé).  Cf.  Imrye. 

*érêt,  arête  (de  poisson). 

erusté,  f.,  temps  du  tra- 
vail entre  deux  pauses.  Cf. 
epîisté;  —  volée  de  coups. 
Cf.  éràodé. 

*èsâr,  m.  pL,  restes  du 
repas,  épluchures,  etc.  :  àlve 
/:(  ésâr. 

ésâsoné,  a., sauvage  :  nu  put 
6ô  hen  ésàsonc  (Désertines). 

*ê6eviue,  essevoir,  canal  à 
ciel  ouvert,  pour  drainer 
une  prairie. 

*e6œrbe,  assourdir,  rompre 
la  tête  à  force  de  parler  ou 
de  crier  (La  Selle-Craon- 
naise).  Cf.  esorbe. 

eskàdaJ,  scandale  :  dit  pâ 
sa,  har  safre  d  l  eskàdal. 

*eskofye,  blesser. 

eskorsér,  scorzonère. 

esorbe,  essorber,  assourdir 
(La  Selle-Craonnaise). 

espéras.  Qu'est-ce  que 
l'espérance?  C'est   un  petit 


élîv 


573 


bonhomme  qui  danse  sur 
une  branche,  la  branche  a 
cassé,  le  petit  bonhomme 
s'est  tué  (Catéchisme  tra- 
vesti). 

espés  de,  espèce  de  (com- 
mence toutes  les  injures)  : 
espés  dé  vyœ  twè. 

*estam,  estam,  manière, 
qualité  :  s  é  tèrjô  d  la  mem 
estam. 

este,  été  :  ô  y  a  este,  on  y  a 
été  (Hercé). 

étà,  f . ,  étang  :  la  gràt  élà  ; 
—  mare  fermée  par  une 
bonde    (Château-Gontier). 

etérbeyô,  eturbeyô,  tourbil- 
lon. 

étofye,  fabricant  de  fla- 
nelle (Cossé). 

étomi  :  lé  via  reste  hom  œn 
vey  étomi  (Landivy). 

etr,  être,  état  et  objets 
d'une  maison  :  i  kôné  /;(  étr 
dé  la  me^ô;  —  Les  Êtres, 
nom  de  lieu. 

étwel,  étoile.  On  ne  nom- 
me guère  dans  le  Bas- 
Maine  que  les  étoiles  sui- 
vantes :  /  étwel  du  bèrj'e,  la 
planète  Vénus;  la  Pusinyer, 


574  ¥ 

les  Pléiades;  In  eàrt  du  nce 

Davi,   h  grande  Ourse;  A' 

£nic  d  se  Jak,  la  Voie  lactée  ; 

/('  Irwe  nue  niaj,  le  Baudrier 

d'Orion, 

ctyotiver,  éclotoir.  Cf.  c'Âv- 
twer. 

cvayc,  f.,  certaine  quantité 
de  linge  à  étendre  au  soleil. 

c-vàtal  Ça  /),  en  bien  per- 
du, sous  la  main  du  premier 
venu  :  la  tristù  niârà'ii,  è  lés 
ta  sô  llj  a  l  evàtal. 

evidâ,  t,  direct,  sans  dé- 
tour :  d  isi  I  biir,  la  rut  et 
evidàt  (La  Selle-Craonnaise). 

eyd'se,  écosser  (des  pois, 
haricots,  etc.). 


ê,  hameçon.  Cf.  bc,  je,  ne. 
egàiiu€,  pet  (Hercé).  Ct. 


eye 

àgrhuic.  Quand  quelqu'un 
lâche  un  pet,  on  dit  en 
riant  : 

œ  pè  k  a  ete  fè 

a  la  port  a  Kônè 

Kônê  a  yu  pœ 

i  s  é  kiile  dàn  œ  krœ 

a  falu  la  €ârt  é  lé  bœ 

pur  tire  Kônè  du  krd\ 

êk,  hameçon  (Dr.  L.). 

ètrépid,  intrépide,  actif, 
acharné. 

ètropi:^e  :  //  ètropi~,  il  est 
hydropique. 

êtropi:(i,  hydropisie. 

èyè,  malhonnête  :  sal  êyè 
(injure)  (La  Selle-Craon- 
naise). 

êyen,  indienne  (étoffe)  (La 
Selle-Craonnaise). 


/ 


jèr 

*fal  :  hu  d  lyœvr  é  fal  de 
pijô  fô  de  sah  a  pyô  (La  Do- 
rée). 

fâoe,  î.,  fauchai  son  :  n  ta 
d  la  fào€,  à  l'époque  de  la 
fauchaison  (La  Selle-Craon- 
naise). 

fâosè,  fausset,  petite  che- 
ville de  bois  servant  à  bou- 
cher le  dîi^i  dans  le  fond 
d'une  futaille;  —  le  trou 
lui-même  bouché  par  le 
fâosè  (La  Selle-Craonnaise). 

fàosête,  tirer  au  fausset. 

fatige,  m.,  confiture  de 
pommes.  Cf.  poine. 

fa  u  faé,  une  fois  ou 
l'autre  :  /  érô  v  vê  fa  u  fqé 
(La  Selle-Craonnaise). 

fér]çe,  ér,  fripon,  gour- 
mand, goinfre.  Cï.fœrlr. 


fœr 

finie],  flanelle. 

*férlle,  passer  la  bague  au 
doigt.  Cf.  àfùrtle. 

fèryd',  -^,  ferieux,  gros, 
fort,  de  bonne  mine;  — 
fèryé/^  est  très  souvent  syno- 
nyme de  «  enceinte  ».  Cf. 
fàryà\ 

*fèrz}yey  frétiller;  —  brui- 
re; —  fourmiller  :  sa  mfèr- 
~iy  dà  l  bra  (Craonnais). 

fèrT^yà,  friand  (Hercé). 

fèy,  fèyar,  feuille,  feuil- 
lard. 

fœrbane,  fœrbi,  fourbir, 
nettoyer. 

fœrbàse,  fœrbàsone,  net- 
toyer. Cf.  furbàse. 

fœrbi,  m.,  terme  général  : 
objets,  biens  :  //  a  màje  tu 
sô  fœrbi.  Cf.  fnrbi. 


57<î  A 

fœrbir'i,  L,  fdrhisiij,  m.; 
ce  qui  doit  ctrc  nettoyé. 

fœrganc,  fourgonner,  met- 
tre tout  sens  dessus  des- 
sous; —  fureter.  C(.furc;{i)ie, 

fœrgane,  qui  furète  de 
tous  côtés. 

fœsyc,  fossoyeur  (Cnion- 
nais). 

fœtlà,  foutelaie    (Hercé). 

*fènc,  qui  a  du  foin  :  lé^ 
ailé  bl  fend  n  à  jùnil  été  f été. 

*fér  :  i  fè  â  la  gru,  il  gèle  ; 
—  d  lapyé,  il  pleut;  —  d  la 
hérwé,  il  fliit  du  brouillard; 
— ■  //  é  bèn  c^  d  et  fè,  il  est 
content  de  vivre;  — fér  hc, 
réussir. 

fer  ÇpîLin  de),  espèce  de 
pomme  qui  mûrit  tard. 

fesri,  f. ,  festin  :  y  a  grà 
fèsri  anibi  û  mit  vaé:^. 

*fé:(às,  faisance,  rede- 
vance, cadeau  en  nature  :  // 
èinà  bè  k  ô  yœ/^  apàrt  déferas. 

fé^d',  fiiseur  :  fè^œ  d  £àrt, 
charron  ;  fè/^œ  d  burie,  van- 
nier; fè:(œ  d  sèrk,  tonnelier; 
fé^œ  d  €ér,  chaisier.  En  gé- 
néral, travailleur  (La  ScUe- 
Craonnaise). 


flà 

*faic  (et),  être  vanné, 
rendu,  n'en  pouvoir  plus  de 
fatigue. 

fi  :  \âb  iih'  //  (juron). 

Jnpi,  figoid,  Hcoïde  (plan- 
te cultivée). 

filasye,  ouvrier  qui  tra- 
vaille le  lin,  la  filasse.  Cf. 
làfœsxc. 

*Jîl  à  trwè.  A  la  Selle- 
Craonnaise,  désigne  un  mé- 
lange d'eau,  de  sucre  et 
d'eau-de-vie. 

flic.  Quand  le  chat  fait 
ronron,  dans  une  maison  où 
il  y  a  une  fille  à  marier,  on 
dit  :  /  flî'  /  triisya  d  la  fiy 
dû  la  mé:(à{L.  D.). 

fiy,  filles  de  FougeroUes  : 
s  é  koiii  lé  fiy  dû  Fujiol,  lu 
jiipd  dépas  la  rob;  —  filles  de 
la  Dorée  :  s  é  koin  lé  fiy  dé  la 
Doré,  ki  sa  pu  bel  de  le  /.V  d 
pré. 

fixct,    canette  (de  bière). 

*fiiU,  flâche,  aubier;  — 
au  figuré,  ce  qui  paraît  em- 
brouillé et  difficile  à  éclair- 
ci  r  :  ///  Il  va  pâ  kom  su  dé 
riilèl,  V  a  du  Ihlc  dà  sex^  a  fer. 


fôs 

fleje,  figer  (La  Selle - 
Craonnaise).  Cï.fêje. 

Flip,  Philippe. 

flôiie  (se)  :  /  6  é  flône  par 
rè,  se  piquer  (au  moral), 
garder  souvenir  d'une  in- 
jure réelle  ou  imaginaire. 

JIu,  m.,  Jîuté,  f.,  au  jeu 
de  brelan,  plusieurs  cartes 
de  même  couleur,  sans  l'as 
de  cette  couleur. 

jîut,  f,,  chalumeau  pour 
boire  (Hercé). 

folae,  foyae,  falloir  :  foyè 
pa  l  iyay.  Ci.  falèr. 

fors,  f.  pi.,  forces;  — 
grands  ciseaux  pour  tailler 
les  haies.  Une  personne 
obligée  de  faire  une  chose 
qui  lui  déplaît,  répond  à 
ceux  qui  lui  demandent 
pourquoi  elle  ne  proteste 
pas  :  s  é  pâ  dé  si'^ô  s  é  dé  fors 
(je  ne  peux  pas  faire  autre- 
ment) (Craonnais). 

foyu,  fallu  :  /  n  are  pâ 
foyu. 

foksyô  :  /  fra  Ja  fôhyô,  il 
fera  l'affaire. 

*fôse,  mettre  un  fond  :  fôse 
dé  €èr. 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire. 


frô  577 

fné,  freux,  espèce  de  cor- 
beau, plus  petit  que  le  cor- 
beau des  campagnes,  et  qui 
niche  dans  les  vieilles  tours, 
les  clochers.  Cf.  €oka. 

*frd'Iô,  maladie  du  pied 
du  bœuf  qui  s'étend  sur  un 
point  seulement  de  la  raie 
entre  les  deux  ergots.  On  la 
traite  comme  le  fur^e. 

*frê,  €,  a  ,  mal  en  point, 
pris  au  dépourvu.  S'em- 
ploie ironiquement  :  e  he  nu 
via  f  ré!  j  sôm  par  et  be!  pu  d 
pè,  é  pâ  l  su  par  énn  avqé 
(La  Selle-Craonnaise). 

fri€  a  mb,  jardin  à  chan- 
vre. Cf.  Jàfœr. 

frikasé  d  œ,  omelette. 

frikotœ,  qui  aime  la  bonne 
chère;  —  qui  aime  à  ne  rien 
faire  :  lé  frikotœ  âveyà  /;(  dot 
à  prœn. 

frilœ^,  coiffe  de  laine  que 
les  paysannes  portent  en 
hiver. 

frôiniye,  fourmiller;  se 
dit  du  tremblement  spécial 
produit  dans  le  bras  par  un 
heurt  donné  au  coude,  ou 
dans   les   membres  par  une 

37 


578  >/■ 

station  trop  prolongée  qui 
a  interrompu  la  circulation 
du  sang  :  /  se  pâ  fiitu  d  apiiye 
su  tnê  pat,  e  m  Jrômiyà  tro 
(La  Selle-Craonnaise). 

frwésé,  froissée,  rang  d'é- 
pis étendus  dans  le  même 
sens  sur  l'aire  pour  être 
battus  au  fléau  ou  au  rou- 
leau (La  Selle-Craonnaise). 

*fuiné,  m.,  espèce  de  poire 
à  manger  (La  Dorée). 

fume,  f.  :  ihi  fume  d  laba, 
le  contenu  d'une  pipe  à  ta- 
bac. 

*fumel  :  sa  fume! ,  sa  maî- 
tresse. 

fu~i  :  s  et  œ  vyœ  fu:{i  ;  se 
dit  d'une  personne  de  peu 
de  valeur, 

*fur€e,  fourché,  maladie 
du  pied  du  bœuf.  On  la 
traite  en  plaçant  une  limace 
entre  les  deux  ergots  où  est 
le  siège  de  la  maladie  (L. 
D.).  a.frd'lô. 

*furgô,  tige  de  bois  avec 
laquelle  on  fourgonne  le 
bois  dans  le  four. 


jye 

fiinui,  enveloppe  de  la 
graine  de  trèfle. 

*fu'as ,  zut!  (Chat  ea  u  - 
Gontier). 

*fiuatrom,  agir  en  dessous. 

fiuéru,  ;{,  qui  a  la  diar- 
rhée :  /^-  yd'  m  sô  pur  le  ea 
fwérîi . 

fii'i,  fuie,  pigeonnier  en 
forme  de  tour. 

fyà,  paresseux,  fainéant 
(injure)  (Ernéc). 

*/3''/-5,  flançailles  (com- 
munes limitrophes  de  La 
Guerche  et  Eancé). 

fyœm,  humeur  coulante, 
qui  a  son  siège  principale- 
ment dans  le  cuir  che\elu. 
Ci.  fiu)n. 

*fycevr  :  Inikè  a  fyavr, 
Primula  grandiflora,  qui 
produit  la  fièvre  quand  on 
respire  trop  longtemps  son 
parfum. 

fyéei,  fléchir,  manquer  de 
force,  plier  le  jarret;  — 
plier  sous  un  faix  (La  Selle- 
Craonnaise).  Cf.  Jyùci. 

fyeje,  figer. 


gâb 


gai 


*gahèlu,  employé  de  la  ga- 
belle. La  fraude  sur  le  sel 
était  générale,  avant  la  Ré- 
volution, dans  le  pays  de 
Landivy.  On  y  employait 
de  gros  chiens  spécialement 
dressés,  qui  avec  un  bissac 
au  cou  s'en  allaient  chercher 
le  sel  de  contrebande  chez 
le  fournisseur.  Celui-ci  pre- 
nait l'argent  contenu  dans 
le  bissac  et  remplissait  le 
bissac  de  sel.  Le  chien  s'en 
revenait  alors  chez  son  maî- 
tre à  travers  champs;  il  sa- 
vait fort  bien  reconnaître 
les  gabeleurs  et  n'entrait 
chez  son  maître  que  quand 
ils  étaient  loin  (L.  D.). 

gâhmà,  diablement,  énor- 
mément, très  :  aim  dé  pôm? 


gàbmà  gér,  très  peu;  //  é 
gàhmà  bét,  très  bête. 

gâ-f,  n.  et  i.,  diable.  Cf. 
câb. 

gâemà,  diablement.  Cf. 
gâbmà, 

*gnje,  engager,  prendre  à 
gages  (un  domestique). 

*gdlet  (Jt  a  la^;  se  dit  du 
foin  étendu  à  plat  pour  sé- 
cher sur  la  prairie  (Mont- 
jean). 

*gali€ô  :  I  galieô  é  pîir  le 
pis  ô  li  (Hercé). 

gâlûr,  gerçure,  fente  pro- 
duite par  l'action  de  la  cha- 
leur ou  du  froid. 

*galvâode  œn  pyés,  recueil- 
lir à  la  hâte  les  épis  laissés 
par  les  moissonneurs,  mais 
en  oublier  un  grand  nombre. 


580  (Jàl 

(;am\  glaner.  Cf.  ç;ene. 

ç,âoihi'cre  (it')  (Montau- 
din),  prendre  des  remèdes 
souvent,  se  droguer. 

gào/r,  gaufre,  petit  fer  ;\ 
un  doigt  pour  tuyauter  les 
bonnets  (Cossé). 

gàofre,  gaufrer,  tuyauter 
les  bonnets. 

gâosek,  à  demi  sec  (Her- 

ce)" 

*garàti,  a.,  préservé  dé- 
sormais :  mt  lia  garât i  d pyc 
pur  aiiil'i. 

*gari(j)  (j),  se  pommeler 
(Hercé).  Cf.  gareye. 

*garset  :  s  et  œn  mètres 
garset,  c'est  une  forte  fille 
(Hercé). 

garvâodcv,  celui  qui  gar- 
vAod.  Cf.  galvâodœ. 

garvâode  œn  pyés.  Cf.  gal- 
vAode. 

ga:;^,  m.,  essence  de  pé- 
trole (Hercé). 

*gà  a  la  bon  Vyerj\  aconit 
(Hercé). 

*gà  :  aie  a  la  gâ. 

gùdiyé  (a  /rz),  capricieuse- 
ment, par  boutades  (La 
Selle-Craonnaise). 


gér 

gérnivâ^el,  gèrnwè:^el,  tê- 
tard embryonnaire,  que  l'on 
entend  chanter  le  soir;  an- 
nonce le  temps  doux  (La 
Selle-Craonnaise).  Cf.  gùr- 
nâ:{el. 

*gûriiyô,  petits  grelots 
qu'on  attache  au  collier  des 
chevaux;  —  Le  Gresillon, 
nom  de  lieu. 

gœs,  gousse. 

gœsè,  gousset. 

J'ai  dix  écus  dans  mon  gueusset 
Prenez-en  trois,    laissez-en   sept. 

(Chanson.) 

*geiie  :  la  bon  fem  Ici  t  a 
hipe  l  file  a  bê  gène  se  se  su . 

gcrb,  kyste,  anthrax,  gros 
furoncle. 

géré,  i.,  moineau  (Hercé). 
Cf.  pirli. 

*gerete;  se  dit  du  cri  de  la 
mdovir,  qui  siffle  comme  un 
conducteur  de  bœufs  en 
train  de  faire  les  guérets. 

gérfc,  gérfin,  guère  fin, 
sot,  sotte  (La  Selle-Craon- 
naise). Cf.  pwèfè. 

*gérit.  On  courait  le  garou 
quand   on   avait  été   l'objet 


gra 

d'une  kérémoni.  A  La  Dorée 
les  gens  disent  :  Ô  n  vèpii  sa 
a  st  œr,  me  an  a  wi  dir  6a  bè 
dé  fe  a  nô  jà  ki  tm  sa  d:^  àsyè 

(L.  D.). 

gt'pyô,  goupillon. 

gid,  m.,  guidon  de  fusil. 

ghver,  gloire. 

gniyônc,  ér ,  fripier,  -ère, 
marchand  de  bric-à-brac  (La 
Selle-Craonnaise) . 

gobé,  espèce  de  petite 
pomme  très  acide  (Saint- 
Berthevin-la-Tannière). 

go€,  f.,  guilloche,  mau- 
vais couteau  (  Château- 
Gontier). 

gorm,  gourme. 

gornâ,  m.,  bouchée  qu'on 
gornày.  Cf.  gurnà. 

*grabot  :  sa  y  é^âof  kotué 
d  la  grabot. 

*grabote,  chatouiller  :  y  a 
tcrjû  œ  pwé  ki  m  grabot  dèr  1 
orqéy.  Cf.  gravnye. 

grâ  mnrô,  mouron  des  oi- 
seaux. 

*grapiyôm,  grapillonner, 
battre  monnaie,  profiter  de 
toutes  ses  ressources,  même 
les    plus    insignifiantes    en 


grè 


581 


apparence;  —  être  avare 
(La  Selle-Craonnaise). 

grate,  gratter,  trouver 
quelque  chose  à  gagner  ou 
à  prendre;  —  être  avare; 
—  et  grate,  être  dupé  :  e  bè 
t  à  kor  été  grate  œn  bon  fqé 
(La  Selle-Craonnaise). 

*gravote,  chatouiller.  Cf. 
grabote. 

gravuymà,  m.,  déman- 
geaison. 

*gravya  dé  ^min'e,  suie 
durcie. 

grâyone,  prendre  goût  de 
graillon.  Cf.  jogre. 

grd'y  gros.  Cf.  grn. 

grœsye,   gros.    Cf.  gnisye. 

grêle,  a.,  qui  a  le  visage 
couvert  de  taches  de  rous- 
seur, ou  de  boutons  laissés 
par  la  grus  vcrèt  (La  Selle- 
Craonnaise). 

grehi  (batcni).  A  la  sortie 
de  l'église,  quand  le  parrain 
et  la  marraine  ne  s'arrêtent 
pas  sur  les  marches  et  ne 
jettent  pas  de  dené  aux  en- 
fints  qui  les  attendent, 
ceux-ci  les  poursuivent  en 
criant  insolemment  :  u  dené 


S82 


ijn 


c,n 


a  lagobây,  n,  u,  balènii;n'ln, 
l  pnrè  é  la  màrœn  u  ô  pâ  l 

Sit. 

*gresè,  morceau  de  pain 
couvert  de  beurre  ou  mor- 
ceau de  lard  gras  avec  sa 
couenne  pour  graisser  la 
tuile  à  galette  (Gorron, 
Landivy). 

grcsycr,  f.,  endroit  dans 
une  pâture  où  l'herbe  n'est 
pas  mangée  par  les  bestiaux 
parce  qu'ils  y  ont  mis  leurs 
excréments  (Hercé). 

greyonu,  crêpé,  frisé.  Cf. 
tùr::jyone. 

*gr΀e,  au  figuré  :  via  /^ 
ébog  dé  eaten  ki  grieà. 

gri€ii,  instrument  qui 
porte  l'oribus.  Cf.  bégâo, 
gruiue. 

grinnver,  livre  de  magie 
que  possèdent  les  prêtres  et 
les  sorciers.  Le  père  Boittin, 
gros  fermier  de  Saint-Ber- 
thevin-la-Tannière,  qui 
avait  fait  un  pacte  avec  le 
diable,  en  avait  reçu  un  gri- 
moire qui  ne  le  quittait  ja- 
mais. S'il  l'enfermait  à  clef 
dans   son   armoire,   le  livre 


se  retrouvait  dans  sa  poche. 
Un  jour  que  le  père  Boittin 
et  son  domestique  étaient  à 
abattre  des  pommes,  le  do- 
mestique    monté    dans    un 
pommier  surchargé  de  fruits 
s'écria  :  y  énn  a  t  i!  sunin'i  n 
y  a  pa  ta  d  dyab  an  àj'er.  — 
hre  tu?  dit   le  père  Boittin, 
vyœ  tu  hù  j  îù.  le  fej  vùni  pitr 
va?  ■ —  Wi,  dit  le  domesti- 
que qui   ne   se   doutait  pas 
que  son  maître  fût  sorcier. 
é  bc,  ind  gâ,  i  va  fait,  lé  rà- 
veye  aprè,  à  lœ  doua  kœk  £n^  a 
ràporte.  ô  ma  fè  je  n  tyè  piuè 
a  se  poni  la  ki  sd  ég,  j  lœr  à 
donre  œn  a  £akœ.  me  i  va  f  aie 
skiue  pnir  k  i  nu  cjà  t-ii,  u  bc  Ô 
sre  ràporte  par  lé  syii  ki  n  ère 
ri   yti.   Là -dessus,   le    père 
Boittin  prend  son  livre,  fait 
une     courte    évocation     et 
voilà  le  champ  qui  se  rem- 
plit   de    biquets  qui  accou- 
raient en  foule  vers  le  pom- 
mier; chaque  biquet  prenait 
une  pomme   et   s'en   allait. 
Mais  à  la  fm,  le  gars  avait 
beau     secouer    l'arbre,     les 
pommes  ne  tombaient  plus 


gn 

tant  il  était  paralysé  par 
la  peur.  Il  restait  trois  bi- 
quets qui  n'avaient  rien  et 
qui,  d'après  les  termes  de 
l'évocation,  ne  pourraient 
repartir  sans  remporter 
quelque  chose.  Le  père 
Boittin  ne  perdit  point  la 
tête  :  aux  deux  premiers,  il 
jeta  ses  sabots;  au  troisième, 
son  bonnet,  et  c'est  ainsi 
qu'il  ne  fut  point  emporté 
lui-même,  non  plus  que  son 
domestique  qui  en  fit  une 
maladie. 

Quand  le  père  Boittin 
mourut,  le  grimoire  alla  se 
loger  de  lui-même  dans  la 
poche  du  fils  Boittin.  Celui- 
ci  ne  put  arriver  à  s'en  dé- 
faire. Quand  il  allait  à 
l'église,  le  livre  disparaissait, 
mais  pour  rentrer  dans  sa 
poche  à  la  sortie.  Le  curé 
consulté  essaya  de  brûler  le 
grimoire,  mais  à  chaque  fois 
qu'avec  les  pincettes  il 
essayait  de  le  mettre  dans 
le  feu,  le  livre  s'échappait 
et  retournait  dans  la  poche 
de  Boittin  fils.  Il  follut  que 


g(r)w  583 

le  pape  intervînt,  et  c'est 
alors  seulement  que  le  livre 
put  être  brûlé  et  Boittin  dé- 
barrassé (L.  D.). 

grin.  Le  mot  grîn  désigne, 
à  La  Selle-Craonnaise  et 
dans  une  partie  du  Craon- 
nais,  la  partie  du  pain  dé- 
pourvue de  croûte  par  suite 
de  son  contact  dans  le  four 
avec  un  autre  pain.  Cf.  bé- 
~ê!é,  hé^yâo. 

*gripyô,  capitules  de  la 
Bardane  (La  Selle-Craon- 
naise). Cf.  gripô. 

grâdu,  gros -doux,  espèce 
de  pomme  à  cidre  (La 
Dorée). 

*grostét  :  ki  t  apel  gros  têt? 

grônote,  grogner;  —  cher- 
cher querelle  à  tout  propos. 

gnijiue,  m.,  personne  qui 
mange  trop  de  fruits  (Her- 
cé). 

*grîise,  grousser;  se  dit 
du  cri  du  pigeon. 

g(r)wi',  petit  grain  de 
sable. 

g(r)ii'è^èl,  groseilles  à  ma- 
quereau (La  Selle-Craon- 
naise). 


)84  S^'f 

griu'e:;is,  groseilles  à  grap- 
pes, ou  à  maquereau  indi- 
stinctement (La  Selle - 
Craonnaise). 

*g;nl  :  fer  hî  d  la  gui,  avoir 
grand  genre. 

gitlipyâo,  </,  gourmand, 
-de.  Cf.  giilipya  (Mayenne). 

*gitrgîi5c  (Hercé).  Cf.  hùr- 
ivaye. 


gny 

*(;itniâ,  bouchée  qu'on 
gortiay.  Cf.    gorriâ. 

"cpirvetje,  dépasser  à  l'ou- 
vrage :  /  711  gurveii  (Her- 
cé). 

giiyô,  petit  poisson.  Dé- 
signe le  vairon  aussi  bien 
que  le  goujon  proprement 
dit    (La    Selle-Craonnaise). 


han 


hà 


*hâ,  âge  de  charrue  (Her- 
cé). 

hâbyœ,  ;(,  hâbleur,  -se. 

hâbye,  hâbler. 

hag,  hagues,  giboulées  de 
mars;  —  ondée  subite  :  on 
se  pu  d  u  ô  nn  é  d  l  œr  k  il  é, 
le  hag  dé  màr  aviva  dà  l  mzuè 
d  nuté  (Craon). 

hahnase,  secouer  trop  ru- 
dement un  objet  au  risque 
de  le  détériorer.  Cf.  akmase. 

hakmasye,  r,  celui,  celle 
qui  hahnas. 

halfésye ,  vagabond  de 
grande  taille  et  de  mauvaise 
mine  (La  Selle-Craonnaise, 
Méral).  Cf.  alfesye. 

*hano€,  grosse  branche. 
Cf.  ano€. 


hâoMré,  ;(,  hqokœryœ,  ;(, 
sujet  à  avoir  mal  au  cœur. 

*bardye,  anneau  d'osier 
des  balais  de  bouleau  (Her- 
cé,  La  Dorée). 

*haré,  s.  ou  pi.,  giboulées 
de  mars  :  6a  n  dur  pâ  pu  ht 
d  la  haré.  Cf.  hag  (Mayen- 
ne). 

*havè,  m.,  fourche  avec 
laquelle  le  diable  enfile  les 
damnés  dans  l'enfer.  On  dit 
de  quelqu'un  qui  n'a  jamais 
eu  d'héritage  :  /  dyab  kèrvre, 
i  n  éritre  pa  du  havè  ;  —  s  et 
œ  vyœ  havè,  i  n  épyet  pa  a  l 
iivrej  (Hercé). 

/M~g',  f.,  haie  :  ha:^é  d  jà,  d 
hua.  Cf.  hà. 

hà,  fiente  de  porc.  Le 
Ham,    nom    de    commune. 


586  bih- 

est  prononce  par  les  villa- 
geois le  hà;  et  ils  ont  soin 
d'ajouter  sàofvut  rcspèk  :  j  se 
du  hà,  sàof  l'Ut  trspck  (\a-.). 

bat,  hante,  manche  de 
faux.  Cf.  àt;  —  jante  de 
roue. 

hàlc,  mettre  des  bat  à  une 


roue 

* 


bécjrd.  Quand  le  bécjrô 
s'en  va  dans  le  bas,  c'est- 
à-dire  vers  l'ouest,  c'est 
signe  d'eau  (Hercé). 

hér,  f.,  sort  jeté  à  quel- 
qu'un. Cf.  sdr. 

bèriko^e,  qui  ne  fait  pas 
de  brillantes  affaires  (La 
Selle-Craonnaise).  Cf.  bari- 
koke. 

bèrikote,  prendre  dur  à 
faire  un  travail;  —  se  con- 
sumer en  vains  efforts;  — 
se  prendre  de  querelle  (La 
Selle-Craonnaise).  Cf.  bari- 
kote. 

bcrpiy,  harpie,  femme 
acariâtre.  Cf.  barpiy. 

bhs,  f.,  petit  râteau  à 
main,  à  dents  de  bois  ou 
de  fer,   servant    à   nettover 


bu£ 

les  prairies   au   moment  de 
la  fenaison. 

beyô,  nom  d'une  espèce 
de  poire  à  cidre  (La  Dorée). 

bo€c,  se  percher  sur  ÏQJok. 

boklase,  faire  de  gros  ou- 
vrages; —  mal  faire  un 
ouvrage.  Ct.  oklase;  —  su 
boklase,  branler  dans  le 
manche  (outil). 

borvire,  tourner  à  contre- 
sens :  /  pyé  m  a  borvire,  j 
kre  bè  k  j  é  œn  à  tors. 

bot  due,  avoir  un  mouve- 
ment convulsif  des  épaules  : 
k  à  tu  dô  a  Puju  bohe  du  ku  é  a 
botôrie  d:(  èpâol. 

bo€acj,  boemà,  action  de 
joncher  une  chaise;  —  prix 
du  travail;  —  siège  de  jonc 
d'une  chaise. 

bô£e,  joncher  :  Ime  dé  ^er, 
tresser  le  siège  d'une  chaise 
avec  du  jonc. 

*bôfé,  clisse  de  kàe  pour 
taire  du  fromage  blanc;  — 
contenu  de  la  clisse  (La 
Selle-Craonnaise).  Cf.  jôeé. 

bufki\  bu^k,  jusque  :  ;/  a 
pâ  biifk  a  H  ki  n  se  su,    ils 


sont  tous  ivres,  même  lui. 
Cf.  ju€kè. 

*himi{f)^  moisir,  se  rem- 
plir de  petits  champignons 
(La  Selle- Craonnaise).  Cf. 
hôni. 


bus  587 

*/wr(',  propriétaire  (d'une 
ferme)  (Craon). 

*hiisine,  houssiner.  Ce 
verbe  est  neutre  à  La  Selle- 
Craonnaise.  Un  objet  htisiîi, 
quand  il  est  mal  assujetti. 


?  / 


jak 

ivenje,  soigner  pendant 
l'hiver  :  /"  avà  dé  bètraby  asœ 
pur  ivèrne  nô  bét  (La  Selle- 
Craonnaise). 

/ 

jaboté,  f. ,  contenu  du  ja- 
bot; —  grande  quantité  de 
nourriture  :  kœ  jaboté  tu  t 
vaé,  tu  va  t  àfèr  pète  la  buky. 

jaby,  jable,  rainure  qui 
maintient  les  fonds  d'un 
tonneau   fixés   aux   douves. 

*jabye,  faire  le  jable. 

*jagô  :  //  et  u^e  juskè  dà 
1  jni;ô,  complètement  usé 
(Hercé). 

j'âka  :  5  é  kom  œ  jàka, 
c'est  lourd. 

jakâode,   jacasser;    —   ga- 


ja 

zouiller  (en  parlant  des  pe- 
tits enfants  qui  commencent 
à  articuler  quelques  sons). 

*jâlc,  jaillir,  giler  (Hercé). 

jâone,  pièce  d'or  :  il  a  grà 
pœ  d  màje  se  jâonc  (La  Selle- 
Craonnaise). 

*jàore,  tromper;  —  se 
moquer  (Gorron). 

jârkcr,  jarretière  :  mé  fàos 
£œyà  tèrju  kà  j  pèr  mé  jârkcr. 

jârJxle,  mettre  ses  jarre- 
tières. 

*jà  :  œn  jà,  on  :  aprqé  œ  bo 
dine,  œn  jà  é  myœ;  —  œn  jà 
ki  srè  dœ,  sa  k  érè  kor  pu  vit, 
si  l'on  était  deux,  ça  irait 
encore  plus  vite  (Mayenne)  ; 
—  mé  bon  jà,  mes  bonnes 
gens  (interjection  admira- 
tivc). 


\ 


jœ 

*jà  trènà,  Ulex  nanus 
(Hercé).  Cf.  g^pè;  —  jâ 
sâovéj,  Genista  Anglica  (Her- 
cé). 

*jèlyot,  poche  de  robe. 

jémà,  jmà,  jument  :  fer 
dàse  la  jmà  mègr,  c'est  faire 
danser  quelqu'un  sur  un 
bâton  qu'on  lui  maintient 
de  force  entre  les  jambes. 
C'est  une  brimade  fort  peu 
goûtée  du  patient. 

jènévr,  jncvr,  genièvre, 
rameaux,  feuilles,  baies  du 
genévrier  :  va  kri  du  jnévÇj-) 
par  e^âode  l  earm  (La  Selle- 
Craonnaise). 

jènivqé,  genoux  (mot 
vieilli)  (La  Selle -Craon- 
naise). 

*jênwe.  Pendant  la  Révo- 
lution, un  curé  fut  tué  à 
Saint-Berthevin-la-Tannière. 
Lorsqu'il  tomba,  ses  deux 
genoux  firent  dans  la  terre 
un  trou  que  l'on  n'a  jamais 
pu  remplir  (L.  D.). 

jêtu  d  sor,  jeteurs  de 
sorts. 

*jé  :  pràr  à  sd  bô  jœ,  à  La 
Selle- Craonnaise,      signifie 


jol 


589 


prendre  une  chose  en  riant 
au  lieu  de  se  fâcher,  et 
même  éclater  de  rire. 

*jd'lyô,  niais  (Hercé). 

jœnià,  jument. 

jœdi,  jeudi. 

jèguye,  remuer  sans  cesse, 
surtout  les  jambes  (La  Selle- 
Craonnaise).  Cf.  jège. 

jcnàs  (jya  pu>è  d\  il  n'y 
a  rien  de  trop;  peu  :  et  vu 
rie?;  y  a  piue  d  jènàs;  et  èl 
èinaby?;  y  a  pwc  d  jènàs  (La 
Selle-Craonnaise). 

*jigô  :  et  vos  hojôgô,  meleyé 
vôjigô  (Catéchisme  travesti). 

*jîle,  se  sauver  (Hercé). 

*/'//^,  sorte  de  corsage  en 
grosse  toile,  sans  manche, 
remplaçant  le  corset  (La 
Dorée). 

jkè,  jk,  jusque;  —  jka, 
jusqu'à;  —  jkô,  jusqu(e) 
avec,  jusqu'au;  —  jkasi, 
jusqu'ici,  jusqu'à  cette 
époque-ci;  — jku,  jusqu'où. 

jnisô,  m.,  génisse. 

^jogre,  rester  longtemps 
sur  le  feu  à  s'attacher.  Cf. 
soge. 

jolimà  (be),  bien  joliment, 


590  jva 

tout  doucement,  avec  pré- 
caution :  /)();;;  Jù  bè  joJimà. 

*jôre,  gifler  :  /  h'  va  jôre. 

*jot  :  /  bœr  c  kom  œn  Jot, 
il  est  mou. 

jt{fki\  jusque.  Cf.  jk. 

juju  a  l  ya.  Cf.  jujœ  d  ya. 

jure,  jurer  :  5  é  jure  d  la 
ffiil;  —  très  :  5  é  jure  bô 
(Craonnais). 

'^juk,  joug  pour  les  bœufs. 
Il  y  en  a  de  deux  sortes  : 
un  d'une  seule  pièce;  un 
formé  de  deux  morceaux 
s'engrenant  à  volonté  et 
permettant  de  faire  marcher 
les  bœufs  deux  à  deux  ou 
séparément  (L.  D.). 

*juke  d  ba,  regarder  en 
dessous  (Hercé).  Cf.  ôbyc. 

jnrné  {om,jam  dû),  jour- 
nalier, -ère. 

jiitâye,  jouter,  essayer  ses 
forces  contre  un  adversaire. 

jvalô,  pièces  des  rivel  de 
la  charrue  reposant  sur  le 
pyœnia    et  portant  les  trois 


JU'l 

panvt's  qui  permettent  de 
soulever  une  bande  de  terre 
plus  ou  moins  large,  selon 
que  l'on  place  la  hâ  dans 
les  unes  ou  les  autres. 

jwe  a  je  d  £a,  jwe  a  jœ  d 
€c,  se  chicaner,  se  houspil- 
ler, se  battre  (La  Selle- 
Craonnaise). 

jivu,  joueur  :  jwu  d  vyolo, 
d  kkrinet. 

jivi,  juif.  Cf.  jwi. 

*jwiy  (jnét  a),  mettre  un 
cheval  entre  le  cheval  de 
tête  et  le  limonier  (La  Selle- 
Craonnaise).  Cf.  €t%'iy. 

jivixc,  mettre  une  che- 
ville :  iilà  d  krd',  util  d  jiviy, 
autant  d'observations,  au- 
tant de  répliques  (La  Selle- 
Craonnaise) 

jwiye,  a.,  jeune  veau 
ayant  un  gros  nombril;  on 
le  guérit  en  frottant  le  nom- 
bril  avec  de  l'huile  de  lau- 
rier (L.  D.). 


k 


kah 


M 


kà,  cas  :  àl  kâ,  dà  l  ka  de, 
capable  de  :  /  se  pa  àlkàd  yi 
fntr  œn  brûlé  (La  Selle - 
Craonnaise). 

kabe€,  kabàf,  tête  (sens 
péjoratif)  (La  Selle-Craon- 
naise). 

*kabô,  têtard  (Hercé). 

kabornâo,  objets  de  vais- 
selle en  mauvais  état.  Cf. 
trœ€Ô. 

ka€,  cachette. 

kadèrusel,  f.,  Cadet  Rous- 
sel, catin  :  el  fé  la  kadémsel, 
elle  se  conduit  mal. 

kafe,  lupin .  On  se  sert 
des  graines  grillées  de  lupin 
comme  de  café. 

kahan  :  /  n  cm  pwè  kahan, 
il  n'aime  point  un  travail 
pénible,  qui  fait  ahane;  c'est 


un  paresseux  (La  Selle- 
Craonnaise). 

kàkà,  t,  a.  (terme  enfan- 
tin), malpropre  :  lav  ta  mè- 
not,  el  é  kàkàt. 

kakas,  trachée -artère.  On 
en  fait  des  anneaux  dans 
lesquels  on  met  des  pois  qui 
grelottent  et  on  pelotonne 
dessus  le  fil  à  coudre  que 
les  jeunes  filles  filaient  au- 
trefois. 

kâkase,  jacasser  (oies  ou 
pies). 

kakosar,  kakosye,  -ér,  bègue 
(sens  péjoratif)  (La  Selle- 
Craonnaise). 

*kakÔ5e,  caqueter;  se  dit 
du  cri  de  la  poule;  —  gron- 
der sourdement  ;  se  dit  d'un 
liquide    enfermé    dans    un 


592  knn 

vase    (cafetière,    marniitc), 
et  sur  le  point  de  bouillir. 

*kalar,  qui  a  les  genoux 
en  dehors  (Hercé).  On  dit  : 
/  pasrè  hc  œ  Imsya  d  kat  sa  ât 
se  pat  (Hercé);  à  ve  l  ^o-ee  d 
se  Rémi  àt  se  jàh  (Château- 
Gontier). 

*kaniiif,  chandelle  de  suif 
ou  quelquefois  de  résine. 

*kâ)i  :  fer  d'il  hân,  dé  knn, 
au  jeu,  faire  semblant  de 
courir  vers  un  but,  et,  par 
une  feinte  habile,  tromper 
son  adversaire  (La  Selle- 
Craonnaise). 

kanarde,  tromper  volon- 
tairement quelqu'un;  — 
tirer  des  coups  de  fusil. 

kanarye,  canal  pour  l'é- 
gout  des  eaux;  —  fossé;  — 
petit  ruisseau. 

kané,  f.,  contenu  d'une 
kan  à  tirer  le  cidre. 

kâni,  kàniy  cri  pour  appe- 
ler les  canes  et  canards  (La 
Selle-Craonnaise). 

kaiiiyar,  -d,  a.,  qui  parle 
du  nez;  —  qui  respire  diffi- 
cilement, et  avec  bruit,  par 
le  nez. 


kâr 

kanté,  f.,  contenu  d'une 
han  à  tirer  le  cidre. 

*li'àolé,  grande  quantité 
de  cidre  ou  d'eau-de-vie  à 
boire  :  œii  kàolé  kôin  sa,  y  a  d 
kqé  nn  ùl  niaJad. 

kch^à  :  affable  :  il  é  In 
py?  kâo::ii  (La  Selle-Craon- 
naise). 

*kào:^e,  faire  des  proposi- 
tions de  mariage;  se  dit  du 
jeune  homme  qui  a  trouvé 
une  fiancée.  Si  la  jeune 
lîUe  l'accepte,  /  yi  kâo:{ra, 
i  y  à  kào:{ra,  i  s  àtkâo:^iv, 
jusqu'à  l'époque  du  ma- 
riage (La  Dorée,  La  Selle- 
Craonnaise).  Cf. /?^r/<'. 

*karase,  v.;  se  dit  dvi  cri 
de  la  poule. 

karlh'yà,  enfant  qui  mar- 
che en  karhùyotà. 

karbùyote,  marcher  en 
écartant  les  jambes  d'une 
manière  disgracieuse  (La 
Selle-Craonnaise).  Cf.  ékar- 
bcye. 

kâre  Çsû),  taire  ses  affaires 
à  souhait;  —  se  pavaner, 
se  vanter  :  d  I  dr  k  il  é,  l  gâ 
Basjcè  s  kâr,  i  pas  par  su  l 


har 

môd  sa  lœ  kêryé  gar  (Craon- 
nais). 

karem,  carême  :  tôbe  kom 
mare  à  karem,  bien  tomber 
(La  Dorée);  tôbe  kom  Mâr  à 
karém  (Craonnais). 

kâriyonœ,  qui  a  l'habitude 
de  quereller,  de  faire  du  ta- 
page, de  battre  ceux  qui 
vivent  avec  lui. 

kâriyône,  gronder;  —  bat- 
tre. 

karkuk,  calculer;  —  ré- 
fléchir :  kàt  ô  viv  à  œn  ôm 
bàbàe  kômè  sti  la,  sa  don  bii- 
crèmà  a  karkuk. 

*karmènol,  sorte  de  bour- 
geron,  en  cadis  pour  les 
bourgeois,  en  flanelle  gros- 
sière pour  les  paysans,  que 
l'on  portait  avant  la  Révolu- 
tion (L.  D.);  sous  la  carmé- 
nol  on  portait  un  gilet  de 
peluche  blanche. 

kartèvil  Çpom  de),  calville, 
espèce  de  pomme  à  manger 
(La  Dorée). 

*kartêye  :  une  bûche  kar- 
tey  pour  la  planche  quand 
elle  fait  un  pied  carré  une 
fois  équarrie. 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire. 


kay  593 

kàryaiu,  sarrazin  (com- 
munes limitrophes  de  la 
Bretagne,  au  sud-ouest  de  la 
Mayenne). 

kàrybU,  contenu  d'une 
carriole,  personnes  ou  cho- 
ses :  œn  kàryùlé  d  môd;  œn 
kâryblé  d  pôm  (La  Selle - 
Craonnaise). 

*kâs,  cercueil  (Hercé). 

*katûîv,  f.,  mannequin 
des  lingères  et  des  ouvrières 
en  robe;  —  poupée;  — 
fille  légère  ou  de  mauvaise 
vie  (La  Selle-Craonnaise). 
Cf.  katô. 

katr,  théâtre  (La  Dorée). 

Vcavrœl,  tarière  (Craon- 
nais). 

*kay,  caille  (oiseau).  La 
caille  dit  :  fwar  t  abat,  fwar 
t  abat. 

*kây,  kâyêt.  Lotus  corni- 
culatus,  lotier  (La  Selle- 
Craonnaise). 

kâyôtqéj,  action  de  kâyàte; 
—  cailloutis. 

kâyàte,  remplir  de  cail- 
loux, encaisser  (un  chemin, 
une  maison)  avec  des  cail- 
loux. 

38 


594 


hêt 


kà:;il'èl,  fragile;  —  fiicilc 
à  blesser. 

kàbre,  a.,  cambré,  qui  a 
les  jambes  crochues.  Ct. 
hrak,  ivèbar. 

hîipar,  boiteux. 

kàt,  quand. 

*ÂV  :  ///  ;/  a  h  a,  tu  n'as 
qu'à,  avec  ellipse  du  verbe, 
contient  une  idée  de  me- 
nace. 

*hùnet,  bille  (Landivy). 

*hùniyé  :  il  alôj  la  lip  koni 
œn  jiimà  ki  uiàj  dû  la  kniyé  su 
œn  inar;  ■ — ■  brindille  qui 
sert  à   composer   un    balai. 

khiaiu  (sud  de  la  Maven- 
ne);  kènyào,  kènyaw  (nord), 
entants. 

kèrnya,  créneau,  râtelier 
(La  Dorée). 

kèrto€e,  coquet. 

hèrvas,  qui  languit,  qui 
dépérit  :  v-ut  pùli  ç;â  é  bè 
dévnu,  sa  n  é  pu  k  œn  pu  ptit 
kèrvas  (La  Selle-Craon- 
naise).  Cf.  kèrvasô. 

*hrvc;  se  dit  aussi  bien 
des  végétaux  que  des  ani- 
maux. 

kèryà,    criant,    révoltant, 


abusif,    injuste    (La    Selle- 
Craonnaise). 

*kirdr.  On  nettoie  les 
pots  à  lait  avec  des  feuilles 
de  kd'dr  ou  des  orties. 

l^œ,  Jxd',  interjection  pour 
appeler  les  bestiaux,  en  par- 
ticulier les  cochons  (Hercé). 
Cf.  ko. 

kivr  de  p-iil,  cœur  de 
poule,  injure  que  l'on 
adresse  aux  gens  qui  ne  sont 
pas  dégoûtés  :  /"/  a  œ  kàr  dé 
pîil,  i  inàjrè  bc  d  la  mcrd 
(Hercé). 

*liœru  :  jù  n  se  pwe  kœru 
enâ',  je  ne  suis  pas  en  train 
aujourd'hui. 

kœ  fnreé,  f.,  perce-oreille. 

hrn,  ka'ii  (la),  la  tienne. 

kœst,  f.  s.,  excréments 
humains  (Craonnais).  Cf. 
kêst. 

*l'd'ti'  :  du  kd'tc  dt\  vers 
l'époque  de  :  ;  frà  lé  riy  du 
Jiœte  d  la  Tôsc  (La  Selle- 
Craonnaise). 

l;à',  Içivii,  quel!,  quel? 
le!  le?  :  ^-  viyc  là!  /cà'  miuè 
gâ!  lyàm  trist  afèr!  (La  Selle- 
Craonnaise).  Cf.  l^œ,  l^vl. 


hèt 


*i,i 


kè  :  6  et  œ  vyà  kê  (Hercé), 
personne  de  peu  de  valeur. 

*kémàde,  commander. 

hér,  clair;  en  parlant  des 
œufs,  ceux  qui  ne  sont  pas 
fécondés  ou  encore  ceux  qui 
sont  trop  vieux  et  dans  les- 
quels le  jaune  est  mêlé  au 
blanc;  —  se  dit  quelquefois 
dans  le  même  sens  que  kwi. 

*ker  :  n  pa  gane  (  ker  de  sa 

5îlp. 

*ker,  clairsemé  :  s  é  ker 
kom  lé  /w^  emi  (Hercé), 
d'où  :  st  etof  e  ker  ko  m  lé  bôi 
emi:  —  œ  ker,  œuf  couvé. 

*hrd,  clochette  au  cou 
des  chevaux.  Il  était  de 
règle  autrefois  qu'en  char- 
royant  le  trousseau  du  ma- 
rié ou  de  la  mariée  chaque 
cheval  eût  son  kcrô  (La  Do- 
rée). 

kersèU,  tiercelet,  épervier. 
Cf.  élrrsêJê. 

*kêru,  d'équerre.  Cf.  Iw- 
pu.  *■ 

*kête  :  à  Hercé,  Saint-Ber- 
thevin-la-Tannière,  La  Do- 
rée, le  sacristain  quête  des 
céréales  à  la  Toussaint,    et 


ko  595 

à  Hercé,  Saint -Berthevin, 
aussi  des  œufs  à  Pâques. 
Cf.  pake  ré. 

*kis,  jument  usée,  maigre. 

klâk,  pi.,  claques,  sabots 
légers,  composés  d'une  se- 
melle de  bois  et  une  bande 
de  cuir  pour  les  maintenir 
aux  pieds.  On  dit  aussi  dé 
sabô  klak  (La  Selle-Craon- 
naise). 

klavrà'Ç),  m.,  tarière 
pour  percer  le  bois  (Craon- 
nais).  Cf.  kavrœ. 

klœ:(ri,  closerie.  Cf.  ^œ^^ri. 

klœ^yaiu,  clos,  verger, 
courtil  (La  Selle-Craon- 
naise).  Cf.  kœ:(yâo. 

*kinàdœ,  celui  qui  com- 
mande :  œ  bâ  kmàdœ  vaiu 
dœ  fe^œ  (La  Selle- Craon- 
naise). 

kmâ',  kmœn,  commun, 
commune  (La  Selle-Craon- 
naise). 

kmœn,  commune. 

*/i(i.  Le  coq  du  fermier 
pendant  l'hiver  dit  dans  son 
chant  :  a!  k  1  iver  é  lof;  le 
coq  du  meunier,  qui  a  le  bec 
dans  la  trémie,  répond  gail- 


5  9^  hd€ 

lardement  :  yV  /  pasrù;  le 
coq  du  fermier  reprend  a 
hik  é  a  hak!  (L.  D.);  — 
ۈtc  l  ko;  se  dit  des  poules 
qui  imitent  le  chant  du  coq. 

*Âw.  Dans  le  pré  Mary  a 
de  la  Pakrinâ  (Paquerinais), 
en  Saint-Berthevin-la-Tan- 
nière,  le  25  décembre,  à  mi- 
nuit, on  entend  un  bruit  de 
cloches  souterraines.  D'a- 
près les  uns,  il  y  aurait  eu  là, 
il  y  a  bien  longtemps,  une 
église;  suivant  d'autres,  les 
cloches  de  Se  Bervè  auraient 
été  enfouies  dans  un  varva- 
5ye  à  côté  de  l'étang  :  i  y  a 
u  surmà  kœk  fii:{,  disent 
les  gens  (L.  D.).  Le  jeudi 
saint,  les  cloches  vont  à 
Rome  manger  des  caille- 
bottes;  elles  reviennent  le 
samedi  saint.  Si  on  sème 
des  citrouilles  au  moment 
où  les  cloches  recom- 
mencent à  sonner,  on  aura 
des  citrouilles  grosses  com- 
me des  cloches. 

kàeonri,  viande  de  porc; 
—  saleté  :  kàeonri  d  inod, 
sales  gens.  Cf.  salopri. 


kôs 

Içolçaiu,  cloteau,  clos  (La 
Selle-Craonnaise). 

*kok  d  û'itr,  coques  d'huî- 
tres, huitres  :  màje  dé  kok  d 
îi'ilr;  —  plit  kok,  coquilles 
de  palourdes. 

*kbkàt,  fièvre  aphteuse, 
maladie  des  bestiaux. 

*kbku.  Quand  le  coucou 
chante,  si  l'on  a  de  l'argent 
dans  la  poche,  on  sera  riche 
touie  l'année. 

kolimàyar,  Colin-Maillard 
(La  Selle-Craonnaise). 

*kône,  donner  des  coups 
de  corne.  Cf.  bœke. 

*kônieè,  cornichet,  étei- 
gnoir  (La  Selle-Craonnaise). 

konikay  (Hercé),  comptée. 
Cf.  bonikay,  honya. 

*k6niy.  Sur  les  branches, 
la  corneille  dit  :  t'es  cor- 
nard,  en  baissant  la  tète. 

*kopc,  estomac  du  porc. 

*karm  :  sit  dé  konn,  bois- 
son de  cormes. 

*kôre,  courroies,  lanières 
de  cuir  (La  Selle-Craon- 
naise). Cf.  kôrwe. 

kàsàd,     kàiàl ,      consoude 


hrc 


kra 


597 


blanche,  Symphytum  offici- 
nale. 

hàtèrpùtas,  kôlèrvir .  Cf. 
kôtrèpetas,  kôtrévir. 

*kôte  :  i  va  kor  mt:(  à  hôte 
d  bel,  dé  vert,  ê  dé  mur  é  dé 
prêt  a  €é. 

*kôté  : 

I.  Encline,  Popeline  —  Prêtez- 
moi  vos  souliers  gris —  Pour  aller 


au  Paradis  —  Paradis  qui  est  si 
beau  —  On  y  voit  des  pigeons 
d'or  —  Habillés  comme  des  prêtres 
—  Cascari,  Cascara  —  Petit 
bonhomme  tire  té  de  d'ia. 

2.  Une  pomme,  deux  pommes, 
etc.,  neuf  pommes,  petit  bonhom- 
me va-t-en. 

5.  Un  loup  passait  dans  un 
désert  —  La  queue  levée,  le  boët 
ouvert  —  S'il  fait  un  pet  —  Ce 
sera  pour  tè. 


kôté 


i 


iti: 


:^=?=#= 


ê 


45: 


■4^ 


-ê^EEB 


fizzFrzztJzz: 


f5: 


Jean 


net  -  te 


Gri 


pet  -  te 


i: 


^ 


^ 


È: 


i=?= 


^rand' 


jam    -    be 


de 


bois. 


Ta 


t'ap- 


1^: 


■4^- 


^^^ggËg^^^^il 


pel  -  le,  tu 


^W^ 


ne     ré  -  ponds       pas.         Tu       trem  -  pes 


:^=R: 


--^ 


::^: 


sou  -  pe 


tu 


lan  -  ges    les 


choux 


tu 


ti    -  res 


*^ 


6; 


\^^^Ê^^^^^^M 


vache       et 


tu 


bois         le 


lait 


doux. 


kra^,  salive.  Dans  le 
Craonnais,  le  mot  salive  est 
inconnu    des   campagnards. 

kram  d  kàku,  liquide  spu- 


meux au  milieu  duquel  se  ca- 
che la  larve  d'un  insecte,  que 
l'on  trouve  sur  la  Potentilla 
reptans  et  d'autres  espèces. 


598 


htd 


kradt,  f.,  personne  qui 
crache  sans  cesse  (La  Selle- 
Craonnaise).  Cf.  hra^ohc. 

*krapâo.  On  croit  que  le 
crapaud  lance  du  venin. 
C'est  ainsi  que  l'on  explique 
l'apparition  de  boutons  sur 
la  ligure  :  /  a  kor  hiee  a  œ 
krapa  ki  I  a  jle  du  vie,  et  on 
dit  aux  autres  enfonts  :  fé 
aiâsyô,  sa  s  gcu,  tu  n  va  piuè 
kor  serc  rc  d  hà  ô  li. 

krapàodiii,  plante  grasse 
qui  donne  des  fleurs  vio- 
lettes dans  le  genre  de  celles 
de  la  ficoïde. 

krasc,  m.,  rache,  gale  des 
petits  enfants  (Hercé). 

krâ:(è,  mauvais  goût  que 
prennent  les  liquides  qui 
restent  trop  longtemps  à 
chaufi'er  :  v-ut  kafe  srè  bô  s  i 
n  avè  pwl  gii  d  krâ^è. 

*krâ:;ine,  prendre  goût  de 
cafetière,  de  chaudière,  par 
suite  d'un  séjour  trop  pro- 
longé auprès  du  feu.  Cf. 
jogre. 

kràpir,  pomme  de  terre 
(La  Dorée,  Hercé).  Cf.  kà- 
pir. 


kro 

krônsô,  cresson  (La  Selle- 
Craonnaise).  Cf.  kêrsô. 

*krd'  :  krœ  d  Iciop,  krd-  d 
Içavrœ. 

krœ€,  t.,  crèche,  mauvais 
Ht. 

krèm,  crème,  dépôt  en 
forme  de  peau  du  cidre  et 
de  la  bière. 

krcpi(r)  (51'),  s'effacer,  se 
blottir.  Cf.  krâpi(r). 

*kré5à.  Les  pommes  de 
terre  plantées  à  krésà  (au 
croissant)  poussent  tout  en 
feuilles  (Saint-Berthevin-la- 
Tannière). 

krc:{^ti,  crésus,  injure  que 
l'on  applique  aux  gens 
d'une  noce  qui  ne  donnent 
pas  assez  d'épingles.  Cf.  ku 
hi^ii . 

krèkrc,  violon.  Cf.  dr'edrc. 
*kro€pyé,  croc  en  jambe  : 
fer  d'  krofpyé. 

*kroflé  d  pic,  deux  ou 
trois    plombs   faisant    balle. 

kroue  :  krone  du  iiianiiô, 
croquer  le  marmot  (La  Selle- 
Craonnaise). 

kroiu  d  krapâo,  paysan. 


i 


h'ote,  faire  des  crottes  : 
tappà  su  tojvâo  pàdà  h  i  krùt. 

km,  vers  des  bestiaux. 
Pour  les  guérir,  on  les 
enfume  avec  du  genêt  vert 
pour  les  faire  suer,  et  on 
leur  donne  du  poiré  chaud 
dans  lequel  on  a  mis  de  la 


graisse. 


h'u,  pic  épeiche  (Hercé). 

but,  croûte;  —  ma  hnit 
dur,  champ  en  jachère  (La 
Dorée).  Cf.  riiti. 

*b-ivé,  croix.  Autrefois 
dans  le  Craonnais,  mainte- 
nant encore  à  Sainte-Marie- 
du-bois  et  dans  le  pays  de 
Lassay,  quand  une  personne 
meurt,  on  s'empresse  de 
faire  autant  de  petites  croix 
de  bois  qu'il  3'  a  de  grandes 
croix  sur  le  chemin,  de  la 
demeure  du  mort  à  l'église, 
et  on  en  fixe  une  petite  sur 
chaque  grande  pour  indi- 
quer aux  passants  que  la 
mort  a  fait  sa  visite  dans 
cette  partie  de  la  paroisse, 
et  les  engager  à  prier  pour 
les  trépassés  (Lr.). 

knvé^é, 


croisées,    l'inter- 


-/ 
ku 
au 


kiicl  599 

section  de  deux  haies  qui 
se  coupent  à  angle  droit  : 
bir  a  la  travers,  par  su  lé 
h-wéxé. 

*bi  :  Ive  l  ku,  ruer; 
ku  tu  nu,  peu  vêtu;  - 
kuiu,  injure  adressée 
parrain  qui  ne  jette  pas 
assez  de  dragées  ou  aux  gens 
d'une  noce  qui  ne  donnent 
pas  assez  d'épingles.  Voir 
cjrt'hi . 

kuji  (aie  a  la),  courir 
après  une  chienne  (chien) 
ou  une  fille  (garçon). 

kunar,  chien. 

bmè,  chien  (La  Dorée). 

*kupersé  :  pase  la  kupersé; 
sàote  la  kupersé  (La  Dorée). 

huvye  (bwaya),  boyau- 
culier. 

*ku  :  a  tit  k-u,  dû  s  ku  la 
pà  iiiè,  c'est  trop  fort! 

*kfi  dû  niar;  en  effeuillant 
les  corolles,  on  dit  :  fille, 
femme,  veuve,  religieuse, 
ou  :  paradis,  purgatoire, 
enfer. 

kudrè,  nom  d'une  espèce 
de  poire  (Carelles). 


6oo 


hti 


htlœr  (^ove  dé),  être  liant 
en  couleur. 

*kitk,  enfiler  (une  blouse, 
une  chemise). 

kiiJur  dû  filas,  lin  en  fi- 
lasse (Lundi  vv). 

hilyâû,  perches  reliées 
deux  à  deux  que  l'on  place 
sur  les  barges  de  paille  ou 
de  foin  pour  qu'elles  ne 
soient  pas  enlevées  par  lé 
vent  (Hercé). 

k-jipase,  hiplase,  couper 
maladroitement. 

kupc,  châtrer  :  hipc  6  hir, 
aller  à  la  traverse  (Landivy). 

*hipyâ(o).  Quand  il  y  a 
plusieurs  filles  dans  une 
maison  et  qu'une  cadette  se 
marie  avant  l'aînée,  on  dit 
qu'elle  lui  fait  filer  du  hipya 
(Hercé,  La  Dorée);  —  co- 
peaux (La  Selle  -  Craon- 
naise). 

*kiipycr,  cuir  qui  réunit 
deux  parties  du  fléau. 

*kurjè,  bâton  que  l'on 
jette  dans  un  arbre  pour 
abattre  les  fruits  (Hercé); 
—   bâton  de    néflier   muni 


ktiy 

d'une  poignée  de  cuir.  Cf. 
htrjô. 

knrfâoiier  {il  a  je  œn),  il 
n'a  pas  fini  son  année  de 
service.  Cf.  hurjone. 

*knrlô,  pièce  de  fer  ser- 
vant à  relier  le  jnk  et  les 
ôbye  au  timon  avec  les  kôra. 

kiint,  coureur;  —  jeunes 
gens  qui  dans  une  noce 
viennent  prendre  part  à  la 
danse  sans  avoir  été  invités 
(Hercé).  Cf.  avhjâo. 

*kiifis,  lanières  de  cuir 
attachant  les  eap  au  tnàlè  et 
à  la  verj  du  fléau. 

kiturye,  couturier  :  aie 
Intve  sd  hitnr\e,  aller  à  con- 
fesse  (Château-Gontier). 

^kuiyâo,  couteau.  Il  est 
impoli,  à  table,  de  tirer  son 
couteau  de  sa  poche,  une 
fois  qu'on  l'y  a  serré.  Il  faut 
trouver  une  excuse.  Souvent 
on  dit  :  /  àol  jn  dàn  œ  €à  j  é 
vu  œ  lyœv  ^  ave  l^  orey  lôg 
kom  sa,  et  on  tire  son  cou- 
teau pour  mesurer  (L.  D.). 

kuy,  couille,  testicule. 

*k-tiyé,  personnage  gros- 
sier  :   à  via   (V  sal  knyé  d 


kwa 

pé^à  ki  di  d  la  inêrd  â  môd 
(La  Selle-Craonnaise). 

kuyÔ,  farceur  :  sakre  k-iiyô; 
ce  mot  a  aussi  un  sens  ob- 
scène. 

kuydne,  tromper  (quel- 
qu'un); —  conter  des  sor- 
nettes :  si  tu  m  kuyôn,  j  te 
fu  œnfiâopé. 

*hvan,  peau  du  porc;  — 
crottin  de  cheval  (Craon- 
nais).  Cf.  kiuen. 

kwan,  a.,  niais  :  a  t  i  l  cr 


kwi 


60 1 


hwan;  —  ahuri  :  //  é  reste 
kwan  (La  Selle-Craonnaise). 

*huày,  jupon,  cotillon, 

kwe,  couver  :  la  pul  et  a 
kzve. 

kwe,  f.,  corbeau.  Cf.  kwâ. 

hwene  (se),  se  cogner,  se 
battre. 

kufexp,  cloison  (Craon- 
nais). 

hivin,  f.,  crottin  de  che- 
val (Craonnais).   Cf.   kwen. 

*kwine,  faire  des  kivin. 


u 


les 


lagivêse,  laver  incomplète- 
ment; —  ne  pas  savoir 
laver  (La  Sclle-Craonnaise). 

lapina,  petit  lapin. 

laver,  lavure,  eau  de  vais- 
selle (Saint-Thomas). 

làd,  terrain  couvert  de 
bruyère. 

*làdè  (et  à);  se  dit  du  foin 
que  l'on  a  mis  pour  sécher 
en  petits  tas  d'un  coup  de 
faux  (Montjean).  Cf.  ad?. 

*làpé,  le  contenu  d'une 
lampe. 

keèt,  langue  (terme  en- 
fantin). 

Itinhâo,  pi.,  étoiles  :  vœ  tu 
pîuê  la  lœn  é  se  hinkâo  ? 

*lè.  Pour  avoir  du  lait, 
on  traîne  par  les  champs 
une   longue   corde  à  nœud 


en  disant  :  ht  c  bœr  dà  niô 
pô  (La  Dorée).  Voir  ne;  —  à 
fre  le,  en  frais  lait  (vache). 

h'ijêr,  Lobelia  ureus,  her- 
be magique;  celui  qui  la 
nuit  mettait  le  pied  dessus 
ne  pouvait  trouver  son  che- 
min, à  moins  que  quelqu'un 
ne  le  tirât  d'embarras  ou 
que  le  jour  ne  vînt  à  poin- 
dre (Guéiron).  Cf.  cgèr. 

lékér,  laitière,  grand  vase 
de  grès  ou  de  bois,  très 
évasé,  où  Ton  met  le  lait 
pour  faire  monter  la  crème 
(La  Selle-Craonnaisc). 

lesiv.  Dans  le  vieux  temps, 
les  gars  allaient  vicaye  ou 
mi'nc  la  lessive  le  soir  jusqu'à 
minuit.  On  buvait,  on 
chantait,     on    dansait    une 


liv 

partie  de  la  nuit.  Cet  usage 
tend  à  disparaître  (La  D.). 

*lêiyer.  Avant  de  porter 
des  lètyer,  les  femmes 
avaient  de  grandes  coiffes 
en  toile  et  dentelles  à  la 
mode  Louis  XVI;  les  jours 
de  pluie,  elles  recouvraient 
leur  tête  d'une  grande  cape- 
line en  drap  noir.  Aujour- 
d'hui, les  grandes  coiffes  et 
les  laitières  ont  presque  en- 
tièrement disparu.  On  porte 
des  coiffes  plates  ou  à 
tuyaux,  et  déjà  beaucoup  de 
campagnardes  prennent  le 
bonnet  des  villes  (L.  D.). 

levye,  évier  (Château- 
Gontier). 

lèkœ,  lèku,  licou  (vieilli) 
(La  Selle-Craonnaise). 

liepô,  index.  Cf.  loridè. 

likasyc,  ér,  porté,  -ée  sur 
sa  bouche,  gourmand,  fri- 
pon. 

liindiie,   cheval  de  limon. 
linœ,    ligneul   (La    Selle- 
Craonnaise). 

*livré,  f.,  ivraie  :  n  a  hè  d 
la  livré  dà  vut  grè. 


hit  603 

//~f'7,  betterave  :  vné  dô  vè 
nô  H\ci,  e  n  0  pà  lœ  paraêy. 

lobé.  Cf.  lobar,  brœnya. 

*lo€,  louche,  cuiller  pour 
démêler  la  bouiUie  (Hercé). 

*loryœ.  Le  loriot  dit  dans 
son  chant  :  mété  lé  vyâo  dchô 
(Hercé).  La  caille  dit  :  pu  d 
taba;  le  loriot  répond  :  y  en 
a  kor  à  biirô  (Craonnais). 

*Jô  :  n  à  savaé  pu  gér  lô, 
n'en  savoir  plus  guère  long, 
dépérir.  Cf.  baie. 

logé,  onglée  :  j  é  œn  gràd 
logé.  ^ 

làjœ,  lôjœl,  lange  d'enfant 
(La  Selle-Craonnaise). 

lugrase,  être  glissant.  Gé- 
néralement on  dit  d'un  che- 
min boueux  qu'il  lugras  : 
pà  manér  dé  tni  6U  lé  pat  ovék 
œn  borb  Iji  lugras  parqéymà 
(La   Selle-Craonnaise). 

lugram,  ;{,  ghssant, 
gluant  :  via  œ  tèrè  lugrasu. 

lugrasye,  -ér  (La  Selle- 
Craonnaise).  Cf.  lugrasu. 

lutine,  instrument  de  ton- 
nellerie; —  àmne,  porte 
bèrdas  é  lutine  (expression  à 
double  sens). 


6o4  ^«^ 

liirdt',  battre. 

lardé,  f.,  volée  de  coups; 
—  chute. 

Inrdcye.  Avoir  le  hir,  pré- 
senter les  symptômes  du 
liir;  se  dit  des  bestiaux  pris 
d'une  maladie  qui  exige 
l'opération  du  trépan  (La 
Sellc-Craonnaisc). 


lyœ 

*lû'i^erne.  Quand  la  Chan- 
deleur luiserne,  l'hiver  est 
derrière  (L.  D.). 

}yâ,  liard. 

lyas  de  wenô,  liasse  d'oi- 
gnons, chapelet  d'oignons. 

lyàj,  chèvrefeuille.  Cf. 
lyèj. 


m 


mal 


mar 


mâ£éte,  remuer  la  mâ- 
choire; —  mâcher. 

makâo  (injure)  (Mayen- 
ne). 

niâkte,  é,  marqueté,  bigar- 
ré, tacheté  (Saint-Pierre- 
sur-Orthe). 

malasi,  annulaire. 

malàgu,  m.,  indisposi- 
tion :  sa  n  sra  rè  k  œ  pti 
malàgu  (La  Selle-Craon- 
naise). 

tnalese  (be),  a.,  bien  ma- 
laxé; se  dit  du  fumier  bien 
piétiné,  riche  en  bouses. 

malkômàd,  mal  commode, 
incommode;  —  peu  com- 
mode, peu  endurant. 

malpqwy  malhonnête, 
maladroit;  qui  manque  de 
tact  (La  Selle-Craonnaise). 


*nianimà,  articulation  en 
général  (La  Selle-Craon- 
naise). 

*7nanér  :  y  a  pu  manér  de, 
il  n'y  a  plus  moyen  de  (La 
Selle-Craonnaise). 

*màodi,  parbleu!  :  /  kré 
mâodi  bê;  —  assurément  : 
paryé  mâodi  wi  (La  Selle- 
Craonnaise). 

mâogu,  m.,  mauvaise  hu- 
meur. Cf.  gu. 

mâojar,  lourdaud.  Cf. 
mâoj . 

mâokœrœ,  :(;  m4okœryœ,  ;;;, 
sujet  au  mal  de  cœur. 

niâonip,  grande  fille  mal- 
propre. Cf.  donip. 

margœn,  margœn,  f.,  ex- 
créments humains  servant 
d'engrais.  Cf.  margan. 


6o6 


VhUl 


tiicr 


inarkào,  chat  mâle;  — 
homme  grossier.  Ct".  niarku. 

inarkasè,  marcassui,  san- 
gUer  ;  —  porc  à  peau  noire; 
—  enfant  indiscipliné. 

markwe,  m.,  barrique 
défoncée;  —  caisse  dans  la- 
quelle on  met  des  cendres 
(Saint-Pierre-sur-Orthe). 

inarniitfyar,  gros  sot;  — 
qui  ne  s'aperçoit  pas  des 
sottises  qu'il  fait  ou  qu'on 
lui  fiiit  faire;  —  lourdaud. 

mariit'  {fiimye),  fumier 
qui  s'attache  aux  sabots. 

niârny,  femme  de  mau- 
vaises mœurs,  coureuse.  Ct. 
trœl. 

Miuar,  Amand. 

mélkè,  mannequin,  panier 
long,  étroit,  à  claire-voie;  — 
en  général,  grand  panier 
d'osier,  caisse  d'osier  pour 
transports. 

mùlkiné,  contenu  du  mùlkè. 

*niêne,  conduire  au  tau- 
reau ou  à  l'étalon  :  y  avd 
mne  mit  va^,  mit  jiinià. 

mêriin,  petite  main  (terme 
enfiintin). 


Mùnibè,  Emmanuel  (La 
Selle-Craon  naise) . 

medsinaJ,  médicinal;  se 
dit  des  herbes  bonnes  pour 
guérir  des  maladies  :  s  c  hc 
medsinal. 

niégrè,  et,   maigre,   effilé. 

*mékanik,  fer  à  deux  doigts 
pc'ur  tuyauter  les  bonnets 
(Cossé). 

mêkanike,  faire  des  tuyaux 
au  moyen  de  la  mékanik  au- 
tour des  bonnets  de  linge 
blanc. 

*mé  kè,  *inc  ki\  jusqu'à  ce 
que  :  alà,  me  kù  j  vycj  ;  m? 
(^mé)  k  i  vyèjyà. 

*)iicnœ.  On  appelle  ceux 
qui  font  la  fête  :  U  gâ  d  la 
mes  de  mémr,  ki  priyà  be  I  bô 
Dyœ  a  tâtô.  Autrefois,  après 
la  messe  de  minuit,  les 
jeunes  gens  restaient  à  boire 
et  à  jouer  au  brelan  jus- 
qu'au soir  du  jour  de  Saint- 
Étienne  qui  était  fêté  comme 
un  dimanche  (L.  D.). 

nierd  :  iiicrd  de  eyl  (ju- 
ron); —  ;;/(';■(/  dl!  dyab,  ré- 
glisse CHercé). 

mcrel,  marelle  (jeu). 


me 

mer  lue,  faire  du  merrain. 

narine,  ouvrier  qui  fait 
du  merrain. 

mért,  myrte  (La  Selle- 
Craonnaise). 

*métèri,  f. ,  purée  de  châ- 
taignes (Cossé). 

*inet(r)  (s)  :  s  met  da  l 
hâotœr,  Je  basœr  (Hercé), 

*mét(j-),  supérieur  :  a  Pu 
pcié  bon  bét,  lé  ruj  é  l  met 
(proverbe) ,  dans  l'espèce 
animale  comme  dans  l'es- 
pèce humaine,  la  couleur 
rouge  est  supérieure  aux 
autres  (La  Selle -Craon- 
naise);  — ■  cochonnet  (au 
jeu  de  boules);  —  //  é  1  met 
de  sa  Sîip  kà  el  é  màje,  il  est 
le  maître  de  sa  soupe  quand 
elle  est  mangée,  dit-on  iro- 
niquement d'un  homme  qui 
n'est  pas  le  maître  chez  lui. 

mé:^oné,  tous  les  habitants 
d'une  maison  :  bdjur  a  vu,  I 
métr,  é  a  tut  la  mézpné. 

me  (Jf),  la  mœn,  le  mien, 
la  mienne  (La  Selle-Craon- 
naise). 

*ml  fàod,  main  chaude, 
jeu  d'enfints. 


;;///  607 

*mègr  (perd  sô},  baver 
(Cossé) . 

*me'in  :  a  vi\  é  a  mein,  à 
tort  et  à  travers. 

ml:^mé,  ensemble  des  ha- 
bitants d'une  maison.  Cf. 
méyOné. 

mi€Ô,  f.,  michon,  sotte; 
—  maladroite  ;  —  dépourvue 
de  jugement;  —  mal  vêtue 
(La  Selle-Craonnaise). 

miramonaj ,  miramô,  tout 
objet  un  peu  voyant  (An- 
douillé). 

*nnsti,  valet  de  trèfle,  au 
jeu  de  brelan  :  misti  fét  i, 
demande-t-on  avant  de 
jouer  pour  savoir  si  on  a 
brelan,  quand  on  a  le  valet 
de  trèfle  avec  deux  autres 
cartes  de  même  valeur,  deux 
rois,  deux  as,  etc.  ;  sinon 
on  n'a  brelan  qu'avec  deux 
autres  valets.  L'oubli  de  cette 
demande  amène  des  con- 
flits et  souvent  des  batailles 

(L.  D.). 

milàjôr,  jours  du  miHeu 
de  la  semaine  :  /  érô  v  ve  se 
mitàjôr;  dvèr  lé  mitàjôr  (La 
Selle-Craonnaise). 


6o8 


)iior 


*niitô,  miton,  chaton  de 
châtaignier,  de  coudrier,  de 
saule,  etc.;  —  cache-nez. 

niitrô,  insecte  qui  fait 
milrône  la  farine. 

initrône,  mitronner;  se  dit 
de  la  farine  qui  se  détériore, 
et  prend  un  extérieur  duve- 
teux :  la  farin  mitron  ;  cl  a 
mitrônc;  cl  é  tut  mitràné;  e  s 
é  milrôné. 

niiyer,  bouillie  de  mil  et 
d'avoine. 

*ini:^er  :  et  à  mi::er;  se  dit 
d'un  animal,  d'un  chat 
souffreteux  parce  qu'il  est 
trop  manié  par  les  enfants. 

*mor.  Les  porteurs,  au 
nombre  de  huit,  sont  choi- 
sis par  la  famille.  Ce  sont 
des  pauvres,  si  le  défunt  est 
riche;  ce  sont  des  fils  de 
ferme  ou  des  domestiques,  si 
le  défunt  est  un  fermier. 
On  donne  à  l'église  des 
cierges  aux  plus  proches  pa- 
rents du  défunt.  Après  la 
messe  de  requiem,  les  pa- 
rents se  réunissent  et  vont 
dîner  dans  la  maison  du 
mort  (L.  D.). 


imuè 

*inot,  rondelles  composées 
de  poussière  de  tan  avec 
laquelle  les  gens  pauvres 
font  du  feu. 

niôd  :  d  bô  mdd,  de  bonnes 
gens. 

niiify ,  moufles,  espa- 
drilles (Montourtier). 

7niisé,  nmstrèj  m.,  petite 
queue;  —  queue  d'un  ani- 
mal, surtout  du  lapin  et  du 
lièvre. 

*iiiiua}i,    Orchis   ustulata. 

iniuentyâo  d  Làdvi,  sur- 
nom injurieux  donné  aux 
habitants  de  Landivy,  avant 
la  Révolution.  On  disait 
que  les  habitants  de  Lan- 
divy étaient  fils  de  moine, 
les  moines  de  l'abbaye  de 
Savigny  passant  pour  avoir 
une  conduite  peu  régulière. 

tniveyœ,  moyeu. 

niiueyê  :  i^ô  l  niiueyê,  he  l 
miveyè,  ils  sont  riches;  — y 
a pa  mzueyè,  c'est  impossible; 
—  y  a  he  miveyc,  c'est  très 
possible. 

iiiwcrnià,     méchamment  ; 


difficilement.  Cf.  mwa^j 


ma. 


mya 

tnyaglé,  f.,  émiettée. 
myagmi,  qui  s'émiette  fo- 
cilement  (Hercé). 
myàoJé,  émiettée. 


uiyà  609 

*myûde,  miauler  pour  de- 
mander à  manger;  —  qué- 
mander. 


G  De 


Glo 


39 


Il 


fie 


ne 


nqe,     naer,    noir,    noire 
(Craonnais), 

naére   Çsâ},    se  salir.    Cf. 


nere. 

* 


tiagoie,  taquiner.  Cf.  da- 
gote. 

navfl.  Un  campagnard  fai- 
sant des  efforts  pour  bien 
parler  dira  des  navô  au  lieu 
de  navyâo,  pour  des  navets 
(Lr.).  ^ 

*ne  :  trène  la  m,  empêcher 
les  vaches  de  ses  voisins  de 
donner  du  lait  dont  on 
puisse  fiire  du  beurre. 

C'est  la  fermière  qui  doit 
traîner  la  ne  du  four.  — 
Elle  part  pendant  la  nuit, 
dans  le  costume  des  Grâces, 
évitant  soigneusement  de  se 
faire    voir,    traînant    après 


elle,  par  terre,  les  chiffons 
qui  servent  au  nettoyage  du 
four,  se  rend  aux  fermes 
voisines,  et  fait  le  tour  des 
maisons  et  des  étables. 

La  ne  qu'elle  traîne  a, 
paraît-il,  la  propriété  d'enle- 
ver au  lait  des  vaches  com- 
prises dans  le  circuit  qui  a 
été  décrit  autour  d'elles  les 
principes  qui  forment  le 
beurre.  Mais  tout  le  beurre 
perdu  par  les  voisins  est 
gagné  par  la  îrencéi  dû  ne. 
Après  ce  petit  voyage,  elle 
peut  s'en  retourner  :  elle  n'a 
pas  perdu  son  temps.  Désor- 
mais, n'eût-elle  qu'une  seule 
vache,  elle  fera  du  beurre 
en  abondance,  et  il  n'y  aura 
qu'elle  à   pouvoir  en    faire. 


ni) 

jusqu'à  ce  qu'une  autre  mé- 
nagère, plus  puissante  dans 
l'art  des  sorciers,  ne  délivre 
du  sort  qui  pèse  sur  eux  les 
villages  et  les  fermes  qui 
ont  eu  sa  redoutable  visite 
(Craonnais). 

Dans  le  nord  de  la  Mayen- 
ne, on  attribue  à  certaines 
personnes  le  pouvoir  de 
barate  le  va£.  Au  fond,  c'est 
la  même  superstition. 

nè^  net,  renforce  :  tu  né, 
no  ne, 

nere  (5e),  se  salir,  se  noir- 
cir; —  se  vautrer  dans  la 
boue  :  nô  tré  60  kôr  aie  6 
nere  dà  la  borb;  0  lé  pti  màsn, 
il  é  tu  nere  (Craonnais). 

*nijol,  fruits  qu'on  con- 
serve pendant  l'hiver.  Cf. 
mijol. 


nan 


611 


*nok,  noc,  conduit  du  pres- 
soir. 

no  d  sobrikè,  sobriquet. 

nnris  :  mettre  des  choux 
en  nuris,  c'est  les  enlever  de 
la  wlkér  pour  les  planter  en 
rayons  serrés  en  attendant 
le  piquage  définitif.  Cf.  plà- 
sone. 

*nwê  d  kadn'y.  A  Hercé, 
c'est  une  nuée  triangulaire. 
Si  elle  a  le  pied  piqué  par  le 
bas,  c'est-à-dire  tourné  vers 
l'ouest,  c'est  un  présage  de 
pluie;  si  c'est  le  contraire, 
c'est  un  présage  de  séche- 
resse (L.  D.). 

n 

nànà,  fainéant,  -te;  — 
personne  sans  soin  (La 
Selle-Craonnaise). 


I 


orq 

oden  {il  é  bèii  àii),  il  est 
bien  en  train  (CarcUcs). 

olva,  en  descendant. 

orqéj.  Pour  éloigner  l'o- 
rage, les  Craonnais  allument 
un  cierge  bénit;  à  défout  de 
cierge,  du  feu.  S'il  tombe 
de  la  grêle  pendant  l'orage, 
ils  prennent  le  premier  grê- 
lon un  peu  gros  qu'ils  aper- 
çoivent et  l'introduisent, 
en  se  signant,  dans  la  fiole 
d'eau  bénite  appendue  aux 
rideaux  de  leur  lit  (La 
Selle-Craonnaise).  Marcillé- 
la-Ville  use  du  rameau  bé- 
nit. Ces  traditions  sont 
encore  très  vivantes.  (Lr.) 


oyii 

orahver,  boîte  fermée  par 
une  vitre,  contenant  une 
statue  de  la  Vierge  qu'en- 
toure la  couronne  de  mariée 
de  la  maîtresse  delà  maison. 
On  mettait  ces  orahucr,  il  y 
a  quarante  ans,  sur  les  ar- 
moires (L.  D.). 

*orc  d  jà,  coin  de  champ 
planté  d'ajoncs. 

();■/(;,  orteil  :  1  gi'ii:^^  or  le,  le 
gros  doigt  de  pied;  h'  pîit 
ortê,  le  petit  doigt  de  pied. 

orye,  oreiller. 

dyii,  eu  :  /  ;/;/  a  ôyu  ta  sô 
su  ;  j  n  c  pwè  ùyii  l  ta  d  y  aie 
(quelques  vieilles  gens,  à  La 
Selle-Craonnaise). 


pât 


pêl 


pahii,  paysan  (Hercé).  Cf. 
pau. 

pq.ovni,  peureux. 

*papô,  lèvre  supérieure  du 
cheval. 

par,  part  :  sa  va  be,  é  d 
Vît  t  par? 

paryo,  n'est-ce  pas?  n'est- 
il  pas  vrai?  :  tu  m  dôrâ  œn 
fumé  d  taba,  paryo,  gâ  Sâdr? 

parsiiiii,  par-dessus  tout, 
pardessus  (vêtement). 

*pâse,  avoir  une  syncope. 
On  dit  aussi  pâsed  I  dot  hvie. 

*patâo  (a),  pieds  nus  :  hir 
a  patâo. 

pàlô,  appâts  pour  détruire 
les  souris  et  les  rats;  — 
pour  engraisser  poules  et 
chapons;    —   jèr    dé   péitd, 


manger  sans  appétit,  n'avoir 
plus  faim. 

pâîone,  faire  des  pâtons  : 
/  ;/  a  pu  fè,  sa  pàiôn;  —  se 
délayer  difficilement  :  kà  la 
far  in  pât  on,  s  é  k  èl  é  vœy. 

pà  d  orey,  pendant  d'o- 
reille, boucle  d'oreille. 

*pàsar,  égoïste  :  s  et  œ 
vyœ  pàsar,  i  n  é  bo  k  pur  li 
(Hercé). 

*pàt  (i  doue  œn),  se  don- 
ner une  pente,  se  donner  de 
grands  airs. 

pûlhix,  pèle-bouse,  can- 
tonnier; —  homme  de  rien  ; 
—  propre  à  rien  :  tu  n  é  k 
œ  Mature  pèUm:^. 

*pèld',  i,  péhi,  i,  équarris- 
seur;  —  peleur,  ouvrier 
qui     enlève     l'écorce     des 


6 14  pi'l 

jeunes  chênes  de  taillis  au 
moment  de  la  sève  :  U  gà 
pèJii  bchà  œ  hô  ku. 

pélwc,  peloir,  faux  très 
courte  et  large  servant  à 
couper  les  ajoncs,  la  bruyère 
et  à  lever  des  mottes  pour  la 
litière  (La  Dorée).  Cf.  fâo^ê. 

pôtiûse,  manger  du  pain  à 
toute  heure  (La  Selle-Craon- 
naise).  Cf.  pènase. 

phiasye,  êr,  qui  mange  du 
pain  à  toute  heure  du  jour; 
—  qui  n'aime  pas  la  soupe 
(La  Selle-Craonnaise). 

pèfite,  manger  du  pain 
(communes  limitrophes  de 
la  Sarthe).  Cf.  pùnase. 

*pèrswe,  personne  lourde  : 
6  c  pâ  œn  niàrefi,  s  é  œ  pèr- 
6we. 

pèUryaw,  tison  qui  écla- 
te; —  bluette  (La  Selle- 
Craonnaise).  Cf.  pciùryâo. 

pèti  :  pti  fé  tu,  petit-fais- 
tu,  marie-jordonne  (Hercé). 

pèli  pètaïu.  Onomatopée 
pour  représenter  le  pas 
d'une  personne  ou  d'un 
cheval  qui  marche  lente- 
ment (La  Selle-Craonnaise). 


per 

*pi'tite  :  (7  a  pti  le;  se  dit 
d'une  lîlle-mèrc  (Hercé). 

p^yèl ,  filaments  légers 
laissés  sur  la  surface  d'un 
objet  qu'on  essuie  avec  une 
serviette  qui  piipxàod. 

pd'^e,  aller  dans  les  ruis- 
seaux, les  mares,  nu-pieds; 
—  pœ^e  d  la  borb,  aller  dans 
les  fondrières,  la  bouc.  Cf. 
pé€t'. 

*pd's  :  ave  l  pd's  nèr,  se 
mêler  de  mariages  qui  ne 
réussissent  pas. 

pé  (é),   et  puis  (Colom- 
biers). 
pegr,  aigre. 

*pckô.  Quand,  en  émon- 
dant  les  arbres,  on  y  laisse 
des  pckô,  on  dit  que  les 
arbres  sont  taillés  comme 
pour  y  pendre  des  andouil- 
les  (La  Dorée). 

pcli{r),  laisser  tomber, 
répandre  par  terre  :  k?  do 
iiiyd'  ta  hrasc  d  pây,  ii  bè  tu 
va  à  pcli  (Chémeré-le-Roi). 

peijase,  poignasser,  tripo- 
ter salement. 

pcrdisyô  (et  à),  être  expo- 


pès 

se  à  se  perdre  faute  de  soin. 
Cf.  pigra. 

perler,  perd-terre,  mau- 
vais cultivateur  (Hercé).  Cf. 
pêneye. 

peté,  coup  de  fusil  :  tire 
œn  pelé. 

pete^i  (rt),  à  califour- 
chon :  porte  a  peteei,  c'est 
porter  un  enfant  sur  le  dos, 
l'enfant  croisant  ses  mains 
sous  le  cou  du  porteur,  et 
celui-ci  croisant  les  siennes 
sur  son  propre  dos,  par- 
dessous  les  jambes  de  l'en- 
fmt  qu'elles  soutiennent. 
Cf.  hubyet. 

petiy,  f.,  agacement  des 
nerfs  qui  ne  permet  pas  de 
tenir  en  place  (Château- 
Gontier).  Cf.  térpiy. 

*petràod,  bruyère  :  lé  gâ 
sot  a  hipe  d  la  petràod  pur  fér 
dé  l  arlyer  (Hercé). 

petiuer,  f.,  vieux  fusil 
(Château-Gontier). 

*pè!i  :  ne  t  me  piuè  à  peu  de 
sa,  ne  t'inquiète  pas  de  ça. 

*pè  6  kôku,  Oxalis  aceto- 
sella  (Hercé,  La  Dorée). 

pès,  pincettes. 


pin  6 1 5 

pi,  verge  de  l'homme 
(La  Dorée). 

*pi  d  eye,  mauvais  champi- 
gnon, surtout  celui  des 
arbres. 

pi  d  mer,  pie  de  mer,  pie 
mouette. 

pihé  :  etr  d  pihé,  être  souf- 
freteux, avoir  l'air  chétif 
(La  Selle-Craonnaise).  Cf. 
pié,  piyé. 

*pikas  :  làse  dé  pikas,  lan- 
cer des  pointes. 

*pikase,  faire  des  repro- 
ches avec  l'intention  d'être 
désagréable  à  quelqu'un, 

pikè,  piquet,  petit  pieu 
servant  à  planter  les  légu- 
mes ou  à  arracher  les  mau- 
vaises herbes.  Cf.  pikà. 

pikote  :  sa  pikot,  ça  pi- 
cotte,  l'ivresse  commence  à 
se  manifester  extérieure- 
ment. 

*pin,  f.,  trou  fait  par  le 
clou  d'une  toupie  dans  une 
autre  toupie  (La  Selle-Craon- 
naise). 

*pine,  V.  ;  on  dit  d'une 
femme  :  e  pin,  elle  est  en- 
ceinte (La  Sellc-Craonnaise). 


6 1  (•^  pis 

*pinct,  f.,  bruit  du  cuir  des 
souliers  :  j'ô  bi^c  l  kordCmé, 
ma  fiy,  si  lu  vœ  k  i  t  met  dû 
la  piijct  dà  te  suyé  (La  Selle- 
Craonnaise).  Cf.  piijolè. 

pinolè,  bruit  du  cuir  des 
souliers  :  eJ  a  bi^e  sa  hordo- 
nye  pur  ave  du  pinolè;  cela 
porte  chance.  Cf.  pinah. 

pipé,  f.,  contenu  d'une 
pipe  à  fumer  (La  Selle- 
Craonnaise).  Ci.  fumé. 

pir  à  dos  :  k  a  ti  do  a  jèr 
lu  gâ  Filip?  il  a  la  pir  à  dès  c 
l  jabd  d  travè,  c'est-à-dire 
un  mal  insignifiant,  ou  en- 
core un  malaise  général  (La 
Selle-Craonnaise).  Ct,  dô. 

*pirlivyèj.  La  formule  est 
à  Hercé  :  s  et  œ  pirlivyèj,  s  i 
n  é  pa  vnu,  h  i  vyej. 

*pird,  bouton  qui  sur- 
monte le  couvercle  d'une 
soupière,  d'une  cafetière, 
d'un  sucrier,  etc.  (La  Selle- 
Craonnaisc).  CL  lupè. 

*pirvir,  toton  fait  avec  un 
vieux  bouton  de  culotte. 

pis,  urine  :  fer  sa  pis. 

*pistol.  A  La  Dorée,  on 
compte    par    pistolc   depuis 


plà 

12  pistoles  jusqu'à  70  pis- 
toles;  souvent  on  sous-cn- 
tend  le  mot  pistol  :  23  1/2 
pour  23  pistoles  1/2. 

pivol,  bête  à  bon  Dieu  ; 
—  pigeon  vole  (jeu). 

*pivye  (Hercé).  On  s'en 
sert  pour  enduire  les  enge- 
lures, pour  graisser  les 
scies,  etc.  Pour  empêcher 
les  enfants  d'uriner  au  lit, 
on  leur  fait  manger  un  pivye 
haché  en  façon  de  saucisse 
(L.  D.). 

*piy,  f.,  mauvais  grains 
qui  se  séparent  des  bons 
dans  le  trillage  du  moulin 
ou  de  la  cjôrl.  Cf.  rùvenây. 

plâr,  m.  pL,  pelards,  écor- 
ces  des  jeunes  chênes  de 
taillis  enlevées  par  les  pêlœ 
ou  pèlti  (La  Selle-Craon- 
naise). 

plasè,  petit  reste  (Hercé). 
Cf.  pûrsè. 

plût  in,  (.,  fléau  à  verge 
plate  employé  pour  battre 
la  grabot  et  quelquefois  le 
sarrazin. 

plâsomr,  qui  plançonne. 

plàsôiie,  mettre  des  choux 


pom 

en  rayons  serrés  en  atten- 
dant le  piquage  dans  les 
jardins  ou  les  champs. 

plàsônér,  f.,  lieu  où  l'on 
a  plàsdne  des  choux;  —  fer 
œn  plàsdijér,  préparer  un 
carré  spécial  pour  le  plàsonaj 
des  choux, 

*pô,  pot  au  lait;  —  i  n  é 
si  miva  pô  ki  n  truv  sa  huyer 
(proverbe). 

po£e,  faire  des  plis  (Châ- 
teau-Gontier).    Cf.    tripose. 

poùte,  mettre  dans  ses 
poches  :  /  pocètè  pàdà  k  lé:;^ 
dot  pyœmë  lé  €àtà'n  (La  Selle- 
Craonnaise).  Cf.  poste. 

pom  de  fur,  espèce  de 
pommes  très  douces. 

ponie.  Pour  faire  le  pom- 
mé on  met  dans  une  chau- 
dière, sur  le  feu,  des  pommes 
coupées  en  morceaux,  ad- 
ditionnées d'une  quantité 
suffisante  de  cidre.  Il  faut 
remuer  fréquemment  le  mé- 
lange pour  qu'il  ne  brûle 
pas  au  contact  du  fond  de  la 
chaudière.  On  le  laisse  cuire 
jusqu'à  ce  qu'on  ait  obtenu 


pra  6 1 7 

une  bouillie  brune  assez 
consistante. 

*ponas  (fye  la),  rejeter 
l'ovaire;  —  au  fig-uré,  être 
dans  de  mauvaises  aft'aires; 
—  être  mal  portant. 

popût,  a.,  idiot,  en  enfan- 
ce :  pôv  bônôm,  il  é  iô  popot. 

pàpiilô,  enfant  (Château- 
Gontier). 

*/)(V,  pour(LaSelle-Craon- 
naise). 

portômà  (dèmàde  /),  de- 
mander le  portement,  de- 
mander comment  on  se 
porte. 

*pot  a  fâo,  coyer. 

pcwêrié,  pauvreté  (La  Do- 
rée). 

^pôhtt,  petit  crapaud.  Cf. 
husè. 

pôpèt,  action  de  boire.  Cf. 
bœvèt. 

pras,  fruit  du  prasye,  pe- 
tite baie  de  saveur  désa- 
gréable. 

prasye,  sauvageon  qui 
produit  de  mauvaises  baies. 

*pralik,  f.,  ivrogne.  Cf. 
arsiiy. 


6iS 


plis 


pràd  hc,  donner  un  coup 
de  collier;  —  être  d'accord. 

*pir  :  b?  ptr  a  prc,  près  à 
près,  tout  près  l'un  de 
l'autre. 

*prét{r).  On  croit  à  Her- 
cé  et  environs  que  les  prê- 
tres ont  le  pouvoir  de  con- 
jurer. Mais  cela  ne  se  f\iit 
pas  sans  peine.  Le  curé  qui 
conjure  souffre  beaucoup  et 
sue  à  grosses  gouttes.  Aussi 
se  fait-il  prier,  et  tous  ceux 
qui  croient  à  la  conjuration 
disent  que  cela  peut  se  foire, 
mais  qu'ils  ne  l'ont  jamais 
vu.  Pour  tous,  le  curé  reste 
l'ennemi  né  des  sorciers, 
qu'il  a  le  pouvoir  de  vaincre 
et  dont  il  peut  empêcher  les 
maléfices.  Il  a  appris  ses  se- 
crets  dans    le  grimwer  (L. 

D.)- 

priyCy  inviter  :  priye  ô  nos. 

profite,  croître,  devenir 
robuste,  prendre  de  l'em- 
bonpoint :  mit  pùti  gà  a  bè 
profile  s  prêta,  s  é  pà  kdin  mit 
grè,  i  n  profit  piuè.  Ci.  prufile. 

pusrô,  m.,  puce  de  terre 
qui  mange  les  crucifères. 


pi(S 

*piisye  (//  </),  fils  de  chien. 

pittœ,  plus  tôt,  plutôt  : 
parye  piild',  plus  souvent  : 
và'l  111  dàse?  —  parye  putir  ! , 
il  ne  manquerait  plus  que 
cela.  (La  Selle-Craonnaise). 

*ptilè  {byàf),  Viburnum 
lantana  (Aron). 

p-iid,  poudre  :  pér  a  piid. 

*piilet,  gerbe  d'avoine. 

*piipinet  (et  a),  être  en 
gaieté  ;  —  gé  koiu  piipincl . 

piipyâvde,  se  détramer  : 
une  serviette  piipyàod  quand 
elle  laisse  des  filaments  lé- 
gers sur  la  vaisselle   qu'on 


essuie 

* 


^piiri  (terme  de  jeu). 
Qiiand,  aux  barres,  un  camp 
perd  trois  fois  de  suite,  il 
est  piiri. 

piise,  pousser  :  pHise  d  nnr- 
tur,  pousser  de  nourriture, 
donner  une  nourriture 
abondante  ;  —  bien  soigner. 

p-iisif,  m.,  poussif,  souf- 
flet à  feu  (Cossé). 

^piisiijer  :  fé  à  dépi  d  la 
piisinyer,  fait  en  dépit  du 
bon  sens  (La  Dorée). 

piisô,  pouce. 


pyœ 

*pusye,  nœud  que  Ton 
fiiit  en  se  servant  du  pouce 
ou  de  la  biyet  (Pail). 

*piua.  Quand  les  pois 
blancs  sont  bien  graines,  il 
y  aura  une  année  de  fro- 
ment; quand  les  pois  de 
mai  sont  bien  graines,  c'est 
une   année  de  sarrazin   (L. 

D.). 

pzuamse,  saisir  et  manier 
malproprement.  Cf.  pomse. 

*piuœ  :  i  pelré  œ  pivà  pur 
ènn  avè  la  pya  (proverbe). 

pwert,  porte  (G.). 

*pwet,  f.,  petite  ouverture 
placée  à  côté  de  la  bonde 
d'un  tonneau;  —  tu,  n  é  k 
œn  pivef  (injure);  —  con- 
duit du  pressoir. 

pyakr,  a.,  économe,  inté- 
ressé. 

*pycis,  place  :  à  pyas  dé,  à 
la  place  de,  au  lieu  de. 

pyastye;  se  dit  d'un  champ 
où  la  récolte  est  bonne  ou 
mauvaise  par  places  :  sô  m 
d  karâo  é  tu  pyaseye. 

pyay,  pluie.  Cf.  pyé. 

pyœniâ,  pyœmé,    f.,  petite 


pyè  6 I 9 

balance  dont  se  servent  les 
chiffonniers;  —  romaine. 

pyœmase,  enlever  la  pous- 
sière avec  un  plumeau. 

pyd'inaM,  :^,  qui  laisse 
tomber  ses  plumes;  se  dit 
surtout  d'un  matelas,  d'un 
traversin  de  plumes;  —  qui 
a  des  plumes,  du  duvet  sur 
ses  habits. 

pydmiaiye,  plumassier;  — 
fripier;  —  matelassier. 

*pyér,  prisme  de  granit 
placé  à  la  porte  de  l'église 
et  sur  laquelle  le  secrétaire 
de  mairie  monte  à  l'issue 
de  la  messe  pour  faire  les 
annonces  ou  les  publica- 
tions d'un  intérêt  général  : 
sa  y  a  été  di  su  la  py'er,  disait- 
on  d'un  fait  certain,  indé- 
niable (La  Dorée). 

pyère,  pierrer,  jeter  des 
pierres  à  quelqu'un  ;  —  em- 
pierrer (un  chemin)  (La 
Selle-Craonnaise). 

*pyése  (jsé),  se  plier  avec 
effort  (nord  de  la  Mayenne). 

*pyèstye  :  la  pyas  c  pyèseyé, 
le  sol  est  plein  de  trous. 


620  pyô 

*pyc  (lu),  beaucoup  :  av 
vil  bè  bu  ?  —  lu  pyc. 

pyôle,  faire  entendre  un 
cri  plaintif,  semblable  aux 
cris  des  petits  poussinj  ;  — 


pyo 

se  plaindre;  —  une  femme 
qui  pyol  est  une  femme  en- 
ceinte (La  Selle- Craon- 
naise).  Cf.  pi  ne. 


rnh 


ram 


*râ.  Pour  faire  un  sillon, 
à  Hercé,  il  faut  quatre  raies. 
La  première  s'appelle  râ  d 
kôlè;  la  dernière,  râ  kunoer. 

*rad  :  //  é  hor  à  rad,  il  est 
encore  ivre  (Hercé). 

radèrse,  redresser,  repren- 
dre (quelqu'un),  lui  faire 
remarquer  ses  fautes. 

rafiliuer,  raffiloire,  pierre 
schisteuse  destinée  à  affiler. 
Cf.  afilwer. 

rakéreye,  diminuer  le 
nombre  :  rakéreye  dé  €u, 
enlever  d'un  semis,  d'un 
plant,  des  choux  pour  l'é- 
claircir.  Cf.  ekérsi. 

*rakur6i.  Dans  le  Craon- 
nais,  on  dit  toujours  ah  u 
rakursi. 


*ralc,  continuer  un  travail 
interrompu  (Pail). 

ramàje,  réparer,  raccom- 
moder. Cf.  raïuàee. 

ramàjmà,  m.,  action  de 
réparer;  —  état  de  ce  qui 
est  réparé;  —  récit  dépour- 
vu de  sens.  Cf.  ramàemà. 

'^rainycfo.  Le  dimanche  de 
Pâques  fleuries,  après  la  bé- 
nédiction des  Rameaux,  les 
cultivateurs  vont  dans  cha- 
cun de  leurs  champs  ense- 
mencés déposer  une  petite 
branche  du  rameau  qu'ils 
ont  fait  bénir  à  la  grand' 
messe.  Le  rameau  bénit  pré- 
servera leurs  moissons  de 
la  grêle  et  de  la  tempête. 
Quand  ils  entendront  l'o- 
rage    gronder    et     devenir 


622 


riif 


menaçant,  ils  brûleront, 
pour  l'éloigner,  une  partie 
de  ce  qui  leur  reste  du 
même  rameau  bé'nit  (Lr.). 

ratilnvâie,  ratihive:;e,  bri- 
ser (un  objet);  —  rosser 
(quelqu'un);  —  détériorer 
(quelque  chose)  (La  Selle- 
Craonnaise). 

ratiir,  m.,  allée  et  venue  : 
a  tu  hclœ  fini  tê  tnr  c  té  ratiir; 
—  détour;  —  retour. 

*râtya,  graminée  nuisible, 
semblable  au  ray  grass 
(Hercé). 

ra:^à'(r),  ra^îi,  celui  qui 
rase;  —  farceur. 

râiri,  boutique  de  perru- 
quier; —  métier  de  perru- 
quier. 

rà  (dâ),  successivement, 
avec  méthode  :  fâo  pràr  mit 
uvrej  dé  rà;  —  en  ordre  : 
6  é  bè  d  rà;  fâo  met  sa  he  d 
rà;  —  régulièrement  :  sa  va 
d  rà. 

ràhlè,  ràhlem,  remblai, 
garde-fou,  le  long  des  rou- 
tes. 

rà^èrje,  recommander  ex- 
pressément. Cf.  ràearje. 


rèf 

ràduse,  ramasser  le  foin 
en  s'y  mettant  à  deux,  de 
façon  à  former  une  bande 
dont  on  fait  ensuite  des 
bntyâo  (Hercé). 

ràfirdi{r)  ÇsC),  se  refroi- 
dir, surtout  en  parlant  de  la 
température  :  via  la  frc  ki 
vyè,  l  ta  s  é  ràfèrdi. 

ràfye  (5),  s  ràfijc,  ràfyéje, 
s'enfler  sous  l'action  de 
l'eau;  se  dit  surtout  des 
vases  destinés  à  contenir 
des  liquides  :  la  paon  é  la 
bârik  se  sô  ràfyéjé. 

*ràpli,  pli  au  bas  d'un 
pantalon. 

rùbatr,  resserrer  les  cer- 
ceaux d'un  tonneau  :  viit 
bus  nhn  d  ùtr  ùrbatii  (La 
Selle -Craonnaise). 

ràievir  (a  la),  à  la  rede- 
vire,  en  sens  contraire,  sens 
dessus  dessous  :  s  et  inutil 
de  re  yi  dir,  i  fè  tut  a  la  rde- 
vir. 

rèdrusi,  recouvrer  la  san- 
té; —  redevenir  plus  dru  : 
sa  kinàs  a  rdrusi. 

réforsiÇr),  devenir  plus 
fort,  en  parlant  du  cidre,  ai- 


rem 


grir  :  dèpi  k  mit  sit  a  rforsi, 
y  a  pu  manér  d  ênn  aperce. 

règô:^c  (5é),  se  redresser 
(Hercé). 

réhàte,  réjàte,  mettre  de 
nouvelles  ;â/,  hàt. 

rêkœpe,  refuser  (quel- 
qu'un), remettre  à  plus  tard 
(Mayenne). 

rêkér,  m.,  bouillon  (Châ- 
tillon). 

rèkèpêt  (et  a),  être  ivre  : 
s  métr  à  rèkèpêt,  s'enivrer 
(La  Selle-Craonnaise  et  en- 
virons). 

rèkote,  étayer  de  nouveau  : 
mô  gà,  fô  rèkote  ta  barj,  è  n 
^e  pu.  Cf.  ahote. 

rèkulmà,  m.,  avaloire. 

Rèlestin,  Rlestin,  Ernes- 
tine. 

rèlé,  f.,  partie  d'un  mur 
qui  forme  saillie  et  où  l'on 
peut  déposer  de  menus  ob- 
jets :  /  è  lèse  ma  pip  su  la 
rlé  :  va  m  la  kri. 

*rêmè  :  /  ta  et  ô  rmè  ;  s  n  é 
k  œ  pti  rmè. 

*rèméye  :  j  kre  be  k  i  va 
rméye. 

rènmve,    activer    de   nou- 


rà'd  623 

veau  :  don  yi  en  petit  gnt  par 
yi  rèmuve  lé  sa.   Cf.    emuve. 

*rènar,  cliquet,  petit  in- 
strument adapté  à  une  roue 
pour  l'empêcher  de  revenir 
en  arrière;  —  quiconque  ne 
satisfait  pas  volontiers  à  une 
obligation;  —  tire  a  rnar, 
s'opposer  à  une  chose,  tirer 
en  sens  contraire. 

*rênarde,  agir  à  contre- 
cœur. 

npôr,  repondre. 

rèpdnii,  rponu,  repondu  : 
la  pul  a  rponu. 

rêsipér ,  érysipèle  (La 
Selle-Craonnaise).  Cf.  ré:(i- 
pèr. 

râtres,  èrtres,  retresse,  cha- 
pelet d'oignons. 

rùturn  (gu  dt),  goût  de 
revenez-v.  Cf.  révnézi. 

rèvenây,  mauvais  grains 
qui  se  séparent  des  bons 
dans  le  triliage.  Cf.  piy, 
vènay. 

rœd,  raide  (superlatif)  : 
rœd  bô,  très  bon.  Cf.  jure; 
—  parti(r)  rœd,  partir  vive- 
ment et  tout  droit  :  le  vin 
de    Champagne    part    râ'd; 


624  '■(<; 

lu  lapin  part  ràil  au  sortir 
de  la  garenne  (La  Sclle- 
Craonnaisc). 

ni^yâo,  roseau  (iris  de 
rivière.  Cf.  pave. 

réeape  {se),  se  tirer  du 
danger;  —  se  rétablir. 

*re,  rien  qui  vaille  :  /  gà 
Pycr  s  c  rè,  s  é  rc  à  hit,  i  n  é 
d  rè;  —  œn  a  fer  de  rè,  une 
chose  de  peu  d'importance. 

règâ,  cimetière  (Gorron); 
c'est  sans  doute  un  ancien 
nom  propre. 

*ri  {lire  du),  faire  une 
tranchée  le  long  des  haies  et 
couper  les  racines.  Les  fer- 
miers disent  qu'on  gagne 
cent  sous  par  jour  à  faire  ce 
métier-là,  car  leurs  récoltes 
s'en  trouvent  bien  (Hercé). 

ribàbèl  {a  la),  à  la  queue- 
leu-leu;  —  en  forme  de 
suspension  ajustée  vaille- 
que-vaille. 

ribohi,  i.,  régal  :  œn  put  il 
ribobi  d  ta  à  ta,  sa  rùvœy 
(Li  Selle-Craonnaise).  Cf. 
riqobi. 

rigole,  faire  une  rigole  le 


nis 

long  des  haies  et  couper  les 
racines  (La  Dorée).  Cf.   ;/. 

*robi€ô,  m.,  petite  robe 
pour  enfant  (La  Selle- 
Craonnaise). 

rokan,  i.,  roches,  rochers. 

rolas,  f.,  endroit  où  des 
animaux  se  sont  roulés  dans 
la  poussière.  Cf.  vanas. 

rô'^^ye,  rosier  :  rô:^'e  ô  kra- 
pa  (La  Dorée)  ;  rôiye  ô  vile 
(Hercé). 

*rôdi  :  rodi  d  la  blos,  écar- 
quiller  les  yeux. 

rin',  fn€Ô,  corbeille  à  pâte 
pour  enfourner  le  pain. 

rusi{r),  réussir. 

*ruttitu  :  vyœ  rutiitu, 
homme  de  peu  de  valeur 
(Hercé). 

rti^e,  adroit,  intelligent  : 
s  et  à'H  uni  niéeà  é  ru:(e  pi  /;( 
éfiiy. 

ml  (()),  au  courant  :  5 
met  ô  ml;  i  kinàs  a  et  ô  ml. 

mniiyo,  sifflement  de  la 
poitrine  et  du  nez  quand  on 
est  enrhumé  (Hercé).  Cf. 
roniyd. 

*nislè,  marqué  de  taches 
de  rousseur.  Ct.  /(•;/<'. 


rîue 

*rusié  :  î  s  àt  sa  fit  tu  œn 
sakré  rusté  kê  l  paé  à  volé. 

rnyc,   roulier,    charretier. 

ru^,  violon. 

rvéné^i  {gu  dé^,  goût  de 
revenez-y  (La    Selle-Craon- 
naise).  Cf.  rèvnéz}. 
^  rwàdone,      miauler     très 
haut.  Cf.  riuâode. 

rwè  :  file  6ô  rioè,  faire  ron- 
ron. 

*rwel.  Quand  on  laboure, 
si  les  rouelles  viennent  à  se 
renverser  sens  dessus  des- 
sous, on  s'écrie  :  via  l  taber- 
nak  €é  su  l  kure\  i  n  era  piuè 
d  mes  dimà€  (Hercé). 


ryé  625 

*rwèic,  tourner  son  rouet; 
—  riuète  sô  ^aplê,  réciter  son 
chapelet  (La  Selle-Craon- 
naise). 

rû'é,  f.,  feuilles,  paille, 
foin,  épines,  qu'on  étend 
dans  la  cour  des  métairies 
pendant  la  mauvaise  saison 
(La  Dorée,  La  Selle-Craon- 
naise)  :  y  ê  d:{  èpin  pye  lé  pat, 
j  é  kuru  a  patqx)  su  la  rwé.  Cf. 
pasye. 

ryé,  m.,  rive  :  rgad  do  là 
l  là  du  ryé,  s  é  pyè  d  gérnôy  ; 
l  gâ  Sine  a  vnlu  sdote  su  lé 
ryé,  il  a  eu  l  dér  dà  la  patuy. 


G.  DoTTiN.  —  Glossaire. 


40 


san 


sàb 


*sabô,  il  y  a  deux  sortes 
de  sabots  :  les  gru  sabô  pour 
les  jours  ordinaires,  et  les 
6ahô  mirlode,  fislure  pour  le 
dimanche;  ils  sont  en  hois 
noirci.  Autrefois,  on  portait 
des  sabô  jâon  fumés  à  la  che- 
minée, à  bout  pointu.  Les 
sabô  jàon  ont  disparu  en 
même  temps  que  le  bonnet 
rouge.  On  en  voyait  encore 
en  1865  à  La  Dorée,  et  il  y 
a  quinze  ans  à  La  Sellc- 
Craonnaise  (L.  D.). 

sagiuè,  gourmand.  Cf. 
ahui. 

salopyaiu,  d,  sale,  dégoû- 
tant (Laval  et  le  sud  de  la 
Mayenne).  Cf.  salie/). 

sanét,  f.,  petit  couteau  en 
mauvais  état.  Ct.  sanè. 


sanûr,  couture  qui  reste 
après  que  la  truie  a  été  châ- 
trée (Craonnais).  Cf.  gôrur; 
—  couture  ou  reprise  mal 
faite. 

sâoiiiye,  saunier  (La  ScUe- 
Craonnaise).  Cf.  sdone. 

*sâûHuer,  jeu  d'enfant,  qui 
consiste  à  franchir  un  petit 
obstacle  composé  d'une 
baguette  horizontale  repo- 
sant sur  deux  baguettes  ver- 
ticales fixées  en  terre. 

sarf,  cerf. 

saritmmi,  cérémonie. 

sariiâo,  cerneau. 

sàbyé,  f.,  assemblée;  fête 
populaire;  —  n'importe 
quel  objet  merveilleux  ou 
remarquable  :  jù  n  hôné  pwl 


sêg 

d  pu  bel  6àbyé  k  1  êgli:{  Notre 
Dam. 

Sàdr,  Sàdrin,  Alexandre, 
Alexandrine. 

sàtinèl  (La  Selle-Craon- 
naise).  Cf.  6àtwer. 

6àtwer,  f.  pL,  moustache 
du  chat;  on  ne  doit  pas 
couper  les  sàtiuer  ou  rninâsin 
du  chat,  sans  quoi  il  perd 
l'odorat  et  ne  peut  plus 
prendre  de  souris  (L.  D.). 

*sêgré.  Formule  à  laquelle 
est  attaché  le  pouvoir  de 
guérir  telle  ou  telle  maladie. 
Le  secret  peut  se  transmettre, 
mais  il  £iut  qu'il  passe  d'un 
homme  à  une  femme  et  ré- 
ciproquement. Si  l'alter- 
nance de  sexe  n'est  pas  ob- 
servée, le  sorcier  commu- 
nique son  pouvoir,  mais  le 
perd  lui-même.  Si  le  sorcier 
fait  connaître  son  secret  à 
une  personne  d'un  sexe  autre 
que  le  sien,  il  conserve  son 
pouvoir  tout  en  le  commu- 
niquant. On  guérit  par  se- 
cret les  dartres,  les  brûlures, 
la  fièvre.  Après  des  incanta- 
tions consistant  en  des  mots 


6er  627 

cabalistiques  et  en  certains 
signes  faits  sur  le  malade,  le 
sorcier  coupe  une  branche 
à'arkàsye  (dont  la  longueur 
est  égale  à  la  taille  du  ma- 
lade) et  la  met  à  sécher 
dans  la  cheminée.  Quand 
la  branche  est  bien  sèche,  le 
malade  est  guéri  (D'    L.). 

*'Sèkiue  :  y  té  va  sêhue  l  po- 
riyô  (La  Selle-Craonnaise). 

■sêpJé,  cépée,  de  coudrier, 
de  saule,  etc.  :  lé  pi  nijà  tut 
U  né  dà  nô  séplé. 

icietô,  serpent,  grande 
couleuvre.  Cf.  €U€td. 

sà'l,  6é,  se,  sel.  Une  fer- 
mière ne  porte  jamais  une 
potée  de  lait  au  bourg  ou  à 
la  ville  sans  avoir  jeté  quel- 
ques grains  de  sel  dans  son 
vase,  pour  éviter  toute  action 
des  sorciers  (La  Selle-Craon- 
naise) . 

sœlmà  (jîî),  seulement. 

*6œy,  f.,  scie. 

6ér,  f.,  morceau  de  fer 
aplati  à  une  de  ses  extrémi- 
tés. Voir  hot. 

serimuni,  cérémonie.  Cf. 
sari  muni. 


628  ft- 

scrkn,  serpe  (La  Dorée); 
—  vyœ  scrhi  (injure);  — 
hroye  koin  œ  vyœscrkn,  crier 
beaucoup. 

sèrtijî,  salsifis. 

5enii(r)  :  sa  scr  ôtà  ko  m 
dû  pise  su  le  kord  d  œ  vyolà  pu 
l  fer  dir  (proverbe). 

se  :  reste  kom  œ  se  ki  n 
géri  d  rc. 

*5è  Bervè.  Saint  Bertlievin 
était  marchand  de  veaux. 
Une  année  de  sécheresse,  il 
était  très  embarrassé  pour 
faire  boire  ses  veaux  :  il  se 
mit  en  prière  et  une  fon- 
taine apparut.  C'est  la  ton- 
taine  miraculeuse  située  à 
Saint-Berthevin-la-Tannière. 
Quand  on  a  la  fièvre,  il  faut 
aller  à  jeun  vider  et  curer  la 
fontaine.  Cette  opération 
terminée,  la  fièvre  a  disparu 
(L.  D.). 

*6è  Jorj  :  a  la  se  Jorj,  l  hye 
a  l  épi  dà  la  gorj.  On  dit 
qu'une  femme  fait  se  jorj 
quand  le  jupon  de  dessous 
dépasse  la  robe. 

*sè  sa  :  ko  m  si  l  se  sa, 
beaucoup,  très,  fort  :   /  bue 


se 


kom  si  l  se  sa,  il  travaille 
comme  si  le  diable  le  pous- 
sait. D'ailleurs,  la  locution 
kom  si  l  yab  ;i  exactement 
le  même  sens  :  /  /.•///■  kimi  si 
I  yab,  il  va  très  vite  (Craon- 
nais).  Par  extension,  se  sa, 
mis  peut  être  pour  se  sa  yâb, 
a  pris  la  signification  d'un 
véritable  substantif  :  /  fè  œ 
va  du  se  sa,  un  vent  du  dia- 
ble (Lr.). 

set  Abrahà.  Saint  Abraham 
a  une  chapelle  à  la  Bigot- 
tière  -  en  -  Fougerolles,  où 
l'on  allait  à  jeun  en  pèleri- 
nage pour  se  guérir  de  la 
colique  (L.  D.). 

set  Etyen.  On  ne  doit  pas 
manger  de  soupe  de  choux 
le  jour  de  la  fête  de  saint- 
Étienne,  car  saint  Etienne 
avait  été,  dit-on,  lapidé  au 
milieu  des  choux  (L.   D.). 

set  Ulali,  sainte  Eulalie, 
i6  février.  Si  le  soleil  luit  à 
la  sainte  Eulalie,  il  sera  des 
pommes  à  folie  (D"^  L.). 

*st'  Tirali,  etc.  Ces  saints 
sont,  dit-on,  à  Levaré  (La 
Dorée). 


sob 

set  Petroniy  :  kà  i  pyœ  I  ju 
sèt  Petroniy,  e  un  a  pu  karàt 
jîir  à  seee  ségêniy. 

sine,  saigner. 

sine,  si  ce  n'est,  sans  : 
sine  sa,  sans  cela  (Saint- 
Sam  son). 

*sitr.  Le  cidre  fait  au 
croissant  pommasse  tonte 
l'année;  le  cidre  fait  au  dé- 
cours ne  pommasse  pas 
(Hercé);  —  barb  kulœr  de 
sit  du,  barbe  d'un  blond 
jaune. 

sinén  sèt,  senîaine  sainte. 
Si  l'on  boulange  pendant  la 
semaine  sainte,  on  mange 
du  pain  moisi  toute  l'année; 
si  l'on  fait  la  buée  pendant 
la  semaine  sainte,  il  meurt 
une  personne  de  la  maison 
dans  l'année  (Saint-Berthe- 
vin-la-Tannière). 

sobriké.  Yoid  quelques 
termes  du  blason  populaire 
du  Bas-Maine  :  les  Petauds 
de  Nuillé,  les  Bruants  de 
Soulgé,  les  Peieurs  du  Bois- 
Gamast,  les  Fous  de  Mont- 
flours,  les  Herqueliers  d'Ar- 
gentré,     les     Mignons    de 


sôr  629 

Maisoncelles,  les  Berauds  de 
la  Guerche,  les  Morfondus 
d'Anthenaise,  les  Escour- 
reurs  d'Olivet.  Voir  le  Noël 
national  pour  le  comté  de 
Laval.  Cf.  fiy,  mwentyào. 

soge,  croupir  :  ta  hafe  é  à 
trë  d  soge.  Cf.  joge,  jogre,  kra- 
:(ine  (Laval). 

sôr.  Pour  un  manque- 
ment de  nature  inconnue, 
les  curés  avaient  au  temps 
jadis  le  droit  de  jeter  la  hér 
aux  campagnards.  Sous  l'in- 
fluence de  ce  sort,  la  per- 
sonne se  changeait  vers  le 
soir  en  animal  :  loup,  sou- 
ris, etc.  Il  lui  fallait  en  cet 
état  courir  pendant  toute  la 
nuit  pour  se  prosterner  de- 
vant sept  croix  adorées 
(pourquoi  adorées}^  et  la 
forme  humaine  ne  lui  reve- 
nait qu'au  matin.  Beaucoup 
ne  pouvaient  accomplir  en 
entier  chaque  nuit  ce  long 
pèlerinage.  Au  bout  de  quel- 
que temps,  ils  dépérissaient 
et  la  mort  s'ensuivait. 

Dans  une  ferme  où  le 
fermier  avait  reçu  la  hér,  les 


630  sàr 

domestiques  furent  très  sur- 
pris un  matin  on  se  rendant 
aux  ciiamps  pour  faucher 
d'apercevoir  un  loup  énorme 
qui  se  promenait  dans 
l'herbe;  ils  déposèrent  leur 
pichet  de  cidre  au  pied  d'un 
arbre  et  se  préparèrent  à 
donner  la  chasse  au  loup. 
Pendant  qu'ils  s'éloignaient, 
celui-ci  courut  au  pichet, 
but  quelques  gorgées  et 
reprit  aussitôt  la  forme  hu- 
maine. Les  faucheurs  recon- 
nurent leur  maître;  mais  ils 
se  gardèrent  bien  de  boire 
au  pichet  après  un  individu 
qui  portait  la  hcr^  de  peur 
que  le  sort  ne  tombcât  sur 
eux. 

Une  jeune  fille  condam- 
née à  ces  courses  nocturnes 
en  compagnie  de  six  autres 
loups  pria  pendant  le  jour 
une  de  ses  amies  de  l'at- 
tendre la  nuit  suivante  à  un 
certain  carrefour,  de  laisser 
passer  les  six  premiers  loups 
et  de  frapper  le  septième 
avec  un  trousseau  de  clefs 
qu'elle  lui  remit.  La   com- 


su 

pagne  exécuta  fidèlement  ce 
qui  lui  avait  été  demandé  : 
elle  asséna  sur  le  septième 
loup  un  coup  assez  violent 
pour  que  le  sang  jaillit; 
c'était  suffisant  pour  déli- 
vrer de  la  hér.  Aussitôt  le 
septième  loup  reprit  sa 
forme  de  jeune  fille,  et  les 
deux  amies  s'en  retour- 
nèrent joyeuses,  sans  rien 
dire  à  personne  de  leur 
étrange  aventure,  de  peur 
que  la  connaissance  de  cette 
affaire  ne  les  empêchât  de 
se  marier  dans  la  suite  (Lr.). 
Cf.  hcfcmoni. 

6ôniJse,  psautier  (La  Selle- 
Craonnaise). 

6ré:(Ie,  5ri:(le,  confiture  de 
cerises.  Cf.  5êri:^e. 

6urine,  couler  goutte  à 
goutte,  suinter;  se  dit  sur- 
tout d'un  fût  qui  laisse  pas- 
ser cidre  ou  vin  goutte  à 
goutte  sans  qu'on  parvienne 
à  rétancher  (La  Selle-Craon- 
naise)  ;  —  au  figuré  :  ///  m 
surin,  tu  m'assommes  (Châ- 
teau-Gontier). 

su    inarhc.    Pour     rccon- 


5ur 

naître  si  les  sous  marqués 
étaient  bons,  on  faisait  rou- 
gir une  pelle  au  feu  et  on 
plaçait  dessus  les  sous  mar- 
qués; s'ils  bleuissaient,  c'est 
qu'ils  étaient  bons  (L.  D.). 

S'iip,  f.  pi.,  tranches  de 
pain  taillées  pour  la  soupe. 

6îlrene,  de  deux  ans  ou 
plus  (graine). 


syé  63 1 

*suri£âod,  poires  cuites  au 
four. 

6usye  Çsé)  :  /  m  à  susi  be, 
cela  m'est  égal. 

*sye,  setier,  mesure  d'eau- 
de-vie  valant  deux  petits 
pots. 

6yérje,  syérjye,  cirier,  fabri- 
cant ou  marchand  de  cierges 
(La  Selle-Craonnaise). 


ta 


ter 


ta,  tas  :  a  ta,  en  masse. 

tàole,  tauler,  battre  bruta- 
lement :  kà  l  yâb  é  fâee,  i 
tâol  6a  bon  fam. 

*Tàmiyer  (La).  D'après  la 
tradition,  le  bourg  de  Saint- 
Berthevin-la-Tannière  avait 
à  l'époque  de  l'invasion  an- 
glaise une  importance  con- 
sidérable. On  disait  autre- 
fois :  vil  Tâonyer,  bar  Lava. 

tape  (jsf),  s'étaler  :  6a  6 
tap  6U  6a  rob  (Pontmain). 

tare,  animal  imaginaire  : 
kôr  lu  tare  (Craonnais).  Cf. 
tiuar. 

tâtîyâ,  jeu.  Cf.  tàtiyâ. 

*tà  :  avêr  n6i  bô  ta  dé, 
avoir  aussi  bon  temps  de, 
faire  mieux  de;  —  nsi  bô  ta, 
mieux    vaut,     autant    vau- 


drait :  6  ê  ko  m  sa  k  tu  travây, 
iisi  bô  ta  rè,  autant  vaudrait 
ne  rien  faire. 

*làdr,  délicat,  sensible  : 
pyé,  yœ  tàdr. 

tèrbi  (5),  se  cacher,  se  met- 
tre à  l'abri,  se  dissimuler. 

iùrbii,  a.;  se  dit  des  ani- 
maux qui  ont  le  dos  en  faîte 
de  maison  :  via  ani  mivc:^ 
va£,  ùrgardé  kom  ùl  é  tt'rbu 
(Marcillé-la-Ville). 

*thfiuè,  trcfouel,  grosse 
bûche  à  brûler;  —  marc 
desséché  destiné  à  servir  de 
combustible  en  guise  de 
bûche;  —  grosse  pierre  qui 
remplace  la  bûche  dans  les 
foyers  de  nos  campagnes; 
—  plaque  de  fonte  adossée 
à  la  cheminée. 


tor 

têrmayer,  crémaillère. 

*têrvè,  t,  chétif,  -ve;  — 
nerveux,  toujours  en  mou- 
vement; se  dit  des  enfants. 

têtà,  tante. 

tœrki,  blé  de  Turquie, 
maïs. 

te  dêoni  :  té  déom  lâodamu, 
du  tiiba  je  n  à  pérnô  pu  (Ca- 
téchisme travesti). 

tem,  couvert  de  taches  de 
rousseur.  Cf.  pig^c,  nisle. 

tenu,  f.,  sorte  de  grami- 
née. 

té  sâovej,  thé  sauvage, 
Lithospermum  arvense. 

*tîre,  prendre  :  6é  sabô 
tira  l  yâo  (La  Dorée);  — 
tire  a  rnar,  reculer,  être  ré- 
calcitrant; —  s  tire  mègr,  se 
tirer  maigre,  présenter  de  la 
difficulté  ;  —  5  tire  d  epésœ, 
se  tirer  d'épaisseur,  être  in- 
suffisant ou  à  peine  suffi- 
sant (La  Selle- Craonnaise). 

tirm,  sorte  de  jeu  de 
cartes;  —  personne  avare  : 
la  mér  tirsn  n  je  pwe  d  krédi 
(La  Selle-Craonnaise). 

tô,  /,  tout,  -e. 

toreèné,  torche-nez.   Pour 


tra  633 

tenir  un  cheval  tranquille 
pendant  qu'on  le  soigne,  on 
fiit  un  torche-nez,  c'est-à- 
dire  qu'on  lui  lie  la  lèvre 
supérieure  avec  de  la  filasse 
puis  on  passe  dans  la  filasse 
un  bâton  qui  permet  de  la 
serrer. 

torélyer,  vache  qui  ne  con- 
çoit pas,  tout  en  restant  en 
chaleur. 

*tortiue,  r.  Qui  pose  mal 
les  pieds  en  marchant,  qui 
use  ses  souliers  d'un  côté 
plus  que  de  l'autre  :  se  suyé 
la  n  sô  pâ  a  taé,  i  sa  a  tortwe. 

tôbèt,  action  de  tomber 
par  suite  de  l'ivresse.  Cf. 
bœvet. 

tôtô,  terme  général  pour 
désigner  les  hommes  dans 
le  langage  des  enfants  :  di 
bôju  à  tôtô. 

trak,  f.,  bavarde. 

trakète,  jouer  du  trakê, 
manœuvrer  la  crécelle. 

trap  (tire  a  la),  prendre 
avec  une  fourche  le  foin 
que  l'on  présente  à  la  trappe 
et  l'introduire  dans  le  gre- 
nier. 


634  "■'- 

*lr(vl,  coureuse  :  vey  irai 
(terme  injurieux);  —  mois- 
sonneuse (machine). 

Ird'lar,  d,  trœyé,  r,  cou- 
reur, bolième. 

*/;vm5,  pi.,  vases,  sou- 
pières, vaisselle  en  général, 
mais  de  qualité  inférieure  et 
en  mauvais  état  (La  Sellc- 
Craonnaise). 

*trê,  f.,  couteau  muni 
d'un  manche  rond  terminé 
par  un  sifflet  et  qu'on  atta- 
chait avec  une  corde  au  gi- 
let des  petits  garçons.  Cf. 
annel. 

très,  tresse,  chapelet  d'oi- 
gnons. Cf.  rètres. 

trésor,  trésor.  A  la  butte 
aux  Anglais,  de  la  Paqueri- 
nais  en  Saint-Berthevin-la- 
Tannière,  il  y  a  un  trésor; 
un  chemin  souterrain  pas- 
sait par  là.  De  même,  sur 
les  rochers  de  la  Louvetière 
(dolmen),  il  y  a  un  trésor 
caché  qui  sera  découvert 
par  un  coq  en  grattant  (L. 
D.). 

irènase,  trcne,  être  lan- 
guissant,  maladif  :  y  a   Ira 


tïùe 

loi  à  ^  î  trènas,  i  n  à  se  pu  (;ér 
là  (La  Selle-Craonnaise). 

trikà,  brelan  :  trikô  kar, 
brelan  carré  (La  Dorée). 

//////,  cheval  (terme  en- 
fantin). Cf.  (indu. 

liiltir,  tout  lourd,  imbé- 
cile (La  Dorée). 

tupê,  chignon. 

t'Upi,  fille  de  mauvaises 
mœurs. 

tiiriyone,  entourer  un  ob- 
jet d'une  ficelle,  d'un  hl. 

turiyô,  fil  àtnriyom;  — 
objet  entouré  par  le  fil. 

*iu7ie.  Le  3 1  décembre,  on 
dit  aux  naïfs  :  va  dô  tuze  Je 
vœ€  àtér  lé  dé  kôn  pu  Je  c  n 
nmjjà  piuè  J  resté  d  l  èné  (La 
Dorée). 

*lwar.  C'est  le  darou  des 
Vosges.  Cf.  Sauvé,  Le  fol- 
klore des  Hautes-Vosges,  p. 
365. 

*tïbAo  :  tibâo  d  pom  dé  ter, 
tige  de  pomme  de  terre 
(Hercé).  Cf.  pt\a. 

*tzL'e.  On  enlève  le  sang 
tué  avec  un  cataplasme  de 
mousse  crapaudine  et  de 
blanc  d'ccut. 


u 


V    lu     lu    y     x_ 


ven 


u 


iimlet,  omelette.  Cf.  amkt. 
ut,  autre.  Cf.  dot. 

V 

valè  d  mdnye,  valet  de 
meunier.  Cf.  po^tonye. 

va,  vent.  Au  dimanche 
des  Rameaux,  on  regarde 
d'où  vient  le  vent.  La  direc- 
tion qu'il  a  ce  jour-là,  il  la 
garde  pendant  la  plus  gran- 
de partie  de  l'année  (L.  D.). 

vêlwè,  morceau  de  lard 
dont  on  se  sert  pour  grais- 
ser (Hercé). 

*vèrd,  f.,  bâton. 

vèi'du,  verrat;  —  terme 
injurieux.  Cf.  verdu. 

*venigut  (a).    Le   jeu   de 


colin-maillard  exige  que  le 
chat  soit  avaiigtit. 

verdyé,  onglée  :  il  a  alrape 
œn  bon  verdyé.  Cf.  logé. 

venna,  m.,  vermine.  Cf. 
verménye. 

vèrô,  verrat. 

véru,  verreux. 

*veyé,  réunion  cà  l'occasion 
de  la  cuisson  âiupome,  du  père 
ou    du    sèri^le.  Voir  sèri^le. 

*vèyet  : 

Quand  je  fus  là-bas,  la  youk 

La  youk,  dans  un'  pièc'  de  choux 

Je  courus  par  la  veyette 

Et  crac  !  me  voilà  cheyu  ; 

J'en  cassis  mon  assiette 

Et  tous  mes  rillots  perdus. 

(Chanson.) 

*veyi(j-)  :  s  kê  s  é  kê  d  veyi  ! 
ve^dé  eyè  (juron). 


636  lyd 

virlmyô,  turbulent,  irré- 
fléchi. 

vire  {1 11(^1},  a.,  mal  luné, 
de  mauvaise  humeur. 

virhbJe,  zigzag,  détour  : 
fer  dé  virkolc,  marcher  en 
zigzag  pour  dépister  un  ad- 
versaire, au  jeu.  Le  lapin 
poursuivi  par  les  chiens  fait 
des  virhàlc  pour  les  dérouter 
(La  Selle-Craonnaise). 

viyè,  viyen,  vilain,  vilaine 
(La  Selle-Craonnaise). 

vi:^méla,  vise-moi-là,  tout 
objet    voyant    (Andouillé). 

*vlè.  On  dit  d'un  travail 
utile  :  afér  sa,  ô  gén  d^  èdul- 
jàs  hom  a  iive  dé  vlè. 

vniÇr),  venir  :  a  vnir  a  vu, 
en  faisant  pencher  de  votre 
côté  :  met  Je  a  vnir  a  vu. 

*vulèr  :  h  sa  sej  s  kè  sa  vn- 
dra;  k  i  fèjè  l  ta  k  i  vudra. 

*vyâo  :  vyâo  d  la  porc, 
tiges  de  poreau  montant  en 
graine;  —  fer  dé  vyâo,  jeu 
d'enfants  qui  consiste  à  se 
pousser  les  uns  contre  les 
autres  sur  un   même   banc, 


-tr 


de  façon  à  fliire  tomber  le  pre- 
mier du  banc.  C'est  un  jeu 
qui  se  joue  pendant  la  classe. 
vyè,  vite  (Pontmain).  Cf. 
vyâo. 


IV 


WiV,  oui  :  ma  je  vuà  (Ca- 
relles). 

lue  sâovej.  Quand  les  oies 
sauvages  passent,  elles  lais- 
sent toujours  du  mauvais 
temps  derrière  elles  (Saint- 
Berthevin-la-Tannière). 

\vèhar,  boiteux.  Cf.  brak, 
kàbre. 


w 


d'il  d  aspi,  huile  d'aspic, 
essence  de  térébenthine. 

y 

yad,  flide  :  ti  Je  mwâ  pc, 
sa  II  é  ni  Jcé  ni  Jve  ni  saJe,  s  é 
yad  (Oisseau). 


:;érô  :  iJ  é  koni  :^érô  à  €ifr. 
Cf.  ô. 


INDEX   DES  MATIÈRES 

(Les  mots  contenus  dans  le  Supplément  sont  relevés  à  la  suite 

des  autres.) 


Agriculture. 

afye 

àhœd 

bràl 

ékipéj 

àj 

àher 

brèk 

émotwer 

ané 

àkart 

brikar 

émus 

anerte 

àkôna 

bu  Mo 

énerte 

apye 

àner 

bîirgin 

épâol 

arbl 

àpétr 

bursul 

étap 

anui 

àt 

burydo 

fâoeè 

asimà 

badèn 

mby 

fdosiyô 

asuye 

bajarè 

earjwèr 

fêrt 

asiuiye 

bakê 

ۉrt 

jèrtwer 

atèl 

baku 

■eàbêryér 

jtrwè 

atràpa 

balwer 

mtyer 

fènues 

avalwer 

banâo 

ێru 

féryd 

avàri 

barj 

€etr 

fœsiue 

ave 

bêru'êt 

éètr 

ferma 

avèri 

béeet 

ۏtyer 

feszue 

àbu 

bèn 

day 

fosiuer 

àbunde 

benâo 

dé:(ertwer 

fôdiâ 

àbye 

bon 

dusyer 

fnuet 

àdè 

bôsél 

éelo 

fîl£ 

âgre 

bràear 

éeyœ 

fnlwer 

638 


INDEX   DES    MATILRF.S 


fiirۏ 

kulc 

perwsér 

sômc 

jura 

ktirét 

pœrye 

shnel 

fuswer 

hipùlycr 

pékâs 

sèpU 

fyào 

hipyer 

per€ 

sermyàû 

gablô 

hirbùto 

perewer 

sersyào 

gad 

hirj 

pertu 

seye 

géré 

hiiiô 

pibern 

seyô 

gmt 

kutyér 

pikô 

5îue 

gosyâo 

hiye 

pilmot 

tap 

grésc 

kwèt 

pilwer 

tapisri 

guvè 

kweyào 

pînâ 

tavel 

gwe 

kweye 

pluma 

tèr^âo 

hâos 

liiiiô 

piilet 

tèriwe 

hardye 

major 

pycU 

tœbtryâo 

ha^ 

mâtè 

pyô 

tèlô 

hè€ 

màtê 

rahan 

tèbârydo 

hcrk 

mékanik 

rahèn 

îihar 

hé^ 

mnlar 

ragô 

tôb 

huې 

mulej 

rakâo 

lôbêryâo 

jâoj 

mulinè 

7'aJiol 

tôkin 

javlô 

nef 

raUhuer 

tramiue 

jiirnalyer 

nivcl 

rallêt 

trainue 

karyâo 

orbyào 

ràd 

irà€ 

hobès 

ôbye 

rôti 

irètnzue 

hfê 

ôdê 

rôd 

trèn 

m 

panyâo 

rulê 

tribar 

kosyào 

par  en 

riiti 

tilS 

kôlr 

paron 

rwel 

hue 

hoye 

panues 

ryô 

vanay 

kôiak 

paspartu 

iabô 

vanet 

hapAo 

pasyc 

6àsu 

vanwer 

INDEX    DES    MATIERES 


639 


varè 

îuet 

eèvè 

kutis 

vàtzue 

yâob 

eènô 

làd 

vènay 

yok 

£olkér 

lâdè 

vénêt 

yup 

derêsiuer 

pdwe 

vùrd 

aۏt 

dyabe 

pihè 

vœy 

adéfye 

frwésé 

piy 

venwe 

aswiyâ 

galet 

platin 

verj 

àreyur 

galvâode 

plàsône 

vermè 

bcUar 

garvmde 

pot  a  fâo 

versay 

bèrbyd 

gresyer 

pîilet 

vétiye 

bœ 

hâ 

piuet 

vèy 

bernagô 

hàt 

râ 

véyet 

blet 

hèrs 

rakêreye 

veyô 

bot 

juk 

ràdme 

veyoe 

brèkzue 

jvalô 

rèkuliiiâ 

vilote 

brïili 

jiuiy 

ri 

virmè 

biilô 

kulyâo 

rigole 

vola 

byet 

kupyer 

rïvé 

vîuayet 

^ap 

hirtô 

Animaux. 

àeé 

arôdel 

hèrbyèt 

bît 

agas 

àj  de  mule 

bêrû'à 

bî 

amèyer 

àténà 

bèzu 

bidi'uy 

anuyer 

àvê 

bé 

bigœrnô 

âovè 

bêdè. 

bà'dô 

bigorftâo 

arèii 

bêdu 

berjbnet 

bik 

arène 

bêle 

beru£è 

bikayô 

arôd 

bùrbi 

beistyal 

bikê 

640 

INDEX 

DKS    MATI^.RES 

bikô 

€ZUà 

génàod 

karpyào 

bilctô 

€Û>èrii 

gcpe 

ka:{ak 

biribi 

€yào 

gèvr 

kùnèt  . 

birdk 

€yèvr 

V^P 

kèrwcyer 

bôdré 

eycnkào 

gibé 

kœ 

brokê 

de 

gipê 

hvU 

bnià 

éeabà 

gor 

kœn 

biirdè 

ékh-bie 

gore 

m 

bit  ri 

ékiibl 

gorè 

ko 

Imrieè 

ckiuirœy 

gorj  riij 

ko€ 

buvar 

enya 

grésê 

koksigrol 

buvrœ 

enyet 

groa:{el 

kbku 

eabiuèsyâo 

ènào 

gwe 

kola 

€adrbnè 

éfièl 

hèrà 

kônar 

€an 

épée 

huۏ 

kôniy 

eardrànè 

érôd 

Jmrè 

kôpi 

€aspi 

eskarlàd 

imo 

korbè 

eatny 

évèyet 

jâ 

korbyào 

€tuerii 

èglet 

jakô 

kosô 

etvrœl 

Ma 

jars 

kôniy 

€à€t5 

fonni 

jironèl 

krapâo 

ۏn 

frâlô 

jodel 

krasu 

£êrdronê 

frémi 

jiidel 

■     kufiiree 

ۏrf 

fromi 

jup 

kû 

eèrfœy 

fukê 

jval 

knrfnreé 

eerplœ:^ 

gêrnâxel 

jvâo 

kutiiryer 

ceyào 

gèrnoy 

JVC  m 

ku'â 

€e 

cèrnue 
0 

jibern 

làgmt 

€i4tÔ 

gérwazel 

l-ahâo 

lœ 

€Ô 

gèrxiyô 

kalàdr 

kti€ 

€H€tÔ 

gœvr 

lào^ào 

Iclô 

INDEX    DES    MATIERES 


641 


lîewer 

mus 

pirotô 

ruslet 

ligd-e 

mut 

pirô 

rwâo 

lira 

muton 

pitîva 

sâotrikê 

lo€ 

myèl 

pivar 

sàotrikô 

loryœl 

myelètyâo 

piver  gàr 

sapya 

lubin 

ninâo 

portèpik 

sèval 

lu  ma 

nipuput 

potâo 

sélô 

lunô 

noriturydo 

pôhu 

serpidâ 

lu 

nuyer 

pupu 

sinar 

hivet 

orfra 

pustô 

sori 

lyœvr 

ôvè 

pu 

SU4t5 

màogriv 

papeyd 

pursyal 

surjétô 

mifovir 

pas 

pnit 

sus 

margoiè 

pèk 

pwœ 

Sîir 

marku 

pèkàtè 

pyâo 

sure 

maryonet 

pèhnasô 

pyu 

surisâod 

masonè 

pereâosé 

rag 

surisa 

ma 

pés 

rana:(el 

tak 

màket 

pés  busoner 

ràdu 

tâopl 

mel 

peso 

rénâ^el 

ta  borii 

mœlœx_ 

pésyâo 

rœ:(érydo 

tâtalik 

mêntô 

pis 

ridé 

tœrtr 

mes 

pifol 

rik 

tœrtrel 

mé^ag 

pij 

rikar 

tir^é 

mé^ig 

pijonyâo 

ros 

ter 

mi 

pikruyer 

roslê 

tore 

mix^grît 

pimzvet 

roiêryâo 

toryâo 

moryâo 

pir 

ruj 

trâ 

mue  d  or 

pirèt 

rujè 

tray 

mukl 

pirli 

ruset 

trè 

murô 

pirô 

rusinol 

truet 

DOTTIN. 


Glossaire. 


•II 


642 

INDF.X 

DES    MATIHRES 

trnt 

vyAo 

bie 

kœ  fiirré 

trivat 

vycdai 

blutiver 

l^ersélè 

tuet 

luà 

bônar 

ko 

turk 

ivîiy 

bwate 

ko  m'y 

turè 

iva^eyô 

bwetè 

kraea 

turt 

u'a^yào 

bwetye 

kni 

tnrtùryâo 

vje 

fartye 

kimar 

vœe 

luet 

^aîpdui 

kuné 

vé 

luey 

€okar 

kivè 

vê£ 

iveTp 

€wanard 

lapiné 

ver 

yœvr 

dar 

loryœ 

verda 

yévr 

erbêje 

markâo 

verdùgri 

abyet 

frœ 

pi  d  mer 

verdn 

bâtar 

gtrnwâxel 

pivcl 

vermane 

bânvà 

géré 

pusrô 

vermètje 

bœhin 

giiyô 

6œ£tô 

ver  m  une 

bœvile 

jnisô 

tordycr 

veronâo 

bedivè 

kabô 

vérdii 

vérô 

beyé 

kay 

vêrô 

vie 

Chansons,   noëls.   rondes,   formulettes. 


abriye 

bèdi-bédu 

brav 

Iniyô 

agêrye 

bèrdàse 

breye 

byâo 

ahd'ri(r) 

bértô 

braetô 

ealnmyâo 

alimàîèr 

bœvile 

brone 

eâosumye 

amô 

bêsô 

Imdi 

€apyào 

anieô 

be 

burèe 

easankc 

àdève 

bctœ 

hisyâo 

eé 

bah 

biske 

Imtr 

eèr 

sinnvèl 

Inilô 

7nor 

robe 

€nte 

Jà  Déeà 

morsydo 

robinè 

£yœ 

karabè 

moryâo 

rogasyô 

dêmêc 

harpyâo 

mosyô 

rot 

dêvâkâo 

kàté 

miua 

rueay 

de 

kène 

nâo 

sàbye 

dénègre 

kê 

nâolè 

sâthi 

dépà 

kôn 

navyâo 

■sœle 

dévale 

kânê 

nér 

siméryâo 

dodu 

kôniOâo 

nipiiput 

6oU 

œr 

hbt 

nolè 

syœver 

è 

hôte 

ové 

syœ 

émodé 

kute 

parfô 

tayu 

égâ€e 

le 

paturyâo 

té 

ékere 

U 

péiâo 

tixp  d  àfer 

ékumu 

lèdè 

pis 

trà 

étaby 

lopè 

pijonyAo 

trâtu 

é^yâo 

Idji 

pirèt 

triku^ 

fêrdone 

luma 

pivar 

truy 

fèrdur 

jnakr 

prémye 

tubak 

fyâte 

makàsu 

fnieet 

urœ 

gèrle 

mâo 

pîil 

lis 

godé 

mâogèrne 

purfesi 

var 

grègote 

maritej 

piuà 

vàtye 

gui 

maryej 

pyafe 

venu 

han 

méke 

pyâo 

vèe 

hœee 

mel 

rabè 

vér 

hœrle 

Mèn 

rapase 

verga 

hè 

mè  mort 

ràdursi 

vutr 

hédê 

mit 

régàye 

yàlœ 

herkéye 

mônye 

rikihî 

yœ 

643 


644 

IKDKX    DES    MATIERES 

aqâlœ 

£êr  ô  rwa 

espéras 

kôté 

alcluya 

é 

ègùrnue 

loryœ 

ali^ 

eJçcr 

gœsè 

té  déoin 

alwet 

ékol 

jigô 

véyet 

bûrlêgô 

Croyances. 

aeè 

kérénioni 

persi 

sûr 

afyone 

krapyàû 

pine 

sïùi 

avêt 

le 

piipu 

tarup 

àméle 

lesif 

pul 

tèrfào 

barate 

lyœvr 

pum 

ièrpye 

berUê 

mal  de  là 

pursyâo 

tèr:;jyone 

bèt 

marén 

pwa 

tuée 

eâûdrô 

margan 

pyœver 

twar 

£arme 

maryej 

pyé 

Valori 

msankê 

mênœ  d  lu 

râdu 

vetèn 

msarlii 

menu  d  ra 

saba 

wà 

€asêlkê 

mélye 

sal 

yâo 

dat 

mèni  helkë 

sàg 

yévr 

égèr 

mônye 

sème 

ahuet 

estomal 

mor 

sern 

amo€om 

faramin 

nosè 

se  Didye 

àeerye 

jœ  sdoi'éj 

nuye 

se  Jà 

bciré 

fil    ' 

nuxjy 

se  Jorj 

bet 

fyàbar 

nioel 

se  Làorà 

bivé 

gorj  ru; 

nïbé  d  Navar 

set  Ekob-wé 

earme 

hâo 

niOi:(à 

set  Iv 

earmu 

jènà 

oréj 

set  Krwa 

easartu 

Içd'dr 

pè 

sin 

derlr 

INDEX 

DES    MATIERES 

dyab 

grimwer 

léger 

■se  Bervè 

œ 

havè 

lùi^erne 

set  Abrahà 

egrauiwér 

hégrô 

ne 

set  Ulali 

epin 

hér 

nïOé 

se  Tirali 

epivèr 

jènwe 

piliolè 

sitr 

erb 

kd£ 

prétr 

snièn  set 

étwel 

kdku 

piua 

sàr 

file 

krapâo 

sàtwer 

trésor 

fyœvr 

krésà 

6ègrè 

va 

géru 

U 

6œl 

lue 

645 


DictonSj  proverbes,  expressions  proverbiales. 


abèke 

bride 

dèmwexel 

gèrle 

asè 

brô 

dé^ergote 

gœ 

aj'ète 

brueè 

dolê 

gui 

armèl 

brûle 

dure 

gulé 

àgœzi 

brûlé 

œ 

gwese 

àhd'd 

burdrèn 

éble 

inâo 

àrôse 

bîirye 

éfâ 

jaméè 

àt 

buz^ 

égraxiye 

jœ 

àvè 

biuet 

ékè^e 

jibiuen 

bane 

£ap 

épifani 

jvœ 

Bâovè 

mrti 

jérTfi 

kahô 

bêrsiye 

eéru 

fœv 

karabè 

bèrwé 

€e 

fénà 

karkà 

be-eœ 

€Ô 

fre 

kàtè 

blds 

€uxe 

fru 

Ijét 

bône 

sye 

ffite 

kœtà 

base 

dàle 

gabl 

ker 

646 

INDEX 

DHS    MATIÈRES 

ko 
kôn 

myèl 

propn 

spergâo 

myu 

pu 

sur 

kopi 

né 

pis  it  roi 

syœ 

korbùle 
kôtà 

lier 
ni(;dii\ 

pyâo 
pyàee 

trnby 
tîc^e 

krapâo 

nôtoni 

pyœver 

vœe 

kroee 

iiîva 

pyé 

vépr 

kropyer 

nwel 

rai 

vile 

ku 

orey 

ràdu 

vir 

kulô 

ôvè 

rèlve 

vlè 

ku'àpyâo 

•t 

ôbye 

rèlijyà 

vyào 

kwen 

ôglèn 

rùmètr 

wexyào 

Lâdvi 

pajô 

répye 

yào 

H 

pakre 

rèvàje 

yœ 

libiucn 

papine 

rèvèku 

aldve 

lur 

papoke 

rèvestwi 

àthi^e 

marۈ6 

patoenr 

rèvné:(i 

bédé 

maryej 

pàsé 

rœ\trycio 

bùdu 

méke 

pèle 

rèyé 

bèrzj 

mel 

pèié 

rogasyô 

beei 

melœ^ 

1      f 

pœvrœ 

rôle 

bègâo 

mcncio 

pé 

rweiyào 

bidalé 

mersri 

perdra 

rivet 

biyet 

mes 

peryer 

sahô 

byè 

mi 

pikr 

sakr 

eâod 

mie 

pinet 

sakrùmà 

€dodrô 

midi 

pinote 

sèmà 

mplê 

min 

pip 

sùme 

earqé 

mita 

pirlivyèj 

se  Didye 

eart  fere 

mbd 

_  j 

pràd 

se  Jà 

ۈje 

mnl 

prctr 

set  Kriua 

ۈte 

IND 

iLX    DES    MATIERES 

d 

Divè 

fy 

kéniyé 

pnsiiur 

drœ 

fors 

ker 

pwœ 

drupe 

fwerîi 

kote 

pyér 

dweté 

gaVuô 

hipyào 

rivel 

ékène 

gepe 

mena 

servir 

ékiviri 

bavé 

métr 

6e  Jorj 

epiver 

jaboté 

miuentyâo 

set  Ulali 

épràr 

jagô 

pœs 

set  Petroniy 

er 

jâka 

pékô 

sobrikè 

étomi 

jà 

pinèt 

vie 

fal 

kalar 

pir 

%érà 

fine 

karém 

pô 

Histoire  locale. 

aburne 

do 

kwik 

sœlye 

avènèr 

égayé 

lavàdye 

sigovi 

badwer 

égliK 

lède 

subit 

Bâûvê 

égrè 

Iwi^è 

tursi 

bœlô 

èsàdr 

marot 

turn 

.  bœvile 

fêrt 

nwtargre 

Valori 

£apitùryâo 

fyarâe 

mdljà 

veyri 

saribâod 

galet 

papoke 

agibrè 

m  d  fiuer 

gélàd 

pàtalô 

bonè 

eèt 

gér  ^ 

peniy 

€émè:( 

€iuà 

hîdny 

piroee 

€we 

dèmyâo 

juru 

prmyè 

gabèlu 

dc£àfr 

jvolycr 

pitpiye 

jêniue 

déturb 

kaden 

rèfîil 

karménol 

dé^er 

kayii 

Rênest 

Tâonyer 

647 


648 


INDEX    DES    MATIERES 


Injures. 


alfèiye 

bCrdas 

brikolye 

€mnakr 

aJvesyc 

bèrdà 

htgayà 

€wip 

arkatje 

bérdê 

biigonu 

darô 

arhèyn 

bêrdJiie 

Inigô 

déeâfr 

anua 

bèrdre 

Inigr 

dobcn 

arya 

bèrdîiy 

b'urdè 

ddrn 

aval  ce 

bùrlâo 

bnrdigal 

dran 

bagulâo 

bùr:;olye 

hiirdigadye 

drimt 

bagulyâo 

bœvasye 

Inisihâo 

ébâobe 

bagiiyar 

bédào 

bîiskô 

éble 

balàdre 

bedye 

bîistrô 

ékornifyœ 

bald€ar 

bêgào 

hi^iyar 

erkùiic 

bâobà 

bénar 

bwenet 

erspêtay 

bâobè 

bérâo 

bwei 

éiil 

bàobèyar 

beturye 

€a}iwl 

èbisil 

bâobè 

bidô 

mlàbêrdê 

farfîiyar 

bâobi 

bijâo 

£alorn 

fargane 

bâobiyô 

biiioxp 

£àofkîl€ 

farwa 

bàobye 

boday 

eavinar 

fidgars 

bâo:(âo 

bonar 

eèmayœ 

fifi 

bargnlar 

boxp 

ێrii 

frag 

bâta 

braqâo 

sikanu 

fntimasye 

baysoiie 

bragar 

eimivel 

gabi 

bayturye 

brayu 

eipœ 

gùdit 

bâdà 

brœnœ 

fipi 

gèrlô 

bédèdè 

brèyâo 

£Ônar 

gèrlu€ô 

bùdwè 

brèdèl 

eopar 

grap 

INDEX   DES    MATIERES 


649 


grUmidi 

linô 

pétas 

tatiy 

gripi 

litrâo 

pétô 

tâtojie 

guspè 

lobar 

penayo 

tatuy 

gwapiy 

lorîkar 

pétrâo 

tâbafie 

gwep 

lostr 

petrâod 

ti:(ô  d  àfer 

haï  ope 

lustukru 

piyé 

toksô 

hankê 

lulu 

plè  d  6up 

tora 

harpiy 

hipasye 

pratik 

trœl 

herkèye 

lupye 

pusye 

trœlcéz^ 

herpêtay 

lurdibîi 

puyar 

trœlye 

hersye 

lurdwer 

rabàke 

trén 

hokéye 

lurtwer 

rabâtar 

trénu 

hîibiy 

luvar 

râp 

tréiie 

huyô 

magalô 

rèlatœ 

trèbalye 

johlô 

magrol 

restr 

trègalye 

jogan 

mahdo 

sagrol 

trènye 

kalbas 

mahô 

saligvjï 

trôlye 

kamiydo 

malàokœrœ 

iâobar 

truy 

katdo 

mayoe 

serpidâ 

tû 

katô 

màgô 

Sîdâo 

twè 

kèiiardye 

màsu 

■sulwer 

upokrit 

kthjà 

milgul 

5urmet 

u^iba 

kokar 

minet 

suyô 

vakabô 

kràp 

miyào 

iwân 

véniy 

krotô 

nape 

<Sîuâp 

vérdiyô 

kmu 

nigduy 

swapiyô 

ves 

liurasye 

nôpâ 

iiuefœ 

vè:(^ 

kuye 

nàtu 

swâp 

vexp 

kwerdo 

orpol 

ialvasye 

veTp 

Iqoml 

pakà 

taras 

vidbus 

larlet 

pènàsyào 

tartigwe 

volé 

6)0 

INDEX 

DES    MATIERES 

• 

•widu 

ctonii 

hi 

pcrtcr 

;è-ê 

eye 

kiiyé 

pralik 

arkcnc 

fèrhc 

likdsyc 

rulittu 

bobàn 

halfùsyc 

iiiakijo 

salopyaw 

bobàr 

hcrpiy 

mâonip 

scrkii 

bobiyà 

kàr  dû  pid 

niartty 

ini'l 

boblè 

kôeonri 

pùUmi 

tiiUtr 

cbbbc 

krosn 

pérsiue 

vèrdu 

Jeux. 


abittle 

bik 

dcpibote 

kalifureè 

akropi€ô 

bône 

dig 

kalô 

arôdel 

bonikay 

égaloe 

kanet 

àgiy 

bonya 

êktryoe 

kanifnreè 

àgiyct 

bônyâÇo) 

erb 

kan  jilu'èr 

àpijom 

bôskiil 

eôki 

kan  petwer 

badgul 

brâdiywèr 

frà 

karc 

balot 

bràdnywêr 

jràei 

kàkala 

balye 

bràlet 

fiitêryâo 

ko 

barakào 

brille 

fway 

kàku 

barat 

bu'in 

gai  in 

kolfieet 

barbu 

m 

galoe 

kônifie 

bâtone 

eœn 

garsct 

kôté 

bùrll 

een 

garnie 

kriio 

bà'dé 

eikropè 

gcnilc 

knit 

bci'de 

€mè 

cÇ"/; 

ku  fiiree 

biee 

dèdà 

jigiiyct 

kii  perse 

bidô 

dùhor 

jilîucr 

kiirô 

bijc 

dèvinay 

kadret 

knt 

INDEX    DES   MATIERES 


6SI 


hubyet 

pwet 

tu  m 

kolimâyar 

hi^i 

pyeret 

twar 

konikay 

matagô 

ragàl 

vadobe 

kôté 

mèmort 

raket 

veni 

kiipersé 

miuan 

rêki 

viré 

kn  dé  rnar 

orjœ 

rêkiye 

vi:{ 

mérel 

payé 

rèl 

vuye 

métr 

pèrtosé 

sâol 

zig^ 

ml  ۉod 

pèr 

sàov 

:(one 

niisti 

per  u  nô 

6àdr 

bérlègô 

pete-ei 

pésar 

sènné 

bèrû'à 

pin 

pétrol 

sip 

bistike 

pirvir 

pèberlô 

sitruy 

^èn  furee 

pivol 

pibô 

si^et 

£er  ô  rwa 

puri 

pike 

tapit 

sèbràl 

sàotwer 

pirli 

tàbwin 

dtvinay 

tare 

pla 

ièk 

dekâre 

tâtiyà 

pô 

tike 

flu 

tirsu 

poriàmél 

trakê 

jémà 

trikô 

piiU 

triyôfl 

kakas 

vcnignt 

puri 

tUێ 

kàn 

virkble 

put 

tu-e  muy 

kènet 

vyâo 

Jurons. 


àdrog 

bugr 

fèt 

kôsist 

àpu 

burn 

fik 

kôstibi 

bô  sa 

deni 

fiuin 

inàodi 

budr 

dyu 

^ 

matigô 

bnfr 

èpu 

gwe 

mâ^et 

652 

INDEX 

DES    MATIÈRES 

nà  dû  dla 

safrè 

sarpédi 

tnerd 

parge 

saprè 

f€ 

vc2^  de  £yè 

paryc 

sar€e 

Maladies,  infirmités. 


aflije 

Ipopôdr 

ipopôdr 

oripyâo 

asm 

èpotéke 

itropi~i 

orknr 

àfàtê 

fœ  sâovéj 

itropik 

ortyur 

àfyœm 

fègas 

jènà 

ôgà  d  bîirden 

àpiime 

fèval 

jotèryâo 

purô 

bahlâo 

fil 

jujœ 

piipi 

Intfybl 

flô 

kabos 

pwa 

earna 

flum 

kakbs 

pyœré:(i 

€àkré 

fyœvr 

katér 

r†

€cyâo 

fyum 

kest 

rafl 

eyâo 

galô 

kli€ 

rat  lé 

€ya6 

galô 

kôkôt 

rd'm 

dat 

garir 

krê 

rœmatisni 

dœv 

glâdr 

làgisyo 

rc:{ipèr 

desàtri 

grai 

loripyâo 

rifl 

drig 

gratin 

hu- 

roniastik 

driy 

gravèJe 

mai 

ruemà 

œr 

grom 

mal  de  là 

nijœl 

éeâubuyur 

gulu 

merke 

ryolê 

émofé^ô 

gut 

mê^elri 

sàg 

ékrè 

hào  mal 

mé^elté 

sàtô 

éri^ipér 

hœn 

méiyào 

snrô 

estomal 

hen 

mid 

tanip 

c::ipêr 

h  un 

nivizà 

tùrtiy 

INDEX    DES   MATIERES 


653 


tin 

vènet 

emoribit 

kôkàt 

torkol 

vèrèt 

épûpôdr 

krasè 

tortiy 

ivèbar 

ètropizi 

kru 

trajuymà 

yerb 

frœlô 

lurdeye 

tràeà 

âfiri 

frômiye 

iiialàgu 

trègal 

àpôme 

jurée 

petiy 

iurnà 

àsi^lur 

fyœm 

piràdos 

htrnœ 

bîbret 

fyœvr 

pirlivylj 

turneyol 

hu^in 

■  gâlûr 

pivye 

îîisri 

€iuanard 

gèrb 

rèsipér 

twar 

dêdà 

gàrm 

se  Bervè 

uripyâo 

dertr 

jû'iye 
Mesures. 

set  Abrahà 

baraté 

dèmyâo 

métêri 

sèke 

basd 

dît 

miné 

sibyà 

bikri 

éku 

mok 

som 

biktri 

élê:( 

mul 

suté 

bordaj 

hulô 

nôbr 

sye 

bus 

jâl 

bmé 

tasé 

hisyâo 

ju 

pê.ti  po 

tay 

bwèslè 

jurnâo 

pèt 

têriiœ 

bwésyâo 

habô 

pikotè 

tyers 

€ikàx) 

hanô 

pip  ^ 

umé 

eikdodyâo 

kartâo 

pistai 

valè 

€0pin 

hènô 

pô 

yar 

dèmax_el 

Jiéiri 

pwesô 

don 

demi 

kê^do 

ràd 

àpàm 

dèmiuexel 

kord 

robiné 

bàrik 

654 

INDF.X    DES    MATIKRl-S 

holé 

Imsyâo               kanc 

pistol 

bus 

€abô                   hanté 

sye 

hislé 

fiyet                   pipé 

Meubles  et  ustensiles. 


afikè 

bà€Ô 

bu 

byet 

afilwer 

balèt 

M 

byot 

aqibrc 

baleyet 

bw 

£abu 

ahtmel 

bail 

bihen 

€afnnet 

ahuer 

baJflt 

bikorn 

eali 

anèy 

balye 

biyet 

eàofpye 

aniy 

bâoj 

blukào 

£apu 

ardèyô 

bar 

bobéed 

earnye 

arène 

barakâo 

bdbinèt 

€asœ 

argile 

baratô 

bornâo 

€asivèr 

arjèlet 

baràeo 

botùryào 

fàbiryér 

ar^e 

barkè 

bôd 

eàddye 

armèl 

barive 

bràkar 

mtpyœr 

armer 

baryâo 

brieet 

£ènà 

aseya 

basé 

broe 

£éplu 

asiyâ 

basin 

bfi 

eènô 

atèl 

bastào 

biirô 

ۏrye 

avê-iiâo 

bàsèl 

bîckdo 

€e\yer 

àmrye 

bh-dèget 

hiyri 

€'e€wer 

àeerye 

bèrlèg 

bîciin 

€lkào 

àdye 

bùtœner 

bwetye 

eikàodyàù 

àlarm 

béqâo 

tf  • 

bil'i 

€Ïkivér 

àtonwe 

békas 

biuô 

€o)d 

b†

bér 

byèr 

€opin 

INDEX   DES    MATIERES 


655 


€war 

fîvesel 

jàl 

hirjô 

€Wà 

fiuéxj 

jalô 

kuvé 

€Wl 

galiwer 

jàbet 

kiui^lner 

eyl 

gareye 

jà  subu 

lardye 

dar 

gariy 

jèd 

lâjœl 

darbô 

gara 

jèblè 

lèe 

dérswer 

gèrl 

jô-eé 

lignj 

deriuin 

gèrhuer 

kabasô 

lira 

doxil 

gèrn 

kabinè 

lugrô 

dubye 

gœ 

kabiisyâo 

liikrè 

duywer 

gèt 

kan 

lumel 

dUTJl 

geblè 

kanè 

lyet 

éelei 

gkô^ 

karà€Ô 

lyur 

égiviy 

gîmjersô 

haros 

ma 

ékœtwer 

grèl 

kàs 

ma€lô 

ékoin 

grkdâ 

kasè 

marot 

ékuva 

grwwer 

kavrœ 

martya 

épres 

grip 

k࣠

mayô 

ermèl 

gur 

kàpan 

mayo£ 

ésardwè 

gurnà 

kènèl 

mè  d  fer 

espri 

ha€Ô 

kênoy 

mesiuer 

étupâ 

halo 

kernel 

miswe 

éul 

halwer 

kèr 

mog 

falô 

haras 

kinsô 

mok 

fasel 

harasiuer 

kosyâo 

mortye 

fêrkâo 

hardyer 

kôtru 

môtj'à 

fùrwesel 

hétào 

kôtwer 

mû 

fràhè 

hô£é 

kruyè 

nâ 

frèsel 

•  hîil 

kuMo 

nàs 

frikè 

huy 

kudjAo 

nay 

froma 

jad 

kulwe 

nèy 

6)6 

IXDEX 

DES    MATIERES 

nok 

pibet 

sèrkô 

tor£é 

orihu 

pyô 

serswi 

trakè 

ormiuer 

rabô 

sey 

trà'^ào 

orsœl 

rad 

scyâo 

tresiuer 

osrœl 

râkô 

seyet 

trèg 

aval 

ramd 

seyô 

trikwa^ 

palet 

nue 

sifrà 

tnuapye 

palieô 

ràjô 

sikô 

tupe 

paon 

rœ-s 

sivyèr 

tiipa 

pasè 

rU 

suhii 

tîipè 

paset 

res 

Siipker 

tupiiier 

patae 

rihô 

syâo 

turniké 

patuy 

riflar 

syô 

turnu 

paya 

rôt 

takè 

tn:(wer 

ptKé 

rddel 

takô 

twin 

pêne 

ru€Ô 

tapêt 

tû'âo 

persaj 

rwel 

ta  pan 

tivil 

pertwer 

6â 

terme 

tyà'l 

petas 

sage 

tèrmei 

ul 

petos 

salive 

térwel 

usrœl 

pet 

sanar 

tœgô 

verjâo 

pibô 

sâone 

tœrè 

verlop 

pUtô 

sAoner 

térinâo 

vesyâo 

pik 

sare 

teryer 

virbrèkè 

pilae 

sàdriye 

tètô 

virol 

pinae 

sèkwet 

ti 

virole 

pinet 

sera 

tin 

imyœ 

pitios 

sœy 

tiret 

iHiyêt 

potin 

sel 

tirô 

vuywer 

près 

sè^bik 

tirva€ 

vwayii 

piirmènwer 

sépyâo 

tiriuer 

'iva:^yAû 

INDEX    1 

OES    MATIERES 

yet 

bustâo 

gâofr 

pis 

àojè 

bwet  a  skwe 

griéu 

pot  a  fâo 

arniur 

eâofpye 

havè 

pyœmà 

asimà 

earyô 

hô€é 

rafilwer 

badwer 

eéro 

kavrœl 

ru£ 

base 

dra  d  kord 

kâni^é 

sanèt 

bènâtr 

egîitwer 

kôre 

sœ\ 

bé 

eklœmiuér 

lèkér 

serku 

bik 

ékoe 

lo-e 

tèrmayer 

bîxyào 

etyotwer 

lutine 

trè 

brae 

fors 

mèlkè 

Mots  enfantins. 

bàbà 

kakô 

mumà 

vlovlo 

bibit 

kènot 

myamya 

babô 

bigne 

kiki 

pœpa 

bribri 

binô 

kokot 

pipi 

kàkà 

bribri 

kropè 

pîipa 

keèt 

dada 

Iblô 

tàtin 

mênin 

dudu 

même 

totô 

robieô 

dîidu 

mèfne 

tôt  6 

tétà 

kak 

mènô 

tîltÔ 

tôtd 

kakin 

mômà 

'  veyô 

tutu 

657 


Mots   intéressants  pour  la  sémantique. 


abèrje 

abiye 

abôminaby 


abr 

adir 
aflije 


agibrè 
amu^e 
ané 


aomay 

avè 

àbarase 


G.  DoTTiN.   —  Glossaire. 


'12 


658 


INDEX    DES    MATIERES 


àniiyc 

fâniœ 

kôfii:^yô 

pralisyè 

àt 

fœmcl 

kôtà 

prô:^erpin 

bahî 

fœryœ 

krœ 

pru6yè 

habyoï 

f<à 

kupidà 

putê 

banir 

filn 

lève 

pyetr 

berne 

fiskal 

le 

ràl 

bl 

fri^e 

leyet 

ras 

hrav 

furyœ 

livr 

ràverse 

brutal 

fyàte 

loji 

rùporte 

b-ukè 

galope 

lubi 

retire 

bwa 

gâodyamu 

lugubr 

revenir 

byè 

garn 

makabr 

réjivi 

byèvêyà 

grâsyœ 

m  aie 

ribu 

£àddye 

gratào 

nialnià 

robcr 

eèniy 

grêsu 

manet 

satisfér 

ۏr 

grmye 

marén 

senœri 

€l 

harna 

maryonet 

sine 

£ipi 

hernè 

mékanik 

solvaby 

dèma^el 

hidn 

mimr 

sornet 

dèrswer 

jakô 

mioan 

sujésyô 

dèvèni 

Jupiter 

mwaxfiià 

superb 

défye 

jiua 

naturel 

supti 

dépà 

kâbl 

nigosyl 

Sil€ 

déràje 

kadr       * 

orijinal 

sufrà 

dén\yô 

kafar 

parle 

Siuane 

de 

karakter 

patnut 

swï 

diférà 

karbs 

pàsyà 

tapi 

disgrasyœ 

kœryœ 

pekavi 

tapise 

éfiiye 

kola 

podagr 

tàdr 

eksckraby 

kolè 

par 

tâpéramâ 

clcrese 

kotners 

pratik 

tern 

INDEX   DES   MATIERES 


tire 

abitaby 

flut 

kré:(u 

tôbe 

abite 

gaje 

maner 

trakâ 

afiee 

garâti 

mâodi 

tribunal 

aksyô 

sn 

marhasl 

tritr 

armi^e 

grate 

rnivèxpià 

tfiri 

amure 

iverne 

paryô 

tusè 

aple 

joJinià 

profite 

uni 

bunbm 

jurné 

putœ 

vhye 

ێr 

k4o:(à 

puse 

volôter 

déeire 

kâo^e 

ri 

voir 

defye 

kàzwèl 

ru^e 

vivayaj 

dir 

kœte 

très 

yabé 

etrépid 

^59 


Noms  d'animaux. 


Bromr 

Çêvrœl 

Rôdé 

Ferme 

BuJô 

Moryâo 

Tâopl 

Byâmr 

Byœ 

Nôbyè    ' 

Noms 

de  lieux. 

agibrè 

àt 

biktri 

burô 

ajè 

Ba 

binô 

busô 

aniy 

Bdové 

blàs 

burdèn 

ardriy 

BAoyé 

bordaj 

burye 

avàri 

Bèrtên 

briyèr 

bîtyô 

avénèr 

bérïvèr 

bros 

byà 

àfer 

bikri 

brus 

ۉby 

66o 

INDEX 

DES    MATIERES 

€t'wdè 

futà 

mclye 

sènel 

^âpan 

fu 

Mcn 

Si'  Bùrvl 

rènoJser 

fujràl 

mcni 

Se  Sir 

€cr 

fiéço 

Mcn 

solye 

€erboncr 

fiiryér 

molyer 

subit 

€Ct 

fîiyu 

)1Ô 

Tâonyer 

ۏtr 

gâtin 

nû 

tèy 

Cyào 

hae 

bnié 

ÎU€ 

dé:^er 

hmè 

oryer 

U€ 

dô 

jùnà 

pâli 

Vàotortr 

duv 

Jibrè 

peryér 

veyri 

dwè 

Jvolyer 

Piro€e 

agibrè 

œc 

Jibine 

plêsi 

donné 

ékotê 

Jwiyardri 

pré 

Dâobri 

èsar 

kav 

pyes 

D-^erlin 

étà€Ô 

kœkâo 

rabin 

ekoeri 

évay 

kurti 

ragol 

er 

fâo 

Kurvœy 

rô 

etr 

fœ 

LavAû 

rokè 

giU-:^iyd 

fi 

Làdvi 

rivet   ' 

hà 

frè4 

Noms  de  personnes. 


Aliksàdr 

Giist 

Anieô 

Gustè 

Dyâom 

Jènô 

Féli 

Jœlyo 

Gàom 

Jô^é 

Gotô 

Juge 

Gugu 


Jiilyô 


Kole 

Ma^œ 

Manet 

Mùnô 

Misâo 

Mieet 

Mielè 


Mi€ô 

Nànei 

Nànç 

NànÔ 

Nœnô 

NànÔ 

Notô 


INDEX    DES    MATIERES 


6éi 


Pèlô 

Rènest 

Sisil 

Flip 

Périn 

Rènàt 

Site 

Mà€ar 

Fera 

Rènoiê 

Ture 

Ménwé 

Pyar 

Se 

Tivanè 

Rêlestin 

Pyerô 

Silot 

Tyénâo 

Sâdr 

Rcnâo 

Sine 

YAom 
Nourriture, 

aba 

buxjkâo 

garyâo 

Jsèbô 

amlet 

bii^ikô 

.  gâtin 

kôlpc 

àtigit, 

biua  du 

gèriuâo 

kônè 

bagè 

eàkâo 

gèd 

kônibâo 

bajè 

€àtné 

gorjer 

korme 

bernai 

€Wé 

grésè 

h'îikào 

bœ€è 

€wén 

hàt 

hili 

bœré 

^ye 

hativyâo 

làga 

bœryô 

detràp 

jàbonè 

le  batu 

bèj 

éiàodé 

jàd 

ma6 

bèsé 

ékiirœ 

jot 

mégré 

biné 

far 

kajot 

mey 

biné 

fiip    ■ 

kalô 

mèsé 

bàdc 

flô 

kâodlé 

mimr 

brané 

fr†

kàol 

migré 

brœné 

jrè€ 

kay 

migrusé 

brèe 

frip 

kéldo 

migusi 

breye 

fwas 

kénikè 

mikamô 

brutal 

galet 

kètè 

misé 

biigô 

galieô 

kétu 

molu 

bit  r  de 

carô 

a 

kér 

mu  lu 

662 

INDEX 

DES    MATIERES 

muni 

rètay 

stanùryâo 

bèr^i 

niyàolet 

rétètè 

stisô 

bœro 

myé 

répeslin 

syâos 

bœvèt 

niyclct 

rikopet 

td'lé 

buyet 

myô 

riy 

tirayô 

ۈof 

myo€c 

riyet 

tirtêit 

egràziyèt 

myolé 

riyô 

iôpet 

egute 

nos 

riiti 

torkèt 

fatige 

père 

iardrin 

tortiy 

frikasé 

p'e 

sèréie 

Iravzue 

grin 

pikas 

ièri^e 

trotl 

kok 

pilrt 

serdrin 

tnrt 

métèri 

pikote 

5ibaru 

tnriyào 

niiyer 

pinet 

6ikas 

tyâol 

viyagJé 

prc 

simêryâo 

vè 

viyâûU 

pîilavé 

5itr 

vinôe 

pome 

pîime 

sii 

yiin 

rè^èr 

rabyon 

siz} 

afete 

sréile 

règrèné 

ôlizje 

ali^ 

Slip 

rêséd 

sukrèniuar 

bèryâo 

surieâod 

Plantes  et  fruits. 


agasya 

atmiret 

agasyào 

anet 

agà 

anel 

agè 

arabét 

agrasyâo 

araby 

agridt 

arkàsye 

ajc 

arkèbœ 

arôdel 

asperj 

avèn 

aven 

âbyet 

ht 

àlô 


bagè 

bàoui 

barat 

barbcyô 

bâtô 

ba:{eJik 

bèrwèr 


INDEX    DES    MATIERES 


663 


bèryér 

bnl 

eàbrœl 

égèr 

bà  gra 

biilô 

eàdlœr 

égrèiiqo 

bel 

bulyâo 

ۈdlnret 

égrèsyâo 

bel^amin 

bur 

mkré 

ègriàt 

bers 

burdèn 

■eènard 

éguy 

bèt 

burèe 

ùdrè 

éguty4o 

betrahy 

bnrgan 

eenva 

ékler 

bigaryâo 

burbe 

eenvyér 

ékoeô 

blϏ 

burs 

eèrdronè 

ékrô 

blbi 

bursét 

€èrdrô 

émus 

bluvè 

bursikûU) 

eèrjœy 

éparj 

bobarb 

burye 

€bl 

épigô 

bog 

bîcs 

eiipl 

épin 

bogè 

busêl 

swen 

erb 

bogiy 

biitô 

dama 

erdriye 

boglo 

bwa 

dèmè-e 

ergàsyel 

bôkâo 

bwi 

dœv 

érôs 

bônê 

byà 

domèe 

érui 

bànàmè 

byè 

dragd 

eskarol 

bas 

bybs 

drajèlin 

espergâo 

boyê 

byô 

drœ 

étèrwes 

brà 

b^i 

drnyar 

étiyœl 

bràlèt 

€an 

du 

éul 

brikan 

Modfwas 

dumè-e 

eferna 

brikàli 

mol 

duv 

fanuy 

briyà 

eaplè 

œ^ye, 

fâo 

briyèr 

eardrô 

é€al 

farît£ 

briyo€ 

ۈ6 

éeaye 

fava 

brô 

eat 

é-eayô 

fèni 

brbhbli 

eatye 

éeol 

fénu 

bîigrè 

ۈbr 

écènuïo 

cl        ^    1 

fœjèr 

664 

INDEX 

DES    MATIÈRES 

Jœ^âo 

^ÎU 

haiô 

jwanè 

fœv 

^àdà 

hcrdriye 

jivanet 

fœva 

gàdèlé 

hudè 

jyà 

fè 

gàs 

bit 

jyô 

fèv 

gérlô 

Jml 

hakô 

fe 

gùnuiyé 

jà 

Jcakôt 

flèr 

gh'nyâo 

jakâo 

kalàmni 

fàl 

gc'nuaiel 

jakô 

kaminèt 

fonmvyào 

gfr'wa:^éye 

jaiiêt 

kanet 

frà:^ 

gùnvé~éye 

jâokon 

kaniyé 

frâiye 

§ér 

jâomo 

kanté 

frâje 

}éré 

jâopi 

kâofé 

frœl 

cjéirô 

jardyâo 

karabe 

frèl 

§è€ 

jaros 

karâo 

frénel 

gin 

jariyâo 

karyô 

fumtér 

gine 

javêyô 

kasHy 

fu 

gipô 

jà 

kastiye 

fîidr 

glatrô 

jège 

^avé 

fiij 

gorgan 

jènà 

l^avlé 

fîijrol 

grasydo 

jùncbr 

kayèt 

fiijyer 

grip 

jœ 

kaylc 

fnkâo 

gripô 

jénot 

kàe 

fureèfère 

gru 

jerbye 

kàpir 

gablô 

grusè 

jcrofyé 

kârsô 

gadel 

gruiey 

jetxyâo 

kœ 

gâod 

grwaT^ey 

jeyà 

kd'dr 

gàom 

gui 

jobard 

kœka 

gape 

gnlé 

jot 

kœréj 

garé 

hœdl 

jiidè 

kbeèn 

gasyâo 

hédè 

juge 

Içoeet 

S^ 

henc 

jiipiy 

kôelè 

INDEX 

DES    MATIERES 

hàenay 

livèe 

morel 

ôpupé 

kohnél 

livré 

morjvâo 

orey 

koksigru 

lokri 

muré 

ôri 

kdku 

liuixè 

murye 

ormyâo 

kônè 

lyâ 

mmet 

ôbyet 

kôniy 

lyéj 

mus  krapâodin  ôno 

kônwâo 

makr 

mutardye 

pahn 

kônyâo 

marmitô 

muiarye 

panikâo 

korm 

marsçol 

mwer 

pàfœ. 

kormye 

marut 

mwesonet 

pâomél 

kornie 

màeet 

natiy 

papa 

kdfé 

mel 

navyâo 

par 

kôsud 

méléar 

nay 

pare 

kro€té 

méleyar 

nàtiy 

par  eu 

krwe 

mélye 

nèl  byàe 

parel 

kiiraj 

m  cri 

ner  dé  bœ 

par  en 

kû 

merjol 

nèyé 

parei 

kudr 

mêrju 

nijô 

parsi 

kuku 

métè 

nijol 

paskanad 

hipyâo 

mie 

nu:(erb 

paskàod 

kwapel 

migèrnô 

nuyâo 

pat 

làfœr 

niijô 

nuye 

patae 

làféy 

milyar 

nu:(iy 

patafy 

là  g  dé  bœ 

minet 

nu^iyar 

patard 

le  d  la  bon 

Vyerj  minonet 

nuziye 

pat  dé  lu 

lègum 

mirlitô 

niva^iy 

patèryâo 

Un 

mirtr 

nwe 

patnut 

létrô 

mitô 

ml 

pavé 

leyar 

mi:(er 

obre 

pavô 

lègé 

molar 

ôbye 

pàsu 

linèt 

morè 

dmyâo 

pàlkut 

é6> 


66(> 

INDEX 

DES    MATIERES 

phnuayér 

putè 

rèberj 

serfœ 

pùrnâl 

pn-i 

roberj 

scr  pille 

piXa 

piil  c,ras 

ras 

sersifi 

peu 

piim 

rnd 

set  à  gœl 

pèr 

pHlpC 

rus 

sèy 

persi'pyer 

piiré 

rue 

sètîiré 

pèrye 

pHirfu 

rnj  vijie 

sgn 

peiar 

piiryœ 

m  lé 

sibô 

pciard 

piiryô 

rus 

sinèl 

pctèrâod 

ptiyô 

nii^ye 

siîruy 

péfêryâo 

piva 

ryolè 

siv 

pétrœl 

pyàtl 

6àbr 

sivèl 

pétrol 

pyé 

sakr 

sivyèr 

pcyô 

pyàmvèr 

sâodr 

skapuler 

p-e 

pyôn 

sapind 

sole 

pcpùrnel 

ragnèl 

sarfœy 

sûr 

plpû  d  or 

ragos 

sari 

6ure 

pi  d  eyl 

rakivè 

sâdragô 

susè 

pikotè 

ramoné 

salin 

tàopin 

pin 

ravnel 

sàti}ie 

têrrna 

pivan 

rayzè 

sàver 

tèrmcn 

plà  d  byà 

ràberj 

sènel 

tenues 

pâriyô 

rèlivi^è 

sèrax_ 

tèn 

pâté 

rœbl 

sèrèi 

téraspi 

potirô 

rœ€ 

strèiye 

tet 

potvê 

rœj 

sœdr 

tèy 

pôsyâo 

rœe 

sœr 

tokar 

prœnèl 

rebl 

seJri 

trafy 

prœn 

répôs 

sénisô 

iràbl 

prœnèye 

rciiir 

sér 

irejy 

prà'iie 

rcvêyniatè 

scr  de  eàbr 

trên 

INDEX    DES    MATIERES 


667 


trénas 

T^ebl 

£yèdà 

kâryaw 

trufy 

^u 

damar 

kây 

trwis 

amar 

dru 

korm 

turki 

âobépe 

dukonyer 

kôsbd 

tuf 

4oborti 

du^âvèk 

krapâodin 

tivén 

armariit 

eealô 

kràpir 

îi^ey 

aro-e 

égiviy 

kudrè 

u:(ye 

ayet 

éker 

léger 

varvèn 

bàroe 

erb 

livré 

vèn 

béryer 

erbye 

lilèt 

ver  batar 

bœ  grà 

eskorsèr 

lyœj 

vervè^ 

bœré 

fer 

mért 

ves  de  jà 

bédiua 

figoi 

mitô 

vestrô 

bô 

fumé 

mwan 

vesyâo 

brinô 

furmi 

navô 

veyar 

bukan 

fyœvr 

nijol 

veyé 

bugr 

gà 

petrâod 

vinet 

bul 

gœs 

pi  ô  kôku 

viyé 

buyau.1 

gobé 

pi  d  €ye 

volé 

bwa  rabatu 

çrà  niurô 
0 

pom  de  fur 

vriyé 

byœ  d  ekds 

gripyô 

pras 

vrôn 

byœvè 

grôdu 

pute 

vyôn 

€ârdrônèt 

grwéièl 

ratyâ 

luà 

£arjé  suvà 

heyô 

rœxyào 

luenô 

myâo 

jà 

sèrtifi 

ibinô 

mbr 

jénévr 

tœrki 

yà 

€envel 

kafe 

tenu 

yàda 

£upœ 

kartèvil 

té  sâovej 

yer 

€u  d  pom 

663 


INDEX    DES   MATILRES 


Tissage  à  la  main. 


abrikokâo 

grèt 

pivwer 

Icsye 

aeHue 

ba^ê 

pu 

ti 

luiiby 

kùrnel 

piiptye 

tiré 

bêiô 

komàswer 

rakâo 

tisri 

brè 

hiUr 

rùgrôsisur 

iisye 

breywèr 

lam 

répara 

lilur 

higan 

li-ewer 

rô 

tortwer 

eapyâo 

lis 

rmiswe 

tramwe 

ۈs 

lisœx_ 

rntwe 

tramue 

€àtlè 

lisô 

rwisô 

tr†

£èn 

lisiir 

sarkœ 

twâo 

£è 

lyé 

ièrà 

îirdwer 

désàdiuer 

mare 

ièràsye 

îirtwe 

drapiuer 

màtè 

takè 

nvérwe 

dwet 

nivète 

tàpyô 

verdiyô 

divit 

oriyd 

tel 

verj 

éeàté 

parwer 

tèlye 

volu 

esidiy 

pasœ^ 

tesye 

vîiye 

fiil 

paset 

tète 

àdwete 

grésèt 

pèn 

tèye 

Usages. 


agibrè 

àgrè 

bd'-vile 

bîisikào 

aji 

àjlô 

bihènê 

eapitùryâo 

akor 

àjibin 

bi^e 

earibâod 

avôihio 

babwè 

brasèye 

eàbr 

INDEX    DES    MATIERES 


669 


mtnê 

kér 

nôbyè 

tàtalik 

dèrsœi 

kitàs 

nôbri 

ték 

dené 

ko€lè 

nwel 

tôpe 

dôné 

kàku 

orézp 

trakè 

é€aye 

koloni 

pakrè 

trâpeje 

éslet 

kôlpè 

parsonri 

tràt  de  mes 

ékœtiver 

kôn 

pèn 

va  d  ge 

émus 

kôpéni 

pibye 

vœe 

épmté 

kôtà 

pirvir 

vile 

ésâdr 

kroedè 

plasej 

yâo 

ciupà 

krnhâo 

prèmye 

afete 

farae 

li  d  bye 

propu 

agàlœ 

fèrt 

makr 

pyàte 

agibré 

fœyar 

maryej 

règar 

alwe 

fuyar 

maryené 

règrène 

asàbyé 

fwe  du  ea 

mayotc 

rékonétr 

bidalé 

fyaràe 

me 

rèsèpe 

bwé 

fyœri  d  H 

mes 

rèvné^i 

ea 

fyœrisô 

métiv 

rètur 

€apitèryâo 

gâ 

métivye 

ridel 

eàdlœr 

galet 

métr 

sériée 

écàl 

gazœn 

mé:(ô 

sel 

elér 

gàlœ 

mirode 

serkœ 

fè^às 

"gen 

mit 

Se  Fyakl 

grelu 

glan 

rniyâo 

Set  Ekohiué 

kœdr 

gorl 

mnàti^ 

sitruy 

Içerô 

gripô 

môd 

susit 

kète 

hê 

môtré 

suté 

krwé 

hisin 

muré 

syâo 

kuty4o 

jarb 

muyotè 

sye 

lé 

hapô 

nànet 

tay 

lesiv 

670 


IN'DEX    DF.S    MATIÈRES 


vuiue 

orqéj 

pyer 

6n  marke 

vior 
ne 

oratiuer 

ramyâo 
Vêtements. 

tor£èné 

artres 

ۏme:{ 

hard 

nabiy 

bavèsye 

eènèt 

hœ^ydo 

napyâo 

bùrJu€ 

£0k 

hen 

nayô 

bèrtèl 

dalè 

hersel 

nify 

bœtye 

darô 

Met 

nifyâo 

béerô 

dàd  ra 

Jm:{yào 

nifyô 

bckè 

dti'àjiâo 

jùlyot 

mpyào 

hiduy 

dévàker 

jogan 

patu 

bik 

duyè 

jorgen 

pàtalô 

bisk 

duyèt 

haboe 

pœryc 

biyet 

ertres 

habwaye 

pilô 

brag 

espêser 

kapô 

piiyô 

braget 

falèn 

karmùnol 

ribîiy 

brasyèr 

firmin 

katlan 

roelè 

brâd 

flak 

kùt 

6abô 

brœl 

frènel 

kulô 

sagrol 

biira 

fromin 

hitis 

iarj 

biirakà 

fruske 

kwèt 

sùmi:{ 

bwét 

gama€ 

léger 

ôênu^êt 

hwètô 

gèrnâo 

lltyer 

sœle 

byâod 

gétrô 

linmiin 

sigovi 

byèl 

gimjersô 

mayet 

5og 

byô 

giilin 

jnneè 

6iilabi 

ۉos 

giM 

mn€wer 

mge 

eapyâo 

hanwe 

iiâp? 

tabùlye 

INDEX 

DES    MATIERES 

taîonet 

blui 

€émê^ 

kwày 

tay 

bonè 

dàrâo 

Utyer 

tebdo 

brasyer 

eyen 

lôjœ 

tr࣠

broke 

frilce^ 

mufy 

trikux^ 

bugrè 

jilè 

parsutu 

vœ-e 

bulô 

karménol 

sabô 

àcrelur 

€âosô 

klàk 

67  î 


CORRECTIONS 


P.  X,  1.  20,  24,  au  lieu  de  du  Bournois,  Le  Bournois,  lire 

de  Bournois,  Bournois. 
XV,  1.  4,  au  lieu  de  les  mots  d'un,  lire  des  mots  d'un, 
xxxn,  1.  29,  col.  3,  au  lieu  de  une  bonne,  lire  un'  bonn'. 
xxxix,  1.  3,  au  lieu  de  folkoriste,  lire  folkloriste. 
XXXIX,  1.  18,  au  lieu  de  si,  lire  s  i. 
xxxix,  1.  24,  au  lieu  degardcv,  lire  gardàK 
XXXIX,  1.  25,  au  lieu  deféià^,  Vire  fé:(œ^. 
XL,  1.  9,  au  lieu  de  abce^yœ^',  lire  abœyœK 
XL,  1.  12,  au  lieu  de  kurà,  Wre  kuràK 
XL,  1.  21,  au  lieu  de  véyœ,  lire  véyœK 
Lxxiv,  1.  21,  au  lieu  de  yénè,  lire  yène. 
Lxxxv,  1.  23,  au  lieu  de  ^,  lire  g. 
Lxxxvi,  1.  10,  au  lieu  de  b:(a^,  lire  bÂ^Uô. 
xcii,  1.  14,  suppnmer  pt^r y œ  prier, 
xcvi,  1.  16,  au  lieu  de  arquebeuf,  lire  arquebœuf. 
xcvii,  1.  25,  au  lieu  de  gâ€,  lire  gâ€. 
c,  1.  18,  supprimer  dans  les  deux  colonnes  lœ  qui  n'est 

qu'une  variante  très  rare  de  la. 
19,  25,  au  lieu  de  gi,  gœ^,  lire  gi,  gœ^. 
cxiii,  1.  25,  au  lieu  de  sgu,  lire  sgu. 
cxviii,  col.  2,  1.  14,  21,  au  lieu  de  gire,  girô,  girè,  lire 

gire,  girô,  girè. 
P.     I,  col.  2,  1."  3,  au  lieu  de  £aod,  lire  sâod. 

2,  —   I,  1.  II,  au  lieu  de  abasœre,  lire  abasœrc  (^s). 

G.  DoTTiN.  —  Glossaire.  43 


674 

P-    4, 
6, 

/> 
14. 

i6, 

21, 
21, 

24, 

32, 

39, 
40, 

43, 

44, 

44, 

47, 
48, 

55, 
58, 

59, 
60, 

64, 
70, 

73, 
74, 
76, 

77, 


CORRECTIONS 

1.  31,  au  lieu  de  'abrycra,  lire  l'abryëra. 
transporter   adiUiiî'ke,    adùncsc    à    leur    ordre 
alphabétique. 

3,  au  lieu  de  ya,  lire  y  a. 

12,  au  lieu  de  akante,  lire  ^Â-r/Zc. 

14,  au  lieu  de  akante,  lire  akàtc. 
19,  au  lieu  de  gà,  lire  ^çr?. 

15,  au  lieu  de  eût,  lire  J«V, 
7,  au  lieu  de  akiiiuiiians,  lire  ahitiimàs. 
7,  au  lieude  emmitouflé,  lire  emmitoufler. 

15,  au  lieu  de  auiôJc,  lire  rt///ô  /t/. 
19,  au  lieu  de  ki,  lire  /c  i. 

21,  au  lieu  de  ctarivc,  lire  //  ^r/W. 
24,  au  lieu  de  5  <*,  lire  s. 

13,  au  lieu  de  avùdé,  avdé,  lire  rtiv'it',  avde. 
31,  au  lieu  de  àhùrlâode,  lire  âhcrlâodc. 

23,  au  lieu  de  un,  lire  une. 

22,  au  lieu  de  agœ^e,  lire  àgœ^e. 
2  5 ,  au  lieu  de  corrompre,  lire  se  corrompre. 
28,  au  lieu  de  ac,rùnii€,  lire  àgrènue. 

5,  au  lieu  de  àkrnyc,  lire  àkniye. 
26,  au  lieu  de  àniiy,  lire  ànny. 

4,  au  lieu  de  à  viré  ma,  lire  àvirô  ma. 
9,  au  lieu  de  haguyar,  lire  bagnyar. 

24,  au  lieu  de  cel',  lire  cell'. 
21,  au  lieu  de  balyc,  lire  Z'rt/)?. 

3 ,  replacer  Imnœ  à  son  ordre  alphabétique. 
19,  supprimer  ;  — 

26,  au  lieu  de  brouette,  lire  brouette;  — 

27,  au  lieu  de  beeœ,  lire  k\:v. 
9,  au  lieu  de  hè  fe,  lire  bcfe. 

13,  au  lieu  de  à,  lire  à. 
31,  supprimer  (j);  ajouter  après  enivrer  : 
5  /'^/<'. 


CORRECTIONS  675 

78,  —  1,1.  12,  au  lieu  de  se,  lire  s  é. 

79,  —  1,1.     3,  au  lieu  de  bi,  lire  bî. 

80,  —  2,  1.     I,  au  lieu  de  et  de,  lire  et. 

81,  —  1,1.     9,  au  lieu  de  maintenus,  lire  reliés. 

82,  —  2,  1.     2,  au  lieu  de  nfè,  lire  11  fé. 

82,  —  2,  1.     6,  au  lieu  de  ne,  lire  ne  se. 

2,  1.  31,  au  lieu  de  reîa,  lire  rèta. 

83,  —  2,  1.  18,  transporter  l'article /^/;()Wt^  à  son  ordre 

alphabétique. 

85,  —  2,  l.  23,  au  lieu  de  bolmlar,  lire  bokàtar. 

91,  —  I,  1.     6,  au  lieu  de  brœnœ,  lire  brœnœ. 

94,  —   1,1.   16,  au  lieu  de  affilés,  lire  effilés, 

96,  —  1,1.     7,  au  lieu  de  /;/,  lire  k  i. 
100,  —  2,  1.     4,  au  lieu  de  bulydo,  lire  bulyâo. 
104,  —  2,  1.  29,  au  lieu  de  de,  lire  dé. 
113,  —  2,  1.  13,  au  lieu  de  chaussettes,  lire  chaussette. 
116,  —  2,  1.   [4,  au  lieu  de  Saint-François,  lire  saint 

Benoît. 

122,  —  2,  1.  27,  au  lieu  de  monceau,  lire  morceau. 

123,  —  2,  1.  24,  ajouter  devant  ^fc'r^v  :  ^d;7j'^. 

128,  —  2,  1,  24,  au  lieu  de  etœ,  lire  -etc. 

129,  —  2,  1.  16,  au  lieu  de  s  pa,  lire  5  é pa. 

130,  —  2,  1.  28,  au  lieu  de  ke,  lire  kè. 

131,  —  I,  1,  24,  au  lieu  de  cyâolé,  lire  eyàolé. 
133,  —  I,  1.  27,  au  lieu  de  ;>,  lire  ;é. 

137,  —  2,  1.  30,  au  lieu  de  tricauts,  lire  triquots. 

142,  —  I,  1.  10,  au  lieu  de  œ,  lire  œn. 

147,  —  2,  1.  25,  au  lieu  de  h,  lire  lé. 

148,  —  I,  1.     9,  au    lieu  d'embarras,  lire  tirer,  d'em- 

barras. 
1 1,  au  lieu  de  déclancher,  lire  déclencher. 
156,  —  I,  1.  '^o,?i\i\\Q\jià.e  dé:^ahirse,Y\.rQdé':{akurse{6è). 
156,  —  2,  1.  12,  au  lieu  de  d:^avâo,  lire  de:(avâo. 
162,  —  1,1.     8,  au  lieu  de  /  dur  je,  lire  i  s  dur  je. 

* 


6-6 


i63,  — 
i66,  — 
169,  — 

176,  — 

177,  — 


180, 

185, 
186, 
192, 
192, 
196, 
206, 
207, 
208, 
212, 
226, 
230, 

237, 
240, 

240, 


r,  1. 
2,1. 

1,  1. 
1,1. 

2,  1. 
2,  l. 


-, 


I, 

I, 

-7 

—  , 

I, 
1, 

—  J 

2, 


241,    —    2,   1. 


247, 

T               1 

252, 

I,     1 

253, 

2,    l 

262, 

I,    1 

262, 

'>      1 

266, 

r,  1 

267, 

— 

I,  1 

COKUF.CTION'S 

3,  au  lieu  de  doit  il,  lire  doitil. 

4,  au  lieu  de  à,  lire  an. 

20,  au  lieu  de  escarbot,  lire  escarbot  ;  — 
I,  au  lieu  de  ékcrd,  éclairon,  lire  éyru, 
éclaireur. 

8,  au  lieu  de  après  le,  lire  après  que  le. 
10,  au  lieu  de  e,  lire  d. 

18,  au  lieu  de  à  la  main,  lire  à  main. 

5,  au  lieu  de  aimant,  magnétique,  lire 

aimant  magnétique. 
14,  au  lieu  de  de,  lire  dû.. 

17,  au  lieu  de  crgansyc,  lire  ergàsye. 

18,  au  lieu  de  Icliipa,  lire  /  éinpa. 
20,  au  lieu  de  cvàtiye,  lire  évàfiye  (5). 
2),  au  lieu  defâoa',  ïn'efâofê. 

16,  au  lieu  de  important,  lire  important;  — 

9,  au  lieu  defôdla,  lire  fôdlâ. 
18,  au  lieu  de  Mt,  lire  kàf. 

I,  au  lieu  de/'yV,  Vire  f  11  ji\ 
26,  au  lieu  de  flâneur,  lire  flâneur;  — 
31,  au  lieu  de  gé,  lire/;('. 

25,  au  lieu  de  m.;  —  lire  ;  —  ni. 

17,  au  lieu  de  fer,  lire  feu. 

20,  transposer  gronase  à  son  ordre  alpha- 

bétique. 

26,  transposer  griyok  à  son  ordre  alpha- 

bétique. 
17,  au  lieu  de  kalîtr,  lire  halilr. 

21,  au  lieu  de  choux,  lire  houx. 

21,  au  lieu  de  ê,  lire  à. 

22,  au  lieu  de  couet,  lire  cônet. 

8,  au  lieu  de  jâtif,  lire  jàti(f). 

9,  au  lieu  de  pierre////,  lire  pierre  ;7/V. 
4,  au  lieu  de  caerulae,  lire  cacrulaea. 


CORRECTIONS 


677 


P.    268, 
269, 

^11, 
278, 


279,    — 


1,  1. 

2,  1. 
2,    1. 

I,    1. 
1. 

I  et 


280, 
283, 


—   I 


284,  - 

285,  - 
287,  - 
292,  — 

296,  — 

297,  — 
299,  — 

303,  — 

304,  — 
306,  — 

308,  - 

310,  — 

310,  — 

312,  — 

316,  — 

318,  - 

318,  - 

328,  - 

330,  — 

330.  — 

332.  — 

335,  — 


10,  au  lieu  de  ^7,  lire  ènn. 

12,  au  lieu  de  de,  lire  de. 

30,  au  lieu  de  dàfà,  lire  d  àfà. 

9,  au  lieu  de  :  lire  ;  — . 
28,  supprimer  m.  cerf. 
2,  supprimer  les  articles  karfày,  har'nubni, 
haniyâo. 

supprimer  ;  — . 

au  lieu  de  hahc,  lire  kàbè. 

au  lieu  de  clenche  f. ,  lire  clenche. 

au  lieu  de  penaud  ébahi,  Hre  penaud  ; 
—  ébahi. 

au  lieu  de  àb,  lire  àb. 

au  lieu  de  spectable,  lire  spectacle. 

au  lieu  de  gàr,  lire  ^çàr. 

au  lieu  de,  lire  : 

au  lieu  de  kône,  lire  hônè. 

au  lieu  de  ;  — _,  lire  :  . 

au  lieu  de  kotrêkœr,  lire  kôtrèkœr. 

au  lieu  de  kôveyœ,  lire  kdveyœ. 

au  lieu  de  le,  lire  /. 

au  lieu  de  le,  lire  lé. 

lire  ko. 

au  lieu  de  ya,  lire  y  a. 

au  lieu  de  en,  lire  à. 

au  lieu  de  bais,  lire  biais. 

au  lieu  de  laviure,  lire  lavwer. 

transposer  leyet  à  la  page  323,  col.  i, 
P-27. 

au  lieu  de  étourdi,  lire  étourdi;  — . 

intercaler  lyâ,  liseron  (Hercé). 

supprimer;  —  liseron  (Hercé). 

au  lieu  de  ki,  lire  k  i. 

au  lieu  de  amui,  lire  anû'i. 


,  1. 

20, 

,  1. 

9, 

1. 

22 

,  1. 

21, 

3o> 

26, 

>    ^■ 

21, 

J    '■' 

6, 

30, 

28, 

5     ^' 

13, 

12, 

5     ^' 

29, 

>     '^' 

-7 
"3 

5      '^' 

22, 

J     '■' 

3O3 

>     ^• 

133 

>     ^* 

173 

133 

153 

)     '■' 

253 

3      ^• 

12, 

J     ^' 

18, 

>        1 
,,      I. 

1         1 
.,      1. 

243 

73 

678 

p.  336, 
338, 

344. 
348, 
350, 

3)0. 
352, 

354> 
362, 

363. 
367. 
379, 
381, 

381, 
385, 
387, 
387, 
387, 
387, 
388, 

392, 

393, 

398, 
402, 

404, 
404, 
410, 
416, 

419, 

439, 
442, 


r  1. 

2    1 

I 

I 

I 

2 

I 

2 

2 

I 
I 
2 
2 

2 
2 
I 
I 
I 
2 
2 

I 

2 

I 
2 

I 
2 
2 
9 


—  2 

—  I 


CORKI-CTIONS 

I,  au  lieu  de  l'til,  lire  va  t. 
28,  au  lieu  (\c  firyœ,  Y\rc  jœryœ. 
14,  au  lieu  de  jja,  lire  y  a. 

20,  au  lieu  de  na,  lire  y  a. 

22,  au  lieu  de  maniganser,  lire  manigancer. 

1  r,  ajouter  après  viijô  :  misgoë. 

28,  au  lieu  de  néflier.  On,  lire  néflier,  on. 

3,  au  lieu  de  ;  —  ciété,  lire  ciété;  — 
1 1,  au  lieu  de  à,  lire  a. 

4,  au  lieu  de  se,  —  s  c. 
14,  au  lieu  de  un,  lire  nâ. 

13,  au  lieu  de  Hercé,  lire  Livré. 

2  ) ,  au  lieu  ûepàofœ,  lire  pàfœ  et  transposez 

p.  389,  col.  I. 
26,  au  lieu  de  venanthc,  lire  œnanthe. 
4,  au  lieu  de  faillir,  lire  partir. 

1,  au  lieu  de  palajl,  lire  palafy. 
4,  au  lieu  de  patoe,  lire  pata€. 

17.  au  lieu  de peteryâo,  Vive petèryao. 

23,  au  lieu  de  Palôchar,  lire  Patd£ar. 
3 1 ,  lire  paye. 

21,  au  lieu  de  50,  lire  6ôn. 

9,  au  lieu  de  Landivv,    lire    Château- 
Gontier. 

2,  au  lieu  de  kntè,  lire  hutà. 

26,  replacer  pu  mot  à  son  ordre  alphabé- 
tique. 
I,  au  lieu  de  pi  m,  Vrepiiià. 
17,  au  lieu  de  pir,  lire  pi  r. 

24,  au  lieu  de  paye,  lire  paye. 

22,  au  lieu  de  purhilr,  lire  purbitér. 
13,  au  lieu  de  à',  lire  œn. 

3,  au  lieu  de  Ervrum,  lire  Ervum. 
I ,  au  lieu  de  fek,  lire  lèk. 


CORRECTIONS  679 

443,  —  2,  I.     4,  au  lieu  de  lormwer,  lire  /  onnwer. 

461,  —   I,  1.  16,  au  lieu  de  ahase,  lire  a  hase. 

473,  —   I,  1.  23,  au  lieu  de  si  ...de,  lire  s  i  ...dé. 

473,  —  2,  1.  19,  au  lieu  de  qui,  lire  qu'il. 

479,  —  I,  1.     2,  replacer  5/m  à  son  ordre  alphabétique. 

482,  —  2,1.    4,  au  lieu  de  né,  lire  n  é. 

487,  —  2,  1.  15,  supprimer  ;  — 

497,  —  2,  1.     5,  au  lieu  de  œn,  lire  œn. 

500,  —  1,1.  19,  replacer  tobèryâo  à  son  ordre  alpha- 
bétique. 

504,  —  I,  1.  20,  replacer  trèkayœr  à  son  ordre  alpha- 
bétique. 

504,  —  2,  1.  23,  lire  triburdé  (et  a);  se  dit  d'une  per- 
sonne, etc. 

506,  —  2,  1.  26,  lire  triiey. 

509,  —  2,  1.     4,  au  lieu  de  tous,  lire  tout. 

518,  —  I,  1.     5,  au  lieu  dearochi,  lire  ard^i. 

518,  —  2,  1.  17,  au  lieu  de  vàke,  lire  vôke. 

539,  —  1,1.     3,  au  liei:  de  sorte  d'arbre,  lire  Viburnum- 

opulus. 

560,  —  2,  1.  15,  au  lieu  de  biué,  lire  bwê. 


NOTE    ADDITIONNELLE 


Note  à  la  page  viii,  L  3,  Si  l'on  veut  se  rendre  compte 
de  ce  singulier  état  d'esprit,  on  peut  consulter  les  pages 
12  14  d'un  petit  ouvrage  du  regretté  Guerrier,  inspecteur 
d'Académie  à  Laval,  Galerie  française,  Mayenne,  Paris,  Curel, 
Gougis  et  C".  On  y  lit  par  exemple  :  «  Les  habitants  de 
la  Mavenne  n'ont  pas  de  patois.  Ils  parlent  français,  mais 
un  français  quelquefois  défiguré  par  certaines  habitudes 
propres  au  pays...  La  grammaire  se  trouve  aussi  quelquefois 
modifiée...  Enfin  si  le  paysan  mayennais  n'a  pas  de  patois, 
il  a  un  certain  nombre  de  mots  particuliers...  L'instruction 
primaire,  en  pénétrant  dans  toutes  les  campagnes,  arrivera 
à  faire  disparaître  les  tournures  et  les  mots  qui  ne  sont  pas 
français;  le  paysan  de  la  Mayenne  aura  plus  de  peine  à 
perdre  son  accent  et  sa  prononciation,  son  ton  chantant  : 
nos  instituteurs  finiront  par  y  arriver  à  force  de  soins  et  de 
persévérance.   » 


TABLE    DES     MATIERES 


Préface,  i. 

Bibliographie  :  Grammaires  et  dictionnaires  imprimés, 
XXI ;  grammaires  et  dictionnaires  manuscrits,  xxiii; 
textes  imprimés,  xxvii;  textes  manuscrits,  xxix. 

Sons  et  système  graphiq,ue,  xxxv;  spécimen  du  parler  de 
Colombiers,  xxxvii;  du  parler  de  La  Dorée,  xxxix. 

Abréviations,  xliii. 

Introduction  a  l'étude  des  parlers  du  Bas-Maine, 
XLV;  comparaison  avec  quelques  parlers  de  la  Haute- 
Bretagne,  xlix. 

Notes  grammaticales  sur  auELauES  parlers  du  Bas- 
Maine.  —  PHONÉTiauE  :  Voyelles  toniques,  lix;  voyelles 
protoniques  initiales,  lxxiii;  voyelles  protoniques  non 
initiales,  lxxvii  ;  la  voyelle  t,  lxxix  ;  remarque  sur  la 
nasalisation,  lxxx;  l'hiatus,  lxxxi;  consonnes,  lxxxiii; 
remarque  sur  les  consonnes  palatales,  xc;  morphologie 
et  syx'taxe  :  genre,  xciii;  nombre,  xciv;  composition, 
xcv;  formes  irrégulières,  xcvii;  superlatif,  xcviii;  pro- 
noms personnels,  c;  adjectifs-pronoms  démonstratifs, 
cm;  adjectifs-pronoms  possessifs,  civ;  pronoms  relatifs, 
cv;  pronoms  interrogatifs ,  cv;  article  cvi;  adjectifs- 
pronoms   indéfinis,    cviii;    nombres    cardinaux,    cviii- 


682  TARLl-    Di:S    MATIERKS 

ordinaux,  cix;  jours,  cix;  mois,  cix;  verbe,  formation 
des  temps  et  des  modes,  cix;  temps  composés,  cxv; 
les  voix  cxvi;  exemples  des  conjugaisons  :  aller  cxviii, 
être  cxix,  envoyer  cxxi,  donner  cxxii,  s'asseoir  cxxin, 
vivre  cxxv,  tenir  cxxvi,  mourir  cxxvii,  venir  cxxviii, 
avoir  cxxx,  choir  cxxxi,  recevoir  cxxxiii,  apercevoir 
cxxxiv,  suivre  cxxxv,  vouloir  cxxxvii,  voir  cxxxviii, 
dire  cxl,  boire  cxli,  croire  cxliii,  prendre  cxliv;  conju- 
gaison interrogative  de  aimer,  cxlv;  adverbes,  cxlvi; 
prépositions,  cxlviii  ;  conjonctions,  cxLViii;  interjec- 
tions, CXLVIII. 

Glossaire  des  parlers  du  Bas-Maine,  i. 

Supplément,  535. 

Index  des  matières  :  agriculture,  637;  animaux,  639; 
cliansons,  nocls,  rondes,  formulettes,  642;  croyances, 
644;  dictons,  proverbes,  expressions  proverbiales,  645; 
histoire  locale,  647;  injures,  648;  jeux,  650;  jurons, 
651;  maladies,  infirmités,  652;  mesures,  653;  meubles 
et  ustensiles,  654;  mots  enfantins,  657;  mots  intéres- 
sants pour  la  sémantique,  657;  noms  d'animaux,  659; 
noms  de  lieux,  659;  noms  de  personnes,  660;  nourriture, 
661;  plantes  et  fruits,  662;  tissage  à  la  main,  668; 
usages,  668;  vêtements,  670. 

Corrections,  673. 

Note  additionnelle,  680. 


MACOX,    l'KOTAT   FRÙRES,  IMruiMF.UKS 


MAÇON,    PROTAT   FRÈRES,  IMPRIMEURS 


u 


A 


PC     Dottin,  Georges 

2957      Glossaire  des  parlers  du 

M3D6    Bas -Maine 


PLEASE  DO  NOT  REMOVE 
CARDS  OR  SLIPS  FROM  THIS  POCKET 

UNIVERSITY  OF  TORONTO  LIBRARY 


■r- 


J- 


FOR  USE  IM 
LIBRARY  ONLY 


Mf   J^ 


,  .^ 


■^^^5 


.>.,J 


•4f^' 


r-«^' 


^i^Jljb. 


Lf 


1^ 


:>/'*5 


>«r*\ 


f**/S